Catégorie : A la Une

  • Rdc : l’église catholique met en garde contre une modification de la constitution pour un troisième mandat

    Rdc : l’église catholique met en garde contre une modification de la constitution pour un troisième mandat

    Rdc : l’Église catholique met en garde contre une modification de la constitution pour un troisième mandat

    Goma, 23 juin 2026 – La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a vivement alerté sur toute tentative politique visant à permettre un troisième mandat au président Félix Tshisekedi.

    Lors d’une assemblée plénière extraordinaire du 18 au 20 juin, les évêques catholiques ont publié une déclaration réaffirmant leur engagement envers le respect strict de la Constitution de 2006. Ils estiment que toute modification des clauses limitant les mandats présidentiels menacerait l’équilibre institutionnel du pays.

    Dans leur message, transmis par Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, les prélats soulignent que la stabilité politique de la République démocratique du Congo repose sur la préservation de l’ordre constitutionnel et des promesses faites à la nation. Ils exhortent le chef de l’État à « honorer le serment prononcé devant Dieu et le peuple » lors de son investiture.

    Selon la CENCO, remettre en cause les dispositions constitutionnelles actuelles reviendrait à rompre le pacte républicain issu des crises successives traversées par le pays.

    Cette mise en garde intervient après l’adoption récente au Parlement d’une loi encadrant l’organisation des référendums. Les évêques redoutent que ce texte ne permette une consultation populaire qui pourrait affecter des éléments jugés intangibles, comme la durée et le nombre des mandats présidentiels.

    Les responsables catholiques soulignent que les intentions de certains acteurs politiques sont désormais claires, plusieurs figures de la classe politique évoquant ouvertement la possibilité d’un nouveau cycle de gouvernance en faveur du président actuel.

    De son côté, la majorité présidentielle rejette ces interprétations. Elle affirme que la loi référendaire a pour seul but de renforcer le cadre institutionnel et de permettre au peuple souverain de trancher sur des questions nationales majeures.

    Le débat a été relancé après des déclarations de Félix Tshisekedi. En mai dernier, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le chef de l’État avait indiqué qu’il n’avait pas sollicité un troisième mandat, mais qu’il se plierait à la volonté populaire si elle l’exigeait. Cette sortie a immédiatement alimenté les spéculations sur ses intentions politiques pour 2028.

    Face à cette situation, la CENCO appelle la population congolaise à la vigilance et à s’opposer, dans le cadre légal et par des moyens pacifiques, à toute tentative de modifier les dispositions constitutionnelles verrouillées.

    La Constitution de la RDC limite le mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois consécutive, soit deux mandats maximum. Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019, achève actuellement son deuxième mandat.

    Les prochaines élections présidentielles sont prévues en décembre 2028, selon le calendrier électoral en vigueur, sauf changement institutionnel ou cas de force majeure.

    Cette prise de position confirme le rôle central de l’Église catholique dans le débat politique en RDC, alors que la question d’un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi devient un enjeu politique majeur.

  • Coopération militaire entre les États-Unis et le Maroc : ce que dit vraiment le Sénat américain

    Une lecture attentive des documents officiels permet de tempérer les interprétations exagérées concernant une récente initiative du Sénat américain. Contrairement à ce que certains titres ont pu laisser entendre, Washington n’a pas officiellement désigné le Maroc comme sa future plateforme militaire majeure pour l’Afrique.

    Ce que contient réellement la section 1268

    La section 1268 du projet de loi d’autorisation de la défense nationale pour l’exercice 2027 ne prévoit ni base militaire, ni nouvelle installation américaine, ni budget spécifique, ni engagement opérationnel concret. Elle se contente d’exiger du secrétaire à la Défense qu’il remette, sous 180 jours, un plan visant à renforcer la coopération militaire avec le Maroc, ainsi que la feuille de route bilatérale signée en avril 2026.

    Le texte est succinct : « Plan to enhance defense cooperation with Morocco ». Rien de plus.

    L’initiative mentionne certes la feuille de route signée au Pentagone en avril 2026. Cependant, la section 1268 montre que cette feuille de route ne constitue pas un accord contraignant. Si elle l’était, il n’y aurait pas besoin de demander un plan détaillant la mise en œuvre future.

