Blog

  • Retour surprise de Macky Sall au Sénégal pour une mission diplomatique décisive

    Retour surprise de Macky Sall au Sénégal pour une mission diplomatique décisive

    Ce vendredi 17 juillet, à 15 heures, un avion militaire se posera sur le tarmac de l’aéroport de Dakar, ramenant une figure politique majeure après une absence de plusieurs mois. À son bord, l’ancien président Macky Sall entame une visite éclair au Sénégal, marquée par une audience immédiate avec les plus hautes autorités du pays. Son objectif ? Quitter le territoire sénégalais avant 18 heures pour rejoindre New York, où il brigue le poste prestigieux de secrétaire général des Nations unies.

    Ce retour, qualifié de hautement stratégique par les observateurs, ne relève pas d’une simple formalité protocolaire. Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, revient en effet en tant que candidat sérieux à un rôle international. Pourtant, son passage suscite des tensions dans un pays où son héritage politique reste controversé. Entre critiques sur la gestion de la dette publique et le souvenir des violences des dernières années, l’ancien chef de l’État doit désormais composer avec un paysage politique transformé.

    Les partisans du Pastef, parti majoritaire depuis la présidentielle de 2024, n’ont pas caché leur opposition à l’ancien président. Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité le considèrent comme un symbole des dérives passées, malgré l’absence de poursuites judiciaires à son encontre. Les tensions persistent, alimentées par des accusations de mauvaise gouvernance et des promesses non tenues, notamment en matière de transparence financière.

    Macky Sall, dont la popularité s’était érodée au fil des années, tente aujourd’hui de rebâtir une image internationale. Son voyage éclair au Sénégal, bien que bref, pourrait jouer un rôle clé dans sa campagne pour le poste onusien. Une stratégie risquée, dans un pays où les attentes en matière de responsabilité politique n’ont jamais été aussi fortes.

  • Gabon : une avancée majeure dans la lutte anti-corruption reconnue par l’ONU

    Gabon : une avancée majeure dans la lutte anti-corruption reconnue par l’ONU

    Le Gabon a franchi une étape décisive dans sa lutte contre la corruption. Après onze années d’efforts ininterrompus, le pays a obtenu la validation de son deuxième cycle d’examen par le mécanisme de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Une reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de la résolution 3/1 adoptée en 2011 à New York.

    Sous la coordination de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), dirigée par Nestor Mbou, le Gabon a démontré sa conformité aux exigences internationales. Désormais, il n’est plus seulement un pays évalué : il est devenu un État examinateur, chargé d’évaluer à son tour la République des Seychelles sur des aspects clés de la Convention, notamment les mesures préventives et le recouvrement des avoirs.

    Une reconnaissance qui renforce la position du Gabon sur la scène internationale

    Cette avancée place le Gabon au cœur de la coopération mondiale contre la corruption. En participant activement à l’examen des Seychelles, le pays confirme son engagement en faveur d’une gouvernance transparente et responsable. Une dynamique qui favorise les échanges d’expériences et renforce les liens entre les nations.

    Le mécanisme d’examen ouvre également la porte à des réformes structurelles. Parmi les priorités : l’adaptation du cadre législatif, le renforcement du dialogue interinstitutionnel, le développement des compétences des acteurs locaux, et l’identification des besoins en assistance technique et financière. Autant de leviers pour consolider les actions du Gabon dans ce domaine.

    Cette validation marque un tournant dans la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Elle témoigne de la volonté du pays de s’aligner sur les standards internationaux et d’inscrire sa démarche dans une logique de transparence durable.

  • Diomaye Faye et Macky Sall : une rencontre qui divise au Sénégal

    Diomaye Faye et Macky Sall : une rencontre qui divise au Sénégal

    La visite programmée de Macky Sall au Sénégal pour solliciter l’appui du président Bassirou Diomaye Faye dans sa course à la tête des Nations unies enflamme le débat public. Les associations de victimes des années de répression sous l’ère Sall y voient une provocation, tandis que les responsables politiques analysent cette rencontre sous l’angle stratégique.

    Un passé qui resurgit

    Les familles des victimes des affrontements entre 2021 et 2024, période marquée par une répression sanglante des manifestations, expriment leur indignation. Seydi Gassama, porte-parole des collectifs de victimes, accompagne 67 familles dans leurs démarches judiciaires. Pour lui, recevoir Macky Sall revient à trahir les promesses de justice faites par le nouveau régime.

