Catégorie : A la Une

  • Sénégal : le président Faye annonce un référendum sur la réforme constitutionnelle

    Sénégal : le président Faye annonce un référendum sur la réforme constitutionnelle

    Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, a annoncé sa volonté de soumettre à référendum le projet de révision de la Constitution actuellement débattu à l’Assemblée nationale, si les députés l’adoptent. Cette réforme, soutenue par la majorité parlementaire, vise à rééquilibrer les pouvoirs entre les institutions et à réduire les attributions présidentielles.

    La décision a été communiquée lundi 29 juin par le garde des Sceaux sénégalais, Moussa Sarr, lors d’une séance à l’Assemblée nationale. Selon ses déclarations, le chef de l’État a informé le président de l’institution parlementaire de son choix de recourir à l’article 103 de la Loi fondamentale, lequel autorise la soumission d’une révision constitutionnelle au suffrage direct des citoyens.

    Le texte en discussion ambitionne de modifier l’équilibre institutionnel du Sénégal en renforçant le rôle des différentes composantes de l’État. Il prévoit un partage plus équilibré des compétences entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, avec pour conséquence une limitation de certaines prérogatives traditionnellement dévolues au président de la République.

    Des tensions au sein de l’exécutif

    La réforme est soutenue par la majorité parlementaire issue du camp du premier ministre Ousmane Sonko, dont le parti domine l’Assemblée nationale. Elle intervient toutefois dans un climat politique marqué par des dissensions entre les deux principaux dirigeants de l’exécutif sénégalais.

    Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, alliés de longue date, sont arrivés au pouvoir après l’élection présidentielle de mars 2024, qui a constitué une alternance politique majeure dans le pays. Depuis plusieurs mois, des divergences sont apparues entre les deux hommes sur différents dossiers, suscitant des interrogations sur la cohésion au sein du sommet de l’État.

    Le recours au référendum permet au président Faye d’éviter une adoption définitive de la réforme par la seule voie parlementaire et de solliciter directement l’approbation des citoyens. La consultation populaire devra donc déterminer l’avenir d’un projet présenté par ses promoteurs comme une étape vers une nouvelle organisation des institutions sénégalaises.

  • Sonara : un bluff à 700 milliards pour berner Paul Biya ?

    Sonara : un bluff à 700 milliards pour berner Paul Biya ?

    Sept années se sont écoulées depuis l’incendie qui a ravagé la Sonara. Lundi 29 juin 2026, son directeur général a pris la parole devant les médias internationaux pour annoncer solennellement la renaissance de la société. Pourtant, beaucoup s’attendaient à la signature d’un protocole d’accord avec un partenaire financier. Au lieu de cela, une simple déclaration a été faite à l’issue d’une réunion organisée par quatre ministres. L’objectif ? Évaluer le coût de la reconstruction et son mode de financement, avant même de prospecter sur le marché pour trouver des investisseurs.

    Le modèle de financement retenu est le Design-Build-Finance-Maintain (DBFM). Ce système combine conception, réalisation, financement et maintenance des infrastructures. Si sept ans après le sinistre on en est seulement là, combien de temps faudra-t-il pour dénicher un partenaire ? Celui-ci, selon les pratiques camerounaises, signera un accord avant de se tourner vers les banques pour obtenir les fonds. Un schéma déjà observé avec les partenaires miniers, contrairement à ce qui se fait ailleurs.

    L’ombre de la SNH et de Nathalie Moudiki

    ​Le timing de cette communication interpelle. Elle survient peu après que le patronat camerounais, par la voix de son président Célestin Tawamba, a félicité la SNH pour la construction de la nouvelle raffinerie de Kribi. Ce projet, mené avec brio par Nathalie Moudiki, a été salué dans un média international.

    Les enjeux des nominations en pleine lumière

    ​En réalité, cette annonce ressemble à une manœuvre destinée à bluffer le président de la République, alors qu’il se trouve en Suisse et réévalue le travail de ceux qu’il a nommés pour le servir et servir le peuple. Dans sa communication, la Sonara mentionne une unité d’hydrocracking qui permettrait de raffiner le pétrole camerounais. Or, ce projet était déjà en cours avant l’incendie et est déjà inclus dans la raffinerie de Kribi.

