Catégorie : Actualités

  • Accords énergétiques Niger Algérie renforcent partenariat Niamey Alger

    Accords énergétiques Niger Algérie renforcent partenariat Niamey Alger

    Le Niger et l’Algérie ont scellé un rapprochement énergétique majeur en officialisant trois accords bilatéraux. Cette avancée, issue d’une volonté commune de renforcer les échanges dans le domaine des hydrocarbures, du raffinage et de la formation des acteurs locaux, marque une étape clé dans leurs relations diplomatiques. Pour le gouvernement nigérien, encore en quête de nouveaux partenaires après une rupture avec plusieurs acteurs occidentaux, ce partenariat avec Alger représente une opportunité stratégique pour consolider sa souveraineté énergétique.

    Une coopération ancrée dans l’exploitation des ressources énergétiques

    Les trois textes signés couvrent un large spectre des activités énergétiques, de l’exploration des gisements à la formation des professionnels nigériens. Le Niger, riche en pétrole et en uranium, souhaite optimiser l’exploitation de ses ressources naturelles en s’appuyant sur l’expertise algérienne. La Sonatrach, géant national des hydrocarbures, apporte une expérience précieuse dans la gestion de projets similaires, renforçant ainsi la crédibilité de ce partenariat.

    L’un des enjeux majeurs réside dans le transfert de compétences vers les ingénieurs et techniciens nigériens. La formation des ressources humaines locales est une priorité pour Niamey, qui souhaite réduire sa dépendance aux experts étrangers et maximiser la valeur ajoutée générée par ses ressources. Les autorités de transition, en place depuis juillet 2023, ont d’ailleurs exprimé une demande claire pour un accompagnement dans les métiers du raffinage et des services pétroliers, un domaine où l’Algérie excelle.

    Une stratégie régionale pour l’Algérie au Sahel

    Cette avancée diplomatique s’inscrit dans une politique plus large menée par l’Algérie en direction de ses voisins sahéliens. Depuis plusieurs années, Alger renforce ses liens économiques avec les pays frontaliers, notamment le Mali, la Mauritanie et désormais le Niger. Avec près de 1 000 kilomètres de frontière commune, les deux pays partagent des défis communs en matière de sécurité, de gestion des flux migratoires et de coopération transfrontalière.

    Pour le Niger, ce partenariat représente une diversification stratégique de ses alliances. Depuis le changement de régime en 2023, Niamey a réorienté sa diplomatie vers des partenaires perçus comme plus respectueux de sa souveraineté. La proximité géographique, l’expertise algérienne en médiation des crises sahéliennes et la solidité de son industrie énergétique en font un allié de choix pour un État en quête de stabilité et d’autonomie.

    Vers une intégration énergétique régionale ?

    À moyen terme, cette coopération pourrait donner naissance à des projets d’envergure, comme un gazoduc transsaharien reliant Alger, Niamey et Abuja. Bien que ce projet reste confronté à des défis financiers, sécuritaires et techniques, les accords signés constituent une base solide pour un dialogue institutionnel renforcé. Ils permettent d’établir des cadres de collaboration concrets entre les ministères et les opérateurs nationaux des deux pays.

    Le Niger, dont la production pétrolière a connu un essor avec l’inauguration du pipeline d’exportation vers le port de Sèmè au Bénin, cherche à diversifier ses débouchés. La collaboration avec l’Algérie et Sonatrach pourrait accélérer le développement des capacités locales de raffinage et améliorer la gouvernance du secteur énergétique. Cependant, la réussite de ces accords dépendra de leur mise en œuvre concrète, avec des calendriers précis et des financements adaptés.

    Dans un contexte où les déclarations d’intention sont nombreuses en Afrique, c’est la concrétisation des projets qui distingue les partenariats durables des simples annonces. Pour Niamey comme pour Alger, l’enjeu est désormais de transformer ces signatures en réalisations tangibles, créatrices d’emplois et de valeur partagée.

