Catégorie : A la Une

  • Maroc : neuf postes clés à l’Union africaine pour Rabat

    Maroc : neuf postes clés à l’Union africaine pour Rabat

    Rabat assoit davantage son influence au sein de l’Union africaine en décrochant neuf postes de responsabilité dans plusieurs instances stratégiques. Réformes, financement, migration, environnement : le Royaume s’impose comme un acteur incontournable de la gouvernance continentale.

    Le Maroc renforce son empreinte à l’Union africaine (UA) et démontre une nouvelle fois sa capacité à peser sur les équilibres institutionnels du continent. À l’issue des consultations régionales en Afrique du Nord, Rabat a obtenu neuf postes à responsabilité dans des organes et structures clés de l’organisation panafricaine. Cette progression traduit à la fois la confiance accordée par les partenaires africains et la montée en puissance de sa diplomatie sur les grands dossiers continentaux.

    Cette séquence institutionnelle place le Maroc en tête des pays nord-africains dans la répartition des responsabilités négociées au niveau régional. Elle intervient alors que l’UA mène plusieurs chantiers majeurs : réforme de ses organes, consolidation de sa gouvernance, financement, intégration économique, gestion des migrations et défis environnementaux.

    Une présence renforcée dans les instances décisionnelles

    Parmi les postes obtenus, le Maroc occupera la vice-présidence du Comité ministériel chargé des candidatures africaines dans le système international. Cette instance joue un rôle crucial dans la coordination des positions africaines et la promotion des candidatures du continent dans les organisations multilatérales. Pour Rabat, ce poste constitue un levier supplémentaire pour améliorer la représentation de l’Afrique dans les espaces de décision mondiaux.

    Le Maroc exercera également la vice-présidence du Bureau des barèmes des contributions et de l’évaluation des quotes-parts des États membres. Derrière son aspect technique, ce dossier touche à un enjeu sensible : le financement de l’UA. La question des contributions nationales est essentielle pour renforcer l’autonomie financière de l’organisation, améliorer la prévisibilité de ses ressources et soutenir ses programmes. Ces deux responsabilités placent Rabat au cœur de sujets structurants pour l’avenir de l’UA.

    Réformes, droit et économie au programme

    Le Maroc siégera également dans deux Comités techniques spécialisés, espaces importants d’élaboration des politiques publiques africaines. Le premier porte sur la justice et les affaires juridiques ; le second sur le développement économique, le tourisme, le commerce, l’industrie et les ressources minières. Cette double présence reflète l’intérêt du Royaume pour des chantiers au cœur de l’agenda continental.

    Sur le plan juridique, l’UA cherche à renforcer ses cadres normatifs, harmoniser les approches et accompagner les États dans la consolidation de leurs institutions. Sur le terrain économique, les enjeux sont tout aussi décisifs : intégration commerciale, industrialisation, valorisation des ressources naturelles, développement du tourisme et diversification des économies africaines sont des leviers essentiels pour la transformation du continent.

    Pour le Maroc, cette participation s’inscrit dans la continuité d’une diplomatie africaine axée sur la coopération concrète, les partenariats sectoriels et la construction de passerelles économiques entre les pays. Engagé dans plusieurs initiatives régionales et continentales, Rabat entend continuer à contribuer aux débats sur les modèles de développement, la compétitivité africaine et la création de chaînes de valeur régionales.

    Le COREP, un espace stratégique pour l’action marocaine

    La présence marocaine sera également renforcée au sein des sous-comités du Comité des représentants permanents (COREP). Ce dernier joue un rôle déterminant dans le fonctionnement quotidien de l’UA : préparation des décisions, suivi des dossiers techniques et coordination permanente entre les États membres et les organes de l’organisation.

    Dans ce cadre, Rabat assumera la vice-présidence du Bureau du Sous-comité chargé des réformes institutionnelles. Ce dossier est crucial pour l’UA, engagée depuis plusieurs années dans un processus de rationalisation de ses structures, d’amélioration de son efficacité et de clarification de ses priorités. Le Royaume présidera également le Sous-comité chargé des questions environnementales.