    Le sabotage de la raffinerie de Kribi

    “Lorsque vous voyez des lanceurs d’alertes dans l’ombre s’attaquer à certaines personnalités impliquées dans des projets, réfléchissez. Depuis hier, Boris Bertolt multiplie les publications incendiaires contre le projet de raffinerie de la SNH, avec des affirmations sans fondement visant à ternir l’image de Nathalie Moudiki. Pourquoi saboter le projet de la raffinerie de Kribi le jour même où la Sonara refait surface ? Pourtant, à la SNH, on salue l’action de cette société historique.

    ​En ce qui concerne la réhabilitation de la Sonara, en 2020, une forte délégation du géant russe Lukoil a été reçue à Yaoundé avec une proposition de reconstruction et d’installation d’équipements modernes. Le gouvernement n’a donné aucune suite favorable. Les tenants du régime, favorables aux importations via les traders, avancent des raisons de souveraineté pour justifier le rejet des partenaires potentiels. Pourtant, la plus grande raffinerie de pétrole d’Afrique, située chez le deuxième plus gros producteur africain, est privée. La raffinerie de Dangote n’appartient pas à l’État nigérian, mais elle raffine plus de 60 % du pétrole issu des puits du pays.

    ​Pourquoi le modèle de la SNH (gaz) n’est-il pas appliqué à la Sonara (pétrole) ? La grande raffinerie de Lobito en Angola est construite par la Chine, celle de Copperbelt en Zambie également. La première raffinerie de pétrole de l’Ouganda est construite par les Russes, et un autre projet est en cours au Congo. Camerounais, prions le Seigneur.

  • Pont de Malombo : les accès presque terminés, une avancée majeure pour le Nyong-et-Kellé

    Pont de Malombo : les accès presque terminés, une avancée majeure pour le Nyong-et-Kellé

    Au 29 juin 2026, les travaux de construction des voies d’accès au pont sur le fleuve Nyong à Malombo, dans le Nyong-et-Kellé, sont en phase de finition. Après l’achèvement de la chaussée, l’entreprise CFHEC a entamé les travaux de signalisation.

    Les voies d’accès au pont de Malombo sont quasiment achevées. L’entreprise a récemment débuté la signalisation et des opérations d’assainissement sont en cours. Ces accès, d’une longueur totale de 960 mètres répartis sur les deux rives, comportent une chaussée de 2×3,5 mètres avec des accotements de 1,5 mètre de chaque côté.

    La structure de la chaussée se compose d’une couche de fondation en grave latéritique de 25 cm, d’une couche de base en grave concassée 0/31,5 de 20 cm et d’une couche de roulement en béton bitumineux de 5 cm. Pour l’ouvrage lui-même, les finitions sont également en cours.

    Selon les responsables du ministère des Travaux publics, le pont sur le Nyong à Malombo sera livré avant les délais contractuels, soit environ huit mois plus tôt que prévu. Au 11 juin, le fleuve Nyong a vu ses eaux se retirer pour laisser passer l’ouvrage de 160 mètres, dont la chaussée n’attend plus que la signalisation. Les travées, achevées depuis plusieurs mois, soutiennent désormais un ouvrage mixte bipoutre acier-béton qui permettra aux riverains de traverser en toute sécurité.

    L’entreprise CFHEC va maintenant se concentrer sur la finalisation des travaux avant la livraison du projet, sous l’expertise de la mission de contrôle du groupement INTEGC/GENERAL ENGINEERING. Le maître d’ouvrage, le ministre des Travaux publics, a assuré un suivi rigoureux tout au long du chantier.

    Le projet n’a pas été mené sans difficultés : débats sur l’emplacement de la base-vie, acclimatation difficile du personnel, vols de carburant, actions riveraines hostiles, retards de paiement, pluies diluviennes et crues du fleuve. Malgré ces obstacles, l’entreprise a tenu son engagement de livrer l’ouvrage avant la date prévue, comme l’avait demandé le maître d’ouvrage.

  • Natitingou célèbre la Journée mondiale des réfugiés 2026 avec un engagement renouvelé

    Natitingou célèbre la Journée mondiale des réfugiés 2026 avec un engagement renouvelé

    Les festivités officielles de la Journée mondiale des réfugiés, édition 2026, se sont déroulées le samedi 20 juin 2026 à la Maison des jeunes de la ville de Natitingou.

