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  • Parcours de femmes au pouvoir : une avancée au Bénin

    Parcours de femmes au pouvoir : une avancée au Bénin

    parcours de femmes au pouvoir : une avancée au Bénin

    Bénin Cotonou 2026 | Monument dédié aux Amazones du Dahomey

    L’arrivée de la capitaine Elvire Toupé en tant qu’aide de camp du président Romuald Wadagni marque un tournant dans l’histoire politique du Bénin. Cette nomination, officialisée lors du premier Conseil des ministres après son investiture, consacre une première : une femme béninoise occupe ce poste stratégique depuis l’indépendance du pays, le 1er août 1960. Jusqu’ici officier au sein de la Garde républicaine, elle incarne désormais un modèle pour les générations futures.

    des figures historiques aux nouvelles générations

    Pour Régis Hounkpè, spécialiste en géopolitique et directeur d’InterGlobe Conseils, cette avancée dépasse le simple symbole. « Cette décision envoie un message fort aux jeunes Béninoises. Les Amazones du Dahomey, ces guerrières légendaires, ont toujours symbolisé le courage et la détermination. Aujourd’hui, Elvire Toupé représente une nouvelle génération de femmes prêtes à s’engager dans des rôles clés, autrefois réservés aux hommes », explique-t-il.

    La journaliste Wuldath Moussa Mama abonde dans ce sens en soulignant le lien entre cette nomination et l’héritage des Agodjié, ces guerrières d’élite du royaume du Dahomey. « Les Amazones incarnent une histoire où les femmes ont marqué l’histoire militaire du pays. Leur résurgence dans l’imaginaire collectif montre que le Bénin évolue, même si des défis persistent », observe-t-elle. Elle interroge cependant : s’agit-il d’une exception ou du début d’une dynamique plus large pour promouvoir l’égalité dans les sphères décisionnelles ?

    Le monument dédié aux Amazones de Cotonou, inauguré récemment, témoigne de cette volonté de réhabiliter leur héritage. Une manière de rappeler que l’histoire du Bénin ne saurait s’écrire sans ces figures emblématiques.

    une représentation politique encore limitée

    Malgré ces avancées symboliques, la participation des femmes dans les instances dirigeantes reste insuffisante. Le gouvernement de Romuald Wadagni compte six femmes sur l’ensemble des ministres, un chiffre en légère hausse par rapport au précédent exécutif dirigé par Patrice Talon, qui en comptait cinq sur vingt-trois.

    Au niveau législatif, la situation est tout aussi contrastée. La dixième législature, entrée en fonction en février 2026, compte 28 députées sur 109 sièges, soit 25,7 % de l’hémicycle. Un taux identique à celui de la législature précédente. Pourtant, le code électoral béninois impose un quota : une femme par circonscription doit être élue. Sur les 24 sièges obtenus grâce à cette mesure, quatre ont été gagnés sans ce filet de sécurité.

    Wuldath Moussa Mama pointe du doigt les obstacles structurels : « Les partis politiques doivent faire plus pour encourager l’engagement des femmes. Cela passe par une meilleure formation au militantisme et une volonté réelle d’inclusion. Les quotas sont une première étape, mais ils ne suffisent pas ».

    La vice-présidence, occupée par une femme depuis 2021, reste un poste principalement protocolaire, sans réel pouvoir décisionnel. Un constat qui interroge sur la profondeur des changements en cours.

    vers une démocratie plus inclusive ?

    La nomination d’Elvire Toupé et les débats qu’elle suscite révèlent une société béninoise en mouvement. Si les femmes continuent de briser les plafonds de verre, leur place dans les cercles de pouvoir doit encore progresser. Les défis sont nombreux : overcoming les mentalités traditionnelles, renforcer les formations politiques, et garantir une représentation équitable dans toutes les institutions.

    Une chose est sûre : le Bénin ne peut ignorer la contribution des femmes à son développement. Leur implication croissante dans les affaires publiques est un gage de stabilité et de prospérité pour l’avenir.

    Le président béninois Romuald Wadagni aux côtés de la vice-présidente Mariam Chabi Talata Zimé Yérima
  • Rdc candidate au conseil de l’uit : mPanda mobilise la diplomatie internationale

    Rdc candidate au conseil de l’uit : mPanda mobilise la diplomatie internationale

    Une candidature stratégique pour la République Démocratique du Congo

    Me José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et Télécommunications de la République Démocratique du Congo (RDC), a marqué un tournant décisif dans la stratégie diplomatique de son pays en organisant, le 15 juillet 2026 à l’hôtel Hilton de Kinshasa, une rencontre d’envergure avec les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités en RDC. L’objectif ? Solennellement présenter la candidature de la RDC au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), lors des élections de la Conférence des Plénipotentiaires prévue à Doha, au Qatar, en novembre 2026. Ce scrutin déterminera les membres du Conseil pour le mandat 2027-2030.

    Pour le ministre congolais, cette démarche s’inscrit dans une vision ambitieuse : « la RDC ne peut plus rester en marge des décisions mondiales qui façonnent l’avenir des télécommunications et des technologies numériques. Notre position géostratégique au cœur de l’Afrique, combinée à notre potentiel énergétique et nos ressources humaines, nous positionne naturellement comme un acteur incontournable de cette révolution. »

    Christian Katende, président de l’Autorité de régulation de la Poste et Télécommunications du Congo (ARPTC), a renforcé ce message en soulignant l’importance numérique du pays : avec plus de 110 millions d’habitants et près de 74 millions d’abonnés mobiles, la RDC représente l’un des plus grands marchés numériques du continent africain.

    Quatre engagements clés pour l’Afrique et le monde

    La candidature de la RDC à l’UIT s’articule autour de quatre axes majeurs, présentés comme des leviers pour transformer le secteur des télécommunications en Afrique :

    • Renforcer la voix de l’Afrique au sein de l’UIT, en portant les enjeux des pays en développement dans les débats internationaux.
    • Stimuler les investissements** dans les infrastructures critiques : réseaux, satellites, centres de données et infrastructures numériques publiques.
    • Promouvoir une gouvernance numérique équilibrée**, conciliant innovation, sécurité, souveraineté et protection des citoyens.
    • Développer les capacités** des régulateurs et États africains via le partage des connaissances, la recherche et l’innovation.