    Cette responsabilité intervient dans un contexte marqué par l’intensification des effets du changement climatique en Afrique, continent particulièrement exposé aux sécheresses, inondations, dégradation des sols et pression sur les ressources en eau. Le Maroc siégera aussi comme membre du Sous-comité des droits de l’Homme, de la démocratie et de la gouvernance, lui permettant de participer aux discussions sur le renforcement institutionnel, l’État de droit et les mécanismes africains de gouvernance.

    La migration, un domaine où le Maroc capitalise sur son expérience

    Autre responsabilité significative : le Royaume a été désigné membre du Conseil d’administration du Centre continental sur la migration. Des experts marocains seront également mis à disposition pour contribuer aux travaux de cette structure. Cette nomination consacre le rôle reconnu du Maroc dans la gouvernance migratoire africaine et prolonge un engagement porté au plus haut niveau de l’État.

    Depuis plusieurs années, Rabat défend une approche africaine de la migration fondée sur la solidarité, l’humanisme et la responsabilité partagée. Cette vision met l’accent sur la dignité des migrants, la coopération entre pays d’origine, de transit et de destination, ainsi que sur le lien entre mobilité humaine, développement et stabilité. La présence du Maroc au sein du Centre continental sur la migration permettra de renforcer cette contribution et de partager une expérience nationale souvent citée dans les débats africains. Elle confirme que la question migratoire reste l’un des domaines où le Royaume dispose d’une légitimité particulière au sein de l’UA.

  • Partenariat Maroc-Chine : le royaume mise sur la diplomatie économique pour séduire les industriels

    Partenariat Maroc-Chine : le royaume mise sur la diplomatie économique pour séduire les industriels

    Pékin a été, durant une semaine, le théâtre d’une accélération majeure du partenariat stratégique sino-marocain. Portés par une ambition commune de réindustrialisation, le ministre délégué à l’Investissement, Karim Zidane, et l’ambassadeur du Maroc en Chine, Abdelkader El Ansari, ont multiplié les sollicitations auprès des géants chinois lors de la 4e Exposition internationale des chaînes d’approvisionnement (CISCE).

    Le message est limpide, coordonné et résolument ambitieux : le Royaume entend désormais s’imposer comme le hub industriel incontournable entre l’Europe, l’Afrique et l’espace atlantique. Fort d’une dynamique d’investissement historique, avec 381 projets approuvés pour un montant global de 580 milliards de dirhams et une progression des flux financiers chinois — les investissements directs étrangers ayant atteint 2 milliards de dirhams en 2025 —, l’ambassadeur a réaffirmé que le Maroc est prêt pour une nouvelle étape. S’adressant aux opérateurs économiques, il a rappelé que le partenariat scellé en 2016 par le Roi Mohammed VI et le président Xi Jinping n’est pas une simple déclaration d’intention, mais un véritable moteur de croissance tangible.

    Une offre industrielle globale et des infrastructures de classe mondiale

    La force du plaidoyer marocain ne repose plus seulement sur la main-d’œuvre ou les avantages fiscaux, mais sur une proposition de valeur complète. Le Royaume propose un écosystème où la connectivité exceptionnelle, portée par des infrastructures de premier plan comme Tanger Med ou les ports de Nador et Dakhla, transforme le Maroc en une porte d’entrée logistique idéale. À cela s’ajoute un accès privilégié aux marchés internationaux grâce à plus de 56 accords de libre-échange et un rôle central dans la ZLECAf, permettant aux entreprises chinoises de franchir les barrières douanières pour atteindre plus d’un milliard de consommateurs. Ce socle est renforcé par un ancrage sectoriel solide dans l’automobile, l’aéronautique, la mobilité électrique et les énergies renouvelables, autant de domaines où la complémentarité sino-marocaine s’impose comme une évidence industrielle.

