Catégorie : A la Une

  • Rdc : la souveraineté populaire au cœur du débat sur le référendum

    Rdc : la souveraineté populaire au cœur du débat sur le référendum

    Vingt ans après la loi référendaire de 2005, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté un nouveau texte pour encadrer l’organisation des référendums, particulièrement en cas de révision constitutionnelle. Cette réforme suscite de vives réactions.

    L’opposition dénonce une manœuvre du président Félix Tshisekedi pour briguer un troisième mandat consécutif. Toutefois, certains y voient une avancée pour la souveraineté populaire, tandis que d’autres craignent une contradiction avec la Constitution.

    Renforcer la voix du peuple

    Pour les partisans de la réforme, l’objectif est clair : donner plus de poids au peuple. À Kinshasa, des juristes comme Maria Eloyi estiment que « la Constitution étant l’expression du peuple, toute modification doit passer par un référendum, qui représente la voix du peuple. Personne ne peut contourner cette procédure. Ce n’est pas qu’une question politique ; certains articles de notre Constitution méritent d’être changés ».

    Cette position trouve un écho chez certains Congolais. Placide Lukeka, un jeune Kinois, affirme avoir « toujours attendu une telle initiative. Ceux qui pensent que la révision constitutionnelle n’a que des visées politiques se trompent. Passer à une autre République apportera un changement positif pour notre pays ».

    Des priorités jugées ailleurs

    En revanche, Ange Aloki est en désaccord. Pour elle, le débat sur le référendum ne répond pas aux besoins urgents de la population. « Je n’apprécie pas, dit-elle. Il y a d’autres priorités dans le pays. Pourquoi consacrer tant d’énergie à ce sujet à deux ans des élections ? Où étaient-ils pendant tout ce temps pour changer la Constitution ? »

    Un débat juridique

    Au-delà des enjeux politiques, le texte soulève des questions juridiques. Plusieurs experts estiment que l’exercice de la souveraineté populaire doit respecter le cadre constitutionnel. Godefroy Mwanabwato, avocat au barreau de la Tshopo, espère que la Cour constitutionnelle annulera en partie ou en totalité la loi après son adoption. Selon lui, « cette cour pourra retirer du projet toutes les dispositions qui dépassent le pouvoir du législatif en matière référendaire ».

    Dans l’arène politique, l’opposition a marqué son rejet. Ses députés ont boycotté la plénière d’examen. Les leaders ont appelé à une ville morte le 3 juin et à un sit-in prévu ce vendredi 13 juin.

  • Affaire Sonko-Niang : le procès renvoyé au 22 juillet 2026 à Dakar

    Affaire Sonko-Niang : le procès renvoyé au 22 juillet 2026 à Dakar

    Le tribunal de grande instance de Dakar a décidé de renvoyer l’affaire opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko au 22 juillet 2026. Ce report fait suite à une demande des avocats de l’ancien Premier ministre, qui souhaitent disposer de plus de temps pour examiner les conclusions adverses.

    Rappelons que Mame Mbaye Niang a saisi la justice pour obtenir l’annulation de ce qu’il considère comme une mutation frauduleuse d’un bien immobilier. Il exige la réinscription à son nom de la villa appartenant à Ousmane Sonko, située à la Cité Keur Gorgui, afin de pouvoir recouvrer les 200 millions de francs CFA que le tribunal lui a accordés à titre de dommages et intérêts.

    Ousmane Sonko a en effet été condamné de manière définitive à deux mois de prison ferme et au versement de 200 millions de francs CFA à Mame Mbaye Niang. Fort de ce jugement, ce dernier a tenté de mettre en œuvre l’exécution. Cependant, un obstacle est apparu : le droit au bail de la villa, identifiée au lot n°R/17 sur une parcelle de 264 m² à Keur Gorgui, aurait été transféré au nom de proches du leader de Pastef.

    Pour Mame Mbaye Niang et ses conseils, ce transfert est une manœuvre délibérée visant à organiser l’insolvabilité d’Ousmane Sonko et à soustraire la propriété à toute saisie. Ils estiment que l’ancien ministre a volontairement cédé la maison pour éviter de payer la condamnation pécuniaire.

