Catégorie : A la Une

  • Insécurité au Togo : quand les forces armées s’en prennent aux foyers civils

    Insécurité au Togo : quand les forces armées s’en prennent aux foyers civils

    La fin de l’intimité face aux dérives militaires

    Théoriquement, le soldat incarne la protection des frontières et la sauvegarde de l’intégrité du territoire. Cependant, au Togo, ce tableau idéal se heurte à une pratique alarmante : l’intrusion de militaires au sein même des habitations pour y exercer des violences physiques sur des citoyens désarmés.

    Le domicile, un refuge désormais profané

    Le foyer devrait constituer l’espace de sécurité ultime. Pourtant, lorsque des membres des forces armées forcent des entrées sans aucun mandat légal, l’objectif n’est plus la protection, mais l’instauration d’un climat de peur. De Lomé à Sokodé, ces interventions musclées se muent fréquemment en agressions gratuites.

    Humilier un individu devant ses proches ou brutaliser la jeunesse dans l’enceinte familiale ne témoigne d’aucune bravoure. Ces actes révèlent surtout une défaillance profonde de la discipline au sein des rangs.

    Les conséquences d’un mutisme institutionnel

    L’absence de réaction ferme de la hiérarchie face à ces abus est révélatrice. Elle suggère soit une tolérance tacite, soit l’usage de la terreur comme outil de contrôle.

    • Rupture du contrat social : La brutalité exercée par ceux qui portent l’uniforme détruit irrémédiablement le lien de confiance entre la population et l’État.
    • Alimentation des tensions : En percevant les civils comme des adversaires, l’institution militaire s’expose à l’hostilité publique, créant un terreau fertile pour de futurs soulèvements.
    • Violation flagrante du droit : Porter la main sur des citoyens dans leur espace privé est une pratique illicite. Aucune législation au Togo ne justifie de tels sévices à des fins d’intimidation.

    La méprise entre combat et maintien de l’ordre

    Le nœud du problème réside souvent dans l’affectation de soldats à des missions de police. Formé pour l’affrontement guerrier, le militaire peine parfois à distinguer le civil de l’ennemi. Cette confusion transforme les quartiers résidentiels en zones de conflit improvisées.

    « Une armée que le peuple craint n’est plus une armée nationale, c’est une armée qui occupe son propre pays. »

    Conclusion : restaurer l’éthique et la justice

    La véritable noblesse militaire réside dans le respect de la loi et la protection de chaque habitant du Togo, sans distinction. Pour restaurer l’image de l’institution, la fin de l’impunité est impérative. Tant que les auteurs de ces exactions ne seront pas tenus responsables de leurs actes, la scission entre l’armée et la nation ne fera que s’accentuer. La stabilité du pays dépend du respect mutuel et de la justice, non de la force brute.

  • Crise des transports au Mali : le blocus de Bamako paralyse les routes

    Crise des transports au Mali : le blocus de Bamako paralyse les routes

    Au Mali, la libre circulation est gravement entravée. Les usagers de la route font face à un blocus sévère sur les axes stratégiques menant à Bamako. Cette mesure, imposée par le Jnim (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), fait suite aux offensives violentes menées fin avril dans diverses régions du territoire.

    L’insécurité grandissante a conduit à l’incendie de nombreux cars de transport et camions de fret. Face à cette menace djihadiste, le secteur des transports est divisé : si certains prestataires tentent de maintenir leurs liaisons, d’autres ont radicalement stoppé leurs rotations.

    Mali Bamako 2026 | Vue aérienne de Bamako

    Des parcours semés d’embûches et des départs annulés

    Dans les gares routières de Bamako, l’ambiance est lourde. Un autocar arrivant de Mauritanie illustre la complexité de la situation. Un passager, témoignant sous le pseudonyme de Mody pour sa sécurité, relate un périple éprouvant de plusieurs jours depuis Nouakchott.