    Dans cette dynamique, le ministre Karim Zidane a mis l’accent sur le concept de « partenariat triangulaire ». Pour lui, le Maroc ne se résume pas à une destination pour l’exportation ; il est un partenaire clé pour l’industrialisation de l’Afrique. Le modèle est clair : la Chine apporte la technologie et les capitaux, tandis que le Maroc offre son expertise, sa stabilité politique et son influence continentale pour transformer durablement le tissu industriel africain. Cette vision s’inscrit pleinement dans les préparatifs du Mondial 2030, où les chantiers d’infrastructures et de mobilité durable ouvrent des perspectives inédites aux groupes chinois.

    Pour Abdelkader El Ansari, l’enjeu est désormais de transformer cette confiance grandissante, déjà illustrée par la présence d’une centaine d’entreprises chinoises sur le sol marocain, en un ancrage industriel durable et profond. À Pékin, le Maroc ne se contente plus de vanter ses mérites ; il pose les jalons d’un avenir où le « Made in Morocco » devient un prolongement naturel des chaînes de valeur mondiales, confirmant que le Royaume est, plus que jamais, le trait d’union stratégique d’un monde en reconfiguration.

  • Tensions politiques à Kinshasa : l’Angola en première ligne face à tshisekedi

    Tensions politiques à Kinshasa : l’Angola en première ligne face à tshisekedi

    Le président angolais João Lourenço (à droite) en entretien avec son homologue congolais Félix Tshisekedi lors d’un sommet diplomatique à Luanda en janvier 2026
    • et
      Stanis Bujakera Tshiamala

    Résumé
    • AFC
    • M23
    • João Lourenço
    • Joseph Kabila
    • Félix Tshisekedi
  • Burkina Faso : le régime militaire face aux critiques européennes sur les droits humains

    Burkina Faso : le régime militaire face aux critiques européennes sur les droits humains

    Burkina Faso : le régime militaire face aux critiques européennes sur les droits humains

    Le régime issu du coup d’État de septembre 2022 au Burkina Faso a réagi avec fermeté aux critiques formulées par le Parlement européen concernant la situation des droits humains et les libertés publiques dans le pays. Plutôt que d’envisager une démarche constructive, les autorités de Ouagadougou ont choisi de convoquer le représentant de l’Union européenne pour marquer leur désapprobation.

    Pourtant, une approche alternative, fondée sur la transparence et l’ouverture, aurait pu s’avérer plus judicieuse. Si les dirigeants burkinabè affirment que le pays connaît une pacification progressive et un essor économique remarquable sous l’autorité du capitaine Ibrahim Traoré, pourquoi ne pas inviter une délégation d’eurodéputés à se rendre sur place ? Une telle initiative permettrait de présenter des preuves tangibles des progrès revendiqués, plutôt que de se contenter de réponses diplomatiques.

    Les autorités pourraient ainsi démontrer concrètement les avancées réalisées en matière de sécurité, de souveraineté et de développement économique. Pourtant, malgré ces affirmations, plusieurs organisations internationales persistent à alerter sur les défis persistants : insécurité dans certaines zones, restrictions des libertés fondamentales et dégradation des conditions humanitaires.

    Des critiques étayées par des sources indépendantes

    Les préoccupations exprimées par le Parlement européen s’appuient sur des rapports émanant d’instances onusiennes, d’organisations de défense des droits humains et de multiples observateurs indépendants. Face à ces constats, une politique de transparence et d’ouverture aux missions d’évaluation internationales s’impose comme la solution la plus pertinente pour les autorités burkinabè. En facilitant l’accès aux régions concernées et en partageant des données vérifiables, le régime pourrait rétablir un climat de confiance avec ses partenaires européens.

    La crédibilité des avancées revendiquées en question

    Au-delà des tensions diplomatiques, l’enjeu principal réside dans la capacité du pouvoir à démontrer la réalité de ses allégations. Les performances en matière de sécurité et de développement économique, mises en avant par les dirigeants, doivent pouvoir être évaluées de manière objective. L’organisation d’une visite officielle d’eurodéputés pourrait offrir une occasion unique de clarifier ces points et de répondre aux interrogations légitimes des observateurs internationaux.

