Catégorie : A la Une

  • Est de la Rdc : à Uvira, la population vit dans l’attente de la paix que Trump avait annoncée

    Est de la Rdc : à Uvira, la population vit dans l’attente de la paix que Trump avait annoncée

    Des civils sur un marché.

    Dans l’est de la République démocratique du Congo, la ville d’Uvira reste suspendue à une promesse de paix formulée par Donald Trump. Les habitants, qui disent vivre « en sursis », espèrent toujours voir cette annonce se concrétiser, alors que l’insécurité persiste dans la région.

  • Burkina Faso : la régulation des deux-roues étouffe l’économie locale

    Burkina Faso : la régulation des deux-roues étouffe l’économie locale

    Un secteur stratégique mis à mal par des décisions unilatérales

    Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso connaît une transformation majeure de son paysage politique, marquée par une concentration accrue des décisions au sommet de l’État. Si les discours officiels mettent en avant des objectifs de souveraineté et de refonte stratégique, la situation économique réelle du pays révèle une toute autre réalité. Les acteurs du commerce, et en particulier ceux du marché des deux-roues, subissent de plein fouet les conséquences d’une politique où le dialogue a laissé place à des mesures imposées sans concertation.

    Des restrictions qui fragilisent un pilier de l’économie

    Au Burkina Faso, le cyclomoteur constitue bien plus qu’un simple moyen de transport : il représente une composante essentielle de la mobilité quotidienne et un vecteur de revenus pour des milliers de ménages. La récente réglementation, qui encadre de manière draconienne la vente, les prix et l’utilisation de ces engins, frappe de plein fouet un secteur déjà fragilisé. Les nouvelles directives, appliquées avec fermeté, agissent comme un coup de massue sur une économie en proie à des tensions persistantes.

    À Ouagadougou comme à Bobo-Dioulasso, l’atmosphère est lourde. Les commerçants, bien que prudents dans leurs propos, expriment une frustration croissante face à l’absence totale de consultation :

    « Avant, des espaces de négociation existaient. Désormais, les décisions tombent sans avertissement et doivent être appliquées sans délai. Quiconque émet une objection se voit immédiatement accuser de manquer de patriotisme. »

    Un importateur de premier plan, sollicité sous couvert d’anonymat

    L’implacable logique d’une gouvernance verticale

    Avec l’avènement du nouveau régime, les observateurs économiques constatent une centralisation sans précédent des décisions, qui s’accompagne d’une instabilité chronique pour les entreprises. Les acteurs du secteur se retrouvent pris en étau : d’un côté, la flambée des coûts d’importation et les contraintes du marché international ; de l’autre, des obligations étatiques imposant des prix de vente incompatibles avec la rentabilité. Les conséquences de cette approche autoritaire se manifestent sans délai :

    • Étouffement des marges : Les petits revendeurs, incapables de s’adapter aux tarifs imposés, voient leurs bénéfices s’effondrer et leur survie menacée.
    • Rupture des approvisionnements : Certains importateurs, confrontés à des marges insuffisantes, préfèrent suspendre leurs commandes, risquant ainsi de créer des pénuries artificielles.
    • Paralysie logistique : Les restrictions de circulation, justifiées par des motifs sécuritaires, perturbent le transport des marchandises dans plusieurs zones du pays.

    L’économie burkinabè sous le joug d’une souveraineté mal comprise

    La souffrance des commerçants et des citoyens burkinabè s’exprime désormais dans le silence, étouffée par la crainte des représailles. Pourtant, les faits économiques sont implacables : une prospérité durable ne se décrète pas par des décisions unilatérales. En cherchant à contrôler l’ensemble de la chaîne, depuis l’approvisionnement jusqu’à l’utilisation finale des véhicules par la population, les autorités s’exposent à fragiliser davantage un équilibre économique déjà précaire.

    Pour les professionnels des deux-roues, le constat est sans appel : la souveraineté économique tant célébrée se transforme peu à peu en un dirigisme étouffant, où l’initiative privée cède le pas à des injonctions imposées d’en haut.

