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  • Togo : les inondations saisonnières et les attentes de renouveau politique

    Togo : les inondations saisonnières et les attentes de renouveau politique

    Au Togo, chaque retour de la saison des pluies semble reproduire un schéma désormais familier. Les artères se transforment en cours d’eau, les quartiers populaires se retrouvent sous les eaux, les habitations sont envahies et les familles doivent affronter seules les conséquences matérielles. Pour une large part de la population, ces épisodes ne constituent plus des phénomènes exceptionnels mais une fatalité saisonnière.

    Après plus de six décennies de gouvernance par la famille Gnassingbé, une frange croissante de la société estime que le pays nécessite une réorientation politique. Malgré les promesses répétées au fil des mandats, les préoccupations quotidiennes demeurent inchangées : chômage élevé, inflation persistante, pauvreté endémique et perspectives limitées, notamment pour la jeunesse.

    L’arrivée des pluies ranime également les critiques sur l’état des infrastructures. Dans de nombreux quartiers, les réseaux de drainage restent insuffisants, les chaussées deviennent rapidement impraticables et les inondations entraînent des pertes matérielles considérables. De nombreux citoyens déplorent le manque d’investissements durables dans les équipements publics capables d’atténuer ces catastrophes récurrentes.

    Dans ce contexte, des représentants de l’opposition et de la société civile accusent le pouvoir en place de favoriser les intérêts d’une élite proche du régime, tandis que les difficultés économiques de la majorité s’aggravent. Ils estiment que les ressources publiques devraient prioritairement être allouées à l’amélioration des conditions de vie, au développement des infrastructures, à la création d’emplois et à la protection des plus vulnérables, plutôt qu’au maintien d’un système politique installé depuis des décennies.

    Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle saison des pluies risque une fois de plus de mettre en lumière les carences des politiques publiques en matière d’aménagement urbain et de prévention des risques. En l’absence de réformes structurelles et d’investissements adaptés, ce sont encore les ménages les plus modestes qui supporteront le poids des conséquences.

    Alors que les difficultés s’accumulent, une part grandissante de l’opinion considère que le pays a besoin d’un renouvellement de sa gouvernance afin de répondre plus efficacement aux attentes sociales, économiques et environnementales des Togolais.

  • Gabon : Oligui Nguema mise sur le dialogue pour redresser la SEEG

    Gabon : Oligui Nguema mise sur le dialogue pour redresser la SEEG

    Libreville, mardi 30 juin 2026 – Face à une entreprise devenue le symbole des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité au Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi une méthode rarement employée dans la gestion des crises publiques. Au lieu de communiquer à distance ou par voie de communiqués, le chef de l’État s’est rendu au Centre de formation Jean Violas d’Owendo pour échanger directement avec les agents de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG).

    Pendant près de trois heures, il a écouté, questionné, recadré et défini une feuille de route. Cette initiative marque un tournant dans le traitement d’un dossier devenu crucial pour l’avenir économique et social du pays.

    Organisée lundi à la demande des employés, cette rencontre intervient alors que la qualité des prestations de la SEEG suscite depuis des années la colère des usagers. Coupures d’électricité récurrentes, pénuries d’eau, réseaux vieillissants et interrogations sur la gestion de l’entreprise ont placé la question énergétique au cœur du débat national.

    Au-delà d’un simple échange institutionnel, cette démarche présidentielle traduit une volonté de rétablir un dialogue direct entre les décideurs et le personnel de terrain, afin d’identifier les causes profondes des dysfonctionnements et d’accélérer les solutions.

    Des échanges francs sur les difficultés de la SEEG

    Les discussions ont permis aux agents d’exposer sans filtre les réalités quotidiennes : dysfonctionnements accumulés, problèmes d’organisation, contraintes techniques et lacunes managériales ont été abordés avec honnêteté.

    D’après les informations recueillies lors de cette séance, les employés ont eux-mêmes reconnu qu’un redressement durable de l’entreprise ne pourra se faire sans une remise en question collective. Ils ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation générale, d’une évolution des pratiques et d’un engagement renforcé à tous les niveaux.