    La cérémonie d’ouverture a été dirigée par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Monsieur Djibril MAMA CISSE, accompagné de Madame Aminatou SAR, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Bénin, et de Monsieur Thomas WYLLIE, Directeur Adjoint régional du Haut-Commissariat pour les réfugiés en Afrique de l’Ouest. L’événement a inclus des discours, une visite de stands d’exposition présentant des activités génératrices de revenus menées par des réfugiés, ainsi qu’une plantation symbolique d’arbres.

    Sous le thème international « Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité », cette journée a invité à réfléchir sur la situation des réfugiés et demandeurs d’asile. Le Bénin accueille actuellement 29.000 réfugiés et demandeurs d’asile, ainsi que 14.000 personnes en attente de l’obtention du statut de réfugié.

    Madame Aminatou SAR a souligné que ces chiffres reflètent la pression exercée sur le pays, mais aussi l’engagement du gouvernement et du peuple béninois à offrir asile et protection. Elle a réaffirmé la mobilisation constante du Système des Nations Unies aux côtés du Bénin pour protéger les personnes déplacées, garantir l’accès à l’alimentation, aux soins, à l’éducation et fournir un soutien psychosocial.

    Pour Monsieur Djibril MAMA CISSE, cette célébration est une occasion de réaffirmer la solidarité envers ceux contraints de quitter leur foyer à cause de persécutions, conflits ou violences. Le thème de l’année rappelle que la protection des réfugiés est une responsabilité partagée, nécessitant solidarité, humanité et coopération entre organisations internationales et communautés. Il a assuré que le Bénin garantit cette protection via un cadre juridique et institutionnel renforcé, offrant aux réfugiés un accès aux services essentiels tels que la santé, l’éducation, l’emploi et la protection sociale.

    Malgré le contexte sécuritaire, le ministre a réaffirmé l’attachement du Bénin au droit d’asile et au principe de non-refoulement, estimant que l’impératif de sécurité nationale et les exigences de protection internationale peuvent être conciliés grâce à des mécanismes efficaces d’identification, d’enregistrement et de contrôle des réfugiés et demandeurs d’asile.

    La cérémonie a également été marquée par les interventions de Monsieur Thomas WYLLIE, du premier adjoint au maire de Natitingou, Monsieur Norbert Tido N’DAH, et du porte-parole des réfugiés, Monsieur Albert NACOULMA. Ce dernier a réitéré l’engagement des réfugiés à respecter les lois béninoises et à contribuer à la cohésion sociale.

    Les festivités se sont conclues par la mise en terre de plants d’arbres et d’autres activités.

  • Nigeria : une attaque de Boko Haram dans un lycée de Lassa fait un mort et plusieurs élèves enlevés

    Nigeria : une attaque de Boko Haram dans un lycée de Lassa fait un mort et plusieurs élèves enlevés

    Une incursion armée dans un établissement scolaire de la localité de Lassa, situé dans l’État de Borno au nord-est du Nigeria, a conduit à l’enlèvement de nombreux élèves. Les assaillants, identifiés comme des combattants de Boko Haram, ont frappé tôt le matin alors qu’une épreuve de biologie se déroulait.

    Les hommes armés, arrivés à moto, ont profité de l’affluence générée par le marché hebdomadaire pour pénétrer dans le lycée public. Ils ont rapidement encerclé les salles de classe et emmené de force un grand nombre d’étudiants.

    Le porte-parole de la police de l’État de Borno, Nahum Kenneth Daso, a confirmé l’attaque. Selon son rapport, un enseignant a trouvé la mort lors de l’assaut, tandis que plusieurs élèves ont été emmenés par les assaillants.

    Les forces de sécurité nigérianes ont immédiatement lancé une opération de poursuite. Le commandant adjoint de l’opération Hadin Kai, Mohammed Musa Goni, a annoncé qu’un militaire avait été tué dans un affrontement près de la localité de Daggu. Il a également fait état de la libération de dix élèves, dont l’état de santé est jugé satisfaisant et qui bénéficient d’un suivi médical et psychologique. Les recherches se poursuivent pour retrouver les autres otages et arrêter les responsables.