    Me José Mpanda a insisté sur le rôle central de la RDC, siège de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), dans la défense des intérêts africains : « Il est cohérent que le pays abritant le siège de l’UAT participe activement aux décisions de l’UIT, l’organisation suprême du secteur. »

    Un appel au soutien international

    Lors de cette soirée, Me José Mpanda a sollicité un soutien actif des diplomates présents pour la candidature de la RDC. Il a demandé à chaque représentant de mobiliser leur pays respectif en faveur de cette initiative, en contactant les ministères des Affaires étrangères, les administrations des télécommunications et les autorités de régulation. « Nous ne cherchons pas seulement un siège, mais une opportunité de servir l’Afrique et le monde en façonnant les politiques numériques de demain. », a-t-il déclaré.

    Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé l’engagement total de la diplomatie congolaise dans ce projet. Elle a appelé les pays amis à soutenir activement cette candidature et à exploiter pleinement les outils de la diplomatie bilatérale et multilatérale. « L’UIT est un partenaire stratégique pour atteindre les objectifs de développement durable. Nous comptons sur les États membres pour que la RDC obtienne ce siège et fasse rayonner l’Afrique dans les enceintes internationales. »

    Des arguments solides pour une candidature légitime

    Christian Katende a mis en avant plusieurs atouts de la RDC pour justifier sa candidature :

    • Un marché numérique en pleine expansion** : 110 millions d’habitants et 74 millions d’abonnés mobiles, avec un potentiel de croissance énorme.
    • Des ressources naturelles stratégiques** : la RDC possède des minerais critiques essentiels aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle, renforçant sa légitimité dans les décisions technologiques mondiales.
    • Une vision d’intégration africaine** : la RDC souhaite devenir un hub numérique pour l’Afrique centrale, en accélérant la connectivité et en réduisant la fracture numérique.

    Il a conclu en appelant à une « Afrique qui ne subit plus les transformations numériques, mais qui les conçoit. Une Afrique qui investit, innove et construit son avenir avec responsabilité. »

    Prochaine étape : la formalisation à Doha

    La candidature de la RDC sera officiellement présentée lors de la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT, qui se tiendra à Doha, au Qatar, en novembre 2026. Ce rendez-vous sera décisif pour savoir si la RDC intégrera le Conseil de l’UIT pour le mandat 2027-2030.

  • Starlink arrive en Côte d’Ivoire pour connecter les zones rurales

    Starlink arrive en Côte d’Ivoire pour connecter les zones rurales

    Starlink est désormais accessible en Côte d’Ivoire. Le fournisseur d’accès internet par satellite, détenu par SpaceX, a officiellement lancé son service ce 16 juillet 2026, après l’obtention d’une licence temporaire de douze mois délivrée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC (ARTCI) à Starlink Network CIV. Les particuliers et entreprises peuvent désormais s’abonner via le site officiel starlink.com/cotedivoire.

    Cette initiative avait été dévoilée le 11 juin 2026 par Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique. L’accord permet à Starlink de fournir des connexions internet fixes par satellite sur l’ensemble du territoire national, en utilisant les bandes de fréquences Ka et V.

    Lutter contre la fracture numérique en milieu rural

    Le gouvernement ivoirien a ciblé en priorité les zones reculées, les écoles et les centres médicaux isolés pour améliorer leur accès à internet. L’objectif est clair : combler le fossé numérique qui sépare les régions urbaines des campagnes, où les infrastructures filaires et mobiles restent souvent défaillantes.

    Cette autorisation fait suite à une décision prise par le Conseil de régulation de l’ARTCI en septembre 2025. La licence provisoire de douze mois permettra d’évaluer la qualité du service et le respect des engagements de Starlink avant d’envisager un déploiement définitif.

    Le 27e pays africain à accueillir Starlink

    La Côte d’Ivoire rejoint la liste des 27 pays africainsStarlink opère désormais. Cette expansion s’inscrit dans une dynamique continentale accélérée depuis 2023, avec des lancements au Nigeria, au Kenya, au Rwanda ou encore au Mozambique.

    Cette stratégie répond à un besoin croissant d’accès internet dans des territoires où les infrastructures terrestres sont coûteuses à déployer. Grâce à sa constellation de satellites en orbite basse, Starlink promet des débits élevés et une latence réduite, même dans les zones les moins desservies.

    Un contexte ivoirien favorable aux innovations télécoms

    L’arrivée de Starlink coïncide avec le déploiement simultané de la 5G en Côte d’Ivoire, reflétant l’ambition des autorités à moderniser rapidement les infrastructures de télécommunication. Bien que le pays compte déjà plusieurs opérateurs mobiles, les zones rurales restent largement sous-connectées.

    Avec une population de 33,5 millions d’habitants et une superficie de 322 000 km², la Côte d’Ivoire présente des disparités géographiques marquées entre le sud urbanisé et le nord rural. Le taux de pénétration de l’internet fixe y reste faible, offrant ainsi un terrain propice aux solutions satellitaires.

    L’ARTCI, créée en 2012, supervise l’ensemble du secteur des télécommunications et veille à la concurrence. Son encadrement de Starlink via une licence provisoire illustre sa volonté de contrôler l’arrivée de nouveaux acteurs globaux sur un marché encore en pleine structuration.

    Une période d’évaluation pour garantir la qualité

    La licence provisoire de douze mois vise à vérifier la conformité de Starlink aux normes locales et à évaluer son impact sur le marché. Le ministre Djibril Ouattara a indiqué que cette autorisation serait réexaminée à l’issue de cette période.

    Cette approche prudente rappelle celle adoptée dans d’autres pays africains, où les régulateurs imposent des phases pilotes avant d’autoriser un déploiement à grande échelle. L’enjeu est double : assurer la qualité du service et protéger les opérateurs locaux face à un concurrent disposant d’une infrastructure spatiale.

    Les prochains mois seront décisifs pour Starlink, qui devra prouver sa capacité à couvrir les zones rurales et à proposer des tarifs accessibles. La reconduction de sa licence dépendra de ces résultats concrets.