    Cette prise de conscience interne constitue un signal fort. Elle montre que le débat ne porte plus uniquement sur les investissements ou les infrastructures : il touche aussi à la gouvernance, à l’organisation du travail et à la culture de performance.

    Pour de nombreux observateurs, cette séquence marque une rupture avec une logique où les responsabilités étaient souvent rejetées sur l’État ou les contraintes techniques. Elle ouvre la voie à une approche plus globale du redressement.

    La gouvernance au cœur de la réforme

    En prenant acte des constats formulés, le président de la République a placé la gouvernance au centre de son intervention. Son message a été clair : aucune réforme ne portera ses fruits sans rigueur, transparence, responsabilité et primauté de l’intérêt général.

    À travers cette prise de position, le chef de l’État a rappelé que la modernisation de la SEEG ne dépend pas seulement des financements ou des projets d’infrastructures. Elle repose aussi sur la qualité du management et la capacité des responsables à assumer pleinement leurs missions.

    Cette exigence de redevabilité intervient à un moment où les autorités multiplient les réformes pour renforcer l’efficacité des services publics. Dans le cas de la SEEG, il s’agit de reconstruire la confiance entre l’entreprise et les usagers, fortement ébranlée par des années de difficultés. L’objectif affiché est de faire émerger une entreprise tournée vers la performance et la satisfaction des citoyens.

    L’eau et l’électricité, piliers du développement

    Au cours de la rencontre, Brice Clotaire Oligui Nguema a souligné le caractère fondamental de l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Pour lui, ces services ne sont pas seulement techniques : ils constituent des leviers essentiels pour le développement économique, la santé publique, l’éducation et l’amélioration des conditions de vie.

    Cette vision explique l’attention particulière accordée au dossier énergétique depuis le début de la Transition et après l’élection présidentielle. Les autorités considèrent désormais l’eau et l’électricité comme des déterminants majeurs de la compétitivité nationale et du bien-être des populations.

    La visite des ateliers du Centre Jean Violas a permis au chef de l’État d’évaluer les capacités de cette infrastructure, appelée à jouer un rôle clé dans le renforcement des compétences techniques. La formation des ressources humaines apparaît comme l’un des piliers de la transformation recherchée.

    À l’issue des échanges, les agents ont réaffirmé leur volonté de participer activement à cette dynamique de redressement. Leur engagement rejoint celui des autorités dans une ambition commune : faire émerger une SEEG modernisée, capable d’offrir un service fiable et de répondre aux attentes croissantes des Gabonais.

    Dans un pays où les défis énergétiques conditionnent une grande partie des perspectives de croissance, cette rencontre dépasse le cadre social. Elle symbolise une conviction forte du pouvoir exécutif : les crises les plus complexes ne se résolvent pas uniquement par des décisions administratives. Elles exigent aussi de l’écoute, une responsabilité partagée et une mobilisation collective autour de l’intérêt général. C’est ce message que le président a choisi de porter en plaçant le dialogue au cœur de la transformation de la SEEG.

  • La RDC crée une garde minière de 20 000 hommes

    La RDC crée une garde minière de 20 000 hommes

    La RDC crée une garde minière de 20 000 hommes

    Cette nouvelle mesure s’inscrit dans une volonté de renforcer la gouvernance du secteur extractif congolais. Les 20 000 hommes, en cours de formation, auront pour tâche de sécuriser les grandes exploitations, de superviser les activités artisanales et d’améliorer le suivi des exportations de minerais.

    Pour l’heure, le gouvernement n’a pas révélé le nom de l’entreprise privée chargée de former cette force paramilitaire.

    Le début de la formation est prévu pour septembre, tandis que le premier bataillon sera déployé au Katanga en janvier 2027.

    Traditionnellement, ce sont l’armée et la police qui assurent la sécurité autour des sites miniers. Mais dans certaines provinces, comme le Lualaba, des agents privés sont également employés, recrutés localement et formés par des entreprises agréées par les services de sécurité.

