Catégorie : Économie

  • Renationalisation de l’électricité au Cameroun : le FMI alerte sur les risques financiers

    Renationalisation de l’électricité au Cameroun : le FMI alerte sur les risques financiers

    La transition d’Eneo vers une gestion publique intégrale au Cameroun inquiète le Fonds monétaire international. Dans ses dernières analyses, l’institution souligne les conséquences budgétaires de l’acquisition par l’État de près de la totalité du capital de l’ancien distributeur, autrefois contrôlé par le fonds britannique Actis. Désormais rebaptisée Socadel, l’entreprise affiche un actionnariat majoritaire à 95 % pour le secteur public, les 5 % restants revenant aux salariés. Le FMI craint un gonflement des dépenses publiques dans un contexte où les marges de manœuvre de Yaoundé restent limitées.

    un transfert de risques budgétaires vers l’État

    Les experts du FMI pointent du doigt un transfert de responsabilités financières vers le Trésor public. La renationalisation fait peser sur les finances camerounaises des passifs autrefois gérés par un acteur privé, notamment les déséquilibres tarifaires, les dettes envers les producteurs indépendants et les arriérés accumulés avec les administrations. Or, le pays mène déjà un programme d’ajustement structurel exigeant, combinant réduction de la dette, rigueur budgétaire et financement des dépenses sociales. L’intégration des besoins de trésorerie de la Socadel complexifie davantage cette équation.

    L’institution insiste sur la nécessité d’éviter que cette opération ne se transforme en un gouffre financier récurrent. Les services du Fonds mettent en garde contre le risque d’une Socadel devenue un centre de dépenses non maîtrisées, alors que le Cameroun doit simultanément honorer ses engagements envers ses créanciers et ses citoyens.

    un modèle économique fragile et coûteux pour l’État

    Au-delà de la question patrimoniale, la viabilité du nouveau modèle économique de la Socadel interroge. Le FMI qualifie de structurellement déséquilibré le système tarifaire actuel, où les prix pratiqués ne couvrent pas l’intégralité des coûts de production et de distribution. Les pertes techniques et commerciales, ainsi que les subventions implicites versées par l’État, pèsent lourdement sur le budget. Ces aides, souvent compensées par des arriérés, finissent par revenir dans les comptes publics, aggravant le déficit.

    La répartition du capital, avec 95 % détenu par l’État et 5 % par les employés, ne résout pas le problème central : l’équilibre financier de l’opérateur. Le Fonds rappelle que la sortie d’Actis, effective depuis plusieurs mois, n’a pas été accompagnée d’une réforme tarifaire ni d’un plan de redressement opérationnel suffisamment précis pour rassurer les partenaires financiers. Sans mesures correctives, la Socadel risque de devenir un fardeau permanent pour les finances camerounaises.

    un secteur électrique stratégique en danger ?

    Pourtant, le secteur électrique camerounais est un pilier du développement économique. Il conditionne la compétitivité industrielle, la réalisation de projets majeurs comme les barrages de Nachtigal et Memve’ele, ainsi que l’objectif national d’accès universel à l’énergie d’ici 2030. Une défaillance de la Socadel fragiliserait l’ensemble de la chaîne, des producteurs indépendants aux consommateurs finaux, en passant par le transporteur Sonatrel. Le FMI souligne que la stabilité de ce secteur est indispensable à la croissance du pays.

    Pour éviter une crise, l’institution recommande trois actions prioritaires : clarifier le rôle exact de la Socadel, établir une trajectoire tarifaire réaliste et épurer les dettes croisées entre l’État, les producteurs et le distributeur. Sans ces mesures, le risque d’un appel systématique à la garantie publique pour combler les déficits de l’opérateur reste élevé. Plusieurs missions techniques du Fonds sont prévues dans les prochains mois pour évaluer la gouvernance de l’entreprise et proposer des solutions pour un retour à l’équilibre.

    Un autre défi se profile : restaurer la confiance des investisseurs. La renationalisation d’un acteur clé du secteur énergétique africain interroge sur la stabilité des partenariats public-privé au Cameroun. Yaoundé devra prouver que cette opération n’est pas une simple mesure défensive, mais le début d’une refonte plus large de la gouvernance énergétique. Le diagnostic du FMI vise précisément à influencer les décisions à venir pour éviter une dégradation durable des finances publiques.

  • Mauvaise récolte d’anacardes dans le nord-est ivoirien

    Mauvaise récolte d’anacardes dans le nord-est ivoirien

    En Côte d’Ivoire, la récolte d’anacardes dans le Bounkani peine à décoller

    La campagne de commercialisation de l’anacarde bat son plein en Côte d’Ivoire. Le Conseil Coton Anacarde table cette année sur une production d’un peu plus de 1,3 million de tonnes de noix de cajou. Un volume soutenu, similaire aux saisons précédentes, mais qui marque tout de même un recul de 200 000 tonnes par rapport à l’exercice 2024. Certaines régions du pays subissent de plein fouet les conséquences de ces variations, notamment dans le nord-est, où la zone du Bounkani enregistre des difficultés majeures.