  • Sénégal : vers une gestion stratégique de la dette de 13 milliards de dollars

    Sénégal : vers une gestion stratégique de la dette de 13 milliards de dollars

    Le Sénégal se trouve à un tournant crucial de sa gestion financière, confronté à une crise sans précédent. Dans un élan de transparence, les autorités dakaroises s’apprêtent à officialiser le choix d’un partenaire clé pour restructurer une dette publique colossale. Cette décision, scrutée par les marchés internationaux, marque une volonté de rétablir la confiance des investisseurs après la révélation de graves irrégularités budgétaires.

    Une dette publique sous-estimée de plus de 13 milliards de dollars

    Le nouveau gouvernement a révélé l’ampleur des dissimulations : plus de 13 milliards de dollars de dettes souveraines n’avaient jamais été déclarées. Selon les dernières données officielles disponibles, le ratio dette/PIB a atteint 128,6 % en 2024, contre 81,8 % cinq ans plus tôt. Une situation alarmante qui a poussé le Fonds monétaire international à suspendre un programme d’aide de 1,8 milliard de dollars, privant le pays d’une bouffée d’oxygène financière.

    Lazard et GSA : un duo d’experts pour relever le défi

    La banque d’affaires américaine Lazard, spécialiste des restructurations souveraines, a été désignée pour piloter cette opération délicate. Elle travaillera en étroite collaboration avec le cabinet parisien Global Sovereign Advisory (GSA), formant une équipe franco-américaine chargée de négocier avec les créanciers et les institutions financières. Cette nomination, attendue dans les prochains jours, vise à rassurer les marchés et à stabiliser les spreads obligataires sénégalais, qui se sont fortement dégradés ces dernières semaines.

    Une refonte institutionnelle pour plus de transparence

    Pour accompagner cette démarche, le gouvernement a créé une nouvelle entité : la Direction générale des Financements et de la Dette. Cet organe, placé sous l’autorité directe des autorités, a pour mission de centraliser et de superviser l’ensemble des engagements financiers de l’État. Son rôle sera déterminant pour établir un diagnostic précis et proposer des solutions de refinancement adaptées, tout en garantissant une gestion rigoureuse des ressources publiques.

    L’enjeu est de taille : restaurer la crédibilité du Sénégal, longtemps considéré comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest. La découverte des dettes cachées a ébranlé cette réputation, poussant les autorités à opter pour une approche transparente et professionnelle. Les choix à venir seront déterminants : renégociation de certains contrats, étalement des remboursements, ou recherche de financements complémentaires à des conditions moins avantageuses.

    Un contexte économique contrasté

    Le Sénégal, nation de 18 millions d’habitants située à l’extrémité ouest du continent, a connu une croissance économique soutenue ces dernières années. Portée par des investissements massifs dans les infrastructures et l’exploitation future de ses réserves pétrolières et gazières offshore, cette expansion s’est accompagnée d’un endettement rapide et mal maîtrisé. La capitale, Dakar, concentre l’essentiel de l’activité économique, où le nouveau gouvernement, en place depuis avril 2024, tente de redresser une situation budgétaire qualifiée d’héritée.

    La transparence imposée sur les comptes publics a révélé l’ampleur des dissimulations, forçant les autorités à solliciter une expertise internationale pour sortir de l’impasse. Les défis sont multiples : rétablir la confiance des investisseurs, négocier avec des créanciers aux intérêts divergents, et regagner l’accès aux financements internationaux.

    Les obstacles à surmonter pour Lazard

    Le mandat confié à Lazard s’annonce complexe. La première étape consistera à réaliser un audit complet de la dette, afin d’établir un état des lieux précis des engagements réels de l’État sénégalais. Ensuite, l’équipe devra concevoir une stratégie de refinancement permettant d’étaler les remboursements sans risquer un défaut de paiement. Les négociations s’annoncent ardues : elles devront impliquer les créanciers bilatéraux, les institutions multilatérales, ainsi que les détenteurs d’obligations souveraines, chacun avec des attentes différentes.

    Parallèlement, Lazard devra soutenir Dakar dans ses discussions avec le FMI pour débloquer à nouveau les financements suspendus. Sans l’appui de l’institution, le Sénégal aura du mal à accéder aux marchés internationaux à des taux acceptables. Chaque décision prise sera scrutée par les investisseurs, et la nomination d’un conseiller de renom est perçue comme un gage de sérieux et de détermination.

    Une crise qui dépasse les frontières sénégalaises

    Pour la France, partenaire économique historique du Sénégal, cette crise financière représente un test pour la stabilité de la zone franc CFA. Le Sénégal, membre clé de cette zone monétaire, entretient des liens commerciaux étroits avec Paris, notamment dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications et des infrastructures. La présence du cabinet parisien GSA aux côtés de Lazard illustre l’importance de la dimension franco-africaine de ce dossier.

    Les autorités françaises suivent de près l’évolution de la situation, conscientes qu’une instabilité financière au Sénégal pourrait avoir des répercussions régionales. Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest font face à des pressions économiques similaires, aggravées par la hausse des coûts de l’énergie et l’inflation importée. La nomination de Lazard devrait être officialisée sous peu, dans un contexte où les marchés attendent des annonces concrètes sur la stratégie de refinancement.

    Pour la population sénégalaise, les conséquences potentielles sont multiples : ajustements budgétaires, réduction des dépenses publiques, ou hausse de la fiscalité. Le gouvernement doit désormais naviguer entre rigueur financière et préservation de la cohésion sociale, un équilibre délicat à trouver pour éviter une crise sociale.

  • Politique sociale au Bénin : 31 milliards pour eau, électricité et santé des populations

    Politique sociale au Bénin : 31 milliards pour eau, électricité et santé des populations

    Un plan social sans précédent de 31 milliards de francs CFA pour transformer le quotidien

    À Toviklin, au cœur de la région du Couffo, l’État béninois a dévoilé un ambitieux programme de développement social, salué par les habitants, les enseignants et les représentants locaux. Ce mardi 15 juillet 2026, devant une assemblée unie, le gouvernement a présenté des mesures concrètes, chiffrées et sans ambiguïté, pour améliorer radicalement les conditions de vie des citoyens.