  • Alger et le Niger inaugurent une centrale électrique à gorou banda

    Alger et le Niger inaugurent une centrale électrique à gorou banda

    L’inauguration d’une centrale électrique à Gorou Banda, aux portes de Niamey, marque un tournant dans la coopération entre l’Algérie et le Niger. Cet ouvrage, fruit d’un partenariat énergétique ambitieux, a été dévoilé en présence du Premier ministre nigérien Ali Lamine Zeine et de son homologue algérien Sifi Ghrieb. Au-delà de sa portée symbolique, cette infrastructure répond à une crise persistante : le déficit chronique d’électricité qui handicape l’économie et le quotidien des habitants de la capitale nigérienne.

    Une alliance énergétique concrétisée près de Niamey

    Gorou Banda, déjà réputé pour son rôle stratégique dans le réseau électrique du sud de Niamey, accueille désormais une centrale qui incarne l’engagement d’Alger envers son partenaire sahélien. La cérémonie officielle a réuni les deux chefs de gouvernement, soulignant l’importance d’un projet présenté comme un acte de solidarité. Pour le gouvernement nigérien, issu d’une transition démarrée en juillet 2023, cette réalisation technique arrive à point nommé pour atténuer les tensions sur l’approvisionnement énergétique national.

    Le Niger, fortement dépendant des importations d’électricité — notamment en provenance du Nigeria voisin — a vu ses flux perturbés par les sanctions de la CEDEAO après le changement de régime. Face à cette situation, la diversification des sources d’énergie est devenue une priorité absolue pour Niamey. La nouvelle centrale s’ajoute aux efforts nationaux en matière de production thermique et solaire, renforçant ainsi la résilience du système électrique nigérien.

    L’Algérie consolide son influence au Sahel

    Pour Alger, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de rapprochement avec les pays sahéliens. Depuis plusieurs mois, la diplomatie algérienne multiplie les initiatives pour renforcer sa présence dans la région, alors que plusieurs partenaires historiques se retirent ou réduisent leur engagement. Au-delà de l’aspect énergétique, ce projet sert un double objectif : affirmer l’influence algérienne et stabiliser un voisinage frontalier dont la sécurité impacte directement les provinces du sud de l’Algérie.

    Les échanges entre Ali Lamine Zeine et Sifi Ghrieb ont également abordé des enjeux sécuritaires majeurs. La frontière commune, s’étendant sur près de 1 000 kilomètres, représente une zone de tensions marquée par la présence de groupes armés, les trafics et les mouvements migratoires. La coopération énergétique s’inscrit ainsi dans une logique plus globale, incluant la stabilisation de cet espace frontalier.

    Un message politique au-delà du mégawatt

    Le timing de l’inauguration n’est pas anodin. Il intervient dans un contexte où le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont officialisé leur retrait de la CEDEAO et lancé l’Alliance des États du Sahel (AES). Dans ce nouveau paysage géopolitique, Alger se positionne en tant qu’interlocuteur privilégié, tout en maintenant une distance stratégique vis-à-vis du bloc sahélien. Cette approche équilibrée permet à la diplomatie algérienne de dialoguer avec tous les acteurs régionaux, y compris ceux encore attachés à l’architecture traditionnelle de la CEDEAO.

    La centrale de Gorou Banda incarne à la fois un outil concret et un symbole fort. Sur le plan technique, elle augmente la capacité de production électrique à proximité immédiate de Niamey, là où la demande est la plus forte. Sur le plan diplomatique, elle matérialise un partenariat bilatéral présenté comme structurant. Reste à évaluer, dans les prochains mois, l’impact réel de cette infrastructure sur l’interconnexion électrique à plus grande échelle, un sujet souvent évoqué lors des discussions entre les deux capitales.

    Pour le Niger, le défi est désormais de transformer cette réalisation en un levier durable pour réduire son déficit énergétique. Les autorités nigériennes ont fait de la souveraineté électrique l’un des piliers de leur action publique, et la coopération avec l’Algérie s’impose désormais comme un axe central de cette stratégie.

  • Tribunal de Yaoundé : les preuves accablantes de l’assassinat du journaliste martinez zogo

    Tribunal de Yaoundé : les preuves accablantes de l’assassinat du journaliste martinez zogo

    Un tournant judiciaire marqué par des preuves numériques accablantes

    Les audiences des 1er et 2 juin 2026 au Tribunal militaire de Yaoundé ont révélé des éléments décisifs dans l’enquête sur l’assassinat de Martinez Zogo. Ces séances, suivies avec une attention particulière par l’opinion publique, ont été bouleversées par la présentation du rapport forensique du professeur Georges Bell Bitjoka, expert judiciaire en cybersécurité et 32e témoin de l’accusation.

