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  • Villefranche-de-Rouergue : malgré les crises, l’aide continue d’affluer vers le Mali

    Villefranche-de-Rouergue : malgré les crises, l’aide continue d’affluer vers le Mali

    Villefranche-de-Rouergue : malgré les crises, l’aide continue d’affluer vers le Mali

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    • L’association continue d’œuvrer au Mali.

    La 16ᵉ assemblée générale de l’Association de soutien au village de Forgho, dans le nord du Mali, s’est récemment tenue à Villefranche-de-Rouergue.

    À l’ouverture, la présidente Marie‑Jo Mennelet a livré un constat grave sur la situation au Mali : « Je n’ai pas de très bonnes nouvelles du pays, qui vit des jours encore plus difficiles que par le passé. » Les attaques jihadistes, les pénuries, les coupures d’eau et d’électricité, l’inflation et les canicules rendent le quotidien des populations très éprouvant.

    Malgré ce contexte, l’association conserve un lien fort avec ses partenaires de Forgho et de Bamako. Elle continue de répondre à leurs besoins avec fidélité et solidarité. Dans son rapport moral, Marie‑Jo Mennelet a souligné que les écoles de Forgho et de Kotchekaraï restent ouvertes, contrairement à de nombreux établissements du nord et du centre du pays. Aucun nouveau parrainage n’a été lancé cette année, mais les parrainages en cours se poursuivent grâce à la générosité des adhérents et donateurs.

    Les fonds collectés ont permis de financer des fournitures scolaires pour la rentrée, la cantine, les examens du DEF, ainsi que des médicaments, des semences et divers travaux dans les écoles et les villages. Peu d’événements ont pu être organisés par l’association cette année, mais elle a bénéficié de dons issus de concerts et de représentations théâtrales.

    Le bilan financier reste positif. Les recettes proviennent principalement des dons, adhésions et parrainages. Les dépenses ont été prioritairement affectées à l’aide scolaire, aux médicaments, aux semences, à l’orphelinat de Bamako et à des soutiens ponctuels aux familles et aux enseignants.

    Après l’adoption à l’unanimité des bilans et le renouvellement des membres du bureau, l’assemblée générale s’est conclue autour du verre de l’amitié et d’échanges conviviaux.

  • Francophonie : la France accusée de torpiller la candidature de la RDC

    Francophonie : la France accusée de torpiller la candidature de la RDC

    L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’apprête à élire son prochain secrétaire général les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge. Le ou la future dirigeante assurera la direction de l’institution pour un mandat de quatre ans.

    Selon des informations qui circulent, la France de Macron préparerait en coulisses la candidature de l’ancien Premier ministre roumain Dacian Julien Ciolos pour prendre la succession de Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale rwandaise. Cette manœuvre intervient alors que Paris affiche publiquement un soutien diplomatique envers la candidate de la République démocratique du Congo, Juliana Amato Lumumba, ex-ministre de la Culture et des Arts.

    Derrière les sourires de façade, l’Hexagone multiplierait les efforts pour promouvoir la candidature de Ciolos auprès des pays francophones d’Afrique et du reste du monde, notamment dans son pré carré traditionnel. Plusieurs sources évoquent un profond embarras français face à l’affrontement entre la Rwandaise Mushikiwabo et la Congolaise Lumumba, poussant Paris à chercher une troisième voie.

    Comment la France peut-elle mettre sur le même plan la candidature de la RDC, premier pays francophone du monde avec plus de 100 millions de locuteurs, et celle du Rwanda, qui sort de deux mandats consécutifs à la tête de l’OIF et dont l’engagement envers la langue française est de plus en plus distant ? s’interroge un observateur. La République démocratique du Congo, avec ses universités et médias francophones, constitue le cœur battant de la Francophonie. La mettre en concurrence avec un pays qui a remis en cause le français et déjà bénéficié de deux mandats semble pour le moins déséquilibré.