    Avec une enveloppe globale de 31 milliards de francs CFA, cette initiative marque un tournant dans la gouvernance économique et sociale du pays. Chaque franc engagé répond à un besoin précis, visant à renforcer les services essentiels et à garantir l’accès universel aux droits fondamentaux.

    Santé prioritaire : soigner avant de facturer

    Le premier volet de ce plan s’attaque aux urgences vitales avec un budget d’un milliard de francs CFA. L’objectif est clair : garantir l’accès aux soins sans prérequis financier. Cette disposition révolutionnaire rompt avec les pratiques passées, où l’absence de moyens pouvait condamner des vies.

    Le ministre d’État a rappelé avec force : « Le premier réflexe en cas d’urgence doit être la prise en charge médicale, pas la présentation d’une facture. La vie humaine n’a pas de prix. » Pour éviter toute dérive, des mécanismes de suivi rigoureux seront déployés sur l’ensemble du territoire, assurant une application uniforme de cette mesure.

    Éducation : 20 milliards pour des écoles dignes et fonctionnelles

    Le deuxième pilier du programme cible un défis silencieux mais criant : l’accès à des infrastructures scolaires de base. Avec 20 milliards de francs CFA, l’État s’engage à équiper les établissements du pays en eau potable, électricité et sanitaires séparés.

    Cette transformation vise à rétablir la dignité des élèves, en particulier des jeunes filles, dont l’absence de toilettes adaptées aggrave les risques d’abandon scolaire. Les fonds seront également utilisés pour moderniser les salles de classe et améliorer les conditions d’apprentissage.

    Santé de proximité : 10 milliards pour des dispensaires autonomes

    Le troisième axe du plan alloue 10 milliards de francs CFA à la modernisation des centres de santé locaux. L’accent est mis sur l’autonomie énergétique via des solutions solaires, garantissant la continuité des soins, même en cas de panne du réseau électrique traditionnel.

    L’approvisionnement en eau courante et le respect des normes d’hygiène sont également prioritaires. Ces investissements permettront de réaliser des actes médicaux critiques en toute sécurité, notamment les interventions nocturnes comme les césariennes.

    Une stratégie globale pour un développement par la base

    Ces annonces ne sont pas de simples promesses : elles s’inscrivent dans une vision cohérente et structurée, où chaque franc est utilisé pour renforcer les fondations sociales. Le gouvernement de Romuald Wadagni mise sur une approche bottom-up, en partant des besoins concrets des populations pour bâtir un avenir plus juste.

    À Toviklin, l’enthousiasme est palpable. Les participants attendent désormais des actions rapides et tangibles : forages opérationnels, raccordements effectifs et infrastructures pleinement fonctionnelles. Les regards sont tournés vers les chantiers à venir, porteurs d’espoir pour des milliers de familles.

  • Gabon et France : vers une coopération renouvelée et équilibrée

    Gabon et France : vers une coopération renouvelée et équilibrée

    Politique

    Gabon et France : vers une coopération renouvelée et équilibrée

    Libreville, 16 juillet 2026 — Le 14 juillet à Libreville a marqué un tournant dans les relations entre le Gabon et la France. À travers le discours de l’ambassadeur français, Fabrice Mauriès, c’est une vision actualisée des liens entre Paris et la capitale gabonaise qui a été présentée. Trois décisions majeures ont été dévoilées : l’organisation prochaine d’une visite d’État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France, la reconversion définitive du Camp De Gaulle, et la mise en place d’un parquet national financier gabonais. Ces initiatives, bien que distinctes, s’inscrivent dans une dynamique commune de réinvention du partenariat franco-gabonais.

    Dans un environnement international où les équilibres géopolitiques évoluent rapidement, le Gabon se positionne comme un acteur clé de cette nouvelle ère de relations entre l’Europe et l’Afrique. Les exigences croissantes de souveraineté sur le continent, couplées à la concurrence accrue entre les puissances, rendent cette réinvention des alliances stratégique.

    Une visite d’État chargée de symboles

    L’annonce de la visite officielle du président gabonais en France constitue le geste diplomatique le plus marquant depuis le début de la transition politique en 2023. En France, une visite d’État équivaut à la plus haute distinction accordée à un dirigeant étranger.

    Cette initiative reflète la volonté de Paris de soutenir la trajectoire institutionnelle du Gabon, tout en reconnaissant le retour à la légalité constitutionnelle après l’élection présidentielle. L’ambassadeur français a insisté sur un point crucial : la transition gabonaise est une affaire interne. La France n’a pas joué de rôle actif dans ce processus, mais souhaite désormais être un partenaire engagé dans sa réussite. Cette approche marque un changement notable dans les relations entre anciennes puissances coloniales et États africains, où les accusations d’ingérence sont fréquentes. La France semble privilégier désormais l’accompagnement plutôt que l’influence directe, la collaboration plutôt que la domination.

    L’ère post-militaire au Gabon

    La reconversion du Camp De Gaulle symbolise peut-être le changement le plus visible de cette nouvelle dynamique. Pendant des décennies, cette base militaire française a incarné la présence stratégique de Paris en Afrique centrale. Sa transformation annoncée marque la fin d’un chapitre historique ouvert après les indépendances africaines.

    célébration de la fête nationale française à la résidence de France à Libreville

    Le futur dispositif militaire reposera sur des partenariats opérationnels, la formation, des exercices conjoints et la sécurité maritime, réduisant ainsi la présence permanente de troupes françaises. Cette évolution s’aligne sur la nouvelle doctrine française en Afrique, privilégiant des coopérations ciblées et adaptées aux priorités des États partenaires.

    Pour le Gabon, cette transformation représente une occasion de renforcer ses propres capacités militaires et de consolider sa souveraineté stratégique, sans rompre avec son allié historique. Les futurs projets communs, notamment dans le domaine maritime, illustrent cette volonté de bâtir une coopération davantage axée sur les intérêts partagés, notamment dans la protection du Golfe de Guinée, devenu l’un des espaces maritimes les plus stratégiques du continent.

    Justice et transparence : un nouveau chapitre

    La création d’un parquet national financier gabonais répond à une demande mondiale grandissante : renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption, les flux financiers illicites et la criminalité économique. Ce sujet est particulièrement sensible pour un pays riche en ressources naturelles comme le pétrole, le manganèse et d’autres minerais, dont la gestion impacte directement le développement national.