    La feuille de route a une portée politique et stratégique, mais elle n’instaure pas de mesures concrètes. Le Sénat demande donc au Pentagone d’expliquer comment il entend développer cette coopération et quelles seront les priorités.

    Distinguer les faits des spéculations

    Les références à des bases légères, centres de drones, réseaux logistiques pour le Sahel, projection militaire ou contrepoids à l’influence iranienne proviennent d’analyses géopolitiques ou de médias proches de certains intérêts. Ce sont des scénarios possibles, mais ils ne figurent pas dans le texte adopté par le Sénat.

    Il est important de ne pas confondre une demande de planification stratégique avec une décision déjà prise. Les États-Unis n’ont pas encore fait du Maroc le pilier central de leur architecture militaire africaine. Les documents publics disponibles ne soutiennent pas cette affirmation.

    Cela ne diminue pas l’importance de la coopération militaire entre Washington et Rabat. Le Maroc reste un partenaire clé en Afrique du Nord, et les liens se renforcent. Mais il faut éviter de construire un récit qui dépasse ce que disent les documents officiels.

    Même si la section 1268 est adoptée, elle ne changera pas le statut juridique du Sahara occidental, qui demeure sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU en attente de décolonisation. Certains tentent de présenter chaque avancée comme une consolidation de la position marocaine sur ce territoire, mais aucune initiative connue ne modifie cette réalité.

    En conclusion, la coopération militaire États-Unis-Maroc est une réalité, mais l’idée que le Sénat aurait transformé le Maroc en grande plateforme militaire américaine pour l’Afrique relève davantage du récit politique que des faits officiels.

  • Retrait du Niger de la cour pénale internationale : les coulisses d’une décision souveraine

    Retrait du Niger de la cour pénale internationale : les coulisses d’une décision souveraine

    Le Niger a officiellement enclenché la procédure de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), une orientation qui prolonge la politique de rupture initiée par les autorités militaires depuis leur prise de pouvoir en juillet 2023. Par cette décision, Niamey entend affirmer sa souveraineté et interroger le fonctionnement d’une institution souvent critiquée sur le continent africain.

    Des griefs anciens contre une justice dite « sélective »

    Les autorités nigériennes reprochent à la CPI de concentrer l’essentiel de ses poursuites sur les États africains. Depuis sa création en 2002, la majorité des enquêtes et des personnes mises en cause par la juridiction basée à La Haye concernent en effet des pays d’Afrique. Ce déséquilibre alimente depuis des années les accusations de « justice sélective » formulées par plusieurs dirigeants du continent.

    Un repositionnement géopolitique en cours

    Cette décision s’inscrit dans le cadre du recentrage stratégique du Niger. Depuis la rupture avec plusieurs partenaires occidentaux, le régime nigérien privilégie désormais une coopération resserrée avec les membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), que forment le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces trois pays multiplient les initiatives communes visant à renforcer leur autonomie politique et sécuritaire.

    Les implications juridiques et politiques

    Le retrait de la CPI rejoint une série de mesures symbolisant la volonté des autorités de réduire l’influence des institutions internationales jugées contraires aux intérêts nationaux. Pour les soutiens du régime, cette voie traduit l’affirmation de la souveraineté du pays. Ses opposants, en revanche, estiment qu’un éloignement des mécanismes internationaux de justice pourrait affaiblir la lutte contre l’impunité et priver les victimes de crimes graves d’un recours supplémentaire.

    Sur le plan juridique, ce retrait n’est pas immédiat. Conformément au Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, la procédure ne devient effective qu’un an après la notification officielle remise aux Nations unies. En outre, les éventuelles enquêtes déjà ouvertes avant la date de retrait demeurent de la compétence de la Cour.

    En choisissant de quitter la CPI, le Niger rejoint ainsi le débat plus large sur la place de l’Afrique au sein des institutions internationales et sur l’équilibre entre souveraineté nationale et justice pénale internationale.