    Boko Haram mène une insurrection armée dans le nord-est du Nigeria depuis le début des années 2000. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2009. Le groupe a étendu ses attaques au Cameroun, au Tchad et au Niger, où les violences dans le bassin du lac Tchad ont causé la mort d’au moins 2 000 personnes et poussé des centaines de milliers de civils à fuir.

  • Le plaidoyer de Cabral Libii pour sortir de la peine de mort au Cameroun

    Présent à Paris au 9e Congrès mondial contre la peine de mort, le député camerounais Cabral Libii a porté une voix mesurée en faveur d’une abolition progressive de la peine capitale dans son pays.

    « Une société démocratique véritable est précisément celle qui parvient à concilier la protection de la vie, l’exigence de justice, la sécurité des citoyens et le respect de l’État de droit. Le défi est non seulement d’abolir la peine de mort, mais il est aussi de construire des institutions suffisamment fortes pour que la justice inspire confiance sans avoir besoin de recourir à l’irréversible« , a déclaré Cabral Libii.

    Le parlementaire a rappelé que le Cameroun, bien qu’il n’ait pas aboli la peine de mort dans ses textes, n’a procédé à aucune exécution depuis 1997. Cette situation, a-t-il souligné, fait du pays un État abolitionniste de fait. Lors de son intervention, il a partagé plusieurs arguments clés :

    • La protection de la vie est une valeur fondamentale. La communauté internationale, majoritairement, évolue vers une réduction du recours à la peine capitale. Par ailleurs, exécuter un condamné empêche toute forme de repentance, de réparation d’erreurs judiciaires et de prise de conscience durable.
    • Chaque État avance selon son propre contexte historique, culturel et sécuritaire. Une abolition durable ne peut naître que d’un processus démocratique interne, soutenu par les institutions et accepté par la société. C’est pourquoi la sensibilisation des masses et le rôle des élus et de la société civile sont essentiels.
    • Malgré la présence de la peine de mort dans le droit positif, le Cameroun observe un moratoire de fait depuis près de trente ans sur les exécutions. Cette évolution mérite d’être soulignée avec optimisme.
    • La lutte contre la criminalité repose avant tout sur la qualité de la justice : une justice indépendante, impartiale, efficace et respectueuse des droits fondamentaux est plus dissuasive que la seule sévérité des peines.
    • La progression des droits fondamentaux s’inscrit dans un mouvement mondial, mais doit être adaptée aux réalités nationales pour garantir sa légitimité.

    « Le débat sur la peine de mort ne saurait opposer les défenseurs des droits de l’homme aux défenseurs de la sécurité ou de la rigidité judiciaire. Une société démocratique véritable est précisément celle qui parvient à concilier la protection de la vie, l’exigence de justice, la sécurité des citoyens et le respect de l’État de droit« , a conclu Cabral Libii.

  • André Luther Meka fustige le niveau de français de Mamadou Mota : un ‘massacre’ de la langue de Molière

    André Luther Meka fustige le niveau de français de Mamadou Mota : un ‘massacre’ de la langue de Molière

    Le communicant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), André Luther Meka, s’est indigné du niveau de langue affiché par le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Mamadou Mota.

    La sortie médiatique de Mamadou Mota, dimanche 28 juin 2026, sur le plateau de l’émission « La Vérité en face » diffusée par Equinoxe TV, a provoqué une vive réaction de la part du responsable de la communication du Rdpc.

    Dans une publication sur ses réseaux sociaux, André Luther Meka a exprimé son écœurement face à ce qu’il considère comme une défiguration de la langue française. Il écrit notamment : « J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt l’émission « La vérité en face » de Équinoxe TV dans la plateforme YouTube. Je suis outré par le massacre du français de Mamadou Mota et son impertinence dans la morphosyntaxe et la maîtrise des concepts. Un véritable jeu de massacre de la langue de Ronsard et de Lamartine. C’est le paroxysme de la médiocrité qui a été exposé dimanche dernier devant le petit écran. Saperlipopette ! »

    Lors de cette intervention télévisée, Mamadou Mota plaidait pour le retour de Maurice Kamto à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), en dépit des contestations internes portées par certains cadres du parti, notamment Willy Mengue.

