Catégorie : A la Une

  • Un journaliste camerounais accuse Touadéra d’avoir utilisé des fonds détournés pour sa campagne de 2020

    Un journaliste camerounais accuse Touadéra d’avoir utilisé des fonds détournés pour sa campagne de 2020

    Le journaliste camerounais Remy Ngono a récemment livré des informations explosives concernant le financement de la campagne électorale de Faustin-Archange Touadéra en 2020. Selon ses révélations, le président centrafricain aurait eu recours à de l’argent détourné du Cameroun pour couvrir les frais de sa course à la réélection. Cette affaire met en lumière des transactions financières opaques entre les deux pays et suscite de vives interrogations sur l’origine des fonds ayant servi à la campagne de Touadéra.

  • Togo-France : 395 millions d’euros investis et de nouvelles priorités pour 2026-2028

    Togo-France : 395 millions d’euros investis et de nouvelles priorités pour 2026-2028

    Le vendredi 5 juin 2026, le Comité local de développement (CLD) s’est réuni à Lomé pour dresser un bilan du partenariat entre le Togo et la France en matière d’investissements solidaires et durables, tout en traçant les grandes lignes de la coopération pour la période 2026-2028.

    Ce cadre de concertation réunit les acteurs de l’équipe France au Togo et leurs homologues togolais, avec pour objectif de renforcer la coordination des actions de développement en phase avec les priorités nationales.

    Des progrès significatifs dans l’éducation, la formation et la cohésion sociale

    Ces dernières années, plusieurs réalisations ont marqué les secteurs de l’éducation, de la formation, du développement territorial, de l’entrepreneuriat et du renforcement de la cohésion sociale.

    Dans l’enseignement supérieur, la création de l’École polytechnique du Togo a été soutenue, et 95 bourses du gouvernement français ont été attribuées à des étudiants togolais. Par ailleurs, le dispositif « Études en France » a accueilli plus de 8 200 personnes en 2025, avec l’ouverture de nouveaux espaces Campus France à Lomé et à Kara.

    Le réseau d’enseignement français homologué a connu une croissance notable, passant de 857 élèves il y a quatre ans à plus de 2 500 apprenants aujourd’hui.

    Plus de 17 000 bénéficiaires dans les secteurs culturel et sportif

    Les initiatives dans les industries culturelles et créatives ont touché plus de 17 000 spectateurs, permis la formation de plus de 350 personnes et accompagné 24 résidences artistiques.

    La France a également soutenu la création de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT) dans le cadre de l’appui à la décentralisation au Togo.

    395 millions d’euros engagés dans des secteurs clés

    L’Agence française de développement (AFD) a engagé près de 395 millions d’euros dans plusieurs projets structurants au Togo.

    Ces fonds ont notamment amélioré l’accès à l’eau potable pour plus de 552 000 personnes et à l’électricité pour environ 125 000 bénéficiaires. Ils ont également contribué à la modernisation de 49 centres de formation technique et professionnelle.

    Plus de 600 kilomètres de pistes rurales ont été construits ou réhabilités, bénéficiant à plus de 500 000 producteurs agricoles.

    Trois priorités pour la coopération 2026-2028

    Pour les trois prochaines années, l’équipe France continuera d’accompagner le Togo autour de trois axes majeurs : le soutien à une croissance inclusive et créatrice d’emplois, l’amélioration de l’accès aux infrastructures et services essentiels, et le renforcement de la gouvernance, des droits humains et de la cohésion sociale.

    Une attention particulière sera portée à l’employabilité des jeunes, au développement du secteur privé, à l’entrepreneuriat, ainsi qu’aux dynamiques locales de gouvernance.

    Le Comité local de développement a également réaffirmé l’importance des priorités transversales que sont l’égalité femmes-hommes et l’appui renforcé à la région des Savanes.

    À travers ce cadre de dialogue, la France réaffirme son engagement aux côtés du Togo pour un développement solidaire, inclusif et durable, en complémentarité avec les autres partenaires techniques et financiers.

  • Nigéria : libération de 416 otages de Boko Haram dans l’État de Borno

    Nigéria : libération de 416 otages de Boko Haram dans l’État de Borno

    Plus de 400 femmes et enfants enlevés par Boko Haram au début de l’année dans le village de Ngoshe, situé dans l’État de Borno (nord-est du Nigeria), ont été libérés ce week-end, ont annoncé dimanche un sénateur et un responsable local de la jeunesse.

