Catégorie : A la Une

  • Mercato PSG : Kang-In Lee, un atout marketing pour l’Atlético ?

    Mercato PSG : Kang-In Lee, un atout marketing pour l’Atlético ?

    Le PSG, fort de son deuxième titre consécutif en Ligue des champions, s’apprête à connaître un marché des transferts mouvementé. Plusieurs éléments pourraient faire leurs adieux, dont Kang-In Lee. L’international sud-coréen de 25 ans suscite l’intérêt de l’Atlético de Madrid, qui voit en lui un atout marketing de taille pour conquérir le public asiatique.

    Le club parisien s’attend à un été chargé en termes de transferts. Après avoir décroché une nouvelle Ligue des champions, la direction peut se focaliser sur les arrivées. Cependant, des départs sont également à prévoir. Kang-In Lee, après trois ans sous le maillot parisien, songerait à relever un nouveau défi. À 25 ans, l’attaquant sud-coréen estime que l’heure est venue de changer de club.

    Un intérêt madrilène motivé par le marketing

    L’Atlético de Madrid suit de près le joueur du PSG. Diego Simeone apprécie sa polyvalence, capable d’évoluer en soutien de l’attaque ou sur les ailes. Mais au-delà de l’aspect sportif, c’est le potentiel commercial qui séduit les Colchoneros. Kang-In Lee est une véritable star en Corée du Sud. Son arrivée à Madrid ouvrirait les portes du marché asiatique au club espagnol, une manne financière non négligeable.

    Le PSG fixe un prix pour Kang-In Lee

    Reste à savoir si l’Atlético de Madrid formulera une proposition à la hauteur des attentes parisiennes. Le club de la capitale espère récupérer environ 25 millions d’euros pour libérer son joueur. Kang-In Lee, de son côté, serait ouvert à un départ vers la Liga. L’avenir nous dira si ce transfert se concrétisera.

  • Mercato : Manchester United devance le PSG pour Mateus Fernandes

    Mercato : Manchester United devance le PSG pour Mateus Fernandes

    L’été s’annonce mouvementé pour le PSG, qui souhaite rajeunir l’effectif de Luis Enrique après son deuxième sacre consécutif en Ligue des champions. Le nom du jeune portugais Mateus Fernandes est régulièrement cité, mais le club de la capitale pourrait se faire doubler par un poids lourd de Premier League.

    Le mercato estival devrait être agité du côté du PSG. Après avoir remporté une nouvelle Ligue des champions, le club parisien entend renouveler son équipe. Plusieurs cibles ont été identifiées, notamment Mateus Fernandes, milieu offensif de 21 ans, qui devrait quitter West Ham, relégué en Championship. Cependant, Manchester United semble bien parti pour passer devant sur ce dossier.

    «Manchester United est en discussion avec les agents du joueur»

    Des sources proches du dossier confirment que Manchester United a entamé des discussions avec les représentants de Mateus Fernandes. Les deux parties échangent sur le coût potentiel du transfert (indemnité et salaire). West Ham, de son côté, réclamerait environ 98 millions d’euros pour libérer son joueur cet été. Il est certain que le crack portugais ne restera pas en Championship, mais le prix est clairement fixé par le club londonien.

    Mateus Fernandes favorable à un transfert à Manchester United ?

    Reste à savoir quelle sera la décision de Mateus Fernandes pour son avenir. Bien que le projet du PSG soit séduisant, Manchester United courtise l’international portugais depuis l’été dernier. Selon des informations britanniques, le joueur de West Ham ne serait pas opposé à rejoindre les Red Devils. De leur côté, les pensionnaires de Ligue 1 auraient activé d’autres pistes sur le marché des transferts, comme Yan Diomandé (RB Leipzig), Eli Junior Kroupi (Bournemouth) ou encore Maghnes Akliouche (AS Monaco). Le mercato parisien promet d’être captivant.

