L’ONU cible les leaders armés en RDC avec de nouvelles sanctions
Le Comité des sanctions des Nations unies a décidé d’ajouter six individus et deux groupes à sa liste noire, une décision qui frappe de plein fouet les figures de l’instabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette annonce, rendue publique le 16 juillet, s’inscrit dans une volonté de freiner la déstabilisation régionale.
Les principaux chefs militaires et rebelles sanctionnés
Parmi les personnalités visées, Corneille Nangaa, chef du mouvement AFC/M23, occupe une place centrale. Il est rejoint par John Imani Nzenze, présenté comme le responsable du renseignement du M23, accusé d’orchestrer les opérations du groupe armé.
Le panel onusien a également ciblé deux commandants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) : Sébastien Uwimbabazi, général de brigade basé à Rutshuru, et Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », responsable des FDLR-FOCA. Ce dernier est notamment accusé de violations graves contre les civils, d’enlèvements pour rançon et d’exploitation illégale des ressources naturelles.
D’autres figures clés ont été désignées : Muhammed Lumisa, médecin et logisticien des Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que le colonel Charles Sematama, chef du groupe Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu. Ce dernier est pointé du doigt pour des exactions répétées contre les populations civiles depuis la création de son mouvement.
Les groupes armés également sanctionnés
En parallèle des individus, deux entités ont été ajoutées à la liste : l’Alliance des Forces de Changement (AFC), fondée en 2023, et le Twirwaneho. Ces inscriptions entraînent un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes, des mesures destinées à affaiblir leur capacité opérationnelle.
Un contexte d’insécurité persistante
Cette décision survient alors que les combats s’intensifient dans l’Est congolais, alimentant les craintes d’une propagation de la crise à l’échelle régionale. Les sanctions visent à couper les réseaux logistiques et financiers de ces groupes, tout en envoyant un signal fort à la communauté internationale sur l’engagement de l’ONU à rétablir la stabilité en RDC.
Image : Corneille Nangaa lors d’une conférence de presse à Goma.
renforcement des liens stratégiques entre le Maroc et la France
La XVe réunion de haut niveau Maroc-France marque une nouvelle étape dans la consolidation d’un partenariat d’exception, axé sur la stabilité régionale, l’autonomie sahraouie et le développement économique partagé entre Rabat et Paris.
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Khadija Taouil
Le premier ministre marocain Aziz Akhannouch a souligné l’importance historique de la XVe réunion de haut niveau entre le Maroc et la France, un rendez-vous qui s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée depuis octobre 2024. Cette rencontre offre une opportunité unique de dresser un bilan des avancées réalisées et d’accélérer la concrétisation des engagements pris dans le cadre d’un partenariat d’exception.
Cette réunion marque aussi une étape décisive dans la mise en œuvre des orientations tracées par sa majesté le roi Mohammed VI, qui prônent une coopération ambitieuse, équilibrée et porteuse d’opportunités pour les deux nations.
Aziz Akhannouch a salué l’engagement résolu du président français Emmanuel Macron à insuffler une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales, consolidant ainsi un partenariat stratégique d’envergure entre les deux pays.
convergence politique et économique au service de la stabilité régionale
Dans un contexte international marqué par des défis multiples, le Maroc et la France partagent une vision commune fondée sur la stabilité, la coopération et le dialogue constructif. Leur collaboration s’étend désormais à des domaines politiques et stratégiques essentiels, avec une attention particulière portée aux enjeux méditerranéens, africains et atlantiques.
« Cette convergence trouve un écho renforcé depuis la position claire de la France en faveur de l’intégrité territoriale du Maroc et de la marocanité du Sahara, ce qui a permis d’instaurer un climat de confiance mutuelle », a déclaré le chef du gouvernement marocain.
Sur le plan économique, les efforts conjoints déployés depuis la visite d’État d’Emmanuel Macron ont permis d’accélérer la réalisation de projets structurants dans des secteurs clés comme l’industrie, la décarbonation, les infrastructures, les énergies renouvelables, la logistique, l’innovation et l’investissement productif.
Aziz Akhannouch a mis en avant la solidité des nouvelles chaînes de valeur développées, faisant des services bancaires l’un des piliers de la relation économique bilatérale.
Le chef du gouvernement a également évoqué la volonté commune de promouvoir les grandes transformations technologiques, en priorisant les domaines de l’intelligence artificielle, de la numérisation, de la recherche appliquée et d’autres secteurs stratégiques visant à renforcer la compétitivité des deux économies.
le capital humain au cœur du partenariat maroco-français
Ce partenariat d’exception dépasse les simples cadres stratégiques et économiques pour s’appuyer sur une conviction partagée : la richesse des échanges humains entre les deux sociétés. La dimension humaine, qui inclut les universitaires, les chercheurs, les entrepreneurs, les artistes, les créateurs et la diaspora, joue un rôle central dans le rapprochement des deux peuples et le renforcement de leurs échanges culturels.
