Catégorie : Politique locale

  • Mahamat Idriss Deby Itno défend le ministre de la Sécurité face aux magistrats

    Mahamat Idriss Deby Itno défend le ministre de la Sécurité face aux magistrats

    Face à la plainte déposée par des magistrats contre le ministre de la Sécurité publique pour des propos jugés insultants envers leur corps de métier, le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, a choisi de prendre clairement la défense de son collaborateur.

    Dans un discours marquant, le chef de l’État a rappelé que la liberté d’expression constitue un pilier essentiel de la démocratie, s’appliquant aussi bien aux simples citoyens qu’aux responsables politiques, à condition de respecter le cadre légal en vigueur. « Quand des magistrats, chargés d’une mission publique, refusent toute forme de critique, cela risque d’ébranler les fondements mêmes de notre pacte social », a-t-il souligné.

    C’est dans cette logique que Mahamat Idriss Deby Itno a décidé de ne plus présider le Conseil supérieur de la magistrature, une institution clé pour garantir l’indépendance de la justice.

    Le président a par ailleurs tenu à clarifier un point crucial : « Le ministre de la Sécurité n’a jamais attaqué la justice dans son ensemble, ni l’ensemble des magistrats. » Cette précision vise à recentrer le débat sur des enjeux de fond plutôt que sur des divergences personnelles.

    Tout en soulignant que le syndicalisme joue un rôle indispensable dans une démocratie saine, il a mis en garde contre les excès : « Soutenir une personne ou une catégorie professionnelle ne doit jamais justifier des attitudes contraires aux principes de justice et d’éthique. »

    Pour contextualiser cette polémique, rappelons qu’une vidéo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, montre le ministre de la Sécurité publique remettre en cause certaines décisions de justice, les qualifiant d’encourageantes pour le mensonge. Il avait même affirmé sa détermination à « déchirer les fausses ordonnances ».

  • Romuald Wadagni lance son mandat avec deux priorités majeures pour le Bénin

    Romuald Wadagni lance son mandat avec deux priorités majeures pour le Bénin

     

    Un nouveau départ pour le Bénin : le premier Conseil des Ministres sous Wadagni

    Dès les premières heures de son septennat, Romuald Wadagni, nouveau président de la République du Bénin, a engagé une dynamique de changement en présidant son premier Conseil des Ministres. Une réunion historique qui a scellé le début officiel de son mandat pour la période 2026-2033. Cette séance inaugurale, riche en symboles, a permis au chef de l’État de poser les bases de sa vision politique, économique et sociale pour les sept années à venir.

     

    Deux axes stratégiques pour transformer le Bénin : pauvreté et sécurité

    Parmi les défis majeurs identifiés pour ce septennat, deux priorités se détachent avec force. La première vise à éradiquer la pauvreté extrême et à réduire les inégalités entre les différentes communes du pays. Wadagni a insisté sur la nécessité d’une approche territorialisée, permettant aux zones les plus défavorisées de bénéficier d’un développement accéléré et équitable. La seconde priorité concerne la sécurité nationale, alors que le contexte régional reste marqué par des tensions persistantes. Le président a demandé à son gouvernement de redoubler d’efforts pour garantir la protection des populations et l’intégrité du territoire béninois.

     

    Une gouvernance rénovée pour une action plus efficace

    Sur le plan organisationnel, Romuald Wadagni a introduit un nouveau rythme de travail pour son gouvernement. Désormais, le Conseil des Ministres se réunira chaque premier mercredi du mois, tandis qu’un Comité interministériel se tiendra deux fois par mois, les premier et troisième lundis. Des Conseils de Cabinet thématiques viendront s’ajouter à ce calendrier, assurant un suivi rigoureux et continu des politiques publiques. Cette organisation reflète une volonté claire de discipline et de performance dans la gestion des affaires de l’État.