  • Cameroun : Aboubakary Abdoulaye exige une action déterminée contre les violences faites aux femmes et aux enfants

    Cameroun : Aboubakary Abdoulaye exige une action déterminée contre les violences faites aux femmes et aux enfants

    Ce mardi, à l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat à Yaoundé, Aboubakary Abdoulaye, président de la chambre haute, a lancé un appel pressant au gouvernement pour intensifier la lutte contre les violences sexuelles infligées aux enfants et les féminicides, phénomènes qu’il estime de plus en plus alarmants.

    Aboubakary Abdoulaye, également Lamido de Rey Bouba, a solennellement exhorté les autorités à adopter des mesures plus fermes pour contrer les violences sexuelles perpétrées contre les mineurs et les meurtres de femmes au Cameroun.

    Prenant la parole devant le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le président de l’Assemblée nationale et plusieurs membres du gouvernement, il a dénoncé des actes qui, selon lui, portent une atteinte grave à la dignité, à l’intégrité et à la vie des victimes.

    « Les violences sexuelles subies par les femmes et les enfants, de même que les féminicides, doivent être combattues avec une détermination sans faille », a-t-il affirmé, enjoignant les autorités à faire cesser ces exactions.

    Cette intervention survient dans un climat de forte émotion nationale, consécutif au viol présumé d’une fillette de trois ans à Yaoundé. Ce drame, qui a provoqué des manifestations publiques et un vaste mouvement d’indignation, a remis au premier plan le débat sur la protection de l’enfance et l’urgence de renforcer les dispositifs de prévention et de répression des violences basées sur le genre.

  • Gabon : une application pour vérifier son nom d’épargnant de la Poste sans se déplacer

    Gabon : une application pour vérifier son nom d’épargnant de la Poste sans se déplacer

    Le directeur général de Gabon Poste, Alfred Ikaka Bobe, a annoncé mardi que les épargnants aux avoirs bloqués peuvent désormais utiliser une application pour consulter les listes du liquidateur et vérifier leur nom.

    Pour effectuer cette vérification, il suffit de se connecter à la plateforme en ligne depuis un ordinateur ou un smartphone.

    Lancée lundi, la plateforme a rapidement été saturée après avoir enregistré près de 10 000 visites en quelques heures.

    « L’application a été mise à jour et sera opérationnelle dès ce mercredi », a précisé Alfred Ikaka Bobe.

    Les épargnants doivent confirmer qu’ils sont toujours vivants et peuvent indiquer la localité où ils souhaitent recevoir leur paiement. L’outil est également accessible aux épargnants résidant hors du territoire.

    Seuls les épargnants régulièrement recensés par le liquidateur et ayant perdu leur carnet doivent se rendre dans un bureau de poste pour en obtenir un nouveau.

    Rappelons qu’en 2017, PostBank SA, filiale de la Poste, avait fait faillite, compromettant les économies de nombreux clients. Après des promesses non tenues sous l’ancien régime, le gouvernement de transition a affiché en février 2025 sa détermination à apurer cette créance.

    Environ 60 000 épargnants seraient concernés. Une enveloppe de 31,212 milliards de francs CFA a été promise pour éponger la dette sur trois ans, avec un décaissement par tiers chaque année.

  • Le textile circulaire au Maroc : 1,9 milliard de dollars d’investissements et 30 000 emplois à la clé

    Le textile circulaire au Maroc : 1,9 milliard de dollars d’investissements et 30 000 emplois à la clé

    L’économie circulaire dans le secteur textile pourrait générer au Maroc jusqu’à 1,9 milliard de dollars d’investissements privés et plus de 30 000 emplois, selon une étude récente. Cette analyse place le royaume au centre d’une transformation industrielle axée sur le recyclage des déchets textiles, la réduction de l’empreinte environnementale et la demande européenne pour des vêtements mieux tracés.

    Un programme pilote, mené avec l’appui d’une institution internationale, a largement dépassé ses objectifs initiaux. Les résultats indiquent « 2 400 tonnes de chutes textiles destinées au recyclage et 427 tonnes déjà transformées en nouveaux matériaux », donnant une substance industrielle à une filière longtemps fragmentée entre ateliers, collecteurs informels et débouchés à faible valeur ajoutée.