  • Bénin et Union européenne : un partenariat renforcé pour un avenir durable

    Bénin et Union européenne : un partenariat renforcé pour un avenir durable

    L’Union européenne et le Bénin consolident leur coopération autour de trois axes majeurs : l’économie, la sécurité et la durabilité. Le 24 juin 2026, à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a reçu le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni. Lors de cet entretien, elle a réaffirmé l’engagement de l’UE envers des relations bilatérales solides, fondées sur la confiance réciproque, la prévisibilité et des investissements à long terme.

    Les deux parties partagent des objectifs communs : éradiquer la pauvreté, promouvoir un développement durable et inclusif, et maintenir la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest. Elles souhaitent aussi transformer cette vision en actions concrètes. À cette fin, les deux dirigeants ont exprimé leur volonté d’approfondir leur partenariat et d’accélérer la coopération dans le cadre de la stratégie Global Gateway.

    « Le Bénin est un partenaire clé de l’Union européenne en Afrique de l’Ouest, a déclaré Ursula von der Leyen. C’est une relation bâtie sur la confiance mutuelle et la détermination à améliorer la qualité de vie pour tous. C’est toute l’essence de Global Gateway. Ensemble, au Bénin, nous investissons dans les infrastructures de transport et d’énergie, dans les compétences et l’accès au financement, pour créer des opportunités et construire un avenir durable. Le meilleur est à venir ! »

    Trois priorités de coopération ont été présentées lors de cette rencontre :

    • Transformation économique et innovation : soutenir la croissance, l’industrialisation et l’emploi, notamment via le développement des corridors économiques autour du port de Cotonou, l’appui à la transformation locale des chaînes de valeur agricoles, et le renforcement de la formation professionnelle pour les jeunes.
    • Développement territorial et sécurité dans le nord du Bénin : renforcer la résilience des communautés locales, la stabilité régionale et le développement économique. De nouvelles actions viendront épauler les investissements déjà en place dans les infrastructures locales, l’accès aux services de base, les opportunités économiques pour les communautés frontalières, et les initiatives de prévention de l’extrémisme violent dans les départements septentrionaux.
    • Finance durable : mobiliser davantage de capitaux privés pour des infrastructures durables grâce à l’initiative mondiale « Global Green Bond Initiative » de l’UE. Celle-ci vise à faciliter le financement de projets verts dans les énergies renouvelables, les transports et l’agriculture durables, via l’émission d’obligations vertes.

    Les deux responsables ont également fait le point sur la coopération en cours, saluant les progrès de la Global Green Bond Initiative, qui ambitionne de mobiliser jusqu’à 20 milliards d’euros de capitaux privés pour des infrastructures durables dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Grâce à ce soutien, le Bénin figure parmi les pays les mieux placés pour bénéficier de cet instrument.

    Ursula von der Leyen a réitéré l’engagement de l’UE à accompagner le développement du nord du Bénin. Avec ce partenariat renforcé, l’Union européenne entend aider le Bénin à devenir un pôle régional de croissance durable, de connectivité et d’investissement, au profit de toute sa population.

  • Ebola s’étend au Haut-Uélé : une quatrième province congolaise touchée

    Ebola s’étend au Haut-Uélé : une quatrième province congolaise touchée

    L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo s’étend désormais à une quatrième province : le Haut-Uélé. Jusqu’ici, l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu étaient les seules zones touchées. Vingt cas et deux décès ont été recensés en Ouganda voisin.

    Le Haut-Uélé, frontalier du Soudan du Sud et de la République centrafricaine, devient le nouveau foyer de propagation. Selon les autorités sanitaires, une personne infectée a voyagé depuis l’Ituri vers cette région, y important le virus. Le malade est décédé.

    Depuis le début de l’épidémie déclarée en mai, 1.274 personnes ont été contaminées et 360 ont succombé. L’Ituri reste l’épicentre de la crise, mais la maladie gagne du terrain malgré les efforts des équipes de riposte.

    Les autorités sanitaires tentent de retracer la chaîne de transmission et d’identifier les cas contacts. Dans de nombreux cas, la contagion a eu lieu lors de rites funéraires, où la dépouille d’une victime d’Ebola reste extrêmement contagieuse.