  • Derrière le cri des Léopards, un procès politique en RDC

    Derrière le cri des Léopards, un procès politique en RDC

    En juin 2026, l’attaquant congolais Cédric Bakambu a brandi une pancarte avec le mot « Maîtrisable » lors d’une rencontre. Ce geste a immédiatement résonné parmi les supporters des Léopards, faisant de ce slogan un cri de ralliement. Mais au-delà du terrain, cette expression renvoie à une réalité judiciaire et politique complexe en République démocratique du Congo.

    Un slogan aux multiples facettes

    Le terme « Maîtrisable » est apparu dans le contexte d’un procès politique très suivi. Des personnalités comme Joseph Kabila et Félix Tshisekedi sont évoquées dans les coulisses de cette affaire. La prison de Makala, souvent citée dans l’actualité judiciaire congolaise, est également au cœur des débats.

    Le football comme caisse de résonance

    En arborant ce message, Bakambu a offert une visibilité internationale à une cause qui dépasse le sport. Les supporters des Léopards ont rapidement adopté le slogan, transformant chaque match en une tribune politique. Cette fusion entre sport et politique illustre une tendance observée dans plusieurs pays africains, où le football devient un vecteur d’expression citoyenne.

    Si les détails du procès restent encore flous pour le grand public, le slogan « Maîtrisable » continue de circuler sur les réseaux sociaux et dans les stades. Il symbolise l’espoir d’une justice indépendante et d’une transparence accrue dans la gestion des affaires d’État en RDC.

  • Résultats du CEP 2026 : le verdict attendu ce vendredi au Bénin

    Résultats du CEP 2026 : le verdict attendu ce vendredi au Bénin

    CEP

    Ce vendredi, les 286.995 candidats qui ont passé le Certificat d’Études Primaires (CEP) session 2026 sauront s’ils ont décroché leur diplôme. La délibération est prévue à 10h30 à travers tout le pays. Parmi les participants, on compte 149.424 garçons et 138.571 filles, répartis dans 860 centres d’examen. Les épreuves se sont tenues du 1er au 4 juin.

    Le lancement officiel des examens a eu lieu à l’école primaire publique de Gbofoly, dans la commune d’Aplahoué. Cette année, 97 candidats à besoins spécifiques (dont 36 filles) ont pris part aux tests, dans 13 centres spécialement aménagés.

    D’après les chiffres du ministère des Enseignements maternel et primaire, l’effectif des candidats a augmenté de 5,56 % par rapport à la session précédente.

    En attendant le verdict, des milliers de familles béninoises retiennent leur souffle. Les résultats marqueront la fin du parcours primaire et l’ouverture vers l’enseignement secondaire pour les lauréats.

  • Foi et conscience civique au cœur d’un renouveau social selon le cardinal Parolin

    Foi et conscience civique au cœur d’un renouveau social selon le cardinal Parolin

    Lors de son intervention à Rabat ce mardi, le cardinal Parolin, nouveau membre honoraire de l’Académie du Royaume du Maroc, a souligné le rôle central de la foi et de la conscience civique comme moteurs d’une profonde transformation sociale. Le secrétaire d’État du Saint-Siège a mis en avant la convergence de vues entre le Vatican et le royaume chérifien, appelant à dépasser une « vision purement utilitariste » de la fraternité.

    Pour le cardinal, il est essentiel de passer de la simple tolérance envers l’autre, avec lequel on partage un espace de droits, à un accueil véritable. Ce changement de paradigme, fondé sur les valeurs religieuses et civiques, pourrait inspirer un renouveau social durable, tant au Maroc qu’au-delà.

    Cette prise de parole, prononcée dans le cadre prestigieux de l’Académie, réaffirme l’engagement du Saint-Siège en faveur d’un dialogue interreligieux et d’une coexistence pacifique, où la foi et la responsabilité citoyenne s’unissent pour bâtir une société plus fraternelle.

  • Brice Oligui Nguema, une reconnaissance académique qui porte l’ambition du Gabon

    Brice Oligui Nguema, une reconnaissance académique qui porte l’ambition du Gabon

    Libreville, mardi 23 juin 2026 – La cérémonie s’est tenue dans le cadre de la 43ᵉ session du CAMES. Brice Clotaire Oligui Nguema a été élevé à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques, une distinction qui dépasse le simple hommage protocolaire.