    L’ambassadeur français a souligné que cette coopération judiciaire serait mutuelle, une précision qui reflète la volonté d’instaurer des relations plus équilibrées entre les deux systèmes judiciaires. Cette initiative s’inscrit dans les ambitions gabonaises en matière de transparence, de gouvernance économique et de modernisation des institutions publiques. Au-delà de la justice financière, la coopération inclut également la lutte contre le trafic de stupéfiants, la surveillance des frontières, la sécurité intérieure et le renforcement des capacités opérationnelles des forces gabonaises.

    L’ensemble de ces mesures dessine les contours d’une relation bilatérale désormais fondée sur la gouvernance partagée, la sécurité collective et le développement économique, plutôt que sur les seuls héritages historiques. Le discours du 14 juillet à Libreville restera probablement comme un moment clé où la France et le Gabon ont officiellement acté leur entrée dans une nouvelle phase de leur histoire commune.

    Ni rupture brutale, ni maintien d’un statu quo. Il s’agit plutôt de la construction progressive d’un partenariat plus équilibré, pragmatique et adapté aux réalités géopolitiques du XXIe siècle. Le véritable défi désormais consiste à transformer ces engagements diplomatiques en actions concrètes pour les populations des deux pays et pour la stabilité de l’Afrique centrale.

  • Stratégie énergétique du Cameroun : Sonara abandonne le projet Parras 24 pour un nouveau modèle

    Stratégie énergétique du Cameroun : Sonara abandonne le projet Parras 24 pour un nouveau modèle

    L'unités de production de la Sonara située à Limbé.

    La Société nationale de raffinage (Sonara) au Cameroun opère un virage stratégique dans sa politique énergétique. Après des mois d’hésitations, les autorités ont décidé de mettre un terme au projet Parras 24, jugé trop coûteux et complexe, pour privilégier une approche inédite : un partenariat public renforcé. Cette décision marque une étape clé dans la restructuration du secteur pétrolier national.

    Pourquoi le Cameroun tourne la page sur Parras 24

    Le projet Parras 24, initialement conçu pour moderniser le raffinage et booster la production nationale, s’est heurté à des obstacles majeurs. Lourdeurs administratives, dépassements budgétaires et difficultés techniques ont progressivement freiné son avancement. Face à ces défis, le gouvernement camerounais a opté pour une solution plus pragmatique : s’appuyer sur des acteurs publics pour relancer la Sonara.

    Cette réorientation s’inscrit dans une logique de maîtrise des coûts et de souveraineté énergétique. En misant sur des partenariats étatiques, l’État entend sécuriser l’approvisionnement du pays en produits pétroliers tout en réduisant sa dépendance aux investisseurs étrangers.

    Un nouveau modèle pour la Sonara : plus d’État, moins de risques

    Le changement de cap annoncé par la Sonara repose sur plusieurs piliers. D’abord, une réforme structurelle visant à optimiser les processus de gestion et de production. Ensuite, un soutien accru de l’État pour financer les investissements nécessaires. Enfin, une collaboration renforcée avec les autres entités publiques du secteur.

    Ce modèle présente plusieurs avantages :

    • Réduction des coûts : en éliminant les intermédiaires privés, l’État maîtrise mieux les dépenses.
    • Accélération des projets : les projets publics bénéficient souvent de procédures allégées.
    • Création d’emplois locaux : la Sonara pourrait embaucher davantage de techniciens et d’ingénieurs camerounais.

    Cependant, ce choix n’est pas sans risques. Certains observateurs s’interrogent sur l’efficacité à long terme d’un modèle entièrement public, notamment en termes d’innovation et de compétitivité.

    Les défis à relever pour la Sonara

    Malgré cette nouvelle orientation, la Sonara devra surmonter plusieurs écueils. Moderniser ses infrastructures sans alourdir la dette publique reste un défi de taille. De plus, la formation des équipes et l’adoption de technologies modernes seront déterminantes pour rester compétitive.

    Un autre point crucial concerne la transition énergétique. Le Cameroun, comme le reste du continent, doit concilier ses ambitions industrielles avec ses engagements écologiques. La Sonara devra intégrer des pratiques plus durables dans ses processus de raffinage.

    Quelles perspectives pour l’économie camerounaise ?

    Cette décision pourrait avoir un impact significatif sur l’économie nationale. En sécurisant son approvisionnement énergétique, le Cameroun réduit sa vulnérabilité face aux fluctuations des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Par ailleurs, une Sonara performante pourrait attirer de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier.

    À moyen terme, cette stratégie pourrait aussi renforcer la position du Cameroun en Afrique centrale, où la demande en produits raffinés ne cesse de croître. Cependant, tout dépendra de la capacité du pays à concrétiser ses ambitions sans reproduire les erreurs du passé.

    Ce revirement stratégique illustre une volonté claire : celle de placer le Cameroun au cœur de sa propre transition énergétique, en s’appuyant sur ses propres ressources et compétences.

  • Macky sall candidat à l’ONU : les familles des victimes dénoncent un soutien politique inacceptable

    Macky sall candidat à l’ONU : les familles des victimes dénoncent un soutien politique inacceptable

    Macky Sall candidat à l’ONU : les familles des victimes s’insurgent contre un soutien inattendu

    L’entrée en lice de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU crée une onde de choc au Sénégal. Quelques jours après l’annonce officielle de sa candidature, l’ancien président a rencontré Bassirou Diomaye Diakhar Faye à Dakar. Une entrevue qui a immédiatement suscité l’indignation des collectifs représentant les familles des victimes des violences politiques sous son mandat.

    Soutenu par le Burundi, alors président de l’Union africaine, Macky Sall met en avant son expérience internationale, notamment son rôle à la tête de l’organisation panafricaine entre février 2022 et février 2023. Son objectif affiché ? Défendre les intérêts du continent africain au sein des instances mondiales. Pourtant, cette ambition se heurte frontalement aux critiques des nouvelles autorités sénégalaises et des associations de victimes.

