Le Togo accélère sa stratégie de diversification des alliances internationales. À l’occasion d’une visite officielle à Lomé, le président Faure Gnassingbé a accueilli son homologue luxembourgeois, Xavier Bettel, pour marquer un tournant dans les relations bilatérales. Au programme : des échanges approfondis sur les secteurs clés comme le numérique, la cybersécurité et la gestion responsable des ressources naturelles.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de modernisation accélérée du pays. Longtemps centrée sur l’aide au développement, la coopération entre Lomé et Luxembourg évolue désormais vers des projets structurants, visant à soutenir les ambitions économiques et institutionnelles du Togo.
Des échanges constructifs au service d’une alliance renforcée
L’audience entre Faure Gnassingbé et Xavier Bettel a permis d’aborder les grands enjeux du partenariat bilatéral, mais aussi les défis internationaux actuels. Le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg a salué la qualité des discussions, soulignant la solidité des liens entre les deux nations.
« Nos échanges ont été marqués par une franchise et une transparence remarquables, typiques d’une relation d’amitié solide », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer l’engagement de son pays à accompagner le Togo dans ses projets de transformation.
Trois nouveaux accords pour une coopération ambitieuse
La visite a été marquée par la signature de trois accords majeurs, destinés à structurer la collaboration bilatérale pour les années à venir. Ces textes visent à répondre aux priorités nationales tout en renforçant la résilience économique du pays.
INCLURE : Une initiative visant à soutenir le développement local tout en préservant les écosystèmes naturels. Ce programme s’articule autour de la croissance économique, de l’utilisation durable des ressources et de la protection des milieux naturels.
Programme indicatif de coopération (PIC) : Ce document stratégique définit les grandes lignes du partenariat entre le Togo et le Luxembourg, en alignant les efforts sur les besoins prioritaires des deux pays.
Togocyber+ : Une initiative dédiée au renforcement des capacités nationales en matière de cybersécurité, un secteur essentiel dans un contexte de digitalisation croissante des administrations et des services publics.
Ces accords reflètent une évolution notable dans la nature de la coopération, désormais axée sur des domaines à haute valeur ajoutée pour l’économie et les institutions togolaises.
Une coopération en pleine expansion
Les relations entre le Togo et le Luxembourg, établies dès les années 1970, connaissent une intensification sans précédent depuis 2024. Cette dynamique s’est concrétisée par la mise en place de l’agence de développement LuxDev à Lomé en 2026, symbolisant l’engagement des deux pays à concrétiser des projets concrets.
Avec un portefeuille de projets évalué à 49,3 millions d’euros (soit environ 32,34 milliards de FCFA), les deux partenaires concentrent leurs actions sur des domaines stratégiques : transition numérique, restauration des écosystèmes forestiers, modernisation de l’École Polytechnique de Lomé et préservation du patrimoine naturel.
Cette approche reflète une volonté commune de passer d’une logique d’assistance ponctuelle à une collaboration durable, axée sur des résultats tangibles et mesurables.
Lomé renforce son ancrage diplomatique en Afrique de l’Ouest
Cette visite illustre l’ambition du Togo de se positionner comme un acteur clé de la diplomatie régionale. En cultivant des partenariats ciblés avec des pays européens comme le Luxembourg, Lomé cherche à mobiliser des expertises et des financements alignés sur ses priorités nationales.
Pour le Luxembourg, le Togo représente un partenaire de confiance, idéal pour développer des projets à long terme dans des domaines où innovation, gouvernance et développement durable convergent. L’entretien entre Faure Gnassingbé et Xavier Bettel confirme ainsi une orientation claire : faire de la coopération bilatérale un levier de transformation pour les deux nations et leurs citoyens.
Dakar, juillet 2026 — Une décision présidentielle récente bouleverse la gestion des infrastructures portuaires au Sénégal. Un décret officiel, rendu public ce mois-ci, officialise la nomination de Doune Pathé Mbengue au poste de directeur général du Port autonome de Dakar (PAD). Ce haut fonctionnaire, doté d’une solide expérience en administration civile, prendra officiellement ses fonctions dès la publication du texte.