    Venu pour passer les fêtes de l’Aid el Kebir en famille, il raconte : « Nous avons quitté la capitale mauritanienne jeudi. Arrivés à la frontière à Gogui, nous y sommes restés bloqués trois nuits à cause des risques sécuritaires. Bien que l’espoir d’une escorte par l’armée du Mali ait été évoqué, nous avons dû continuer seuls vers Diéma. C’est là que nous avons appris que les véhicules nous précédant avaient dû faire demi-tour sous la pression du Jnim. »

    Les pertes matérielles sont lourdes pour les opérateurs économiques. Un cadre de compagnie rapporte que deux de leurs bus ont été réduits en cendres, tandis qu’une dizaine d’autres restent immobilisés hors des frontières.

    Une attente interminable pour les voyageurs

    La paralysie touche également les liaisons internes, notamment vers Ségou. Certains voyageurs, comme Seyba, attendent un hypothétique départ depuis près d’une semaine. « Je cherche désespérément un billet pour rentrer chez moi après des funérailles à Bamako, mais toutes les agences affichent complet ou ont suspendu leurs trajets par peur des attaques », confie-t-il.

    Le constat est alarmant pour les gérants de gares. L’un d’eux déplore la perte de cinq véhicules incendiés par les insurgés. En guise de riposte sécuritaire, sa structure a pris la décision de geler l’ensemble de ses activités de et vers la capitale malienne jusqu’à nouvel ordre.

  • Crise des transports au Mali : Bamako isolée par un blocus routier

    Crise des transports au Mali : Bamako isolée par un blocus routier

    Au Mali, la situation des transports devient critique. Les passagers se retrouvent immobilisés en raison d’un blocus sur les principaux axes routiers menant à Bamako. Cette mesure de force a été imposée par le Jnim (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) à la suite des offensives du 25 avril dernier ayant frappé plusieurs zones du pays.

    La semaine passée, des dizaines de camions de fret et de cars de transport se dirigeant vers la capitale malienne ont été la cible d’incendies criminels perpétrés par les insurgés. Face à cette menace, si certains prestataires tentent de maintenir leurs liaisons, de nombreux transporteurs ont purement et simplement suspendu leurs services.

    Des itinéraires perturbés et des voyages annulés

    Au sein d’une gare routière réputée de Bamako, qui assure habituellement les liaisons avec les nations frontalières, l’ambiance est lourde. Un autocar arrivant de Mauritanie vient de terminer un périple éprouvant commencé à Nouakchott plusieurs jours auparavant.

    Mody, un voyageur malien ayant requis l’anonymat pour sa sécurité, témoigne de ce calvaire. Venu pour célébrer l’Aid el Kebir prévue le 27 mai, son trajet a duré quatre jours au lieu de quelques heures. « Nous avons quitté Nouakchott jeudi matin. Arrivés à la frontière à Gogui vers 23 heures, nous avons été informés des risques majeurs sur la route », confie-t-il. Après trois nuits d’attente forcée, les passagers ont tenté de rejoindre Diéma, apprenant en chemin que les véhicules les précédant avaient dû faire demi-tour sous la pression des combattants du Jnim.

    La direction de la compagnie confirme l’ampleur des dégâts : une dizaine de cars sont actuellement bloqués à l’étranger et deux engins ont été détruits par les flammes durant le week-end.

    Une attente interminable pour les passagers

    Le constat est identique pour les trajets internes, notamment vers Ségou. Dans les bureaux de vente, des voyageurs patientent depuis près d’une semaine dans l’espoir d’obtenir un titre de transport.

    C’est le cas de Seyba, un homme d’une soixantaine d’années venu à Bamako pour des funérailles. « Je cherche désespérément à rentrer à Ségou, mais aucun bus n’est disponible. Après avoir sollicité quatre compagnies différentes, le constat reste le même : la route est trop périlleuse », explique-t-il, résigné à retourner chez ses proches en attendant une accalmie.

    Un responsable de compagnie, s’exprimant sous couvert d’anonymat, déplore la perte de cinq véhicules incendiés samedi dernier. Ces actes de sabotage, orchestrés par le Jnim pour asphyxier Bamako, ont conduit l’entreprise à stopper temporairement toutes ses rotations vers la capitale.

