Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Dans une lettre adressée lundi aux Nations unies, les autorités nigériennes ont acté la sortie du traité fondateur de l’institution, le Statut de Rome, dont elles dénoncent le fonctionnement.
Ce départ s’inscrit dans la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le Niger est membre. Le pays accuse la CPI de pratiquer une justice à deux vitesses, ciblant principalement les dirigeants africains tout en ignorant les crimes commis par les grandes puissances. Cette décision marque une étape supplémentaire dans la souveraineté judiciaire revendiquée par le régime de Niamey.
La procédure de retrait, déclenchée par la notification à l’ONU, prendra effet un an après l’envoi de la lettre. Le Niger devient ainsi l’un des rares États africains à quitter volontairement la Cour, rejoignant la position déjà adoptée par d’autres pays du Sahel.
