Catégorie : A la Une

  • Mercato : Manchester United prend de l’avance sur le PSG pour un talent de West Ham

    Mercato : Manchester United prend de l’avance sur le PSG pour un talent de West Ham

    Double vainqueur de la Ligue des champions pour la deuxième année d’affilée, le PSG prépare un été animé sur le marché des transferts. Le club parisien souhaite rajeunir l’effectif de Luis Enrique et a activé plusieurs pistes, dont celle menant à Mateus Fernandes. Cependant, un géant de Premier League serait désormais en bonne position pour s’attacher les services du milieu offensif portugais de 21 ans.

    Manchester United en pôle pour Mateus Fernandes ?

    Des informations récentes indiquent que Manchester United serait actuellement en tête pour recruter Mateus Fernandes. Le joueur de West Ham, non retenu pour la Coupe du monde 2026, aurait une nette préférence pour les Red Devils, malgré l’intérêt de Tottenham et d’autres formations. Le PSG verrait ainsi ce dossier lui échapper face au mastodonte anglais.

    Le PSG avance sur d’autres cibles

    Pendant ce temps, le PSG continue de travailler sur d’autres dossiers. Le club de la capitale serait bien placé pour attirer Yan Diomandé du RB Leipzig ainsi que Maghnes Akliouche de l’AS Monaco. L’international ivoirien et le milieu offensif monégasque seraient séduits par l’idée de rejoindre les doubles champions d’Europe cet été. Le coût des deux opérations pourrait avoisiner les 200M€. À suivre…

  • Au Gabon, les techniciens de la seeg enfin entendus par le pouvoir

    Au Gabon, les techniciens de la seeg enfin entendus par le pouvoir

    Au Gabon, les techniciens de la seeg enfin entendus par le pouvoir

    Libreville – Pendant longtemps, les débats sur la crise de l’eau et de l’électricité au Gabon se sont focalisés sur les conséquences : coupures incessantes, pénuries, délestages et mécontentement populaire. Mais une question centrale est restée dans l’ombre : les véritables experts des réseaux, des installations et des contraintes techniques ont-ils jamais été réellement consultés ?

    La rencontre tenue cette semaine entre le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema et les agents de la SEEG au Centre des Métiers Jean Violas d’Owendo pourrait changer la donne. Pendant près de trois heures, le chef de l’État a écouté sans filtre ceux qui affrontent chaque jour les réalités du terrain.

    Le diagnostic livré par les agents est sans appel. Au-delà de l’obsolescence des infrastructures, l’un des problèmes majeurs de la SEEG est la mise à l’écart progressive de l’expertise technique dans les choix stratégiques.

    La parole des techniciens au cœur du diagnostic

    Un ingénieur présent a raconté que depuis plusieurs années, les équipes techniques alertent sur l’état des équipements et proposent des correctifs, mais leurs avis ne sont pas suivis. Son témoignage a résumé ce que beaucoup répètent : les techniciens voient les défaillances, identifient les risques, suggèrent des solutions, mais leurs recommandations ne pèsent pas dans les décisions.

    Cette critique reflète une réalité observée dans de nombreuses entreprises publiques : quand les décisions s’éloignent du terrain, les dysfonctionnements s’accumulent jusqu’à devenir systémiques.

    D’autres agents – électriciens, électromécaniciens, ingénieurs réseaux, spécialistes de l’eau ou de la maintenance – ont décrit un système où l’expertise technique n’a pas la place qu’elle mérite dans la chaîne de décision.

    Le parallèle avec certaines multinationales est frappant. Les crises vécues par Boeing, souvent citées par les experts en management industriel, montrent ce qui arrive quand les impératifs administratifs ou financiers prennent le pas sur les exigences techniques. À l’inverse, des groupes comme Mercedes ont bâti leur succès sur l’influence déterminante des ingénieurs dans les choix stratégiques.

    L’eau, un défi de conception autant que de production

    Les échanges ont aussi mis en lumière des réalités méconnues du grand public.

    Concernant l’approvisionnement en eau, les techniciens ont expliqué que les difficultés ne viennent pas seulement des coupures ou des installations vieillissantes. La pression est un facteur clé. Quand les volumes disponibles baissent, la pression chute mécaniquement, empêchant l’eau d’atteindre certains quartiers ou étages.