Cette transition marque la fin du mandat de Waly Diouf Bodiang, qui occupait jusqu’alors la tête de l’établissement. Son départ, intervenu dans le cadre d’une restructuration des entreprises publiques, s’accompagne de la nomination de son successeur. Les raisons précises de ce changement n’ont pas été détaillées dans le décret.
Doune Pathé Mbengue devra désormais piloter les ambitions stratégiques du PAD, un acteur clé de l’économie sénégalaise. Le port, principal hub logistique de la sous-région, joue un rôle central dans les échanges commerciaux et le développement économique du pays.
Le Forum africain de l’eau, dont le thème central était « De la vision à l’action », a clos ses portes ce jeudi 16 juillet 2026 à N’Djamena, après deux journées intenses dédiées aux enjeux cruciaux de l’accès à l’eau et de la gestion durable des ressources hydriques en Afrique. Cet événement, coorganisé par les autorités tchadiennes et le Groupe de la Banque mondiale, a réuni une assemblée diversifiée : décideurs politiques africains, acteurs techniques et financiers, ainsi que spécialistes du domaine.
Des engagements à concrétiser pour répondre aux besoins des populations
À l’issue des débats, Farouk Mollah Banna, représentant du Groupe de la Banque mondiale, a souligné l’urgence de passer des promesses aux actes pour améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement sur le continent.
« Les aspirations des citoyens africains — un accès plus large, plus sûr et plus équitable à l’eau, à la nourriture et aux ressources naturelles — ne pourront être satisfaites que si les engagements pris lors de ce forum se matérialisent par des solutions tangibles et rapides », a-t-il affirmé.
Le bassin du lac Tchad : un défi continental prioritaire
Le Premier ministre tchadien, Allah Maye Halina, a quant à lui placé la protection du bassin du lac Tchad au sommet de l’agenda africain. Il a rappelé que la préservation de cet écosystème ne relève pas uniquement des pays riverains, mais constitue un pilier essentiel pour la paix, le développement économique et la sécurité alimentaire à l’échelle du continent.
« Garantir l’avenir du lac Tchad n’est pas une option, mais une nécessité absolue. Plus de 30 millions de personnes dépendent directement de cet écosystème. Sa sauvegarde engage non seulement la stabilité régionale, mais aussi la prospérité de toute l’Afrique. Il est temps d’en faire une priorité incontournable, tant sur le plan continental qu’international », a-t-il déclaré.
Vers une mise en œuvre immédiate des recommandations
Les organisateurs du forum ont exprimé leur volonté de voir les conclusions de ces échanges se transformer sans délai en projets concrets, au service des populations africaines. L’accent a été mis sur l’impérieuse nécessité d’agir avec détermination pour répondre aux défis hydriques du continent.
Mahamat Adam, père d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, a alerté les autorités sur l’agression dont son fils a été victime mardi 15 juillet 2026 vers 22h près du camp 27. Selon son témoignage, les faits se sont déroulés alors que son fils se rendait à Amriguebé, après avoir quitté le quartier Farcha.
Arrivé non loin du camp 27, le jeune Adam Mahamat Adam a été pris pour cible par des agresseurs, provoquant un accident. Sous le choc mais conscient, il a été rapidement secouru par les sentinelles du camp 27, avant qu’une patrouille de police ne le transporte d’urgence à l’hôpital Central.
Sur place, les forces de l’ordre ont sécurisé la moto du jeune homme, que les agresseurs n’ont pas eu le temps d’emporter. Cependant, ces derniers ont réussi à prendre la fuite sans être interceptés.
Mahamat Adam ne conteste pas ce récit, mais remet en question son interprétation. Il se dit insatisfait des explications des sentinelles, qui évoquent simplement une fuite des suspects. Pour lui, cette version ne reflète pas la gravité de l’incident et occulte ce qu’il considère comme un échec sécuritaire.
