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  • AES : le Niger engage le déploiement du passeport biométrique régional

    AES : le Niger engage le déploiement du passeport biométrique régional

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    Le Niger a franchi une nouvelle étape dans le déploiement du passeport biométrique de la Confédération des États du Sahel (AES). Jeudi 16 Juillet 2026, au Palais de la Présidence à Niamey, le président Abdourahamane Tiani s’est fait enrôler pour l’obtention de ce nouveau document de voyage, selon les autorités nigériennes.

    Cette opération intervient quelques mois après son enrôlement pour la carte biométrique, réalisé le 27 mars dernier. D’après les autorités, ce passeport répond à des normes techniques communes adoptées par les États membres de l’AES afin de proposer un document de voyage plus sécurisé et harmonisé. Le Niger devient ainsi le troisième pays de la Confédération à engager son déploiement, après le Burkina Faso et le Mali.

    Un déploiement progressif dans les trois pays de l’AES

    Selon les informations communiquées par les autorités nigériennes, le nouveau passeport biométrique doit permettre aux citoyens de disposer de documents d’identité et de voyage conformes aux spécifications techniques arrêtées par les pays de l’AES lors d’une réunion organisée à Bamako en octobre 2024.

    Le Burkina Faso avait ouvert la voie en lançant officiellement ce passeport le 29 janvier 2025, après l’enrôlement du président Ibrahim Traoré. Les autorités burkinabè avaient alors présenté cette initiative comme « une étape majeure » de la coopération entre les États membres.

    Au Mali, la mise en service du document a été annoncée le 27 octobre 2025 avec le lancement du « e-Passeport AES sécurisé » et la reprise de sa production par les services compétents.

    Avec l’enrôlement du chef de l’État nigérien, les trois pays composant aujourd’hui la Confédération ont désormais engagé le déploiement de ce passeport commun.

    Un document harmonisé au niveau confédéral

    Les autorités du Niger indiquent que ce passeport biométrique a pour objectif de fournir aux citoyens un document répondant aux standards de sécurité définis au niveau de la Confédération. Il doit également faciliter l’harmonisation des titres de voyage délivrés par les administrations des trois États membres.

    Selon les responsables nigériens, cette opération constitue une nouvelle phase dans le déploiement des documents biométriques communs après celui de la carte nationale biométrique.

    Pour rappel, la Confédération des États du Sahel avait annoncé la mise en circulation officielle de son passeport biométrique à compter du 29 janvier 2025. Les autorités avaient alors précisé que les anciens passeports nationaux portant le logo de la CEDEAO demeuraient valables jusqu’à leur date d’expiration. Leur remplacement par le nouveau passeport AES doit s’effectuer progressivement, conformément aux procédures prévues dans chaque pays.

    Créée en 2024, la Confédération des États du Sahel réunit le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Depuis sa création, les trois États travaillent à la mise en place de plusieurs dispositifs communs, dont l’harmonisation de certains documents administratifs et de voyage destinés à leurs citoyens.

  • Union africaine exige une accélération de la transition au Burkina Faso

    Union africaine exige une accélération de la transition au Burkina Faso

    L’Union africaine (UA) a vivement encouragé, ce jeudi, les autorités du Burkina Faso à accélérer le processus de transition vers un retour à l’ordre constitutionnel. Dans un appel solennel, elle a souligné l’urgence d’organiser des élections et de rétablir pleinement l’espace politique, tout en réaffirmant sa disponibilité pour un dialogue constructif avec Ouagadougou.

    Lors de sa visite officielle dans la capitale burkinabè, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a échangé avec le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, ainsi qu’avec le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré. Aucune audience n’a en revanche été accordée par le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition.

    À l’issue de ces entretiens, Mahmoud Ali Youssouf a rappelé que, malgré la suspension du Burkina Faso des instances politiques de l’UA après le récent coup d’État, l’organisation continentale maintient sa volonté de collaborer étroitement avec les autorités en place. Il a également confirmé le soutien indéfectible de l’UA aux efforts déployés par le pays pour contrer la menace terroriste, tout en réaffirmant l’engagement de l’organisation à poursuivre les programmes de développement engagés.

