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  • Burkina Faso : sous pavillon russe, l’or de Ouagadougou suscite des interrogations

    Burkina Faso : sous pavillon russe, l’or de Ouagadougou suscite des interrogations

    Le régime de transition burkinabè, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, a fait de la souveraineté nationale son étendard. Pourtant, la politique de rapprochement avec la Russie soulève des doutes parmi les observateurs. Le pays, qui cherche à se libérer de l’influence française, semble tomber sous une nouvelle tutelle.

    Une dépendance économique préoccupante

    Les négociations récentes autour de la gestion des ressources minières, notamment l’or, qui constitue près de 80 % des exportations burkinabè, révèlent une vulnérabilité inquiétante. En confiant à des acteurs russes le contrôle de ce secteur stratégique, le gouvernement de Ouagadougou prend le risque de fragiliser son économie. Les conditions imposées par Moscou sont jugées disproportionnées, transformant la coopération en une forme de redevance.

    Un coût sécuritaire élevé

    Sur le plan militaire, le déploiement d’instructeurs et de forces paramilitaires russes, issus de l’ex-groupe Wagner désormais intégré à Africa Corps, devait permettre de contrer les groupes armés terroristes. Mais le bilan reste mitigé. Les attaques se multiplient, et le coût de cette assistance pèse lourdement sur les finances publiques. Lier la sécurité nationale à l’agenda du Kremlin, lui-même accaparé par d’autres conflits, place le Burkina Faso dans une situation de dépendance dangereuse.

    De la Françafrique à la Russafrique ?

    La critique la plus acerbe porte sur l’incohérence du discours officiel. Rejeter le paternalisme occidental pour embrasser l’impérialisme opportuniste de Moscou n’est pas un acte de libération. « Remplacer une tutelle par une autre, ce n’est pas se libérer, c’est changer de maître », résume un analyste. La Russie ne s’engage pas en Afrique par solidarité anticoloniale, mais pour contourner les sanctions et sécuriser des ressources.

    Un isolement diplomatique croissant

    En se tournant exclusivement vers Moscou, le Burkina Faso s’isole de ses partenaires traditionnels et de ses voisins. Une véritable souveraineté passe par la diversification des alliances, non par une relation bilatérale asymétrique. Le peuple burkinabè risque de payer cher ce choix. La souveraineté ne se mesure pas aux discours anti-occidentaux, mais à la capacité réelle de décider de son avenir sans dépendre de l’étranger, qu’il vienne de Paris, Washington ou Moscou. En cédant ses joyaux et en sous-traitant sa sécurité, le régime compromet l’indépendance du Burkina Faso pour des décennies.

  • Haut-Uele : la Cellcom du gouvernorat dément toute collusion entre Jean Bakomito et Corneille Nangaa

    Haut-Uele : la Cellcom du gouvernorat dément toute collusion entre Jean Bakomito et Corneille Nangaa

    La Cellule de communication du gouvernorat du Haut-Uele a rapidement réagi à des interrogations soulevées récemment sur une possible proximité entre le gouverneur Jean Bakomito Gambu et le chef rebelle Corneille Nangaa. Dans une mise au point diffusée par Muammar Awoni, chef de la Cellcom, les autorités provinciales rejettent fermement ces allégations.

    Premièrement, précise le communiqué, aucune paralysie économique n’a été constatée à Isiro le 17 juin 2026. Une vérification auprès des acteurs locaux aurait permis d’établir que cette affirmation est infondée.

    Deuxièmement, l’article incriminé évoquait l’absence d’activités scolaires. Or, en cette période de fin d’année académique en République Démocratique du Congo, les écoles sont normalement en congé. De plus, aucun rassemblement ou marche n’a été organisé à Isiro à cette date.

    Dès lors, la Cellcom s’interroge sur les éléments objectifs qui permettraient d’accuser le gouverneur d’être un allié de Corneille Nangaa, figure de l’AFC/M23 considérée comme responsable de violences dans l’Est.