« L’agression a eu lieu à quelques mètres du camp 27, déplore-t-il. Cela prouve que les Tchadiens ne sont pas en sécurité, même dans des zones censées être protégées. »
Le père de la victime appelle le ministère de la Sécurité publique à assumer pleinement ses responsabilités et à renforcer la protection des citoyens. Il estime qu’aucun quartier ne devrait être exempt d’une présence dissuasive des forces de l’ordre, et qu’une telle proximité avec une installation militaire rend cet incident d’autant plus inquiétant pour la population.
Pour l’heure, l’enquête se poursuit, tandis que la famille de la victime attend des actions concrètes, au-delà des simples déclarations.
Cameroun: l’ambassade de France justifie le renforcement de la procédure pour l’attribution de visas étudiants
RFI
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Avec notre correspondant à Yaoundé,Emmanuel Jules Ntap
« La fraude est un vrai sujet », explique l’ambassade de France de Yaoundé. Muriel Piquet-Viaux, conseillère de coopération et d’action culturelle auprès de l’ambassade, décrit des stratégies diverses utilisées dans les dossiers d’étudiants camerounais admis dans des écoles privées en France.
« Ça peut être de fausses attestations, de faux relevés, un papier d’identité qui n’est pas le bon, une attestation comme quoi vous avez de l’argent bloqué mais ce n’est pas le bon… », liste-t-elle.
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Les autorités consulaires ont relevé leur niveau de vigilance
Les autorités consulaires françaises disent avoir relevé leur niveau de vigilance au regard de la récurrence de ces irrégularités. « Il y a énormément de possibilités de fraudes donc on a un service maintenant qui est très important et qui vérifie chaque pièce », ajoute-t-elle.
Ces fraudes expliqueraient, selon l’ambassade, les nouvelles modalités financières exigées pour la délivrance de visas étudiants aux Camerounais souhaitant étudier dans des écoles privées françaises. Il leur est désormais imposé d’apporter la preuve du paiement intégral de la scolarité ou qu’ils possèdent la somme équivalente, avant l’obtention du visa.
Mais qu’adviendra-t-il des étudiants qui avaient déjà payé des acomptes en France ? Selon Muriel Piquet-Viaux, cela « dépend des établissement dans lequel l’argent a été versé ». « Là il s’agit de bloquer une somme d’argent dans un compte. Quand le visa est accordé et l’enfant est accepté, cet argent est débloqué », poursuit-elle.
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Le Cameroun est jusqu’ici le seul pays africain à se voir imposer de nouvelles règles par la France pour la mobilité de ses étudiants. Une décision que dénoncent de nombreuses familles.
L’UNIS dénonce une décision de la Cour suprême concernant Ousmane Sonko
L’Union nationale pour l’intégrité et la souveraineté (UNIS) a vivement réagi après le rejet, par la Cour suprême, de son référé visant à suspendre l’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Le mouvement politique dénonce une ordonnance qu’il juge contraire au principe de justice et annonce le maintien de son action en justice.
Une décision contestée par l’UNIS
Le 25 juin 2026, le juge des référés de la Cour suprême a déclaré irrecevable la demande de suspension présentée par l’UNIS. Dans un communiqué, le mouvement dirigé par Amadou Gueye qualifie cette décision de « conflit négatif de juridiction » et de « déni de justice ». Selon l’organisation, cette ordonnance crée une situation juridique ambiguë où aucun tribunal ne semble compétent pour trancher le litige.
Les arguments juridiques de l’UNIS
L’UNIS rappelle avoir saisi la Cour suprême à deux niveaux : d’abord pour obtenir l’annulation de l’acte administratif pris par le Bureau de l’Assemblée nationale, puis pour en suspendre les effets via une procédure en référé. Cette démarche faisait suite à une décision du Conseil constitutionnel du 17 juin 2026, qui s’était déclaré incompétent, considérant que l’acte contesté relevait du domaine administratif et non législatif.
Cependant, l’UNIS estime que le Conseil constitutionnel a implicitement reconnu la compétence de la Cour suprême en qualifiant l’acte du Bureau de l’Assemblée d’« acte administratif d’intégration ». Pour le mouvement, le refus de la haute juridiction d’examiner le référé laisse planer un vide juridique, où aucune institution n’accepte de statuer sur l’affaire.