  • Centrale électrique au Tchad : l’Algérie concrétise son partenariat sahélien

    Centrale électrique au Tchad : l’Algérie concrétise son partenariat sahélien

    Après le Niger, c’est désormais le tour du Tchad de bénéficier de l’engagement concret de l’Algérie en faveur de la stabilité sahélienne par le développement économique. Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a entamé une visite au Tchad ce lundi 8 juin, marquée par la pose de la première pierre d’une centrale électrique offerte par Alger. Ce geste s’inscrit dans la continuité de l’inauguration, le 3 juin à Niamey, d’une centrale similaire construite en un temps record de 70 jours par Sonelgaz International.

    40 mégawatts pour N’Djamena : un don de l’Algérie

    La centrale tchadienne, d’une capacité de 40 mégawatts, sera également réalisée par Sonelgaz International. Ce projet est un don de la République algérienne, conformément aux directives du président Abdelmadjid Tebboune. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée dans la zone industrielle de Farcha, à N’Djamena, en présence du Premier ministre algérien et de son homologue tchadien, Allamaye Halina.

    Dans son discours, Sifi Ghrieb a souligné que ce lancement illustre « la volonté politique inébranlable » qui unit les dirigeants des deux pays, concrétisant les orientations communes du président Tebboune et du maréchal Mohamed Idris Déby Itno, président tchadien. Il a évoqué l’objectif d’un « partenariat stratégique solide », fondé sur une solidarité effective et des intérêts mutuels.

    Le Premier ministre a ajouté que cet événement, au-delà de sa portée symbolique, marque « une étape décisive » dans le renforcement des relations algéro-tchadiennes, passant désormais « de la phase de consultation et de planification à celle de la mise en œuvre et de la concrétisation sur le terrain de projets communs ». Ce projet est l’un des premiers fruits de la visite officielle du président Déby Itno en Algérie en avril 2026.

    « L’Afrique à laquelle nous croyons est celle des initiatives concrètes »

    Cette centrale revêt une importance économique et sociale majeure. Elle renforce les capacités énergétiques du Tchad et soutient ses efforts de développement. Sifi Ghrieb a rappelé que l’énergie est « l’un des piliers fondamentaux » des économies modernes, attirant les investissements, développant l’industrie et améliorant le niveau de vie. « Là où l’énergie est présente, les perspectives de croissance s’élargissent », a-t-il insisté.

    Il a réaffirmé la conviction de l’Algérie qu’une coopération africaine efficace peut réaliser un développement commun à travers des projets concrets profitant directement aux citoyens. « L’Afrique à laquelle nous croyons est celle de la solidarité effective, des initiatives concrètes, des investissements productifs et des partenariats qui créent de la richesse sur son sol et au profit de ses peuples », a déclaré le Premier ministre.

    Énergie en Afrique : l’offensive tous azimuts de l’Algérie

    D’autres projets stratégiques sont en préparation entre Alger et N’Djamena, notamment l’accompagnement pour une raffinerie à N’Djamena, la coopération en explorations géologiques, la formation et des mécanismes de consultation permanents. Lors de l’inauguration de la centrale de Niamey le 3 juin, le ministre algérien de l’Énergie, Mourad Adjal, avait évoqué une demande croissante pour l’expertise de Sonelgaz International, avec des projets en Côte d’Ivoire, au Mozambique et ailleurs.

    L’entreprise, créée en mars dernier pour les projets internationaux, prépare déjà de nouvelles initiatives en Afrique. Par ailleurs, l’Algérie mène aussi des projets pétroliers et gaziers dans la région, comme l’exploitation du champ pétrolier de Kafra au Niger et le lancement des travaux du tronçon algérien du gazoduc TSGP, en présence des ministres du pétrole du Nigeria et du Niger.

  • L’évêque de Butembo-Beni interpelle les autorités congolaises sur les dérives politiques

    L’évêque de Butembo-Beni interpelle les autorités congolaises sur les dérives politiques

    Geste posé par la caravane panafricaine pour Paix et l'Unité en RDC au bord de l'océan Atlantique - Photo d'illustration Geste posé par la caravane panafricaine pour Paix et l’Unité en RDC au bord de l’océan Atlantique – Photo d’illustration  

    L’évêque de Butembo-Beni interpelle les autorités congolaises sur les dérives politiques

    Lors d’une célébration en mémoire des martyrs Charles Lwanga et de ses compagnons, l’évêque de Butembo-Beni, Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, a lancé un appel pressant aux dirigeants congolais. Il déplore la dégradation de la sécurité et des conditions sociales dans son diocèse, situé dans l’est de la République démocratique du Congo.