    Un lourd bilan humain et des accusations de répression

    Les autorités issues de l’alternance politique de 2024 accusent l’ancien gouvernement d’avoir réprimé violemment les mobilisations de l’opposition entre 2021 et 2024. Des manifestations qui auraient causé la mort de plusieurs dizaines de personnes selon les organisations humanitaires.

    Les familles des victimes s’opposent farouchement à son soutien

    Mouhamed Fadel Bodian, porte-parole du collectif des familles des martyrs, exprime sans détour son inquiétude :

    « La rencontre entre Macky Sall et le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye au sujet de sa candidature à l’ONU nous trouble profondément. Nous estimons que Monsieur Macky Sall ne représente pas un profil acceptable pour bénéficier du soutien du Sénégal. »

    Boubacar Sèye, président de l’Association des familles des martyrs, rappelle quant à lui le coût humain de son passage au pouvoir :

    « Pour nous, cette candidature symbolise le retour d’un homme dont les années à la tête de l’État restent associées à l’une des périodes les plus sombres de notre histoire récente. Des dizaines de vies ont été fauchées lors des affrontements politiques. »

    Guy Marius Sagna, député du parti Pastef et figure de la majorité présidentielle, va plus loin dans sa condamnation :

    « Cette visite est une insulte à toutes les victimes de 2021 à 2024. C’est comme si on leur infligeait une troisième fois les blessures, les emprisonnements et les tortures. Elles ont pourtant tout sacrifié pour préserver la démocratie sénégalaise. »

    Une compétition internationale déjà bien engagée

    La candidature de Macky Sall s’inscrit dans une course effrénée pour succéder à António Guterres, dont le mandat à la tête de l’ONU s’achèvera en décembre 2026. Deux autres profils ont d’ores et déjà officialisé leur participation : Michelle Bachelet, ex-présidente du Chili, et Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

    Le Costa Rica a également proposé la candidature de Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du pays, bien que sa lettre de candidature n’ait pas encore été officiellement déposée. Par ailleurs, plusieurs États militent activement pour une première historique : l’élection d’une femme à la tête de l’organisation onusienne.

    Un processus de sélection sous haute tension

    Le Conseil de sécurité de l’ONU doit entamer l’examen formel des candidatures avant la fin du mois de juillet. Sa recommandation sera ensuite transmise à l’Assemblée générale, seule instance habilitée à désigner le nouveau secrétaire général pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.

    Pour Macky Sall, cette candidature représente bien plus qu’une simple bataille diplomatique. Elle engage aussi une question de mémoire et de réconciliation nationale au Sénégal, où les plaies des violences politiques restent encore vives.

  • Épidémie d’ebola en rdc : l’oms alerte sur une propagation alarmante

    Épidémie d’ebola en rdc : l’oms alerte sur une propagation alarmante

    L’épidémie d’Ebola en RDC s’aggrave : l’OMS tire la sonnette d’alarme

    La situation sanitaire en République démocratique du Congo (RDC) devient de plus en plus critique face à l’épidémie d’Ebola, désormais qualifiée d’alarmante par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Deux mois après son officialisation, la propagation du virus atteint une vitesse inédite, plaçant cette flambée parmi les plus graves jamais enregistrées dans le pays.

    Une épidémie qui s’étend à une vitesse record

    Selon le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, la situation est plus préoccupante que jamais. « Hier marquait les deux mois depuis la déclaration officielle de l’épidémie en RDC. Depuis, la maladie s’est propagée à un rythme jamais observé auparavant. Nous comptabilisons désormais 2 073 cas, dont 796 décès », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Genève.

    Pour comparaison, l’épidémie de 2018-2019 en RDC avait nécessité plus de dix mois pour atteindre le seuil des 2 000 cas confirmés. Cette fois, ce seuil a été franchi en seulement deux mois, illustrant l’ampleur de la crise.

    L’Ituri, épicentre de la transmission

    La province de l’Ituri concentre les principales inquiétudes. Plus de 80 % des nouveaux cas sont détectés en dehors des listes de contacts suivis, révélant des chaînes de transmission non identifiées. Pire encore, « environ deux tiers des décès surviennent au sein des communautés, parmi des personnes n’ayant jamais eu accès à des soins dans un établissement médical », précise le Dr Tedros.

    Des défis majeurs pour la riposte

    Malgré les efforts déployés, l’épidémie reste difficile à contrôler. Plusieurs obstacles freinent l’action des équipes sanitaires :

    • Conflits armés : les zones touchées sont souvent inaccessibles en raison des combats, limitant l’intervention des équipes médicales.
    • Attaques contre les centres de traitement : un centre de soins à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, a été la cible d’une attaque récente, aggravant la situation.
    • Absence de vaccin homologué : aucun traitement spécifique n’est encore disponible pour cette souche du virus, bien que des essais cliniques soient en cours.

    Des avancées encourageantes malgré tout

    Face à cette crise, l’OMS et ses partenaires (dont le CDC Afrique) ont mis en place plusieurs mesures pour tenter d’endiguer l’épidémie :

    • La capacité de traitement dépasse désormais 800 lits, avec une augmentation constante.
    • Le nombre de laboratoires est passé de 1 à 16, améliorant la détection des cas.
    • Le suivi des contacts a atteint près de 80 %.
    • Plus de 21 000 agents communautaires sont en formation pour sensibiliser les populations.
    • Les inhumations sûres et dignes se sont améliorées, réduisant les risques de contamination.

    En parallèle, des essais cliniques sont en cours pour tester de nouveaux traitements, comme l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir. Un essai de vaccin (ChAdOx1) a également débuté, offrant un espoir supplémentaire.

    L’Ouganda, un soulagement relatif

    Contrairement à la RDC, l’Ouganda enregistre des progrès significatifs. Le dernier patient confirmé a quitté l’hôpital, marquant le début d’un compte à rebours de 42 jours avant la fin officielle de l’épidémie dans le pays (20 cas et 2 décès recensés). Cependant, le risque persiste en raison de la situation en RDC, où la propagation reste incontrôlée.

    Appel à une intervention politique

    Le Dr Tedros a insisté sur la nécessité d’une mobilisation politique pour faciliter l’accès aux zones touchées et renforcer la riposte. « Nous avons besoin de soutien politique pour intensifier nos actions. Les défis techniques sont réels, mais une intervention au plus haut niveau est indispensable pour sauver des vies », a-t-il souligné.