Le principe de séparation des pouvoirs remis en question
L’UNIS conteste l’argument selon lequel la séparation des pouvoirs empêcherait le contrôle juridictionnel des actes administratifs du pouvoir législatif. Le mouvement s’appuie sur des décisions récentes du Conseil constitutionnel, qui a censuré certaines dispositions de la réforme constitutionnelle, rappelant que la justice conserve un pouvoir de contrôle sur la légalité des actes des autres institutions.
Selon l’UNIS, cette interprétation risquerait de créer une « zone de non-droit » au sein du Bureau de l’Assemblée nationale, permettant à certains actes administratifs d’échapper à tout contrôle juridictionnel. Malgré le rejet de son référé, le mouvement maintient son recours en annulation devant la Cour suprême, sollicitant la réunion des chambres réunies pour statuer sur sa compétence.
Un enjeu majeur pour la sécurité juridique
Dans son communiqué, l’UNIS souligne que cette affaire dépasse le cadre d’un simple litige politique. Elle représente, selon le mouvement, un test crucial pour la clarification des rapports entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. L’organisation appelle les magistrats à assumer pleinement leur rôle afin d’éviter une situation préjudiciable à la stabilité institutionnelle du pays.
Ousmane Sonko visé par une plainte pour des déclarations controversées sur Touba
Un collectif de descendants du fondateur de la ville sainte de Touba a porté plainte contre le leader de l’opposition sénégalaise, Ousmane Sonko, après des propos tenus lors de l’inauguration du siège du parti Pastef à Touba. Les membres du collectif estiment que ses déclarations, qualifiant de « l’argent sale » ayant pénétré dans la ville, portent atteinte à l’honneur et à la réputation de cette cité religieuse majeure du Sénégal.
Dans leur requête adressée au parquet de Dakar, ils réclament l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités et les éventuelles conséquences juridiques de ces propos. Cette affaire survient dans un contexte politique déjà tendu au Sénégal, où les tensions entre les autorités et l’opposition s’intensifient autour de questions de corruption et de gestion publique.
Des propos qui divisent et suscitent l’émotion à Touba
Lors de son discours, Ousmane Sonko avait évoqué l’arrivée d’« fonds douteux » dans la ville de Touba, sans préciser ses sources ni étayer ses accusations. Ces déclarations ont immédiatement provoqué une vague de réactions, notamment parmi les habitants et les responsables religieux de la ville, qui y voient une atteinte directe à l’image de leur cité, symbole spirituel et historique du pays.
Le collectif plaignant, composé de descendants de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride et de Touba, dénonce une diffamation et une instrumentalisation politique de leurs origines religieuses. Ils exigent que justice soit rendue et que la vérité éclate sur les allégations formulées.
Touba, une ville au cœur de l’identité sénégalaise
Fondée en 1887 par Cheikh Ahmadou Bamba, Touba est bien plus qu’une simple ville : elle incarne le cœur spirituel et culturel du Sénégal, attirant des millions de pèlerins chaque année lors du magal, une célébration religieuse majeure. Toute atteinte à son image est donc perçue comme un sujet sensible, susceptible de provoquer des tensions sociales et politiques.
Cette plainte intervient alors que le débat sur la transparence financière et la lutte contre la corruption reste au cœur des préoccupations des citoyens sénégalais. Les autorités judiciaires devront désormais trancher sur la recevabilité de cette plainte et sur les suites à donner à cette affaire qui agite l’opinion publique.
Quelles conséquences pour Ousmane Sonko ?
Si l’enquête aboutit, Ousmane Sonko pourrait faire face à des poursuites pour diffamation ou atteinte à l’honneur, selon les dispositions du code pénal sénégalais. Cette affaire s’ajoute à une série de démêlés judiciaires qui ont déjà marqué sa carrière politique, renforçant les tensions avec le pouvoir en place.
Les observateurs s’interrogent sur l’impact que cette plainte pourrait avoir sur son image et sur sa capacité à mobiliser ses partisans dans un contexte électoral déjà chargé. Pour ses détracteurs, cette affaire pourrait être perçue comme une nouvelle tentative de discréditer ses prises de position, tandis que ses soutiens y verront une preuve supplémentaire de sa lutte contre la corruption.