  • Drame sur le lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens tchadiens

    Drame sur le lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens tchadiens

    Des dizaines de disparus suite aux opérations militaires tchadiennes

    L’armée du Tchad mène actuellement une offensive aérienne d’envergure contre plusieurs îlots du lac Tchad. Ces zones, situées en territoire nigérien, sont identifiées comme des bases logistiques du groupe terroriste Boko Haram. Cette intervention fait suite à une agression récente contre les forces tchadiennes.

    Credit Photo : DT

    Depuis trois jours, l’inquiétude grandit concernant le sort de nombreux pêcheurs nigérians. Des témoignages recueillis auprès de groupes d’autodéfense locaux font état de pertes civiles significatives. Le lac Tchad, vaste étendue d’eau partagée entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, est devenu depuis 2009 le sanctuaire de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

    Un bilan humain encore incertain

    Un membre d’une milice antidjihadiste a précisé que les bombardements visent des îles nigériennes contrôlées par les insurgés. Selon lui, les frappes ont durement touché des travailleurs civils qui opèrent dans ces eaux après avoir versé une taxe aux terroristes pour garantir leur sécurité. L’île de Shuwa, point de jonction frontalier entre le Nigeria, le Niger et le Tchad, a été particulièrement ciblée.

    Le syndicat des pêcheurs du lac Tchad rapporte la disparition d’au moins 40 personnes, potentiellement victimes de noyade lors de l’assaut. Les victimes seraient originaires de Doron Baga et de l’État de Taraba au Nigeria. Pour l’heure, l’état-major tchadien n’a pas officiellement réagi à ces allégations.

    Un lourd passé de dommages collatéraux

    Ce scénario rappelle l’incident d’octobre 2024 sur l’île de Tilma. À l’époque, des frappes de représailles tchadiennes avaient déjà été accusées d’avoir touché des civils par erreur. Bien que l’armée ait nié avoir visé des innocents, les critiques sur la précision de ces raids persistent.

    Le conflit djihadiste dans la région a déjà causé plus de 40 000 décès et provoqué le déplacement de deux millions de personnes, principalement dans le nord-est du Nigeria. La coopération régionale, matérialisée par la Force multinationale mixte, traverse une zone de turbulences, notamment depuis le retrait du Niger en 2025, affaiblissant la stratégie commune de lutte contre l’insurrection.

  • Rencontre diplomatique entre Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron à Nairobi

    Rencontre diplomatique entre Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron à Nairobi

    En marge du Sommet Africa Forward, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a tenu une réunion de travail avec son homologue français, Emmanuel Macron. Cet échange s’est déroulé dans l’enceinte de l’Université de Nairobi, marquant une étape importante dans le dialogue entre les deux nations.

    Coopération Sénégal–France : entretien entre Diomaye Faye et Macron à Nairobi

    Un renforcement de la coopération Sénégal-France

    Les discussions entre les deux chefs d’État ont principalement porté sur la consolidation de la coopération bilatérale. Au-delà des relations directes entre le Sénégal et la France, les dirigeants ont également partagé leurs visions sur les problématiques internationales majeures et les défis globaux actuels.

    Le cadre du Sommet Africa Forward

    Cette entrevue s’inscrit dans le programme officiel du Sommet Africa Forward. Cet événement international rassemble de nombreux décideurs mondiaux pour débattre de l’avenir des partenariats entre l’Afrique et ses partenaires stratégiques. Bien que le contenu exhaustif des discussions n’ait pas été rendu public, cette rencontre souligne la volonté mutuelle de maintenir un lien diplomatique fort.

  • Vers une possible ouverture politique au Togo

    Vers une possible ouverture politique au Togo

    Après une longue période marquée par des restrictions sévères sur les rassemblements publics, le paysage démocratique semble frémir à Lomé. Ce week-end, l’opposition a obtenu l’aval des autorités pour organiser une manifestation, un fait rare ces dernières années. Cet événement soulève une question fondamentale : assiste-t-on à une réelle ouverture politique au Togo ou s’agit-il simplement d’une concession temporaire ?