    Les enlèvements, souvent motivés par l’obtention de rançons, constituent une tactique récurrente des djihadistes de Boko Haram dans leur insurrection contre l’État nigérian, qui dure depuis 17 ans et se concentre principalement dans le nord-est du pays.

    Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (BOSYA), a indiqué que son organisation « avait obtenu la libération des 416 femmes et enfants enlevés à Ngoshe ». Ils ont été relâchés samedi, a-t-il précisé aux journalistes.

    Le sénateur de l’État de Borno, Mohammed Ali Ndume, a confirmé cette libération. Les circonstances exactes de la libération des victimes restent pour l’instant inconnues.

    Les captifs avaient été détenus par des militants de Boko Haram « dans des conditions difficiles après avoir été enlevés dans plusieurs communautés, en particulier dans la région de Ngoshe », a précisé Daniel Bwala, porte-parole du président Bola Tinubu, sur les réseaux sociaux. « Malheureusement, deux nourrissons sont décédés d’épuisement dû à une captivité prolongée et à un terrain accidenté », a-t-il ajouté.

    Un communiqué de l’armée nigériane indique que les troupes ont recueilli des renseignements et mené des « opérations psychologiques » pour semer « la méfiance au sein des rangs des insurgés » avant « le début de la phase d’assaut ». Les militants avaient exigé des millions de nairas de rançon pour les otages de Ngoshe.

    Les autorités nigérianes nient avoir versé des rançons, mais les analystes estiment qu’il s’agit d’une pratique courante, tant de la part du gouvernement que des familles des victimes. Les différents groupes armés du Nigeria – djihadistes, bandes de « bandits » et séparatistes – ont provoqué une crise des enlèvements à travers le pays. Entre juillet 2024 et juin 2025, ces enlèvements auraient rapporté environ 1,66 million de dollars en rançons.

    Ngoshe se trouve à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, un bastion de Boko Haram, et a été la cible d’attaques répétées. Depuis l’émergence de l’insurrection djihadiste en 2009, celle-ci a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

  • Michael Olise en feu, les Bleus dominent l’Irlande du Nord avant le Mondial 2026

    Michael Olise en feu, les Bleus dominent l’Irlande du Nord avant le Mondial 2026

    Dernière répétition réussie avant l’envol vers les États-Unis. L’équipe de France a bouclé sa préparation à la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet) par un succès convaincant face à l’Irlande du Nord (3-1), lundi 8 juin au Stade Pierre-Mauroy de Lille. Après la défaite concédée contre la Côte d’Ivoire (1-2) jeudi, les hommes de Didier Deschamps devaient impérativement rassurer. Ils ont dominé de bout en bout une formation nord-irlandaise très limitée, même si celle-ci a réussi à trouver la faille.

    • Michael Olise, l’homme du match. Face au 70e rang mondial, la France n’avait pas le droit à l’erreur pour effacer le revers subi face aux Éléphants. Elle s’en est remise à Michael Olise, décisif à deux reprises juste avant et juste après la pause (43e et 49e), puis auteur d’une frappe enroulée imparable dans la lucarne après avoir repiqué depuis son aile droite (75e). Le but de Patrick John Kelly à l’heure de jeu (64e) reste le seul bémol de la soirée.
    • Les Parisiens et Saliba en jambes. Arrivés plus tard au rassemblement, les Parisiens, tout juste champions d’Europe pour la deuxième fois, avaient été préservés du premier match. Ousmane Dembélé et Désiré Doué ont débuté, le second se montrant très en vue, tandis que Bradley Barcola est entré à l’heure de jeu. William Saliba, qui souffrait de douleurs chroniques au dos et avait lui aussi été ménagé, a disputé toute la première période sans problème apparent.
    • Dernière réussie pour Didier Deschamps sur le sol français. Après quatorze ans à la tête des Bleus, le sélectionneur a vécu son dernier match en France avant de quitter ses fonctions à l’issue du Mondial. Son bilan après cette victoire : 91 matches, 63 succès, 14 nuls et 14 défaites, soit 69 % de victoires. Le public lillois a scandé son nom à la 7e minute, en référence à son numéro de maillot en équipe de France.
  • Port de Lomé : une grève de trois jours annoncée fin juin 2026

    Port de Lomé : une grève de trois jours annoncée fin juin 2026

    Les agents du Port autonome de Lomé ont déposé un préavis de grève couvrant trois jours, du 25 au 27 juin 2026. Ce mouvement social fait suite à l’absence de réponses satisfaisantes à leurs revendications, malgré plusieurs assemblées générales tenues depuis octobre 2025.