    Henri Kasongo Mutata, coordonnateur de la commission diocésaine des ressources naturelles et de l’environnement du Lualaba, confirme cette situation : « Actuellement, la sécurisation des sites miniers au Lualaba est assurée par la police des mines, associée à différentes sociétés de gardiennage. Les titulaires miniers font appel à des gardes privés pour protéger leurs sites. »

    Des mines moins criminogènes

    La République démocratique du Congo dispose de vastes gisements de cuivre, cobalt, étain, coltan, or, lithium et zinc. Malgré des accords avec des entreprises étrangères, notamment américaines, certains sites restent inaccessibles en raison du conflit dans l’est. La mine de coltan de Rubaya, l’une des plus importantes au monde, est notamment sous contrôle des rebelles de l’AFC-M23. Crispine Ngena, activiste écoféministe spécialiste de la participation des femmes à la gestion des ressources naturelles, s’inquiète de cette situation.

    « Le premier défi est la militarisation des sites. Dans ces conditions, difficile de faire respecter les droits. L’État congolais a-t-il la capacité de rendre les mines moins criminogènes et d’obliger les entreprises étrangères à respecter les normes et les droits, notamment ceux des peuples autochtones et des femmes ? », interroge-t-elle.

    Par ailleurs, depuis plusieurs mois, des équipes de sécurité privées liées à Erik Prince, fondateur de l’ancienne société Blackwater, sont déployées dans plusieurs mines autour de Kolwezi et Kisangani, dans les provinces de Lualaba et de la Tshopo. Leur mission serait de sécuriser les mines, d’améliorer la collecte des taxes et de lutter contre la contrebande.

  • Sénégal: Ousmane Sonko dénonce les volte-face de Diomaye Faye sur la révision constitutionnelle

    Sénégal: Ousmane Sonko dénonce les volte-face de Diomaye Faye sur la révision constitutionnelle

    L’adoption d’une proposition de loi de révision constitutionnelle au Sénégal a provoqué une vive passe d’armes entre le président de l’Assemblée nationale et le chef de l’État. Ousmane Sonko a accusé Bassirou Diomaye Faye de vouloir effacer des dispositions qu’il soutenait dans l’opposition.

    Intervenant devant les députés, Ousmane Sonko a souligné que ce projet de réforme est le résultat de plus d’une décennie de débats, nourri par le dialogue national et les travaux de commissions d’experts. Il estime que ces engagements collectifs ne sauraient être remis en cause par les préférences d’un seul homme.

    « La Constitution n’est pas la propriété de Bassirou Diomaye Faye », a-t-il lancé, critiquant la tentative du président de revenir sur des points précis comme l’obligation de déclaration de patrimoine en fin de mandat et l’interdiction de diriger un parti politique pour le chef de l’État.

    « On ne peut pas examiner un texte article par article et décider : non, je ne déclarerai plus mes biens en quittant le pouvoir ; non, je souhaite présider un parti », a martelé Ousmane Sonko.

    Pour le président de l’Assemblée, cette attitude constitue une rupture avec les engagements pris par le parti Pastef depuis 2014. Il a reproché à Diomaye Faye de « tripatouiller » le projet en ne conservant que les articles qui l’arrangent.

    « Il a commencé à trier ce qui l’arrangeait et ce qui ne l’arrangeait pas, en tant que président de la République », a-t-il ajouté. Néanmoins, Ousmane Sonko a exhorté Diomaye Faye à promulguer la loi votée, estimant que la majorité qualifiée des députés suffit à valider la révision, sans recours à un référendum.

    Pour conclure, Ousmane Sonko a posé une question lourde de sens : « Qu’est-ce qui a changé chez notre petit frère et président ? » Il a souhaité que le chef de l’État renoue avec les principes fondateurs de son engagement et respecte ses promesses aux Sénégalais.

  • Gabon : un audit de la dette intérieure avant tout remboursement

    Gabon : un audit de la dette intérieure avant tout remboursement

    À la clôture du Gabon Economic Forum (GEF), le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain-Claude Kouakoua, a mis en lumière le dossier le plus épineux de l’économie nationale : la dette publique envers les entreprises privées.

    Estimée depuis plusieurs années à 4 340 milliards de FCFA, M. Kouakoua a jugé ce montant probablement surestimé. Selon lui, toutes les créances présentées ne sont pas justifiées ; certaines sont contestables, avec des pièces insuffisantes ou irrégulières.