    « Ce n’est pas le retour de Macky Sall au Sénégal qui pose problème, mais l’absence de suite judiciaire pour ses actes. Bassirou Diomaye Faye, en accueillant son prédécesseur, envoie un message contradictoire. Comment parler de réconciliation sans justice ? s’interroge-t-il. Macky Sall porte une lourde responsabilité dans ces violences, et son retour sur la scène politique sénégalaise, sous couvert d’une candidature onusienne, est inacceptable. »

    Des promesses électorales en suspens

    Lors de sa campagne, Bassirou Diomaye Faye avait placé la justice transitionnelle au cœur de son projet. Pourtant, plus de deux ans après son accession au pouvoir, les dossiers des victimes restent lettre morte : ni procès ni indemnisations substantielles n’ont été engagés, malgré les engagements pris. Les organisations de défense des droits humains dénoncent cette inertie.

    Pour Seydi Gassama, la candidature de Macky Sall à l’ONU est incompatible avec son bilan : « Comment un dirigeant dont le régime a été marqué par des violations massives des droits humains peut-il prétendre diriger une institution internationale ? »

    Les enjeux politiques derrière la polémique

    Du côté de l’Alliance pour la République (APR), le parti de Macky Sall, on relativise les critiques. Assane Samb, analyste politique, y voit une opportunité pour Diomaye Faye de consolider une nouvelle alliance politique.

    « Après s’être distancé du Pastef, Diomaye Faye cherche à élargir sa base. Cette rencontre avec Macky Sall pourrait servir de levier pour fédérer les partis traditionnels contre le Pastef, encore très influent. analyse-t-il. C’est une manœuvre tactique, mais risquée sur le plan symbolique. »

    Silences et tensions persistantes

    Ni la présidence sénégalaise ni le Pastef, parti d’Ousmane Sonko, n’ont réagi officiellement à l’annonce de cette visite. Pourtant, celle-ci marque un tournant : Macky Sall n’était pas revenu au Sénégal depuis avril 2024, date de son départ du pouvoir après douze ans à la tête du pays.

    Sa candidature à l’ONU, soutenue par le Burundi (présidence tournante de l’Union africaine), avait déjà été rejetée par une vingtaine d’États africains en mars, dont le Sénégal. Une première dans les usages diplomatiques.

  • Bénin : un musée d’art contemporain de près de 20 milliards de fcfa en construction à Cotonou

    Bénin : un musée d’art contemporain de près de 20 milliards de fcfa en construction à Cotonou

    Les parlementaires béninois ont validé, lors d’une séance plénière, un accord de financement dédié à la réalisation du futur Musée d’Art contemporain de Cotonou (MACC). Ce projet, doté d’un budget global de 30 millions d’euros, équivalant à près de 20 milliards de francs CFA, vise à dynamiser le secteur culturel et à booster l’économie créative du pays.

    Le montage financier retenu associe un prêt à taux préférentiel de 25 millions d’euros (environ 16,4 milliards de francs CFA) et une subvention de 5 millions d’euros (près de 3,3 milliards de francs CFA). Avant son adoption définitive, la convention a été étudiée par la Commission parlementaire en charge de l’éducation, de la culture et des affaires sociales, qui a confirmé la viabilité des conditions de remboursement proposées par le partenaire français.

    Lors de son intervention devant l’Assemblée nationale, le ministre béninois de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a mis en avant les retombées économiques attendues de ce projet. « Ce musée représente bien plus qu’un espace culturel : c’est un levier de croissance pour les industries créatives, un générateur d’emplois et un catalyseur de développement urbain », a-t-il souligné.

    Le financement alloué ne se limitera pas à la seule construction du bâtiment. Il couvrira également l’accompagnement muséologique, la formation des futurs collaborateurs et la mise en œuvre opérationnelle de l’établissement. Une attention particulière sera portée à l’inclusion des femmes dans les métiers des industries culturelles et créatives.

    Le MACC s’inscrit dans une politique culturelle nationale lancée en 2016. Il s’ajoutera aux infrastructures culturelles déjà en développement, comme le Musée international de la Mémoire et de l’Esclavage à Ouidah, le Musée international du Vodun à Porto-Novo ou encore le Musée des Rois et des Amazones d’Abomey, ce dernier étant situé sur un site classé à l’UNESCO.

    Avec ce nouveau musée, Cotonou ambitionne de s’imposer comme la capitale béninoise de l’art contemporain. Au-delà de sa mission culturelle, il servira également d’outil de diplomatie artistique, afin de promouvoir les talents locaux sur la scène internationale.

    L’Agence française de développement, déjà active dans plusieurs projets structurants au Bénin, renforce ainsi son engagement dans le secteur culturel du pays. Après l’approbation des députés, le texte doit encore être ratifié avant le démarrage effectif des travaux. À ce jour, aucune date de début des chantiers n’a été communiquée par les autorités béninoises.