    Cette situation s’aggrave en saison sèche. La ressource actuelle, puisée dans la rivière de Ntoum, subit l’étiage, ce qui réduit le niveau et le débit.

    Cette réalité relance une question stratégique : pourquoi ne pas profiter de la refondation du secteur pour envisager un captage plus important directement relié au fleuve Kango, dont les volumes sont plus abondants et stables toute l’année ?

    Une telle orientation exigerait des investissements massifs, mais elle s’inscrit dans la logique des infrastructures structurantes nécessaires à un pays en croissance.

    La réforme ne réussira qu’avec les compétences

    La création prochaine de la Gabonaise des Eaux et d’Électricité du Gabon est une occasion historique. Rarement le pays n’a eu une telle chance de rebâtir deux entreprises stratégiques.

    Mais la réussite de cette transformation ne dépendra pas seulement des financements ou des équipements. Elle reposera surtout sur la capacité à replacer les compétences techniques au cœur du dispositif.

    L’échange direct entre le chef de l’État et les agents a montré une chose essentielle : les réponses existent souvent déjà à l’intérieur des organisations. Elles se trouvent chez les femmes et les hommes qui conçoivent, entretiennent et exploitent les installations au quotidien.

    Le vrai enseignement de cette réunion est peut-être celui-ci : les futures entités appelées à remplacer la SEEG devront s’appuyer davantage sur leurs ingénieurs, techniciens et spécialistes. Car dans des secteurs aussi sensibles que l’eau et l’électricité, les infrastructures peuvent être financées par l’État, mais seules l’expertise, l’écoute du terrain et la compétence garantissent durablement le service public. C’est probablement la leçon la plus importante que le Gabon peut tirer aujourd’hui de sa crise énergétique et hydraulique.

  • Bus chinois au Sénégal : des emplois locaux au cœur du débat sur les fonds européens

    Bus chinois au Sénégal : des emplois locaux au cœur du débat sur les fonds européens

    « Les autorités sénégalaises devraient utiliser les fonds de développement de l’UE pour acheter des bus chinois si cela profite à la main-d’œuvre sénégalaise », estime Udo Bullmann, un influent député européen socialiste.

    Un appel d’offres européen de plus de 300 millions d’euros, destiné à fournir des autobus et des infrastructures à Dakar, la capitale du Sénégal, suscite une vive controverse. Le projet semble en effet sur le point d’être attribué à une entreprise liée à l’État chinois, déjà condamnée pour avoir enfreint les règles de l’UE en matière de subventions étrangères.

    Alors que plusieurs responsables et parlementaires européens jugent cette situation « folle », Bullmann, lui, se dit favorable à l’octroi de ces fonds à une entreprise chinoise, à condition que cela bénéficie aux travailleurs locaux.

    « Le critère, c’est une main-d’œuvre africaine qualifiée et la création d’une valeur ajoutée africaine », a-t-il déclaré lundi à Bruxelles.

    En juin dernier, lors de la visite du gouvernement sénégalais en Chine, les deux pays ont scellé un accord pour construire une usine d’assemblage d’autobus au Sénégal.

    Bullmann assure que tant que le soumissionnaire retenu embauche du personnel local, l’origine chinoise de l’offre ne le préoccupe pas.

    « Cela m’importe peu », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant ne pas connaître les détails précis du projet sénégalais.

    « Je salue les investisseurs qui investissent en Afrique et forment la main-d’œuvre africaine selon des normes plus élevées », a-t-il ajouté. « Cela fait toute la différence. »

    Bullmann, qui préside la délégation du Parlement européen en Afrique du Sud, coordonne cette semaine au Parlement européen les Journées africaines organisées par les socialistes. Selon lui, l’Europe reste la meilleure alliée de l’Afrique.

    « Si vous voulez de l’exploitation, vous vous tournez vers les Chinois. Si vous voulez de la répression politique, vous vous tournez vers les États-Unis. Si vous voulez de l’amitié, vous vous tournez vers les Européens », a-t-il lancé.

    Le responsable du développement de l’UE, Jozef Síkela, avait annoncé en mai que les futurs projets d’aide au développement intégreraient « des mesures visant à renforcer la préférence européenne ». Bullmann rejette cette approche.

    « Il faut une règle qui donne la préférence à la production locale. C’est ce qui importe le plus », a-t-il rétorqué, plaidant pour que les appels d’offres soutenus par l’UE privilégient les produits africains.