    Le haut responsable africain a par ailleurs insisté sur la nécessité de faire progresser le calendrier politique. Pour lui, la transition en cours doit aboutir à la réouverture de l’ensemble des partis politiques, au rétablissement des libertés démocratiques et à l’organisation d’élections présidentielles et législatives dans les meilleurs délais, afin de rétablir un cadre constitutionnel stable.

    Un autre volet des discussions a porté sur les relations entre le Burkina Faso et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Mahmoud Ali Youssouf a plaidé en faveur d’un rapprochement entre les deux entités, alors que le Burkina Faso a quitté la CEDEAO en janvier 2025, en même temps que le Mali et le Niger, pour former la Confédération des États du Sahel (AES). Il a appelé à une coopération renforcée entre les organisations régionales afin de mieux répondre aux défis sécuritaires et socio-économiques communs.

    Dans un communiqué officiel, l’Union africaine a réitéré son attachement inébranlable à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Burkina Faso. Elle a également salué les engagements pris par le Premier ministre burkinabè en faveur des réformes institutionnelles portées par l’organisation panafricaine, ainsi que son soutien actif à l’objectif d’autonomie financière de l’UA.

    Cette mission diplomatique s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale menée par le président de la Commission de l’UA, qui s’est déjà rendu au Mali pour s’entretenir avec les nouvelles autorités de transition.

  • Burkina Faso : Les chefs de police de l’AES renforcent leur coopération sécuritaire

    Burkina Faso : Les chefs de police de l’AES renforcent leur coopération sécuritaire

    Les directeurs généraux de la police du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis jeudi à Ouagadougou pour renforcer la coopération sécuritaire au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES), avec pour objectif de mettre en place une stratégie commune face aux défis sécuritaires qui affectent la région.

    Cette rencontre, qui réunit également des experts des trois pays, vise à harmoniser les dispositifs et les procédures policières, à améliorer l’interopérabilité des systèmes d’information et à renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité. Les participants entendent également développer une coopération accrue en matière d’enquêtes judiciaires, de maintien de l’ordre et d’utilisation des moyens technologiques et scientifiques.

    A l’ouverture des travaux, le directeur général de la Police nationale du Burkina Faso, l’inspecteur général Thierry Dofizouho Tuina, a souligné que les polices des trois Etats devaient constituer des « instruments engagés » au service de la construction de l’AES. Il a indiqué que cette réunion s’inscrivait dans la continuité des décisions prises lors de la première rencontre des chefs de police à Bamako en janvier 2025, ainsi que de la réunion des ministres chargés de la Sécurité tenue le 1er juillet dernier.

    Les discussions portent également sur les conditions de la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace confédéral. Les responsables policiers souhaitent harmoniser les contrôles aux frontières, renforcer les échanges de renseignements et lutter contre les tracasseries administratives ainsi que les prélèvements illicites sur les axes routiers.

    Le directeur général de la Police nationale du Mali, le contrôleur général Youssouf Koné, a estimé que la mutualisation des moyens était indispensable pour répondre aux attentes des populations en matière de sécurité et soutenir le développement de la Confédération.

    Son homologue nigérien, le commissaire général Assahaba Ebankawal, a rappelé que cette coopération renforcée devait permettre de mieux faire face à la recrudescence des attaques terroristes, à la criminalité transnationale organisée et aux autres menaces sécuritaires auxquelles les trois pays sont confrontés.

    Les travaux devraient déboucher sur une série de recommandations destinées à consolider la coopération policière au sein de l’AES.

     

  • Dette du Cameroun : une note spéculative qui alerte les investisseurs

    Dette du Cameroun : une note spéculative qui alerte les investisseurs

    Dette du Cameroun : une note spéculative qui alerte les investisseurs

    Un nouveau signal des marchés financiers vient d’être envoyé au Cameroun. Le 9 juillet 2026, l’agence Fitch Ratings a attribué la note « B » avec une perspective négative à une obligation à court terme émise par l’État camerounais.

    Armand Djaleu
    ||2 min de lecture

    Une notation qui place le Cameroun parmi les emprunteurs à risque spéculatif

    L’agence Fitch Ratings a assigné la note « B » avec perspective négative à une obligation à court terme émise par l’État camerounais. Cette décision reflète une évaluation des risques financiers et économiques pesant sur le pays.