    L’affaire avait déjà été évoquée précédemment, avant d’être reportée au 10 juin. Ce délai avait permis aux avocats de Mame Mbaye Niang de préparer leur réponse aux arguments de la défense d’Ousmane Sonko.

  • Bénin : l’asset-light comme philosophie de gestion publique

    Bénin : l’asset-light comme philosophie de gestion publique

    Un choix de rupture face aux symboles de prestige

    Alors que de nombreux États africains considèrent la possession d’une flotte présidentielle comme un attribut incontournable de souveraineté, le Bénin a délibérément pris le chemin inverse. Le gouvernement béninois a opté pour le modèle dit « asset-light », fondé sur la location ponctuelle de jets privés plutôt que sur l’acquisition et l’entretien d’appareils d’État. Cette orientation, amorcée dès 2016 par l’annulation de la commande d’un Boeing 737 passée sous la présidence précédente, reflète une approche strictement économique de la gouvernance.

    Les fondements de la stratégie asset-light

    Dans le secteur privé, la stratégie asset-light vise à limiter la détention d’actifs physiques pour accroître la flexibilité et libérer du capital. Transposée à la gestion publique, elle transforme le « prestige présidentiel » en un simple poste de dépenses. Pour le Bénin, un avion présidentiel n’est pas un investissement productif, mais un passif superflu.

    La possession d’un appareil comme un Boeing 737 Business Jet ou un long-courrier entraîne des coûts fixes considérables, indépendants du nombre d’heures de vol. Ces charges incluent la maintenance réglementaire, les inspections obligatoires coûteuses, la rémunération d’équipages hautement qualifiés à plein temps, ainsi que les frais de parking et d’assurance selon les normes internationales. En optant pour la location à la demande, le Bénin ne paie que les heures effectivement utilisées, transférant les risques techniques, l’obsolescence et les coûts d’infrastructure aux prestataires privés.

    Propriété contre location : deux logiques opposées

    Le modèle classique de propriété impose à l’État des coûts fixes maximaux : assurances internationales, équipages permanents, maintenance lourde. À l’inverse, l’asset-light transforme ces charges en coûts variables exclusifs, indexés sur l’usage réel. Sur le plan de l’allocation des ressources, la propriété immobilise des dizaines de milliards de francs CFA dans un seul appareil, alors que la stratégie béninoise préserve la trésorerie et permet de rediriger ces fonds vers des secteurs productifs et sociaux. Enfin, un État propriétaire subit l’obsolescence et la décote de son avion, tandis que la location offre un accès permanent à une flotte moderne et adaptable selon les besoins du voyage.

    L’annulation du Boeing 737 : un symbole fort

    Le geste le plus emblématique de cette politique reste l’arrêt du projet d’acquisition du Boeing 737 présidentiel. Commandé sous Boni Yayi, cet appareil devait renforcer le rayonnement international du pays. Dès son arrivée au pouvoir en 2016, le président Patrice Talon a mis fin au processus. Plutôt que de dépenser des dizaines de millions de dollars pour un avion qui serait resté la majeure partie du temps au sol, les fonds libérés ont été redirigés vers des investissements structurels : infrastructures routières, accès à l’eau potable, énergie et projet national d’asphaltage.

    Les enseignements d’une gouvernance moderne

    Cette approche béninoise invite à une réflexion plus large sur la rationalisation des dépenses publiques. Au-delà de la performance budgétaire, elle désacralise les attributs du pouvoir, montrant que l’efficacité diplomatique ne se mesure pas à la taille d’un pavillon peint sur un fuselage, mais à la pertinence des arguments et à la rigueur de la gestion intérieure. En refusant d’immobiliser ses capitaux dans des passifs de prestige, le Bénin affirme une doctrine claire : l’argent public doit servir le développement, non le décorum. Cette sobriété financière, dans un contexte mondial de resserrement du crédit, s’avère particulièrement visionnaire.

  • Niger : une diplomatie féminine pour le comité onusien

    Niger : une diplomatie féminine pour le comité onusien

    Niamey, 10 juin 2026 – Le Niger intensifie ses efforts pour occuper une place de choix dans les enceintes internationales. Dans cette perspective, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), a accueilli mardi 9 juin à Niamey une délégation chargée de promouvoir la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou au Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).