L’ONU cible les leaders armés en RDC avec de nouvelles sanctions
Le Comité des sanctions des Nations unies a décidé d’ajouter six individus et deux groupes à sa liste noire, une décision qui frappe de plein fouet les figures de l’instabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette annonce, rendue publique le 16 juillet, s’inscrit dans une volonté de freiner la déstabilisation régionale.
Les principaux chefs militaires et rebelles sanctionnés
Parmi les personnalités visées, Corneille Nangaa, chef du mouvement AFC/M23, occupe une place centrale. Il est rejoint par John Imani Nzenze, présenté comme le responsable du renseignement du M23, accusé d’orchestrer les opérations du groupe armé.
Le panel onusien a également ciblé deux commandants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) : Sébastien Uwimbabazi, général de brigade basé à Rutshuru, et Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », responsable des FDLR-FOCA. Ce dernier est notamment accusé de violations graves contre les civils, d’enlèvements pour rançon et d’exploitation illégale des ressources naturelles.
D’autres figures clés ont été désignées : Muhammed Lumisa, médecin et logisticien des Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que le colonel Charles Sematama, chef du groupe Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu. Ce dernier est pointé du doigt pour des exactions répétées contre les populations civiles depuis la création de son mouvement.
Les groupes armés également sanctionnés
En parallèle des individus, deux entités ont été ajoutées à la liste : l’Alliance des Forces de Changement (AFC), fondée en 2023, et le Twirwaneho. Ces inscriptions entraînent un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes, des mesures destinées à affaiblir leur capacité opérationnelle.
Un contexte d’insécurité persistante
Cette décision survient alors que les combats s’intensifient dans l’Est congolais, alimentant les craintes d’une propagation de la crise à l’échelle régionale. Les sanctions visent à couper les réseaux logistiques et financiers de ces groupes, tout en envoyant un signal fort à la communauté internationale sur l’engagement de l’ONU à rétablir la stabilité en RDC.
Image : Corneille Nangaa lors d’une conférence de presse à Goma.
renforcement des liens stratégiques entre le Maroc et la France
La XVe réunion de haut niveau Maroc-France marque une nouvelle étape dans la consolidation d’un partenariat d’exception, axé sur la stabilité régionale, l’autonomie sahraouie et le développement économique partagé entre Rabat et Paris.
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Khadija Taouil
Le premier ministre marocain Aziz Akhannouch a souligné l’importance historique de la XVe réunion de haut niveau entre le Maroc et la France, un rendez-vous qui s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée depuis octobre 2024. Cette rencontre offre une opportunité unique de dresser un bilan des avancées réalisées et d’accélérer la concrétisation des engagements pris dans le cadre d’un partenariat d’exception.
Cette réunion marque aussi une étape décisive dans la mise en œuvre des orientations tracées par sa majesté le roi Mohammed VI, qui prônent une coopération ambitieuse, équilibrée et porteuse d’opportunités pour les deux nations.
Aziz Akhannouch a salué l’engagement résolu du président français Emmanuel Macron à insuffler une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales, consolidant ainsi un partenariat stratégique d’envergure entre les deux pays.
convergence politique et économique au service de la stabilité régionale
Dans un contexte international marqué par des défis multiples, le Maroc et la France partagent une vision commune fondée sur la stabilité, la coopération et le dialogue constructif. Leur collaboration s’étend désormais à des domaines politiques et stratégiques essentiels, avec une attention particulière portée aux enjeux méditerranéens, africains et atlantiques.
« Cette convergence trouve un écho renforcé depuis la position claire de la France en faveur de l’intégrité territoriale du Maroc et de la marocanité du Sahara, ce qui a permis d’instaurer un climat de confiance mutuelle », a déclaré le chef du gouvernement marocain.
Sur le plan économique, les efforts conjoints déployés depuis la visite d’État d’Emmanuel Macron ont permis d’accélérer la réalisation de projets structurants dans des secteurs clés comme l’industrie, la décarbonation, les infrastructures, les énergies renouvelables, la logistique, l’innovation et l’investissement productif.