    Pour les analystes, cette note indique que le Cameroun est désormais perçu comme un emprunteur spéculatif. Bien qu’il ne soit pas en situation de défaut de paiement, sa capacité à honorer ses engagements financiers reste sous haute surveillance. Une dégradation de la note n’est pas exclue si la situation économique ou politique venait à se détériorer.

    Cette note « B » avec perspective négative s’explique par plusieurs facteurs : des indicateurs de gouvernance jugés faibles, des revenus par habitant bas et des défis sécuritaires persistants. Les observateurs soulignent également les incertitudes liées à la transition politique en cours.

    Des répercussions immédiates sur les finances publiques

    La perspective négative envoie un signal fort aux créanciers. Elle met en lumière les risques entourant les finances publiques camerounaises, notamment en raison des financements hors budget, comme ceux de la Société nationale des hydrocarbures. Ces éléments contribuent à renchérir le coût des emprunts pour l’État.

    Cette notation a déjà eu un impact sur les émissions récentes. Par exemple, un prêt-relais de 200 millions d’euros (environ 131 milliards de FCFA) a été recherché par le gouvernement camerounais.

    Quelles solutions pour améliorer la confiance des marchés ?

    Selon les experts, une amélioration de la note souveraine passe par plusieurs leviers. Une meilleure gouvernance économique, une réduction de l’endettement et une augmentation des recettes publiques pourraient renforcer la crédibilité du Cameroun auprès des investisseurs.

    Une croissance économique plus soutenue et une stabilité politique accrue seraient également déterminantes. Ces mesures permettraient, à terme, d’améliorer la notation du pays et de faciliter son accès aux marchés financiers internationaux.

  • Groupe Wagner en République centrafricaine : le tramadol au cœur d’un empire illicite

    Groupe Wagner en République centrafricaine : le tramadol au cœur d’un empire illicite

    En République centrafricaine, le Groupe Wagner a bâti un véritable empire criminel, où le trafic de tramadol joue un rôle central. Ce médicament, initialement prescrit pour des douleurs légères, est ici détourné et transformé en une substance hautement stimulante, souvent comparée à une cocaïne accessible.

    Cette réorientation stratégique a redonné un souffle à cette milice russe, malgré les revers subis après la disparition de son fondateur, Evgueni Prigojine. Aujourd’hui, le Groupe Wagner, dirigé par son fils Pavel, compte environ 500 hommes déployés à Bangui, où il étend son influence bien au-delà des simples opérations militaires.

    Un réseau criminel structuré autour de ressources stratégiques

    La République centrafricaine offre un terreau idéal pour ces activités illicites. Peu surveillée par les puissances occidentales, ce pays regorge de richesses naturelles comme l’or, les diamants et l’uranium. Le Groupe Wagner exploite notamment des mines d’or, générant des bénéfices estimés à près de 180 millions de dollars par an selon Global Initiative.

    Le trafic de tramadol, acheminé depuis la République démocratique du Congo par voie fluviale, s’ajoute à ce tableau. Il se diffuse ensuite dans les rues de Bangui et ses environs, souvent sous le contrôle direct des mercenaires. Leur réseau ne se limite pas aux frontières centrafricaines : ils approvisionnent également des groupes armés voisins, à des prix gonflés.

    Une influence toxique sur les institutions et la société

    Le Groupe Wagner ne se contente pas de contrôler des mines ou de vendre des substances illicites. Il s’immisce aussi dans les rouages du pouvoir. Selon des experts cités par le Wall Street Journal, les mercenaires fournissent du tramadol non seulement à la garde présidentielle et à des milices locales comme les Requins, mais aussi aux mineurs d’or travaillant sous leur autorité.

    Ces distributions s’étendent même aux membres des forces de sécurité et aux manifestants pro-russes, avec un objectif clair : booster leur endurance physique lors des affrontements. Une tactique déjà observée dans d’autres zones de conflit où Wagner opère.

    Une menace qui dépasse les frontières centrafricaines

    Les spécialistes redoutent une extension des activités de Wagner vers le Soudan voisin. Les Forces de soutien rapide (FSR), déjà actives dans des régions proches de la Centrafrique, pourraient servir de relais à cette expansion. Une perspective inquiétante, alors que le groupe cherche à consolider sa présence en Afrique malgré les pressions internationales.