  • Rencontre Bassirou Diomaye Faye Macky Sall au Sénégal provoque des tensions

    Rencontre Bassirou Diomaye Faye Macky Sall au Sénégal provoque des tensions

    Rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Macky Sall : un choix qui divise le Sénégal

    Seydi Gassama
    Photo d'une rencontre officielle entre deux responsables sénégalais

    La venue de Macky Sall à Dakar pour solliciter le soutien du Sénégal à sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, en présence du président Bassirou Diomaye Faye, attise les tensions dans le pays. Une initiative qui ravive les plaies des familles des victimes des violences récentes.

    Un passé qui ressurgit

    Les proches des victimes des manifestations de 2021 à 2024 dénoncent une rencontre qui, selon eux, minimise les souffrances endurées. Seydi Gassama, figure engagée auprès des familles de 67 victimes présumées, fustige l’absence de justice sous le nouveau régime.

    « Le retour de Macky Sall au Sénégal ne nous choque pas en soi, confie-t-il. En revanche, ce qui nous indigne, c’est l’inaction de Bassirou Diomaye Faye. Malgré ses promesses de campagne, aucune mesure concrète n’a été prise pour rendre justice aux victimes de l’ancien président. Comment peut-on envisager de le soutenir pour un poste international après tant d’impunité ? »

    Promesses trahies ?

    Lors de sa campagne, Bassirou Diomaye Faye avait placé la justice transitionnelle au cœur de son projet politique. Pourtant, deux ans après son accession au pouvoir, les procès se font toujours attendre et les indemnisations restent symboliques, un constat amer pour les associations de victimes.

    Les organisations de défense des droits humains pointent du doigt cette contradiction. Pour elles, la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU est incompatible avec son bilan au Sénégal.

    Réconciliation nationale en question

    Assane Samb, analyste politique, craint que cette rencontre ne fragilise davantage le processus de réconciliation. Il y voit surtout une manœuvre stratégique pour consolider une alliance politique inédite.

    « Diomaye Faye s’est éloigné du Pastef, son parti d’origine, analyse-t-il. Cette rencontre avec Macky Sall pourrait marquer le début d’une coalition inédite entre les partis traditionnels et le nouveau parti présidentiel. Une alliance qui vise clairement à affaiblir le Pastef, encore très influent. La réconciliation nationale en pâtirait forcément. »

    Analyse politique sur les répercussions de la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Macky Sall

    Silences et calculs politiques

    Ni l’entourage de Bassirou Diomaye Faye ni le Pastef, parti historique d’Ousmane Sonko, n’ont pour l’instant réagi publiquement à l’annonce de cette visite. Une discrétion qui en dit long sur les calculs en cours.

    Cette visite de Macky Sall, premier retour officiel depuis son départ du palais présidentiel en avril 2024, intervient dans un contexte où sa candidature à l’ONU peine à convaincre. Fin mars, près d’une vingtaine d’États africains, dont le Sénégal, avaient déjà refusé de le soutenir pour succéder à Antonio Guterres. Pourtant, c’est le Burundi, actuellement à la tête de l’Union africaine, qui a officiellement porté sa candidature.

  • Nord-Kivu : l’exclusion des financements anti-paludisme menace des milliers de vies

    Nord-Kivu : l’exclusion des financements anti-paludisme menace des milliers de vies

    Nord-Kivu : l’exclusion des financements anti-paludisme menace des milliers de vies

    Avec l’échéance imminente de la clôture des demandes de subventions pour le Fonds mondial, une alerte sérieuse est lancée : la province du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, risque de ne plus bénéficier des financements dédiés à la lutte contre le paludisme. Une exclusion aux conséquences dramatiques pour une région déjà fragilisée par des années de conflit et d’instabilité.

    Alors que cette maladie représente la principale cause de morbidité dans le Nord-Kivu, les populations locales pourraient se retrouver privées des moyens nécessaires pour se protéger et se soigner. Une situation d’autant plus préoccupante que la province fait face à une épidémie d’Ebola en cours.

    Le cycle GC8 : un choix financier aux répercussions humanitaires majeures

    Le Fonds mondial s’apprête à allouer ses prochains financements pour la période 2027-2029, un cycle appelé GC8. Pourtant, malgré les priorités nationales affichées, le Nord-Kivu ne figure pas parmi les zones retenues pour la lutte contre le paludisme, alors que la province est en première ligne face à cette maladie.

    Les allocations budgétaires déterminent l’accès aux soins dans les régions les plus vulnérables. Leur exclusion du Nord-Kivu pourrait avoir des effets dévastateurs sur des milliers de personnes exposées quotidiennement au paludisme.