    L’étude estime que l’utilisation de fibres recyclées pourrait réduire les émissions de carbone de 18 % et diminuer la consommation d’eau de plus de 60 % par rapport aux procédés traditionnels. C’est une perspective majeure pour une industrie confrontée à la pression des donneurs d’ordres européens, aux contraintes hydriques locales et aux attentes croissantes des consommateurs sur la composition réelle des vêtements.

    Traçabilité européenne et cadre douanier

    Le rapport relie également ce potentiel à une mutation sociale importante. Plus de 80 % des collecteurs marocains de déchets textiles travaillent encore sans reconnaissance officielle. Or, « jusqu’à trois quarts de ces travailleurs pourraient intégrer le secteur formel au cours des cinq prochaines années si des politiques publiques adaptées étaient mises en œuvre », avec des gains attendus en termes de revenus déclarés, de protection sociale et de structuration professionnelle.

    L’étude juge que le Maroc dispose d’une position favorable pour devenir un pôle régional du textile durable, grâce à sa proximité avec l’Europe, son expérience manufacturière et la demande internationale de produits à moindre impact environnemental. Cependant, elle réclame des ajustements précis, notamment la reconnaissance des déchets textiles comme matière réutilisable, l’adaptation des règles douanières et la mise en place de systèmes de traçabilité conformes aux normes de l’Union européenne.

    Cette exigence prend une dimension stratégique pour les exportateurs marocains, puisque l’UE absorbe 93 % des ventes textiles du royaume et appliquera, à partir de 2027, le passeport numérique de produit. Ce dispositif imposera aux fournisseurs une étiquette dotée d’un code QR ou d’une puce NFC contenant « des données vérifiables sur l’empreinte environnementale, la traçabilité et la composition réelle de chaque vêtement », ce qui pourrait transformer la conformité documentaire en condition d’accès aux marchés les plus rémunérateurs.

  • Romuald Wadagni à Bamako pour une nouvelle ère diplomatique avec l’AES

    Romuald Wadagni à Bamako pour une nouvelle ère diplomatique avec l’AES

    Le chef de l’État béninois Romuald Wadagni a posé le pied à Bamako ce mardi 9 juin, dans le cadre d’une tournée ouest-africaine destinée à renouer les liens avec les régimes militaires du Sahel. Après s’être rendu au Niger et au Burkina Faso, cette escale malienne marque une étape supplémentaire dans sa stratégie de rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Un « souffle nouveau » entre Bamako et Cotonou

    À l’issue de leur entretien, les deux présidents ont publié une déclaration conjointe faisant état de leur souhait commun de « donner un souffle nouveau » aux relations bilatérales entre le Mali et le Bénin. Les discussions ont principalement porté sur le renforcement de la coopération économique, commerciale et culturelle. Romuald Wadagni a également lancé une invitation à son homologue malien Assimi Goïta pour une visite officielle au Bénin, signe tangible du réchauffement entre les deux capitales.

    Un changement de ton dans la région

    Les relations entre le Bénin et les pays de l’AES avaient connu des tensions ces dernières années, notamment avec le Niger voisin après le putsch de 2023. Depuis son investiture le 24 mai, Romuald Wadagni multiplie les gestes diplomatiques pour rétablir le dialogue avec Bamako, Ouagadougou et Niamey.

    Un enjeu stratégique pour l’Afrique de l’Ouest

    Cette tournée intervient dans un contexte régional marqué par de profondes fissures entre la CEDEAO et les États membres de l’AES. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de l’organisation régionale pour former leur propre confédération, estimant que la CEDEAO ne répondait plus à leurs exigences de souveraineté et de sécurité. Le déplacement de Romuald Wadagni constitue l’un des premiers actes diplomatiques forts de son mandat et pourrait contribuer à apaiser les tensions dans l’espace ouest-africain.