  • Transfert estival en vue pour Folarin Balogun, l’attaquant américain de Monaco convoité par la Premier League

    Transfert estival en vue pour Folarin Balogun, l’attaquant américain de Monaco convoité par la Premier League

    Folarin Balogun, l’attaquant vedette de l’équipe nationale des États-Unis, devrait quitter Monaco lors du prochain mercato estival. À 24 ans, le joueur formé à Arsenal suscite un vif intérêt en Premier League, poussant le club de la Principauté à fixer un prix ferme pour son départ, alors que les négociations pour une prolongation de contrat semblent au point mort.

    Un attaquant au cœur des convoitises du marché des transferts

    Issu du centre de formation d’Arsenal, Balogun a réalisé une ascension rapide sur la scène internationale et est aujourd’hui le leader offensif des États-Unis lors de la Coupe du monde 2026. Après un prêt très réussi à Reims, il a rejoint Monaco en 2023 et s’est imposé comme un buteur régulier, avec 31 buts en 91 rencontres sous le maillot de l’ASM. Un départ de Monaco est désormais envisagé pour cet été, le joueur souhaitant relever un nouveau défi.

    La Premier League à l’affût de l’attaquant américain

    La constance et la qualité technique de l’attaquant en font une cible privilégiée pour plusieurs grands clubs anglais. Son statut de joueur formé au club, particulièrement valorisé dans le championnat d’Angleterre, est un atout considérable. Des clubs de Premier League ont déjà pris des contacts préliminaires pour sonder sa disponibilité. Bien que la Serie A italienne reste également intéressée, les dirigeants monégasques se montrent fermes et exigent une indemnité de 50 millions d’euros, ce qui leur garantirait une plus-value de 20 millions par rapport à leur investissement initial.

    Les performances en Coupe du monde font grimper la cote

    La valeur marchande de Balogun a bondi après ses prestations en Coupe du monde. L’attaquant a su transposer sa forme étincelante en club sur la scène internationale, inscrivant 11 buts en 29 sélections avec les États-Unis. Son doublé décisif contre le Paraguay a fait de lui le premier joueur américain à marquer deux buts dans un match de Coupe du monde depuis 1930, ce qui a considérablement renforcé son attractivité sur le marché.

    Quel avenir pour le joueur et son club ?

    Balogun reste concentré sur sa mission avec la sélection américaine, qui vise à franchir les phases à élimination directe du tournoi. Pendant ce temps, ses agents gèrent les nombreuses sollicitations en vue d’un transfert. Plusieurs clubs européens se préparent à déposer des offres officielles, et une guerre d’enchères pourrait éclater dès la fin de la compétition. L’attaquant devrait être à nouveau titulaire vendredi lors du dernier match de poule de la Coupe du monde contre la Turquie, un match décisif pour la qualification.

  • Ebola en RDC : le virus Bundibugyo a déjà fait 254 morts, un bilan jugé sous-estimé

    Ebola en RDC : le virus Bundibugyo a déjà fait 254 morts, un bilan jugé sous-estimé

    L’Institut national de santé publique congolais (INSP) recense désormais 1 003 cas d’Ebola et 254 décès, portant le taux de létalité moyen à 25,3 %. La majorité des malades se concentre dans la province de l’Ituri, région reculée du nord-est du pays, où sont signalés 91,3 % des cas et 80,7 % des morts. Cette zone est également secouée par des violences perpétrées par des groupes armés.

    La capacité de dépistage en République démocratique du Congo, très limitée au début de l’épidémie, s’est nettement améliorée, ce qui explique en partie la hausse des cas comptabilisés. Toutefois, les organisations humanitaires internationales et les ONG présentes sur le terrain estiment unanimement que les chiffres officiels restent en deçà de la réalité.