    « Le Fonds mondial a été une bouée de sauvetage pour le Nord-Kivu ces dernières années, en fournissant la majorité des traitements contre le paludisme. Si cette aide s’arrête, la situation deviendra ingérable. Le paludisme est une maladie évitable et traitable, mais en 2026, des vies continuent d’être perdues à cause de son absence de traitement », déclare Stéphane Doyon, responsable des programmes de Médecins Sans Frontières (MSF).

    Cette exclusion intervient dans un contexte déjà marqué par la propagation de l’Ebola. Le système de santé local, déjà sous pression, risque d’être submergé par l’accumulation de crises sanitaires. Les symptômes initiaux du paludisme et de l’Ebola étant similaires, les diagnostics pourraient être retardés, aggravant la situation des patients.

    Conflit armé et paludisme : une combinaison mortelle

    « Le Nord-Kivu est l’une des provinces les plus touchées par le conflit armé en RDC. Les déplacements massifs de populations, l’insécurité alimentaire et les obstacles à l’accès aux soins créent un terreau idéal pour la propagation du paludisme », explique Stéphane Doyon.

    Les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés, dont l’AFC/M23, forcent les civils à se réfugier dans des zones reculées, propices à la prolifération des moustiques et dépourvues de structures médicales. Ces populations, déjà fragilisées, deviennent particulièrement vulnérables à la maladie.

    En 2025, dans les zones de santé de Bambo, Kibirizi et Rutshuru, le paludisme représentait entre 48 % et 58 % des consultations. MSF, en collaboration avec le Ministère de la Santé, a pris en charge plus de 255 000 cas simples et 26 000 cas graves, et soigné plus de 165 560 patients dans ses structures.

    La malnutrition : un facteur aggravant dans un contexte déjà critique

    La malnutrition touche de nombreuses personnes dans les centres de santé soutenus par MSF. Associée au paludisme, elle multiplie les risques de complications graves, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Cette double vulnérabilité menace des vies et aggrave une crise sanitaire déjà difficile à gérer.

    Des pénuries qui aggravent une situation déjà précaire

    Les mesures de prévention contre le paludisme ont été drastiquement réduites dans certaines zones. Depuis juin 2023, aucune distribution de moustiquaires imprégnées n’a été réalisée. Entre juillet et décembre 2025, aucun traitement ni test de dépistage n’a pu être acheminé vers le Nord-Kivu en raison de difficultés logistiques.

    Face à ces carences, MSF a dû combler les lacunes en achetant des médicaments et des tests rapides pour plusieurs centres de santé. Nos équipes ont ainsi fourni 53 % des traitements contre le paludisme simple et pris en charge 35 % des cas graves dans les zones de Kibirizi, Bambo et Rutshuru.

    Une solution temporaire, mais qui ne peut durablement répondre aux besoins d’une province aussi vaste et touchée que le Nord-Kivu. La dépendance à des financements extérieurs est plus que jamais nécessaire pour éviter une catastrophe sanitaire.

    MSF exige une répartition équitable des fonds pour sauver des vies

    À quelques jours de la clôture du cycle de subventions, MSF appelle le Fonds mondial et les autorités de Kinshasa à réintégrer d’urgence le Nord-Kivu dans le programme GC8. L’organisation insiste également sur la nécessité de garantir une allocation des ressources sanitaires basée sur la charge réelle de la maladie et la vulnérabilité des populations civiles.

    Sans une intervention rapide et ciblée, des milliers de vies seront menacées par une maladie évitable et traitable. Le Nord-Kivu ne peut pas se permettre d’être oublié à nouveau.

  • Me Sikati dénonce les ministres camerounais dans le scandale de l’or

    Me Sikati dénonce les ministres camerounais dans le scandale de l’or

    Politique

    Me Sikati dénonce les ministres camerounais dans le scandale de l’or : des « magiciens » aux commandes ?

    Le membre du bureau politique du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto, prend position sur les déclarations du gouvernement concernant le trafic de l’or au Cameroun.

    Armand Djaleu
    ||4 min de lecture
    Suivez l’actualité politique du Cameroun
    3Commenter

    Les déclarations du ministre camerounais des Mines face au scandale de l’or

    Lors d’une conférence de presse organisée à Yaoundé, le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt), Fuh Calistus Gentry, a nié toute disparition d’or appartenant à l’État camerounais. Cette intervention, menée en présence du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, visait à apaiser les tensions liées aux révélations d’un manque à gagner fiscal estimé à près de 2 000 milliards de FCFA.