    Les plantations d'anacardes du Bounkani souffrent des aléas climatiques et de pratiques culturales inadaptées

    Des pluies décalées et des vergers abandonnés

    À Bouna, au cœur du Bounkani, Kouamé Ouattara, cultivateur d’anacardiers sur 3 hectares, constate l’ampleur des dégâts. « Il y a trois ans, je récoltais jusqu’à 500 kg par hectare. Aujourd’hui, je peine à remplir deux sacs sur l’ensemble de ma plantation », confie-t-il, amer. Selon lui, la faute en revient à une saison des pluies totalement désorganisée. « D’ordinaire, les pluies intenses de novembre à décembre permettent aux arbres de fleurir. Cette année, elles se sont arrêtées dès octobre. Résultat : pas de floraison, pas de récolte. Et si la floraison échoue une fois, il faut attendre l’année suivante pour espérer une nouvelle tentative ».

    Les apiculteurs locaux subissent également de plein fouet ces dysfonctionnements. Koffi Ouattara, président de l’association des apiculteurs de Koflangué, évoque une chute vertigineuse de la production : « L’an dernier, nous avions récolté 100 litres de miel. Cette saison, à peine 30 litres. C’est une catastrophe pour nos exploitations ».

    Des pratiques culturales à revoir d’urgence

    Le Dr Sibirina Soro, enseignant-chercheur à l’université de Daloa et coordinateur du projet national de recherche sur l’anacardier, pointe du doigt des causes structurelles. « La densité des vergers est souvent excessive. Beaucoup de plantations ressemblent à des forêts, sans respect des standards de 100 pieds par hectare », explique-t-il. Pour remédier à cette situation, il prône une réhabilitation urgente des vergers et un accompagnement renforcé des producteurs. En Côte d’Ivoire, les cultivateurs d’anacarde évitent les intrants chimiques, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux aléas climatiques.

    Chaque année, le Dr Soro organise des sessions de formation pour lutter contre les ravageurs. Mais sans un changement radical dans les méthodes de culture, la filière risque de continuer sur cette pente descendante. Les producteurs de la région du Bounkani, comme Kouamé Ouattara, appellent à des solutions concrètes avant que la situation ne devienne irréversible.

  • Faure Gnassingbé et le patron d’Ecobank échangent sur les ambitions du groupe bancaire

    Faure Gnassingbé et le patron d’Ecobank échangent sur les ambitions du groupe bancaire

    Un entretien stratégique autour des résultats financiers et des orientations

    Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience le président du conseil d’administration d’Ecobank Transnational Incorporated, Papa Madiaw Ndiaye, ce mercredi à Lomé. L’échange a permis d’aborder les résultats de l’assemblée générale des actionnaires ainsi que les ambitions futures du groupe bancaire, présent dans plusieurs pays africains.

    Des comptes rendus détaillés présentés au chef de l’État togolais

    Lors de la rencontre, Papa Madiaw Ndiaye a exposé les performances financières de l’exercice 2025 et les grandes lignes de la stratégie d’Ecobank. Il a mis en avant l’importance de cette démarche de transparence envers les autorités togolaises, soulignant le statut privilégié accordé au groupe dans le pays.

    « Nous venons de clôturer notre Assemblée générale en présentant nos résultats financiers 2025 et nos perspectives. Le Togo nous accorde une place particulière, ce qui nous engage à rendre des comptes systématiques au Président du Conseil sur nos avancées et nos décisions stratégiques », a-t-il expliqué.

    Ecobank, un pilier de l’intégration financière en Afrique

    Le responsable d’Ecobank a également salué l’action de Faure Gnassingbé en faveur de l’intégration économique africaine, une politique qu’il juge essentielle pour dynamiser le secteur financier continental.

    Fondé en 1985 et basé à Lomé, Ecobank Transnational Incorporated est un acteur majeur de la bancarisation en Afrique. Avec une présence dans de nombreux pays du continent, le groupe s’est fixé pour mission de stimuler le développement économique et d’accélérer l’intégration financière à l’échelle régionale.

  • Bénin et Togo unissent leurs forces pour une autonomie électrique régionale

    Bénin et Togo unissent leurs forces pour une autonomie électrique régionale

    Les récents incidents sur les réseaux électriques régionaux ont révélé une dépendance préoccupante du Bénin et du Togo envers leurs fournisseurs extérieurs. Face à cette vulnérabilité critique, Cotonou et Lomé ont choisi de renforcer leur collaboration énergétique pour sécuriser l’avenir de leurs zones industrielles stratégiques.