     

    Un appel à l’action immédiate pour des résultats concrets

    En clôturant cette première réunion, le président a lancé un appel solennel à son gouvernement : « Mettons-nous résolument à l’œuvre ». Pour Wadagni, la qualité du travail accompli sera le facteur clé d’une amélioration tangible des conditions de vie des Béninois. Ce premier Conseil des Ministres, à la fois sobre et intense, trace la voie d’une gouvernance axée sur les résultats, l’équité territoriale et la cohésion nationale — des enjeux majeurs pour le Bénin dans les années à venir.

  • Discours du général Goïta : le terrorisme étendu aux médias et aux pressions étrangères au Mali

    Discours du général Goïta : le terrorisme étendu aux médias et aux pressions étrangères au Mali

    Le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne, a marqué l’histoire politique du pays en prononçant un discours historique le jour de l’Aïd el-Kébir 2026, depuis les jardins du palais de Koulouba à Bamako. L’événement, qui s’est déroulé après la prière solennelle dirigée par l’imam Mahmoud Touré, a vu la participation du Premier ministre, du président du Conseil national de Transition, des membres du gouvernement et de la communauté diplomatique. Face à cette assemblée, il a redéfini la notion de terrorisme en l’élargissant à cinq domaines majeurs : médiatique, économique, politique, étatique et international.

    Une cérémonie religieuse modifiée pour des raisons de sécurité

    Contrairement aux années précédentes, la prière de l’Aïd ne s’est pas tenue à la mosquée Bagadadji, symbole traditionnel des célébrations officielles. Les autorités ont opté pour la salle des banquets du palais présidentiel, un choix motivé par des impératifs sécuritaires dans un contexte marqué par l’intensification des tensions. L’imam Mahmoud Touré, attaché à la mosquée du palais, a guidé la cérémonie et formulé des vœux pour la stabilité et la prospérité du Mali.

    Un discours aux multiples dimensions stratégiques

    À l’issue de la prière, le chef de l’État a livré une allocution où il a présenté le Mali comme la cible d’un « terrorisme aux formes variées ». Selon ses propos, les menaces ne se cantonnent plus au domaine militaire, mais englobent désormais les campagnes de désinformation des médias, les pressions économiques et les ingérences politiques étrangères. « Les campagnes de désinformation, aussi sophistiquées soient-elles, ne sauront altérer la détermination inébranlable du peuple malien à préserver sa souveraineté et à construire une paix durable », a-t-il déclaré avec fermeté.

    Le président a également exhorté les citoyens à soutenir les forces armées et leurs alliés dans la lutte contre les groupes armés. Il a confirmé la poursuite des opérations militaires jusqu’à l’instauration d’une paix totale sur l’ensemble du territoire, tout en réaffirmant l’engagement irréversible dans la refondation nationale, connue sous le nom de Mali Kura.

    Un contexte marqué par une offensive récente

    Ce discours intervient un mois après une attaque d’envergure menée conjointement par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA). L’assaut, qui visait plusieurs positions maliennes, a coûté la vie au ministre de la Défense Sadio Camara le 25 avril 2026. Depuis, les autorités ont multiplié les appels à l’unité nationale et intensifié les actions militaires, en collaboration avec le Corps africain. Les opérations se concentrent actuellement sur les régions de Ségou, Kidal et Ménaka.

  • Le profil inédit d’Ahmadou Al Aminou Lô, nouveau premier ministre du Sénégal

    Le profil inédit d’Ahmadou Al Aminou Lô, nouveau premier ministre du Sénégal

    Ahmadou Al Aminou Lô, le nouveau Premier ministre du Sénégal nommé après Ousmane Sonko.