    Le gouvernement camerounais attribue cette situation à une fraude massive des opérateurs privés, qui sous-déclarent systématiquement les volumes d’or extraits. Selon les autorités, il ne s’agit pas d’un détournement de fonds publics, mais bien d’une manipulation des déclarations par les compagnies minières.

    Un écart préoccupant entre les chiffres officiels et la réalité

    Les données de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) révèlent un déséquilibre alarmant : en 2023, le Cameroun n’a déclaré que 22 kg d’or à l’exportation, contre 15 tonnes enregistrées par les douanes des Émirats arabes unis. Cette différence flagrante met en lumière l’ampleur du trafic illégal.

    La Société Nationale des Mines (Sonamines) estime que près de 44 tonnes d’or ont échappé aux circuits légaux entre 2021 et 2025. Pour endiguer ce phénomène, Fuh Calistus Gentry a annoncé des mesures immédiates, dont la mise en place d’une équipe pluridisciplinaire chargée de superviser les sites miniers et d’auditer les déclarations des exploitants.

    Les réformes annoncées pour assainir le secteur

    Cette équipe, composée de représentants de la Sonamines, de la Direction Générale des Impôts (DGI) et de la Direction Générale des Douanes (DGD), aura pour mission de contrôler directement les zones de production. Un expert international sera également recruté pour évaluer le potentiel réel des gisements et instaurer une taxation minimale, indépendante des déclarations des exploitants.

    La réaction cinglante de Me Sikati

    Le membre du bureau politique du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a réagi vivement aux déclarations du ministre. Dans un communiqué, il a ironisé sur les capacités de certains responsables camerounais, les qualifiant de « magiciens » capables de faire disparaître des tonnes d’or des radars.

    « CERTAINS MINISTRES CAMEROUNAIS SONT DE VRAIS MAGICIENS »

    Le ministre des Mines du Cameroun s’appelle Fuh Calistus Gentry. Il a été nommé pour succéder à Gabriel Dodo Ndoke, dont le décès dans des circonstances troubles reste inexpliqué.

    Lors de sa conférence de presse, Fuh Calistus Gentry a affirmé qu’« il n’y a pas de disparition d’or appartenant à l’État ». Pourtant, le scandale du trafic d’or au Cameroun défraie la chronique.

    Le ministre ne nie pas la disparition de l’or, mais précise qu’il ne s’agit pas de réserves étatiques. Une nuance qui interroge : à qui appartient donc l’or disparu, si ce n’est à l’État camerounais ?

    Rappelons que le Code minier camerounais stipule clairement que le sous-sol et ses ressources, dont l’or, relèvent de la propriété publique. Fuh Calistus Gentry semble donc ignorer, ou feindre d’ignorer, que l’or extrait du sol camerounais appartient légalement à la nation.

    Cette attitude révèle une réalité préoccupante : ces responsables ne servent pas l’intérêt général, mais des intérêts privés. Leur objectif n’est pas le Cameroun, mais leur propre enrichment.

    Cameroun Fuh Calistus Gentry Mouvement pour la renaissance du Cameroun trafic d’or réformes minières
  • France et Maroc : une alliance renforcée à Rabat après des années de tensions

    France et Maroc : une alliance renforcée à Rabat après des années de tensions

    France et Maroc : une alliance renforcée à Rabat après des années de tensions

    Le Premier ministre français Sébastien Lecornu (à gauche) et son homologue marocain Aziz Akhannouch à l’issue d’une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Rabat.

    Une « confiance retrouvée » : c’est ainsi que les autorités françaises et marocaines ont qualifié l’état actuel de leurs relations après la visite officielle du Premier ministre français Sébastien Lecornu à Rabat. Cette rencontre, organisée le 16 juillet 2026, marque une étape clé dans le réchauffement diplomatique engagé depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, en 2024.

    Cette décision avait alors mis fin à trois années de tensions persistantes, marquées par des soupçons d’espionnage et des restrictions sur les visas. Un tournant symbolisé par la visite d’État du président français à Rabat en octobre 2024, couronnée par la signature d’un « partenariat renforcé d’exception » et de nombreux contrats bilatéraux.

    Lors de cette nouvelle rencontre, Sébastien Lecornu a salué un bilan « exceptionnellement positif » des relations franco-marocaines, évoquant un « moment charnière » pour la coopération entre les deux pays.

    Sébastien Lecornu (à gauche) et Aziz Akhannouch échangent une accolade symbolique à l’issue de leur rencontre.