    Conseil Consultatif de la Refondation

    Une coalition stratégique pour porter l’expertise de la société civile à l’échelle onusienne

    À la tête de l’ONG Femmes Action et Développement (FAD), Mme Idé Sadou bénéficie du soutien d’un comité mis en place pour porter sa candidature sur la scène internationale. À cet effet, reçus au siège du CCR, ses membres sont venus faire le point sur les démarches déjà entreprises et échanger sur les moyens d’élargir la mobilisation autour de cette ambition portée par le Niger.

    Par ailleurs, les discussions ont porté sur les enjeux que représente une telle candidature pour le pays. Selon les promoteurs de cette initiative, l’accession d’une Nigérienne à cet organe onusien constituerait une reconnaissance des compétences nationales et offrirait au pays une plus grande visibilité dans les débats internationaux consacrés aux droits des femmes.

    Conseil Consultatif de la Refondation

    Les enjeux de la représentation du Niger aux Nations unies

    Pour sa part, le président du Conseil consultatif de la refondation a marqué son intérêt pour cette démarche. À cette occasion, il a appelé les membres du comité à maintenir leurs efforts et a insisté sur la nécessité de valoriser les ressources humaines nationales capables de contribuer au rayonnement du Niger au-delà de ses frontières.

    En outre, l’audience s’est déroulée en présence de plusieurs responsables du bureau du CCR, parmi lesquels le rapporteur général, Abdou Moustapha, ainsi que le secrétaire de la Commission Justice et Droits de l’Homme, Cheikh Hassane Abdoulaye.

    Plus largement, cette mobilisation autour de la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou s’inscrit dans une volonté d’accroître la représentation nigérienne dans les institutions internationales. Ainsi, en cas d’élection, le Niger renforcerait sa voix au sein des mécanismes des Nations unies dédiés à la promotion de l’égalité des sexes et à la lutte contre les discriminations faites aux femmes, tout en consolidant son influence diplomatique sur les questions liées aux droits humains.

  • N’Djamena accueille le 25e forum pharmaceutique international sur la production locale de médicaments

    N’Djamena accueille le 25e forum pharmaceutique international sur la production locale de médicaments

    Forum pharmaceutique international : N'Djamena au coeur de la santé africaine

    N’Djamena, capitale du Tchad, abrite la 25e édition du Forum pharmaceutique international. Cet événement de premier plan rassemble spécialistes de la santé, professionnels du secteur et délégations venues de divers pays africains. Axé sur l’amélioration de l’accès aux soins, ce rendez-vous entend stimuler la fabrication locale de médicaments et relever les défis de l’industrie pharmaceutique sur le continent.

    Au nom du chef de l’État, le Premier ministre Allah Maye Halina a adressé un accueil chaleureux aux délégations des nations amies réunies à N’Djamena. Il a salué leur présence qui, selon lui, honore le Tchad et démontre une détermination partagée à intensifier la coopération sanitaire.

    Le Tchad se félicite d’organiser ce forum pour la seconde fois, après la 13e édition. Cette plateforme offre un cadre idéal pour le dialogue, le partage d’expériences et la recherche de solutions aux enjeux sanitaires contemporains. Au-delà des échanges scientifiques, le forum se veut un espace d’orientation pour les politiques publiques. Les débats et recommandations devront aboutir à des actions tangibles pour les populations.

    Allah Maye Halina a souligné l’urgence de construire une Afrique autosuffisante en médicaments, vaccins et dispositifs médicaux pour satisfaire les besoins de ses habitants. Il a rappelé que le gouvernement tchadien continue d’œuvrer pour renforcer le système de santé, élargir l’accès aux soins et développer les compétences nationales en pharmacie.

    Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim Mahamat, a qualifié le forum de plateforme exceptionnelle pour les échanges, le partage d’expériences et la création de partenariats pérennes. Il a invité les participants à définir des solutions pratiques pour surmonter les obstacles à l’accès aux médicaments de qualité, à la réglementation, à la formation et à l’innovation.

    M. Laroussi Mustapha, s’exprimant au nom d’InterOrdre, a souligné l’importance de cette 25e édition dont le thème est : « Renforcer l’accès aux soins de santé : opportunités et défis de la fabrication locale et de la pharmacie hospitalière ».