    L’évêque constate avec amertume un fossé croissant entre les priorités des politiciens et les besoins réels et légitimes de la population congolaise. Il dénonce des dérives politiques qui éloignent les autorités des préoccupations quotidiennes des citoyens.

  • Le Premier ministre achève sa visite officielle au Tchad

    Le Premier ministre achève sa visite officielle au Tchad

    Le Premier ministre achève sa visite officielle au Tchad

    lundi 08 juin 2026 17:16

    N’DJAMENA – Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a quitté, lundi, la capitale tchadienne N’Djamena, au terme d’une visite officielle s’inscrivant dans le cadre du renforcement des relations de fraternité, de coopération et de partenariat entre les deux pays frères.

    Premier MinistreAlgérie Tchad
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  • Fintech et IA : Rabat accueille la troisième édition du Visa Fintech Day

    Fintech et IA : Rabat accueille la troisième édition du Visa Fintech Day

    La Tour Mohammed VI de Rabat a été le théâtre, mardi dernier, de la troisième édition du «Visa Fintech Day». Cet événement a rassemblé les figures majeures de l’écosystème financier marocain autour des thématiques de l’innovation, des paiements numériques et de l’inclusion financière.

    Organisé par Visa en collaboration avec le Morocco Fintech Center (MFC), l’Agence de Développement du Digital (ADD) et Technopark, ce rendez-vous a réuni des représentants des pouvoirs publics, des régulateurs, des banques, des fintechs, des investisseurs et des entreprises technologiques. L’édition 2023 a mis un accent particulier sur l’intelligence artificielle et son rôle dans la transformation des services financiers.

    La cérémonie d’ouverture a été assurée par Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, qui a souligné l’apport de l’IA pour accélérer une transformation numérique inclusive. Plusieurs débats ont également porté sur l’impact de la digitalisation sur l’économie nationale, notamment lors d’un échange entre Sami Romdhane, Country Manager de Visa au Maroc, et Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce.

    Les intervenants ont mis en avant la contribution croissante des technologies numériques à la modernisation du tissu économique marocain, en particulier pour les petites et moyennes entreprises. Les paiements numériques, l’exploitation des données et les outils basés sur l’IA sont désormais perçus comme des leviers essentiels de compétitivité et de développement.

    Le Maroc mise sur l’IA pour accélérer sa transformation financière

    L’un des moments forts de cette édition a été la présentation d’un livre blanc consacré à l’écosystème fintech marocain. Réalisé conjointement par Visa et le Morocco Fintech Center avec la participation de plusieurs institutions, ce document vise à servir de référence pour les investisseurs, les professionnels du secteur et les décideurs publics.

    Le rapport formule plusieurs recommandations destinées à accélérer l’innovation financière au Maroc. Parmi elles figurent le développement de «sandboxes» réglementaires permettant de tester de nouveaux services dans un cadre sécurisé, la standardisation des intégrations technologiques entre acteurs du marché, le renforcement des mécanismes de financement des jeunes pousses ainsi qu’un recours accru à l’intelligence artificielle et à l’analyse des données pour favoriser l’inclusion financière.

    L’événement a également permis de mettre en avant le programme Visa Africa Fintech Accelerator. Lancée dans le cadre de l’engagement du groupe d’investir un milliard de dollars en Afrique d’ici 2027, cette initiative accompagne les startups fintech du continent à travers un programme intensif de douze semaines.

    Startups, banques et régulateurs : une collaboration en pleine maturation

    Depuis son lancement, l’accélérateur a soutenu 104 fintechs africaines réparties sur six promotions successives. Leur valorisation cumulée dépasse 1,4 milliard de dollars. Dix startups marocaines ont déjà bénéficié du programme, accédant à un accompagnement stratégique, à l’infrastructure technologique de Visa et à des opportunités de financement.

    Lors de cette troisième édition, deux startups marocaines issues de la dernière cohorte ont été mises à l’honneur. Toutes deux développent des solutions reposant sur l’intelligence artificielle et l’exploitation des données afin de répondre à des problématiques structurelles du secteur financier.