    Ce mardi, à Libreville, le président gabonais a reçu cette haute reconnaissance du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Le moment est stratégique : le Gabon entend repenser son rôle dans les réseaux intellectuels du continent et faire du supérieur un axe de souveraineté.

    Sur un continent où la compétition économique passe désormais par les laboratoires et les universités, cet honneur traduit une vision plus large. Celle de faire du Gabon un pilier de la transformation universitaire africaine.

    Le savoir au cœur du projet national

    Devant des responsables d’universités, des chercheurs et des délégations venues de plusieurs pays africains, le chef de l’État a dédié cette distinction à ceux qu’il estime être les véritables artisans du futur : enseignants, chercheurs et étudiants. Il a mis l’accent sur leur rôle central dans son discours.

    « Je sais que ces nobles métiers sont des sacerdoces, traversés par des épreuves et des difficultés. J’ai la profonde conviction que la société et l’État doivent mieux les reconnaître et les encourager », a affirmé Brice Clotaire Oligui Nguema.

    Ces propos interviennent alors que le Gabon intensifie ses investissements dans les infrastructures universitaires, la formation supérieure et la recherche. Derrière cette orientation se profile une conviction partagée : la richesse des nations africaines reposera moins sur les matières premières que sur la capacité à produire connaissance, innovation et capital humain qualifié.

    Le président gabonais a résumé cette ambition en une phrase qui dépasse les frontières nationales : « Il n’y a pas de destin national sans une recherche et un enseignement supérieurs forts et responsables. »

    Cette déclaration marque une rupture avec les modèles de développement longtemps centrés sur l’exploitation des ressources naturelles. L’éducation et la science sont désormais inscrites au rang des priorités stratégiques.

    Le CAMES face à ses défis historiques

    Fondé en 1968, le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur constitue l’une des principales institutions de coopération universitaire du continent. Ses dix-neuf États membres lui confèrent un rôle clé dans l’évaluation des enseignants-chercheurs, l’harmonisation des diplômes et la promotion de la recherche.

    Le professeur Charles Edgar Mombo, président en exercice du Conseil des ministres du CAMES, souligne que l’enjeu dépasse largement le cadre académique : « Au-delà de son caractère honorifique, cette présidence constitue un levier stratégique permettant d’orienter les grandes priorités de l’institution et de renforcer la place du pays qui l’exerce dans le concert académique africain. »

    Sous son impulsion, le Gabon entend porter plusieurs priorités : la mobilité des étudiants et des enseignants, la reconnaissance mutuelle des diplômes, la modernisation des cursus, l’adaptation des formations aux mutations technologiques et l’amélioration de l’employabilité des diplômés. L’institution doit aussi relever un défi majeur : accroître la visibilité internationale de la recherche africaine face aux grands pôles américains, européens et asiatiques.

    Libreville veut devenir une capitale du savoir africain

    L’ambition gabonaise ne s’arrête pas à la gestion administrative du CAMES. Libreville aspire désormais à accueillir le prochain Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation. Une telle rencontre serait un signal politique fort, consacrant le retour du Gabon comme acteur d’influence dans les débats continentaux et offrant une tribune pour promouvoir sa stratégie de développement basée sur le capital humain.

    Cette perspective intervient dans un contexte où l’Afrique connaît la plus forte croissance démographique étudiante au monde. D’ici 2050, plusieurs centaines de millions de jeunes Africains entreront dans l’enseignement supérieur. Leur formation conditionnera directement la compétitivité économique du continent.

    C’est dans cette bataille du savoir que le Gabon cherche à se positionner. La distinction attribuée à Brice Clotaire Oligui Nguema apparaît comme la consécration d’une politique qui place l’université, la recherche et l’innovation au cœur du développement. Plus qu’une récompense personnelle, cette Grand-Croix du CAMES consacre une idée centrale dans les nouvelles stratégies africaines : le XXIe siècle sera celui de la connaissance, et le Gabon entend prendre toute sa place dans cette transformation historique.