    Trois provinces sont touchées : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, une zone totalisant environ 15 millions d’habitants. Le virus a aussi franchi la frontière ougandaise, où 20 cas confirmés, dont deux morts, ont été enregistrés.

    Riposte sanitaire renforcée mais entravée

    Dans l’Ituri, la réponse sanitaire repose sur l’isolement des malades et le suivi des cas contacts. Si elle s’est intensifiée, son organisation demeure difficile. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe contre le virus Bundibugyo, responsable de cette épidémie. Les vaccins développés jusqu’à présent ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, qui a provoqué les grandes épidémies d’Ebola antérieures.

    Dès les premières semaines, les hôpitaux locaux ont été débordés. Les centres de traitement Ebola mis en place avec l’appui de l’OMS et de plusieurs ONG affichent déjà un taux d’occupation supérieur à 80 %, d’après l’INSP. Les structures de santé, souvent démunies dans ce pays parmi les plus pauvres du monde, manquent encore d’équipements de protection et de chlore, plus d’un mois après la déclaration officielle de l’épidémie. Quelque 78 soignants ont été contaminés et 18 sont décédés, selon l’INSP.

    Soignants et humanitaires font face à une forte méfiance des communautés locales. Les refus de prélèvements post-mortem conduisent à une sous-estimation des cas. Des incidents ont éclaté dans des hôpitaux ces dernières semaines, souvent provoqués par des habitants en colère venus réclamer les corps de proches décédés de la maladie.

    Humanitaires et épidémiologistes estiment que le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint et redoutent que la crise sanitaire s’étende sur six mois à un an. « L’épidémie a été déclarée environ deux mois après les premiers décès suspects signalés autour du 20 mars. Pendant ce laps de temps, la maladie s’est propagée sans contrôle dans des proportions que nous ne connaissons pas », confie un représentant d’une organisation humanitaire internationale souhaitant rester anonyme.

  • Le Togo mise sur les carburants durables pour transformer son aviation

    Le Togo mise sur les carburants durables pour transformer son aviation

     
    Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation aérienne. Deux accords ont été signés pour soutenir la transition énergétique et renforcer les infrastructures de l’aéroport international de Lomé. Conclus entre la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) et T-OIL, entreprise publique togolaise spécialisée dans l’achat, ces partenariats prévoient l’introduction progressive du carburant d’aviation durable (SAF) ainsi que la construction d’un réservoir de stockage de Jet A1 d’une capacité de 1 500 mètres cubes sur la plateforme aéroportuaire.
     
    Les conventions ont été signées en marge de l’édition 2026 de l’Assemblée annuelle des aéroports et compagnies aériennes d’Afrique (AATCE), organisée à Lomé. Elles s’inscrivent dans une politique plus large visant à accompagner la décarbonation du transport aérien tout en améliorant la résilience des infrastructures énergétiques liées au secteur.
     
    À travers cette initiative, les autorités togolaises affichent leur volonté de consolider la position de Lomé comme un pôle aérien régional. L’introduction du carburant d’aviation durable répond également aux exigences croissantes de réduction des émissions de carbone dans l’industrie aéronautique, alors que les compagnies et les plateformes aéroportuaires sont de plus en plus appelées à intégrer des solutions énergétiques moins polluantes.
     
    Le projet de construction du nouveau bac de stockage de Jet A1 devrait, pour sa part, permettre de sécuriser davantage l’approvisionnement en carburant des appareils opérant depuis la capitale togolaise et d’accompagner l’augmentation du trafic aérien dans la sous-région.
     
    Cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui fait de la modernisation des infrastructures et de la transition énergétique des axes majeurs de développement. Les ministres en charge des Transports ainsi que de l’Énergie et des Ressources minières ont apporté leur soutien à cette initiative, réaffirmant l’engagement du gouvernement en faveur d’un transport aérien plus durable, plus résilient et mieux connecté aux grands réseaux régionaux et internationaux.
  • Kinshasa : Tshisekedi et Ndayishimiye renforcent leur coopération sécuritaire et sanitaire

    Kinshasa : Tshisekedi et Ndayishimiye renforcent leur coopération sécuritaire et sanitaire

    Le lundi 22 juin 2026, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a reçu son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, dans le cadre d’une visite d’État en République démocratique du Congo.