    Togo Lomé | Manifestation de 2017 contre le président Gnassingbé (archive)

    Le rassemblement du CNCC à Lomé

    Plusieurs centaines de manifestants se sont retrouvés samedi pour le premier meeting du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC). Cette nouvelle coalition regroupe quatre partis politiques d’opposition ainsi que des organisations majeures de la société civile.

    Davdi Dosseh, membre du Front citoyen Togo debout et l’un des piliers de l’organisation, a clarifié les motivations du mouvement : « Nous réclamons une transformation profonde de la gouvernance. Le Togo fait face à une corruption systémique et à une dégradation avancée des services sociaux de base. C’est un pays qui stagne et qui peine à progresser. »

    Il a également dénoncé les entraves passées : « Depuis plusieurs années, des arguments infondés ont été systématiquement utilisés pour interdire nos réunions pacifiques. Mais nous ne comptons pas baisser les bras. »

    Un assouplissement à interpréter avec prudence

    Cette autorisation exceptionnelle marque-t-elle un tournant durable ? Pour Paul Amégankpo, analyste politique et responsable de l’Institut togolais Tamberma pour la gouvernance, la vigilance reste de mise. Selon lui, il est prématuré de conclure à une libéralisation définitive de l’espace civique.

    « Il faut saluer la décision du gouvernement de permettre cette marche pacifique le 9 mai 2026 à Lomé, souligne le chercheur. Toutefois, au regard du climat politique général, ce geste doit être analysé avec précaution. Il reste à voir s’il témoigne d’une volonté sincère de lever les barrières sur les libertés d’association et d’exercice politique. »

    L’expert insiste sur la nécessité d’observer la suite des événements : « D’autres signaux politiques seront nécessaires pour confirmer une véritable transition vers plus de libertés associatives et politiques dans le pays. »

    Malgré les sollicitations, aucune réaction officielle n’a été obtenue de la part des autorités. Les semaines à venir permettront de déterminer si cette manifestation à Lomé est le prémisse d’un nouvel espace démocratique ou une simple accalmie dans un climat qui demeure sous tension.

  • Cep 2026 : le ministre Salimane Karimou garantit les repas des candidats

    Cep 2026 : le ministre Salimane Karimou garantit les repas des candidats

    À l’approche du Certificat d’Études Primaires (CEP), les autorités éducatives du Bénin se mobilisent pour le bien-être des élèves. Le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Salimane Karimou, a officiellement ordonné la poursuite du service de restauration scolaire durant toute la période des examens, prévue du 1er au 4 juin 2026.

    La continuité du service pour les écoles bénéficiaires

    Cette instruction ministérielle s’adresse spécifiquement aux établissements intégrés au Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI). Pour ces écoliers, l’interruption des cours habituels pour laisser place aux épreuves ne signifie pas la fin des repas chauds. Au contraire, le dispositif restera pleinement opérationnel pour éviter aux candidats de devoir rentrer chez eux ou de chercher de quoi se nourrir entre deux sessions de composition.

    Un levier pour optimiser les performances des élèves

    Le Ministre Salimane Karimou souligne l’importance de ne pas perturber les habitudes alimentaires des enfants lors de cette phase décisive. Selon ses directives envoyées aux responsables départementaux, priver les élèves de ces repas alors qu’ils en bénéficient quotidiennement depuis la rentrée pourrait nuire à leur concentration et, par extension, à leurs résultats.

    L’objectif est limpide : écarter tout risque de fatigue liée à la faim ou de stress physiologique. En assurant une nutrition stable, le gouvernement souhaite que chaque candidat puisse aborder les épreuves de l’après-midi avec un esprit alerte et un corps bien nourri.

    Une organisation logistique renforcée

    Afin de garantir l’efficacité de cette mesure sur l’ensemble du territoire national, une coordination étroite est exigée. Les directeurs départementaux ont pour mission de s’assurer de la disponibilité des stocks de vivres et de la présence effective des prestataires de cuisine pendant les quatre jours de compétition intellectuelle.