    L’incendie dévastateur de la sous-station d’Akosombo au Ghana, le 23 avril dernier, a provoqué une perte de 1 000 mégawatts, privant immédiatement le Togo et le Bénin de leurs approvisionnements en électricité. Cet événement rappelle brutalement une réalité incontestable : en cas de crise, chaque nation priorise ses propres besoins. Déjà en 2024, les pannes répétées du Gazoduc ouest-africain avaient poussé le Togo à mobiliser 31 milliards de francs CFA pour pallier l’absence de gaz nigérian. Ces dysfonctionnements structurels soulignent l’échec persistant de la Communauté Électrique du Bénin (CEB), fondée en 1968, qui n’a jamais développé de capacité de production autonome.

    Le barrage d’Adjarala : un projet clé pour l’indépendance énergétique

    L’heure n’est plus aux solutions techniques ponctuelles, mais à une volonté politique ferme. Le projet du barrage hydroélectrique d’Adjarala, situé sur le fleuve Mono, incarne cette ambition. Avec un investissement de 266 milliards de francs CFA et une puissance de 147 mégawatts, cette infrastructure promet une production électrique stable sur trois décennies. Parallèlement, elle assurera l’irrigation de 14 700 hectares de terres agricoles au Togo. Cette initiative s’avère cruciale pour soutenir la croissance des zones économiques de Glo-Djigbé au Bénin — un pôle d’un milliard de dollars dédié à la transformation du coton et du cajou — ainsi que la plateforme industrielle d’Adétikopé au Togo. Ces régions ne peuvent plus dépendre des aléas énergétiques de leurs voisins. Une intégration économique renforcée leur offrira une position plus solide face aux investisseurs internationaux.

    Financer l’avenir : une nouvelle approche économique

    Alors que les bailleurs de fonds internationaux se retirent progressivement du financement des énergies fossiles, le Bénin et le Togo explorent des alternatives innovantes. Les deux pays misent désormais sur l’épargne locale à long terme, en s’appuyant sur les réserves colossales de leurs Caisses Nationales de Sécurité Sociale (CNSS) et des compagnies d’assurances. Ces fonds, actuellement placés sur des titres publics à court terme, pourraient être réorientés vers des obligations énergétiques communes. Garanties par les deux États, ces émissions permettraient de mobiliser des capitaux considérables pour financer des infrastructures régionales vitales.

    Un tournant politique décisif

    La visite officielle du président béninois Romuald Wadagni à Lomé le 3 juin 2026 marque un jalon historique dans cette dynamique. Le communiqué conjoint signé à cette occasion pose les fondations d’une complémentarité économique et infrastructurelle renforcée. Les objectifs des deux dirigeants convergent vers une même vision : le Bénin prévoit d’injecter 100 mégawatts supplémentaires dans le réseau tous les deux ans, tandis que le Togo s’engage à atteindre un accès universel à l’électricité d’ici 2030. Cette convergence politique exceptionnelle offre une opportunité sans précédent pour concrétiser enfin une autonomie énergétique partagée, stable et durable.

  • Gabon : comment former les talents de l’économie numérique de demain

    Gabon : comment former les talents de l’économie numérique de demain

    Économie

    Gabon : comment former les talents de l’économie numérique de demain

    Libreville, juin 2026 — Le Gabon franchit une étape décisive dans sa quête de souveraineté numérique. Avec un investissement de cinq milliards de francs CFA dédié à l’Institut National de la Poste, des Technologies de l’Information et de la Communication, le pays pose les bases d’une révolution des compétences locales.

    Cette enveloppe budgétaire n’est pas un simple transfert de fonds. Elle symbolise l’engagement des autorités à relever l’un des défis majeurs du XXIe siècle : former une génération de professionnels capables d’impulser la transition digitale et de structurer une économie moins dépendante des importations de savoir-faire.

    Le lundi 1er juin, la signature d’une convention entre l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes et l’INPTIC a officialisé cette ambition. L’objectif ? Transformer cet établissement en un vivier de talents, apte à répondre aux exigences d’un marché du travail en pleine mutation.

    Repenser l’INPTIC pour l’ère numérique

    Sous l’impulsion du ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, l’INPTIC s’apprête à vivre une métamorphose sans précédent. Les fonds alloués serviront首先 à rénover les infrastructures existantes, puis à doter l’institut de laboratoires modernes alignés sur les standards internationaux.