    Les deux dirigeants ont d’abord eu un entretien privé avant d’élargir les discussions à leurs délégations respectives. Ils ont abordé le renforcement de la coopération bilatérale dans plusieurs secteurs clés.

    La situation sécuritaire dans l’est du Congo a été au cœur des échanges. Le Burundi appuie actuellement les Forces armées de la RDC (FARDC) face aux troupes rwandaises présentes dans la région.

    Les deux présidents ont aussi évoqué la lutte contre l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, souche Bundibugyo. Ils ont souligné la nécessité d’intensifier la surveillance aux frontières pour endiguer la propagation.

    Le mardi 23 juin, avant de se rendre au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale, le président Ndayishimiye doit participer à une réunion de la taskforce chargée de coordonner la réponse sanitaire face à la résurgence d’Ebola (souche Bundibugyo), qui touche actuellement trois provinces de l’est de la RDC.

    Une conférence de presse conjointe est programmée pour ce mardi, afin de clore cette visite d’État de haut niveau.

  • Mauritanie : Nouakchott sollicite Libreville pour l’élection au secrétariat général de l’OIF

    Mauritanie : Nouakchott sollicite Libreville pour l’élection au secrétariat général de l’OIF

    La ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Bahama Mohamed Laghdaf, a été reçue lundi 22 juin par le président gabonais, le général Oligui Nguema. Porteuse d’un message officiel du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, elle a officiellement présenté la candidature de la Mauritanie au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    Cette candidature, portée par la docteure Koumba Ba, s’articule autour de trois axes stratégiques : la cohérence, l’équilibre et l’utilité, au service direct des États membres de l’organisation. L’entretien a également mis en lumière l’excellence des relations diplomatiques entre Libreville et Nouakchott, marquées par la fluidité et la confiance mutuelle.

    L’envoyée spéciale a réaffirmé la volonté ferme de la Mauritanie de renforcer la coopération bilatérale avec le Gabon, une relation historique fondée sur la solidarité, le respect réciproque et une concertation permanente sur les enjeux d’intérêt commun. Elle a saisi cette occasion pour présenter officiellement la candidature de son pays au secrétariat général de l’OIF.

    De son côté, le chef de l’État gabonais a réitéré son attachement indéfectible au consensus et à une gouvernance concertée, principes directeurs de son action sur la scène continentale. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de la vision présidentielle et concrétise la diplomatie proactive menée par le Gabon. Elle illustre la volonté du pays de diversifier ses partenariats africains tout en réaffirmant son engagement pour une Francophonie utile, dynamique et résolument tournée vers le codéveloppement.

  • Le Maroc appelle à une réforme ambitieuse du système onusien des droits de l’homme à Genève

    Le Maroc appelle à une réforme ambitieuse du système onusien des droits de l’homme à Genève

    Sous le thème « Pékin après 30 ans : mobilisation du système des droits de l’Homme des Nations Unies pour progresser vers l’égalité de genre et la pleine jouissance des droits des femmes et des filles », le Maroc a participé à une réunion à Genève. L’occasion pour le Royaume de partager son expérience et ses propositions en matière de gouvernance des droits humains à l’échelle internationale.

    El Habib Belkouch, dans une déclaration, a souligné l’importance stratégique de la participation aux travaux du Conseil des droits de l’Homme. Ces espaces constituent des plateformes essentielles pour suivre les évolutions tant au niveau national qu’international. Il a mis en avant la contribution du Maroc à travers l’organisation à Rabat d’un colloque international consacré aux 20 ans de l’Examen périodique universel (EPU), qualifié de première initiative du genre à l’échelle mondiale.