    Le président Bassirou Diomaye Faye a choisi Ahmadou Al Aminou Lô pour diriger la nouvelle équipe gouvernementale au Sénégal. Ce juriste et haut fonctionnaire, connu pour son expertise et son engagement, succède à Ousmane Sonko dans un contexte politique marqué par des réformes ambitieuses. Voici dix éléments essentiels à retenir sur sa trajectoire et ses missions.

    un parcours marqué par l’expertise administrative et juridique

    Ahmadou Al Aminou Lô s’est illustré au fil des années par son professionnalisme dans les domaines administratif et juridique. Diplômé en droit public, il a gravi les échelons au sein de l’administration sénégalaise, occupant des postes clés où il a contribué à moderniser les structures de l’État. Son sens aigu de l’organisation et sa rigueur en ont fait un acteur incontournable des réformes engagées.

    une figure proche des nouvelles orientations politiques

    Son profil correspond aux ambitions du président Bassirou Diomaye Faye, qui mise sur une gouvernance centrée sur la transparence et l’efficacité. Ahmadou Al Aminou Lô incarne cette vision, ayant déjà collaboré avec des réformateurs déterminés à transformer le paysage institutionnel du pays. Son expérience dans la haute fonction publique en fait un choix stratégique pour piloter les changements annoncés.

    dix points clés sur sa personnalité et ses missions

    • Un juriste reconnu : spécialiste du droit administratif, il a conseillé plusieurs ministères sur des questions stratégiques.
    • Expérience internationale : il a participé à des missions en Afrique et en Europe, renforçant son réseau et sa crédibilité.
    • Engagement pour la justice : il a œuvré pour l’amélioration du système judiciaire sénégalais.
    • Proximité avec les jeunes : il s’est investi dans des programmes de formation pour les nouvelles générations de fonctionnaires.
    • Une réputation d’intégrité : ses pairs le décrivent comme un homme intègre, éloigné des scandales de corruption.
    • Capacité à fédérer : il a su rassembler autour de projets communs, tant au niveau national qu’international.
    • Maîtrise des enjeux économiques : il a piloté des dossiers liés aux partenariats public-privé et à l’investissement étranger.
    • Vision moderne de l’administration : il prône la digitalisation des services publics pour plus de transparence.
    • Un gestionnaire rigoureux : son passage à la tête d’institutions financières a démontré son efficacité.
    • Un héritier des réformes : il s’inscrit dans la continuité des changements initiés par le président Bassirou Diomaye Faye.

    les défis qui l’attendent

    En prenant la tête du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Lô hérite d’une mission complexe : concilier réformes structurelles et attentes populaires. Parmi ses priorités figurent la lutte contre les inégalités, la relance économique et la consolidation de la démocratie. Son expérience et son réseau seront mis à l’épreuve pour répondre aux défis socio-économiques du pays.

    Avec son arrivée à la primature, le Sénégal entre dans une nouvelle phase, où l’expertise administrative et l’engagement politique se rencontrent pour façonner l’avenir du pays.

  • Sénégal : sonko et faye, de l’alliance à la rivalité politique

    Sénégal : sonko et faye, de l’alliance à la rivalité politique

    Sénégal : l’alliance Sonko-Faye s’effrite, place aux rivalités politiques

    Le slogan emblématique de leur campagne électorale, « Diomaye Moy Sonko » (« Diomaye, c’est Sonko »), symbolisait une union sans faille entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Pourtant, moins de deux ans après leur accession au pouvoir, cette complicité s’est transformée en une rivalité politique ouverte. Plusieurs mois après l’éviction de Sonko de son poste de Premier ministre, les tensions entre les deux hommes n’ont cessé de croître, fragilisant l’équilibre institutionnel du Sénégal.

    Une rupture après des années de collaboration

    Leur parcours commun, marqué par une lutte acharnée contre l’ancien président Macky Sall (2012-2024), avait scellé une alliance solide. Ensemble, ils avaient œuvré pour un changement radical au sommet de l’État sénégalais. Pourtant, les divergences sont apparues rapidement après l’installation de Faye à la présidence. Les priorités économiques, la gestion des finances publiques et les orientations politiques ont révélé des désaccords profonds.

    Le limogeage brutal de Sonko de son poste de chef du gouvernement le 22 mai a marqué un tournant décisif. Ce geste, perçu comme une volonté d’affaiblir l’influence de l’ex-Premier ministre, a précipité leur rupture. Désormais, les deux figures politiques évoluent sur des trajectoires opposées, chacune défendant une vision différente pour l’avenir du pays.