    Pour Sami Romdhane, cette évolution témoigne de la maturité croissante de l’écosystème national. Selon lui, les fintechs marocaines privilégient désormais une logique de collaboration avec les banques et les régulateurs plutôt qu’une approche de rupture. Une dynamique que Visa entend accompagner en mettant à disposition ses infrastructures technologiques et son expertise mondiale afin de soutenir l’innovation financière et l’élargissement de l’accès aux services financiers au Maroc.

  • Rdc : plongée au cœur des centres msf en pleine crise ebola

    Rdc : plongée au cœur des centres msf en pleine crise ebola

    Rdc : plongée au cœur des centres msf en pleine crise ebola

    Depuis l’apparition de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, Médecins Sans Frontières (MSF) accélère sa riposte contre le virus. Nos reporters se sont rendus dans les structures de soins de Goma et de Bunia, dans la province de l’Ituri, épicentre de cette dix-septième flambée épidémique, pour observer le travail des équipes humanitaires.

    Un bilan épidémiologique toujours plus lourd

    Avec l’augmentation de la capacité de dépistage fin mai, les autorités sanitaires congolaises ont actualisé les chiffres. Au 4 juin 2026, le bilan officiel de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) en RDC fait état de :

    • 381 cas confirmés ;
    • 64 décès confirmés ;
    • 233 cas suspects actuellement en isolement.

    En Ouganda, la situation demeure sous contrôle avec 19 cas notifiés et un seul décès au 5 juin.

    MSF étend ses capacités de soins face à Ebola

    Pour freiner la propagation du virus Bundibugyo et briser la chaîne de transmission, MSF adapte son intervention dans les zones les plus affectées.

    À Bunia : un centre saturé se développe rapidement

    À Bunia, la structure de traitement connaît un engorgement. Le 5 juin, elle accueillait 37 patients suspects et 7 cas confirmés. Devant le risque de diffusion, le centre s’agrandit. « Nous aménageons une nouvelle parcelle et allons doubler notre capacité pour atteindre 70 lits en quelques jours », indique Anthony Kergosien, coordinateur des urgences à Bunia. En cas de besoin, la capacité pourra être portée à 100 lits.

    À Goma : réouverture et réhabilitation d’un centre historique

    À Goma, MSF a remis en service un centre de traitement dédié à l’isolement des cas suspects et aux soins des patients confirmés. Les premières admissions remontent au 28 mai.

    « C’est un centre qui a déjà servi lors d’épidémies précédentes. Les équipes commencent par dialoguer avec les patients, les rassurer sur la prise en charge, la durée moyenne de séjour et les prélèvements à effectuer », explique Tathy Modjaka Nzoko, responsable des activités médicales de MSF à Goma.

    Sécurité des soignants et confiance des communautés : clés de la riposte

    Protéger le personnel médical face au virus

    Le personnel soignant est doté d’équipements de protection individuelle pour assurer une défense efficace contre le virus Bundibuguyo. La dose infectieuse étant très faible, « il suffit de quelques particules virales au mauvais endroit, comme dans les yeux ou la bouche, pour déclencher la maladie ».

    L’objectif principal de l’équipement est de maintenir le virus Ebola à l’extérieur de la peau. « Pour cela, il doit être imperméable, car le virus se transmet par les fluides corporels. C’est crucial car nous ne disposons pas des vaccins et traitements habituels », témoigne Armand Sprecher, médecin urgentiste et épidémiologiste pour MSF.

    Instaurer la confiance avec les populations locales

    Pour que les malades acceptent un isolement rapide, un travail d’explication et de sensibilisation est essentiel.

    « La confiance entre MSF et la population locale est fondamentale. Les gens soignent généralement leurs proches à domicile, mais nous avons besoin qu’ils viennent immédiatement dans un centre de traitement. Avec nos équipements, nous ressemblons à des extraterrestres, ce qui peut les rebuter. Nous expliquons pourquoi nous les portons et que beaucoup de ces personnes en combinaison sont des visages connus de la communauté », selon Armand Sprecher.

    Transfert de compétences et formation des équipes

    Pour une réponse à grande échelle, MSF mise sur le partage d’expertise. Des formations spécifiques sont dispensées, notamment dans un centre en Belgique, avant le départ sur le terrain.