    Sur le terrain, les travailleurs humanitaires font face à une forte méfiance des communautés. Ils organisent des enterrements respectant des mesures sanitaires strictes pour éviter tout contact avec les corps. Mais en RDC comme ailleurs en Afrique, les rites funéraires durent plusieurs jours, et les proches touchent habituellement le défunt.

    Violences et insécurité compliquent la riposte

    Des incidents ont éclaté dans plusieurs centres de santé ces dernières semaines, souvent provoqués par des membres de communautés en colère venus réclamer les dépouilles de leurs proches. Le Haut-Uélé partage les mêmes caractéristiques que l’Ituri : terres riches en or, situées aux confins de plusieurs pays, ce qui favorise les échanges et le transit, donc la propagation du virus.

    Ces régions sont également en proie aux violences de groupes armés. En Ituri, des massacres perpétrés par des milices communautaires ou par le groupe ADF (affilié à l’État islamique) se produisent régulièrement depuis une dizaine d’années. Les ADF ont récemment mené des incursions dans le Haut-Uélé, déjà troublé par des violences de groupes venus des pays voisins.

    Ce contexte sécuritaire complique le déploiement de la réponse sanitaire, lancée avec retard. Humanitaires et scientifiques estiment que les autorités ont tardé à détecter le virus. Des éléments d’enquête épidémiologique suggèrent que les premiers décès suspects remonteraient à janvier.

    En Ituri, les efforts ont été renforcés récemment, mais les structures de santé manquent encore d’équipements de base comme des kits de protection et du chlore. La RDC fait partie des pays les plus pauvres du monde.

    Les centres de traitement Ebola, montés avec l’OMS et des ONG, sont saturés : le taux d’occupation dépasse 138 %, selon l’Institut national de santé publique. À ce jour, 78 soignants ont été contaminés, dont 18 sont décédés.

    Experts et responsables sanitaires s’accordent à dire que le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint, plus de six semaines après la déclaration officielle. La crise pourrait durer entre six mois et un an. Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique ces 50 dernières années.

    L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades entre 2018 et 2020.

  • Ligue 1 : l’amendement pour un match gratuit rejeté par l’Assemblée nationale

    Ligue 1 : l’amendement pour un match gratuit rejeté par l’Assemblée nationale

    Les fans de football devront prendre leur mal en patience. Lundi soir, l’Assemblée nationale a rejeté un amendement visant à diffuser gratuitement un match de Ligue 1 chaque week-end.

    Adopté en commission quelques semaines plus tôt, cet amendement devait s’inscrire dans la proposition de loi sur la réforme du sport professionnel. Il prévoyait de confier à une chaîne la diffusion d’un match de Ligue 1 par journée de championnat.

    Les députés favorables à cette mesure souhaitaient rendre le football français plus accessible. Selon l’exposé des motifs, la multiplication des diffuseurs et des abonnements éloignait une partie du public des compétitions nationales. Ils proposaient de créer un lot spécifique lors des futurs appels d’offres, permettant à une chaîne de retransmettre une partie du championnat chaque week-end. Les défenseurs de l’amendement estimaient aussi qu’une telle exposition pourrait réduire le piratage. Cette initiative arrivait alors que les supporters doivent jongler avec plusieurs offres pour suivre l’intégralité de la Ligue 1.

    Cette proposition ne faisait pas l’unanimité dans le monde du football professionnel. Plusieurs dirigeants et la Ligue de football professionnel craignaient qu’un match gratuit chaque semaine n’affaiblisse la valeur des droits télévisés. Pour les clubs, déjà touchés par une baisse des revenus audiovisuels ces dernières années, la dimension économique restait cruciale. Une diffusion en clair aurait nécessité la création d’un lot supplémentaire lors des enchères, sans certitude sur les recettes additionnelles. Le rejet de l’amendement signifie qu’à court terme, rien ne change pour la retransmission de la Ligue 1. La plateforme Ligue 1+ conserve l’intégralité des affiches. Même si le dossier semble clos pour l’instant, la question de l’accessibilité du football français pourrait revenir sur le devant de la scène lors des prochaines négociations sur les droits télévisés.