    Cependant, des ombres persistent. Un consortium de médias internationaux a publié, le même jour, de nouvelles révélations sur l’utilisation présumée du logiciel Pegasus par le Maroc pour des opérations d’espionnage. Rabat a immédiatement démenti ces allégations, qualifiées de « mensongères et infondées ». Face à ces accusations, la délégation française a choisi de ne pas s’étendre, évoquant des « histoires anciennes » et une priorité accordée à l’avenir.

    Un partenariat stratégique hors normes

    Cette visite a également été l’occasion d’évoquer la possibilité d’une visite officielle du roi du Maroc en France, ainsi que la conclusion d’un traité bilatéral « hors normes ». Selon Sébastien Lecornu, il s’agirait du premier accord de ce type signé par la France avec un pays en dehors de l’Union européenne, bien que les détails pratiques restent à finaliser.

    Le Premier ministre français, accompagné de douze ministres dont ceux des Affaires étrangères et de l’Intérieur, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération dans des domaines clés : sécurité, lutte contre le terrorisme, et mobilité circulaire entre les deux rives de la Méditerranée. Une attention particulière a été portée aux entrepreneurs et aux étudiants marocains souhaitant se rendre en France.

    Sébastien Lecornu prononce un discours devant des ministres marocains lors d’une séance plénière.

    Les deux parties ont salué une « excellente coopération » entre leurs services, ayant permis, ces dernières semaines, des avancées significatives dans la lutte contre la criminalité organisée et le narcotrafic. La menace jihadiste au Sahel a également été au cœur des discussions, avec une volonté affichée de renforcer l’engagement conjoint des deux pays sur le continent africain.

    Aziz Akhannouch, Premier ministre marocain, a souligné que ce partenariat s’inscrivait désormais dans une « vision stratégique partagée », fondée sur une « confiance retrouvée » et une « ambition commune ». Une déclaration qui confirme le recentrage de la diplomatie française au Maghreb sur le Maroc, au détriment d’un équilibre traditionnel avec l’Algérie.

    Des accords concrets pour une coopération renforcée

    À l’issue de la 15e rencontre de haut niveau entre les deux délégations, une douzaine d’accords ont été signés. Parmi les projets phares : un appel à manifestation d’intérêt pour l’interconnexion électrique entre les deux pays, ainsi que des conventions de financement avec l’Agence française de développement pour des projets dans les domaines de l’eau et des transports, notamment la création d’une ligne RER à Rabat.

    Ces avancées illustrent la volonté des deux pays de tourner la page sur les conflits passés et de construire une relation durable, au service de leurs intérêts communs.

  • Alerte maximale : Washington place le Niger et ses voisins en zone rouge

    Alerte maximale : Washington place le Niger et ses voisins en zone rouge

    Les autorités américaines viennent de durcir leur dispositif d’alerte voyage en classant 23 pays, dont trois membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), au niveau maximal de risque sécuritaire. Parmi eux figurent le Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois nations déjà fragilisées par une insécurité croissante et une expansion des groupes armés dans la région. Cette décision reflète une réalité préoccupante : le Sahel, autrefois considéré comme un foyer de tensions localisées, est désormais devenu l’un des épicentres mondiaux de l’instabilité.

    Une mise en garde historique : que signifie le niveau 4 ?

    Pour le département d’État américain, le niveau 4, qualifié de « ne pas voyager », constitue le plus haut degré d’avertissement. Cette classification intervient lorsque les risques pour les ressortissants étrangers – enlèvements, attentats ou attaques ciblées – deviennent intolérables. Les États-Unis y ajoutent une précision inquiétante : leur capacité à intervenir en cas d’urgence, notamment sur le plan consulaire ou médical, est quasi inexistante dans ces zones. Le retrait des personnels diplomatiques non essentiels aggrave encore cette vulnérabilité.

    Cette révision des alertes voyage s’inscrit dans un contexte géopolitique où les zones échappent progressivement au contrôle des gouvernements centraux, exposant les étrangers à des menaces systémiques.

    L’AES en première ligne : un trio sous pression

    L’inscription simultanée du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans cette liste noire n’a rien d’anodin. Ces trois pays, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel, traversent une crise multidimensionnelle marquée par des transitions politiques brutales et une rupture avec leurs partenaires traditionnels. L’abandon progressif de l’influence occidentale, couplé à une gouvernance locale en crise, a ouvert un boulevard aux groupes terroristes.

    • L’absence de l’État dans les zones périphériques : dans de nombreuses régions, l’autorité centrale a disparu, laissant le champ libre aux milices et aux mouvements armés.
    • Une pauvreté endémique : le chômage des jeunes et l’absence de perspectives économiques favorisent le recrutement par les groupes extrémistes.
    • Un rééquilibrage militaire dangereux : le départ des forces étrangères, remplacé par de nouveaux partenariats, notamment avec la Russie, laisse planer des doutes sur l’efficacité réelle des nouvelles forces déployées sur le terrain.