    « À chaque épidémie d’Ebola, le transfert de connaissances est un élément clé de la réponse. Nous avons au sein de MSF des personnes très expérimentées, donc nous envoyons ces professionnels aguerris qui peuvent former d’autres collègues », affirme Armand Sprecher.

    Je donne au Fonds d’urgence MSF

    Comprendre le virus Bundibugyo : spécificités de cette épidémie

    Contrairement aux flambées précédentes en RDC, celle-ci est provoquée par le virus Ebola de type Bundibugyo (de la famille des orthoebolavirus, qui inclut aussi les souches Zaïre et Soudan).

    Bien que le taux de létalité du Bundibugyo soit plus faible que celui du virus Ebola classique (entre 25 et 40 %), la riposte fait face à un obstacle majeur : il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement homologué contre cette souche spécifique.

    L’action humanitaire de MSF se poursuit dans tout le pays

    Des centaines de professionnels de MSF restent déployés en Ituri et au Nord-Kivu, tandis que de nouvelles structures de soins s’organisent au Sud-Kivu. Chaque semaine, plusieurs tonnes de matériel médical et logistique arrivent en RDC depuis nos centres internationaux pour soutenir l’intervention.

  • Une centrale électrique à N’Djamena : symbole du partenariat Algérie-Tchad

    Une centrale électrique à N’Djamena : symbole du partenariat Algérie-Tchad

    Une centrale électrique à N’Djamena : symbole du partenariat Algérie-Tchad

    Le Premier ministre tchadien, M. Allamaye Halina, a procédé à la pose de la première pierre d’une centrale électrique à N’Djamena. Lors de cette cérémonie, il a souligné que ce projet structurant illustre la dynamique positive de la coopération entre l’Algérie et le Tchad.

    Cette infrastructure énergétique majeure vise à améliorer l’approvisionnement en électricité de la capitale tchadienne et concrétise la volonté des deux pays de renforcer leurs liens bilatéraux. Le projet s’inscrit dans le cadre d’une collaboration prometteuse entre Alger et N’Djamena dans le secteur de l’énergie.

  • Une centrale de 40 MW au Tchad renforce la coopération énergétique avec l’Algérie

    Une centrale de 40 MW au Tchad renforce la coopération énergétique avec l’Algérie

    Lundi, les premiers ministres tchadien Allah-Maye Halina et algérien Sifi Ghrieb ont officiellement lancé les travaux d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena. Entièrement financée par Alger, cette infrastructure, baptisée « centrale de solidarité algéro-tchadienne », sera réalisée par Sonelgaz International, filiale du groupe public algérien spécialisé dans l’électricité et le gaz. Ce projet vise à accroître la capacité de production électrique du Tchad, confronté à une demande énergétique qui dépasse les ressources disponibles.

    Crédit Photo : PMT

    La délégation algérienne conduite par Sifi Ghrieb comprenait plusieurs ministres, responsables publics et dirigeants d’entreprises des secteurs de l’énergie, des hydrocarbures et des infrastructures. Parmi eux, Mohamed Arkab, ministre des Hydrocarbures, et Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ainsi que des représentants d’entreprises publiques algériennes. Ce projet illustre, selon les autorités algériennes, un geste de coopération décidé par le président Abdelmadjid Tebboune pour renforcer les liens bilatéraux avec N’Djamena.

    Lors de la cérémonie, Sifi Ghrieb a souligné que cette centrale reflète la conviction de l’Algérie qu’une coopération africaine efficace peut générer un développement partagé à travers des projets concrets ayant un impact direct sur les populations. Il a mis en avant « la solidarité active, les investissements productifs et les partenariats créateurs de richesse au service des peuples ». L’énergie devient un pilier de la présence économique algérienne dans le Sahel, après l’inauguration le 3 juin d’une centrale similaire au Niger, également construite par Sonelgaz International.

    Au-delà de l’énergie, les discussions entre les deux délégations ont porté sur la route transsaharienne, les réseaux de fibre optique et les liaisons aériennes et logistiques pour améliorer les connexions commerciales régionales. Sur le plan sécuritaire, Alger et N’Djamena ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coordination diplomatique sur les dossiers sahéliens et africains, en privilégiant les solutions africaines et le respect de la souveraineté des États.