    Sonko, élu président de l’Assemblée nationale : un rival de taille pour Faye

    Quelques semaines après son éviction, Ousmane Sonko a réussi à retrouver une position stratégique en devenant président de l’Assemblée nationale sénégalaise. Ce poste, deuxième dans la hiérarchie de l’État, le place en première ligne pour contester l’autorité du président Faye. Son élection à la tête du Parlement renforce sa légitimité politique et en fait un adversaire redoutable sur la scène nationale.

    En accédant à cette fonction, Sonko s’impose comme le dauphin constitutionnel du chef de l’État. Pourtant, cette proximité apparente masque une opposition farouche, notamment sur les réformes économiques et la gestion des ressources publiques. Les débats parlementaires risquent de devenir un terrain d’affrontement entre les deux camps.

    Crise économique et tensions politiques : un contexte explosif

    Au-delà des rivalités personnelles, le Sénégal fait face à une situation économique complexe. La dégradation des finances publiques, la baisse des recettes et les pressions inflationnistes ont mis à rude épreuve les capacités de l’État. Ces défis structurels exacerbent les tensions entre les partisans de Faye et ceux de Sonko, chacun proposant des solutions radicalement différentes.

    Les observateurs politiques s’interrogent : cette division menace-t-elle la stabilité du pays ? Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact de cette rivalité sur les institutions sénégalaises et la cohésion nationale.

  • Contourner Ousmane Sonko au Sénégal : un exercice périlleux

    Contourner Ousmane Sonko au Sénégal : un exercice périlleux

    contourner Ousmane Sonko au Sénégal : un exercice périlleux

    Au Sénégal, l’espace politique se crispe sous l’effet des prises de position radicales d’Ousmane Sonko. Les critiques à son encontre, qu’elles émanent de responsables de la société civile ou de journalistes, exposent leurs auteurs à des campagnes de dénigrement massives sur les réseaux sociaux, orchestrées par des militants zélés du parti au pouvoir. Cette dynamique instaure un climat de peur, poussant à l’autocensure et fragilisant le débat démocratique.

    La tension entre Bassirou Diomaye Faye, président de la République, et Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale, accentue cette polarisation. Des voix avertissent contre les risques d’intimidation qui pèsent sur ceux qui osent remettre en cause la ligne politique actuelle.

    Dès son arrivée à la Primature en avril 2024, Ousmane Sonko a multiplié les déclarations hostiles envers les médias, remettant en cause leur liberté d’expression. « Il ne sera plus toléré que des organes de presse propagent des informations non vérifiées sous couvert de liberté éditoriale, sans fondement concret. »

    des magistrats dans le collimateur

    Ousmane Sonko n’épargne pas non plus le système judiciaire. En novembre 2025, lors d’une réunion, il a pointé du doigt des magistrats accusés de freiner les enquêtes financières, perpétuant selon lui les pratiques d’un ancien système qu’il combat depuis ses débuts en politique. Ces propos ont suscité une vive réaction parmi les professionnels du droit.

    les droits des femmes, un combat en recul

    Les associations féministes sénégalaises dénoncent également un repli sur les droits des femmes. Ossama Monique Sagna, militante féministe, souligne le manque de progrès concrets malgré l’adoption précoce de la loi sur la parité en 2010. « Le gouvernement actuel compte moins de femmes ministres que celui de Macky Sall. C’est un recul flagrant en matière de représentation politique. »

    En effet, le dernier cabinet de Macky Sall comptait sept femmes, contre seulement quatre dans le gouvernement d’Ousmane Sonko avant sa récente dissolution, soit environ 13 %. Cette situation a alimenté les débats et déçu une partie de l’opinion publique.

    Ossama Monique Sagna ajoute que les revendications féministes restent identiques depuis des années, faute de mesures structurelles. Elle cite notamment l’absence de réforme du Code de la famille, qui maintient des dispositions discriminatoires, ainsi que le non-respect du protocole de Maputo sur les droits reproductifs et la lutte contre les violences faites aux femmes. « Les féminicides et les violences basées sur le genre se multiplient, mais les autorités peinent à réagir avec la fermeté nécessaire. »

    En 2025, près de 18 féminicides ont été recensés au Sénégal, un chiffre qui reflète l’urgence d’une réponse politique adaptée.