Aziz Akhannouch a mis en avant la solidité des nouvelles chaînes de valeur développées, faisant des services bancaires l’un des piliers de la relation économique bilatérale.
Le chef du gouvernement a également évoqué la volonté commune de promouvoir les grandes transformations technologiques, en priorisant les domaines de l’intelligence artificielle, de la numérisation, de la recherche appliquée et d’autres secteurs stratégiques visant à renforcer la compétitivité des deux économies.
le capital humain au cœur du partenariat maroco-français
Ce partenariat d’exception dépasse les simples cadres stratégiques et économiques pour s’appuyer sur une conviction partagée : la richesse des échanges humains entre les deux sociétés. La dimension humaine, qui inclut les universitaires, les chercheurs, les entrepreneurs, les artistes, les créateurs et la diaspora, joue un rôle central dans le rapprochement des deux peuples et le renforcement de leurs échanges culturels.
En matière de capital humain, M. Akhannouch a réaffirmé l’importance des efforts conjoints dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de la formation professionnelle, de l’innovation et de la mobilité des talents.
Les deux pays accordent également une attention particulière à la coopération culturelle, à la promotion du dialogue interculturel, à la valorisation du patrimoine commun et au renforcement des échanges humains, éléments essentiels pour une relation durable et vivante.
Le Maroc et la France ont réaffirmé leur ambition de projeter leur partenariat bilatéral vers l’avenir, en inaugurant une nouvelle phase stratégique. Cette dynamique s’inspire de la vision de sa majesté le roi Mohammed VI et de l’engagement du président français à bâtir une coopération adaptée aux défis du XXIe siècle.
Les deux gouvernements ont exprimé leur détermination à transformer les engagements politiques en résultats concrets, afin de construire un partenariat plus efficace, innovant et capable de relever les défis communs dans les domaines économique, technologique, géopolitique et humain.
un tournant décisif dans les relations bilatérales
Le premier ministre français Sébastien Lecornu a qualifié cette réunion de haut niveau de tournant dans les relations maroco-françaises, marquant une étape clé dans la mise en œuvre des engagements pris lors de la visite d’État historique du président français à Rabat en octobre 2024.
L’objectif principal était de donner une nouvelle dimension au partenariat entre les deux pays, en établissant des liens privilégiés — interministériels, politiques, diplomatiques, économiques et culturels — pour instaurer une gouvernance spécifique et renforcée.
« La France et le Maroc aspirent à consolider un partenariat stratégique qui, au-delà du renforcement de leurs liens avec l’union européenne, servira de levier pour une coopération renouvelée, fondée sur des intérêts convergents et orientée vers le développement et la stabilité du continent africain », a expliqué M. Lecornu, réaffirmant le soutien de Paris au plan d’autonomie pour une solution définitive au conflit du Sahara.
Le Maroc et la France ont souligné que la sécurité constituera l’un des piliers de leur partenariat stratégique, aux côtés des grands défis démographiques et environnementaux qui touchent le continent.
Les deux pays renforceront leur coordination dans la lutte contre le terrorisme et les menaces transnationales, convaincus que la stabilité régionale exige une action diplomatique et sécuritaire de plus en plus étroite.
En effet, les deux gouvernements ont convenu de passer à un niveau supérieur dans leurs relations bilatérales, en ouvrant la voie à une nouvelle dynamique visant à faire du partenariat franco-marocain un moteur du développement, de la stabilité et de l’intégration du continent africain.
Sébastien Lecornu a conclu en soulignant que cette réunion marque une nouvelle étape dans l’approfondissement du partenariat franco-marocain. Cette dynamique permettra de préparer la future visite d’État de sa majesté le roi Mohammed VI en France, qui constituera un moment clé pour les relations entre Rabat et Paris et pourrait aboutir à la signature d’un traité d’amitié exceptionnel.
des accords majeurs pour concrétiser les engagements
Nasser Bourita et Jean-Noël Barrot ont signé une lettre d’intention sur la coopération en matière de politique étrangère féministe, visant à renforcer la diplomatie féministe tant au niveau ministériel qu’international.