    Depuis la création en 2020 de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, dotée d’un budget annoncé d’un milliard de dollars, l’Algérie multiplie les financements d’infrastructures, de projets énergétiques et d’initiatives économiques dans plusieurs pays africains.

  • Partenariat médical majeur : Sorbonne Université et le CHIC au Bénin renforcent la santé africaine

    Partenariat médical majeur : Sorbonne Université et le CHIC au Bénin renforcent la santé africaine

    Un pont scientifique entre l’Europe et l’Afrique pour révolutionner les soins

    L’Afrique de l’Ouest s’apprête à bénéficier d’une avancée majeure dans le domaine de la santé grâce à une collaboration inédite entre Sorbonne Université et le Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC). Une délégation française de haut niveau, dirigée par la présidente de l’établissement, a foulé le sol béninois pour poser les bases d’un partenariat ambitieux.

    Le CHIC, un joyau médical conçu pour réduire les évacuations sanitaires

    Inauguré dans le but de hisser les standards médicaux du Bénin au niveau international, le CHIC se distingue par ses infrastructures d’exception. Étendu sur plus de 40 000 m², ce centre hospitalier moderne peut accueillir plus de 430 patients et intègre des équipements de pointe en oncologie, radiothérapie et cardiologie. Les visiteurs ont été impressionnés par la qualité des installations, conformes aux normes les plus exigeantes.

    Former les talents et innover pour les générations futures

    Cette alliance ne se limite pas à la visite des locaux. L’objectif est de concevoir des programmes de formation adaptés aux besoins spécifiques du CHIC, en associant l’expertise académique européenne aux compétences locales. L’enjeu ? Créer un pôle d’excellence africain capable d’attirer chercheurs et professionnels de santé de toute la région.

    « Cette coopération vise à transformer durablement l’offre de soins et la recherche médicale au service des populations béninoises et africaines », souligne un membre de la délégation.

    Un modèle à suivre pour l’avenir de la médecine en Afrique

    En unifiant les forces de Sorbonne Université et les avancées technologiques du CHIC, le Bénin ne se contente pas d’accueillir un hôpital moderne : il devient le théâtre d’une révolution sanitaire. Ce partenariat pourrait bien servir de référence pour d’autres pays africains souhaitant développer leur secteur médical.

  • Autoritarisme au Burkina Faso : l’interdiction des concours de beauté, symptôme d’un pouvoir en dérive

    Autoritarisme au Burkina Faso : l’interdiction des concours de beauté, symptôme d’un pouvoir en dérive

    Une décision aux relents de contrôle autoritaire

    Une note gouvernementale a récemment fait l’objet d’une attention particulière. Les autorités burkinabè ont en effet décrété la suspension indéfinie de tous les concours de beauté sur l’ensemble du territoire. Si l’argumentaire officiel invoque la préservation des valeurs culturelles traditionnelles et la nécessité de préserver la cohésion sociale dans un contexte sécuritaire dégradé, les motivations profondes de cette mesure s’avèrent bien plus révélatrices.

    La diversion, tactique de gouvernance controversée

    Dans un pays confronté à des défis sécuritaires majeurs et à une crise humanitaire persistante, le choix de cibler les concours de beauté interroge. Pourquoi s’acharner sur des événements jugés futiles alors que les priorités nationales devraient se concentrer sur la restauration de l’ordre républicain et la protection des populations ?

    Pour les spécialistes des dynamiques politiques africaines, cette ingérence dans le domaine culturel relève d’une stratégie bien rodée : la diversion. En focalisant l’attention sur des débats moraux et sociétaux, le pouvoir en place cherche à éclipser les lacunes de sa gestion de crise et son incapacité à honorer ses engagements en matière de stabilité institutionnelle.

    Le moralisme d’État, masque d’un contrôle social accru

    L’interdiction des concours de beauté s’inscrit dans une logique plus large de restriction des libertés individuelles. Sous couvert de « restauration de l’ordre moral », les autorités étendent leur emprise sur la sphère privée des citoyens, dictant ce qui est acceptable ou non dans l’espace public.