    Mais la modernisation ne se limite pas aux murs ou aux machines. Les programmes pédagogiques devront évoluer pour intégrer des filières en phase avec les besoins du marché. Développement logiciel, cybersécurité, intelligence artificielle, gestion des données ou encore innovation numérique deviennent des priorités. Ces domaines, porteurs de croissance, exigent une main-d’œuvre qualifiée que le Gabon entend former localement.

    Une stratégie pour l’autonomie économique

    Dans un contexte où la digitalisation dicte la compétitivité des nations, le Gabon mise sur ses ressources humaines pour sécuriser son avenir. Les économies qui investissent massivement dans les compétences numériques enregistrent des progrès notables en matière de productivité et d’attractivité des investissements. Le pays souhaite s’inscrire dans cette dynamique, en réduisant sa dépendance envers les experts étrangers.

    La création de nouvelles filières et le soutien à la recherche appliquée illustrent cette volonté. Former des ingénieurs, des développeurs ou des analystes de données ne relève plus uniquement de la politique éducative. Il s’agit désormais d’une question de souveraineté, comme l’ont démontré des pays africains comme le Rwanda, le Maroc, le Kenya ou l’Égypte.

    De la théorie à la pratique : le défi de l’exécution

    Un investissement de cette envergure ne garantit pas à lui seul le succès. La réussite du projet dépendra de la mise en œuvre rigoureuse des réformes. Moderniser les infrastructures ne suffit pas si les programmes de formation ne suivent pas le rythme effréné des innovations technologiques.

    L’INPTIC devra également devenir un véritable pôle d’innovation, capable de générer des solutions adaptées aux besoins nationaux. Le soutien à la recherche appliquée, annoncé dans le cadre de ce programme, pourrait jouer un rôle clé dans cette transformation.

    Au-delà de l’institut, c’est toute la stratégie de digitalisation du Gabon qui est en jeu. Sans une masse critique de compétences locales, le pays peinera à concevoir, sécuriser et exploiter les outils numériques de demain. Cet investissement n’est donc pas une dépense, mais un pari sur l’avenir. Dans l’économie mondiale actuelle, les nations qui misent sur l’éducation et l’innovation façonnent leur destin. Les autres le subissent.

  • Études fiscales au Tchad : des réformes clés pour booster l’économie

    Études fiscales au Tchad : des réformes clés pour booster l’économie

    Études fiscales au Tchad : des réformes clés pour booster l’économie

    Une analyse approfondie sur l’impact et l’efficacité de la politique fiscale dans les secteurs en plein essor a été dévoilée lors d’un séminaire organisé à N’Djamena. Cette étude, menée par le ministère des Finances en collaboration avec la Banque africaine de développement, cible spécifiquement les domaines des mines, des services bancaires et des télécommunications.

    Une évaluation ciblée des dispositifs fiscaux

    L’objectif principal de cette étude était d’examiner en détail l’efficacité du cadre fiscal actuel et de proposer des ajustements pour maximiser son rôle dans la stimulation de l’économie tchadienne. Les résultats ont mis en lumière les forces du système existant, tout en soulignant les lacunes qui pourraient limiter son potentiel.

    Les conclusions révèlent que, malgré des avancées notables, des obstacles persistent dans la gestion et le recouvrement des impôts, particulièrement dans les secteurs émergents. Ces défis pourraient freiner l’afflux d’investissements et réduire l’efficacité de la collecte des recettes publiques.

    Des recommandations pour une fiscalité plus performante

    Les propositions issues de cette analyse visent à moderniser l’administration fiscale, renforcer la transparence et simplifier les procédures pour les entreprises. Une attention particulière est portée à l’amélioration de la collecte des impôts et à la création d’un environnement plus propice aux investissements.

    Les réformes envisagées s’articulent autour de trois axes majeurs : la simplification des formalités administratives, l’optimisation des mécanismes de contrôle et la mise en place de mesures incitatives pour les secteurs stratégiques. Ces ajustements sont conçus pour dynamiser la diversification économique et soutenir une croissance durable.

    Un cadre fiscal au service du développement

    Les participants à l’atelier, incluant des responsables gouvernementaux, des acteurs du secteur privé et des partenaires financiers, ont salué la pertinence de ces recommandations. Elles sont perçues comme un pas décisif vers une fiscalité plus efficace, capable de répondre aux enjeux économiques actuels du Tchad.

  • La transparence financière du Gabon avant l’accord avec le fonds monétaire international

    La transparence financière du Gabon avant l’accord avec le fonds monétaire international

    économie

    la transparence financière du Gabon avant l’accord avec le fonds monétaire international

    Libreville — Depuis des mois, les rumeurs d’un accord imminent entre le Gabon et le fonds monétaire international (fmi) se succèdent. Pourtant, aucune signature n’a été actée à ce jour. Le président brice clotaire oligui nguema a levé le voile sur les raisons de ce délai lors d’une interview exclusive.