    Si la France persistait à ne pas reconnaître ces atouts et continuait à marginaliser la RDC, le moment serait venu pour Kinshasa de tirer toutes les conséquences de cette situation et d’adopter une position ferme à l’égard de Paris. L’élection de Juliana Lumumba à la tête de l’OIF est perçue comme légitime par de nombreux observateurs. En cas d’échec dû à la duplicité française, la RDC devrait prendre des décisions fortes.

    Avec ses 90 États membres, l’OIF n’est pas une simple instance protocolaire. Celui ou celle qui la dirige exerce une influence subtile mais réelle sur l’équilibre diplomatique entre les pays francophones d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. C’est pourquoi une personnalité expérimentée, non clivante et motivée est nécessaire. Juliana Amato Lumumba remplit, selon ses partisans, ces critères.

  • Gabon : la recherche scientifique au service de l’indépendance alimentaire

    Gabon : la recherche scientifique au service de l’indépendance alimentaire

    Libreville, lundi 8 juin 2026 – Le pari peut paraître ambitieux, mais il est désormais au centre de la stratégie économique du Gabon.

    Alors que le pays entend réduire fortement sa dépendance aux importations alimentaires et stopper l’afflux de poulets de chair étrangers d’ici 2027, la bataille ne se joue plus sur les marchés ou dans les ports. Elle se déroule dans les champs expérimentaux du Centre national de la recherche scientifique et technologique à Kougouleu.

    La visite du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et porte-parole du gouvernement, Charles Edgar Mombo, sur ce site stratégique va bien au-delà d’une simple inspection administrative. Elle marque une orientation inédite où la science devient un outil direct de transformation économique et un levier pour la souveraineté nationale.

    Dans un pays où les importations alimentaires pèsent encore lourdement sur les dépenses extérieures, la capacité à produire localement les matières premières nécessaires à l’élevage est désormais aussi stratégique que l’exploitation minière ou énergétique.

    La recherche au cœur du projet national

    L’objectif des autorités est clair : bâtir une filière avicole capable de répondre à la demande intérieure tout en réduisant progressivement les achats à l’étranger.

    Pour y parvenir, l’alimentation animale est cruciale. Le maïs et le soja sont les principaux composants des provendes utilisées dans l’élevage industriel de volailles. Tant que ces intrants restent majoritairement importés, l’autonomie du secteur demeure fragile.

    À Kougouleu, les chercheurs du CENAREST travaillent précisément sur cette équation. Onze variétés de maïs sont en cours d’expérimentation pour identifier les semences les mieux adaptées aux conditions pédoclimatiques du Gabon.

    L’enjeu dépasse la simple performance agricole. Il s’agit de sélectionner des variétés offrant des rendements suffisants pour alimenter durablement une industrie avicole nationale en pleine croissance.

    Les équipes scientifiques mènent également des essais sur onze variétés de soja, introduites grâce à une coopération internationale avec des centres de recherche du Malawi. Des expériences complémentaires sont réalisées dans la province de la Nyanga, notamment à Tchibanga, pour évaluer les performances selon les différents écosystèmes du pays.

    Cette démarche traduit un changement important : longtemps perçue comme éloignée des préoccupations économiques immédiates, la recherche devient aujourd’hui un acteur opérationnel du développement.

    L’ambition d’une filière intégrée

    La stratégie gouvernementale repose sur une logique simple : produire localement les intrants indispensables à l’élevage pour réduire les coûts de production et renforcer la compétitivité des producteurs gabonais.

    Cette vision rejoint une tendance observée dans plusieurs pays africains confrontés à la hausse de leur facture alimentaire. La dépendance aux importations reste l’un des principaux facteurs de vulnérabilité économique du continent.

    Le Gabon dispose pourtant d’atouts considérables : des terres fertiles, des ressources hydriques abondantes et des conditions climatiques favorables à de nombreuses cultures.