    Barry Andrews, président de la commission du développement du Parlement européen, a également estimé que le Sénégal devait choisir l’offre la plus avantageuse. « En substance, vous demandez aux Sénégalais de payer deux fois plus », a-t-il souligné, en référence à l’écart de prix entre l’offre de CRRC, inférieure de plus de moitié, et celle de Scania, le seul concurrent européen.

  • Renforcement de la coopération entre les cours constitutionnelles du Gabon et du Togo

    Renforcement de la coopération entre les cours constitutionnelles du Gabon et du Togo

    Les cours constitutionnelles du Gabon et du Togo ont posé les jalons d’une collaboration renforcée visant à mutualiser les compétences et à échanger des expériences. Les présidents de ces deux institutions, Dieudonné Aba’a Owono pour le Gabon et le Pr Djobo-Babakane Coulibaley pour le Togo, ont officialisé cette dynamique de rapprochement hier au Palais de la Constitution, à Libreville. La rencontre s’est déroulée au lendemain de l’arrivée de la délégation togolaise pour une visite de travail et d’amitié.

    Cette initiative s’inscrit dans la continuité des relations privilégiées entre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé. Les deux chefs d’État partagent une vision commune sur plusieurs enjeux régionaux et internationaux.

    Selon les deux responsables, ce rapprochement est particulièrement opportun face aux défis traditionnels et émergents. La justice constitutionnelle doit répondre aux attentes d’une société intergénérationnelle et garantir la protection de la dignité, des droits et des libertés des générations futures.

    « Le dialogue entre nos Cours n’est pas seulement utile à nos institutions, il est utile à l’Afrique. Il ne s’agit plus d’un simple exercice de courtoisie constitutionnelle, mais d’une nécessité pour la consolidation de l’État de droit sur notre continent », a déclaré Dieudonné Aba’a Owono. Il a exprimé le souhait que cette visite inaugure une série d’échanges, permettant aux juges constitutionnels des deux pays de travailler ensemble, de partager leurs réflexions, leurs jurisprudences et leurs interrogations.

    Le Pr Djobo-Babakane Coulibaley a, pour sa part, souligné la pertinence de cette démarche. « En cette période de turbulences guerrières où le prestige de l’État de droit recule dans de nombreuses régions du monde, le dialogue entre nos juridictions nous offre l’occasion de réaffirmer notre communauté de valeurs autour du principe de l’État de droit », a-t-il insisté. La délégation togolaise poursuit son séjour jusqu’à mercredi.

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  • Kétou : le port de l’uniforme devient obligatoire pour les conducteurs de taxi-moto

    Kétou : le port de l’uniforme devient obligatoire pour les conducteurs de taxi-moto

    À Kétou, la municipalité impose désormais le port de l’uniforme aux conducteurs de taxi-moto. Cette mesure, qui concerne les six arrondissements de la commune, vise à mieux encadrer l’activité de ces transporteurs. Les autorités locales espèrent ainsi faciliter leur identification, renforcer la sécurité des usagers et mieux organiser le transport urbain.

    Pour mettre en œuvre cette réforme, une campagne d’enrôlement est prévue du 6 au 20 juillet 2026 dans les secrétariats administratifs de chaque arrondissement. Les conducteurs devront se présenter munis d’une pièce d’identité pour être officiellement enregistrés et obtenir l’uniforme réglementaire.

    Passé ce délai, seuls les conducteurs enrôlés et portant l’uniforme pourront transporter des passagers. La mairie avertit que tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

    Les autorités communales appellent les usagers à privilégier les conducteurs identifiés par l’uniforme pour leurs déplacements. Les chefs d’arrondissement, les associations de taxis-motos et les services de sécurité sont chargés de veiller au respect de cette nouvelle obligation.

  • Le PSG officialise le premier gros transfert de l’été : Gonçalo Ramos rejoint l’AC Milan

    Le PSG officialise le premier gros transfert de l’été : Gonçalo Ramos rejoint l’AC Milan

    Attendu très actif sur le marché des transferts, le Paris Saint-Germain vient de boucler sa première grande opération estivale. Gonçalo Ramos, l’attaquant portugais, quitte la capitale après trois saisons sous le maillot parisien et s’engage avec l’AC Milan jusqu’en 2031.