En matière de capital humain, M. Akhannouch a réaffirmé l’importance des efforts conjoints dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de la formation professionnelle, de l’innovation et de la mobilité des talents.
Les deux pays accordent également une attention particulière à la coopération culturelle, à la promotion du dialogue interculturel, à la valorisation du patrimoine commun et au renforcement des échanges humains, éléments essentiels pour une relation durable et vivante.
Le Maroc et la France ont réaffirmé leur ambition de projeter leur partenariat bilatéral vers l’avenir, en inaugurant une nouvelle phase stratégique. Cette dynamique s’inspire de la vision de sa majesté le roi Mohammed VI et de l’engagement du président français à bâtir une coopération adaptée aux défis du XXIe siècle.
Les deux gouvernements ont exprimé leur détermination à transformer les engagements politiques en résultats concrets, afin de construire un partenariat plus efficace, innovant et capable de relever les défis communs dans les domaines économique, technologique, géopolitique et humain.
un tournant décisif dans les relations bilatérales
Le premier ministre français Sébastien Lecornu a qualifié cette réunion de haut niveau de tournant dans les relations maroco-françaises, marquant une étape clé dans la mise en œuvre des engagements pris lors de la visite d’État historique du président français à Rabat en octobre 2024.
L’objectif principal était de donner une nouvelle dimension au partenariat entre les deux pays, en établissant des liens privilégiés — interministériels, politiques, diplomatiques, économiques et culturels — pour instaurer une gouvernance spécifique et renforcée.
« La France et le Maroc aspirent à consolider un partenariat stratégique qui, au-delà du renforcement de leurs liens avec l’union européenne, servira de levier pour une coopération renouvelée, fondée sur des intérêts convergents et orientée vers le développement et la stabilité du continent africain », a expliqué M. Lecornu, réaffirmant le soutien de Paris au plan d’autonomie pour une solution définitive au conflit du Sahara.
Le Maroc et la France ont souligné que la sécurité constituera l’un des piliers de leur partenariat stratégique, aux côtés des grands défis démographiques et environnementaux qui touchent le continent.
Les deux pays renforceront leur coordination dans la lutte contre le terrorisme et les menaces transnationales, convaincus que la stabilité régionale exige une action diplomatique et sécuritaire de plus en plus étroite.
En effet, les deux gouvernements ont convenu de passer à un niveau supérieur dans leurs relations bilatérales, en ouvrant la voie à une nouvelle dynamique visant à faire du partenariat franco-marocain un moteur du développement, de la stabilité et de l’intégration du continent africain.
Sébastien Lecornu a conclu en soulignant que cette réunion marque une nouvelle étape dans l’approfondissement du partenariat franco-marocain. Cette dynamique permettra de préparer la future visite d’État de sa majesté le roi Mohammed VI en France, qui constituera un moment clé pour les relations entre Rabat et Paris et pourrait aboutir à la signature d’un traité d’amitié exceptionnel.
des accords majeurs pour concrétiser les engagements
Nasser Bourita et Jean-Noël Barrot ont signé une lettre d’intention sur la coopération en matière de politique étrangère féministe, visant à renforcer la diplomatie féministe tant au niveau ministériel qu’international.
Par ailleurs, Nadia Fettah et Roland Lescure ont signé un protocole d’accord confirmant le financement du programme de la ligne à grande vitesse entre kénitra et marrakech.
Une déclaration commune a également été paraphée pour compléter le protocole d’accord sur le partenariat dans le domaine de l’eau, signé par Nadia Fettah, Roland Barrot et Catherine Bonnaud (directrice de l’agence française de développement au Maroc). Cet accord précise les engagements pris dans le protocole du 28 octobre 2024 concernant le soutien à la politique nationale de l’eau.
De plus, Mohamed Berrada et Eléonore Caroit ont signé une déclaration d’intention relative à l’enseignement de la langue arabe et de l’histoire-géographie dans les établissements scolaires français au Maroc, afin de promouvoir l’acquisition d’une compétence bilingue.
Par ailleurs, Abdessamad Kayouh et Philippe Tabarot ont signé un plan d’action triennal (2026-2028) pour la coopération technique dans le domaine de l’aviation civile.
Abdessamad Kayouh a également signé un accord de partenariat avec François Lambert (directeur de l’école nationale supérieure maritime) pour consolider les échanges scientifiques et pédagogiques entre l’ensm et l’institut supérieur d’études maritimes.
Dans le domaine industriel, Ryad Mezzour et Christelle Geneste Defaye ont conclu un accord de coopération visant à adapter le service postal aux nouveaux défis et à renforcer la collaboration entre les deux opérateurs.