  • Crise politique au Sénégal : l’affrontement Faye-Sonko met le pays sous tension

    Crise politique au Sénégal : l’affrontement Faye-Sonko met le pays sous tension

Leur union, autrefois présentée comme indestructible, s’est forgée dans les bancs de l’École nationale d’administration (ENA), où les deux hommes ont lié des liens forts. Tous deux inspecteurs des impôts, ils ont cofondé en 2014 le PASTEF, parti emblématique de la contestation contre l’ancien régime. Leur parcours, marqué par l’emprisonnement politique en 2023, a scellé une complicité visible lors de la campagne victorieuse de 2024. Faye, initialement peu connu, a bénéficié du soutien sans faille de Sonko, dont la popularité auprès de la jeunesse sénégalaise est incontestable.

Leur slogan de campagne, « Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye » (« Diomaye c’est Sonko, Sonko c’est Diomaye »), illustrait cette solidarité apparente. Pourtant, dès leur accession au pouvoir, des fissures sont apparues. Sonko, perçu comme le véritable stratège de la victoire, incarnait une légitimité que Faye, élu président, devait en partie à son mentor.

L’histoire politique du Sénégal regorge d’exemples similaires : des duos initialement soudés, déchirés par le pouvoir. Le tandem Senghor-Dia, pionniers de l’indépendance, a vu leur relation se briser en 1962, aboutissant à l’emprisonnement de Dia. Plus tard, Wade et Seck, porte-drapeaux du sopi (changement), ont vu leur alliance voler en éclats, Seck étant incarcéré en 2005 avant d’être innocenté.

Contrairement à leurs prédécesseurs, Faye et Sonko partaient d’une base différente : le capital politique de Sonko surpassait largement celui de Faye. Pourtant, la dynamique du pouvoir a rapidement révélé des divergences profondes, notamment sur la gestion économique et la réforme de la justice.

Les tensions se sont cristallisées autour de plusieurs enjeux : le rythme des réformes, la gestion des figures de l’ancien régime, et surtout, la stratégie économique. Sonko, souhaitant une rupture nette avec les institutions financières internationales, s’est heurté à Faye, plus enclin à composer avec les contraintes existantes. Le rassemblement du 8 novembre 2025, organisé par Sonko sous le nom de « Tera Meeting », a été interprété comme une démonstration de force, rappelant à Faye le poids politique de son ancien allié.

En réponse, Faye a renforcé son ancrage en s’appuyant sur Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, un choix symbolique pour marquer son autonomie. Sonko, de son côté, a repris les rênes du parti majoritaire, contrôlant désormais 130 des 165 sièges à l’Assemblée nationale.

Sonko, désormais en position de force, pourrait chercher à fragiliser Faye, tandis que ce dernier tente de consolider son pouvoir. Cette rivalité risque d’occulter les défis réels du pays : l’emploi des jeunes, la santé publique et le pouvoir d’achat. Deux ans après l’alternance, les promesses de campagne peinent à se concrétiser, alimentant un mécontentement croissant dans la population.

Le limogeage de Sonko marque-t-il le début d’une nouvelle ère pour le Sénégal, ou simplement l’amorce d’un cycle politique déjà bien rodé ? La réponse dépendra de la capacité des deux hommes à transcender leurs divergences au service d’un pays en quête de stabilité.

  • Togo : la Ve République de Faure Gnassingbé, un nouveau costume pour un pouvoir intact

    Togo : la Ve République de Faure Gnassingbé, un nouveau costume pour un pouvoir intact

    Faure Gnassingbé, président du Conseil, le 12 novembre 2025, à Lomé. © Présidence du Conseil du Togo

    Publié aujourd’hui à 10h02 Lecture : 7 minutes.