    Gonçalo Ramos à l’AC Milan, c’est désormais officiel

    Par le biais d’un communiqué, le PSG a confirmé ce transfert : « Après trois saisons passées au Paris Saint-Germain et pas moins de 12 trophées remportés dont deux Ligues des champions consécutives, Gonçalo Ramos s’engage avec l’AC Milan, dans le cadre d’un transfert définitif ». De son côté, le club milanais a précisé la durée du contrat : « L’AC Milan annonce aujourd’hui la signature de Gonçalo Matias Ramos en provenance du Paris Saint-Germain FC. L’attaquant portugais a signé un contrat jusqu’au 30 juin 2031 ».

    L’une des plus grosses ventes de l’histoire du PSG

    Le montant exact de l’opération n’a pas été divulgué, mais des informations concordantes évoquent un montant de 74 millions d’euros, avec des bonus pouvant faire grimper le prix jusqu’à 80 millions d’euros. Il s’agit du plus gros transfert jamais réalisé par les Rossoneri, et également de la deuxième plus belle vente de l’histoire du PSG. Les 90 millions d’euros déboursés par Al-Hilal en 2023 pour Neymar restent le record pour une vente du club de la capitale, mais Gonçalo Ramos se place juste derrière, devançant Manuel Ugarte et Xavi Simons, eux-mêmes transférés pour 50 millions d’euros respectivement à Manchester United et Tottenham. L’été du PSG est donc lancé !

  • À N’Djamena, Léa vend du manioc pendant les vacances pour financer ses études

    À N’Djamena, Léa vend du manioc pendant les vacances pour financer ses études

    Pour de nombreux élèves, les vacances ne riment pas avec farniente. À N’Djamena, c’est le moment idéal pour apprendre sur le terrain. Léa, lycéenne en classe de seconde et habitante du quartier Kilwiti, a choisi de vendre du manioc. Chaque jour, elle parcourt les rues de la capitale avec une bassine sur la tête, à la recherche de clients.

    « Je vis avec ma mère. Pendant les vacances, je profite pour vendre du manioc, ce qui m’aidera à préparer la rentrée scolaire », confie-t-elle. Les prix varient de 50 à 500 francs CFA. Comme elle, beaucoup d’autres jeunes filles se lancent dans ce petit commerce. Mais l’activité n’est pas sans difficultés.

    « Le manioc est devenu coûteux. Certains clients, à qui nous proposons des portions à 100 ou 200 francs CFA, pensent que nous vendons trop cher. Ils ignorent que nous achetons nous-mêmes la marchandise à un prix élevé ; nous ne pouvons pas vendre à perte », explique-t-elle. Heureusement, une partie de la clientèle comprend leur démarche et les encourage. Le pays connaît une pauvreté palpable.

    Selon des données de la Banque mondiale, 44,8 % de la population tchadienne vit en dessous du seuil national de pauvreté. En outre, environ 36,5 % des Tchadiens survivent avec moins de 2,15 dollars par jour, ce qui place le Tchad parmi les pays ayant l’indice de capital humain le plus faible, limitant ainsi les perspectives des jeunes.

    Un changement de mentalité face à l’avenir

    Au-delà des besoins immédiats, cette initiative reflète une évolution des mentalités chez la jeunesse tchadienne. Face à l’incertitude du marché du travail et aux difficultés de l’école à offrir un avenir stable, ces élèves comprennent l’importance de diversifier leurs compétences et d’acquérir une autonomie financière dès le plus jeune âge. Tout en poursuivant leurs études, elles apprennent la rigueur et les réalités du monde des affaires.

  • Conformité et gestion des risques : Lomé réunit plus de 1000 experts en juillet 2026

    Conformité et gestion des risques : Lomé réunit plus de 1000 experts en juillet 2026

    Dans un contexte économique mondial où la confiance est devenue un actif essentiel, l’Afrique accélère ses réformes réglementaires. La capitale togolaise accueillera les 8 et 9 juillet 2026 la 3ᵉ édition de la « Rencontre des Compliance et Risk Officers ».

    Cet événement, désormais un rendez-vous incontournable pour les professionnels du continent, rassemblera plus d’un millier d’experts africains et européens. Il posera les bases d’une question cruciale : comment allier croissance économique, exigences des bailleurs internationaux et éthique des affaires ?