  • Les dessous du retour de Longuè Longuè au Cameroun

    Les dessous du retour de Longuè Longuè au Cameroun

    Longuè Longuè, chanteur et activiste camerounais surnommé « le fou de la nation », a regagné le Cameroun après une absence remarquée. Ce retour, très attendu par ses partisans, suscite de nombreuses interrogations quant aux motivations et aux conséquences de sa venue.

    Derrière ce come-back, plusieurs coulisses restent encore floues. L’artiste, connu pour ses prises de position tranchées, pourrait bien bousculer la scène politique et culturelle du pays. Les prochains jours devraient apporter plus de lumière sur les raisons exactes de ce retour.

  • Gonçalo Ramos vers un transfert à l’AC Milan : Ruben Amorim le convainc

    Gonçalo Ramos vers un transfert à l’AC Milan : Ruben Amorim le convainc

    Après avoir remporté une deuxième Ligue des Champions avec le Paris Saint-Germain, plusieurs joueurs songent à changer d’air. C’est notamment le cas de Gonçalo Ramos, qui aurait déjà fait part à Luis Campos de son souhait de quitter le club dès la fin de la saison.

    Le soir de la finale gagnée à Budapest, certaines stars du PSG ont annoncé leur ambition de décrocher une troisième Ligue des Champions consécutive. Mais d’autres, comme Gonçalo Ramos, préfèrent tourner la page. L’attaquant portugais, qui ne souhaite plus jouer les doublures d’Ousmane Dembélé, cherche un club où il serait titulaire indiscutable.

    L’entraîneur de l’AC Milan à l’œuvre pour Gonçalo Ramos

    L’AC Milan, en Serie A, pourrait être la destination idéale pour Ramos. Le nouveau coach milanais, Ruben Amorim, a déjà entamé des démarches en coulisses. Comme le rapportent des indiscrétions, Amorim tente de convaincre son compatriote, qui n’est pas un élément clé au PSG, de franchir le pas. Ce transfert pourrait relancer la carrière de l’attaquant, même si l’opération s’annonce coûteuse : le PSG réclamerait environ cinquante millions d’euros.

    Négociations avancées entre le PSG et Milan

    En Italie, on évoque des discussions déjà très avancées entre l’AC Milan et l’entourage de l’attaquant parisien. Un accord sur le salaire semble proche, avec une offre de 5 millions d’euros par an, soit le même montant que perçoit Rafael Leão, autre international portugais chez les Rossoneri. Reste à s’entendre sur l’indemnité de transfert : Paris exigerait au moins 40 millions d’euros, un montant jugé trop élevé pour le club transalpin. Une solution pourrait venir d’un échange de joueurs, Luis Campos pouvant piocher dans l’effectif milanais.

  • Crise à l’Est de la RDC : Ndayishimiye prône la mutualisation régionale et appuie les processus de Washington et Doha

    Crise à l’Est de la RDC : Ndayishimiye prône la mutualisation régionale et appuie les processus de Washington et Doha

    Crise à l’Est de la RDC : Ndayishimiye prône la mutualisation régionale et appuie les processus de Washington et Doha

    Evariste Ndayishimiye et Félix Tshisekedi

    À l’issue de sa visite d’État à Kinshasa, le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur d’une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette région est confrontée à des violences persistantes, alimentées par des groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda.

    Lors d’un point de presse conjoint avec son homologue congolais, Félix Tshisekedi, ce mardi 23 juin à la Cité de l’Union africaine, Ndayishimiye a indiqué que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC figurait parmi les sujets centraux de leurs échanges.

    « Un point très important de nos discussions a concerné la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC. Nous avons procédé à une évaluation approfondie de la situation dans cette partie du pays et j’ai exprimé mon soutien aux efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à instaurer une paix durable et à garantir la stabilité dans la région des Grands Lacs », a déclaré Évariste Ndayishimiye.

    Le chef de l’État burundais a souligné la nécessité d’une approche globale pour mettre fin aux cycles de violence.