    Un audit conjoint, mené avec la Task Force dédiée et le ministère de l’Économie, va donc procéder à un tri crucial : distinguer la dette certaine, dûment vérifiée et acceptée par les deux parties, de la dette incertaine qui ne fera l’objet d’aucun engagement. Aucun remboursement ne sera effectué avant la fin de ce travail. Une conséquence est déjà certaine : le montant final sera inférieur au chiffre évoqué depuis des mois. De plus, environ 50 % de cette dette aurait été apurée depuis l’arrivée au pouvoir du CTRI en août 2023. Les entreprises qui ont perçu les sommes dues n’auraient pas communiqué sur le sujet, ce silence ayant entretenu l’incertitude, a précisé Alain-Claude Kouakoua.

    Le prochain mécanisme de remboursement correspond à l’une des recommandations du GEF 2026. Il s’agit d’apurer en priorité la dette intérieure : crédits de TVA et arriérés sur marchés publics (via un mécanisme accéléré, titrisation, imputation croisée), dans le cadre d’un programme national d’apurement doté d’un tableau de suivi publié et d’un Comité national de suivi. Ce comité n’est autre que la réinstauration du Club de Libreville.

    Pour le secteur privé gabonais, cette annonce arrive à point nommé. Après des années de flou, de contentieux et d’attente, la voie est désormais ouverte à un règlement prévisible, négocié et vérifié. C’est, pour beaucoup, la condition première pour que l’État et les entreprises retrouvent progressivement une confiance mutuelle.

  • Psg : le malaise entre bradley barcola et luis enrique ouvre la voie à un départ

    Psg : le malaise entre bradley barcola et luis enrique ouvre la voie à un départ

    Le marché des transferts du PSG s’annonce particulièrement agité cet été. Entre les recrues potentielles et les départs envisagés, Bradley Barcola figure parmi ceux qui pourraient plier bagage. Un climat de tension avec Luis Enrique rendrait son départ plus que probable.

    Bradley Barcola frustré par son rôle au sein du PSG ?

    Selon nos informations, Bradley Barcola ne serait pas satisfait de la place que lui accorde Luis Enrique dans son effectif. L’ailier de 23 ans, formé à Lyon, estime être relégué derrière Khvicha Kvaratskhelia, Ousmane Dembélé et Désiré Doué dans la hiérarchie des attaquants. Le parcours en Ligue des champions n’a fait qu’accentuer ce sentiment, poussant l’international français à envisager un départ pour obtenir un temps de jeu plus conséquent ailleurs.

    Le PSG fixe un prix élevé pour son transfert

    Si Liverpool s’intéresse de près à la situation du joueur, le PSG ne semble pas prêt à brader sa pépite. Le club parisien évaluerait la valeur de Barcola à plus de 135 millions d’euros. De son côté, Luis Enrique considère toujours l’ailier comme un élément important de son groupe, même s’il n’est pas titulaire indiscutable. Reste à savoir si le joueur se laissera convaincre de rester une saison supplémentaire, alors que son contrat court jusqu’en juin 2028 et que les discussions autour d’une prolongation semblent au point mort. L’avenir de Bradley Barcola au PSG semble plus incertain que jamais.

  • Rdc: le Haut Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme met en garde contre une réforme constitutionnelle sans consensus

    Rdc: le Haut Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme met en garde contre une réforme constitutionnelle sans consensus

    En République démocratique du Congo, le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle continue de provoquer de vives tensions au sein de la classe politique et de la société civile. Ce lundi 29 juin 2026, la question a été soulevée à Genève, en Suisse, lors d’un dialogue interactif organisé dans le cadre de la 62ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. La rencontre était consacrée à la présentation de la mise à jour officielle de la Commission d’enquête indépendante sur la situation des droits de l’homme dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Prenant la parole au nom du Haut-Commissaire Volker Türk, Abdoul Aziz Thioye, directeur adjoint de la Division des opérations mondiales au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a exprimé son inquiétude face à la contraction de l’espace civique et politique en RDC. Il a notamment évoqué les récentes manifestations organisées à Kinshasa par l’opposition pour dénoncer toute tentative de modification de la Constitution.