    Le communiqué rappelle que Jean Bakomito Gambu est connu pour son engagement en faveur de la paix dans toute la province du Haut-Uele. Il fait partie des personnalités de la Grande Orientale qui mènent des actions de sensibilisation contre les ennemis de la République, notamment ceux alliés à Paul Kagame.

    Les autorités indiquent que les actes de banditisme urbain ayant perturbé Isiro ont été maîtrisés, et qu’aucun incident majeur n’y est actuellement signalé. Dans le territoire de Watsa, particulièrement à Mungbere, des incursions présumées d’éléments ADF sont sous contrôle grâce au professionnalisme des FARDC. La présence dans la province du Chef d’État-Major Général Adjoint chargé des opérations et renseignements témoigne de l’attention présidentielle. Des opérations de ratissage se poursuivent pour le retour des déplacés.

    Le gouverneur a en outre doté les FARDC de plusieurs véhicules et de moyens logistiques pour renforcer les opérations.

    La Cellcom conclut que les accusations portées contre Jean Bakomito Gambu sont dénuées de fondement et visent à ternir son image. Il demeure un défenseur résolu de la province face aux ennemis de la République, agissant dans le cadre de la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la paix, la sécurité et le développement.

    Muammar Awoni, Chef de la Cellule de Communication du Gouvernorat Haut-Uele.

  • Niger : l’offensive du 18 juin à l’aéroport de Niamey ravive les soupçons sur Lomé

    Niger : l’offensive du 18 juin à l’aéroport de Niamey ravive les soupçons sur Lomé

    L’attaque perpétrée le jeudi 18 juin 2026 à l’aéroport de Niamey ébranle l’Afrique de l’Ouest. Alors que les négociations pour la réouverture des frontières entre le Bénin et le Niger étaient à un stade avancé, ce regain de violence vient brutalement entraver le processus diplomatique. Derrière cet assaut, de nombreux observateurs évoquent une possible guerre d’influence économique, allant jusqu’à soupçonner une intervention du président togolais Faure Gnassingbé.

    Le JNIM comme instrument d’un sabotage politique ?

    L’assaut a été attribué au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Toutefois, la soudaineté et le moment choisi pour cette opération suscitent des interrogations. Plusieurs analystes de la région estiment que le groupe terroriste aurait agi comme un prestataire de services pour le compte d’intérêts étatiques extérieurs.

    Le nom de Faure Gnassingbé revient avec insistance dans les cercles diplomatiques. Le chef de l’État togolais est suspecté d’avoir financé cette attaque dans le but précis de faire échouer l’accord imminent entre Cotonou et Niamey.

    La rivalité portuaire : le véritable moteur du conflit

    Pour comprendre les ressorts de cette affaire, il convient de dépasser le seul cadre sécuritaire et d’examiner les réalités économiques de la sous-région.

    Le cœur du problème : depuis la fermeture des frontières entre le Bénin et le Niger, le Port Autonome de Lomé (PAL) est devenu l’artère économique de substitution pour Niamey. Le Togo a ainsi capté massivement les flux de marchandises nigériennes, générant des bénéfices records.

    Une normalisation des relations entre le Bénin et le Niger entraînerait le retour immédiat du transit par le port de Cotonou, bien plus proche et naturel pour le Niger. Pour Lomé, la perte financière se chiffrerait en milliards de francs CFA.

    Un frein pour la diplomatie régionale

    En frappant précisément au moment où les discussions progressaient, les commanditaires de l’attaque s’assurent que la méfiance s’installe à nouveau entre le Bénin et le Niger. Si l’implication de Lomé venait à être prouvée formellement, cela marquerait un tournant dramatique dans les relations sous-régionales, montrant que la guerre commerciale a dépassé le cadre juridique pour s’inviter sur le terrain de la violence.

  • Rdc : la Cenco accuse la police et la milice Force du progrès de réprimer les manifestations

    Rdc : la Cenco accuse la police et la milice Force du progrès de réprimer les manifestations

    La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a tiré la sonnette d’alarme à l’issue de sa session extraordinaire, clôturée ce samedi 20 juin à Kinshasa. Les évêques dénoncent une alliance entre la police nationale et la milice du parti au pouvoir, la « Force du progrès », dans la répression des rassemblements de l’opposition.