    Il a insisté sur le fait que ce thème est fondamental pour leur mission : chaque médicament concerne un patient, chaque officine une famille, chaque décision une vie. Il a rappelé que la pharmacie hospitalière est un pilier essentiel de la sécurité et de la qualité des soins, source d’espoir pour les populations.

    Ce forum de haut niveau permet aux acteurs pharmaceutiques de réfléchir collectivement aux stratégies pour améliorer durablement l’accès aux soins et renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique.

  • Burkina Faso : le terme « camarade » devient obligatoire dans les administrations publiques

    Burkina Faso : le terme « camarade » devient obligatoire dans les administrations publiques

    Un changement de vocabulaire aux implications idéologiques

    Depuis le 1ᵉʳ juin, une directive officielle contraint l’ensemble des administrations publiques du Burkina Faso à utiliser le terme « camarade » lorsqu’elles s’adressent aux citoyens et usagers. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la « révolution progressiste et populaire » prônée par les autorités de transition, sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré. Elle constitue une rupture symbolique marquée avec les codes administratifs hérités de l’époque coloniale.

    Les objectifs affichés par le pouvoir

    L’abandon des formules traditionnelles « Monsieur » et « Madame » au profit de « camarade » ne relève pas d’un simple changement lexical. Selon l’exécutif burkinabè, cette décision vise à :

    • Éliminer les barrières protocolaires entre l’État et la population, afin de rapprocher l’administration de ses administrés ;
    • Renforcer la cohésion nationale, jugée indispensable face aux défis existentiels du pays ;
    • Affirmer la souveraineté en rompant avec les formules de politesse occidentales, perçues comme des vestiges de la culture coloniale ou bourgeoise.

    Un écho à l’héritage sankariste

    Cette initiative rappelle directement la Révolution démocratique et populaire menée par le capitaine Thomas Sankara entre 1983 et 1987, période durant laquelle le terme « camarade » était le pivot de la rhétorique révolutionnaire. Le régime actuel cherche ainsi à capter la légitimité historique de Sankara, figure demeurée extrêmement populaire auprès de la jeunesse burkinabè. Ce retour aux sources sankaristes s’accompagne d’autres mesures de refondation, notamment la révision de la charte de la transition, la promotion du développement endogène et une redéfinition des alliances géopolitiques.

    Des réactions contrastées dans la société

    La mise en œuvre de cette directive suscite des avis partagés au Burkina Faso.

    Adhésion des partisans

    Les soutiens du pouvoir de transition saluent une mesure patriotique et historique, estimant qu’elle place le citoyen au cœur de l’action publique, brise les élitismes et insuffle un esprit de corps nécessaire en période de crise.

    Réserves des sceptiques et de l’opposition

    À l’inverse, des voix critiques jugent cette initiative trop symbolique et estiment que les priorités devraient rester la sécurité du territoire, le retour des déplacés internes et la lutte contre le terrorisme.

    Défis concrets pour l’administration

    Au sein des ministères et préfectures, les agents publics doivent adapter sans délai leurs correspondances officielles, formulaires et protocoles d’accueil, ce qui représente un défi managérial et culturel à court terme.

    Alors que le Burkina Faso reste confronté à des défis sécuritaires et humanitaires majeurs, le gouvernement de transition fait le pari que la sémantique peut devenir un puissant levier de mobilisation collective. Il faudra observer si ce langage révolutionnaire suffira à consolider durablement l’union sacrée souhaitée par Ouagadougou.

  • Assemblée nationale togolaise : quatre lois majeures pour la sûreté nucléaire

    Assemblée nationale togolaise : quatre lois majeures pour la sûreté nucléaire

    Lomé, 10 juin 2026 — Le mardi 9 juin, l’Assemblée nationale du Togo a voté en faveur de quatre projets de loi essentiels pour consolider la sûreté nucléaire et la gestion des risques radiologiques. Cette décision, prise lors de la troisième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, représente une avancée décisive dans l’alignement de la législation togolaise sur les standards internationaux.

    La séance, dirigée par le président de l’Assemblée, le professeur Komi Selom Klassou, a vu la présence du ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Messan Eklo. Les députés ont approuvé en première lecture les textes permettant l’adhésion du Togo à quatre conventions internationales : la Convention sur la sûreté nucléaire (Vienne, 1994), la Convention commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé et des déchets radioactifs (1997), la Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire (1986) et la Convention sur l’assistance en cas d’accident nucléaire ou d’urgence radiologique (1986).