    Un conflit social qui perdure

    Au sein du Port autonome de Lomé, le mécontentement des travailleurs ne faiblit pas. Depuis des mois, ils dénoncent des conditions de travail difficiles : rémunérations jugées trop faibles, protection insuffisante en cas d’accident, et manque d’équipements de sécurité sur certains secteurs. Malgré leurs alertes répétées, le syndicat estime que les échanges avec la direction n’ont pas abouti à des avancées concrètes.

    Ce bras de fer concerne un outil économique essentiel pour le Togo. Le port emploie plus de 3 000 dockers et autres agents, dont le rôle est central dans l’activité nationale. Pour les grévistes, l’enjeu dépasse donc les seules revendications internes : il s’agit aussi de préserver le bon fonctionnement d’une infrastructure stratégique.

    Les revendications détaillées

    Dans leur déclaration, les représentants du personnel réclament notamment l’instauration d’un statut unique pour l’ensemble des employés, le respect des pauses quotidiennes et du repos hebdomadaire, ainsi que l’octroi d’un congé annuel avec sa prime. Ils exigent également l’application de l’accord collectif d’établissement aux pointeurs assimilés aux dockers.

    Les agents demandent aussi le paiement des heures supplémentaires conformément à la loi, l’immatriculation de tous les dockers occasionnels à la Caisse nationale de sécurité sociale, ainsi que l’attribution d’une prime de salissure et d’une prime de manutention. Enfin, le syndicat souhaite que la date de recrutement soit prise en compte tout au long de la carrière au port, et que les classifications et avantages correspondants apparaissent clairement sur les bulletins de paie.

    Appel à la mobilisation

    Le syndicat invite tous les agents du Port autonome de Lomé à arrêter le travail durant les trois jours prévus et à ne pas se rendre sur leur lieu d’affectation. Il rappelle néanmoins que le droit de grève est individuel et que chaque employé reste libre d’y participer ou non.

    Cette grève annoncée place la direction du port face à ses responsabilités. Dans une entreprise déjà fragilisée par un endettement important, la résolution de ce conflit social apparaît désormais comme un enjeu de stabilité et de gouvernance.

  • L’igf lance un audit ciblé sur les revenus miniers en rd Congo

    L’igf lance un audit ciblé sur les revenus miniers en rd Congo

    Cent dix-huit inspecteurs des finances ont été mobilisés dans près de deux cents entités publiques et privées dans le cadre de la deuxième vague de missions de contrôle pour l’année 2026. Le jeudi 4 juin, le déploiement a été spécifiquement orienté vers le secteur minier afin d’examiner les revenus qu’il génère sur l’ensemble du territoire national.

    Si ces opérations couvrent également l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires, l’encadrement des recettes ainsi que le contrôle du patrimoine et des biens publics, l’audit des revenus miniers constitue l’axe principal de cette campagne.

    L’opération dirigée par l’Inspecteur Général des Finances – Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, découle des résolutions de la 87e réunion du Conseil des ministres. Elle s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de renforcer la transparence et l’efficacité dans la mobilisation des recettes publiques.

    Considéré comme l’un des piliers de l’économie nationale, le secteur minier génère une part importante des recettes de l’État. Pourtant, les autorités entendent obtenir une meilleure visibilité sur l’ensemble de la chaîne de production, de déclaration, de collecte et de traçabilité des revenus issus de l’exploitation des ressources minières.

    À travers cette mission, l’IGF ambitionne d’évaluer avec précision les mécanismes de perception des recettes minières, d’identifier d’éventuelles faiblesses dans leur encadrement et de proposer des mesures susceptibles d’améliorer leur rendement au profit du Trésor public.

    Selon l’Inspecteur Général des Finances – Chef de service adjoint, Emmanuel Tshibingu, cette opération s’inscrit dans la continuité des actions de contrôle engagées depuis le début de l’année.

    « Il y a eu une première vague pour cet exercice 2026 et nous lançons aujourd’hui la deuxième. Nous avons des missions à la demande du Gouvernement, notamment sur les revenus du secteur minier. Il y a également des missions de surveillance des recettes douanières et fiscales pour lesquelles des inspecteurs seront postés dans certains points stratégiques afin de booster les recettes », a-t-il expliqué.

    Avant le déploiement des équipes, Christophe Bitasimwa Bahii a rappelé aux inspecteurs l’importance stratégique de leur mission ainsi que les exigences éthiques qui doivent guider leur action sur le terrain.

    « Nous sommes des hauts fonctionnaires de l’État. Nous ne pouvons rien faire qui soit contraire aux intérêts de notre État. Vous devez faire votre travail sans craindre quoi que ce soit, sans prêter oreille aux influences ou aux intimidations. Faites votre travail objectivement et de façon indépendante. L’impartialité et l’équité doivent caractériser vos observations et vos conclusions », a-t-il déclaré.

    Le Chef de Service de l’IGF a également insisté sur la qualité des investigations, la pertinence des analyses et le soin à apporter à la rédaction des rapports, lesquels constituent de précieux instruments d’aide à la décision pour les autorités publiques.

    À travers cette nouvelle offensive de contrôle, l’Inspection Générale des Finances confirme son rôle de vigie des finances publiques et son engagement à accompagner le Gouvernement dans l’amélioration de la gouvernance du secteur minier, considéré comme un levier essentiel du développement économique de la République démocratique du Congo.

  • Au Mali, la traque du jihadiste Jouleybib de Nampala s’intensifie

    Au Mali, la traque du jihadiste Jouleybib de Nampala s’intensifie

    Capture d'écran de l'avis de recherche d’Capture d'écran de l’avis de recherche diffusé par les autorités maliennes d’Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo diffusé par les autorités maliennes.

    Les autorités maliennes ont officiellement mis la tête à prix de Jouleybib de Nampala, un chef jihadiste actif dans la région. Cette décision marque une étape importante dans la lutte contre les groupes armés qui sévissent au Mali. Jouleybib de Nampala est présenté comme un élément clé du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), une coalition jihadiste influente dans le Sahel.

    Bamako intensifie ses efforts pour démanteler les réseaux terroristes et restaurer la sécurité dans le centre et le nord du pays. La prime offerte pour sa capture reflète l’urgence de mettre hors d’état de nuire ce combattant considéré comme dangereux. Les forces de sécurité maliennes multiplient les opérations pour localiser sa cache présumée.

  • Sénégal : Amara Diouf reprend l’entraînement, son transfert à Fenerbahçe se précise

    Sénégal : Amara Diouf reprend l’entraînement, son transfert à Fenerbahçe se précise

    Le football sénégalais retrouve l’un de ses talents les plus prometteurs. Après une longue période de convalescence, Amara Diouf a repris l’entraînement avec Génération Foot et son départ vers Fenerbahçe semble se concrétiser.

    L’attaquant de 18 ans avait impressionné lors de la CAN U17 2023 en Algérie, que le Sénégal avait remportée. Élu meilleur joueur, il était alors considéré comme un futur grand du football africain.

    Badara Sarr, ancien entraîneur de Casa Sports, estime que cette blessure n’a en rien altéré le potentiel du joueur.

    « Amara possède des qualités hors du commun. Il peut faire la différence sur les ailes, créer des occasions et marquer. Son profil est très rare », explique-t-il.

    Sarr se montre aussi confiant quant à l’éventuel transfert vers le club turc.

    « Fenerbahçe est un grand défi, un environnement exigeant. Mais Amara a la force mentale pour réussir. Il faut juste lui laisser le temps de retrouver son meilleur niveau. »

    Interrogé sur une possible carrière similaire à celle de Sadio Mané, Badara Sarr ne cache pas son optimisme :

    « Il a le potentiel pour construire une carrière exceptionnelle. Aujourd’hui, tout dépendra surtout de sa capacité à enchaîner sans problème physique. »

  • Aurélien Tchouaméni: le Real Madrid bloque son départ, confirme Mourinho

    Aurélien Tchouaméni: le Real Madrid bloque son départ, confirme Mourinho

    Arrivé au Real Madrid il y a quatre saisons, Aurélien Tchouaméni a déjà remporté la Ligue des champions et la Liga. Mais son avenir pourrait désormais s’éloigner de la capitale espagnole. Manchester United et le Paris Saint-Germain seraient sur les rangs, mais José Mourinho, tout juste nommé entraîneur, a déjà tranché.

    Le PSG et Manchester United à l’affût pour Tchouaméni

    Après la Coupe du monde avec l’équipe de France et ses vacances estivales, Aurélien Tchouaméni doit retrouver l’Espagne. La question se pose : va-t-il entamer une nouvelle saison sous le maillot du Real Madrid, la pénultième avant la fin de son contrat ? Ce dossier agite le mercato de la Casa Blanca. Depuis l’incident entre Tchouaméni et Federico Valverde au centre d’entraînement de Valdebebas mi-mai, l’avenir du milieu tricolore semble incertain. Le Paris Saint-Germain serait une destination envisagée par son entourage, qui aurait proposé ses services au club parisien en quête de densité au milieu. De son côté, Manchester United chercherait à recruter Tchouaméni pour compenser le départ de Casemiro.

    José Mourinho met fin aux spéculations sur un transfert

    Florentino Pérez a été réélu à la présidence du Real Madrid, et son accord avec José Mourinho pour prendre les rênes de l’équipe a été officialisé. Le technicien portugais fait son retour à la Casa Blanca treize ans après son départ pour Chelsea. Selon des informations récentes, Mourinho aurait déjà une position très claire sur le cas Tchouaméni : aucun départ ne sera envisagé. Bien que le joueur soit annoncé comme possible partant, le nouveau coach ne l’entend pas de cette oreille. Le mercato du Real Madrid semble donc verrouillé pour son milieu français.

  • Algérie et Tchad : une centrale électrique scelle leur coopération

    Algérie et Tchad : une centrale électrique scelle leur coopération

    La nouvelle centrale électrique de 40 mégawatts, offerte par l’Algérie au Tchad, marque une étape décisive dans le rapprochement entre Alger et N’Djamena.

    Le lundi à N’Djamena, le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb et son homologue tchadien Allamaye Halina ont présidé la cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure énergétique, symbole de solidarité entre les deux nations.

    Sonelgaz International, maître d’œuvre du projet

    Ce projet illustre la volonté du président algérien Abdelmadjid Tebboune de renforcer les relations bilatérales. La cérémonie a débuté par une présentation technique détaillée, couvrant l’ingénierie, les étapes de mise en œuvre et les perspectives d’exploitation, soulignant l’importance de cette centrale pour la coopération énergétique.

    Placé sous la tutelle du ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, le projet est confié à Sonelgaz International, filiale du Groupe Sonelgaz. Équipée de turbines à gaz, la centrale vise à satisfaire la demande croissante en électricité et à sécuriser l’approvisionnement de N’Djamena et de ses environs. Chargé par le président Tebboune de le représenter, Sifi Ghrieb a souligné la portée stratégique de ce projet, premier fruit des engagements pris entre les dirigeants des deux pays.

    Vers un partenariat stratégique solide

    Dans son discours, Ghrieb a mis en avant l’attention particulière du président Tebboune pour le renforcement de la coopération avec les pays africains frères, ainsi que son soutien personnel au développement du Tchad, notamment dans les secteurs vitaux pour les citoyens. Il a précisé que cette réalisation «traduit la volonté politique ferme qui unit les dirigeants de nos deux pays frères» et concrétise l’ambition d’élever les relations algéro-tchadiennes «au rang d’un partenariat stratégique solide fondé sur la solidarité effective, le développement partagé et les intérêts mutuels».

    «Le président Abdelmadjid Tebboune demeure attaché au renforcement des liens de fraternité entre nos deux peuples et à la consolidation de la coopération bilatérale», a-t-il déclaré, ajoutant que cette dynamique contribue à bâtir «un espace africain plus intégré et plus prospère». Selon lui, ce projet est l’un des premiers résultats concrets de la nouvelle dynamique née de la visite officielle du président tchadien en Algérie en avril 2026. «Les importantes discussions tenues avec son frère, le président Abdelmadjid Tebboune, ont débouché sur des accords et des programmes de coopération ambitieux touchant plusieurs secteurs stratégiques», a-t-il rappelé.

    Quand la coopération sert la stabilité régionale

    Le Premier ministre a également insisté sur la dimension africaine de l’initiative. «Ce projet reflète la conviction profonde de l’Algérie selon laquelle une coopération africaine efficace peut générer un développement partagé à travers des réalisations concrètes bénéficiant directement aux citoyens», a-t-il affirmé. Selon lui, «l’Afrique à laquelle nous croyons est celle de la solidarité agissante, des initiatives concrètes, des investissements productifs et des partenariats créateurs de richesse au profit des peuples africains».

    Cette vision s’inscrit dans une approche plus large d’intégration continentale. Ghrieb a rappelé que «l’Algérie et le Tchad accordent une attention particulière aux grands projets structurants», citant notamment «la route transsaharienne, l’interconnexion par fibre optique ainsi que le renforcement du transport aérien et de la logistique [qui] contribueront à désenclaver nos régions intérieures et à ouvrir de nouvelles perspectives aux échanges commerciaux et aux investissements».

    Solutions africaines aux problèmes africains

    Abordant les questions régionales, le Premier ministre a réaffirmé la convergence de vues entre Alger et N’Djamena. «Nous sommes déterminés à poursuivre la coordination et la concertation sur les différentes questions régionales et continentales», a-t-il assuré, ajoutant: «Cette démarche traduit notre conviction commune quant à l’unité de destin de nos peuples et à la nécessité de promouvoir des solutions africaines aux problèmes africains dans le respect de la souveraineté des États».

    Enfin, Ghrieb a renouvelé l’engagement de l’Algérie à accompagner le Tchad dans son développement. «Au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, je réaffirme l’engagement constant de l’Algérie à soutenir la République du Tchad et à renforcer le partenariat bilatéral au service du développement, de la stabilité et de la prospérité de nos deux pays», a-t-il déclaré.

  • Nigeria : libération massive de captifs de Boko Haram à Ngoshe

    Nigeria : libération massive de captifs de Boko Haram à Ngoshe

    L’armée nigériane a annoncé dimanche 7 juin la libération de plusieurs centaines de personnes enlevées par une faction de Boko Haram à Ngoshe, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria. Selon des sources militaires, le nombre de captifs libérés est estimé entre 360 et 420. Une vidéo diffusée par l’armée montre des femmes et des enfants apeurés, transportés de nuit dans des fourgons et pick-up, puis regroupés sous des arbres, encadrés par des soldats.

  • Réforme constitutionnelle en RDC : l’opposition hausse le ton

    Réforme constitutionnelle en RDC : l’opposition hausse le ton

    Le débat autour de la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo (RDC) ne cesse de s’envenimer. Le 27 mai, l’Assemblée nationale a voté une loi déterminant les conditions d’organisation d’un référendum. Depuis lors, les tensions s’accroissent entre la majorité présidentielle, qui plaide pour une modernisation des institutions, et l’opposition, qui y voit une tentative de Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir.

    Banderole de campagne électorale pour Félix Tshisekedi à Kinshasa


    Des opinions contrastées chez les jeunes Congolais


    Au-delà des prises de position des responsables politiques, une interrogation demeure : quel est l’avis de la jeunesse, qui constitue la majorité de la population ? Ce projet représente-t-il une occasion de refonder la nation ou un écran de fumée face aux urgences sociales et sécuritaires ? Dans la capitale Kinshasa, les jeunes rencontrés affichent des opinions mitigées. Pour certains, il s’agit d’une opportunité de repenser les fondations institutionnelles du pays. Pour d’autres, le calendrier et les priorités du gouvernement suscitent des doutes, alors que les défis économiques et sécuritaires restent pressants.


    Moïse Katumbi durcit le ton et parle de « ligne rouge »


    « La Constitution n’est pas une chemise que l’on change à volonté », a déclaré Moïse Katumbi, figure de l’opposition, en réaction au projet. Selon lui, le pouvoir actuel est en train de dépasser une limite inacceptable.

    Portrait de Moïse Katumbi lors d'un entretien à Bruxelles

    Lors d’un entretien exclusif, Moïse Katumbi a abordé les manifestations, le dialogue national, la gouvernance et l’avenir politique. Il a directement interpellé Félix Tshisekedi sur ses motivations et les risques pour la démocratie congolaise.


    La coalition C64 prépare une plainte contre le président


    Le 9 juin, à Kinshasa, la coalition C64, qui rassemble plusieurs partis d’opposition dont celui de Moïse Katumbi, entend déposer une plainte contre Félix Tshisekedi. Elle l’accuse de vouloir s’emparer du pouvoir par la force. Cette initiative constitue une nouvelle escalade dans les tensions politiques, dans un climat déjà très tendu.

    Des piétons dans une rue de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 15 août 2019


    Le juriste Jonas Ngalamulume, interrogé sur cette procédure, en relativise la portée. Il y voit un acte surtout symbolique. Selon lui, la plainte s’inscrit dans une stratégie politique de l’opposition, mais ses conséquences juridiques effectives pourraient être faibles. Elle contribue néanmoins à nourrir le débat public et à accentuer la pression sur les institutions.

    Alors que les positions se radicalisent des deux côtés, la réforme constitutionnelle dépasse le cadre juridique pour devenir un enjeu politique central. Entre volonté de changement et craintes d’une dérive autoritaire, l’avenir institutionnel de la RDC dépend des décisions à venir et de la mobilisation citoyenne.