    Pour Charles Edgar Mombo, les résultats obtenus sur le terrain démontrent déjà le potentiel du pays. Le ministre a salué l’engagement des chercheurs et souligné la capacité du système national d’enseignement supérieur à accompagner concrètement les grandes orientations fixées par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.

    Au-delà de l’aspect agricole, le message est politique. La science n’est plus seulement là pour produire de la connaissance ; elle doit désormais contribuer directement aux priorités nationales.

    Une souveraineté qui reste à construire

    Les progrès enregistrés sont encourageants, mais ils ne doivent pas occulter les défis qui subsistent.

    Les chercheurs eux-mêmes soulignent la nécessité d’étendre les surfaces expérimentales pour améliorer la qualité des essais et augmenter les volumes de production. Le passage de l’expérimentation scientifique à la production industrielle est souvent l’étape la plus délicate.

    L’enjeu financier reste également majeur. La modernisation agricole exige des investissements massifs, des infrastructures adaptées, des mécanismes de financement accessibles aux producteurs et une meilleure organisation des chaînes de valeur.

    Mais pour la première fois depuis longtemps, le Gabon semble engager une réflexion cohérente qui relie recherche, agriculture, industrie et souveraineté économique.

    La visite ministérielle à Kougouleu symbolise ainsi un changement de paradigme. Dans la nouvelle vision portée par les autorités, l’indépendance alimentaire ne sera pas seulement le fruit d’investissements ou de décisions administratives. Elle passera aussi par les laboratoires, les centres de recherche et l’innovation scientifique.

    À l’horizon 2027, si les objectifs sont atteints, le Gabon pourrait démontrer qu’en Afrique, la souveraineté alimentaire se construit autant avec les chercheurs qu’avec les agriculteurs. Une transformation silencieuse mais potentiellement décisive pour l’avenir économique du pays.

  • Gabon-UE : un nouvel élan pour le partenariat économique

    Gabon-UE : un nouvel élan pour le partenariat économique

    Libreville, lundi 8 juin 2026 – Le deuxième Dialogue politique entre le Gabon et l’Union européenne, qui s’est ouvert ce lundi à Libreville, va bien au-delà d’une simple réunion diplomatique. Derrière les discours et les consultations se dessine une ambition plus grande : celle d’un Gabon qui veut transformer sa stabilité politique retrouvée en moteur de croissance économique, et celle d’une Union européenne qui souhaite repenser sa présence en Afrique par des partenariats orientés vers l’investissement, la création de valeur et une souveraineté partagée.

    Dans un contexte mondial marqué par les rivalités géopolitiques, la compétition pour les ressources stratégiques et la recomposition des alliances, ce dialogue envoie un signal fort. Le Gabon de la Ve République ne se positionne plus seulement comme un partenaire diplomatique, mais comme un acteur économique capable d’attirer les capitaux, de moderniser son administration et de bâtir une croissance basée sur la transformation locale de ses richesses.

    Présidant l’ouverture des travaux au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a donné le ton en insistant sur la volonté commune de renforcer une coopération fondée sur le multilatéralisme, la paix, la sécurité et le développement durable. Cette orientation reflète la nouvelle doctrine gabonaise : une diplomatie économique tournée vers des résultats concrets.

    Un partenariat qui change de dimension

    Longtemps, les relations entre le Gabon et l’Union européenne se sont appuyées sur des échanges politiques, l’aide au développement et la coopération technique. La session qui s’ouvre aujourd’hui marque une évolution notable. La cheffe de délégation de l’Union européenne a rappelé que le partenariat proposé s’inscrit dans une logique multilatérale et vise à construire un agenda économique partagé. Cette formule traduit un changement profond dans la stratégie européenne sur le continent africain.