    L’objectif sous-jacent est de fournir à l’État un cadre réglementaire solide pour superviser les activités scientifiques, prévenir les dangers de contamination et garantir une stricte conformité aux protocoles de sécurité.

    Assemblée nationale du Togo

    Un ancrage multilatéral renforcé par quatre conventions

    « Le nucléaire est une énergie d’avenir, utile dans plusieurs secteurs clés : la production d’électricité, la santé, l’industrialisation, l’agriculture ou encore l’élevage », a rappelé Aklesso Atcholi, président de l’UNIR. « Mais il est essentiel d’établir et de maintenir un haut niveau de sûreté pour protéger les personnes, les biens et l’environnement. »

    Si les technologies radiologiques ouvrent des perspectives de développement majeures, notamment dans le traitement médical ou l’optimisation agricole, leurs implications environnementales exigent une vigilance constante. En ratifiant ces conventions, le Togo améliore non seulement ses capacités internes d’anticipation, mais accède également aux mécanismes internationaux d’assistance mutuelle et de partage d’informations en temps réel en cas d’urgence.

    « Ces projets de loi traduisent une démarche cohérente : nous ne faisons pas seulement le choix d’une énergie d’avenir ; nous choisissons le plus haut standard de sécurité qui l’accompagne », a déclaré le ministre Eklo. « Ratifier ces textes, c’est envoyer un signal fort à la communauté internationale : le Togo est un État moderne, responsable et rigoureux. »

    Assemblée nationale du Togo

    Concilier progrès technologique et impératif de sécurité

    Pour le président de la représentation nationale, le professeur Komi Selom Klassou, cette réforme consacre une doctrine de responsabilité collective face aux crises transfrontalières.

    « Instruit par l’histoire tragique de Tchernobyl, le Togo est convaincu que face à des risques d’une telle ampleur, aucun État ne peut agir seul », a-t-il argumenté, replaçant ces textes dans une vision globale de protection des populations et de diplomatie pacifique.

    Conformément au fonctionnement du système parlementaire togolais, ces quatre textes de loi seront transmis dans les prochains jours au Sénat pour un examen dans les mêmes termes. Une fois cette étape franchie et les lois promulguées, le Togo parachèvera sa mutation institutionnelle, liant indissociablement son horizon technologique à l’exigence de la sécurité publique.

  • 250 ans de relations maroco-américaines célébrés à Chellah

    250 ans de relations maroco-américaines célébrés à Chellah

    À l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, une célébration inédite s’est déroulée sur le site historique de Chellah, à Rabat. L’ambassade américaine au Maroc a organisé cette réception pour la première fois dans ce lieu chargé d’histoire, réunissant hauts responsables marocains, diplomates et acteurs des secteurs public et privé.

    Cet événement a mis en lumière près de deux siècles et demi de relations bilatérales entre Washington et le Royaume chérifien. Dans un contexte mondial marqué par des mutations géopolitiques et économiques, les États-Unis ont réaffirmé leur engagement envers un partenariat stratégique présenté comme plus solide que jamais. Les vestiges millénaires de Chellah ont ainsi servi d’écrin à cette soirée hautement symbolique, soulignant la profondeur des liens unissant les deux nations.

  • Ligue 1 2026-2027 : le psg et le Paris fc lancent leur saison, rendez-vous contre l’om fixés

    Ligue 1 2026-2027 : le psg et le Paris fc lancent leur saison, rendez-vous contre l’om fixés

    Le Paris Saint-Germain connaît désormais le chemin de sa saison 2026-2027. Ce mercredi, la Ligue de Football Professionnel (LFP) a publié le calendrier de Ligue 1, permettant aux supporters franciliens de cocher les dates clés.

    Les tenants du titre ouvriront leur exercice face à Rennes, au Parc des Princes, lors du week-end du 21 au 23 août. Une entame relevée qui annonce un début de championnat intense pour l’équipe de Luis Enrique. Dès la deuxième journée, ils se déplaceront à Lille, avant de recevoir Monaco pour la troisième journée.