    Des vidéos insoutenables projetées à l’audience

    L’expert, missionné pour analyser les téléphones et comptes numériques des accusés, a permis de mettre en lumière des éléments cruciaux. C’est ainsi qu’une vidéo montrant les tortures et l’assassinat du journaliste a été découverte dans le compte Google d’un des prévenus. La diffusion, le 1er juin, de trois vidéos a provoqué une vive émotion dans la salle d’audience, suspendant temporairement les débats.

    Les images présentées au tribunal dépeignent un Martinez Zogo ligoté, ensanglanté, l’oreille gauche partiellement sectionnée, implorant ses bourreaux. Ces preuves visuelles, d’une violence inouïe, ont marqué un tournant dans la perception des actes commis.

    Des révélations accablantes sur les réseaux d’influence

    Selon les déclarations du professeur Georges Bell Bitjoka, « ces fichiers ont été officiellement extraits du compte Google Cloud du maréchal des logis Godje Oumarou Vincent, alors agent en service à la DGRE et actuellement en fuite ». Son rapport a également mis en évidence des échanges et communications impliquant directement l’ex-directeur des opérations de la DGRE, Justin Danwe, dans l’organisation de l’opération.

    Un circuit financier a également été évoqué, notamment une somme de 35 millions de FCFA mentionnée lors des débats. Par ailleurs, l’expert a indiqué qu’aucun lien technologique direct n’avait été formellement établi avec les téléphones de l’ex-patron de la DGRE, Léopold Maxime Eko Eko, et de l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga, bien que leurs conversations avec Danwe aient été préalablement supprimées.

    Des débats houleux sous haute tension

    Le 2 juin, les débats ont repris dans une atmosphère lourde, toujours sous le choc des révélations de la veille. La séance a été entièrement consacrée à l’interrogatoire croisé du professeur Bell Bitjoka par le Ministère public et les avocats de la défense. Face aux contestations, l’expert a réaffirmé avoir mené une analyse strictement technique des données, sans interprétation personnelle.

    Les avocats des ayants droit de Martinez Zogo ont exprimé des réserves sur la méthodologie employée, tout en saluant les avancées majeures apportées par ce rapport. La session s’est clôturée tard dans la nuit, les prochaines audiences étant prévues les 22 et 23 juin 2026 pour poursuivre les débats.

  • Togo : un nouveau départ pour la ceet après le départ de son directeur

    Togo : un nouveau départ pour la ceet après le départ de son directeur

    Un changement majeur à la tête de la CEET

    Le Togo connaît une nouvelle dynamique dans son secteur énergétique. La direction générale de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) est désormais entre les mains d’un autre dirigeant. Débo-K’mba Barandao, qui occupait ce poste stratégique depuis mars 2022, a en effet été démis de ses fonctions.

    Un départ dans un contexte complexe

    Les raisons de cette décision n’ont pas encore été rendues publiques. Toutefois, cette éviction survient à un moment où la CEET fait face à des enjeux majeurs. La société, pilier du réseau électrique national, doit composer avec des défis persistants. Parmi eux figurent les coupures d’électricité fréquentes et la nécessité de moderniser ses infrastructures vieillissantes.

    Un mandat marqué par des réformes ambitieuses

    Nommé il y a deux ans, Débo-K’mba Barandao avait pour mission de transformer la CEET. Son passage à la tête de l’entreprise a été rythmé par des chantiers de restructuration. Ces initiatives visaient à améliorer l’efficacité opérationnelle et à renforcer l’organisation interne. Malgré ces efforts, des obstacles subsistent dans la gestion quotidienne du service.

    La CEET joue un rôle central dans l’approvisionnement énergétique du Togo. Pourtant, son action se heurte à des contraintes techniques et financières récurrentes. Ces difficultés ont sans doute influencé la décision des autorités.

    Quelles perspectives pour la suite ?

    Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite concernant son successeur. Une nomination est attendue dans les jours à venir afin d’assurer une transition fluide. Le prochain dirigeant devra relever un défi de taille : restaurer la confiance des usagers et garantir une alimentation électrique stable.