Sur le plan culturel, Mohamed Mehdi Bensaid et Catherine Pegard ont signé une déclaration d’intention sur la coopération dans le cinéma et l’image en mouvement en afrique, ainsi qu’une déclaration relative aux échanges artistiques.
Mohamed Mehdi Bensaid a également signé un accord de partenariat stratégique avec Anne-Claire Legendre (présidente de l’institut du monde arabe), pour établir un cadre général de coopération culturelle, intellectuelle et citoyenne.
Enfin, Hammou Bensaadout (directeur général du laboratoire public d’essais et d’études) et le directeur général du centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et le développement ont signé un accord-cadre de coopération.
Pour conclure, Abdelaziz El Hraiki (directeur de l’institut agronomique et vétérinaire hassan II) et Jean-Paul Laclau (directeur général délégué à la recherche et à la stratégie du cirad) ont signé un accord-cadre de coopération scientifique couvrant l’agriculture, la médecine vétérinaire et les sciences halieutiques et aquacoles.
Gabon et France : vers une coopération renouvelée et équilibrée
Libreville, 16 juillet 2026 — Le 14 juillet à Libreville a marqué un tournant dans les relations entre le Gabon et la France. À travers le discours de l’ambassadeur français, Fabrice Mauriès, c’est une vision actualisée des liens entre Paris et la capitale gabonaise qui a été présentée. Trois décisions majeures ont été dévoilées : l’organisation prochaine d’une visite d’État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France, la reconversion définitive du Camp De Gaulle, et la mise en place d’un parquet national financier gabonais. Ces initiatives, bien que distinctes, s’inscrivent dans une dynamique commune de réinvention du partenariat franco-gabonais.
Dans un environnement international où les équilibres géopolitiques évoluent rapidement, le Gabon se positionne comme un acteur clé de cette nouvelle ère de relations entre l’Europe et l’Afrique. Les exigences croissantes de souveraineté sur le continent, couplées à la concurrence accrue entre les puissances, rendent cette réinvention des alliances stratégique.
Une visite d’État chargée de symboles
L’annonce de la visite officielle du président gabonais en France constitue le geste diplomatique le plus marquant depuis le début de la transition politique en 2023. En France, une visite d’État équivaut à la plus haute distinction accordée à un dirigeant étranger.
Cette initiative reflète la volonté de Paris de soutenir la trajectoire institutionnelle du Gabon, tout en reconnaissant le retour à la légalité constitutionnelle après l’élection présidentielle. L’ambassadeur français a insisté sur un point crucial : la transition gabonaise est une affaire interne. La France n’a pas joué de rôle actif dans ce processus, mais souhaite désormais être un partenaire engagé dans sa réussite. Cette approche marque un changement notable dans les relations entre anciennes puissances coloniales et États africains, où les accusations d’ingérence sont fréquentes. La France semble privilégier désormais l’accompagnement plutôt que l’influence directe, la collaboration plutôt que la domination.
L’ère post-militaire au Gabon
La reconversion du Camp De Gaulle symbolise peut-être le changement le plus visible de cette nouvelle dynamique. Pendant des décennies, cette base militaire française a incarné la présence stratégique de Paris en Afrique centrale. Sa transformation annoncée marque la fin d’un chapitre historique ouvert après les indépendances africaines.
Le futur dispositif militaire reposera sur des partenariats opérationnels, la formation, des exercices conjoints et la sécurité maritime, réduisant ainsi la présence permanente de troupes françaises. Cette évolution s’aligne sur la nouvelle doctrine française en Afrique, privilégiant des coopérations ciblées et adaptées aux priorités des États partenaires.
Pour le Gabon, cette transformation représente une occasion de renforcer ses propres capacités militaires et de consolider sa souveraineté stratégique, sans rompre avec son allié historique. Les futurs projets communs, notamment dans le domaine maritime, illustrent cette volonté de bâtir une coopération davantage axée sur les intérêts partagés, notamment dans la protection du Golfe de Guinée, devenu l’un des espaces maritimes les plus stratégiques du continent.
Justice et transparence : un nouveau chapitre
La création d’un parquet national financier gabonais répond à une demande mondiale grandissante : renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption, les flux financiers illicites et la criminalité économique. Ce sujet est particulièrement sensible pour un pays riche en ressources naturelles comme le pétrole, le manganèse et d’autres minerais, dont la gestion impacte directement le développement national.
L’ambassadeur français a souligné que cette coopération judiciaire serait mutuelle, une précision qui reflète la volonté d’instaurer des relations plus équilibrées entre les deux systèmes judiciaires. Cette initiative s’inscrit dans les ambitions gabonaises en matière de transparence, de gouvernance économique et de modernisation des institutions publiques. Au-delà de la justice financière, la coopération inclut également la lutte contre le trafic de stupéfiants, la surveillance des frontières, la sécurité intérieure et le renforcement des capacités opérationnelles des forces gabonaises.