  • Coopération militaire : Paris confirme la fin de la base française du camp de Gaulle au Gabon –

    Coopération militaire : Paris confirme la fin de la base française du camp de Gaulle au Gabon –

    « Le Camp De Gaulle n’est déjà plus une base française ». Cette annonce de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Gabon, Fabrice Mauriès, a marqué son discours du 14 juillet lors de la célébration de la fête nationale française à Libreville. Le diplomate a confirmé l’achèvement prochain de la transformation du site, symbole de la redéfinition de la coopération militaire entre la France et le Gabon.

    Évoquant l’évolution de la coopération militaire franco-gabonaise, Fabrice Mauriès a assuré que les deux pays étaient engagés dans « un processus d’adaptation, co-construit », aujourd’hui « dans sa phase finale ». Selon lui, cette transformation répond à la volonté commune de moderniser les relations de défense entre Libreville et Paris.


    L’ambassadeur a souligné que « la coopération entre nos deux pays en matière politique, sécuritaire et militaire est le pilier traditionnel de notre relation et se caractérise par une profonde amitié entre frères d’armes ». Il a rappelé que le Détachement de liaison interarmées au Gabon (DLI-G) assure désormais l’animation de la coopération opérationnelle, tandis que les Écoles nationales à vocation régionale poursuivent leurs activités de formation.

    Fabrice Mauriès a ensuite annoncé une évolution majeure de la présence militaire française au Gabon. « D’ici quelques semaines, ce partenariat aboutira à un équilibre, clarifié et stabilisé, avec un Camp De Gaulle qui n’est déjà plus une « base française » et qui, demain, sous un autre nom, achèvera sa transformation », a-t-il déclaré.

    Au-delà du volet militaire, le diplomate a insisté sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité intérieure et de justice. « Nous avançons, avec le ministre de la Justice, dans la création d’un parquet national financier au Gabon », a-t-il indiqué. Il a également cité la lutte contre le trafic de stupéfiants, l’immigration irrégulière, la surveillance des frontières, le renforcement des capacités de la police, de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers et de l’administration pénitentiaire parmi les axes prioritaires de cette coopération.

    À la suite du changement de régime intervenu en août 2023, la France et le Gabon ont engagé une redéfinition de leur coopération militaire. Cette évolution s’est traduite par la transformation des Éléments français au Gabon (EFG) en Détachement de liaison interarmées au Gabon (DLI-G), recentré sur la formation, le conseil et la coopération opérationnelle.

    L’annonce de la transformation définitive du Camp De Gaulle marque une nouvelle étape de cette réorganisation, tout en confirmant la volonté des deux États de préserver un partenariat stratégique adapté aux nouvelles priorités sécuritaires de la sous-région.

    Nkili Akieme

  • Niger : le gouvernement renforce les contrôles sur le secteur aurifère pour booster les recettes fiscales

    Niger : le gouvernement renforce les contrôles sur le secteur aurifère pour booster les recettes fiscales

    Le gouvernement nigérien a annoncé des mesures de contrôle renforcées dans le secteur aurifère pour combattre la fraude et améliorer les recettes fiscales.

    Les contrôles seront mis en œuvre dès le mois d’août prochain et visent à percevoir environ 680 millions de dollars de recettes fiscales et douanières issues d’une production d’environ 17 tonnes couvrant les années 2025 et 2026.

    Les autorités nigériennes veulent mettre fin aux écarts entre les volumes d’or produits et ceux officiellement déclarés, qui ne profitent pas aux finances publiques.

    Dans ce contexte, le gouvernement s’appuiera sur des contrôles sur le terrain pour surveiller l’activité des sociétés qui explorent les réserves d’or du pays.

  • 14 nouveaux accords signés entre le Maroc et la France pour renforcer les liens bilatéraux

    14 nouveaux accords signés entre le Maroc et la France pour renforcer les liens bilatéraux

    14 nouveaux accords signés entre le Maroc et la France pour renforcer les liens bilatéraux

    Équipe éditoriale
    Signature d'un accord entre les représentants marocains et français

    Lors de sa visite officielle à Rabat, le Premier ministre français a scellé 14 accords de coopération avec le royaume chérifien. Ces textes couvrent des domaines majeurs comme l’économie, la sécurité, les migrations et la défense, illustrant une volonté commune de renforcer les partenariats stratégiques entre les deux nations.