    Au-delà des discussions techniques, une question cruciale se pose : le Gabon connaît-il l’étendue réelle de sa dette publique ? Cette incertitude pèse lourdement sur les négociations avec l’institution financière internationale, dont l’accord est bien plus qu’un simple financement. Il s’agit d’un gage de crédibilité et de stabilité pour les investisseurs et les marchés.

    Le chef de l’État gabonais a confirmé que la signature pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2026. Mais il a surtout souligné les zones d’ombre héritées de décennies de gestion budgétaire opaque.

    l’audit, une étape incontournable avant tout engagement

    La révélation la plus marquante concerne la disparité des chiffres liés à la dette gabonaise. Lors de la transition, deux évaluations ont été présentées : 7 500 milliards de francs cfa et près de 8 000 milliards. Une différence suffisamment significative pour alerter les autorités.

    Face à cette situation, le président a ordonné la réalisation d’un audit complet avant toute signature avec le fmi. L’objectif ? Disposer d’une vision claire et précise de la situation financière du pays avant d’engager des réformes structurelles. Cette démarche, bien que rare dans les négociations africaines, reflète une volonté de transparence sans précédent.

    Comment un État riche en ressources pétrolières peut-il ignorer l’ampleur exacte de sa dette ? La réponse réside dans les pratiques de gestion passées, marquées par un manque de transparence, des dépenses hors budget et des contrôles insuffisants. Dans ce contexte, l’audit n’est plus une option, mais une nécessité absolue.

    le fmi et le Gabon : une collaboration sous le signe de la rigueur

    L’institution de Washington a accepté de reporter la finalisation du programme, le temps de permettre la réalisation de cet audit. Une décision pragmatique, car le fmi a lui aussi besoin d’une évaluation fiable pour mobiliser ses ressources.

    Cette phase de vérification est d’autant plus stratégique que le Gabon joue un rôle clé dans la stabilité économique de la zone cemac. Son poids dans les secteurs pétrolier et minier en fait un acteur central pour l’équilibre financier régional. Les discussions actuelles portent donc autant sur la transparence que sur les réformes à venir, car un accord avec le fmi implique des engagements profonds en matière de gouvernance et de gestion des finances publiques.

    une signature attendue, mais des réformes inévitables

    L’annonce d’un accord avant la fin de l’année marque une étape importante, mais elle ne clôt pas le processus. Les programmes du fmi s’accompagnent systématiquement de réformes structurelles dont les répercussions touchent directement les citoyens : rationalisation des dépenses, réforme fiscale, amélioration du recouvrement des recettes, réorganisation des subventions ou modernisation de l’administration financière.

    Le président gabonais n’a pas détaillé les termes précis de l’accord ni les montants envisagés, une prudence justifiée par la poursuite des négociations. Pourtant, l’enjeu dépasse désormais la simple question du financement. Il s’agit pour le Gabon de restaurer sa crédibilité financière après des années d’incertitudes.

    Dans cette optique, le report de l’accord n’est pas un échec, mais une opportunité. Il pourrait symboliser le début d’une nouvelle ère, fondée sur la transparence et la responsabilité. Car en matière de finance publique, la confiance ne se décrète pas : elle se construit sur des chiffres incontestables et une gestion irréprochable.

  • Projet de gazoduc transsaharien : les trois pays valident une étape clé à Alger

    Projet de gazoduc transsaharien : les trois pays valident une étape clé à Alger

    Alger, juin 2026 — Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) vient de franchir un cap décisif. Réunis en capitale algérienne, les représentants du Niger, de l’Algérie et du Nigeria ont acté la finalisation du rapport d’étude de faisabilité actualisée. Une volonté commune d’accélérer les démarches concrètes pour concrétiser cette infrastructure énergétique majeure a été clairement exprimée.

    Ce gazoduc, s’étendant sur près de 715 kilomètres, vise à acheminer le gaz naturel nigérian vers l’Algérie via le territoire nigérien. Son exportation vers les marchés européens et internationaux en fera l’un des projets énergétiques les plus ambitieux du continent africain.

    Un projet continental aux retombées économiques majeures

    La validation de cette étude marque une avancée significative après des années de suspense. Dans un contexte mondial où la recherche de nouvelles sources d’approvisionnement énergétique s’intensifie, le TSGP se présente comme une solution stratégique. Il pourrait redéfinir la place de l’Afrique sur la scène énergétique mondiale.

    Les trois pays partenaires y voient également un levier de croissance économique essentiel. Ils anticipent la création d’emplois, l’afflux d’investissements étrangers et le développement d’infrastructures complémentaires dans plusieurs zones du Sahel.