L’ensemble de ces mesures dessine les contours d’une relation bilatérale désormais fondée sur la gouvernance partagée, la sécurité collective et le développement économique, plutôt que sur les seuls héritages historiques. Le discours du 14 juillet à Libreville restera probablement comme un moment clé où la France et le Gabon ont officiellement acté leur entrée dans une nouvelle phase de leur histoire commune.
Ni rupture brutale, ni maintien d’un statu quo. Il s’agit plutôt de la construction progressive d’un partenariat plus équilibré, pragmatique et adapté aux réalités géopolitiques du XXIe siècle. Le véritable défi désormais consiste à transformer ces engagements diplomatiques en actions concrètes pour les populations des deux pays et pour la stabilité de l’Afrique centrale.
Dès les premiers jours de son mandat, Keiko Fujimori, présidente nouvellement élue au Pérou, a clairement défini les grandes orientations de sa politique étrangère. Parmi elles, la question de l’intégrité territoriale du Maroc occupe une place centrale.
Cette position s’est concrétisée lors d’une rencontre officielle avec l’ambassadeur du Maroc au Pérou, Amine Chaoudri, venu lui remettre une lettre de félicitations du roi Mohammed VI. Un échange qui a permis de clarifier la position péruvienne sur la question du Sahara.
Soutien actif au plan d’autonomie pour le Sahara
D’après les informations issues du bureau de la présidente élue, Keiko Fujimori a confirmé, lors de cette entrevue, que son gouvernement apporterait un soutien actif à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara occidental. Cette position s’inscrit dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale du Maroc et de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui reconnaît cette initiative comme base de négociation.
L’ambassadeur marocain a également transmis à la présidente péruvienne une missive du souverain marocain, soulignant les relations solides entre les deux pays. Le roi Mohammed VI y exprime sa volonté de renforcer ce partenariat bilatéral, en le faisant évoluer vers une coopération multilatérale.
Fin de l’ambiguïté diplomatique historique
Cette déclaration de soutien représente un changement majeur par rapport aux gouvernements péruviens précédents, qui avaient souvent adopté une position ambiguë, voire ambiguë, sur la question du Sahara. Depuis les années 1980, plusieurs présidents avaient reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD), avant que Alberto Fujimori, père de l’actuelle présidente, ne suspende ces relations en 1996.
Pendant près de 25 ans, cette position a été maintenue par les différents gouvernements successifs, malgré les fluctuations politiques. Le bref mandat de Pedro Castillo avait brièvement relancé les relations avec le Polisario en 2021, mais cette décision avait été annulée avant d’être réinstaurée, plongeant à nouveau la diplomatie péruvienne dans l’ambiguïté.
Évolution des relations avec le Polisario
Avec l’arrivée de Keiko Fujimori à la présidence, le Pérou semble revenir à une position plus claire, alignée sur celle de son père en 1996. Elle va même plus loin en soutenant non seulement l’intégrité territoriale du Maroc, mais aussi la souveraineté marocaine sur le Sahara, son plan d’autonomie et la résolution 2797 de l’ONU.
Cette prise de position marque une rupture nette avec les gouvernements antérieurs, qui avaient parfois entretenu des liens étroits avec le Polisario, comme lors de la reconnaissance de la RASD dans les années 1980.
Stratégie marocaine en Amérique latine
Ce revirement diplomatique au Pérou s’inscrit dans un contexte plus large : une stratégie offensive menée par le Maroc en Amérique latine pour marginaliser le soutien au Polisario. Grâce à une approche combinant coopération économique, culturelle et universitaire, le Maroc a réussi à renforcer ses liens avec plusieurs pays de la région, les incitant à suspendre leur reconnaissance de la RASD.
Parmi les nations ayant revu leur position, on compte la Colombie, le Guatemala, le Paraguay, la République dominicaine, Haïti, la Jamaïque, le Salvador, la Guyane, l’Équateur et le Panama. Une dynamique qui illustre l’influence croissante du Maroc sur la scène internationale et son rôle clé dans la résolution du conflit.
L’application de l’accord de Washington, signé entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, se heurte à des obstacles majeurs. Dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, les affrontements pour le contrôle de territoires stratégiques ont repris avec une intensité alarmante. Malgré les sanctions internationales, les États-Unis peinent à imposer leur autorité, révélant les limites d’une stratégie diplomatique inefficace.
Un accord de paix en péril
L’échéance du 15 juillet, fixée pour le retrait des troupes rwandaises de l’est de la RDC, n’a pas été respectée. Signé le 27 juin 2025 sous l’égide des États-Unis, l’accord de Washington prévoyait notamment le départ des forces rwandaises soutenant le groupe M23, actif dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Pourtant, malgré les déclarations optimistes du secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui tablait sur une mise en œuvre rapide de l’accord, la situation reste bloquée.