  • RDC : l’ONU sonne l’alerte sur des violences d’une ‘gravité exceptionnelle’ à l’est

    RDC : l’ONU sonne l’alerte sur des violences d’une ‘gravité exceptionnelle’ à l’est

    RDC. L’ONU alerte sur des violences à l’est du pays, déplorant une situation d’une "gravité exceptionnelle"

    Le lundi 29 juin, à Genève, une commission d’enquête indépendante mandatée par l’ONU a reçu des informations alarmantes concernant la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Elle fait état de violences d’une « gravité exceptionnelle », incluant des violences sexuelles, des exécutions sommaires et le recrutement forcé d’enfants.

    Situation humanitaire en détérioration

    Présentant ses conclusions devant le Conseil des droits de l’homme, la commission a recueilli des témoignages qui révèlent une aggravation marquée de la crise dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les populations y sont décrites comme « vulnérables et sans protection », alors que le conflit s’intensifie et que les institutions étatiques s’affaiblissent. Selon le président de la commission, Arnauld Akodjenou, « les informations portées à notre attention font état d’une situation d’une gravité exceptionnelle ». Il a précisé que les enquêteurs ont entendu « des témoignages profondément préoccupants » concernant les enfants, les violences sexuelles liées au conflit – y compris l’esclavage sexuel –, le recrutement forcé, les homicides illégaux, les arrestations arbitraires, ainsi que les attaques contre les écoles et les centres de santé.

    Enquête en cours et appel à l’action

    Créée par le Conseil des droits de l’homme, cette commission enquête sur les violations présumées du droit international humanitaire et des droits humains dans les deux provinces orientales de la RDC. Elle souligne que ses investigations n’en sont qu’à un stade préliminaire et qu’elle ne peut encore se prononcer « sur la nature ou l’ampleur des violations, ni de tirer des conclusions définitives ». Cependant, elle indique avoir également reçu des informations sur des entraves à l’accès humanitaire, des mauvais traitements dans les lieux de détention, ainsi que des menaces contre les défenseurs des droits humains et les journalistes qui documentent les abus. Les experts appellent toutes les parties au conflit à garantir un accès humanitaire « sûr, rapide et sans entrave » et exhortent les autorités congolaises et la communauté internationale à soutenir des enquêtes « crédibles et indépendantes » et à renforcer la protection des civils. Arnauld Akodjenou a conclu : « Les souffrances portées à notre attention appellent plus que de la préoccupation. Elles exigent une attention soutenue, une enquête rigoureuse et un engagement international déterminé. »

  • Lutte contre la corruption au Gabon : l’ONU ausculte les réformes de la Ve République

    Lutte contre la corruption au Gabon : l’ONU ausculte les réformes de la Ve République

    Le Gabon accueille depuis le 29 juin à Libreville la mission d’évaluation du deuxième cycle du Mécanisme d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC). Pendant trois jours, experts internationaux, responsables gabonais et institutions nationales examinent les dispositifs de prévention de la corruption et de recouvrement des avoirs. Pour le vice-président du gouvernement Hermann Immongault, le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) Nestor Mbou et le point focal national de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) Séraphin Ondoumba, cette évaluation représente une étape cruciale pour consolider la gouvernance de la Ve République.

    Le Gabon poursuit un nouvel exercice international visant à évaluer les avancées dans la lutte contre la corruption. Lancée le 29 juin à Libreville, la mission d’évaluation du deuxième cycle du Mécanisme d’examen de la CNUCC rassemble des représentants de l’ONUDC, des experts du Tchad et de la Libye, ainsi que toutes les administrations concernées.

    Lors de la cérémonie d’ouverture, le vice-président du gouvernement Hermann Immongault a souligné que « la qualité de la gouvernance est devenue l’un des premiers déterminants du développement, de la stabilité des institutions et de la confiance des citoyens », faisant de cette évaluation un rendez-vous stratégique pour la crédibilité internationale du Gabon.

    La lutte contre la corruption au cœur des réformes de la Ve République

    Hermann Immongault a rappelé que la lutte contre la corruption est désormais un pilier de la transformation engagée depuis l’avènement de la Ve République. « Depuis l’avènement de la Cinquième République, le Gabon a engagé une transformation profonde de son action publique. Cette transformation repose sur une exigence simple mais fondamentale : restaurer durablement la confiance entre l’État et les citoyens en consolidant des institutions plus transparentes, plus responsables et davantage orientées vers les résultats », a-t-il déclaré.