    En attendant, les Togolais continuent de subir les aléas du réseau. La modernisation du secteur reste une priorité nationale, essentielle pour soutenir la croissance économique du pays.

  • Route kara–kabou : un projet stratégique pour booster l’économie régionale

    Route kara–kabou : un projet stratégique pour booster l’économie régionale

    Un investissement historique pour les infrastructures ouest-africaines

    Un projet d’envergure vient de recevoir l’aval financier de la Banque africaine de développement (BAD) et du Fonds africain de développement. Ce financement, s’élevant à plus de 59 millions de dollars américains, vise la réhabilitation complète du tronçon routier reliant Kara, au Togo, à Kabou, au Bénin. Cette initiative, menée en partenariat avec la Banque islamique de développement (BiD) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), constitue une avancée majeure pour le développement des échanges transfrontaliers.

    Des avantages concrets pour les professionnels du transport

    Les entreprises de logistique et les transporteurs privés vont bénéficier d’un bouleversement positif grâce à cette modernisation. Trois impacts majeurs se dessinent :

    • Une réduction significative des coûts opérationnels : la qualité de la chaussée permettra de limiter l’usure prématurée des véhicules, réduisant ainsi les dépenses en entretien et en remplacement de pièces.
    • Un gain de productivité incontestable : l’élimination des obstacles naturels et des dégradations de la route facilitera la circulation, accélérant les délais de livraison et optimisant les rotations des camions.
    • Une sécurité renforcée sur l’axe : l’amélioration du tracé et l’ajout de signalisations modernes diminueront les risques d’accidents, sécurisant à la fois les conducteurs et les marchandises transportées.

    Une amélioration du quotidien pour les populations locales

    Les habitants du Bénin et du Togo profiteront également de cette infrastructure repensée. Les trajets entre les deux pays deviendront plus fluides, plus rapides et moins fatigants, offrant un confort inédit aux voyageurs et aux commerçants. Par ailleurs, l’accès aux services essentiels (écoles, centres de santé, marchés) sera facilité pour les communautés rurales situées le long de l’itinéraire, mettant fin à leur isolement géographique.

    Un levier pour l’intégration économique en Afrique de l’Ouest

    Cette route, en reliant efficacement le Bénin au Togo, s’inscrit dans une dynamique d’intégration sous-régionale. Les zones agricoles isolées pourront désormais acheminer leurs produits vers les grands pôles urbains et les ports de Lomé et Cotonou sans délai excessif, limitant ainsi les pertes post-récolte. En réduisant les barrières physiques au commerce, ce projet contribue à bâtir une économie ouest-africaine plus résiliente et interconnectée.

  • Renforcement des liens diplomatiques : le président béninois en mission à Lomé

    Renforcement des liens diplomatiques : le président béninois en mission à Lomé

    Une visite placée sous le signe de la fraternité et du progrès

    Le renforcement des relations entre Cotonou et Lomé atteint un nouveau palier avec la visite officielle du chef de l’État béninois, Romuald Wadagni, au Togo. Cette démarche, à la fois symbolique et opérationnelle, illustre la volonté partagée des deux nations de consolider leurs liens historiques et d’amplifier leur coopération mutuelle.

    Reçu avec les plus grandes marques de considération par les autorités togolaises, le Président Wadagni a réitéré, à l’occasion de ce déplacement, l’engagement des deux pays en faveur d’un avenir commun marqué par la prospérité et la stabilité.

    Un dialogue axé sur les enjeux contemporains

    Les échanges, menés à haut niveau, ont permis d’aborder des sujets stratégiques d’importance capitale pour l’avenir de la sous-région. Plusieurs axes majeurs ont été explorés :

    • Dynamisation des échanges économiques : Les discussions ont porté sur l’optimisation des flux commerciaux, l’harmonisation des infrastructures portuaires et douanières, ainsi que l’assouplissement des procédures pour favoriser la libre circulation des biens et des personnes.
    • Renforcement de la sécurité collective : Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, les deux pays ont convenu de renforcer leur collaboration en matière de renseignement et de coordination opérationnelle afin de préserver la stabilité de leurs frontières.
    • Développement de nouveaux partenariats : La visite a également été l’occasion de réexaminer les accords en vigueur et de définir les contours de futures collaborations, notamment dans les domaines technique, énergétique et culturel.