    La conformité, nouveau rempart des institutions africaines

    Longtemps considérée comme une formalité administrative secondaire, la conformité – ou compliance – est devenue le cœur stratégique des institutions financières et des multinationales en Afrique. Ce concept englobe l’ensemble des procédures visant à garantir le respect scrupuleux des lois et des normes éthiques.

    De la lutte contre le blanchiment d’argent à la prévention de la corruption, en passant par la protection des données personnelles et la gestion du risque de réputation, la conformité est désormais indispensable pour rassurer les marchés.

    Si le sujet prend une telle ampleur à Lomé, c’est que l’Afrique subit une pression croissante. Les institutions financières internationales et les partenaires au développement durcissent leurs critères d’évaluation. Pour les banques et les entreprises publiques du continent, disposer d’un département de conformité solide n’est plus un atout pour briller à l’international : c’est une condition sine qua non pour éviter les sanctions et maintenir l’accès aux lignes de correspondance bancaires mondiales.

    Lomé, un choix stratégique pour la conformité en Afrique

    L’accueil de ce millier de spécialistes au Togo n’est pas un hasard. Le pays a entrepris ces dernières années de vastes réformes pour assainir son environnement des affaires et moderniser son cadre juridique, notamment en s’alignant sur les directives communautaires d’Afrique de l’Ouest. En transformant sa capitale en un hub de réflexion sur le risque, le Togo se positionne comme un facilitateur logistique et un acteur clé dans la quête de transparence financière de la sous-région.

    Pendant deux jours, les échanges entre experts européens et africains permettront de confronter les réalités de terrain et d’harmoniser les pratiques. Face à des crises géopolitiques changeantes et des réglementations de plus en plus extraterritoriales, l’Afrique de l’Ouest entend montrer à Lomé qu’elle ne subit plus les normes mondiales, mais qu’elle forme les cadres capables de les appliquer.

  • Sénégal : le président Faye annonce un référendum sur la réforme constitutionnelle

    Sénégal : le président Faye annonce un référendum sur la réforme constitutionnelle

    Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, a annoncé sa volonté de soumettre à référendum le projet de révision de la Constitution actuellement débattu à l’Assemblée nationale, si les députés l’adoptent. Cette réforme, soutenue par la majorité parlementaire, vise à rééquilibrer les pouvoirs entre les institutions et à réduire les attributions présidentielles.

    La décision a été communiquée lundi 29 juin par le garde des Sceaux sénégalais, Moussa Sarr, lors d’une séance à l’Assemblée nationale. Selon ses déclarations, le chef de l’État a informé le président de l’institution parlementaire de son choix de recourir à l’article 103 de la Loi fondamentale, lequel autorise la soumission d’une révision constitutionnelle au suffrage direct des citoyens.

    Le texte en discussion ambitionne de modifier l’équilibre institutionnel du Sénégal en renforçant le rôle des différentes composantes de l’État. Il prévoit un partage plus équilibré des compétences entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, avec pour conséquence une limitation de certaines prérogatives traditionnellement dévolues au président de la République.

    Des tensions au sein de l’exécutif

    La réforme est soutenue par la majorité parlementaire issue du camp du premier ministre Ousmane Sonko, dont le parti domine l’Assemblée nationale. Elle intervient toutefois dans un climat politique marqué par des dissensions entre les deux principaux dirigeants de l’exécutif sénégalais.

    Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, alliés de longue date, sont arrivés au pouvoir après l’élection présidentielle de mars 2024, qui a constitué une alternance politique majeure dans le pays. Depuis plusieurs mois, des divergences sont apparues entre les deux hommes sur différents dossiers, suscitant des interrogations sur la cohésion au sein du sommet de l’État.

    Le recours au référendum permet au président Faye d’éviter une adoption définitive de la réforme par la seule voie parlementaire et de solliciter directement l’approbation des citoyens. La consultation populaire devra donc déterminer l’avenir d’un projet présenté par ses promoteurs comme une étape vers une nouvelle organisation des institutions sénégalaises.

  • Sonara : un bluff à 700 milliards pour berner Paul Biya ?

    Sonara : un bluff à 700 milliards pour berner Paul Biya ?