    Connaissant bien le pays pour avoir dirigé pendant plusieurs années le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), Abdoul Aziz Thioye a insisté sur le fait que toute réforme constitutionnelle doit être fondée sur un large accord national afin de préserver la cohésion sociale.

    ‘Tout processus de réforme constitutionnelle doit reposer sur un consensus national et respecter les engagements du pays en matière de droits humains. Toutes les voix doivent être entendues et prises en compte ; autrement, la cohésion sociale pourrait subir de graves conséquences’, a-t-il averti.

    Par ailleurs, l’ancien chef du BCNUDH a souligné l’appui apporté par les Nations Unies à la RDC dans la lutte contre l’impunité, malgré les limitations budgétaires et la réduction des effectifs. Selon ses déclarations, cet accompagnement a permis la condamnation de 109 personnes. Il a également précisé qu’un soutien a été offert à 150 défenseurs des droits de l’homme, journalistes et membres de leurs familles, notamment sous forme d’aide psychologique, juridique, financière et de relocalisation.

    ‘Depuis notre dernière mise à jour devant le Conseil, nous avons aidé les autorités à organiser trois enquêtes judiciaires pour des violations graves des droits humains, ainsi que cinq audiences foraines. Ces procédures ont abouti à la condamnation de 109 personnes. Nous avons également soutenu 150 défenseurs des droits de l’homme et journalistes, ainsi que des membres de leurs familles, par le biais d’accompagnement psychologique, juridique, d’aide financière et de mesures de relocalisation’, a expliqué Abdoul Aziz Thioye.

    Sur le plan intérieur, le débat sur la réforme constitutionnelle a donné naissance à deux camps : d’un côté, la Coalition Article 64 pour la Défense de l’Ordre Constitutionnel (C64), et de l’autre, la Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4). Chacune de ces plateformes revendique le soutien de la population pour atteindre ses objectifs.

    Ce débat s’inscrit dans un contexte sécuritaire toujours très tendu dans l’est du pays, marqué par l’activité des groupes armés locaux et étrangers, notamment les affrontements avec la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, qui contrôle de vastes territoires dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. À cela s’ajoute la menace des ADF, tandis que les initiatives diplomatiques peinent à produire des résultats concrets sur le terrain.

  • Sahara occidental : un conflit figé mais une diplomatie en ébullition

    Sahara occidental : un conflit figé mais une diplomatie en ébullition

    Le Sahara occidental demeure le dernier territoire africain à n’avoir pas achevé son processus de décolonisation. Considéré par l’ONU comme une zone non autonome, il constitue l’arène d’une confrontation complexe où se mêlent droit international, compétitions régionales et sécurité énergétique.

    Un contraste frappant apparaît : alors que la situation militaire semble totalement immobilisée, les manoeuvres diplomatiques internationales n’ont jamais été aussi frénétiques et changeantes.

    1) Stagnation militaire et effervescence diplomatique

    Depuis le cessez-le-feu de 1991 supervisé par l’ONU entre le Maroc et le Front Polisario, les lignes militaires sont demeurées quasiment identiques. Le Maroc exerce un contrôle de facto (administratif, économique et militaire) sur la plus grande partie du territoire. De son côté, le Front Polisario occupe une étroite bande désertique très peu habitée, à l’est du Berm, le mur de défense édifié par Rabat.

    Pourtant, cette paralysie sur le terrain dissimule une réalité diplomatique brûlante. Le conflit s’est profondément intégré dans les calculs stratégiques mondiaux, touchant aussi bien la gestion des flux migratoires que la sécurité des approvisionnements énergétiques et les alliances des grandes puissances.