    Une vision partagée pour l’avenir

    Au-delà des aspects protocolaires, cette visite incarne une étape décisive dans l’histoire des deux peuples, unis par des liens géographiques, culturels et historiques indéfectibles. Face à des défis communs, le Bénin et le Togo réaffirment leur conviction que le dialogue et la concertation constituent les fondements d’une intégration sous-régionale efficace et pérenne.

    « Cette initiative illustre la vitalité de notre diplomatie régionale et notre détermination à concrétiser les aspirations de nos populations à travers une intégration concrète et bénéfique », a souligné un haut responsable diplomatique.

    En associant leurs efforts, les dirigeants des deux nations traceront une voie prometteuse vers une coopération renforcée, porteuse de paix et de développement durable pour l’ensemble de la sous-région.

  • Adjal annonce la pose prochaine d’une centrale de 40 mégawatts à N’Djamena

    Adjal annonce la pose prochaine d’une centrale de 40 mégawatts à N’Djamena

    Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a confirmé, lors d’une déclaration à Niamey, le lancement imminent des travaux pour une nouvelle centrale électrique d’une puissance de 40 mégawatts à N’Djamena. Ce projet, confié à Sonelgaz International, s’inscrit dans le cadre de l’extension des activités de l’entreprise sur le continent africain.

    Cette annonce a été faite en marge de l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne, d’une capacité équivalente, située à Gorou Banda (Niamey). Cette cérémonie, présidée par le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb et son homologue nigérien Ali Lamine Zeine Mahaman, a été organisée sur instruction du président Abdelmadjid Tebboune.

    une réalisation concrète et rapide

    Mourad Adjal a salué l’achèvement de la centrale de Niamey, soulignant son exemplarité en termes de délais et la capacité de Sonelgaz International à mener à bien des projets énergétiques majeurs hors des frontières nationales. Il a également précisé que les préparatifs pour la centrale de N’Djamena sont déjà en cours, avec une pose de la première pierre prévue dans les tout prochains jours.

    une expertise recherchée en Afrique

    Le ministre a également mis en avant la demande croissante d’expertise énergétique algérienne en Afrique. Plusieurs pays du continent, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique, ont exprimé un vif intérêt pour les compétences de Sonelgaz International. Ces collaborations s’inscrivent dans des programmes énergétiques ambitieux, visant à accélérer la réalisation des projets grâce à l’expertise technique et à la gestion optimisée des délais par l’entreprise.

    Sonelgaz International se positionne ainsi comme un levier stratégique pour les entreprises algériennes, publiques comme privées, en les associant à chaque phase des projets selon une approche intégrée. Cette stratégie renforce la présence des compétences et des acteurs économiques nationaux sur les marchés africains, tout en consolidant les échanges Sud-Sud.

    un accord renforçant la coopération Sud-Sud

    Rappelons que l’Algérie et le Tchad ont signé, en mai dernier, un accord pour la construction de cette centrale à N’Djamena. Ce projet s’inscrit dans une volonté de renforcer la coopération bilatérale et de soutenir les pays africains, conformément aux orientations du président Abdelmadjid Tebboune.

  • Pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    Pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    Depuis des mois, Ségou suffoque sous le poids d’une crise du carburant qui paralyse l’économie locale. Ruptures de stock, prix exorbitants et marché noir enflent à mesure que les attentes s’allongent.

    file d'attente devant une station-service à Bamako

    Un approvisionnement en dents de scie

    Depuis septembre 2025, Ségou, deuxième ville du Mali, endure une pénurie récurrente de carburant. Les convois, protégés par les Forces armées maliennes, n’arrivent plus que deux à trois fois par mois. Cette fréquence insuffisante aggrave la crise, alors que la ville dépend entièrement de ces livraisons pour son fonctionnement.

    À chaque arrivée, une dizaine de camions-citernes déchargent leur précieuse cargaison. La majorité du carburant est réservée aux industries et à Énergie du Mali, laissant à peine de quoi alimenter les stations-service. Résultat : les réserves s’épuisent en moins de 48 heures, plongeant la population dans l’incertitude.

    Le marché noir s’envole

    Face à cette situation, le marché parallèle se développe à grande vitesse. Dans les rues de Ségou, le litre d’essence s’échange entre 2 000 et 5 000 francs CFA, soit bien au-delà des tarifs officiels. Les habitants dénoncent une spéculation éhontée, alimentée par des revendeurs qui profitent de la faiblesse des contrôles.

    Des questions persistent sur l’origine de ce carburant illégal. Beaucoup suspectent des détournements ou des reventes frauduleuses, alors que les autorités tentent de renforcer les patrouilles sur les axes routiers.

    homme marchant devant une cabine téléphonique à Ségou

    L’économie locale à l’arrêt

    Les répercussions de cette crise sont visibles à tous les niveaux. Les transports en commun, notamment les katakatani, ont vu leurs tarifs doubler, passant de 100 à 200 francs CFA. Les élèves, les enseignants et les travailleurs peinent à se déplacer, tandis que l’activité commerciale ralentit dans les artères principales de la ville.

    Les Forces armées maliennes multiplient les contrôles pour intercepter les camions de carburant détournés. Malgré ces efforts, la population réclame une solution pérenne pour sortir de cette impasse qui étouffe chaque jour davantage l’économie locale.

  • Réouverture prochaine de la frontière bénino-nigérienne : un tournant diplomatique attendu

    Réouverture prochaine de la frontière bénino-nigérienne : un tournant diplomatique attendu

    Une avancée décisive dans les relations entre le Bénin et le Niger

    Une dynamique nouvelle s’installe entre Cotonou et Niamey, marquant un tournant dans les relations bilatérales. À peine quelques heures après l’entretien stratégique mené par le président béninois, Romuald Wadagni, lors de sa visite officielle à Niamey le 2 juin, les deux nations ont acté des mesures concrètes pour la réouverture de leur frontière commune.

    Un comité mixte, composé d’experts et de représentants des deux pays, a été désigné afin d’accélérer la levée des dernières entraves d’ordre technique et politique. Les travaux de cette instance devraient aboutir sous 15 jours, ouvrant ainsi la voie à une normalisation rapide des échanges transfrontaliers.

    Le dialogue présidentiel, catalyseur d’une nouvelle ère

    L’audience accordée par les autorités nigériennes au chef de l’État béninois a scellé une volonté politique commune de dépasser les tensions passées. Cette rencontre, placée sous le signe du pragmatisme, a permis de rétablir un dialogue constructif et de poser les bases d’une coopération renforcée.

    L’axe économique reliant Cotonou et Niamey, historiquement essentiel, avait été profondément perturbé par la fermeture prolongée de la frontière. Cette situation a mis en lumière la nécessité de revitaliser les échanges commerciaux et logistiques entre les deux pays.

    Un comité technique pour une réouverture rapide et sécurisée

    La création de ce comité bilatéral illustre la transition entre la diplomatie et l’action opérationnelle. Ses membres, issus des administrations des deux nations, ont pour mission d’évaluer les dispositifs de sécurité aux points de passage stratégiques, d’harmoniser les procédures douanières et sanitaires, et de rétablir des canaux de communication efficaces entre les services frontaliers.

    Les conclusions de ce groupe de travail, attendues d’ici deux semaines, serviront de référence pour une réouverture coordonnée et sans entrave des frontières.

    Une urgence économique et sociale

    La réouverture de la frontière répond à des enjeux majeurs pour les populations et les acteurs économiques des deux côtés. Pour le Bénin, la reprise du trafic nigérien vers le Port Autonome de Cotonou et les axes routiers représente une opportunité stratégique de dynamiser son économie. Pour le Niger, l’accès sécurisé à la côte béninoise constitue une nécessité logistique vitale pour son approvisionnement.

    En privilégiant une approche concertée et pragmatique, le Bénin et le Niger redéfinissent leur partenariat, plaçant la coopération au cœur de leurs priorités. Dans les prochaines semaines, les propositions du comité paritaire pourraient bien consacrer un nouveau chapitre dans les relations sous-régionales.

  • Première pierre de la centrale électrique de N’Djamena posée sous peu par sonelgaz international

    Première pierre de la centrale électrique de N’Djamena posée sous peu par sonelgaz international

    Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a annoncé lors d’une rencontre à Niamey, que la pose de la première pierre de la future centrale électrique de N’Djamena (Tchad) interviendra dans les tout prochains jours.