    Ministère du Pétrole

    Une collaboration renforcée pour concrétiser le projet

    Les trois nations ont confirmé la poursuite de leur collaboration entre leurs compagnies nationales d’hydrocarbures. Cette coordination technique et institutionnelle est jugée indispensable pour garantir la viabilité financière et opérationnelle du gazoduc.

    L’Algérie a d’ailleurs lancé les travaux sur sa portion du tracé, un engagement fort en faveur de l’avancement de ce projet stratégique. Cette initiative s’inscrit dans la volonté d’Alger de consolider son rôle de fournisseur énergétique vers l’Europe.

    Ministère du Pétrole

    Le Niger, acteur clé d’une initiative énergétique continentale

    Pour le Niger, ce projet représente une opportunité majeure de renforcer son influence géostratégique. Situé au cœur du tracé, Niamey pourrait tirer profit des droits de transit, tout en développant son secteur énergétique national et en modernisant ses infrastructures.

    Dans un environnement régional en pleine mutation, ce partenariat tripartite offre au Niger une chance de renforcer sa souveraineté économique et son intégration aux dynamiques africaines.

    La prochaine étape consistera à transformer cette avancée technique en réalisations tangibles. Si le potentiel du gazoduc transsaharien est largement reconnu, sa réussite dépendra de la capacité des trois pays à maintenir leur coordination et à mobiliser les financements nécessaires. L’enjeu est de taille : faire de ce projet ambitieux une réalité au service du développement africain et de ses partenaires internationaux.

    Ministère du Pétrole

  • Claudy Siar recruté par Romuald Wadagni

    Claudy Siar recruté par Romuald Wadagni

    @ Damien Glez

    Publié aujourd’hui à 16h53 Lecture : 1 minute.

  • Sonelgaz-international renforce son expansion avec une centrale de 40 mw au Tchad

    Sonelgaz-international renforce son expansion avec une centrale de 40 mw au Tchad

    L’inauguration de la centrale électrique de Gorou Banda, à Niamey, a marqué un tournant stratégique pour Sonelgaz dans son ambition africaine. Cette réalisation de 40 mégawatts, fruit de l’expertise de Sonelgaz-International, constitue le premier projet énergétique international de l’entreprise algérienne. Fort de ce succès, un nouveau chantier d’envergure est en préparation à N’Djamena, au Tchad.

    Un projet d’envergure à N’Djamena

    Lors de l’inauguration de la centrale nigérienne, le ministre tchadien de l’Énergie et des Énergies renouvelables a confirmé le lancement imminent d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena. Ce projet, confié à Sonelgaz-International, s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités énergétiques du Tchad, en droite ligne des accords bilatéraux signés entre les deux pays en mai dernier.

    Ce nouveau défi s’ajoute à une série de projets que l’entreprise algérienne développe activement à travers le continent africain. Selon les autorités, des discussions avancées sont en cours avec plusieurs pays, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique, pour des collaborations similaires. Sonelgaz-International pourrait ainsi devenir un acteur clé dans l’exportation du savoir-faire algérien en matière d’infrastructures énergétiques.

    Une logistique exemplaire pour un projet ambitieux

    Le PDG de Sonelgaz-International, Yazid Djellouli, a salué l’exploit logistique réalisé pour la centrale de Gorou Banda. Dès mars, des équipes techniques et des équipements ont été acheminés vers le Niger via un pont aérien organisé par Air Algérie Cargo, avec plus de vingt rotations et une mobilisation de cinquante experts. Cette opération a permis de respecter un calendrier exceptionnellement serré.

    M. Djellouli a souligné que ce projet représente une avancée majeure pour Sonelgaz-International, marquant son entrée sur le marché africain. « Nous avons relevé ce défi avec succès, et d’autres réalisations suivront, non seulement au Niger, mais aussi dans d’autres pays », a-t-il déclaré.

    Un impact significatif sur la production énergétique

    La centrale de Gorou Banda devrait augmenter de près de 20 % la production nationale d’électricité du Niger, tout en améliorant l’alimentation de la capitale, Niamey. Parallèlement, des études sont en cours pour moderniser le réseau électrique nigérien, notamment sur l’axe Niamey-Agadez, ouvrant la voie à de futurs contrats.

    Sonelgaz-International mise également sur la formation des cadres locaux. Des techniciens nigériens ont été formés à l’exploitation et à la maintenance des installations, tandis qu’un projet de comptoir de pièces détachées est à l’étude pour garantir la pérennité des équipements.

    Un partenariat prometteur avec la NIGELEC

    La directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi, a exprimé sa satisfaction quant à la collaboration avec Sonelgaz-International, qualifiant ce partenariat d’« expérience exceptionnelle ». Elle a ajouté que cette centrale « entrera dans l’histoire » du secteur énergétique nigérien, tout en soulignant l’importance de poursuivre cette dynamique.