    « Le Burundi reste convaincu qu’une résolution durable des crises qui affectent l’Est de la RDC passe nécessairement par une approche globale et intégrée, visant à briser les cycles récurrents de violence et à promouvoir le développement socio-économique des populations concernées », a-t-il poursuivi.

    Évoquant les menaces sécuritaires qui pèsent sur la région, Ndayishimiye a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les pays des Grands Lacs.

    « Face aux menaces que représentent les groupes terroristes étrangers et les forces négatives opérant dans l’Est de la RDC, le Burundi estime nécessaire de poursuivre et de renforcer la mutualisation des efforts entre les États de la région », a-t-il affirmé.

    Le président burundais a également exprimé le soutien de son pays aux mécanismes diplomatiques en cours pour le retour de la paix en RDC. Il a réaffirmé son implication personnelle dans les initiatives africaines de médiation.

    « Le Burundi soutient toutes les initiatives visant à rétablir une paix durable en République démocratique du Congo, notamment les processus de Washington et de Doha, ainsi que les efforts de l’Union africaine à travers l’action du médiateur de l’UA appuyé par le panel des anciens chefs d’État africains. J’ai réaffirmé mon engagement personnel dans la médiation africaine, notamment à travers un mécanisme de suivi des processus en cours », a-t-il confié.

    Cette rencontre entre Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye intervient dans un contexte marqué par des tentatives diplomatiques, dont les accords de Washington et le processus de Doha, qui visent à instaurer un cessez-le-feu durable et à relancer le dialogue entre les parties prenantes au conflit qui secoue l’Est de la RDC depuis plusieurs années. Toutefois, ces initiatives n’ont pas encore produit de résultats concrets sur le terrain, où les hostilités se poursuivent entre la rébellion et les forces gouvernementales.

    Face à cette situation, des appels se multiplient aux niveaux national, régional et international pour que les différentes parties respectent les engagements pris dans le cadre des initiatives de paix. Cependant, jusqu’à présent, ces appels restent sans effet notable. L’objectif de réduire le fossé entre les réalités du terrain et les avancées diplomatiques peinent à se concrétiser. Chaque partie continue d’interpréter les dispositions des accords selon sa propre lecture, rendant leur mise en œuvre toujours plus incertaine.

  • Rabat réunit les décideurs postaux arabes pour un avenir numérique

    Rabat réunit les décideurs postaux arabes pour un avenir numérique

    La capitale marocaine a accueilli, mardi 23 juin 2026, la troisième édition du forum des dirigeants postaux du monde arabe, organisé par le groupe Barid Al-Maghrib en collaboration avec l’Union Postale Universelle (UPU).

    Placée sous le thème « Transformer les chaînes logistiques postales pour un avenir numérique axé sur le commerce électronique », cette rencontre de deux jours a pour objectif d’analyser les moyens d’accompagner les profondes mutations du secteur postal, dans un contexte de croissance soutenue du e-commerce et de l’économie numérique.

    Ce conclave constitue une véritable occasion de renforcer le dialogue et la coordination entre les différents acteurs du domaine, afin de construire un système postal et logistique arabe plus intégré, performant et adaptable aux évolutions internationales, a souligné le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, lors de l’ouverture.

    Le ministre a dressé un état des lieux des défis rencontrés par la poste dans la région arabe, notamment l’accélération des modes de commerce et de consommation, la progression rapide du commerce électronique et des transactions numériques transfrontalières. Il a insisté sur la nécessité de développer des infrastructures intelligentes et interconnectées, et d’adopter des solutions technologiques innovantes ainsi que des services numériques avancés.

    « Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, accorde une importance particulière à la modernisation du secteur postal et des services logistiques, au développement du commerce électronique, au renforcement de la transition numérique et à l’amélioration du climat des affaires, en phase avec les meilleures pratiques et normes internationales », a-t-il déclaré.

    De son côté, le directeur général du groupe Barid Al-Maghrib, Amin Benjelloun Touimi, a rappelé que les institutions postales arabes doivent relever plusieurs défis, notamment la modernisation des réseaux logistiques, le développement des infrastructures numériques, l’utilisation de l’intelligence artificielle et l’analyse des données, ainsi que le renforcement du commerce électronique et l’accès des PME aux marchés régionaux et internationaux.