Par ailleurs, Nadia Fettah et Roland Lescure ont signé un protocole d’accord confirmant le financement du programme de la ligne à grande vitesse entre kénitra et marrakech.
Une déclaration commune a également été paraphée pour compléter le protocole d’accord sur le partenariat dans le domaine de l’eau, signé par Nadia Fettah, Roland Barrot et Catherine Bonnaud (directrice de l’agence française de développement au Maroc). Cet accord précise les engagements pris dans le protocole du 28 octobre 2024 concernant le soutien à la politique nationale de l’eau.
De plus, Mohamed Berrada et Eléonore Caroit ont signé une déclaration d’intention relative à l’enseignement de la langue arabe et de l’histoire-géographie dans les établissements scolaires français au Maroc, afin de promouvoir l’acquisition d’une compétence bilingue.
Par ailleurs, Abdessamad Kayouh et Philippe Tabarot ont signé un plan d’action triennal (2026-2028) pour la coopération technique dans le domaine de l’aviation civile.
Abdessamad Kayouh a également signé un accord de partenariat avec François Lambert (directeur de l’école nationale supérieure maritime) pour consolider les échanges scientifiques et pédagogiques entre l’ensm et l’institut supérieur d’études maritimes.
Dans le domaine industriel, Ryad Mezzour et Christelle Geneste Defaye ont conclu un accord de coopération visant à adapter le service postal aux nouveaux défis et à renforcer la collaboration entre les deux opérateurs.
Sur le plan culturel, Mohamed Mehdi Bensaid et Catherine Pegard ont signé une déclaration d’intention sur la coopération dans le cinéma et l’image en mouvement en afrique, ainsi qu’une déclaration relative aux échanges artistiques.
Mohamed Mehdi Bensaid a également signé un accord de partenariat stratégique avec Anne-Claire Legendre (présidente de l’institut du monde arabe), pour établir un cadre général de coopération culturelle, intellectuelle et citoyenne.
Enfin, Hammou Bensaadout (directeur général du laboratoire public d’essais et d’études) et le directeur général du centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et le développement ont signé un accord-cadre de coopération.
Pour conclure, Abdelaziz El Hraiki (directeur de l’institut agronomique et vétérinaire hassan II) et Jean-Paul Laclau (directeur général délégué à la recherche et à la stratégie du cirad) ont signé un accord-cadre de coopération scientifique couvrant l’agriculture, la médecine vétérinaire et les sciences halieutiques et aquacoles.
parcours de femmes au pouvoir : une avancée au Bénin
L’arrivée de la capitaine Elvire Toupé en tant qu’aide de camp du président Romuald Wadagni marque un tournant dans l’histoire politique du Bénin. Cette nomination, officialisée lors du premier Conseil des ministres après son investiture, consacre une première : une femme béninoise occupe ce poste stratégique depuis l’indépendance du pays, le 1er août 1960. Jusqu’ici officier au sein de la Garde républicaine, elle incarne désormais un modèle pour les générations futures.
des figures historiques aux nouvelles générations
Pour Régis Hounkpè, spécialiste en géopolitique et directeur d’InterGlobe Conseils, cette avancée dépasse le simple symbole. « Cette décision envoie un message fort aux jeunes Béninoises. Les Amazones du Dahomey, ces guerrières légendaires, ont toujours symbolisé le courage et la détermination. Aujourd’hui, Elvire Toupé représente une nouvelle génération de femmes prêtes à s’engager dans des rôles clés, autrefois réservés aux hommes », explique-t-il.
La journaliste Wuldath Moussa Mama abonde dans ce sens en soulignant le lien entre cette nomination et l’héritage des Agodjié, ces guerrières d’élite du royaume du Dahomey. « Les Amazones incarnent une histoire où les femmes ont marqué l’histoire militaire du pays. Leur résurgence dans l’imaginaire collectif montre que le Bénin évolue, même si des défis persistent », observe-t-elle. Elle interroge cependant : s’agit-il d’une exception ou du début d’une dynamique plus large pour promouvoir l’égalité dans les sphères décisionnelles ?