    « Les manifestations de l’opposition sont violemment réprimées par la police nationale en collaboration avec une milice d’un parti politique dénommée ‘Force du progrès’ », a déploré la CENCO.

    Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire exécutif de l’organisation des prélats catholiques, a également souligné le musellement de certaines voix au sein même de la majorité présidentielle qui s’opposent au projet de révision constitutionnelle.

    « Nous observons avec inquiétude une tension croissante née de la campagne de la Majorité au pouvoir en faveur du changement de la Constitution du 18 février 2006. Cette campagne, qui utilise les ressources de l’État, se déroule dans un climat de terreur : les voix discordantes à l’intérieur de la Majorité sont réduites au silence par crainte de représailles », a-t-il déclaré.

    Le sit-in de la Coalition C64, le 12 juin, violemment dispersé, visait à s’opposer à la proposition de loi référendaire du député Paul-Gaspard Ngondakoy, validée par l’Assemblée nationale. Plusieurs organisations de défense des droits humains, nationales et internationales, avaient déjà accusé la police et la Force du progrès d’avoir agressé des responsables et des militants de l’opposition lors de cette manifestation, dispersée à coups de gaz lacrymogènes près du palais du peuple, à Kinshasa.

     

  • 17e galian pour Burkina 24 : sié frédéric kambou, lauréat du prix spécial santé

    17e galian pour Burkina 24 : sié frédéric kambou, lauréat du prix spécial santé

    La 29e édition des Prix Galian a salué l’excellence journalistique au Burkina Faso, le vendredi 19 juin 2026 à Ouagadougou. Parmi les récipiendaires de cette compétition de référence, le journaliste de Burkina 24, Sié Frédéric Kambou, a reçu le Prix spécial du ministère de la Santé dans la catégorie Presse en ligne.

    Cette distinction récompense son reportage « Au Burkina Faso, la santé sort de l’ombre du privilège ! », publié le 26 décembre 2025. Ce travail de terrain met en lumière les réformes dans le secteur sanitaire, notamment la baisse des coûts de plusieurs examens médicaux et la suppression de la caution pour les séances de dialyse dans les structures publiques.

    Très ému en recevant son trophée, Sié Frédéric Kambou a souhaité dédier ce prix à toute l’équipe de Burkina 24.

    « Je suis tellement ému de recevoir ce prix. Je le dédie à toute la rédaction de Burkina 24 ainsi qu’aux rédacteurs en chef qui nous galvanisent beaucoup. Ce n’était pas simple, mais Dieu merci, j’y suis arrivé. C’est mon premier prix et vraiment je suis content. J’encourage tout le monde à postuler et à viser l’excellence », a-t-il déclaré.

    Ce prix vient saluer à la fois le professionnalisme et la rigueur du journaliste, ainsi que le travail collectif au sein de Burkina 24 pour fournir une information de qualité, utile et proche des préoccupations des citoyens.

    La cérémonie a également été marquée par l’attribution du Super Galian 2026 à Aïcha Diombélé/Kabré de la RTB Radio en langues nationales. Pour Burkina 24, ce prix remporté par Sié Frédéric Kambou constitue une nouvelle reconnaissance de l’engagement du média en faveur d’un journalisme responsable et d’excellence.

    29e Nuit des Galian

    En inscrivant son nom au palmarès des Galian, Sié Frédéric Kambou renforce le rayonnement de Burkina 24 dans le paysage médiatique burkinabè et confirme la place du média parmi les références de l’information au Burkina Faso.

    Ce trophée porte à 17 le nombre de Galian remportés par Burkina 24 en 15 ans d’existence, sans compter une dizaine d’autres récompenses. L’aventure continue.