    Selon lui, une meilleure coordination entre les institutions postales et le développement de partenariats avec les acteurs du transport, de la technologie et du commerce électronique peuvent faire progresser le secteur dans la région arabe. Il a relevé que le Maroc a fait de la transition numérique et de l’intégration économique deux leviers fondamentaux pour un développement global.

    Intervenant en visioconférence, le directeur général du Bureau international de l’UPU, Masahiko Metoki, a souligné que le commerce électronique, les technologies numériques et l’évolution des attentes des consommateurs transforment le commerce mondial à un rythme sans précédent. L’avenir du secteur postal dépendra de l’innovation, de l’interopérabilité numérique et des partenariats public-privé, a-t-il indiqué, réaffirmant l’engagement de l’UPU à soutenir la région arabe dans cette transformation.

    À cette occasion, un timbre conjoint Maroc-Mauritanie a été émis, en présence du directeur général de Mauripost, Alioune Ould Issa.

    L’organisation de ce forum au Maroc s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI, qui fait de la transformation numérique et de l’intégration économique des piliers du développement global. Cette rencontre s’inscrit également dans la continuité des éditions précédentes tenues au Sultanat d’Oman en 2024 et au Qatar en 2025, illustrant l’importance de la coopération arabe et du partage d’expériences dans les services postaux et logistiques.

    Les participants au forum aborderont plusieurs enjeux stratégiques pour l’avenir du secteur : modernisation des chaînes logistiques et des réseaux postaux, intégration des technologies avancées, intelligence artificielle et analyse des données pour améliorer la performance opérationnelle et la qualité des services, ainsi que développement des partenariats entre opérateurs postaux et acteurs des écosystèmes logistiques et numériques.

    Ils examineront également les mécanismes de soutien au commerce électronique transfrontalier, les moyens de faciliter l’accès des PME aux marchés régionaux et internationaux, le développement des solutions du « dernier kilomètre », ainsi que les modalités de financement des projets de modernisation et de transformation numérique pour renforcer la compétitivité du secteur postal arabe face aux exigences de l’économie numérique.

    Les travaux du forum aboutiront à l’adoption d’un ensemble de recommandations opérationnelles et d’une feuille de route de coopération pour la période 2026-2027, visant à soutenir le développement du commerce électronique, renforcer l’intégration logistique régionale et promouvoir un écosystème postal arabe plus résilient, innovant et préparé aux défis futurs.

    La cérémonie d’ouverture a réuni les directeurs généraux de 14 opérateurs postaux arabes, ainsi que des représentants du Bureau international de l’UPU, de la Ligue des États arabes, des autorités de régulation postale et plusieurs personnalités nationales et internationales.

  • Moustik le Karismatik demande des comptes après l’arrestation d’Elysée le Sneiper en Côte d’Ivoire

    Moustik le Karismatik demande des comptes après l’arrestation d’Elysée le Sneiper en Côte d’Ivoire

    L’interpellation de l’influenceur camerounais Elysée le Sneiper en Côte d’Ivoire déclenche une vague d’inquiétude au Cameroun. Sur les réseaux sociaux, l’humoriste Moustik le Karismatik a directement interpellé les autorités de son pays.

    Les faits remontent à la diffusion d’une vidéo datant de 2023, dans laquelle Elysée le Sneiper aurait tenu des propos jugés offensants envers le chef de l’État ivoirien. Cette séquence, ressortie d’un contexte de tension entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun, a conduit à son arrestation sur le sol ivoirien.

    Après avoir pris connaissance de la situation, l’influenceur a publié une vidéo sur sa page Meta pour s’expliquer et présenter ses excuses aux Ivoiriens, conscient de l’ampleur médiatique de l’affaire.

    Face à cette détention, Moustik le Karismatik a saisi l’ambassade du Cameroun en Côte d’Ivoire ainsi que le président Paul Biya. Il s’interroge sur les mesures prises pour garantir l’assistance consulaire et le respect des droits de son compatriote en territoire étranger.