  • Burkina Faso : record historique de 151,5 milliards FCFA pour l’emprunt diaspora

    Burkina Faso : record historique de 151,5 milliards FCFA pour l’emprunt diaspora

    Le Burkina Faso vient d’accomplir une première dans sa quête de souveraineté financière. La première tranche du « Diaspora Bond », lancée le 6 mai 2026, s’est achevée le 6 juin dernier sur un succès retentissant, avec un total de 151,5 milliards de francs CFA de souscriptions. Cette mobilisation exceptionnelle dépasse largement les prévisions initiales, témoignant de la confiance et de l’engagement massif de la diaspora burkinabè dans le développement et la résilience économique de la nation.

    Un signal fort de souveraineté économique

    Dans un contexte sous-régional complexe, ce succès démontre la capacité du Burkina Faso à diversifier ses sources de financement en s’appuyant sur ses propres forces. Le mécanisme du Diaspora Bond, un emprunt obligataire spécifiquement destiné aux citoyens vivant à l’étranger, s’impose désormais comme un levier stratégique incontournable pour le pays.

    Les clés d’une réussite fulgurante

    • Un élan patriotique inédit : La diaspora burkinabè, répartie à travers l’Afrique et le reste du monde, a massivement investi dans les titres publics, répondant à l’appel de la patrie.
    • Une structuration attractive : L’opération a su allier rentabilité financière pour les souscripteurs et utilité publique pour l’État.
    • Une communication ciblée : La campagne d’un mois a touché au cœur les communautés expatriées, désireuses de participer activement à l’effort de reconstruction et de développement.

    Vers le financement des projets structurants

    Les 151,5 milliards de FCFA mobilisés offrent une bouffée d’oxygène au budget de l’État. Selon les orientations initiales, ces fonds seront prioritairement injectés dans des secteurs clés : « Les ressources issues de ce Diaspora Bond permettront de financer des infrastructures publiques majeures, des projets de développement endogène et de renforcer l’autonomie économique du pays. »

    L’opération s’est articulée autour de plusieurs indicateurs clés : lancée le 6 mai 2026, la souscription s’est officiellement clôturée le 6 juin 2026. Elle visait en priorité la diaspora burkinabè et ses partenaires stratégiques. Au total, cette mobilisation de fonds a permis de récolter un montant historique de 151,5 milliards de francs CFA.

    Une nouvelle ère pour la finance populaire en Afrique de l’Ouest

    Le succès de cette première tranche pourrait bien faire école dans la sous-région. En réussissant ce tour de force en seulement 30 jours, le Burkina Faso prouve que l’épargne de la diaspora est une alternative crédible et puissante aux financements extérieurs traditionnels. Alors que les autorités s’apprêtent à dresser le bilan complet, les regards se tournent déjà vers les prochaines étapes de ce programme financier qui marque un tournant majeur pour l’économie burkinabè.

  • Burkina Faso : deux associations musulmanes suspendues après l’arrestation de l’imam Kindo

    Burkina Faso : deux associations musulmanes suspendues après l’arrestation de l’imam Kindo

    Le régime militaire au pouvoir au Burkina Faso franchit un nouveau cap dans sa politique de restriction des libertés. Le gouvernement de transition, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé la suspension pour une durée de trois mois de deux organisations musulmanes, évoquant des motifs d’ordre public et de non-respect de leurs objectifs statutaires.

    Selon deux arrêtés rendus publics mardi 9 juin, le ministère de l’Administration territoriale a ordonné la mise en sommeil de la Coordination des jeunes musulmans du Burkina Faso, accusée de « troubles à l’ordre public », ainsi que de l’association As Salam, jugée pour « activités non conformes à son but ».

    L’affaire Kindo en toile de fond

    Cette décision intervient moins de deux semaines après l’interpellation de Mohamad Ishaq Kindo, une personnalité influente de l’islam sunnite au Burkina Faso. L’imam avait vivement critiqué un projet de loi visant à renforcer le contrôle de la pratique religieuse dans ce pays où les musulmans représentent près de 60 % de la population.

    Depuis son arrestation, le 26 mai, les autorités n’ont pas divulgué le lieu de sa détention. Plusieurs de ses partisans ont également été arrêtés après des manifestations exigeant sa libération.