  • Tchad et France : nouvelles pistes de coopération militaire à eurosatory

    Tchad et France : nouvelles pistes de coopération militaire à eurosatory

    Lors du salon international de défense et de sécurité Eurosatory, le ministre tchadien des Armées, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, le général Issakha Malloua Djamouss, a eu un entretien avec son homologue française, la ministre des Armées Catherine Vautrin. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du dialogue politique amorcé entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno du Tchad et Emmanuel Macron de France.

    Les échanges ont porté sur les relations bilatérales et les perspectives de coopération en matière de défense et de sécurité. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de respecter mutuellement leurs intérêts stratégiques et leur souveraineté, selon le ministère tchadien des Armées.

    Les ministres ont étudié les modalités de mise en œuvre de la lettre d’intention récemment signée entre le Tchad et la France. Ils ont exprimé leur désir de construire un partenariat fondé sur la confiance réciproque et un dialogue permanent pour faire face aux défis sécuritaires actuels.

    N’Djaména a réitéré son attachement à une coopération équilibrée et mutuellement bénéfique, jugée cruciale pour la stabilité régionale et le renforcement des capacités des Forces Armées Tchadiennes. La collaboration entre les forces aériennes des deux pays constitue une priorité, avec des axes tels que la formation, le soutien en matière de renseignement et l’assistance française pour améliorer les capacités aériennes tchadiennes.

    L’armée française souhaite retrouver l’accès à la base aérienne de N’Djaména. Un officier français a souligné que cela permettrait à Paris d’effectuer atterrissages ou décollages si nécessaire. Un général tchadien a ajouté que la présence française pourrait aider à répondre aux menaces sécuritaires.

    Les autorités tchadiennes cherchent à se rapprocher de la France, se déclarant insatisfaites des propositions de sécurité émanant d’autres partenaires.

  • Pierre Ntsiet Ngolo dévoile les axes clés de sa mission diplomatique en Tunisie

    Pierre Ntsiet Ngolo dévoile les axes clés de sa mission diplomatique en Tunisie

    Dans un entretien accordé au service « Analyse et Médias », l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon en République Tunisienne, Pierre Ntsiet Ngolo, a précisé les grandes orientations de sa feuille de route diplomatique. Nommé en mars 2024 et ayant présenté ses lettres de créance au président tunisien Kaïs Saïed le 6 novembre 2025, ce diplomate aguerri prend « l’engagement ferme, constant et infaillible » de poursuivre, avec ses équipes et le soutien de l’administration centrale, le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre Libreville et Tunis, tout en assurant la protection et le bien-être de la communauté gabonaise en Tunisie.

    Parmi les premières mesures des nouvelles autorités diplomatiques et consulaires du Gabon en Tunisie figure la mise en place d’une dynamique de cohésion associative. À l’instar des diasporas gabonaises dans le monde, deux cadres de concertation et de solidarité ont été créés.

    Le premier, fédératif, est le « Conseil des Gabonais de Tunisie » (C.G.T.), qui regroupe environ un millier de citoyens gabonais vivant dans le pays (étudiants, stagiaires, professionnels, mariés) autour de valeurs caritatives et humanitaires : entraide, équité et fraternité. Le second, destiné principalement aux étudiants et stagiaires, est l’« Association des étudiants et stagiaires gabonais en Tunisie (A.E.S.G.T.) ».

    « L’unité et la cohésion de la communauté, devenues désormais un fait tangible, ont été particulièrement constatées lors de la première édition des Journées Culturelles du Gabon, organisées les 24 et 25 avril derniers. Ces journées ont démontré la capacité de notre communauté à se rassembler autour des valeurs de solidarité et de fraternité », s’est réjoui l’ambassadeur Pierre Ntsiet Ngolo.

    Consolider les acquis

    Un des axes majeurs de la relation bilatérale entre le Gabon et la Tunisie concerne la coopération académique. Celle-ci se traduit par la présence d’un grand nombre d’étudiants et de stagiaires gabonais dans les universités tunisiennes, dans un environnement où l’accompagnement est crucial face aux rigueurs de la politique d’immigration.