    Sept années se sont écoulées depuis l’incendie qui a ravagé la Sonara. Lundi 29 juin 2026, son directeur général a pris la parole devant les médias internationaux pour annoncer solennellement la renaissance de la société. Pourtant, beaucoup s’attendaient à la signature d’un protocole d’accord avec un partenaire financier. Au lieu de cela, une simple déclaration a été faite à l’issue d’une réunion organisée par quatre ministres. L’objectif ? Évaluer le coût de la reconstruction et son mode de financement, avant même de prospecter sur le marché pour trouver des investisseurs.

    Le modèle de financement retenu est le Design-Build-Finance-Maintain (DBFM). Ce système combine conception, réalisation, financement et maintenance des infrastructures. Si sept ans après le sinistre on en est seulement là, combien de temps faudra-t-il pour dénicher un partenaire ? Celui-ci, selon les pratiques camerounaises, signera un accord avant de se tourner vers les banques pour obtenir les fonds. Un schéma déjà observé avec les partenaires miniers, contrairement à ce qui se fait ailleurs.

    L’ombre de la SNH et de Nathalie Moudiki

    ​Le timing de cette communication interpelle. Elle survient peu après que le patronat camerounais, par la voix de son président Célestin Tawamba, a félicité la SNH pour la construction de la nouvelle raffinerie de Kribi. Ce projet, mené avec brio par Nathalie Moudiki, a été salué dans un média international.

    Les enjeux des nominations en pleine lumière

    ​En réalité, cette annonce ressemble à une manœuvre destinée à bluffer le président de la République, alors qu’il se trouve en Suisse et réévalue le travail de ceux qu’il a nommés pour le servir et servir le peuple. Dans sa communication, la Sonara mentionne une unité d’hydrocracking qui permettrait de raffiner le pétrole camerounais. Or, ce projet était déjà en cours avant l’incendie et est déjà inclus dans la raffinerie de Kribi.

    Le sabotage de la raffinerie de Kribi

    “Lorsque vous voyez des lanceurs d’alertes dans l’ombre s’attaquer à certaines personnalités impliquées dans des projets, réfléchissez. Depuis hier, Boris Bertolt multiplie les publications incendiaires contre le projet de raffinerie de la SNH, avec des affirmations sans fondement visant à ternir l’image de Nathalie Moudiki. Pourquoi saboter le projet de la raffinerie de Kribi le jour même où la Sonara refait surface ? Pourtant, à la SNH, on salue l’action de cette société historique.

    ​En ce qui concerne la réhabilitation de la Sonara, en 2020, une forte délégation du géant russe Lukoil a été reçue à Yaoundé avec une proposition de reconstruction et d’installation d’équipements modernes. Le gouvernement n’a donné aucune suite favorable. Les tenants du régime, favorables aux importations via les traders, avancent des raisons de souveraineté pour justifier le rejet des partenaires potentiels. Pourtant, la plus grande raffinerie de pétrole d’Afrique, située chez le deuxième plus gros producteur africain, est privée. La raffinerie de Dangote n’appartient pas à l’État nigérian, mais elle raffine plus de 60 % du pétrole issu des puits du pays.

    ​Pourquoi le modèle de la SNH (gaz) n’est-il pas appliqué à la Sonara (pétrole) ? La grande raffinerie de Lobito en Angola est construite par la Chine, celle de Copperbelt en Zambie également. La première raffinerie de pétrole de l’Ouganda est construite par les Russes, et un autre projet est en cours au Congo. Camerounais, prions le Seigneur.

  • Pont de Malombo : les accès presque terminés, une avancée majeure pour le Nyong-et-Kellé

    Pont de Malombo : les accès presque terminés, une avancée majeure pour le Nyong-et-Kellé

    Au 29 juin 2026, les travaux de construction des voies d’accès au pont sur le fleuve Nyong à Malombo, dans le Nyong-et-Kellé, sont en phase de finition. Après l’achèvement de la chaussée, l’entreprise CFHEC a entamé les travaux de signalisation.

    Les voies d’accès au pont de Malombo sont quasiment achevées. L’entreprise a récemment débuté la signalisation et des opérations d’assainissement sont en cours. Ces accès, d’une longueur totale de 960 mètres répartis sur les deux rives, comportent une chaussée de 2×3,5 mètres avec des accotements de 1,5 mètre de chaque côté.

    La structure de la chaussée se compose d’une couche de fondation en grave latéritique de 25 cm, d’une couche de base en grave concassée 0/31,5 de 20 cm et d’une couche de roulement en béton bitumineux de 5 cm. Pour l’ouvrage lui-même, les finitions sont également en cours.