    Le terrorisme, une menace qui s’étend sans répit

    Les groupes comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ne se contentent plus de contrôler des zones reculées. Leur stratégie évolue : ils multiplient les attaques coordonnées et étendent leur influence vers des régions autrefois épargnées. Cette dynamique transforme le Sahel en un territoire où chaque déplacement devient un pari risqué.

    Le Burkina Faso : un pays asphyxié par les blocus terroristes

    Parmi les trois pays de l’AES, le Burkina Faso est le plus durement touché. Des pans entiers du territoire sont sous blocus, coupés du reste du pays. Les convois de ravitaillement et les postes militaires sont régulièrement ciblés, forçant des milliers de civils à fuir vers des zones plus sûres. Les déplacements massifs de population aggravent une crise humanitaire déjà critique.

    Le Mali : l’insécurité gagne du terrain vers le sud

    Au Mali, la situation s’est dégradée après le retrait de la mission onusienne MINUSMA et la reprise des combats entre l’armée régulière et les groupes rebelles du Nord. Les terroristes exploitent cette instabilité pour étendre leurs actions vers le sud du pays, rapprochant dangereusement la menace de Bamako, longtemps considérée comme un havre de relative stabilité.

    Le Niger : une pression militaire double

    Le Niger subit une double menace : à l’ouest, dans la zone des « trois frontières » partagée avec le Burkina Faso et le Mali, et à l’est, face aux groupes Boko Haram et ISWAP dans le bassin du lac Tchad. Malgré les efforts de réorganisation de l’armée nigérienne, l’insécurité persiste, aggravée par des tensions diplomatiques régionales qui compliquent la coopération transfrontalière.

    Un monde en ébullition : d’autres foyers de tension sur la liste noire

    Le classement américain ne se limite pas au Sahel. D’autres régions du globe figurent également en niveau 4, illustrant un paysage mondial fragmenté par les conflits et les crises politiques. La Russie, plongée dans la guerre en Ukraine, voit son niveau d’alerte maintenu en raison des risques de détention arbitraire et d’un climat sécuritaire imprévisible. La République démocratique du Congo, déchirée par des affrontements entre groupes armés comme le M23, reste un théâtre de violences endémiques. Enfin, le Tchad, voisin immédiat du Sahel, subit les contrecoups des crises régionales, avec des menaces terroristes aux frontières et un risque accru d’instabilité interne.

    Les conséquences d’un classement « rouge » : quand l’économie et l’humanitaire trinquent

    L’impact de cette classification dépasse largement le cadre du tourisme. Pour les pays de l’AES, déjà fragilisés, cette décision agit comme un frein majeur aux investissements étrangers. Les multinationales, confrontées à des coûts d’assurance prohibitifs, préfèrent geler leurs projets. Les organisations humanitaires, quant à elles, se heurtent à des protocoles de sécurité stricts qui limitent drastiquement leur accès aux populations dans le besoin, privant des millions de personnes d’aide vitale.

    Une impasse sécuritaire qui interroge les stratégies passées

    Cette décision américaine met en lumière l’échec des approches purement militaires mises en place ces dix dernières années. Malgré les changements de régime au Mali, au Burkina Faso et au Niger, l’insécurité persiste et s’aggrave. Les populations civiles restent les premières victimes de cette spirale de violence, tandis que les solutions purement sécuritaires montrent leurs limites.

    Pour inverser la tendance, une approche globale s’impose : renforcer la gouvernance locale, améliorer l’accès aux services de base et offrir des perspectives économiques aux jeunes. Sans cela, la carte du Sahel dessinée par les chancelleries occidentales risque de rester durablement marquée de rouge, symbole d’un échec collectif face à la montée des extrémismes.

  • Comment le Maroc et la France construisent un nouveau modèle euro

    Comment le Maroc et la France construisent un nouveau modèle euro

    Ministères, collectivités : voici les efforts demandés par le gouvernement pour le budget 2027Le gouvernement a envoyé au Parlement, mercredi 15 juillet, le rapport sur les plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027. La montée en puissance du budget des Armées se poursuit. Les ministères régaliens et l’écologie voient leurs enveloppes augmenter, alors que la mission « Travail » subit une vraie baisse.Économie
  • Rabat accueille un sommet historique pour relancer les relations franco-marocaines

    Rabat accueille un sommet historique pour relancer les relations franco-marocaines

    À Rabat, une rencontre diplomatique franco-marocaine s’engage à « révolutionner » les échanges bilatéraux

    Correspondance
    Rencontre diplomatique de haut niveau entre le Maroc et la France à Rabat

    Une nouvelle dynamique s’installe entre Rabat et Paris à l’occasion d’une réunion de haut niveau marquée par des déclarations volontaristes des deux côtés. Les chefs de gouvernement marocain et français ont ouvert la séance ce matin, insistant sur la volonté commune de « transformer l’essai » dans leurs relations bilatérales.