  • Ousmane Sonko président de l’Assemblée nationale au Sénégal : une transition politique sous haute tension

    Ousmane Sonko président de l’Assemblée nationale au Sénégal : une transition politique sous haute tension

    Ousmane Sonko président de l’Assemblée nationale au Sénégal : une transition politique sous haute tension

    À peine cinq jours après son départ forcé de la primature, Ousmane Sonko a été propulsé à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal. Dans le même temps, le président Bassirou Diomaye Faye a désigné un nouveau Premier ministre. Un changement de cap qui suscite des interrogations et des espoirs parmi les citoyens.

    Ousmane Sonko, nouveau président de l'Assemblée nationale du Sénégal, et Bassirou Diomaye Faye, président de la République, lors de leur transition politique

    Un retour triomphal à l’Assemblée nationale pour Ousmane Sonko

    Sonko, dont le limogeage du poste de Premier ministre a marqué les esprits, retrouve son siège de député avant d’être élu à la présidence de l’Assemblée nationale. Une ascension qui n’a pas manqué de susciter des débats, notamment sur sa légitimité à reprendre son mandat parlementaire. La question juridique divise : son retour a-t-il été conforme aux règles en vigueur ?

    Rappelons qu’il avait mené la liste victorieuse en 2024, mais avait choisi de rester à la primature plutôt que de siéger à l’Assemblée. Son éviction de la tête du gouvernement l’a contraint à réintégrer l’hémicycle, relançant ainsi les discussions sur le respect des procédures parlementaires.

    Amadou Al-Aminou Lo, un profil technique pour relancer l’économie sénégalaise

    Le président Bassirou Diomaye Faye a nommé Amadou Al-Aminou Lo au poste de Premier ministre. Ancien haut fonctionnaire et économiste chevronné, ce dernier occupe déjà une place centrale dans l’administration sénégalaise. Son parcours, marqué par son passage à la Banque centrale, en fait un choix stratégique pour affronter les défis économiques actuels.

    Ce choix tranche avec les attentes d’un profil plus politique. Pourtant, son expertise en matière de marchés financiers et de politiques monétaires pourrait s’avérer décisive dans un contexte économique mondial difficile. Sonko a d’ailleurs souligné leur collaboration passée, mettant en avant sa connaissance approfondie des rouages de l’État.

    Un dialogue politique en question

    Ousmane Sonko a salué la nomination d’Amadou Al-Aminou Lo, tout en regrettant l’absence de consultation du PASTEF. Une omission qu’il justifie par son statut de leader du principal parti politique du pays et de chef de la majorité parlementaire. Son discours laisse entrevoir une volonté de dialogue, bien que le choix du Premier ministre relève avant tout du président de la République.

    Il a insisté sur l’importance de ne pas marginaliser le PASTEF, déclarant avec fermeté : « On ne peut pas faire du PASTEF sans le PASTEF. » Une phrase qui résume l’enjeu de cette transition : concilier les aspirations du parti au pouvoir avec les revendications de la majorité parlementaire. Les prochaines semaines diront si cette ouverture se concrétise, notamment à travers la composition du gouvernement.

    Les priorités selon le PASTEF : économie, transparence et justice

    Sonko a rappelé que les préoccupations des Sénégalais – économie, reddition des comptes et justice – doivent guider l’action publique. Pour lui, le débat ne porte pas tant sur les profils des ministres que sur l’adéquation des politiques avec les engagements pris. Plusieurs ministres issus de son gouvernement précédent pourraient être reconduits, mais leur maintien reste incertain.

    Au-delà des nominations, c’est bien la cohérence entre les promesses électorales du PASTEF et la réalité des politiques menées qui sera scrutée par les citoyens. Une équation complexe dans un pays en quête de stabilité et de croissance.

  • Ousmane sonko : une cohabitation politique sous haute tension au Sénégal

    Ousmane sonko : une cohabitation politique sous haute tension au Sénégal

    Au Sénégal, l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale bouleverse l’équilibre institutionnel. Élu mardi 26 mai 2026, ce rival politique du président Diomaye Faye a pris position avec clarté : il ne souhaite pas « créer une crise institutionnelle », mais entend bien que l’Assemblée nationale ne devienne pas « une chambre d’enregistrement ». Une déclaration qui laisse planer le doute sur l’avenir de la cohabitation entre l’exécutif et le législatif.