    Les priorités immédiates de l’OMS incluent :

    • Renforcer la surveillance en Ituri.
    • Améliorer les inhumations sûres et dignes.
    • Optimiser la prise en charge clinique des patients.
    • Mobiliser les communautés locales.
    • Renforcer les capacités de riposte dans les provinces nouvellement touchées.

    La RDC face à son histoire sanitaire

    Malgré l’urgence, les autorités congolaises se veulent rassurantes. Elles rappellent que la RDC a déjà maîtrisé 16 épidémies d’Ebola par le passé, grâce à une riposte coordonnée et à l’expérience acquise. Les efforts actuels s’inscrivent dans cette continuité, avec une collaboration renforcée entre les acteurs nationaux et internationaux.

    Cependant, la situation reste fragile. L’épidémie, classée comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) depuis le 17 mai, pourrait encore s’aggraver en raison de plusieurs facteurs :

    • La forte mobilité des populations.
    • La fragilité des systèmes de santé dans certaines régions.
    • L’insuffisance des infrastructures sanitaires.
    • Les difficultés d’accès aux zones affectées par les conflits.

    Face à cette crise, la communauté internationale est appelée à renforcer son soutien pour éviter une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur.

    L’enterrement d’un patient atteint d’Ebola

    Conclusion : une course contre la montre

    L’épidémie d’Ebola en RDC représente l’un des défis sanitaires les plus complexes de ces dernières années. Entre propagation fulgurante, attaques contre les centres de soins et manque de moyens, la situation exige une réponse urgente et coordonnée. L’OMS, en collaboration avec les autorités congolaises et les partenaires internationaux, tente de contenir la crise, mais le temps presse.

    Sans une intervention politique forte et une mobilisation accrue des ressources, le virus pourrait continuer de faire des ravages, mettant en péril des milliers de vies et aggravant une crise humanitaire déjà difficile.

  • Ivoire côte : vers un partenariat afrique-europe plus juste sur la migration

    Ivoire côte : vers un partenariat afrique-europe plus juste sur la migration

    Abidjan — À l’occasion du Forum libéral de dialogue politique qui s’est tenu les 15 et 16 juillet 2026, deux figures influentes ont partagé une vision audacieuse pour repenser les relations entre l’Afrique et l’Europe. Sidi Touré, vice-président de l’Internationale libérale et ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, ainsi qu’Alexandra Heldt, directrice régionale Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann, ont mis en lumière un plaidoyer commun en faveur d’une approche renouvelée des enjeux migratoires.

    la migration, une question de liberté et non de crise

    Sidi Touré a marqué les esprits en rappelant avec fermeté que le phénomène migratoire ne constitue pas une menace, mais une expression fondamentale de la liberté humaine. S’appuyant sur des données onusiennes, il a souligné que les migrants ne représentent que 3,7 % de la population mondiale, précisant que plus de 96 % des personnes restent dans leur pays de naissance. « Le monde n’est pas submergé par les migrants, c’est un mythe à combattre », a-t-il déclaré.

    Il a également mis en avant l’importance des flux migratoires internes en Afrique, où 70 % des déplacements se font entre pays du continent. À titre d’exemple, il a cité les mouvements quotidiens observés à la gare routière d’Adjamé, à Abidjan, pour illustrer cette réalité : « Ce n’est pas une crise, c’est simplement la vie en mouvement. »

    l’hospitalité ivoirienne au cœur du débat

    Le ministre a rappelé avec fierté la tradition d’accueil de la Côte d’Ivoire, incarnée par le mot Akwaba. Pour lui, cette valeur doit guider les politiques migratoires : « L’hospitalité n’est pas une faiblesse, c’est une force et une politique à part entière. »

    les défis de la libre circulation en afrique de l’ouest

    Sidi Touré a exprimé ses craintes quant aux conséquences du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO. « Malgré les divergences politiques, les peuples africains restent frères, les économies sœurs. La libre circulation est un patrimoine à préserver pour nos générations futures », a-t-il plaidé. Il a insisté sur la nécessité de transformer ces discussions en actions concrètes, avec la rédaction d’un policy paper contenant des recommandations opérationnelles.

    dénoncer les discours de haine, un impératif

    Alexandra Heldt a quant à elle alerté sur les dangers des rhétoriques xénophobes, tant en Afrique qu’en Europe. Elle a rappelé les violences répétées contre les migrants en Afrique du Sud depuis 2008, soulignant que « aucun État ne peut prospérer en désignant les migrants comme boucs émissaires de ses difficultés économiques. »

    Elle a également pointé du doigt le paradoxe européen : alors que les besoins en main-d’œuvre qualifiée et non qualifiée sont croissants, les discours hostiles à l’immigration se multiplient. « Les migrations sont des vecteurs d’échanges, d’innovation et d’entrepreneuriat. Elles créent des ponts entre les peuples, bien plus qu’elles n’érigent des murs », a-t-elle affirmé.

    vers un partenariat équilibré et responsable

    Les deux intervenants ont appelé à l’instauration d’un partenariat Afrique-Europe fondé sur la mobilité, la responsabilité partagée et les valeurs de liberté. Alexandra Heldt a invité les décideurs à privilégier un discours de confiance plutôt que de peur, et de coopération plutôt que de rejet. « Il est temps de parler moins de contrôle et plus de collaboration, moins de rejet et plus de solidarité », a-t-elle conclu.

    Sidi Touré a réaffirmé sa conviction : « Faire de la migration un levier de développement partagé, voilà l’ambition à porter. »

    Les échanges se sont poursuivis avec des tables rondes dédiées aux dimensions juridiques, géopolitiques et humaines de la migration, marquant ainsi une étape clé dans la recherche de solutions durables.