    Le Classico au Vélodrome dès la 5e journée

    Le PSG n’aura guère le temps de souffler avant la trêve internationale de mi-septembre. En effet, Ousmane Dembélé et ses coéquipiers affronteront l’Olympique de Marseille au Stade Vélodrome pour le premier clasico de la saison, programmé le dimanche 20 septembre. Le match retour, prévu au Parc des Princes, se déroulera le dimanche 7 février 2027.

    De son côté, le Paris FC bénéficie d’un calendrier plus clément pour son entame. Les hommes d’Antoine Kombouaré se déplaceront à Troyes, promu en Ligue 1, pour la première journée. Ils enchaîneront en recevant l’OGC Nice au stade Jean-Bouin, avant un déplacement à Marseille, puis deux réceptions de prestige : l’Olympique Lyonnais et Strasbourg.

  • PSG : le calendrier 2026-2027 enfin dévoilé, le programme complet

    PSG : le calendrier 2026-2027 enfin dévoilé, le programme complet

    La Ligue de football professionnel (LFP) a officialisé ce mercredi le programme des matchs du Paris Saint-Germain pour la saison 2026-2027. Supporters et joueurs connaissent désormais le détail de chaque journée.

    Le championnat débutera le week-end des 22-23 août 2026 et s’achèvera fin mai 2027. Pour la première journée, les tenants du titre parisiens accueilleront Rennes au Parc des Princes.

    Le choc tant attendu face à l’Olympique de Marseille se jouera en deux actes : d’abord le 20 septembre au Stade Vélodrome, puis le 7 février 2027 à domicile.

    Le derby 100 % parisien contre le Paris FC est programmé le 12 décembre au Parc des Princes, avec une revanche le 3 avril au stade Jean-Bouin.

    Le calendrier complet du PSG

    Suivez toute la saison en direct pour ne rien manquer des performances du PSG en Ligue 1.

  • Ewen Jaouen quitte Reims pour Newcastle United

    Ewen Jaouen quitte Reims pour Newcastle United

    Trois ans après son arrivée au Stade de Reims, le gardien Ewen Jaouen s’envole vers l’Angleterre. Le club rémois a officialisé ce mercredi 10 juin son transfert à Newcastle United en Premier League.

    C’est officiel : Ewen Jaouen quitte le Stade de Reims ! Le club rémois a officialisé ce mercredi 10 juin son transfert vers Newcastle United, en première division anglaise. Le gardien de 20 ans avait rejoint les Rouge et Blanc il y a trois ans. Avec ce transfert, il entre dans le Top 15 des gardiens les plus valorisés de l’histoire du football.

    Après plusieurs prêts, le footballeur a signé une excellente première saison au Stade de Reims cette année. Avec 15 clean sheets, le gardien a réalisé la meilleure performance de Ligue 1 et Ligue 2 confondues cette saison. Dans son communiqué, le club champenois salue « l’un des derniers remparts les plus prometteurs du football français ». Titularisé pour la première fois cette année avec l’Équipe de France Espoirs, le jeune breton « impressionne par ses arrêts reflexes, sa sérénité balle au pied et sa grande maturité ».

    Un engagement auprès de jeunes footballeurs marnais

    Le Stade de Reims avait misé sur lui dès 2023. Après une première partie de saison au sein du groupe Pro 2, le gardien a fait l’objet de plusieurs prêts, notamment sous les couleurs de Rodez. Dans le club aveyronnais, il devient à 18 ans le plus jeune gardien titulaire des cinq grands championnats européens et de leurs deuxièmes divisions. La saison suivante, il rejoint l’effectif de Dunkerque où son équipe atteint les demi-finales de Coupe de France.

    En plus de son rôle sur le terrain, Ewen Jaouen était investi auprès des jeunes joueurs de l’AS Gueux, qu’il entrainait plusieurs fois par semaine. Lorsque son emploi du temps lui permettait, le jeune homme les accompagnait également sur les terrains le week-end à travers le département. Juste avant son départ, les enfants sont venus passer un dernier moment avec lui au centre de vie Raymond Kopa.