    Dans ce contexte, certains étudiants rencontrent des difficultés administratives, notamment pour le renouvellement de leurs titres de séjour, souvent en raison de retards de paiement des frais de scolarité. « À ce titre, je voudrais lancer un cri d’alarme aux familles et à l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) pour qu’elles envisagent des dispositions diligentes de prise en charge, afin d’abréger les difficultés de ces jeunes compatriotes confrontés à la rigueur de la réglementation tunisienne en matière d’immigration », a plaidé M. l’ambassadeur.

    La coopération sanitaire figure également parmi les priorités. Une convention lie la Caisse nationale d’assurance maladie du Gabon (CNAMGS) à des opérateurs tunisiens spécialisés dans les évacuations sanitaires, profitant du plateau technique de qualité et de l’expertise médicale tunisienne.

    « Notre responsabilité est de consolider ces acquis et de développer de nouveaux partenariats capables d’accompagner les ambitions de développement de nos deux États. Il s’agit de renforcer le dialogue avec nos partenaires institutionnels et d’orienter l’essentiel de nos actions vers la diplomatie économique, mais aussi d’explorer de nouveaux axes mutuellement bénéfiques, fondés sur les expertises et potentialités de chaque pays, dans une logique de codéveloppement », a suggéré Pierre Ntsiet Ngolo.

    Cœur de cible

    Pierre Ntsiet N'golo, Ambassadeur du Gabon en Tunisie @ DR

    « Tous sont des acteurs économiques de référence qui s’inscrivent dans une vision panafricaine durable, avec des perspectives de prospérité partagée. L’organisation de missions économiques menées par des opérateurs tunisiens constitue un signal encourageant, dont les retombées devraient se concrétiser par la signature de conventions d’investissement et de partenariats », a promis l’ambassadeur du Gabon en Tunisie.

    Pierre Ntsiet Ngolo, dont l’une des plus grandes fiertés – outre l’animation de la relation diplomatique – a été de développer dès sa prise de fonctions des mécanismes d’assistance consulaire pour les ressortissants gabonais résidents, a souligné : « Ce message d’appel à l’unité a été positivement accueilli par la communauté, dont le sentiment d’abandon a longtemps marqué les esprits. »

  • Rdc : l’Église catholique alerte sur une rupture du pacte républicain

    Rdc : l’Église catholique alerte sur une rupture du pacte républicain

    La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) hausse le ton face aux projets de modification de la Constitution du 18 février 2006. Selon l’institution religieuse, toute atteinte aux dispositions verrouillées exposerait le pays à « des risques énormes, dont la balkanisation ».

    Dans un communiqué officiel, Donatien Nshole, porte-parole de la CENCO, a fermement dénoncé une tentative d’« offrir un nouveau mandat au président en exercice ». L’Église catholique durcit ainsi sa position face aux ambitions de révision constitutionnelle.

    La CENCO considère que cette initiative fragilise un « compromis politique historique, durement gagné après les multiples crises traversées par le pays depuis l’indépendance ». Les évêques pointent du doigt la loi référendaire, adoptée selon eux « sous couvert de combler un vide juridique ».

    Pour Donatien Nshole, ce texte permettrait d’organiser un référendum qui, « en violation de l’ordre constitutionnel », modifierait les domaines protégés par l’article 220.

    Il rappelle que l’article 220, qui fixe le nombre et la durée des mandats présidentiels, constitue « un rempart contre la dictature et la privatisation de l’État ». La mise en garde s’étend aux répercussions : « Toute décision autoritaire dans ce sens comporte des risques majeurs, notamment la balkanisation du pays », a insisté Nshole. Il craint aussi « le déclenchement d’une nouvelle guerre civile », dans un climat où « les rivalités politiques prennent des dimensions ethniques et tribales ».

    Après ce qu’elle appelle un « profond discernement », la CENCO conclut qu’il n’y a « ni nécessité, ni urgence, ni opportunité à changer la Constitution ».

    Pour l’Église catholique, les priorités en République démocratique du Congo demeurent « la paix, le bien-être social des Congolais, l’unité et la cohésion nationale ».