    Parmi ces engagements, un accord-cadre dédié à la coopération scientifique a également été signé, marquant une étape supplémentaire dans l’approfondissement des relations bilatérales.

    Le chef du gouvernement français a souligné l’importance de la politique des visas, conçue pour faciliter la mobilité des acteurs clés des échanges franco-marocains. Entrepreneurs, étudiants et professionnels figurent ainsi au cœur de cette démarche, visant à dynamiser les échanges humains et économiques.

    Cette visite s’inscrit dans une logique de rapprochement progressif entre Paris et Rabat, après une période marquée par des tensions diplomatiques. Les deux pays réaffirment ainsi leur engagement à bâtir une relation apaisée et mutuellement bénéfique.

  • Maroc-Espagne : Lecornu et Akhannouch veulent aller plus loin dans la coopération

    Maroc-Espagne : Lecornu et Akhannouch veulent aller plus loin dans la coopération

    Le Premier ministre français Sébastien Lecornu et son homologue marocain Aziz Akhannouch ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération entre les deux pays lors d’une réunion à Rabat. Les deux dirigeants ont déclaré que leur objectif est de développer des relations plus étroites et de promouvoir l’échange économique et culturel.

    Le Maroc et la France sont des partenaires stratégiques dans le domaine de l’immigration, en particulier pour les questions liées au rétablissement des relations entre les deux pays. Les deux pays ont également décidé de renforcer leur coopération dans le domaine de la justice et de la sécurité.

    Les discussions entre Lecornu et Akhannouch se sont concentrées sur plusieurs domaines importants, notamment l’immigration, l’économie et les affaires internationales. Les deux pays ont également décidé de renforcer leur coopération dans le domaine de la santé et de l’environnement.

    Le Maroc et la France sont des partenaires clés pour les deux pays dans le contexte du développement économique et social en Afrique. Le Maroc est un membre important de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (CEMAC) et a signé plusieurs accords avec la France pour renforcer leurs relations économiques.

    Les discussions entre Lecornu et Akhannouch se sont également concentrées sur les questions liées à la sécurité régionale. Les deux pays ont décidé de renforcer leur coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et de la stabilisation régionale.

    Le Maroc et la France sont des partenaires clés pour les deux pays dans le contexte du développement économique et social en Afrique. Le Maroc est un membre important de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (CEMAC) et a signé plusieurs accords avec la France pour renforcer leurs relations économiques.

    Les discussions entre Lecornu et Akhannouch se sont également concentrées sur les questions liées à la protection de l’environnement. Les deux pays ont décidé de renforcer leur coopération dans le domaine de la conservation de la nature et du développement durable.

  • Retour de Macky Sall à Dakar : Ousmane Sonko face à ses contradictions politiques

    Retour de Macky Sall à Dakar : Ousmane Sonko face à ses contradictions politiques

    rencontre entre Macky Sall et Ousmane Sonko à Dakar

    Le retour de Macky Sall à Dakar avant son départ pour New York soulève bien des interrogations sur la scène politique sénégalaise. Alors que l’ancien président est reçu avec les honneurs au Palais de la République, Ousmane Sonko, figure emblématique de l’opposition, se retrouve confronté à une situation pour le moins paradoxale.

    Macky Sall effectue une escale à Dakar ce jour, officiellement pour plaider sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Une audience au Palais de la République est prévue, où le président Bassirou Diomaye Faye devra se prononcer sur l’appui du Sénégal à cette ambition internationale.

    Pourtant, ce déplacement ne manque pas de symboles. Pendant près de dix ans, Ousmane Sonko a bâti sa carrière politique en s’opposant frontalement à Macky Sall, l’accusant de tous les maux du système. Son discours, souvent tranchant, visait à dénoncer les dérives qu’il attribuait au pouvoir en place. Mais aujourd’hui, la donne change.

    Un retour qui interroge

    L’arrivée de Macky Sall au Palais de la République marque un moment clé de cette visite. Alors que le Sénégal s’apprête à se prononcer sur une candidature internationale majeure, les regards se tournent vers les choix diplomatiques du pays. Mais au-delà de l’aspect formel, c’est l’attitude d’Ousmane Sonko qui retient l’attention.