    Une main de fer sur les voix discordantes

    Depuis qu’il a pris le pouvoir par un coup d’État en septembre 2022, Ibrahim Traoré n’a cessé de museler les oppositions. Les autorités justifient cette fermeté par la nécessité de préserver la stabilité face à la menace jihadiste qui sévit dans le pays depuis plus de dix ans.

    Une vague de suspensions sans précédent

    Entre avril et mai, plus de 800 associations ont été suspendues et 118 dissoutes par l’administration, officiellement pour des manquements aux obligations déclaratives. Ces mesures alimentent les craintes d’une dérive autoritaire dans ce pays sahélien en proie à une grave crise sécuritaire.

  • Le Niger, clé de voûte du projet gazier transsaharien

    Le Niger, clé de voûte du projet gazier transsaharien

    Le paysage énergétique africain s’apprête à connaître une mutation profonde, et le Niger en devient désormais un acteur central. Lancé officiellement le 4 juin dernier en concertation avec ses partenaires stratégiques, l’Algérie et le Nigeria, le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) entre dans une phase décisive. S’étendant sur plus de 4 000 kilomètres, ce mégaprojet vise à transporter le gaz naturel nigérian jusqu’au continent européen, en traversant intégralement le territoire nigérien.

    Pour Niamey, l’enjeu dépasse le simple cadre infrastructural : il s’agit d’une affirmation de sa souveraineté économique et d’une consécration de son nouveau poids géopolitique sur la scène internationale.

    Le corridor nigérien : trait d’union de l’énergie africaine

    Le tracé du TSGP reliera les riches gisements du delta du Niger au réseau de gazoducs algériens existant (notamment Medgaz et Transmed), directement connectés au marché européen. Au cœur de cette immense artère de transit se trouve le Niger.

    • Longueur totale : Plus de 4 000 km, dont une portion majeure traversant le Niger du sud au nord.
    • Capacité annuelle : Environ 30 milliards de mètres cubes de gaz destinés à l’exportation.
    • Investissement estimé : Plus de 13 milliards de dollars.

    En offrant une infrastructure de transit sûre et optimisée, le Niger s’impose comme le facilitateur indispensable de l’axe Abuja-Alger. Loin d’être un simple observateur de ce corridor, le pays entend tirer parti de cette position géographique unique pour dynamiser son économie nationale.

    Des retombées locales majeures et une opportunité de développement

    Au-delà des perspectives macroéconomiques et des redevances de transit qui enrichiront les finances publiques, le TSGP représente un levier de développement industriel sans précédent pour le Niger. Les accords préliminaires prévoient des clauses d’approvisionnement local.

    • Électrification et accès à l’énergie : Une partie du gaz transporté pourra être prélevée pour alimenter des centrales électriques thermiques locales, un atout crucial pour combler le déficit énergétique du pays.
    • Création d’emplois et transfert de compétences : La construction puis l’exploitation des stations de compression sur le sol nigérien généreront des milliers d’emplois directs et indirects, favorisant l’émergence d’une expertise locale en ingénierie gazière.

    Une réponse stratégique à la demande européenne

    Le calendrier de lancement de ce projet n’est pas anodin. L’Union européenne, engagée dans une stratégie de diversification de ses sources d’approvisionnement pour réduire sa dépendance au gaz russe, voit dans le TSGP une alternative de premier plan.

    En devenant le garant de la sécurité de ce flux énergétique vers l’Europe, le Niger renforce considérablement son poids diplomatique vis-à-vis des partenaires occidentaux. Le pays démontre sa capacité à s’inscrire dans des partenariats industriels multinationaux complexes.

    Les défis à relever : sécurité et financement

    Si l’enthousiasme est palpable à Niamey, Alger et Abuja, le chemin reste semé d’obstacles. Le principal défi réside dans la sécurisation d’un tracé de 4 000 km traversant des zones sahéliennes marquées par des menaces sécuritaires persistantes. Les trois pays partenaires devront coordonner leurs forces de défense de manière inédite pour protéger l’infrastructure.