  • Le Bénin franchit le cap des 4 000 milliards de FCFA avec un budget rectificatif historique

    Le Bénin franchit le cap des 4 000 milliards de FCFA avec un budget rectificatif historique

    Le gouvernement béninois a récemment adopté un budget rectificatif record pour l’exercice 2026. Sous l’impulsion du nouveau chef de l’État, Romuald Wadagni, cette réorientation budgétaire majeure illustre la volonté du pays, en pleine transformation, de placer le développement humain au centre de ses priorités économiques, suscitant l’attention des observateurs et des partenaires internationaux.

    Le Bénin confirme son statut de nation en mouvement, là où on ne l’attend pas toujours, mais toujours là où l’audace est requise. En adoptant un collectif budgétaire qui porte le budget de l’État au-delà du seuil symbolique des 4 000 milliards de FCFA, le gouvernement pose un geste fort. Cette hausse de 8 % par rapport aux prévisions initiales ne constitue pas un simple ajustement comptable : elle traduit financièrement les premières grandes orientations du tout nouveau président, Romuald Wadagni.

    L’« Effet Wadagni » : miser résolument sur l’impact social

    Ancien ministre des Finances réputé pour sa rigueur et sa maîtrise des mécanismes financiers internationaux, le président Wadagni n’a pas tardé à imprimer sa marque. Ce budget rectificatif témoigne d’une transition rapide vers une économie plus solidaire et inclusive.

    En franchissant ce cap historique, le Bénin adresse un signal fort à ses partenaires et investisseurs : la performance macroéconomique doit se concrétiser par un bien-être social tangible. Les nouvelles orientations budgétaires privilégient les secteurs sociaux de base, longtemps considérés comme prioritaires mais désormais dotés de moyens sans précédent pour réaliser un bond qualitatif.

    Un plan massif pour la santé, l’éducation et l’agriculture

    L’ampleur de la rallonge budgétaire s’articule autour d’investissements stratégiques majeurs visant à transformer le quotidien des Béninois :

    • Le milliard pour l’offre de soins systématique : Une enveloppe historique est mobilisée pour garantir l’accès à la santé. Cet investissement massif vise à généraliser une offre de soins de qualité sur l’ensemble du territoire, renforçant la couverture sanitaire universelle afin qu’aucun citoyen ne soit laissé pour compte.
    • La gratuité de l’école pour les filles : Mesure phare en faveur de l’égalité des chances et du capital humain, le gouvernement concrétise l’ambition de l’éducation pour tous. Supprimer les barrières financières pour la scolarisation des filles est un levier d’émancipation et un investissement d’avenir pour la nation.
    • Infrastructures et agriculture : La modernisation des infrastructures de transport et d’énergie se poursuit vigoureusement pour désenclaver les régions, tandis que l’agriculture bénéficie d’un soutien accru. Ce binôme vise à assurer la sécurité alimentaire tout en dynamisant les revenus des producteurs ruraux.

    Le message est clair : le Bénin accélère le rythme, fort d’une gouvernance qui allie audace politique, investissements dans l’humain et maîtrise technique.

    Une croissance de 7,5 % : le pari de la performance

    La surprise ne réside pas seulement dans l’augmentation des dépenses et des investissements publics, mais aussi dans la solidité des fondamentaux macroéconomiques. Malgré ce coup de barre au début du mandat présidentiel, le gouvernement maintient inchangée sa prévision de croissance économique à 7,5 % pour 2026.

    « Maintenir une prévision de croissance aussi robuste tout en restructurant le budget en cours d’année au profit du social est le signe d’une économie béninoise résiliente et d’une confiance inébranlable dans les capacités de mobilisation des recettes internes », commente un analyste financier de la place de Cotonou.

    Un pays qui réserve bien des surprises

    Alors que de nombreuses économies de la sous-région naviguent à vue face aux incertitudes mondiales, le Bénin confirme son statut de « bon élève » et de laboratoire d’innovations en Afrique de l’Ouest. Ce premier grand virage du mandat de Romuald Wadagni prouve que le pays refuse le statu quo et dispose des ressources tant stratégiques que financières pour surprendre positivement.

    Le Bénin de 2026 ne se contente plus de suivre les trajectoires tracées ; il dessine les siennes, en démontrant que la rigueur budgétaire peut se conjuguer au présent avec la justice sociale. Les mois à venir s’annoncent décisifs, et si l’on en croit ce collectif budgétaire audacieux, le pays réserve encore bien des surprises à ceux qui doutaient de sa capacité à se réinventer.