    Selon les responsables du ministère des Travaux publics, le pont sur le Nyong à Malombo sera livré avant les délais contractuels, soit environ huit mois plus tôt que prévu. Au 11 juin, le fleuve Nyong a vu ses eaux se retirer pour laisser passer l’ouvrage de 160 mètres, dont la chaussée n’attend plus que la signalisation. Les travées, achevées depuis plusieurs mois, soutiennent désormais un ouvrage mixte bipoutre acier-béton qui permettra aux riverains de traverser en toute sécurité.

    L’entreprise CFHEC va maintenant se concentrer sur la finalisation des travaux avant la livraison du projet, sous l’expertise de la mission de contrôle du groupement INTEGC/GENERAL ENGINEERING. Le maître d’ouvrage, le ministre des Travaux publics, a assuré un suivi rigoureux tout au long du chantier.

    Le projet n’a pas été mené sans difficultés : débats sur l’emplacement de la base-vie, acclimatation difficile du personnel, vols de carburant, actions riveraines hostiles, retards de paiement, pluies diluviennes et crues du fleuve. Malgré ces obstacles, l’entreprise a tenu son engagement de livrer l’ouvrage avant la date prévue, comme l’avait demandé le maître d’ouvrage.

  • Natitingou célèbre la Journée mondiale des réfugiés 2026 avec un engagement renouvelé

    Natitingou célèbre la Journée mondiale des réfugiés 2026 avec un engagement renouvelé

    Les festivités officielles de la Journée mondiale des réfugiés, édition 2026, se sont déroulées le samedi 20 juin 2026 à la Maison des jeunes de la ville de Natitingou.

    La cérémonie d’ouverture a été dirigée par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Monsieur Djibril MAMA CISSE, accompagné de Madame Aminatou SAR, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Bénin, et de Monsieur Thomas WYLLIE, Directeur Adjoint régional du Haut-Commissariat pour les réfugiés en Afrique de l’Ouest. L’événement a inclus des discours, une visite de stands d’exposition présentant des activités génératrices de revenus menées par des réfugiés, ainsi qu’une plantation symbolique d’arbres.

    Sous le thème international « Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité », cette journée a invité à réfléchir sur la situation des réfugiés et demandeurs d’asile. Le Bénin accueille actuellement 29.000 réfugiés et demandeurs d’asile, ainsi que 14.000 personnes en attente de l’obtention du statut de réfugié.

    Madame Aminatou SAR a souligné que ces chiffres reflètent la pression exercée sur le pays, mais aussi l’engagement du gouvernement et du peuple béninois à offrir asile et protection. Elle a réaffirmé la mobilisation constante du Système des Nations Unies aux côtés du Bénin pour protéger les personnes déplacées, garantir l’accès à l’alimentation, aux soins, à l’éducation et fournir un soutien psychosocial.

    Pour Monsieur Djibril MAMA CISSE, cette célébration est une occasion de réaffirmer la solidarité envers ceux contraints de quitter leur foyer à cause de persécutions, conflits ou violences. Le thème de l’année rappelle que la protection des réfugiés est une responsabilité partagée, nécessitant solidarité, humanité et coopération entre organisations internationales et communautés. Il a assuré que le Bénin garantit cette protection via un cadre juridique et institutionnel renforcé, offrant aux réfugiés un accès aux services essentiels tels que la santé, l’éducation, l’emploi et la protection sociale.

    Malgré le contexte sécuritaire, le ministre a réaffirmé l’attachement du Bénin au droit d’asile et au principe de non-refoulement, estimant que l’impératif de sécurité nationale et les exigences de protection internationale peuvent être conciliés grâce à des mécanismes efficaces d’identification, d’enregistrement et de contrôle des réfugiés et demandeurs d’asile.

    La cérémonie a également été marquée par les interventions de Monsieur Thomas WYLLIE, du premier adjoint au maire de Natitingou, Monsieur Norbert Tido N’DAH, et du porte-parole des réfugiés, Monsieur Albert NACOULMA. Ce dernier a réitéré l’engagement des réfugiés à respecter les lois béninoises et à contribuer à la cohésion sociale.

    Les festivités se sont conclues par la mise en terre de plants d’arbres et d’autres activités.