    Face à l’émergence de nouveaux partenaires internationaux, notamment asiatiques et moyen-orientaux, Bruxelles cherche désormais à se positionner comme un catalyseur d’investissements plutôt qu’un simple bailleur de fonds. Pour le Gabon, cette approche ouvre des perspectives nouvelles dans les infrastructures, la transformation industrielle, l’énergie et la diversification économique. L’enjeu est de taille : le pays aspire à sortir progressivement de sa dépendance aux matières premières brutes pour développer des filières à forte valeur ajoutée, créatrices d’emplois et de richesses sur le territoire national.

    La Ve République à l’épreuve des réformes

    Cette rencontre intervient dans un contexte particulier. Depuis l’élection du président Brice Clotaire Oligui Nguema et la mise en place de la Ve République, le Gabon est engagé dans une vaste série de réformes institutionnelles et économiques. Les discussions avec les représentants européens porteront notamment sur les réformes politiques, la gouvernance, l’État de droit, l’environnement des affaires et la modernisation administrative – des sujets jugés essentiels pour améliorer l’attractivité économique du pays.

    La ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Marie Edith Tassyla Doumbeneny, a rappelé que ces échanges permettront aussi d’évaluer l’ensemble des relations entre Libreville et Bruxelles, tant au niveau communautaire qu’à travers les partenariats bilatéraux avec les États membres. L’Accord de Samoa, qui sert désormais de cadre à cette coopération, place au centre des priorités la bonne gouvernance, le développement durable, la transition énergétique et la résilience économique – des domaines qui correspondent directement aux objectifs des autorités gabonaises. Ainsi, le dialogue politique devient un instrument de soutien à la stratégie nationale de transformation engagée depuis 2023.

    Le Gabon veut devenir un pôle d’investissement régional

    L’un des aspects les plus marquants de cette rencontre est le changement de posture du Gabon sur la scène internationale. Le pays ne sollicite plus uniquement des appuis financiers ; il cherche à attirer des investissements productifs capables d’accélérer sa mutation économique. Les secteurs de l’industrie forestière, de la transformation minière, des infrastructures, de l’agriculture, du numérique et des énergies renouvelables figurent parmi les domaines prioritaires.

    La gestion durable des ressources naturelles occupe également une place centrale dans les discussions. Le Gabon, reconnu internationalement pour son rôle dans la préservation des forêts du bassin du Congo, entend faire de son patrimoine environnemental un moteur de croissance durable tout en consolidant sa position dans les négociations climatiques internationales. Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté économique. Comme l’a souligné Hermann Immongault, ce dialogue constitue un véritable exercice de diplomatie économique où le Gabon entend défendre avec cohérence ses priorités stratégiques.

    Au-delà des déclarations, l’importance de cette rencontre réside dans sa capacité à produire des résultats tangibles. La crédibilité du partenariat sera désormais mesurée à l’aune des investissements mobilisés, des réformes accompagnées et des projets réalisés. Le Dialogue Gabon–Union européenne apparaît ainsi comme l’un des premiers grands rendez-vous internationaux de la Ve République. Il symbolise la volonté de Libreville de transformer son capital politique retrouvé en levier de développement économique. Dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel, le Gabon fait le choix de l’ouverture maîtrisée, du partenariat stratégique et de l’investissement comme moteurs de son émergence – une ambition qui pourrait redéfinir durablement sa place au sein de l’économie africaine et internationale.

  • Coupe du monde 2026 : l’arbitre somalien Omar Artan refoulé par les États-Unis

    Coupe du monde 2026 : l’arbitre somalien Omar Artan refoulé par les États-Unis

    Le 8 juin 2026, un incident diplomatique et sportif de taille a secoué les préparatifs de la Coupe du monde de football. L’arbitre international somalien Omar Artan, pourtant accrédité par la FIFA pour officier lors du tournoi, s’est vu refuser l’entrée sur le sol américain, l’un des pays hôtes de la compétition.

    Les douanes américaines ont immédiatement rejeté sa demande d’admission, malgré son accréditation officielle délivrée par l’instance dirigeante du football mondial.