  • Abidjan : le Dr Edouard Fonh-Gbéi reçoit un prix pour son action au sein du CNTIG

    Le jeudi 18 juin 2026, à Abidjan, le Dr Edouard Fonh-Gbéi, directeur général du Comité national de télédétection et d’information géographique (CNTIG), a été distingué lors de la Soirée des Bâtisseurs de l’économie africaine. Il a dédié cette reconnaissance à son équipe et y voit un encouragement à aller plus loin avec ambition et impact.

    « Ce prix est avant tout celui d’une équipe dévouée, d’une vision menée avec détermination et d’un travail effectué avec passion, jour après jour », a affirmé le Dr Fonh-Gbéi, remerciant les organisateurs et tous les partenaires du CNTIG pour leur soutien.

    Ingénieur géodésien de formation, titulaire d’un doctorat en génie civil (option géodésie satellitaire) et fort d’une expérience de plus de vingt ans à l’international, il a été nommé à la tête du CNTIG en 2012 après un appel à candidatures international. Depuis, il fait de la promotion des technologies de la géoinformation un moteur du développement économique de la Côte d’Ivoire.

    Sous son impulsion, le CNTIG est devenu un acteur clé de la digitalisation des territoires en Côte d’Ivoire.

    « Je reçois cette distinction avec reconnaissance, mais surtout comme une incitation à continuer avec davantage d’ambition, d’exigence et d’impact. Le meilleur est encore à construire », a-t-il conclu.

    Le forum des Bâtisseurs de l’économie africaine, créé en 2006, est une plateforme dédiée à la promotion de l’excellence et du mérite dans l’entrepreneuriat et les affaires sur le continent.

  • Mercato : le psg face à la concurrence de de zerbi pour mateus fernandes

    Mercato : le psg face à la concurrence de de zerbi pour mateus fernandes

    Le Paris Saint-Germain n’a pas encore officialisé la moindre recrue cet été, mais les dirigeants franciliens avancent en coulisse. Plusieurs pistes sont activement étudiées, dont celle menant au milieu de terrain de West Ham, Mateus Fernandes. Le jeune international portugais, âgé de 21 ans, attire également l’attention de clubs anglais, et notamment de Tottenham, désormais entraîné par l’ancien technicien de l’Olympique de Marseille, Roberto De Zerbi.

    Le PSG à la recherche de renforts

    Après avoir décroché une deuxième Ligue des champions consécutive, le PSG semble détenir l’un des effectifs les plus solides du football mondial. Pour autant, des ajustements sont inévitables durant ce mercato estival. Les concurrents se renforcent et le club champion de France pourrait enregistrer plusieurs départs, ce qui pousse Luis Enrique à réclamer du sang neuf au sein de son groupe.

    Mateus Fernandes, une cible portugaise supplémentaire

    Le club de la capitale compte déjà une forte colonie portugaise avec Nuno Mendes, Vitinha, Gonçalo Ramos et João Neves. Et cette tendance pourrait se confirmer. Selon des informations recueillies, le PSG suit de près Mateus Fernandes, milieu de terrain de West Ham. Bien que les Hammers aient été relégués en deuxième division anglaise, le joueur de 21 ans a brillé individuellement. Son transfert est estimé à plus de 90 millions d’euros cet été.

    Le danger Tottenham et Roberto De Zerbi

    Le dossier s’annonce plus complexe que prévu pour le PSG. Manchester United négocie déjà avec West Ham et l’entourage du joueur depuis plusieurs semaines. Mais ce n’est pas tout : Tottenham et son entraîneur italien Roberto De Zerbi aimeraient aussi s’attacher les services du Lusitanien. Quelques mois après avoir quitté l’OM, le technicien italien pourrait donc contrarier les plans de son ancien grand rival parisien. Enfin, Paris suivrait également l’attaquant de West Ham, Crysencio Summerville, actuellement en compétition lors de la Coupe du monde.