Le monument dédié aux Amazones de Cotonou, inauguré récemment, témoigne de cette volonté de réhabiliter leur héritage. Une manière de rappeler que l’histoire du Bénin ne saurait s’écrire sans ces figures emblématiques.
une représentation politique encore limitée
Malgré ces avancées symboliques, la participation des femmes dans les instances dirigeantes reste insuffisante. Le gouvernement de Romuald Wadagni compte six femmes sur l’ensemble des ministres, un chiffre en légère hausse par rapport au précédent exécutif dirigé par Patrice Talon, qui en comptait cinq sur vingt-trois.
Au niveau législatif, la situation est tout aussi contrastée. La dixième législature, entrée en fonction en février 2026, compte 28 députées sur 109 sièges, soit 25,7 % de l’hémicycle. Un taux identique à celui de la législature précédente. Pourtant, le code électoral béninois impose un quota : une femme par circonscription doit être élue. Sur les 24 sièges obtenus grâce à cette mesure, quatre ont été gagnés sans ce filet de sécurité.
Wuldath Moussa Mama pointe du doigt les obstacles structurels : « Les partis politiques doivent faire plus pour encourager l’engagement des femmes. Cela passe par une meilleure formation au militantisme et une volonté réelle d’inclusion. Les quotas sont une première étape, mais ils ne suffisent pas ».
La vice-présidence, occupée par une femme depuis 2021, reste un poste principalement protocolaire, sans réel pouvoir décisionnel. Un constat qui interroge sur la profondeur des changements en cours.
vers une démocratie plus inclusive ?
La nomination d’Elvire Toupé et les débats qu’elle suscite révèlent une société béninoise en mouvement. Si les femmes continuent de briser les plafonds de verre, leur place dans les cercles de pouvoir doit encore progresser. Les défis sont nombreux : overcoming les mentalités traditionnelles, renforcer les formations politiques, et garantir une représentation équitable dans toutes les institutions.
Une chose est sûre : le Bénin ne peut ignorer la contribution des femmes à son développement. Leur implication croissante dans les affaires publiques est un gage de stabilité et de prospérité pour l’avenir.
Une candidature stratégique pour la République Démocratique du Congo
Me José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et Télécommunications de la République Démocratique du Congo (RDC), a marqué un tournant décisif dans la stratégie diplomatique de son pays en organisant, le 15 juillet 2026 à l’hôtel Hilton de Kinshasa, une rencontre d’envergure avec les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités en RDC. L’objectif ? Solennellement présenter la candidature de la RDC au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), lors des élections de la Conférence des Plénipotentiaires prévue à Doha, au Qatar, en novembre 2026. Ce scrutin déterminera les membres du Conseil pour le mandat 2027-2030.
Pour le ministre congolais, cette démarche s’inscrit dans une vision ambitieuse : « la RDC ne peut plus rester en marge des décisions mondiales qui façonnent l’avenir des télécommunications et des technologies numériques. Notre position géostratégique au cœur de l’Afrique, combinée à notre potentiel énergétique et nos ressources humaines, nous positionne naturellement comme un acteur incontournable de cette révolution. »
Christian Katende, président de l’Autorité de régulation de la Poste et Télécommunications du Congo (ARPTC), a renforcé ce message en soulignant l’importance numérique du pays : avec plus de 110 millions d’habitants et près de 74 millions d’abonnés mobiles, la RDC représente l’un des plus grands marchés numériques du continent africain.
Quatre engagements clés pour l’Afrique et le monde
La candidature de la RDC à l’UIT s’articule autour de quatre axes majeurs, présentés comme des leviers pour transformer le secteur des télécommunications en Afrique :
Renforcer la voix de l’Afrique au sein de l’UIT, en portant les enjeux des pays en développement dans les débats internationaux.
Stimuler les investissements** dans les infrastructures critiques : réseaux, satellites, centres de données et infrastructures numériques publiques.
Promouvoir une gouvernance numérique équilibrée**, conciliant innovation, sécurité, souveraineté et protection des citoyens.
Développer les capacités** des régulateurs et États africains via le partage des connaissances, la recherche et l’innovation.
Me José Mpanda a insisté sur le rôle central de la RDC, siège de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), dans la défense des intérêts africains : « