Catégorie : A la Une

  • Mali: Bamako veut instaurer un dialogue panafricain pour les professionnels des médias

    Mali: Bamako veut instaurer un dialogue panafricain pour les professionnels des médias

    Le premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a inauguré une série de panels lors d’un forum dédié aux enjeux médiatiques en Afrique. Plusieurs thématiques ont été abordées, notamment l’éducation aux médias à l’ère numérique, la lutte contre la désinformation et la formation aux médias.

    Le Maroc, invité d’honneur, était largement représenté à cet événement qui s’est déroulé du 3 au 6 juin 2026.

    Aziz Boucetta, directeur de publication de Panorapost.com, a souligné que la communauté panafricaine se réunit au Mali pour échanger sur les défis du continent, ajoutant que le Maroc apportera sa perspective et espère établir des partenariats pour le développement de l’Afrique.

    Le directeur général de l’école de journalisme, Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a indiqué que le taux d’internautes maliens est passé de 2 % en 2012 à 35 % aujourd’hui, dont 80 % de jeunes de moins de 35 ans. Parmi eux, 60 % s’informent via les réseaux sociaux.

    Il a également insisté sur le besoin de numérisation des médias maliens, condition nécessaire à leur rentabilité.

    Le chef du gouvernement, le général de brigade Abdoulaye Maïga, a déclaré que la sous-région fait face à des défis sécuritaires complexes, souvent accompagnés de batailles de perception. Les conflits d’aujourd’hui ne se limitent plus au terrain militaire, mais s’étendent au champ médiatique numérique. Dans ce contexte, le journaliste devient un acteur clé pour la stabilité des États, la cohésion sociale et la résilience des sociétés.

    Il a conclu en insistant sur le renforcement des compétences nationales et africaines : il est essentiel de renforcer les capacités professionnelles des médias pour qu’ils remplissent pleinement leur mission.

  • Ebola en RDC : le bilan atteint 550 cas confirmés et 101 décès, l’Ituri reste l’épicentre

    Ebola en RDC : le bilan atteint 550 cas confirmés et 101 décès, l’Ituri reste l’épicentre

    La souche Bundibugyo du virus Ebola continue de se propager dans l’est de la République démocratique du Congo. Les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP) révèlent que les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu comptent désormais 550 cas confirmés, dont 101 décès.

    Au 6 juin, 27 nouveaux cas avaient été détectés en 24 heures, signe que la transmission reste active dans plusieurs zones. Actuellement, 283 patients sont hospitalisés ou placés en isolement.

    Avec 91 décès parmi les cas confirmés, le taux de létalité s’établit à 17,7 %, selon les autorités sanitaires, qui précisent que certaines données sont encore en cours de consolidation.

    L’Ituri, province la plus touchée

    L’analyse géographique montre que l’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie. Sur les 25 zones de santé affectées, 17 se trouvent dans cette province, soit près de la moitié des 36 zones de santé de l’Ituri.

    Les zones concernées sont notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.

    Cette large répartition témoigne de la circulation persistante du virus sur plusieurs territoires, malgré les efforts de surveillance et de sensibilisation des équipes de riposte.

    Foyers actifs au Nord-Kivu et au Sud-Kivu

    Au-delà de l’Ituri, plusieurs zones de santé du Nord-Kivu et du Sud-Kivu enregistrent également des cas. Katwa reste le principal foyer actif avec 11 cas confirmés et 8 décès, suivie de Beni (5 cas, 3 décès), Butembo (4 cas, 2 décès), Miti-Murhesa (3 cas, 1 décès), Oïcha (2 cas, 2 décès), Kalunguta (1 cas, 1 décès), Kyondo (1 cas, 0 décès) et Goma (1 cas, 0 décès).

    Malgré cette progression, des signes encourageants apparaissent. Trois patients confirmés ont récemment été déclarés guéris : deux ont quitté les structures de prise en charge de Bunia, tandis qu’un autre a regagné son domicile dans la zone de santé de Katwa.

    L’INSP indique que les interventions se poursuivent dans toutes les zones affectées, avec un accent particulier sur la prévention des infections dans les établissements de santé, le suivi des contacts et la sensibilisation des communautés.

    Les autorités sanitaires estiment que le renforcement de la confiance des populations, la détection précoce des cas et le respect des mesures de prévention restent les clés pour briser les chaînes de transmission dans les semaines à venir.

  • Cameroun : 2 090 postes dans la fonction publique en 2026, un signal de reprise

    Cameroun : 2 090 postes dans la fonction publique en 2026, un signal de reprise

    Le gouvernement camerounais relance le recrutement dans la fonction publique avec 2 090 postes ouverts pour 2026, selon une note d’information du ministre Joseph Lé datée du 5 juin. Ce volume, bien que modéré par rapport aux années antérieures à 2021, marque une rupture après quatre années de restrictions budgétaires visant à maîtriser la masse salariale de l’État.

    Santé et éducation, piliers du recrutement public 2026

    L’essentiel des nouvelles places est concentré dans deux secteurs prioritaires. La santé publique obtient un quota spécial de 200 postes pour des médecins spécialistes, alors que les hôpitaux souffrent d’un manque criant de personnel qualifié. L’éducation bénéficie de 1 000 places pour des enseignants recrutés comme auditeurs libres, c’est-à-dire des diplômés intégrés en cours de formation.

    La répartition linguistique reflète l’équilibre constitutionnel entre les deux sous-systèmes éducatifs. L’enseignement général francophone reçoit 322 postes, contre 285 pour le versant anglophone. L’enseignement technique dispose de 193 places côté francophone et 200 côté anglophone. Hors santé et éducation, les volumes restent limités, indiquant une prudence budgétaire maintenue pour les autres administrations.

    Le seuil des 2 000 postes n’avait plus été atteint depuis 2023, où 2 235 recrutements avaient été autorisés. À l’époque, Joseph Lé avait justifié cette hausse par les besoins des administrations dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

    Une décennie de rationnement dans la fonction publique

    Le contraste avec la décennie précédente est frappant. En 2018, l’État avait ouvert 5 179 places, puis 5 411 en 2019 et 3 700 en 2020. La chute survient en 2021 avec seulement 1 536 postes, suivie d’un niveau inférieur à 1 000 en 2022. En 2024, les ouvertures peinaient à dépasser 1 200, témoignant d’un arbitrage durable en faveur du contrôle des effectifs.

    Cette compression répond à un impératif macroéconomique. La masse salariale de l’État est passée de 706,1 milliards de FCFA en 2012 à 1 080,1 milliards en 2021, soit une progression de plus de 50 % en moins d’une décennie. Cette hausse mobilise une part croissante des recettes fiscales et réduit les marges d’investissement public.

    Les autorités attribuent cette dérive à plusieurs catégories d’agents, notamment les enseignants du secondaire et les militaires, longtemps recrutés en grand nombre. Le retour de l’enseignement secondaire dans le concours 2026, après deux à trois années de suspension, pourrait raviver la pression sur les dépenses de personnel.

    Le plafond Cemac sur la masse salariale toujours dépassé

    La discipline budgétaire n’est pas qu’une décision souveraine. Le Cameroun est soumis aux critères de surveillance multilatérale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui plafonne le ratio des dépenses de personnel par rapport aux recettes fiscales à 35 %. Ce seuil de soutenabilité est régulièrement dépassé par Yaoundé.

    Le constat est partagé par l’ensemble des États membres. Dans son dernier rapport, la Cemac indique qu’aucun de ses six pays n’a respecté en 2024 les normes de pression fiscale et de masse salariale. Pour le Cameroun, première économie de la zone, le ratio reste au-dessus du plafond communautaire, confirmant une contrainte budgétaire structurelle.

    L’arbitrage pour 2026 reflète cette équation : répondre aux carences des services publics de santé et d’éducation sans relancer une spirale salariale scrutée par les bailleurs multilatéraux, alors que le pays poursuit son programme avec le Fonds monétaire international. Pour les candidats aux concours, cette fenêtre représente une rare opportunité après cinq années de restrictions. Pour l’exécutif, c’est un test de sa capacité à concilier exigences sociales et orthodoxie financière.

  • Cameroun : remboursement de 120 milliards FCFA sur l’emprunt BVMAC 2023

    Cameroun : remboursement de 120 milliards FCFA sur l’emprunt BVMAC 2023

    Le Cameroun honorera le 23 juin 2026 une nouvelle échéance de son emprunt obligataire ECMR 2023 à tranches multiples, pour un montant dépassant 120 milliards de FCFA. L’information provient d’un avis signé le 5 juin 2026 par Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Sur cette somme, 10,7 milliards de FCFA sont consacrés au paiement des intérêts, le reste correspondant à des amortissements en principal sur certaines lignes obligataires. Les encaissements aux guichets des sociétés de bourse et des banques teneurs de comptes débuteront le 24 juin.

    Une échéance structurée selon les maturités

    Contrairement à un remboursement classique portant sur une seule ligne, cette échéance combine un amortissement partiel du capital et le versement des coupons sur l’ensemble des tranches. Concrètement, les détenteurs de la tranche A recevront un coupon net de 10 580 FCFA par obligation, dont 10 000 FCFA en principal et 580 FCFA en intérêts. La tranche B donnera lieu à un versement de 5 600 FCFA, avec 5 000 FCFA d’amortissement et 600 FCFA de coupon.

    Les tranches C et D, à maturité plus longue, ne supportent pour l’instant que le paiement des intérêts, fixés respectivement à 675 et 725 FCFA par titre. Cette configuration reflète la logique d’un emprunt structuré sur plusieurs horizons de placement, où les souscripteurs aux maturités les plus longues acceptent de différer la récupération du capital en échange d’un rendement supérieur. Le mécanisme illustre la sophistication croissante de l’ingénierie obligataire dans la zone CEMAC.

    Une opération record sur le marché régional

    L’emprunt initial avait permis à Yaoundé de mobiliser plus de 176 milliards de FCFA en 2023, dépassant nettement la cible de 150 milliards. Il s’agissait de la septième émission obligataire réussie par le Cameroun sur le marché financier sous-régional unifié, et de la première opération à tranches multiples expérimentée dans la sous-région. La formule visait à élargir la base d’investisseurs en proposant un menu de maturités adapté aux profils de risque et aux contraintes de liquidité des souscripteurs.

    Le contexte d’émission n’était pourtant pas favorable. La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) avait engagé un cycle de resserrement monétaire pour contenir les pressions inflationnistes, ce qui renchérissait mécaniquement le coût des ressources levées par les Trésors nationaux. En segmentant son offre, le Cameroun donnait aux investisseurs la possibilité d’arbitrer entre des placements courts moins rémunérateurs et des engagements longs assortis de coupons plus généreux. Le succès de la souscription a validé ce pari technique.

    Crédibilité souveraine et poids du service de la dette

    Pour les autorités camerounaises, le respect scrupuleux du calendrier de remboursement dépasse la simple obligation contractuelle. Il s’agit d’un signal envoyé à une communauté d’investisseurs régionaux dont les arbitrages conditionnent les futures levées de fonds. Les États de la CEMAC sollicitent de plus en plus fréquemment le marché obligataire pour financer leurs déficits budgétaires et leurs programmes d’investissement public, dans un environnement où l’accès aux ressources extérieures s’est nettement durci.

    L’échéance du 23 juin met également en lumière la montée en puissance du service de la dette intérieure dans les finances publiques camerounaises. Le recours répété au marché financier régional offre une alternative précieuse aux bailleurs internationaux et aux eurobonds, mais son coût demeure étroitement corrélé aux conditions monétaires fixées par la BEAC et à la perception du risque souverain par les souscripteurs locaux. Chaque paiement honoré dans les délais consolide la signature de Yaoundé et conditionne les marges de manœuvre des prochaines émissions du Trésor.

    Reste que l’équilibre entre besoins de financement et soutenabilité de la charge d’intérêts constituera l’un des paramètres déterminants des prochains exercices budgétaires.

  • Dialogue stratégique Gabon-UE : cap sur les investissements durables

    Dialogue stratégique Gabon-UE : cap sur les investissements durables

    Le lundi 8 juin 2026, la session 2026 du dialogue de partenariat stratégique entre le Gabon et l’Union européenne s’est ouverte au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Cette rencontre, présidée par le Vice-président du Gouvernement Hermann Immongault, représentant le chef de l’État, et par l’ambassadrice de l’UE au Gabon Cécile Abadie, marque une nouvelle étape dans les relations bilatérales. Deux ans après les assises de 2024 et dans le cadre de la Ve République instaurée après l’élection présidentielle d’avril 2025, Libreville souhaite consolider sa stabilité institutionnelle et promouvoir un modèle de coopération basé sur le co-investissement durable. Les échanges, réunissant les ambassadeurs européens et les membres du gouvernement, ont porté sur les réformes politiques, les perspectives économiques, la gouvernance, l’environnement ainsi que la coopération régionale et multilatérale.

    Dans son allocution, Hermann Immongault a déclaré que la phase de transition était définitivement achevée et que, depuis l’élection présidentielle du 12 avril 2025, une nouvelle dynamique institutionnelle s’était engagée avec l’édification de la Ve République. Il a souligné la volonté du Gabon de passer d’une logique d’aide à une logique de partenariat économique structurant, fondé sur l’investissement, la création de valeur locale, le transfert de compétences et le développement du capital humain. L’Accord de Samoa constitue désormais le nouveau cadre de référence de cette coopération renouvelée.

    Investissement et transition écologique

    Le Vice-président a rappelé que la protection du patrimoine naturel gabonais est un enjeu mondial. Selon lui, la préservation de cette richesse dépasse le cadre national et nécessite une reconnaissance plus juste des efforts des pays qui assurent une protection effective. Il a plaidé pour le renforcement des mécanismes internationaux de financement de la transition écologique, afin de concilier croissance économique, industrialisation et préservation de l’environnement. Le Gabon a réaffirmé son engagement pour le multilatéralisme, la stabilité en Afrique centrale et la sécurisation du Golfe de Guinée.

    De son côté, Cécile Abadie a salué la qualité du dialogue. Elle a estimé nécessaire d’adapter les outils de coopération entre le Gabon et l’Union européenne, en mettant l’accent sur un partenariat renouvelé répondant aux nouvelles priorités communes. Se disant preneuse d’échanges libres, la diplomate européenne a réaffirmé la volonté de l’UE d’accompagner le Gabon dans une coopération plus équilibrée, orientée vers les investissements, les réformes et des résultats concrets.

  • Maroc : l’économie bondit de 4,9 % en 2025 grâce à la demande intérieure et l’agriculture

    Maroc : l’économie bondit de 4,9 % en 2025 grâce à la demande intérieure et l’agriculture

    L’économie du Maroc a accéléré son rythme de croissance en 2025, atteignant 4,9 %, contre 4,4 % l’année précédente, d’après les comptes nationaux. Cette performance est soutenue par la vigueur de la demande intérieure, dans un contexte d’inflation maîtrisée et de hausse des besoins.

    Ce contenu est réservé aux abonnés.

  • Mali : l’offensive djihadiste et rebelle s’intensifie, les civils pris pour cible

    Mali : l’offensive djihadiste et rebelle s’intensifie, les civils pris pour cible

    La guerre du Mali s’étend : combats, diplomatie et civils en première ligne

    Au Mali, une question domine désormais : qui contrôle encore le terrain, et à quel prix pour les civils ? Dans le nord comme autour de Bamako, la réponse dépend moins d’un camp net que d’un enchevêtrement de rébellions, de groupes djihadistes, de forces gouvernementales et de soutiens extérieurs.

    Le conflit malien ne date pas d’hier. Il s’enracine dans la crise de 2012, quand le nord du pays a basculé entre rébellion touarègue et expansion djihadiste, sur fond d’effondrement de l’État après le coup d’État de mars 2012. Depuis, la guerre a changé de forme, mais elle n’a jamais disparu.

    La reprise de Kidal par l’armée malienne en novembre 2023 a marqué un tournant symbolique. Cette ville du nord-est, bastion historique des rebelles touaregs, était un point de bascule dans le rapport de force. Mais la prise de la ville n’a pas refermé la crise. Au contraire, elle a nourri une nouvelle séquence d’affrontements et de représailles.

    Ce que disent les faits sur le terrain

    Depuis 2024, la situation s’est encore durcie. En septembre 2024, le GSIM, groupe djihadiste lié à Al-Qaïda, a revendiqué des attaques à Bamako, près de l’école de gendarmerie de Faladié et de l’aéroport militaire. Puis, au printemps 2026, une offensive coordonnée a de nouveau visé plusieurs sites dans le pays, jusqu’à la capitale, selon des informations recueillies sur place.

    Au même moment, les autorités maliennes ont multiplié les mesures d’urgence. Début juin 2026, elles ont interdit la vente et l’usage de grosses motos hors des grandes villes et créé des zones militaires interdites aux civils. Objectif affiché : compliquer les attaques de groupes mobiles, souvent capables de frapper puis de disparaître rapidement.

    Pour les habitants, l’effet est immédiat : déplacements plus risqués, économie locale freinée, accès à l’aide plus difficile. Des organisations humanitaires ont averti en mai 2026 que la situation s’aggravait rapidement, avec des civils tués, déplacés et privés de nourriture et d’assistance après les attaques coordonnées.

    Le cœur du problème reste militaire. La junte malienne veut reprendre le contrôle territorial. Les groupes armés, eux, misent sur l’usure. Les djihadistes cherchent à fragiliser l’État. Les rebelles touaregs, eux, revendiquent l’Azawad, cette région du nord qu’ils veulent voir autonome ou indépendante. Les deux agendas ne sont pas identiques, mais ils convergent parfois sur le terrain contre Bamako.

    La polémique Ukraine-France : accusations, démentis et rapport de force

    C’est ici que la lecture politique se brouille. En 2024, la junte malienne a accusé l’Ukraine d’avoir soutenu des rebelles touaregs après une lourde défaite de forces maliennes et de mercenaires russes près de Tinzaouaten. Kiev a rejeté ces accusations et dit que Bamako n’avait fourni aucune preuve. Le Front de libération de l’Azawad a aussi nié avoir reçu une aide ukrainienne.

    Ce dossier a ensuite servi à la junte pour durcir son discours contre l’Ukraine et ses alliés. Mais il ne permet pas, sur la base des éléments disponibles, d’affirmer que la France serait “dans le même camp” que les djihadistes. Au contraire, les positions officielles françaises connues publiquement portent sur le soutien à l’Ukraine et sur la fin de la coopération de défense avec Bamako, après la dénonciation par les autorités maliennes des accords militaires en 2022.

    La France, de son côté, a réduit puis arrêté son ancrage militaire au Mali après la rupture avec la junte. Cela a laissé un vide sécuritaire que Bamako a tenté de combler en se tournant vers la Russie, d’abord avec Wagner puis avec les dispositifs russes qui lui ont succédé. Ce choix a renforcé la rhétorique souverainiste des autorités maliennes, mais il n’a pas stoppé l’insurrection.

    Qui gagne, qui perd

    La junte gagne politiquement quand elle présente la crise comme une guerre contre des ennemis extérieurs et des complots étrangers. Cette lecture lui permet de resserrer le discours national, de justifier les restrictions sécuritaires et de souder ses soutiens. Mais elle ne répond pas aux fractures locales, ni à l’insécurité quotidienne.

    Les rebelles touaregs gagnent, eux, quand ils apparaissent comme une force capable de reprendre du terrain au nord. Leur mouvement profite aussi du vide laissé par le départ de la MINUSMA et de l’affaiblissement des dispositifs internationaux. Mais leur alliance tactique avec des groupes djihadistes, ponctuelle et instable, brouille leur image et inquiète les populations locales.

    Les djihadistes, enfin, tirent parti du chaos. Ils n’ont pas besoin de conquérir Bamako pour peser. Ils cherchent surtout à épuiser l’État, à étendre l’insécurité sur les routes, et à montrer que la junte ne contrôle plus tout. Des analyses récentes montrent d’ailleurs qu’ils frappent désormais loin de leurs bastions initiaux.

    Pour les civils, le bilan est le plus lourd. Les habitants du nord vivent avec les combats, les déplacements et la peur des représailles. À Bamako, les attaques de 2024 ont brisé l’idée d’une capitale protégée. Et les annonces sécuritaires de 2026 montrent que l’État malien reste sur la défensive.

    Ce qu’il faut surveiller maintenant

    La prochaine question n’est pas seulement militaire. Elle est aussi diplomatique. Il faut suivre l’évolution des relations entre Bamako, Kiev, Moscou et les capitales ouest-africaines, ainsi que la capacité réelle de la junte à contenir les offensives du GSIM et des rebelles touaregs. La suite dira si le Mali entre dans une phase de stabilisation fragile, ou dans une nouvelle escalade.

  • Cameroun : pourquoi la réunion du Conseil supérieur de la magistrature est indispensable

    Cameroun : pourquoi la réunion du Conseil supérieur de la magistrature est indispensable

    Cameroun : pourquoi la réunion du Conseil supérieur de la magistrature est indispensable

    Dans son éditorial politique du lundi 8 juin 2026, diffusé sur Radio Tiémeni Siantou (90.5 FM à Yaoundé et Bafang), le journaliste camerounais Eric Boniface Tchouakeu analyse l’urgence de convoquer le Conseil supérieur de la magistrature après les dernières nominations présidentielles.

    Le 2 juin 2026, le président de la République a signé un décret renouvelant les membres du Conseil supérieur de la magistrature. Paul Biya a en réalité reconduit dix des quatorze conseillers, dont les mandats avaient expiré depuis un an, pour une nouvelle période de cinq ans. Or, le Conseil n’a pas siégé depuis août 2020, soit près de six ans.

    Selon l’avocat et défenseur des droits humains Me Felix Nkongo Agbor Balla, cette situation constitue une grave défaillance institutionnelle aux lourdes conséquences sur l’État de droit, l’indépendance de la justice et la confiance des citoyens envers le système judiciaire.

    Le Conseil supérieur de la magistrature est chargé par la Constitution de gérer les carrières, la discipline, l’intégration et la régulation éthique des magistrats. « Sa mise en sommeil prolongée a paralysé ces fonctions essentielles et considérablement affaibli le secteur judiciaire », écrivait l’avocat dans une tribune publiée en janvier 2026, où il dresse un diagnostic quasi exhaustif.

    « L’une des conséquences les plus graves de l’inaction du Conseil est que les magistrats sortis de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) ces six dernières années n’ont toujours pas été formellement intégrés dans le corps judiciaire. Ils ne peuvent donc ni prêter serment ni exercer leurs fonctions. Ce vide inédit a créé une pénurie alarmante de magistrats dans les juridictions du pays », déplorait Me Agbor Balla.

    « Le Cameroun fait face à une carence critique de magistrats, entraînant une surcharge des tribunaux, une accumulation excessive de dossiers, des détentions prolongées et des retards généralisés dans l’administration de la justice », ajoutait-il, constat amer.

    « L’absence prolongée de réunion du Conseil supérieur de la magistrature prive également les citoyens d’un accès rapide à la justice, d’autant que de nombreux postes sont vacants suite à des décès, des départs à la retraite ou des désengagements. Ce vide a conduit à des nominations juridiquement contestables, notamment dans certaines juridictions administratives où des juges ont été désignés sans l’avis préalable du Conseil, pourtant seul organe compétent pour les nominations et affectations. »

    « Au-delà de l’intégration, les procédures disciplinaires sont bloquées, les promotions suspendues et les fautes professionnelles ne peuvent être examinées. Les magistrats intègres sont découragés tandis que la corruption prospère en l’absence de contrôle », soulignait Me Agbor Balla.

    Face à ce constat lucide et alarmant, la tenue urgente du Conseil supérieur de la magistrature s’impose comme une évidence. Il ne reste qu’à respecter scrupuleusement la législation, qui prévoit la réunion de cette instance deux fois par an.

  • Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye face au défi législatif sans Pastef

    Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye face au défi législatif sans Pastef

    Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, le 30 mai 2026.

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye se trouve à un carrefour politique délicat. Élu sur la promesse d’une rupture, il doit désormais composer avec un Parlement où son parti, Pastef, ne dispose pas d’une majorité absolue confortable. La question centrale est de savoir s’il pourra faire adopter ses réformes sans l’appui automatique de ses propres troupes.

    Un équilibre parlementaire fragile

    Depuis les dernières élections législatives, l’Assemblée nationale sénégalaise est fragmentée. Pastef, bien que première force politique, doit chercher des alliances pour atteindre la majorité des voix. Cette situation inédite depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye l’oblige à négocier avec des partis d’opposition ou des groupes indépendants, ce qui complique la mise en œuvre de son programme.

    Le chef de l’État a déjà montré sa capacité à trouver des compromis sur certains textes, mais des dossiers sensibles comme la réforme foncière ou la lutte contre la vie chère pourraient buter sur des blocages. Sans une discipline de vote stricte de Pastef, chaque loi devient un test de gouvernance.

    Les défis de la cohésion interne

    Au sein même de Pastef, des divergences stratégiques émergent. Certains cadres historiques plaident pour une ligne dure, tandis que d’autres prônent l’ouverture. Bassirou Diomaye Faye doit maintenir l’unité de son parti tout en menant une politique d’alliance. Cette double contrainte pourrait fragiliser sa marge de manœuvre législative.

    L’opposition, de son côté, surveille chaque faux pas. Des figures comme Ousmane Sonko, bien que membre de Pastef, gardent une influence propre et pourraient peser sur les arbitrages. La présidentielle de 2027 se profile déjà, et chaque vote à l’Assemblée est scruté comme un indicateur de la stabilité du pouvoir.

    En attendant, le gouvernement s’active pour convaincre les députés hésitants. Des consultations discrètes se multiplient dans les couloirs de l’hémicycle. L’enjeu est de taille : si Bassirou Diomaye Faye échoue à légiférer efficacement, c’est tout son projet de société qui sera remis en question. Les prochains mois seront décisifs pour l’avenir politique du Sénégal.

  • Tribalisme au Cameroun : Jean Claude Mbede dénonce une imposture sociale

    Tribalisme au Cameroun : Jean Claude Mbede dénonce une imposture sociale

    Jean Claude Mbede livre une analyse percutante du tribalisme au Cameroun, en s’appuyant sur une expérience personnelle révélatrice.

    Dans une tribune qui a fait réagir, le journaliste camerounais basé en Italie explore les mécanismes cachés du tribalisme dans son pays. Il raconte une anecdote édifiante avec une « amie » originaire du Grand Nord, diplômée de l’ESSTIC et de l’IRIC, deux écoles prestigieuses dont l’accès est souvent réservé aux initiés. Fille d’un cadre des douanes, elle fait partie des privilégiés du système, mais n’hésite pas à accuser les Betis de monopoliser les ressources.

    « Le pays est difficile, sauf pour les Betis qui contrôlent tout et qui ne réussissent qu’entre eux », lui a-t-elle lancé. Selon elle, l’exil de Jean Claude Mbede depuis vingt ans serait dû à son « orgueil » et il lui suffirait de « demander pardon » aux Betis pour retrouver une place au Cameroun. Une assertion qui l’a profondément choqué.

    Il lui a demandé : « Demander pardon pour quel crime ? Quelle faute ? » En évoquant le sort tragique de Martinez Zogo, assassiné par des bourreaux issus de toutes les ethnies, il rappelle que le crime et la mangeoire n’ont pas de tribu. Malgré ses arguments, son interlocutrice n’a pas changé d’avis. Il a alors pris la décision radicale de la bloquer, ne tolérant pas le tribalisme, surtout chez les nantis.

    Jean Claude Mbede conclut en affirmant qu’au Cameroun, il n’existe en réalité que deux ethnies :

    1. Ceux qui possèdent les clés du système : ils placent leurs enfants dans les grandes écoles (IRIC, ESSTIC, ENAM, EMIA) grâce au réseau des élites.
    2. Les autres : enfants de mamans débrouillardes, vendeuses d’eau à la sauvette, qui luttent pour survivre.

    Le vrai clivage, selon lui, n’est pas régional mais social. Il appelle à ne plus se laisser distraire par ceux qui bénéficient du système tout en pleurant la marginalisation. « Le tribalisme des privilégiés est le plus dangereux de tous », conclut-il.

  • Numérisation des collectivités au Cameroun : 163 millions USD en quête de financement

    Numérisation des collectivités au Cameroun : 163 millions USD en quête de financement

    Le Cameroun amorce une phase cruciale de sa modernisation administrative. À Yaoundé, les autorités cherchent à réunir 163 millions de dollars, soit environ 90 milliards de francs CFA, pour digitaliser les collectivités territoriales décentralisées (CTD). L’objectif est d’équiper communes et régions d’outils numériques afin d’améliorer la gestion des services publics locaux, dans un pays comptant plus de 360 communes et dix régions.

    Un financement stratégique pour la décentralisation camerounaise

    Ce besoin de financement fait suite au Code général des collectivités territoriales décentralisées adopté en 2019, un texte fondateur qui a redéfini la gouvernance locale. Depuis, le transfert de compétences vers les communes et régions s’est accéléré, mais les moyens techniques n’ont pas toujours suivi. La numérisation est perçue comme un levier pour combler cet écart entre des prérogatives élargies et des capacités opérationnelles encore hétérogènes.

    Concrètement, les fonds recherchés doivent permettre la mise en place de plateformes de gestion administrative, la dématérialisation des actes d’état civil, l’informatisation des régies de recettes et la connexion des exécutifs municipaux aux systèmes d’information de l’État central. Pour des collectivités souvent confrontées à une faible mobilisation fiscale, l’enjeu est aussi budgétaire : un meilleur recouvrement via le numérique conditionne l’autonomie financière promise par la décentralisation.

    Souveraineté numérique : un enjeu du projet

    Le choix des partenaires techniques et financiers sera déterminant. Le Cameroun a multiplié ces dernières années les coopérations avec des bailleurs multilatéraux comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou l’Agence française de développement sur des projets de gouvernance électronique. Parallèlement, la Chine s’est imposée comme un fournisseur majeur d’infrastructures télécoms, notamment via le backbone national déployé en partenariat avec Huawei.

    Pour un projet touchant aux données des citoyens et à la chaîne administrative locale, la question de l’hébergement souverain est cruciale. Le pays dispose d’un cadre légal sur la cybersécurité et la protection des données depuis 2010, mais son application opérationnelle reste perfectible. La numérisation des CTD impliquera de choisir entre solutions hébergées localement, recours au cloud d’opérateurs étrangers ou architectures hybrides, chaque option ayant des implications en termes de coût, de résilience et de contrôle.

    Le contexte régional offre des points de comparaison. Le Rwanda a fait de l’Irembo une vitrine de la dématérialisation des services publics jusqu’au niveau des secteurs administratifs. Le Sénégal a engagé une stratégie similaire via sa Délégation générale à la transformation numérique. Le Bénin a mis en service un guichet unique des formalités administratives qui inspire plusieurs voisins d’Afrique centrale.

    Au-delà du financement, des défis opérationnels

    Mobiliser 163 millions USD ne garantit pas le succès du projet. La fracture numérique territoriale reste marquée au Cameroun, avec des zones rurales encore mal desservies par la fibre optique et la 4G. L’Agence de régulation des télécommunications (ART) et le ministère des Postes et Télécommunications devront coordonner le déploiement des services numériques communaux avec l’extension des infrastructures de connectivité, sous peine d’accentuer les inégalités entre métropoles et zones reculées.