  • Verdict du Conseil constitutionnel sur Ousmane Sonko : les dessous insoupçonnés

    Verdict du Conseil constitutionnel sur Ousmane Sonko : les dessous insoupçonnés

    Affaire Ousmane Sonko : Les dessous insoupçonnés du verdict du Conseil constitutionnel

    Verdict du Conseil constitutionnel sur Ousmane Sonko : les dessous insoupçonnés

    La décision du Conseil constitutionnel relative à la réintégration d’Ousmane Sonko au sein de l’Assemblée nationale du Sénégal provoque de nombreuses réactions dans les milieux juridiques et politiques. Ce verdict, qui pourrait marquer un tournant dans la jurisprudence, interroge la capacité des institutions à répondre aux défis constitutionnels actuels.

    Rendu le 17 juin 2026, l’avis de la haute juridiction dans le dossier Sonko continue de diviser les experts. En apparence fondée sur un motif procédural — l’incompétence du juge — la décision cacherait, selon certains observateurs, une évolution plus subtile de la doctrine constitutionnelle. Le Conseil constitutionnel sénégalais se trouve ainsi au centre d’un débat sur la cohérence de sa propre ligne jurisprudentielle. Plusieurs spécialistes du droit public estiment en effet que cette décision récente marque une rupture avec une approche plus volontariste adoptée lors de la crise institutionnelle de février 2024. À l’époque, le juge avait endossé un rôle élargi de régulateur et de garant de la stabilité. Aujourd’hui, il semble privilégier une interprétation plus restrictive, centrée sur la qualification technique de l’acte contesté. Cette affaire dépasse ainsi le simple contentieux électoral pour interroger les équilibres fondamentaux du système politique sénégalais.

  • Burkina Faso : motos Mio sur pistes cyclables, une mesure qui divise

    Burkina Faso : motos Mio sur pistes cyclables, une mesure qui divise

    Au Burkina Faso, la décision d’autoriser les motos de type Mio à circuler sur les pistes cyclables suscite des réactions contrastées. Certains y voient une avancée pour fluidifier le trafic, tandis que d’autres redoutent une hausse des risques d’accidents, jugeant les infrastructures inadaptées.

    « C’est une bonne mesure, car la circulation est régie par la loi. Si on permet aux Mio de rejoindre les petites motos sur la voie réservée, cela me paraît logique », estime Ben Ouattara, livreur.

    Les scooters et motos Mio, réputés pour leur compacité, leur légèreté et leur faible coût d’entretien, sont très prisés pour les déplacements urbains.

    L’objectif affiché par les autorités est d’alléger la pression sur les artères principales, de plus en plus engorgées, en redirigeant une partie des deux-roues vers les pistes cyclables, afin d’améliorer la cohabitation entre usagers.

    « Ils ont sans doute voulu protéger la population avec cette mesure. Mais il aurait été préférable de laisser les choses en l’état. La piste cyclable est étroite et si on y concentre toutes les motos, la circulation risque d’être bloquée. Nous allons attendre de voir ce que cela donne », confie Sirina Ouédraogo, usagère de la voie publique.

    Cependant, de nombreux Burkinabè estiment que cette seule mesure ne résoudra pas durablement les embouteillages. Face à la croissance constante du parc de deux-roues, des solutions globales et individuelles sont nécessaires.

    « Sur la piste cyclable, on est plus vigilant parce qu’on est plus serré. Cela impose une certaine retenue, ce qui peut contribuer à éviter les accidents », se réjouit Abdoulaye Mané, un autre usager.

    « Beaucoup de gens méconnaissent le code de la route. Par exemple, des femmes roulent à gauche alors qu’elles veulent aller à droite. Le problème, c’est la vitesse. Ils empruntent la piste cyclable juste pour pouvoir accélérer », déplore Sergène Yabré, également usagère.

    Par ailleurs, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer un élargissement des pistes cyclables. Ces infrastructures, conçues initialement pour les vélos, devraient être adaptées pour accueillir davantage de deux-roues motorisés en toute sécurité. Une modernisation qui pourrait améliorer l’organisation du trafic et contribuer à lutter contre les embouteillages urbains.