    Ce projet d’envergure, confié à Sonelgaz International, vise à développer une centrale dotée d’une capacité de production de 40 mégawatts. Il s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale de l’entreprise, déjà engagée sur plusieurs fronts en Afrique.

    Une expertise reconnue pour des projets énergétiques ambitieux

    L’annonce a été faite à l’occasion de l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne de Gorou Banda, d’une puissance équivalente de 40 mégawatts. Cet événement, présidé par le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb, en présence de son homologue nigérien Ali Lamine Zeine Mahaman, a permis de souligner la performance de Sonelgaz International dans la réalisation de projets énergétiques transfrontaliers, respectant scrupuleusement les délais impartis.

    Mourad Adjal a salué l’achèvement de la centrale de Niamey, mettant en avant la capacité de l’entreprise à concrétiser des infrastructures majeures hors des frontières algériennes avec une efficacité remarquable.

    Une demande africaine croissante pour Sonelgaz International

    Le ministre a également révélé que des discussions avancées sont en cours pour de nouveaux projets sur le continent, avec en tête de liste la construction d’une centrale de 40 mégawatts au Tchad. La cérémonie de pose de la première pierre est programmée très prochainement.

    Plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique, ont déjà exprimé un vif intérêt pour l’expertise de Sonelgaz International. Ces collaborations s’inscrivent dans le cadre de programmes énergétiques ambitieux visant à renforcer les capacités de production et à réduire les délais de réalisation grâce à l’expérience et au savoir-faire technique du groupe.

    Renforcer la coopération Sud-Sud à travers l’énergie

    Sonelgaz International se positionne comme un acteur clé pour promouvoir la coopération Sud-Sud, en associant les entreprises algériennes publiques et privées aux différentes phases des projets. Cette approche, basée sur le principe de la chaîne de valeurs, permet de renforcer la présence des compétences locales sur les marchés africains tout en optimisant les retombées économiques.

    Un accord bilatéral entre l’Algérie et le Tchad, signé en mai de l’année précédente, a acté la réalisation de la centrale de N’Djamena. Ce partenariat s’aligne sur les orientations du président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, visant à soutenir les nations africaines et à dynamiser les échanges entre pays du Sud.

    Une centrale clé pour l’avenir énergétique du Tchad

    La future centrale de N’Djamena reposera sur une technologie de production rapide, inspirée du modèle déjà déployé avec succès à Niamey. Cette expérience servira de référence pour accélérer les délais d’exécution du projet tchadien. Dès à présent, des équipes mixtes composées d’ingénieurs, de techniciens et de spécialistes de Sonelgaz International collaborent étroitement avec les partenaires locaux pour préparer le chantier.

    Ces missions, incluant des reconnaissances techniques, des coordinations logistiques et des préparatifs opérationnels, se multiplieront au fil de l’avancement du projet. Les dispositifs logistiques mis en place, similaires à ceux utilisés au Niger, garantiront un acheminement fluide des équipements et une installation optimale des infrastructures. À terme, cette centrale contribuera significativement à l’augmentation des capacités énergétiques de la capitale tchadienne, tout en consolidant la stabilité du réseau électrique national. Les retombées attendues concernent aussi bien les secteurs économiques que les services publics, renforçant ainsi la résilience du pays.

  • Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    mercredi 03 juin 2026 17:23

    NIAMEY – Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a quitté, mercredi, Niamey, au terme d’une visite officielle au Niger, au cours de laquelle il a procédé à l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne d’une capacité de 40 mégawatts.

    Premier MinistreAlgérie Niger
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    L’événement, présidé par la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré, a réuni les principaux acteurs de la transition digitale du pays. Parmi eux, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabané, a joué un rôle clé en tant que marraine de la plateforme.

    Le nom « Dɛmɛ Sira », qui signifie « la voie de la solidarité », reflète parfaitement l’objectif de cet outil : offrir un canal moderne, transparent et accessible pour encourager la participation des citoyens, qu’ils résident au Burkina Faso ou à l’étranger, aux actions humanitaires et sociales.

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    Une avancée significative pour un pays résolument tourné vers l’innovation et la solidarité.