    Cette initiative confirme que la cantine scolaire est perçue comme un véritable instrument de réussite au Bénin. Les parents d’élèves concernés peuvent être rassurés : le dispositif de soutien nutritionnel demeurera inchangé jusqu’au rendu des dernières copies le 4 juin prochain.

  • Togo : un vent de changement souffle sur la scène politique à Lomé

    Togo : un vent de changement souffle sur la scène politique à Lomé

    Après une longue période marquée par des restrictions sévères et l’interdiction systématique des rassemblements, l’opposition du Togo a franchi une étape symbolique ce week-end en organisant une réunion publique à Lomé. Cette manifestation, ayant reçu l’aval des autorités, soulève des interrogations majeures : le pays s’engage-t-il vers une véritable ouverture politique ou s’agit-il simplement d’une accalmie de courte durée ?

    Le premier rassemblement du CNCC

    Le samedi, plusieurs centaines de sympathisants se sont réunis pour la session inaugurale du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC). Cette nouvelle coalition regroupe quatre formations politiques d’opposition ainsi que diverses entités de la société civile.

    Davdi Dosseh, membre du Front citoyen Togo debout et co-organisateur de l’événement, a fermement exprimé les attentes du mouvement : « Nous exigeons une transformation profonde de la gouvernance. Le Togo souffre d’une corruption généralisée et de services publics essentiels en ruine. C’est une nation qui stagne et qui peine à progresser ».

    Il a également rappelé que, durant des années, des prétextes jugés infondés étaient utilisés pour bloquer toute forme de contestation pacifique, tout en affirmant la détermination de l’opposition à poursuivre son action.

    Une détente politique à confirmer

    L’autorisation de ce meeting constitue-t-elle le signal d’un virage démocratique ? Paul Amégankpo, analyste et responsable de l’Institut togolais Tamberma pour la gouvernance, invite à la retenue. Selon lui, il est prématuré de conclure à une transition définitive.

    « Bien que l’autorisation de cette marche pacifique le 9 mai 2026 à Lomé soit un signal positif, il faut rester vigilant compte tenu du paysage politique global », analyse le chercheur. Il perçoit ce geste comme une possible volonté de relâcher la pression sur les libertés d’association et de manifestation, mais souligne la nécessité d’observer d’autres indicateurs concrets avant de confirmer une réelle tendance libérale au Togo.

    Malgré les sollicitations, aucune source officielle n’a souhaité s’exprimer sur le sujet. Les jours à venir permettront de définir si ce rassemblement inaugure une ère de pluralisme ou s’il ne représente qu’une parenthèse isolée dans un contexte politique qui demeure complexe.

  • Renforcement des liens entre le Congo et le Togo lors d’un sommet à Oyo

    Renforcement des liens entre le Congo et le Togo lors d’un sommet à Oyo

    Les présidents Denis Sassou-N’Guesso et Faure Gnassingbé consolident l’axe Brazzaville-Lomé à Oyo

    Le chef de l’État de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a accueilli ce week-end son homologue de la République togolaise, Faure Gnassingbé. Cette rencontre diplomatique de haut niveau, organisée dans la ville d’Oyo, s’inscrit dans une dynamique de raffermissement des relations historiques d’amitié et de partenariat entre les deux nations.

    Les échanges entre les deux dirigeants ont couvert un large spectre de dossiers prioritaires. Ils ont notamment approfondi les discussions sur la coopération bilatérale, tout en analysant les défis sécuritaires qui touchent actuellement l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. La question de l’accélération du développement économique continental a également été au cœur de leurs entretiens.

    Au cours de cette audience, Denis Sassou-N’Guesso et Faure Gnassingbé ont réitéré leur volonté de bâtir une Afrique plus unie, stable et tournée vers la prospérité. Ils ont mis un accent particulier sur la promotion des alliances Sud-Sud, jugées essentielles pour répondre efficacement aux problématiques du changement climatique, de la sécurité régionale et de la modernisation des économies africaines.