    De son côté, le ministère tchadien de l’Énergie a confirmé que ce projet s’aligne sur les priorités nationales en matière d’autonomie énergétique. L’inauguration de la centrale de N’Djamena, prévue dans les prochains mois, devrait renforcer les échanges économiques et techniques entre l’Algérie et le Tchad.

    Vers une expansion régionale

    Au-delà du Tchad, Sonelgaz-International explore de nouvelles opportunités en Afrique, avec une expertise reconnue dans la réalisation de grands projets énergétiques. Les accords signés avec plusieurs pays africains témoignent de l’intérêt croissant pour les solutions algériennes en matière de production et de distribution d’électricité.

    Avec une stratégie axée sur l’innovation, la logistique et la formation, l’entreprise algérienne se positionne comme un partenaire incontournable pour les pays souhaitant moderniser leur secteur énergétique.

  • Sonelgaz-International étend son expertise énergétique vers le Tchad

    Sonelgaz-International étend son expertise énergétique vers le Tchad

    Sonelgaz-International étend son expertise énergétique vers le Tchad

    L’inauguration récente de la centrale électrique de Gorou Banda à Niamey, au Niger, a marqué une étape décisive pour Sonelgaz-International. Ce projet de 40 mégawatts, premier du genre mené par la filiale algérienne à l’étranger, s’inscrit dans une stratégie de développement ambitieuse sur le continent africain. Désormais, l’entreprise algérienne prépare activement le lancement d’un projet similaire à N’Djamena, au Tchad.

    Un nouveau départ énergétique pour le Tchad

    Lors de la cérémonie d’inauguration de la centrale nigérienne, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a annoncé la pose prochaine de la première pierre d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena. Ce projet, confié à Sonelgaz-International, s’ajoute à une série d’initiatives visant à renforcer les infrastructures énergétiques en Afrique.

    Le ministre a également souligné l’intérêt croissant porté à l’expertise de Sonelgaz-International par plusieurs pays africains. Parmi eux, la Côte d’Ivoire et le Mozambique se distinguent par leur volonté de collaborer avec la filiale algérienne. Cette dynamique pourrait favoriser l’association d’entreprises publiques et privées algériennes à des projets énergétiques sur le continent.

    Un partenariat algéro-tchadien en marche

    Le projet tchadien s’inscrit dans le prolongement d’un accord bilatéral signé entre l’Algérie et le Tchad en mai 2026. Cet accord portait sur la construction d’une centrale électrique à N’Djamena, marquant ainsi une nouvelle étape dans la coopération énergétique entre les deux pays.

    À Niamey, la centrale de Gorou Banda a été inaugurée en présence du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine et du Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, représentant le président Abdelmadjid Tebboune. Cette réalisation symbolise la volonté des deux nations de renforcer leur autonomie énergétique.

    Une mobilisation logistique impressionnante

    Le PDG de Sonelgaz-International, Yazid Djellouli, a qualifié la réalisation de la centrale de N’Djamena de « véritable exploit industriel et logistique ». Les travaux, lancés dès mars 2026, ont nécessité une organisation rigoureuse, incluant plus d’une vingtaine de rotations aériennes assurées par Air Algérie Cargo. Plus de cinquante cadres, ingénieurs et techniciens ont été mobilisés pour mener à bien ce projet dans des délais record.

    « Sur instruction du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, nous avons immédiatement lancé l’opération de transfert des équipements nécessaires. L’acheminement des matériaux a exigé une logistique complexe, comparable à un pont aérien », a expliqué M. Djellouli. Il a également confirmé que cette centrale permettra d’augmenter de près de 20 % la production nationale d’électricité du Tchad, tout en renforçant l’alimentation énergétique de N’Djamena.

    Un savoir-faire algérien exporté

    Sonelgaz-International ne se limite pas à la construction de centrales électriques. L’entreprise travaille également sur des études de réhabilitation et de renforcement du réseau nigérien, notamment sur l’axe Niamey-Agadez. Ces projets pourraient déboucher sur de futurs contrats et consolider l’influence algérienne dans le secteur énergétique africain.

    « Nous avons déjà réalisé des programmes de 8 000 MW et de 4 000 MW avec des firmes internationales. Cette expertise a permis à Sonelgaz-International d’exporter aujourd’hui le savoir-faire algérien », a précisé le PDG. Par ailleurs, des cadres nigériens ont bénéficié de formations spécifiques pour l’exploitation et la maintenance des installations, tandis qu’un projet de comptoir de pièces de rechange est en cours d’étude.