    Un défenseur des droits fondamentaux, sollicité sous le couvert de l’anonymat, s’interroge : « Aujourd’hui, c’est un défilé de beauté qui est interdit au nom de la morale collective. Mais jusqu’où iront-ils ? Demain, ce sera peut-être un vêtement, une création artistique ou une opinion qui seront jugés indignes d’être partagés. »

    Cette tendance à vouloir régenter les expressions culturelles et les loisirs est une caractéristique des régimes autoritaires. La méthode employée est insidieuse : elle ne recourt pas encore à la violence physique, mais s’appuie sur des textes réglementaires liberticides, infantilisant ainsi une société à qui l’on impose des normes arbitraires de « décence ».

    La démocratie burkinabè en voie d’étouffement

    Ce qui est en train de se jouer au Burkina Faso dépasse largement le cadre des concours de beauté. Il s’agit d’une érosion progressive des fondements démocratiques et civiques du pays. Après la mise au pas des partis politiques, la censure des médias indépendants et la répression des voix dissidentes, c’est désormais au tour des industries culturelles de subir les foudres du pouvoir.

    Une dictature moderne se reconnaît à sa capacité à infiltrer tous les aspects de la vie sociale, à légitimer l’arbitraire par des lois et à ériger le puritanisme en doctrine nationale. En privant la jeunesse et les acteurs culturels de leurs espaces d’expression et de divertissement, le gouvernement de transition envoie un message sans ambiguïté : l’allégeance idéologique doit être totale, et toute forme de dissidence, même esthétique, sera désormais sanctionnée.

    Derrière une rhétorique patriotique et moralisatrice, le Burkina Faso s’engage sur une pente glissante vers un monolithisme social où l’État dicte non seulement les règles, mais aussi les pensées et les aspirations de ses citoyens. Une dérive qui, sous des apparences protectrices, porte un nom tristement familier dans l’histoire politique mondiale : l’autoritarisme.

  • Burkina Faso : des documents stratégiques pour l’avenir de l’aquaculture

    Burkina Faso : des documents stratégiques pour l’avenir de l’aquaculture

     

    À Ouagadougou, les acteurs de l’aquaculture burkinabè ont validé et présenté, le 8 juin dernier, une série de documents clés visant à encadrer et orienter le développement de la filière sur le long terme. Il s’agit notamment d’un diagnostic sectoriel, d’un parcours d’investissement et d’un guide opérationnel, conçus pour servir de référence aux politiques publiques comme aux initiatives privées dans le domaine aquacole.

    Cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme régional Sahel RESILAND, qui cherche à renforcer la résilience des paysages sahéliens et des communautés locales. Le programme privilégie la gestion durable des terres et des ressources en eau, la restauration des écosystèmes dégradés, ainsi que la diversification des activités économiques rurales, dans le but de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie.

    Un pilier fondamental de cette architecture est dédié aux connaissances. Il a pour vocation d’éclairer les décisions publiques, de structurer les interventions futures et de promouvoir des solutions adaptées aux contextes locaux. C’est dans cette optique qu’intervient l’initiative Africa Sustainable Aquaculture, qui couvre plusieurs pays du Sahel dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Son objectif est de réaliser des diagnostics nationaux approfondis et de définir des trajectoires d’investissement cohérentes pour un développement durable de l’aquaculture.

    Les travaux menés ont permis de dresser un état des lieux actualisé de la filière aquacole burkinabè, mettant en évidence ses atouts et ses contraintes structurelles. Ils ont également abouti à l’élaboration d’un parcours d’investissement identifiant les priorités stratégiques, les besoins de financement et les mécanismes de mise en œuvre, ainsi qu’un guide destiné à accompagner les porteurs de projets publics et privés.

    Présidant la rencontre, Issiaka Zouri, chargé d’études au Secrétariat général du ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, a salué l’engagement des différents acteurs ayant contribué à ces résultats. Il a souligné la cohérence de cette initiative avec les ambitions nationales en matière de développement des productions animales et halieutiques, notamment dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique.

    Selon lui, le Burkina Faso dispose d’atouts importants, notamment des ressources hydriques considérables et un potentiel halieutique encore sous-exploité. Dans cette perspective, la mise en œuvre effective des orientations issues de ces travaux devrait contribuer à mieux structurer la filière, accroître la production nationale de poisson, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et offrir de nouvelles opportunités économiques aux jeunes et aux femmes.