    Devenue un centre névralgique de la diplomatie africaine dans le département de la Cuvette, la ville d’Oyo a une nouvelle fois servi de cadre à ce dialogue constructif. La présence du président togolais témoigne de la vitalité des rapports entre Brazzaville et Lomé.

    Cette visite officielle marque une étape importante dans la volonté des deux pays de stimuler leurs échanges dans des secteurs stratégiques majeurs :

    • Le développement des infrastructures de base ;
    • La dynamisation des flux commerciaux ;
    • Le renforcement des capacités énergétiques ;
    • Le partage d’expertises institutionnelles.
  • Côte d’Ivoire : le projet pleins feux pour une école performante et inclusive

    Côte d’Ivoire : le projet pleins feux pour une école performante et inclusive

    Inauguré le 12 avril 2026 à Abidjan, le programme « Pleins Feux » marque une étape cruciale dans la modernisation du système éducatif ivoirien voulue par le Président Alassane Ouattara. Soutenue par des institutions internationales, cette initiative vise à optimiser la gestion de l’enseignement et à accroître la pertinence des politiques publiques pour garantir une progression constante du niveau des élèves.

    En Côte d’Ivoire, l’essor démographique se traduit par une arrivée massive de nouveaux écoliers chaque année. Avec une population franchissant le cap des 30 millions d’habitants, majoritairement jeune, les besoins en infrastructures et en encadrement sont colossaux, particulièrement dans les campagnes. Face à ce défi, l’éducation est devenue une priorité stratégique pour le Président Alassane Ouattara, s’alignant sur l’Objectif de développement durable n°4 (ODD 4) de l’ONU. Depuis plus de dix ans, le gouvernement multiplie les réformes structurelles pour garantir un accès universel et une instruction de qualité.

    L’engagement présidentiel se renforce aujourd’hui avec le déploiement de « Pleins Feux », un projet ambitieux qui prolonge les efforts de transformation déjà entamés sur l’ensemble du territoire national.

    Infrastructures et recrutements : une accélération sans précédent

    Depuis 2011, la Côte d’Ivoire a considérablement étoffé son corps enseignant en recrutant plus de 69 000 professeurs pour le primaire et 30 000 pour le secondaire. Un accent particulier a été mis sur les filières scientifiques : 1 800 nouveaux enseignants spécialisés en mathématiques et physique-chimie ont rejoint les classes pour répondre aux exigences de l’économie moderne et favoriser l’industrialisation du pays.

    Parallèlement, le réseau scolaire s’est étendu, notamment dans les zones les plus reculées. L’objectif est clair : rapprocher les lieux de savoir des foyers pour combattre l’abandon scolaire précoce. La construction de nouveaux établissements permet désormais une meilleure couverture géographique.

    L’ouverture du CAFOP de Boundiali, dans le Nord, illustre cette volonté de décentralisation. Le succès de ces centres de formation ne se dément pas : en 2026, près de 68 000 candidats ont postulé pour environ 7 000 places, témoignant de l’attractivité croissante des métiers de l’enseignement et d’une volonté de renouvellement des compétences pédagogiques.

    Vers une école plus inclusive et valorisante

    L’amélioration de la qualité de l’enseignement passe également par la reconnaissance du travail des professeurs. Entre 2011 et 2025, les rémunérations des débutants ont bondi de 30 % au primaire et de 15 % au secondaire. Cette revalorisation salariale vise à stabiliser le personnel et à attirer les meilleurs profils vers l’éducation.

    Le bien-être et l’inclusion des élèves sont aussi au cœur des préoccupations. L’État a introduit des outils pédagogiques spécifiques pour les enfants en situation de handicap, favorisant une école ouverte à tous. En complément, des actions sociales fortes, telles que les campagnes contre les grossesses en milieu scolaire, sont menées pour protéger le parcours des jeunes filles et assurer leur maintien dans le circuit éducatif.

    « Pleins Feux » : l’excellence dans la gouvernance éducative

    Lancé officiellement en avril 2026, le projet « Pleins Feux » se concentre sur un levier essentiel : le pilotage administratif et pédagogique. Contrairement aux plans précédents axés sur le bâti, cette initiative cible l’efficacité managériale et la mise en œuvre rigoureuse des politiques éducatives.