    Ces échanges, lancés en 1996 sous le règne de Hassan II, avaient été suspendus pendant des années, notamment en raison de la pandémie et d’une période de tensions diplomatiques. Leur relance aujourd’hui symbolise un renouveau des liens entre les deux nations.

    Un partenariat d’exception pour un nouveau départ

    Pour Aziz Akhannouch, chef du gouvernement marocain, la visite d’État du président français en 2024 a posé les bases d’un « partenariat d’exception ». Il a évoqué une « nouvelle page » dans l’histoire des relations franco-marocaines, traçant une feuille de route ambitieuse pour les années à venir.

    Son homologue français a abondé dans ce sens, qualifiant cette rencontre de « moment décisif ». Les deux parties affichent une volonté claire : « passer à une autre dimension » dans leur collaboration, notamment sur les plans économique, sécuritaire et diplomatique.

    Sécurité et coopération au cœur des discussions

    Avant la séance plénière, les ministres des deux pays se sont entretenus en bilatéral. Sébastien Lecornu a rencontré Aziz Akhannouch pour aborder des sujets sensibles comme la lutte antiterroriste et les enjeux de sécurité régionale.

    Une visite royale en France est également évoquée comme un événement majeur. Ce déplacement pourrait aboutir à la signature d’un nouveau traité bilatéral, destiné à redéfinir les fondations de la relation entre Paris et Rabat.

    Une dizaine d’accords pour concrétiser les ambitions

    À l’issue des échanges, plus d’une dizaine d’instruments de coopération ont été officialisés. Ces textes, incluant conventions et déclarations d’intention, couvrent des domaines variés et témoignent de l’engagement des deux pays à renforcer leurs liens.

  • Gabon : la BEAC pousse Libreville à réformer la SOGARA pour réduire la dépendance aux carburants importés

    Gabon : la BEAC pousse Libreville à réformer la SOGARA pour réduire la dépendance aux carburants importés

    Le Gabon, l’un des plus grands producteurs de pétrole d’Afrique centrale, subit une pression économique majeure : sa forte dépendance aux importations de carburants malgré ses ressources pétrolières locales. La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) alerte les autorités de Libreville sur l’urgence de moderniser la Société Gabonaise de Raffinage (SOGARA), une solution jugée essentielle pour préserver les réserves de change et alléger le poids des finances publiques.

    Selon les analyses économiques récentes, cette vulnérabilité s’explique par l’obsolescence des infrastructures de la SOGARA et ses capacités de raffinage insuffisantes. Résultat : le pays doit importer massivement de l’essence et du gasoil, malgré une production locale de brut pourtant significative. Cette situation fragilise la balance commerciale et expose l’économie gabonaise aux fluctuations des prix internationaux, avec des répercussions directes sur les réserves monétaires régionales.

    Moderniser la SOGARA : une priorité industrielle

    Pour inverser cette tendance, la BEAC recommande un plan d’investissement ambitieux axé sur la modernisation de la raffinerie de Port-Gentil. Parmi les mesures phares, l’acquisition d’équipements modernes, comme un hydrocraqueur, figure en tête de liste. Cet outil permettrait d’optimiser le rendement en carburants « blancs » et de convertir davantage de pétrole brut local en produits raffinés, réduisant ainsi la dépendance aux importations.

    À terme, cette transformation industrielle limiterait aussi le recours aux subventions énergétiques, allégeant ainsi la pression sur le budget national. Une avancée stratégique pour le Gabon, qui pourrait renforcer son autonomie énergétique tout en stabilisant sa situation économique.

    Un choix décisif pour la souveraineté économique

    Le gouvernement gabonais se trouve désormais face à un défi de taille : concrétiser cette recommandation de la BEAC. Au-delà des aspects techniques, il s’agit d’un enjeu de souveraineté économique et de sécurité énergétique pour le pays. Les prochains arbitrages budgétaires, notamment ceux du Projet de Loi de Finances (PLF), seront scrutés avec attention par les acteurs du secteur et les observateurs financiers.

    Si cette modernisation est engagée, elle pourrait marquer un tournant majeur pour le Gabon, lui permettant de sortir de sa vulnérabilité énergétique et de renforcer sa stabilité macroéconomique à long terme.