    Un passeport diplomatique insuffisant

    Cette décision intervient après un parcours administratif complexe pour l’arbitre somalien. Face aux difficultés initiales pour obtenir un visa classique, l’ambassade de Somalie à Nairobi avait émis un passeport diplomatique pour faciliter ses démarches. Cependant, cette garantie de l’État somalien n’a pas infléchi la position des services d’immigration américains, qui appliquent des critères d’entrée très stricts pour les ressortissants de la Corne de l’Afrique.

    Ni la fédération somalienne ni les autorités consulaires américaines n’ont fourni d’explication officielle à ce refoulement.

    Un coup dur pour le meilleur arbitre africain 2025

    Ce blocage frappe l’une des figures majeures de l’arbitrage continental. Omar Artan sort d’une saison exceptionnelle, ayant notamment arbitré la finale retour de la Ligue des champions de la CAF entre Pyramids FC et Mamelodi Sundowns. Ses performances lui ont valu d’être sacré meilleur arbitre africain de l’année 2025 par la Confédération africaine de football (CAF).

    Cette mise à l’écart forcée d’un officiel accrédité par la FIFA relance le débat sur les garanties de libre circulation des athlètes et officiels lors des grands événements sportifs organisés aux États-Unis, alors que la Coupe du monde doit y réunir les nations du globe.

  • Kobé-Kobé : le port qui symbolise la nouvelle ère économique du Gabon

    Kobé-Kobé : le port qui symbolise la nouvelle ère économique du Gabon

    Le coup d’envoi des travaux du port en eau profonde de Kobé-Kobé marque le début de l’un des chantiers les plus structurants jamais entrepris par le Gabon. Adossé au gisement de fer de Belinga, à une nouvelle ligne ferroviaire et au futur barrage hydroélectrique de Booué, ce pôle industriel et logistique reflète la détermination du gouvernement à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à miser sur la transformation locale des richesses naturelles.

    Pendant longtemps dépendant de ses recettes pétrolières, le Gabon s’engage aujourd’hui dans une diversification de son économie. Au cœur de cette stratégie, le projet Kobé-Kobé se positionne comme un élément central du nouveau modèle économique impulsé par les autorités. Bien plus qu’un port, il constitue un véritable écosystème industriel conçu pour relier les richesses minières du pays aux marchés mondiaux tout en optimisant les bénéfices locaux.

    Implanté sur la côte atlantique, dans la province de l’Estuaire, le futur port en eau profonde disposera d’un tirant d’eau compris entre 14 et 16 mètres, ce qui lui permettra de recevoir des navires de très grande taille. Cet atout devrait nettement améliorer la compétitivité logistique du Gabon, dans un environnement où les ports d’Afrique centrale se livrent une concurrence de plus en plus vive.

    Un projet intégré au cœur de la transformation économique

    Kobé-Kobé fait partie d’une chaîne de valeur intégrée reposant sur plusieurs infrastructures stratégiques. Au cœur de ce dispositif se trouve le gisement de fer de Belinga, considéré comme l’un des plus vastes gisements encore non exploités de la planète.

    Pour acheminer le minerai jusqu’à la côte, une nouvelle voie ferrée devra connecter l’intérieur du territoire au port. À cela s’ajoute le projet de barrage hydroélectrique de Booué, destiné à alimenter en énergie l’ensemble du complexe minier et industriel. Cette approche intégrée cherche à dépasser le schéma classique d’exportation des matières premières brutes en privilégiant leur transformation au Gabon même.

    La signature de la convention stratégique en avril 2026 entre l’État gabonais et Africa Global Logistics (AGL) marque une étape clé dans la réalisation du projet. L’ambition est de créer une plateforme logistique de premier plan, apte à accompagner l’industrialisation du pays.

    Jusqu’à 160 000 emplois attendus

    Outre les infrastructures, l’impact social et économique du projet reste l’un des enjeux majeurs. Selon les projections, le complexe pourrait créer jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects pendant sa phase de développement.