Les combats persistent malgré les sanctions
Les combats n’ont cessé de s’intensifier dans l’ensemble de l’est de la RDC. Les groupes armés, dont le M23, continuent de contrôler une grande partie des territoires convoités. Les sanctions imposées par la communauté internationale n’ont pas eu l’effet escompté, et les États-Unis, malgré leur influence, peinent à faire respecter les termes de l’accord. La diplomatie américaine, jugée trop faible, semble désormais à bout de souffle.
Une région sous haute tension
Les provinces du Nord et du Sud-Kivu, riches en ressources naturelles, restent au cœur des tensions. Les affrontements entre les différentes factions armées et les forces gouvernementales congolaises ajoutent une couche supplémentaire de complexité à un conflit déjà extrêmement difficile à résoudre. Les populations civiles paient un lourd tribut, prises au piège entre les lignes de front et les exactions commises par les belligérants.
Les limites de la diplomatie américaine
Malgré les pressions exercées par Washington, le Rwanda maintient sa présence militaire dans l’est de la RDC, arguant de la nécessité de sécuriser ses frontières. Les États-Unis, de leur côté, semblent incapables d’imposer une solution durable. Les espoirs de paix s’éloignent chaque jour un peu plus, laissant place à une escalade des violences et à une crise humanitaire toujours plus préoccupante.
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Tchad : la révolution des frontières sans visa dès 2027
N’Djamena s’apprête à marquer l’histoire en devenant l’une des premières nations africaines à abolir les visas pour tous les ressortissants du continent. À partir du 1er janvier 2027, les frontières tchadiennes s’ouvriront sans restriction, offrant une liberté de mouvement inédite aux Africains. Cette décision, dévoilée par le président Mahamat Idriss Déby Itno lors du Forum africain de l’eau, place le Tchad au cœur des dynamiques d’intégration régionale.
Cette réforme audacieuse transforme le pays en un acteur clé de la libre circulation en Afrique. Elle s’inscrit dans une vision stratégique visant à renforcer les échanges économiques, culturels et diplomatiques entre les nations du continent. Le Tchad, situé au carrefour de l’Afrique centrale, du Sahel et du Nord, devient ainsi un pont essentiel pour les voyageurs et les entrepreneurs africains.
« Cette mesure marque un tournant pour notre pays et pour l’Afrique. En supprimant les visas, nous facilitons les échanges et renforçons notre position sur la scène continentale. » — Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad
Un alignement stratégique avec les ambitions de l’Union africaine
Cette initiative s’inscrit pleinement dans les objectifs de l’Union africaine (UA), notamment à travers l’Agenda 2063 et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). En supprimant les barrières administratives, le Tchad répond directement aux attentes de l’UA en matière de fluidification des déplacements et de promotion du commerce intra-africain.
Les bénéfices attendus sont multiples :
Renforcement des flux économiques : Les entrepreneurs, investisseurs et acteurs du commerce pourront circuler librement, stimulant ainsi les activités économiques.
Accélération de l’intégration régionale : Les collaborations scientifiques, éducatives et culturelles entre les pays africains seront facilitées.
Développement du tourisme : L’ouverture des frontières attirera davantage de visiteurs, dynamisant les secteurs hôteliers et services.
Les défis d’une transition vers un Tchad sans frontières
Si cette décision est saluée par les défenseurs du panafricanisme, sa mise en œuvre d’ici 2027 implique des défis majeurs, notamment en matière de sécurité. Le Tchad partage ses frontières avec des régions complexes, comme le Soudan, la Libye, la République centrafricaine, le Niger et le Nigeria. Une adaptation rigoureuse des contrôles aux points d’entrée sera indispensable pour garantir la sécurité nationale.
La modernisation des systèmes de contrôle, notamment via la numérisation des fichiers de police et des systèmes de vérification des passeports, sera un impératif. Le Tchad devra concilier fluidité d’accueil et sécurité renforcée, un équilibre délicat mais essentiel pour réussir cette transition.
Cette annonce positionne N’Djamena comme un précurseur en Afrique, invitant les autres capitales du continent à suivre son exemple. Une étape décisive vers une Afrique unie et interconnectée.
Le Gabon a franchi une étape décisive dans sa lutte contre la corruption. Après onze années d’efforts ininterrompus, le pays a obtenu la validation de son deuxième cycle d’examen par le mécanisme de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Une reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de la résolution 3/1 adoptée en 2011 à New York.
Sous la coordination de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), dirigée par Nestor Mbou, le Gabon a démontré sa conformité aux exigences internationales. Désormais, il n’est plus seulement un pays évalué : il est devenu un État examinateur, chargé d’évaluer à son tour la République des Seychelles sur des aspects clés de la Convention, notamment les mesures préventives et le recouvrement des avoirs.