    Ousmane Sonko, au centre, arrive pour prononcer un discours suite à son élection à la présidence de l'Assemblée nationale, le mardi 26 mai 2026, à Dakar.

    Une cohabitation politique sous surveillance

    La nomination d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale sénégalaise soulève des questions majeures sur la capacité du président Diomaye Faye à gouverner sereinement. Avec une majorité législative potentiellement hostile, le chef de l’État pourrait se heurter à des blocages institutionnels. Pourtant, l’intéressé a tempéré les craintes en affirmant que « la cohabitation peut être très difficile, mais elle peut également être paisible ». Une déclaration qui, bien que rassurante, ne suffit pas à dissiper les incertitudes politiques.

    Les observateurs s’interrogent : cette cohabitation sera-t-elle un frein à l’action gouvernementale ou une opportunité pour un dialogue constructif entre les pouvoirs ? Mamadou Lamine Sarr, spécialiste des sciences politiques à l’université numérique Cheikh Hamidou Kane de Dakar, décrypte les enjeux de cette transition institutionnelle.

    L’Assemblée nationale : un rôle clé dans l’équilibre des pouvoirs

    L’Assemblée nationale sénégalaise ne se contentera pas d’être un simple organe de validation. Ousmane Sonko a clairement indiqué qu’elle ne serait pas « une chambre d’enregistrement ». Cette posture pourrait conduire à des tensions avec l’exécutif, voire à des appels à une dissolution de l’Assemblée et à des législatives anticipées. Dans ce contexte, la question de la stabilité politique au Sénégal se pose avec acuité.

    Les prochaines semaines seront déterminantes pour comprendre si cette cohabitation sera source de blocages ou, au contraire, un terrain d’entente entre les différentes forces politiques.

  • Élection d’ousmane sonko à la tête de l’assemblée : quels enjeux pour le Sénégal ?

    Élection d’ousmane sonko à la tête de l’assemblée : quels enjeux pour le Sénégal ?

    élection d’ousmane sonko à la tête de l’assemblée : quels enjeux pour le Sénégal ?

    RFI
    ousmane sonko lors d’un discours politique

    Moins de quatre jours après son éviction de la primature, Ousmane Sonko s’est imposé comme un acteur clé en devenant président de l’Assemblée nationale. Dans un discours marqué par l’audace, il a balayé d’un revers de main toute idée de « déshonneur » et mis en avant sa « légitimité populaire ».

    Avec une fermeté peu commune, il a promis de ne pas instaurer de « blocage », de « vendetta personnelle » ou de « chaos institutionnel ». En revanche, il compte bien exercer un « contrôle strict » sur l’action gouvernementale et utiliser « tous les leviers de contre-pouvoir » à sa disposition si nécessaire.

    une cohabitation inédite qui s’annonce tendue

    Cette nouvelle dynamique dessine une cohabitation que certains qualifient d’« inédite ». Selon le politologue Ellimane Haby Kane, à la tête du think tank Legs Africa, Ousmane Sonko « met les manières » tout en cherchant à « contrôler l’exécutif ». Une posture qui pourrait rapidement se heurter aux ambitions du président Bassirou Diomaye Faye.

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    Le Pastef, parti d’Ousmane Sonko, reproche déjà au président Bassirou Diomaye Faye de ne pas avoir consulté les siens lors de la nomination du Premier ministre et de la composition du gouvernement. Un bras de fer s’annonce donc, comme en témoigne un communiqué publié mardi soir par le parti. Celui-ci évoque des échanges avec la présidence pour la formation du futur exécutif, tout en posant des conditions à sa participation.

  • Sénégal : Ousmane Sonko mise sur le dialogue à condition qu’il soit « responsable »

    L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été élu mardi président de l’Assemblée nationale quatre jours après avoir été limogé par le chef de l’Etat, qu’il pourrait continuer à défier depuis ce nouveau poste influent.