    Cette perspective est un signal encourageant pour la jeunesse gabonaise, qui fait face aux difficultés d’insertion sur le marché du travail. Les recrutements concerneront aussi bien les métiers du bâtiment que ceux de la logistique, de l’industrie, du transport ferroviaire, de l’énergie ou de la maintenance.

    Pour le gouvernement, l’objectif est de générer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie nationale, en encourageant l’essor d’entreprises locales aptes à s’intégrer dans la chaîne de sous-traitance.

    La matérialisation d’une ambition de souveraineté économique

    Kobé-Kobé revêt également une portée symbolique importante. Le projet illustre la détermination du président Brice Clotaire Oligui Nguema à construire une économie reposant davantage sur la mise en valeur des ressources du pays et sur le contrôle des infrastructures clés.

    Dans un contexte où la souveraineté économique est devenue une priorité pour de nombreux pays africains, ce futur complexe minier, énergétique, ferroviaire et portuaire se présente comme l’une des manifestations les plus tangibles de cette volonté. Si les délais fixés sont tenus, Kobé-Kobé pourrait, d’ici 2030, incarner la transformation économique du Gabon et son passage à une ère post-pétrolière.

  • Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Le bureau de l’UNESCO au Mali a participé à la cérémonie officielle de lancement de la 27e édition de la Quinzaine de l’Environnement, qui s’est déroulée à Bamako le samedi 6 juin 2026. La délégation était menée par le représentant de l’organisation, Ali Mohamed Sinane.

    La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, représentant le Premier ministre. L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, les ministres de l’Environnement du Burkina Faso et du Niger (pays de la Confédération des États de l’AES), ainsi que des représentants d’institutions nationales, de partenaires techniques et financiers, de la société civile, du secteur privé et des médias.

    Cette 27e édition a pour objectif de fédérer les initiatives nationales afin de renforcer la sensibilisation des communautés à la préservation des ressources naturelles et à la promotion de pratiques environnementales durables.

    Prévue du 5 au 15 juin 2026, elle s’articule autour de deux grandes thématiques :

    • « La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable », en lien avec la Journée mondiale de l’environnement ;
    • « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », en référence à la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse.

    En participant à cet événement, l’UNESCO réaffirme son engagement aux côtés du gouvernement malien pour renforcer la sensibilisation, promouvoir les bonnes pratiques environnementales et soutenir la mise en œuvre d’actions concrètes en faveur d’un développement durable et résilient.

  • Nigeria : plus de 400 ex-otages de Boko Haram confiés aux autorités

    Nigeria : plus de 400 ex-otages de Boko Haram confiés aux autorités

    L’armée nigériane a transféré lundi aux services administratifs plus de 400 femmes et enfants, arrachés aux griffes du groupe jihadiste Boko Haram plus tôt cette année dans l’État de Borno, dans le nord-est du pays.

    Depuis le déclenchement de l’insurrection jihadiste en 2009, menée par Boko Haram puis par la faction dissidente État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), des dizaines de milliers de personnes ont péri et des millions d’autres ont été contraintes de fuir leurs foyers.

    Les enlèvements collectifs, souvent suivis de libérations contre rançon, constituent une pratique récurrente des groupes islamistes dans cette région.

    Dimanche, l’état-major avait annoncé qu’environ 360 personnes avaient été délivrées au cours du week-end, non par une négociation avec les ravisseurs mais lors d’une « opération » des forces armées fondée sur « le renseignement ».

    Quelque 82 autres captifs avaient été libérés « il y a deux à trois semaines », a précisé lundi le gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, portant selon lui à « environ 434 » le nombre total d’ex-prisonniers secourus.

    Les victimes avaient été enlevées dans le village de Ngoshe, à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, bastion historique de Boko Haram. Cette localité avait déjà subi à maintes reprises des assauts de combattants islamistes.