    Selon lui, cette rencontre a permis de formuler des recommandations concrètes visant à améliorer l’efficacité de l’un des mécanismes de reddition des comptes les plus performants du système onusien. « Il ne s’agit pas d’un événement isolé, mais d’une étape inscrite dans une stratégie globale visant à renforcer et rationaliser les mécanismes internationaux des droits de l’Homme », a-t-il expliqué.

    Dans cette perspective, le responsable marocain a évoqué la préparation d’un prochain rendez-vous international dédié à l’évaluation des différentes composantes du système onusien, qu’il s’agisse des procédures spéciales — rapporteurs et groupes de travail — ou des mécanismes conventionnels. L’objectif étant de réfléchir à une meilleure cohérence institutionnelle, dans un contexte marqué par la multiplication des mécanismes et parfois des redondances thématiques, notamment dans des domaines comme les droits de l’enfant.

    El Habib Belkouch a également insisté sur le contexte international actuel, qu’il qualifie de « période de crise », estimant qu’il constitue paradoxalement une opportunité pour impulser des réformes ambitieuses. « Sortir de la crise suppose de tracer des perspectives positives, de consolider les acquis et de renforcer la place des droits de l’Homme face aux remises en cause observées dans plusieurs régions du monde », a-t-il affirmé.

    Par ailleurs, il a mis en exergue l’expérience marocaine en matière de mécanismes nationaux de suivi et de mise en œuvre des recommandations internationales. Présentée comme un modèle en développement au niveau international, cette approche suscite un intérêt croissant de la part de plusieurs pays. « Des États comme la Corée, les Pays-Bas ou encore les Émirats arabes unis ont manifesté leur intérêt pour l’expérience marocaine et engagé des échanges pour s’en inspirer », a-t-il précisé.

    Pour le délégué interministériel, ces mécanismes nationaux représentent l’avenir de l’action en matière de droits humains, dans la mesure où ils permettent de passer de la formulation des recommandations à leur mise en œuvre effective. « C’est à ce niveau que se joue la concrétisation réelle des droits de l’Homme », a-t-il conclu.

    Il a également souligné que cette thématique figurait parmi les sujets les plus marquants présentés lors du forum de Glion, auquel le Maroc a contribué l’année dernière, confirmant ainsi sa volonté de participer activement aux débats structurants sur l’avenir du système international des droits de l’Homme, tout en valorisant ses propres avancées et en plaidant pour une gouvernance plus efficiente et cohérente.

  • Coopération parlementaire entre l’Azerbaïdjan et le Maroc à Bakou

    Coopération parlementaire entre l’Azerbaïdjan et le Maroc à Bakou

    Bakou, 23 juin — La présidente du Milli Medjlis d’Azerbaïdjan, Sahibé Gafarova, a reçu le vice-président de la Chambre des représentants du Royaume du Maroc, Mohamed Ghayate. Ce dernier effectuait une visite en Azerbaïdjan pour prendre part à la 20e session de la Conférence de l’Union parlementaire des États membres de l’Organisation de la coopération islamique.

    Au cours de cet échange, les deux parties ont mis en avant la qualité des liens bilatéraux entre Bakou et Rabat, soulignant qu’ils reposent sur une estime réciproque et qu’ils connaissent une progression notable, en particulier sur le plan politique. L’accent a été porté sur la collaboration fructueuse au sein des instances internationales, ainsi que sur le soutien mutuel que les deux nations s’apportent sur différentes scènes multilatérales.

    Le rôle central de la coopération interparlementaire dans le renforcement des relations a été particulièrement souligné. Sahibé Gafarova a exprimé sa satisfaction quant à sa visite officielle au Maroc et aux rencontres avec ses homologues marocains lors de divers événements mondiaux, estimant que ces échanges consolident les rapports bilatéraux. Il a été noté que les groupes d’amitié actifs au sein des assemblées législatives des deux pays jouent un rôle d’intermédiaire dans ce développement. De plus, le mémorandum d’entente signé cette année entre les deux parlements ouvre des perspectives favorables pour une coopération encore plus étroite.