    Conçu en collaboration avec l’UNESCO, l’Union africaine et le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM), ce programme est le fruit d’une coopération régionale entre la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Éthiopie. Il ambitionne de doter les décideurs et les inspecteurs d’outils d’analyse performants pour transformer les intentions politiques en résultats concrets dans les salles de classe.

    Alors que la communauté internationale salue déjà les avancées ivoiriennes dans l’acquisition des savoirs fondamentaux, Abidjan consolide sa stratégie en s’appuyant sur des alliances public-privé et des partenariats multilatéraux pour parachever la mutation de son école.

  • Faure Gnassingbé en visite de soutien aux troupes de l’opération Koundjoaré dans le nord du Togo

    Faure Gnassingbé en visite de soutien aux troupes de l’opération Koundjoaré dans le nord du Togo

    Le 7 mai 2026, Faure Essozimna Gnassingbé, agissant en sa qualité de Chef Suprême des Armées, a effectué un déplacement stratégique dans la zone de l’opération Koundjoaré, située dans la partie septentrionale du Togo. Cette mission visait à superviser les dispositifs de sécurité déployés pour contrer les menaces terroristes qui pèsent sur la région des Savanes.

    Une évaluation tactique au poste de commandement

    Accueilli par le Commandant supérieur de l’opération dès son arrivée par hélicoptère, le Chef de l’État s’est immédiatement rendu au Poste de Commandement Opérationnel (PCO). Lors de cette séance de travail, il a bénéficié d’un compte rendu exhaustif sur la situation sécuritaire actuelle, les manœuvres en cours et les diverses contraintes logistiques rencontrées par les unités. À la suite de ces échanges, Faure Essozimna Gnassingbé a édicté de nouvelles orientations stratégiques pour accroître l’efficacité des interventions sur le terrain.

    Rencontre avec les soldats à Tchamonga

    Le Président s’est ensuite dirigé vers le poste avancé de Tchamonga, situé sur la frontière Est. Après avoir analysé les positions tactiques sur une caisse à sable, il a pris la parole devant les militaires mobilisés. Il a tenu à saluer leur bravoure, leur sens du devoir et leur dévouement exemplaire pour la préservation de la souveraineté du Togo.

    Le Chef Suprême des Armées a également exprimé sa satisfaction face aux résultats obtenus, tout en soulignant l’importance de la coopération avec les pays voisins pour endiguer l’insécurité régionale. Il a réitéré l’engagement de la hiérarchie militaire à fournir progressivement les ressources nécessaires pour renforcer les capacités opérationnelles des troupes.

    Il a conclu son intervention en invitant les forces de défense à faire preuve d’une vigilance accrue et d’une discipline sans faille face aux tentatives de déstabilisation dans la sous-région. Le Colonel Kombaté Latiémbé, à la tête de l’opération Koundjoaré, a remercié le Président pour son soutien constant, réaffirmant la détermination des soldats à protéger les populations civiles.

    Une stratégie globale contre l’extrémisme

    Cette visite illustre la méthode multidimensionnelle du Togo face aux enjeux sécuritaires. En complément des actions militaires, l’État mobilise des outils tels que le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) et le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) pour fortifier la résilience locale. Cette approche est renforcée par l’activisme diplomatique de Faure Essozimna Gnassingbé en faveur de la stabilité et de la paix en Afrique de l’Ouest.

  • Sénégal : avec Damen, Dakar veut redevenir un hub régional de réparation navale

    Sénégal : avec Damen, Dakar veut redevenir un hub régional de réparation navale

    Sénégal : avec Damen, Dakar veut redevenir un hub régional de réparation navale

    Photo de Moutiou Adjibi Nourou

    Moutiou Adjibi Nourou, Agence Ecofin

    À plus long terme, Damen évoque aussi la possibilité de relancer des activités de construction navale sur le site.

    À plus long terme, Damen évoque aussi la possibilité de relancer des activités de construction navale sur le site.

    DR