    « Nous remercions Allah le Tout-Puissant pour ce sauvetage », a déclaré l’une des libérées, Hassana Buba, 43 ans, au sein du camp de déplacés de Pulka où les anciens otages ont été remis aux autorités locales. « Nous sommes très reconnaissantes et nous célébrons aussi cela », a-t-elle ajouté.

    Les responsables officiels démentent le versement de rançons, mais des analystes estiment qu’il s’agit d’une pratique courante, tant de la part du gouvernement que des familles des victimes.

    Selon un rapport du cabinet de conseil SBM Intelligence basé à Lagos, environ 1,66 million de dollars ont ainsi été payés en rançons de juillet 2024 à juin 2025 à divers groupes armés nigérians, incluant jihadistes, « bandits » et séparatistes.

  • Nigeria : 434 anciens captifs de Boko Haram libérés et remis aux autorités

    Nigeria : 434 anciens captifs de Boko Haram libérés et remis aux autorités

    Des femmes et des enfants libérés après avoir été enlevés par Boko Haram sont remis aux autorités locales à Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

    Ce lundi, l’armée nigériane a transféré aux autorités civiles plus de 400 femmes et enfants. Ces personnes avaient été capturées plus tôt dans l’année par le groupe jihadiste Boko Haram dans l’État de Borno, au nord-est du pays.

    Depuis 2009, l’insurrection menée par Boko Haram puis par l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) a causé des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés dans cette région du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique.

    Les enlèvements de masse, souvent suivis de libérations contre rançon, sont une pratique régulière des islamistes.

    Dimanche, l’armée avait annoncé qu’environ 360 personnes avaient été libérées durant le week-end. Il ne s’agissait pas d’une libération par Boko Haram, mais d’une « opération » des forces armées réalisée « grâce au renseignement ».

    Des femmes et des enfants libérés après avoir été enlevés par Boko Haram sont remis aux autorités locales à Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

    Le gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, a précisé lundi qu’environ 82 autres personnes avaient été libérées « il y a deux à trois semaines ». Selon lui, le total des anciens captifs secourus s’élève désormais « à environ 434 ».

    Les victimes avaient été enlevées dans le village de Ngoshe, situé à moins de dix kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, une zone bastion de Boko Haram. Cette localité avait déjà subi à plusieurs reprises des attaques des combattants islamistes.

    Des femmes et des enfants libérés après avoir été enlevés par Boko Haram sont remis aux autorités locales à Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

    « Nous remercions Allah le tout-puissant pour ce sauvetage », a déclaré l’une des femmes libérées, Hassana Buba, 43 ans, dans le camp de déplacés de Pulka, où les anciens captifs ont été remis aux autorités locales. « Nous sommes très reconnaissantes et nous fêtons aussi cela », a-t-elle ajouté.

    Les autorités nigérianes démentent verser des rançons, bien que des analystes affirment que cette pratique est courante, tant de la part du gouvernement que des familles des victimes.

    Selon un rapport du cabinet SBM Intelligence, basé à Lagos, environ 1,66 million de dollars ont été versés en rançons de juillet 2024 à juin 2025 à divers groupes armés du Nigeria, incluant des jihadistes, des « bandits » et des séparatistes.

  • Gabon : Paul Kessany affiche 62,3% de réalisations pour la culture et les sports

    Gabon : Paul Kessany affiche 62,3% de réalisations pour la culture et les sports

    Lors de l’émission rituelle du bilan des 100 jours, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, Paul Kessany, a présenté un tableau de bord sectoriel dynamique. Nommé le 2 janvier 2026, il a indiqué que sur 53 projets initiés, 62,3% sont menés à terme et 24,5% affichent un taux d’exécution supérieur à 50%.

    Dans le cadre de la dynamique de la 5e République, Paul Ulrich Kessany Zategwa a marqué son passage. Côté jeunesse, il a installé un comité de normalisation au sein du Conseil National de la Jeunesse du Gabon (CNJG).