  • Soutien officiel du Pérou au plan marocain pour le Sahara occidental

    Soutien officiel du Pérou au plan marocain pour le Sahara occidental

    soutien officiel du Pérou au plan marocain pour le Sahara occidental

    • Keiko Fujimori, présidente nouvellement élue au Pérou, réaffirme son soutien à la résolution 2797 de l’ONU sur le Sahara occidental
    • Cette position marque un tournant par rapport aux gouvernements précédents, qui entretenaient des liens ambigus avec le Polisario
    1. Soutien actif au plan d’autonomie pour le Sahara
    2. Fin de l’ambiguïté diplomatique historique
    3. Évolution des relations avec le Polisario
    4. Stratégie marocaine en Amérique latine

    Dès les premiers jours de son mandat, Keiko Fujimori, présidente nouvellement élue au Pérou, a clairement défini les grandes orientations de sa politique étrangère. Parmi elles, la question de l’intégrité territoriale du Maroc occupe une place centrale.

    Cette position s’est concrétisée lors d’une rencontre officielle avec l’ambassadeur du Maroc au Pérou, Amine Chaoudri, venu lui remettre une lettre de félicitations du roi Mohammed VI. Un échange qui a permis de clarifier la position péruvienne sur la question du Sahara.

    Soutien actif au plan d’autonomie pour le Sahara

    D’après les informations issues du bureau de la présidente élue, Keiko Fujimori a confirmé, lors de cette entrevue, que son gouvernement apporterait un soutien actif à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara occidental. Cette position s’inscrit dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale du Maroc et de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui reconnaît cette initiative comme base de négociation.

    L’ambassadeur marocain a également transmis à la présidente péruvienne une missive du souverain marocain, soulignant les relations solides entre les deux pays. Le roi Mohammed VI y exprime sa volonté de renforcer ce partenariat bilatéral, en le faisant évoluer vers une coopération multilatérale.

    Fin de l’ambiguïté diplomatique historique

    Cette déclaration de soutien représente un changement majeur par rapport aux gouvernements péruviens précédents, qui avaient souvent adopté une position ambiguë, voire ambiguë, sur la question du Sahara. Depuis les années 1980, plusieurs présidents avaient reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD), avant que Alberto Fujimori, père de l’actuelle présidente, ne suspende ces relations en 1996.

    Pendant près de 25 ans, cette position a été maintenue par les différents gouvernements successifs, malgré les fluctuations politiques. Le bref mandat de Pedro Castillo avait brièvement relancé les relations avec le Polisario en 2021, mais cette décision avait été annulée avant d’être réinstaurée, plongeant à nouveau la diplomatie péruvienne dans l’ambiguïté.

    Évolution des relations avec le Polisario

    Avec l’arrivée de Keiko Fujimori à la présidence, le Pérou semble revenir à une position plus claire, alignée sur celle de son père en 1996. Elle va même plus loin en soutenant non seulement l’intégrité territoriale du Maroc, mais aussi la souveraineté marocaine sur le Sahara, son plan d’autonomie et la résolution 2797 de l’ONU.

    Cette prise de position marque une rupture nette avec les gouvernements antérieurs, qui avaient parfois entretenu des liens étroits avec le Polisario, comme lors de la reconnaissance de la RASD dans les années 1980.

    Stratégie marocaine en Amérique latine

    Ce revirement diplomatique au Pérou s’inscrit dans un contexte plus large : une stratégie offensive menée par le Maroc en Amérique latine pour marginaliser le soutien au Polisario. Grâce à une approche combinant coopération économique, culturelle et universitaire, le Maroc a réussi à renforcer ses liens avec plusieurs pays de la région, les incitant à suspendre leur reconnaissance de la RASD.

    Parmi les nations ayant revu leur position, on compte la Colombie, le Guatemala, le Paraguay, la République dominicaine, Haïti, la Jamaïque, le Salvador, la Guyane, l’Équateur et le Panama. Une dynamique qui illustre l’influence croissante du Maroc sur la scène internationale et son rôle clé dans la résolution du conflit.

  • Retour de Macky Sall au Sénégal : une polémique qui divise la classe politique

    Retour de Macky Sall au Sénégal : une polémique qui divise la classe politique

    Le retour de Macky Sall au Sénégal attise les tensions autour de sa gestion passée

    Le retour de Macky Sall au Sénégal, prévu pour le 17 juillet afin d’échanger avec le président Bassirou Diomaye Faye, relance les débats houleux sur les événements de 2021 à 2024. Cette période, marquée par une répression controversée lors des manifestations, suscite une vive indignation parmi plusieurs collectifs citoyens.

    Retour de Macky Sall au Sénégal : une polémique autour de sa gestion passée

    Des collectifs réclament justice pour les victimes de la répression

    Dès l’annonce de son retour, un collectif mené par Boubacar Sèye a dénoncé une visite « indécente ». Pour lui, la présence de Macky Sall à Dakar symbolise « le retour d’un homme dont le mandat reste associé à une des périodes les plus sombres de l’histoire récente du Sénégal ». Les manifestants exigent que « la lumière soit faite » sur les dizaines de morts recensés lors des rassemblements.

    Les tensions se cristallisent autour de la question des responsabilités. « Nous exigeons que justice soit rendue pour les familles des victimes et les détenus politiques », a insisté Boubacar Sèye, rappelant que « chaque vie compte ».

    Une visite qui cristallise les divisions politiques

    Parmi les personnalités critiques, le député Guy Marius Sagna, proche de la majorité présidentielle, a qualifié la rencontre de « véritable insulte aux familles des victimes ». « C’est indécent de recevoir Macky Sall dans ces circonstances », a-t-il déclaré publiquement.

    À l’opposé, le parti de l’ancien président, l’Alliance pour la République (APR), a appelé à un accueil chaleureux. Des rassemblements de soutien sont organisés en prévision de son arrivée. Sur les réseaux sociaux, Macky Sall a précisé qu’il repartirait « dès la fin de son entretien » avec Bassirou Diomaye Faye, soulignant la brièveté de sa visite.

    Une candidature à l’ONU qui ajoute à la controverse

    Ce retour s’inscrit dans un contexte international tendu. Macky Sall est en effet candidat au poste de secrétaire général des Nations unies, une candidature portée par le Burundi – et non par le Sénégal, pourtant membre de l’Union africaine. Cette situation a suscité des interrogations sur la représentativité de sa démarche.

    Côté officiel, la présidence sénégalaise n’a pas réagi à cette visite. Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a simplement évoqué une « visite normale et ordinaire » dans son pays, rappelant que Macky Sall « n’est l’objet d’aucune accusation, poursuite ou condamnation ».