    Les interlocuteurs se sont également réjouis de la collaboration de leurs parlements au sein des organisations parlementaires internationales, notamment à travers le Réseau parlementaire du Mouvement des non-alignés. Ils ont relevé que le Maroc est fortement représenté aux conférences de ce réseau et accorde une grande importance aux travaux de cette organisation.

  • Est de la rdc : la sadc exige le respect des accords de paix pour stabiliser la région

    Est de la rdc : la sadc exige le respect des accords de paix pour stabiliser la région

    est de la rdc : la sadc exige le respect des accords de paix pour stabiliser la région

    Les rebelles du M23 à kibumba

    La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a organisé ce lundi 22 juin un sommet virtuel exceptionnel de la Troïka de l’Organe sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité. Cette rencontre s’est concentrée sur l’analyse des crises sécuritaires et politiques dans la région, avec une attention particulière portée sur la République démocratique du Congo (RDC) et Madagascar.

    Lors de cette réunion, la SADC a réaffirmé son engagement à protéger la paix, renforcer la démocratie et consolider la stabilité régionale. Les dirigeants ont souligné l’importance de mobiliser davantage les mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits pour garantir la sécurité collective.

    Inquiétudes majeures en RDC

    Les participants ont exprimé leur vive préoccupation face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Selon eux, l’instabilité persistante menace non seulement la paix intérieure du pays, mais aussi les efforts d’intégration et de coopération au sein de la région. La SADC a appelé toutes les parties prenantes au conflit à respecter scrupuleusement les engagements pris dans le cadre des accords de Doha et de Washington, notamment les clauses relatives au cessez-le-feu.

    « Concernant la RDC, le sommet a exprimé sa profonde inquiétude face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays tout en réitérant son soutien indéfectible au peuple congolais. Il a également constaté la détérioration alarmante de la situation sécuritaire dans cette région, qui met en péril la stabilité nationale et l’intégration régionale », indique le compte-rendu officiel de la SADC.

    Le communiqué poursuit : « Le sommet a exhorté l’ensemble des acteurs à appliquer intégralement les accords de Doha et de Washington, en particulier les dispositions concernant le cessez-le-feu. Il a également insisté sur le fait que les processus de paix conduits par l’Afrique, soutenus par les initiatives internationales, restent indispensables pour établir une stabilité durable, renforcer la résilience des populations et instaurer une paix durable. »

    Des propositions concrètes avant le sommet des chefs d’État

    Pour approfondir son action, la Troïka de l’Organe a formulé plusieurs recommandations qui seront soumises à l’approbation du prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement de la SADC. Ce 46e sommet ordinaire, prévu du 16 au 17 août 2026 à Durban (Afrique du Sud), marquera le début de la présidence sud-africaine de cette organisation régionale pour une durée d’un an. L’Afrique du Sud assure actuellement la présidence intérimaire de la SADC depuis la destitution du président malgache Andry Rajoelina en octobre 2025, dans un contexte de crise politique majeure à Madagascar.

    Cette réunion intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques, dont les accords de Washington et le processus de Doha, tentent d’établir un cessez-le-feu durable et de relancer le dialogue entre les parties en conflit dans l’Est de la RDC. Cependant, ces efforts peinent à se concrétiser sur le terrain, où les combats persistent entre les groupes rebelles et les forces gouvernementales.

    Face à cette impasse, des appels pressants se multiplient à l’échelle nationale, régionale et internationale pour exiger le respect des engagements souscrits dans le cadre des processus de paix. Pourtant, jusqu’à présent, ces appels n’ont eu que peu d’effet concret. Le décalage persistant entre les avancées diplomatiques et la réalité du terrain reste un défi majeur. Chaque partie interprète les accords selon sa propre vision, rendant leur mise en œuvre aléatoire et incertaine.

    sécurité

    est de la rdc : la sadc exige le respect des accords de paix pour stabiliser la région