    Une coopération énergétique prometteuse

    Fati Abarchi, directrice générale de la NIGELEC, a salué la coopération entre le Niger et l’Algérie autour de ce projet. Elle a qualifié cette collaboration d’« expérience exceptionnelle » et estimé qu’elle était appelée à se poursuivre. « Cette centrale entrera dans l’histoire du secteur énergétique nigérien », a-t-elle affirmé.

    De son côté, Khalil Hedna, directeur de la communication du ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, a souligné que cette réalisation marquait une étape importante dans le développement des activités internationales de Sonelgaz-International. Il a également mis en avant les retombées positives pour les pays partenaires, notamment en termes de transfert de compétences et de renforcement des infrastructures.

  • Taxe sur les téléphones : le Niger face à son paradoxe numérique

    Taxe sur les téléphones : le Niger face à son paradoxe numérique

    taxe sur les téléphones : le Niger face à son paradoxe numérique

    Les ambitions numériques du Niger se heurtent à une réalité brutale : taxer l’outil qui devrait permettre de les concrétiser. Une décision aux conséquences immédiates pour des millions de citoyens dépendants de leur smartphone.

    quand l’État nigérien sabote sa propre stratégie numérique

    Au Niger, comme ailleurs en Afrique, le téléphone portable est bien plus qu’un appareil : c’est un levier d’inclusion sociale et d’accès aux services essentiels. Pour les étudiants, les commerçants, les agriculteurs ou les travailleurs informels, il représente souvent le seul moyen de participer à l’économie moderne. Pourtant, une mesure récente vient d’en faire un obstacle supplémentaire.

    Avec une taxe équivalente à 33,33% de la valeur déclarée des téléphones, l’État nigérien applique un prélèvement direct sur l’outil qui devrait justement faciliter l’accès à la connectivité. Entre 1 670 FCFA pour un appareil d’entrée de gamme et 135 000 FCFA pour un smartphone haut de gamme, cette taxe frappe tous les niveaux de la société, sans distinction.

    Cette politique interroge : comment construire une économie numérique solide quand l’outil fondamental de cette transition est lui-même taxé ?

    une taxe sans alternative : l’exclusion organisée

    Le paradoxe est d’autant plus saisissant que le Niger, comme beaucoup de pays africains, ne produit aucun téléphone portable. Aucune usine locale, aucun projet d’assemblage en cours. Les citoyens nigériens n’ont donc d’autre choix que d’importer ces appareils, puis de payer une taxe pour simplement les utiliser sur leur propre territoire.

    Cette situation place les Nigériens dans une position intenable : contraints d’acheter des produits importés, ils subissent ensuite une surcharge fiscale sans contrepartie industrielle. Aucune substitution n’est possible, aucune industrie locale ne se développe pour absorber cette taxe. L’État nigérien ne protège ni ne stimule aucune production nationale : il ponctionne directement les ressources de ses citoyens.

    Pourtant, la logique économique voudrait qu’une taxe sur les importations serve à protéger ou développer une industrie locale. Ici, ce n’est pas le cas. La mesure se résume à une prélèvement fiscal pur, sans vision industrielle sous-jacente.

    le téléphone, premier pas vers une fracture numérique élargie

    Cette taxe sur les téléphones portables n’est pas une mesure isolée. Elle ouvre la porte à une réflexion plus large : quels seront les prochains appareils taxés ?

    Si le téléphone, outil accessible au plus grand nombre, est aujourd’hui concerné, pourquoi les ordinateurs portables, les tablettes ou les équipements professionnels ne le seraient-ils pas demain ? Une telle trajectoire fiscale ne peut que creuser encore davantage la fracture numérique entre ceux qui ont les moyens de se connecter et ceux qui en sont exclus.

    Chaque nouvelle taxe devient un frein supplémentaire à l’ambition numérique nigérienne. Or, une population connectée est une population plus productive, plus compétitive et mieux informée.

    un choix contre-productif aux conséquences durables

    Les rapports sur le développement numérique en Afrique sont unanimes : un citoyen connecté est un citoyen qui contribue au progrès. Le téléphone portable est aujourd’hui l’outil indispensable pour accéder à l’éducation, aux services bancaires, aux informations agricoles ou aux démarches administratives.

    Taxer cet outil, c’est taxer l’accès à la modernité. C’est rendre le Niger moins compétitif face à ses voisins, moins attractif pour les investisseurs, et surtout moins inclusif pour ses propres citoyens. Une telle mesure ne s’inscrit pas dans une logique de développement, mais dans une stratégie de prélèvement à court terme, au détriment des ambitions à long terme.

    Le Niger a besoin de connectivité, pas de barrières. Il a besoin d’outils accessibles, pas de taxes supplémentaires. Si l’État nigérien veut vraiment construire une économie numérique, il doit repenser cette mesure et faciliter l’accès aux technologies plutôt que de le compliquer.