Une reconnaissance qui renforce la position du Gabon sur la scène internationale
Cette avancée place le Gabon au cœur de la coopération mondiale contre la corruption. En participant activement à l’examen des Seychelles, le pays confirme son engagement en faveur d’une gouvernance transparente et responsable. Une dynamique qui favorise les échanges d’expériences et renforce les liens entre les nations.
Le mécanisme d’examen ouvre également la porte à des réformes structurelles. Parmi les priorités : l’adaptation du cadre législatif, le renforcement du dialogue interinstitutionnel, le développement des compétences des acteurs locaux, et l’identification des besoins en assistance technique et financière. Autant de leviers pour consolider les actions du Gabon dans ce domaine.
Cette validation marque un tournant dans la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Elle témoigne de la volonté du pays de s’aligner sur les standards internationaux et d’inscrire sa démarche dans une logique de transparence durable.
Nord-Kivu : l’exclusion des financements anti-paludisme menace des milliers de vies
Avec l’échéance imminente de la clôture des demandes de subventions pour le Fonds mondial, une alerte sérieuse est lancée : la province du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, risque de ne plus bénéficier des financements dédiés à la lutte contre le paludisme. Une exclusion aux conséquences dramatiques pour une région déjà fragilisée par des années de conflit et d’instabilité.
Alors que cette maladie représente la principale cause de morbidité dans le Nord-Kivu, les populations locales pourraient se retrouver privées des moyens nécessaires pour se protéger et se soigner. Une situation d’autant plus préoccupante que la province fait face à une épidémie d’Ebola en cours.
Le cycle GC8 : un choix financier aux répercussions humanitaires majeures
Le Fonds mondial s’apprête à allouer ses prochains financements pour la période 2027-2029, un cycle appelé GC8. Pourtant, malgré les priorités nationales affichées, le Nord-Kivu ne figure pas parmi les zones retenues pour la lutte contre le paludisme, alors que la province est en première ligne face à cette maladie.
Les allocations budgétaires déterminent l’accès aux soins dans les régions les plus vulnérables. Leur exclusion du Nord-Kivu pourrait avoir des effets dévastateurs sur des milliers de personnes exposées quotidiennement au paludisme.
« Le Fonds mondial a été une bouée de sauvetage pour le Nord-Kivu ces dernières années, en fournissant la majorité des traitements contre le paludisme. Si cette aide s’arrête, la situation deviendra ingérable. Le paludisme est une maladie évitable et traitable, mais en 2026, des vies continuent d’être perdues à cause de son absence de traitement », déclare Stéphane Doyon, responsable des programmes de Médecins Sans Frontières (MSF).
Cette exclusion intervient dans un contexte déjà marqué par la propagation de l’Ebola. Le système de santé local, déjà sous pression, risque d’être submergé par l’accumulation de crises sanitaires. Les symptômes initiaux du paludisme et de l’Ebola étant similaires, les diagnostics pourraient être retardés, aggravant la situation des patients.
Conflit armé et paludisme : une combinaison mortelle
« Le Nord-Kivu est l’une des provinces les plus touchées par le conflit armé en RDC. Les déplacements massifs de populations, l’insécurité alimentaire et les obstacles à l’accès aux soins créent un terreau idéal pour la propagation du paludisme », explique Stéphane Doyon.
Les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés, dont l’AFC/M23, forcent les civils à se réfugier dans des zones reculées, propices à la prolifération des moustiques et dépourvues de structures médicales. Ces populations, déjà fragilisées, deviennent particulièrement vulnérables à la maladie.
En 2025, dans les zones de santé de Bambo, Kibirizi et Rutshuru, le paludisme représentait entre 48 % et 58 % des consultations. MSF, en collaboration avec le Ministère de la Santé, a pris en charge plus de 255 000 cas simples et 26 000 cas graves, et soigné plus de 165 560 patients dans ses structures.
La malnutrition : un facteur aggravant dans un contexte déjà critique
La malnutrition touche de nombreuses personnes dans les centres de santé soutenus par MSF. Associée au paludisme, elle multiplie les risques de complications graves, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Cette double vulnérabilité menace des vies et aggrave une crise sanitaire déjà difficile à gérer.
Des pénuries qui aggravent une situation déjà précaire
Les mesures de prévention contre le paludisme ont été drastiquement réduites dans certaines zones. Depuis juin 2023, aucune distribution de moustiquaires imprégnées n’a été réalisée. Entre juillet et décembre 2025, aucun traitement ni test de dépistage n’a pu être acheminé vers le Nord-Kivu en raison de difficultés logistiques.