    Un paradoxe politique

    Ousmane Sonko, dont l’ascension politique s’est construite sur une opposition radicale à l’ancien chef de l’État, se retrouve aujourd’hui face à une réalité complexe. Son combat, autrefois axé sur la dénonciation des abus du pouvoir, semble désormais confronté à une situation où ses propres positions pourraient être ébranlées. La rencontre entre ces deux figures, aussi symbolique soit-elle, met en lumière les tensions persistantes au sein de l’échiquier politique sénégalais.

  • RDC : restaurer la confiance des populations face à l’épidémie Ebola

    RDC : restaurer la confiance des populations face à l’épidémie Ebola

    RDC : restaurer la confiance des populations face à l’épidémie Ebola

    Le virus Ebola continue de se propager dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Au Nord-Kivu, au-delà de la prise en charge médicale et de l’ouverture d’un nouveau Centre de traitement Ebola à Butembo, Médecins Sans Frontières collabore étroitement avec les communautés et acteurs locaux de Butembo et de Beni. L’objectif : rétablir la confiance, adapter les soins aux contraintes locales et renforcer la sensibilisation des populations.

    Le risque de la désinformation et la crainte de l’« Ebola business »

    Cette 17e épidémie d’Ebola survient dans un contexte sécuritaire instable qui favorise la méfiance et la propagation de fausses informations. À Butembo et Beni, dans la province du Nord-Kivu située à l’est du pays, les habitants restent profondément marqués par l’épidémie de 2018-2020. Les deuils suite à la perte de proches, le manque d’information et l’interdiction des visites aux malades ont érodé la confiance envers la réponse médicale.  

    En 2019, les tensions avaient mené à l’incendie partiel d’un centre de traitement (CTE), contraignant MSF à suspendre temporairement ses activités dans la zone. 

    « Certaines personnes nous ont conseillé de ne pas aller au centre de santé, prétendant que les médecins allaient rendre mon époux malade », confie Elise*, qui accompagne son mari testé positif.  

    Dans une région où l’aide humanitaire est rare, le retour des acteurs médicaux réactive de vieilles craintes. « Les rumeurs traversent toutes les couches de la population », observe le Dr Pablo Paluku Lwanzo, médecin chef de la zone de santé de Butembo. « Certains nient l’existence de la maladie ou nous accusent d’empoisonnement. » 

    À cette désinformation s’ajoute le souvenir de l’« Ebola business » documenté lors des précédentes crises, marqué par des dérives financières et des abus, y compris des violences basées sur le genre. Ces antécédents continuent de fragiliser la sécurité du personnel humanitaire sur le terrain.

    Pendant ce temps, le virus progresse à une vitesse sans précédent 

    Au 13 juillet 2026, les zones de Butembo et Beni enregistraient respectivement 122 et 31 cas confirmés, pour 77 et 20 décès. « Ces chiffres sont bien en deçà de la réalité », s’inquiète Hugo Soubrier, épidémiologiste de MSF au Nord-Kivu. 

    « Les malades arrivent à un stade très avancé dans les structures de santé, ce qui explique la mortalité élevée. De plus, près de la moitié des personnes infectées ont été en contact avec des cas non identifiés. »

    Un nouveau centre d’isolement ouvert aux proches  

    La sœur de Denise a été admise dans le nouveau centre d’isolement de Butembo, ouvert début juillet par MSF. Chaque jour, Denise et ses proches peuvent venir lui rendre visite, à travers une vitre. « Cela me rassure de la voir », affirme Denise.  

    « L’idée de cet isolement est d’endiguer la propagation de la maladie, tout en permettant aux familles de rendre visite aux patients », explique Delmas Kalemba, responsable logistique de MSF. À Butembo, nos équipes ont réhabilité un bâtiment de l’hôpital général de référence pour y installer un CTE de 35 lits. 