    Le vice-président a également insisté sur le fait que la corruption ne menace pas seulement les finances publiques. « Elle affaiblit les institutions, fragilise le contrat de confiance entre les citoyens et l’État, décourage l’investissement, ralentit la croissance et nourrit les inégalités », a-t-il ajouté. Selon lui, la transparence est devenue un facteur de compétitivité économique. « La bonne gouvernance n’est donc plus seulement un idéal démocratique ; elle constitue désormais un avantage stratégique pour les nations qui aspirent à une croissance durable et à une prospérité partagée », a-t-il précisé.

    Nestor Mbou : « Le Gabon s’inscrit dans une profonde transformation institutionnelle »

    Le président de la CNLCEI, Nestor Mbou, a situé cette mission d’évaluation dans le cadre des réformes engagées par les plus hautes autorités de l’État. « La présente mission revêt une importance particulière pour la République gabonaise. Elle intervient dans un contexte marqué par une profonde dynamique de transformation institutionnelle portée par les plus hautes autorités de l’État et de renforcement de la redevabilité dans la gestion des affaires publiques », a-t-il affirmé.

    Il a rappelé les orientations fixées par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de son discours devant le Parlement réuni en Congrès le 15 juin dernier. Citant le chef de l’État : « Avant le coup de libération du 30 août 2023, la corruption endémique, le clientélisme et une mauvaise gouvernance érigée en principe coexistaient avec un niveau de pauvreté élevé. »

    Pour Nestor Mbou, cette déclaration traduit une volonté politique claire de s’attaquer aux causes profondes des dysfonctionnements qui ont longtemps fragilisé l’action publique. Il a également évoqué une autre orientation majeure : « Désormais, notre pays mérite des institutions fortes, crédibles, une gouvernance assainie, plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains, des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’État de droit. » Selon lui, ces orientations constituent désormais « le fondement de l’action des institutions publiques engagées dans la prévention et la lutte contre la corruption ».

    Séraphin Ondoumba appelle à un exercice de vérité et de coopération

    En tant que point focal national de l’ONUDC, Séraphin Ondoumba a souhaité la bienvenue aux experts internationaux, saluant l’esprit de coopération qui caractérise cette mission. « Pour la République Gabonaise, cet exercice revêt une importance particulière. Il traduit l’engagement constant de notre pays à respecter les obligations découlant de la Convention des Nations Unies contre la corruption et à renforcer les mécanismes nationaux de prévention, de détection et de répression des actes de corruption », a-t-il indiqué.

    Il a précisé que les travaux porteront principalement sur les mesures préventives et le recouvrement des avoirs, deux aspects essentiels pour renforcer l’État de droit et protéger les ressources publiques. Il a également appelé l’ensemble des administrations mobilisées à faire de ce « dialogue-direct » un « moment de vérité, de progrès et d’engagement renouvelé au service de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’intérêt général ».

    Trois jours pour évaluer les progrès et renforcer la coopération internationale

    Au-delà de l’examen des textes, les autorités gabonaises souhaitent faire de cette mission un véritable espace d’amélioration des politiques publiques. Comme l’a souligné Nestor Mbou, « il ne s’agit pas simplement d’évaluer un dispositif juridique ou institutionnel, mais également d’identifier les bonnes pratiques, de reconnaître les progrès accomplis, de mesurer les défis qui subsistent et de bénéficier de recommandations concrètes pour accélérer la mise en œuvre de notre stratégie ».

    Pendant trois jours, les experts internationaux échangeront avec les administrations, les juridictions, les autorités administratives indépendantes, les organes de contrôle et les représentants de la société civile afin d’évaluer le niveau d’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption.

    À travers cette évaluation, le Gabon entend démontrer que la lutte contre la corruption ne relève plus uniquement d’un impératif juridique, mais constitue désormais un axe stratégique de gouvernance, de modernisation de l’État et de renforcement de son attractivité auprès des investisseurs et des partenaires internationaux.