Face à ces carences, MSF a dû combler les lacunes en achetant des médicaments et des tests rapides pour plusieurs centres de santé. Nos équipes ont ainsi fourni 53 % des traitements contre le paludisme simple et pris en charge 35 % des cas graves dans les zones de Kibirizi, Bambo et Rutshuru.
Une solution temporaire, mais qui ne peut durablement répondre aux besoins d’une province aussi vaste et touchée que le Nord-Kivu. La dépendance à des financements extérieurs est plus que jamais nécessaire pour éviter une catastrophe sanitaire.
MSF exige une répartition équitable des fonds pour sauver des vies
À quelques jours de la clôture du cycle de subventions, MSF appelle le Fonds mondial et les autorités de Kinshasa à réintégrer d’urgence le Nord-Kivu dans le programme GC8. L’organisation insiste également sur la nécessité de garantir une allocation des ressources sanitaires basée sur la charge réelle de la maladie et la vulnérabilité des populations civiles.
Sans une intervention rapide et ciblée, des milliers de vies seront menacées par une maladie évitable et traitable. Le Nord-Kivu ne peut pas se permettre d’être oublié à nouveau.
France et Maroc : une alliance renforcée à Rabat après des années de tensions
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu (à gauche) et son homologue marocain Aziz Akhannouch à l’issue d’une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Rabat.
Une « confiance retrouvée » : c’est ainsi que les autorités françaises et marocaines ont qualifié l’état actuel de leurs relations après la visite officielle du Premier ministre français Sébastien Lecornu à Rabat. Cette rencontre, organisée le 16 juillet 2026, marque une étape clé dans le réchauffement diplomatique engagé depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, en 2024.
Cette décision avait alors mis fin à trois années de tensions persistantes, marquées par des soupçons d’espionnage et des restrictions sur les visas. Un tournant symbolisé par la visite d’État du président français à Rabat en octobre 2024, couronnée par la signature d’un « partenariat renforcé d’exception » et de nombreux contrats bilatéraux.
Lors de cette nouvelle rencontre, Sébastien Lecornu a salué un bilan « exceptionnellement positif » des relations franco-marocaines, évoquant un « moment charnière » pour la coopération entre les deux pays.
Sébastien Lecornu (à gauche) et Aziz Akhannouch échangent une accolade symbolique à l’issue de leur rencontre.
Cependant, des ombres persistent. Un consortium de médias internationaux a publié, le même jour, de nouvelles révélations sur l’utilisation présumée du logiciel Pegasus par le Maroc pour des opérations d’espionnage. Rabat a immédiatement démenti ces allégations, qualifiées de « mensongères et infondées ». Face à ces accusations, la délégation française a choisi de ne pas s’étendre, évoquant des « histoires anciennes » et une priorité accordée à l’avenir.
Un partenariat stratégique hors normes
Cette visite a également été l’occasion d’évoquer la possibilité d’une visite officielle du roi du Maroc en France, ainsi que la conclusion d’un traité bilatéral « hors normes ». Selon Sébastien Lecornu, il s’agirait du premier accord de ce type signé par la France avec un pays en dehors de l’Union européenne, bien que les détails pratiques restent à finaliser.
Le Premier ministre français, accompagné de douze ministres dont ceux des Affaires étrangères et de l’Intérieur, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération dans des domaines clés : sécurité, lutte contre le terrorisme, et mobilité circulaire entre les deux rives de la Méditerranée. Une attention particulière a été portée aux entrepreneurs et aux étudiants marocains souhaitant se rendre en France.
Sébastien Lecornu prononce un discours devant des ministres marocains lors d’une séance plénière.
Les deux parties ont salué une « excellente coopération » entre leurs services, ayant permis, ces dernières semaines, des avancées significatives dans la lutte contre la criminalité organisée et le narcotrafic. La menace jihadiste au Sahel a également été au cœur des discussions, avec une volonté affichée de renforcer l’engagement conjoint des deux pays sur le continent africain.
Aziz Akhannouch, Premier ministre marocain, a souligné que ce partenariat s’inscrivait désormais dans une « vision stratégique partagée », fondée sur une « confiance retrouvée » et une « ambition commune ». Une déclaration qui confirme le recentrage de la diplomatie française au Maghreb sur le Maroc, au détriment d’un équilibre traditionnel avec l’Algérie.
Des accords concrets pour une coopération renforcée
À l’issue de la 15e rencontre de haut niveau entre les deux délégations, une douzaine d’accords ont été signés. Parmi les projets phares : un appel à manifestation d’intérêt pour l’interconnexion électrique entre les deux pays, ainsi que des conventions de financement avec l’Agence française de développement pour des projets dans les domaines de l’eau et des transports, notamment la création d’une ligne RER à Rabat.
Ces avancées illustrent la volonté des deux pays de tourner la page sur les conflits passés et de construire une relation durable, au service de leurs intérêts communs.