    Placer les populations au cœur de la lutte contre l’épidémie 

    Pour enrayer la propagation du virus, qui a atteint les provinces de la Tshopo et du Haut-Uélé, et rétablir la confiance, MSF implique directement les habitants. « Ce sont eux qui ont l’expérience d’Ebola et la connaissance du terrain », explique Margot Grelet, cheffe de projet à Butembo. « Notre rôle est d’apporter l’expertise médicale, le matériel et les traitements. » 

    Les équipes de MSF rencontrent régulièrement les leaders communautaires et religieux pour ajuster leurs interventions. L’enjeu est de convaincre la population de consulter dès l’apparition des premiers symptômes afin d’augmenter les chances de guérison.

    Des relais communautaires pour informer la population 

    À Beni, à 50 km de Butembo, la même approche participative est privilégiée. « Nous nous appuyons sur les chefs de groupements, les leaders d’opinion et la société civile pour relayer les messages de prévention », précise Delphine Ferry, responsable de la promotion de la santé. 

    Sur le terrain, 150 relais communautaires formés par MSF répondent aux questions concrètes des familles sur le virus Bundibugyo et le fonctionnement des centres de traitement. 

    Rapprocher les soins de santé et rassurer les patients 

    Cette volonté de proximité se traduit par des choix opérationnels concrets. En plus d’un centre de soins de 26 lits en cours de finalisation près de l’hôpital de référence de Beni, MSF soutient directement deux centres de santé locaux pour y offrir des soins primaires gratuits

    Douze chambres d’observation ont été aménagées dans les aires de santé de Kanzulinzuli et Malepe, et onze autres sont en cours de construction à Madrandele et Kasabinyole. Ces espaces permettent d’isoler et de soigner dignement les cas suspects en toute sécurité, tout en maintenant un lien visuel et social essentiel avec leurs proches. 

    *Les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des personnes interrogées.

  • Visite d’État de Oligui Nguema à Paris : un tournant pour les relations franco-gabonaises

    Visite d’État de Oligui Nguema à Paris : un tournant pour les relations franco-gabonaises

    Lors des festivités du 14 Juillet à l’ambassade de France à Libreville, Fabrice Mauriès, ambassadeur français au Gabon, a révélé l’imminence d’une visite d’État du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris. Le diplomate a qualifié cet événement de « plus haut niveau protocolaire » et d’« étape historique » dans l’approfondissement des liens bilatéraux entre les deux nations.

    S’exprimant devant l’ensemble des autorités gabonaises, le corps diplomatique et les représentants de la communauté française, Fabrice Mauriès a confirmé : « Dans les prochains jours, Son Excellence le président Brice Clotaire Oligui Nguema se rendra à Paris pour une visite d’État, manifestation suprême de notre coopération, et qui inscrira une nouvelle dynamique dans nos relations. »

    L’ambassadeur a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans la continuité des échanges engagés depuis 2023, évoquant notamment la visite officielle du chef de l’État gabonais à Paris au printemps 2024, suivie de celle du président français à Libreville. « Ce partenariat, en constante évolution, se redéfinit pour mieux répondre aux aspirations des deux pays », a-t-il déclaré, soulignant que ces rencontres de haut niveau marquent une nouvelle phase de la coopération franco-gabonaise.

    Président Brice Clotaire Oligui Nguema lors d'un événement officiel

    Concernant la transition politique au Gabon, Fabrice Mauriès a réaffirmé la position de Paris : « La France n’a jamais interféré dans ce processus, car seul le peuple gabonais est légitime pour choisir son avenir. » Il a cependant assuré que « la France reste un partenaire indéfectible, engagé à accompagner le Gabon dans cette nouvelle page de son histoire. »

    Le diplomate a également annoncé que cette visite permettra de concrétiser une vision renouvelée des échanges économiques entre les deux pays. « Nous construirons ensemble un partenariat équilibré et gagnant-gagnant, conforme aux attentes du président gabonais et partagées par le président français. » Il a précisé que « plusieurs projets concrets seront dévoilés à Paris dans les prochains jours », illustrant cette nouvelle orientation.

    Depuis le changement de régime en août 2023, le Gabon et la France ont progressivement réinventé leur collaboration. Les visites croisées des présidents Oligui Nguema et Macron ont ouvert une ère de coopération renforcée dans les domaines politique, économique et sécuritaire. La visite d’État du président gabonais à Paris devrait ainsi marquer une avancée majeure, avec l’annonce de mesures stratégiques destinées à dynamiser les relations bilatérales.