    2) Le tournant de la résolution 2797 du Conseil de sécurité

    L’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité de l’ONU le 31 octobre 2025 illustre parfaitement cette nouvelle donne :

    • Un vote sans consensus : La résolution a été adoptée, mais la Chine, la Russie et le Pakistan se sont abstenus, tandis que l’Algérie (soutien historique du Polisario) a boycotté le vote pour manifester son mécontentement.
    • Un ancrage favorable au Maroc : Le texte prolonge le mandat de la MINURSO jusqu’en octobre 2026 et réaffirme que les négociations doivent prendre comme base la proposition d’autonomie présentée par le Maroc.
    • Une ambiguïté calculée : L’ONU n’entérine pas officiellement la souveraineté marocaine et ne renonce pas au principe d’autodétermination. Mais en imposant le plan d’autonomie marocain comme fondement incontournable, elle crée un ancrage qui écarte progressivement les autres scénarios, comme l’indépendance totale.

    À Rabat, cette résolution a été saluée comme une immense victoire diplomatique, renforçant la conviction que le vent international souffle désormais résolument en faveur du Maroc.

    3) Les racines historiques de l’impasse

    Pour saisir l’enlisement actuel, il est nécessaire de rappeler les étapes clés de ce territoire colonisé par l’Espagne dès 1884 :

    Avis consultatif de la CIJ (1975)

    Saisie par le Maroc, la Cour internationale de Justice estime que s’il existait des liens d’allégeance historiques entre certaines tribus sahraouies et le Sultan du Maroc, ceux-ci ne constituaient pas une souveraineté territoriale et ne remettaient pas en cause le droit à l’autodétermination de la population.

    La Marche verte et les accords de Madrid (novembre 1975)

    Le Maroc organise la Marche verte, envoyant des centaines de milliers de civils franchir la frontière. Peu après, l’Espagne signe les accords de Madrid, abandonnant ses responsabilités de puissance administrante et confiant provisoirement le contrôle au Maroc et à la Mauritanie (sans l’aval de l’ONU).

    Retrait de la Mauritanie et enlisement (1979-1989)

    Accablée par des difficultés économiques et l’instabilité politique, la Mauritanie renonce à ses prétentions en 1979. Le Maroc récupère la zone abandonnée. Face aux attaques du Front Polisario (qui a proclamé la RASD), le Maroc construit le Berm, figeant le conflit dans une impasse militaire à la fin des années 1980.

    Création de la MINURSO (1991)

    Le cessez-le-feu de l’ONU entre en vigueur et la MINURSO est déployée pour surveiller la paix et organiser un référendum d’autodétermination. Ce référendum n’aura jamais lieu, en raison de désaccords insurmontables sur l’éligibilité des votants et le recensement du corps électoral sahraoui.

    Conclusion : le triomphe du réalisme politique

    Ce qui ressort de cette analyse, c’est que la persistance du statu quo n’est plus dictée par le droit, mais par un environnement international qui privilégie l’ambiguïté à la rupture. Les grandes puissances et les acteurs régionaux accordent aujourd’hui une priorité absolue à la stabilité géopolitique, à la prévisibilité et à la préservation de leurs alliances stratégiques.

    Ainsi, le Sahara occidental se retrouve suspendu dans un équilibre délicat : une solution définitive reste envisageable sur le papier, mais elle s’avère, pour l’heure, politiquement trop risquée à mettre en oeuvre pour la communauté internationale.

  • Mercato psg : un départ de kang-in lee à 30 millions d’euros relancé par la coupe du monde

    Mercato psg : un départ de kang-in lee à 30 millions d’euros relancé par la coupe du monde

    Le marché des transferts du PSG s’emballe. Le club parisien multiplie les pistes, avec des cibles comme Yan Diomandé ou Maghnes Akliouche, mais doit aussi gérer des départs. Parmi eux, Kang-In Lee, milieu offensif de 25 ans, se prépare à quitter les Rouge-et-Bleu. L’international sud-coréen souhaite relever un nouveau défi et retrouver un temps de jeu plus conséquent, et il aurait choisi l’Atlético de Madrid pour cela.

    L’élimination de la corée du sud en coupe du monde 2026 pourrait accélérer le processus

    Les Colchoneros se montrent confiants dans ce dossier. Un accord verbal existerait déjà avec Kang-In Lee sur les termes personnels de son contrat, et les échanges avec le PSG se déroulent dans une atmosphère constructive. Si tout suit son cours, l’opération pourrait se conclure pour environ 30 millions d’euros. L’élimination de la Corée du Sud lors de la Coupe du monde 2026 pourrait même donner un coup d’accélérateur, puisque Kang-In Lee sera désormais libéré de ses obligations internationales et pourra se concentrer sur son transfert.