    Un bilan prometteur pour le renouveau sportif et culturel

    Dans le domaine sportif, le ministre a lancé un audit qui a permis de régulariser 13 fédérations olympiques, première étape d’un assainissement global du tissu associatif. Pour les infrastructures, il s’est donné deux ans pour permettre aux Panthères de rejouer sur les pelouses nationales.

    Sur le plan culturel, le ministre a modernisé le Bureau Gabonais des Droits d’Auteur (BUGADA) avec l’assermentation de 21 agents et la numérisation de 2 250 œuvres. Le décret du 22 mai 2026 encadre désormais l’exploitation de l’Iboga face à la pression commerciale internationale. Le rayonnement diplomatique du Gabon s’est illustré lors du FEMUA 18 à Abidjan.

  • Gabon : le ministre Paul Kessany affiche un taux de réalisation de 62,3% dans les sports et la culture

    Gabon : le ministre Paul Kessany affiche un taux de réalisation de 62,3% dans les sports et la culture

    Le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, Paul Kessany, a présenté le bilan de ses 100 jours à la tête de son département. Il a indiqué que 62,3 % des 53 projets engagés ont été menés à terme, tandis que 24,5 % affichent un taux d’exécution supérieur à 50 %.

    Dans le cadre de la dynamique impulsée par la 5e République, Paul Ulrich Kessany Zategwa s’est distingué par son action. Du côté de la jeunesse, il a notamment installé un comité de normalisation au sein du Conseil National de la Jeunesse du Gabon (CNJG). Ce chantier réglementaire a constitué une étape clé parmi ses nombreuses réalisations.

    Un bilan prometteur pour la culture et les sports au Gabon

    Dans le domaine sportif, le ministre a lancé un audit approfondi qui a abouti à la régularisation de 13 fédérations olympiques. Cette mesure représente la première étape d’un assainissement global du tissu associatif. Sur le plan des infrastructures, Paul Kessany s’est fixé un objectif de deux ans pour permettre à l’équipe nationale des Panthères de retrouver les pelouses du pays.

    Le secteur culturel a également enregistré des avancées significatives, tant sur le plan législatif que technologique. La modernisation du Bureau Gabonais des Droits d’Auteur (BUGADA) a été marquée par l’assermentation de 21 agents, tandis que 2 250 œuvres ont été numérisées pour protéger le patrimoine national. Le décret du 22 mai 2026, qui encadre désormais l’exploitation de l’Iboga face aux pressions commerciales internationales, vient couronner ces efforts. Enfin, la participation du Gabon au FEMUA 18 à Abidjan a renforcé le rayonnement diplomatique du pays, confirmant la gestion efficace du ministre.

  • Togo : l’ENA lance ses concours d’entrée pour les cycles II et III

    Togo : l’ENA lance ses concours d’entrée pour les cycles II et III

    Le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social a officialisé l’ouverture d’un concours interne et externe pour intégrer l’École nationale d’administration (ENA) aux cycles II et III. Destiné aux candidats togolais des deux sexes, ce recrutement propose 110 places pour cette session.

    Calendrier et modalités de dépôt

    Les dossiers de candidature sont acceptés tous les jours ouvrables, du lundi 15 juin 2026 à 7 heures au vendredi 17 juillet 2026 à 17 heures. Les candidats peuvent déposer leurs documents à l’ENA à Lomé ainsi qu’aux directions régionales du Travail et des Lois sociales de Kara et de Dapaong.

    Déroulement des épreuves

    Les épreuves écrites se dérouleront les 12 et 13 août 2026. Les modalités pratiques, les conditions de participation et la liste des pièces à fournir sont disponibles dans les canaux officiels.

    Ce concours constitue une opportunité pour les agents de l’administration publique et les candidats externes souhaitant poursuivre leur formation au sein de l’ENA, institution clé dans la formation des cadres de l’administration togolaise.