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu accentue la dynamique de partenariat entre Paris et Rabat
Une nouvelle ère diplomatique s’ouvre entre la France et le Maroc. Lors de sa visite officielle à Rabat, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a évoqué la possibilité d’un partenariat stratégique renforcé, incluant une visite historique du roi Mohammed VI en France et la signature d’un traité d’amitié bilatéral.
Les relations entre les deux nations connaissent une nette amélioration depuis que la France a officiellement reconnu, en 2024, la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision avait provoqué des tensions avec l’Algérie, mais a permis de relancer le dialogue franco-marocain après plusieurs années de refroidissement.
Un rapprochement malgré les controverses
Le président français Emmanuel Macron avait été accueilli en grande pompe à Rabat en octobre 2024, marquant la fin d’une période de trois ans marquée par des tensions diplomatiques, notamment liées à des soupçons d’espionnage et à des restrictions sur les visas. Cette visite s’était conclue par la signature d’un accord de partenariat exceptionnel et la signature de nombreux contrats économiques.
Lors de son déplacement à Rabat, Sébastien Lecornu a réaffirmé l’engagement des deux pays à renforcer leur collaboration, malgré les révélations récentes concernant l’utilisation présumée du logiciel espion Pegasus par le Maroc. Ces enquêtes, publiées par un consortium international, ont mis en lumière des pratiques d’espionnage touchant des personnalités politiques françaises et marocaines.
Le Maroc, qui nie toute implication dans ces affaires, a toujours dénoncé ces accusations comme infondées. Pourtant, ces révélations n’ont pas entamé la volonté des deux pays de consolider leurs liens économiques, sécuritaires et culturels.
Un nouveau chapitre s’ouvre entre la France et le Maroc : le Premier ministre Lecornu en visite officielle à Rabat
La visite de Sébastien Lecornu au Maroc marque un tournant dans les relations bilatérales, avec l’annonce de projets ambitieux pour renforcer la coopération politique, économique et sécuritaire entre les deux pays.
Une visite historique pour relancer une relation stratégique
Accueilli avec les honneurs militaires à l’aéroport de Rabat, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a lancé une série de rencontres de haut niveau avec les autorités marocaines. Cette visite, la première depuis plusieurs années, s’inscrit dans un contexte de réchauffement des relations entre Paris et Rabat, après des années de tensions liées notamment à des divergences sur des questions diplomatiques et sécuritaires.
Parmi les grands projets discutés, la possibilité d’une visite officielle du roi Mohammed VI en France et la signature d’un traité d’amitié entre les deux nations, un texte inédit censé sceller une nouvelle ère de partenariat. Ces annonces, encore en gestation, pourraient redéfinir les relations franco-marocaines dans les mois à venir.
Un partenariat économique et sécuritaire renforcé
Lecornu, accompagné de douze ministres dont Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Laurent Nunez (Intérieur), a ouvert une 15e rencontre de haut niveau entre les deux délégations. Cette instance de dialogue, inactive depuis 2019, a été qualifiée de « moment charnière » par le Premier ministre français. Les discussions ont porté sur des sujets clés tels que la sécurité régionale, la lutte contre le terrorisme et les enjeux africains, où les deux pays partagent des intérêts communs face à la menace djihadiste au Sahel.
Aziz Akhannouch, chef du gouvernement marocain, a salué l’« accélération de la mise en œuvre des engagements souscrits » lors du précédent partenariat, signé en 2024. Il a également évoqué la nécessité de « préparer les prochaines étapes » pour concrétiser les ambitions partagées.
Des défis persistants malgré une dynamique positive
Malgré cette embellie, des questions sensibles persistent. Les récentes révélations concernant l’utilisation présumée du logiciel espion Pegasus par le Maroc ont ravivé des tensions. Plusieurs médias internationaux ont accusé Rabat d’avoir infiltré les téléphones de personnalités françaises et étrangères, une allégation catégoriquement démentie par les autorités marocaines. Sébastien Lecornu, alors ministre, aurait été ciblé lors de cette affaire, sans que cela n’entrave la reprise du dialogue.
La visite, initialement prévue pour inclure une conférence de presse conjointe, s’est finalement conclue par des déclarations limitées aux journalistes, sans espace pour les questions. Un choix qui souligne la prudence des deux parties dans la gestion de cette nouvelle phase de leurs relations.
Une coopération régionale au cœur des échanges
Les deux pays ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur collaboration en Afrique, notamment dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Sébastien Lecornu a proposé de faire du Maroc un « port d’amarrage » pour les relations entre le royaume et l’Union européenne, une proposition qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives géopolitiques.
Le roi Mohammed VI a, quant à lui, salué dans un message adressé au président français la « consolidation des relations privilégiées » entre les deux nations, à l’occasion du 14-Juillet.
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