    Par ailleurs, le bouclage financier définitif et l’attraction des investissements internationaux nécessiteront une stabilité politique et un cadre réglementaire transparent, signaux que le gouvernement nigérien s’efforce d’envoyer aux marchés.

    Le coup d’envoi du 4 juin a marqué le début d’une nouvelle ère. En s’affirmant comme le lien incontournable entre le géant gazier nigérian et les infrastructures de distribution algériennes, le Niger ne se contente plus de subir la géopolitique régionale : il la façonne. La réussite du TSGP pourrait transformer durablement le Niger en un hub énergétique clé entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe.

  • Cérémonie de lancement à Rabat de la 5e phase du Partenariat de Voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Cérémonie de lancement à Rabat de la 5e phase du Partenariat de Voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Le mardi 28 mars 2026, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a accueilli à Rabat la cérémonie officielle de lancement de la cinquième phase du Partenariat de Voisinage Maroc–Conseil de l’Europe, couvrant la période 2026-2029.

    Cette réunion a rassemblé des délégués des ministères et institutions impliqués dans ce partenariat, les responsables du bureau du Conseil de l’Europe basé à Rabat, ainsi que les représentants des ambassades des États membres du Conseil de l’Europe accréditées au Maroc.

    Les discussions ont été structurées autour de deux panels. Le premier a porté sur les réalisations passées et les perspectives du nouveau partenariat de voisinage. Le second a exploré des méthodes concrètes pour assurer une mise en œuvre durable des projets prévus dans ce cadre.

    Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, le Royaume du Maroc s’est lancé dans un vaste programme de réformes visant à renforcer la démocratie, promouvoir les droits humains et consolider l’État de droit. Guidé par une ambition de modernisation de l’appareil étatique, le Maroc a pris des engagements constitutionnels ambitieux.

    Cette dynamique a conduit à des progrès notables, notamment par la consolidation des institutions démocratiques issues de la Constitution de 2011, le renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits de l’homme, la poursuite de la réforme du système judiciaire et l’affirmation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    C’est dans le cadre de cette vision royale que s’inscrit le partenariat de voisinage avec le Conseil de l’Europe, reflétant la volonté constante du Maroc d’ancrer ses institutions dans la modernité et le respect des normes internationales.

    Cette coopération s’est également concrétisée par un approfondissement des liens avec les organes du Conseil de l’Europe dans des secteurs comme l’audiovisuel – le Maroc, via la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), est membre du Conseil exécutif de l’Observatoire européen de l’Audiovisuel depuis 2013, seul pays non européen et non méditerranéen à y siéger –, le sport et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, principe inscrit à l’article 19 de la Constitution.

    Le Maroc et le Conseil de l’Europe entretiennent en effet des relations anciennes et diversifiées. Le Royaume s’impose comme l’un des partenaires les plus impliqués de la région, avec l’adhésion à 13 conventions et protocoles couvrant la justice, la cybercriminalité, la protection des données, entre autres.

    Le Maroc est également le premier pays du voisinage sud et le seul représentant africain à siéger en tant que « Partenaire pour la Démocratie » auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). Il reste aussi l’unique pays de la région à avoir obtenu le statut de « Partenaire pour la Démocratie Locale » auprès du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux (CPLR).

  • Rabat accueille le lancement du nouveau partenariat de voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Rabat accueille le lancement du nouveau partenariat de voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a organisé, mardi à Rabat, la cérémonie officielle de lancement de la cinquième phase du Partenariat de Voisinage Maroc–Conseil de l’Europe, couvrant la période 2026-2029.

    Cette réunion a rassemblé les représentants des départements et institutions parties prenantes, les responsables du Bureau du Conseil de l’Europe à Rabat, ainsi que les diplomates des ambassades des États membres du Conseil de l’Europe accrédités au Maroc.

    Les discussions ont été structurées autour de deux panels : le premier sur les acquis et les perspectives du nouveau partenariat, le second sur les approches concrètes pour assurer une mise en œuvre durable des projets prévus dans ce cadre.

    Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le Maroc a lancé un vaste programme de réformes visant à consolider la démocratie, promouvoir les droits humains et renforcer l’État de droit. Animé par une volonté profonde de modernisation, le royaume a pris des engagements constitutionnels forts.

    Cette dynamique a permis des avancées notables, notamment via la consolidation des institutions démocratiques issues de la Constitution de 2011, le renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits de l’Homme, la poursuite de la réforme de la justice et l’affirmation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    C’est dans cette vision éclairée du Souverain que s’inscrit ce partenariat de voisinage avec le Conseil de l’Europe, reflétant la volonté continue du Maroc d’ancrer ses institutions dans la modernité et de respecter les standards internationaux.

    Cette volonté s’est aussi traduite par un approfondissement de la coopération avec les organes du Conseil de l’Europe dans des domaines comme l’audiovisuel – le Maroc, via la HACA, siège au Conseil exécutif de l’Observatoire européen de l’Audiovisuel depuis 2013, seul pays non européen et de sa région à y participer –, le sport et la promotion de l’égalité entre femmes et hommes, principe inscrit à l’article 19 de la Constitution.

    Les relations entre le Maroc et le Conseil de l’Europe sont anciennes et multidimensionnelles. Le royaume est l’un des partenaires les plus engagés de la région, ayant adhéré à treize conventions et protocoles dans divers secteurs (justice, cybercriminalité, protection des données, etc.).

    Le Maroc est également le premier pays du voisinage Sud et le seul représentant du continent africain à siéger comme « Partenaire pour la Démocratie » auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), et il est l’unique pays de la région à avoir obtenu le statut de « Partenaire pour la Démocratie Locale » auprès du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux (CPLR).

  • RDC : les Églises du réveil et les catholiques s’opposent sur la réforme constitutionnelle

    RDC : les Églises du réveil et les catholiques s’opposent sur la réforme constitutionnelle

    La proposition de révision de la Constitution en République démocratique du Congo, portée par le président Félix Tshisekedi, provoque des remous au sein des communautés religieuses. D’un côté, les Églises du réveil appuient le processus ; de l’autre, l’Église catholique exhorte à la prudence. Ce clivage apparaît alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter le texte référendaire, une étape clé dans la procédure de révision.

    Pourquoi les Églises du réveil approuvent-elles la réforme ?

    Les Églises du réveil adhèrent à la vision des autorités selon laquelle la Constitution de 2006 ne correspond plus aux réalités actuelles du pays. Pour l’archevêque Evariste Ejiba Yamampia, président des Églises du réveil au Congo, cette réforme pourrait améliorer la gouvernance et le développement. « Il s’agit d’une question de souveraineté, de gouvernance et de bien-être des populations. Cela permettra de mieux gérer les richesses du pays et de supprimer des entités budgétivores », explique-t-il.

    L’opposant congolais Moïse Katumbi

    L’Église catholique met en garde contre une remise en cause des acquis démocratiques

    La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) n’a pas encore pris position officiellement. Mais le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) rappelle l’importance de la Constitution actuelle. « L’Église a toujours soutenu que cette Constitution est le socle de notre démocratie et elle appelle au dialogue. Le pouvoir est un service, et les laïcs doivent faire preuve de vigilance citoyenne », insiste Faustin Onombili, président du CALCC.

    L’opposition dénonce un « coup d’État constitutionnel »

    Au-delà du débat religieux, le projet de réforme alimente les tensions politiques. L’opposition accuse Félix Tshisekedi de vouloir modifier les règles institutionnelles à son avantage. La Coalition Article 64, qui qualifie la démarche de « coup d’État constitutionnel », devait déposer une plainte mardi mais l’a reportée pour se concentrer sur un sit-in prévu vendredi devant le Parlement.

    Alors que le référendum se profile, le débat reste polarisé entre partisans d’une adaptation des institutions et défenseurs du cadre démocratique issu de la Constitution de 2006.