    Kang-in lee pour succéder à antoine griezmann à l’atlético ?

    La presse espagnole souligne que l’Atlético de Madrid est séduit par la jeunesse, les qualités techniques de Kang-In Lee et par sa connaissance de la Liga, où il a déjà évolué. De son côté, le joueur du PSG ambitionne de devenir un titulaire indiscutable au sein des Rojiblancos et de prendre la place d’Antoine Griezmann, parti signer à Orlando City en MLS. À suivre de près.

  • Endeavour Mining : 1 710 milliards FCFA injectés dans l’économie ivoirienne entre 2021 et 2025

    Abidjan – Le groupe minier Endeavour Mining a annoncé avoir injecté 1 710 milliards de FCFA dans l’économie ivoirienne sur la période 2021-2025, dont 644 milliards FCFA reversés à l’État sous forme d’impôts, redevances et dividendes, selon son premier Rapport d’impact pays dédié à la Côte d’Ivoire.

    Intitulé « Créer de la valeur tangible », ce document a été présenté le lundi 29 juin 2026 au siège d’Endeavour Mining à Cocody. Il dresse le bilan des mines d’Ity et de Lafigué en matière de retombées économiques, de développement communautaire et de protection environnementale.

    La vice-présidente chargée des Affaires publiques et directrice-pays d’Endeavour en Côte d’Ivoire, Laetitia Gadegbeku-Ouattara, a indiqué que les opérations d’Ity et de Lafigué ont fait de l’or « un véritable catalyseur de développement durable » durant les cinq dernières années. Elle a réaffirmé l’engagement du groupe à poursuivre un partenariat basé sur la confiance, la transparence et le progrès partagé.

    Elle a précisé que sur les 644 milliards FCFA versés à l’État, 398 milliards proviennent des impôts, 149 milliards des redevances et 97 milliards des dividendes. L’entreprise indique également avoir consacré 904 milliards FCFA à des achats auprès de fournisseurs nationaux.

    Endeavour emploie plus de 1 350 personnes, dont 94 % de nationalité ivoirienne. Elle collabore avec 4 390 prestataires et plus de 600 fournisseurs locaux, ce qui en fait l’un des principaux contributeurs aux recettes publiques du pays et le premier producteur d’or de Côte d’Ivoire.

    Dans le domaine de la santé, Mme Gadegbeku-Ouattara a souligné que plus de 120 000 personnes ont bénéficié d’initiatives de prévention, de dépistage et d’accès aux soins menées par l’entreprise et sa fondation. Les Caravanes de santé ont notamment permis à près de 4 000 personnes de recevoir gratuitement des consultations et des traitements, tandis que 64 patients ont été opérés gratuitement de la cataracte.

    Le Dr Youssouf Koné, directeur départemental de la Santé de Zouan-Hounien, a souligné que le partenariat avec Endeavour constitue un appui important dans la lutte contre le paludisme pour les populations riveraines de la mine d’Ity.

    En matière d’éducation, plus de 4 000 enfants et jeunes ont bénéficié des programmes éducatifs de l’entreprise entre 2021 et 2025, tandis que 842 étudiants ont effectué des stages pratiques. Les initiatives « Élites de Demain », « Jeunes Filles en Scolarité » et « Pépites d’Or » figurent parmi les principaux programmes de développement du capital humain.

    Le rapport fait également état d’un investissement de plus de 2,8 milliards FCFA dans les infrastructures communautaires. Ces financements ont permis la réalisation de 71 projets d’accès à l’eau potable et de sécurité, la réhabilitation de 16 routes au bénéfice de plus de 360 000 personnes, la mise en œuvre de 10 projets d’électrification rurale ainsi que la délivrance de 1 000 permis de conduire destinés à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.