    La formation des agents communaux est un autre défi majeur. Sans personnel formé à l’utilisation des outils, à la maintenance de base et à la cybersécurité élémentaire, les investissements matériels risquent d’être inefficaces. Plusieurs partenaires techniques insistent désormais sur la nécessité de coupler les projets d’équipement avec des programmes de renforcement des capacités sur plusieurs années.

    Enfin, le calendrier reste flou. Le gouvernement camerounais n’a pas encore communiqué d’échéancier précis pour la mobilisation des fonds ni de liste arrêtée des bailleurs sollicités. Le rythme effectif du chantier conditionnera la crédibilité de la décentralisation, présentée comme un axe majeur de la modernisation de l’État.

  • Lomé : la médiation africaine renforce son dispositif pour la paix dans l’Est de la RDC

    Lomé : la médiation africaine renforce son dispositif pour la paix dans l’Est de la RDC

    Les acteurs impliqués dans la résolution de la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo ont salué des progrès notables dans la structuration de la médiation africaine. C’est l’un des principaux enseignements de la réunion technique d’évaluation semestrielle du processus de paix, organisée les 7 et 8 juin 2026 à Lomé, à l’initiative de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo et médiateur de l’Union africaine pour la région des Grands Lacs.

    Après une phase ministérielle menée par le ministre togolais de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Johnson, le président du Conseil a présidé, le lundi 8 juin, une rencontre consacrée au bilan des activités de la médiation. Autour de la table se sont réunis les membres du Collège des facilitateurs désignés par l’UA, des représentants des Nations unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et du Comité international de la Croix-Rouge.

    Selon la présidence togolaise, Faure Gnassingbé a salué la présence de ces acteurs, y voyant un signe de leur engagement constant pour la paix, la stabilité et le développement dans les Grands Lacs. Le médiateur de l’UA s’est particulièrement félicité des avancées réalisées depuis la réunion de Lomé sur la cohérence et la consolidation des initiatives de paix en RDC, tenue en janvier. Ces progrès constituent, selon lui, une étape importante vers une meilleure coordination des efforts diplomatiques et politiques en faveur d’une solution durable à la crise qui frappe l’Est congolais.

    « Nous avons franchi une étape importante depuis le mois de janvier en mettant davantage d’ordre dans l’architecture de la médiation africaine. Je suis convaincu que cette rencontre marque une avancée significative dans l’amélioration de notre action collective et dans la recherche de solutions durables à cette crise », a déclaré le médiateur de l’Union africaine.

    M. Gnassingbé a souligné la nécessité de poursuivre les efforts pour renforcer la cohérence, la complémentarité et la coordination entre les différents mécanismes de médiation. Il a insisté sur l’importance d’une mobilisation collective et soutenue pour la stabilité, la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC. Selon lui, seule une action concertée des acteurs régionaux, continentaux et internationaux permettra de consolider les acquis et de favoriser l’émergence d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

    « Nous poursuivrons cette mission avec humilité, détermination et persévérance. Malgré les difficultés, nous constatons également l’existence de nombreuses bonnes volontés prêtes à nous accompagner dans cette recherche de la paix », a-t-il ajouté.

    Cette rencontre fait suite à la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC, organisée les 16 et 17 janvier à Lomé. Initiée par Faure Gnassingbé, médiateur principal de l’UA pour l’Est de la RDC, cette réunion visait à renforcer la confiance entre les parties, faire progresser le dialogue et veiller au respect des engagements pris. Elle avait rassemblé un panel de facilitateurs composé d’anciens chefs d’État, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey, des représentants de la CAE et de la SADC, ainsi que plusieurs partenaires internationaux.

    À l’issue des assises de janvier, l’Union africaine avait dévoilé l’architecture de sa médiation. Selon ce schéma, la médiation est placée sous l’autorité du président togolais Faure Gnassingbé, appuyé par une équipe de soutien comprenant le ministère togolais des Affaires étrangères et la présidence de la République. Cinq co-facilitateurs, tous anciens chefs d’État africains, sont chargés de thématiques spécifiques : l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo pour les questions militaires et sécuritaires ; l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde pour les questions humanitaires ; l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta pour le dialogue avec les groupes armés locaux ; l’ancien président botswanais Mokgweetsi Masisi pour la coopération économique régionale ; et l’ancienne présidente de transition de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, pour la société civile, la réconciliation et les questions de genre.

    Le dispositif comprend également un secrétariat conjoint indépendant associant le Togo, l’UA, la CAE, la SADC et la CIRGL. La Commission de l’UA assure la coordination avec les partenaires internationaux, notamment les Nations unies, le Qatar, l’Union européenne et le Groupe des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.