    Sur le plan économique, plus de 3 000 personnes ont bénéficié de 284 initiatives génératrices de revenus, financées à hauteur de 487 millions FCFA, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. Le programme « N’Goto Yetehe » a notamment assuré la formation de 63 jeunes dans huit corps de métiers à Lafigué.

    Dans le domaine environnemental, Endeavour indique avoir planté plus de 158 000 arbres et protégé ou restauré 199 hectares de terres entre 2021 et 2025. Le programme « Un enfant, un arbre », conduit avec des établissements scolaires, ainsi que la restauration de 125 hectares de forêts classées en partenariat avec la SODEFOR, figurent parmi les principales actions menées. L’entreprise souligne également que sa stratégie « Vers Zéro Plastique » a permis d’éliminer plus de 1,3 million de bouteilles en plastique à usage unique, soit une réduction de 99 % en trois ans.

    Le Rapport d’impact Côte d’Ivoire 2021-2025 est présenté aux communautés hôtes des mines d’Ity et de Lafigué en présence des autorités administratives, des collectivités territoriales, des autorités coutumières, ainsi que des représentants des jeunes, des femmes et des comités de pilotage des projets miniers.

    Endeavour Mining est l’un des principaux producteurs mondiaux d’or et le premier en Afrique de l’Ouest. Le groupe exploite des mines au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso et développe plusieurs projets dans la ceinture birimienne. Il est coté aux Bourses de Londres et de Toronto sous le symbole EDV.

  • Bassirou Diomaye Faye bloque la révision constitutionnelle et convoque un référendum

    Bassirou Diomaye Faye bloque la révision constitutionnelle et convoque un référendum

    signature nominations Bassirou Diomaye Faye signature

    Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris une décision surprenante en refusant de promulguer la révision constitutionnelle adoptée par l’Assemblée nationale. Au lieu de cela, il a choisi de soumettre le texte à un référendum, utilisant l’article 103 de la Constitution. Cette manœuvre met un coup d’arrêt à la victoire parlementaire de l’opposition menée par Ousmane Sonko et Pastef.

    Pourtant, tout semblait joué : les députés de la majorité avaient adopté la proposition de loi par 129 voix, rejetant les amendements gouvernementaux. Mais en coulisses, le président a estimé que le processus devait être soumis directement au peuple. Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a révélé que Bassirou Diomaye Faye a actionné l’article 103 pour contourner la voie parlementaire. Cette décision redéfinit le rapport de force et relance le débat constitutionnel dans le pays.

  • Expertise judiciaire béninoise : Mario Mètonou fait rayonner le Bénin à l’Organisation mondiale des douanes

    Expertise judiciaire béninoise : Mario Mètonou fait rayonner le Bénin à l’Organisation mondiale des douanes

    Invité en qualité d’expert à la session annuelle du Conseil de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), le Procureur spécial Mario Mètonou a représenté le Bénin à Bruxelles, le vendredi 26 juin 2026, lors d’un panel de haut niveau consacré à la lutte contre le trafic de stupéfiants. Une participation remarquée qui consacre le savoir-faire béninois en matière de coopération judiciaire et de lutte contre la criminalité organisée.

    Devant les 187 directeurs généraux des douanes réunis pour cette session mondiale, le magistrat béninois a livré une analyse structurée des mécanismes contemporains de lutte contre les réseaux criminels transnationaux. Il a mis l’accent sur l’impératif d’une collaboration étroite entre les autorités judiciaires et les administrations douanières, condition indispensable pour renforcer l’efficacité des dispositifs de répression et de prévention.

    Dans son intervention, Mario Mètonou a également insisté sur le rôle central de la coopération internationale et du partage d’informations. Selon lui, ces leviers constituent des outils déterminants pour anticiper les flux illicites, démanteler les filières organisées et endiguer durablement le trafic de drogues, qui demeure une menace majeure pour la sécurité des États.

    Par la pertinence de ses contributions et la clarté de ses orientations, le Procureur spécial a illustré la montée en puissance de l’expertise béninoise dans un domaine stratégique. Sa présence à cette rencontre de premier plan traduit la reconnaissance dont jouit le système judiciaire du Bénin sur la scène internationale et réaffirme l’engagement du pays en faveur de la sécurité régionale et mondiale.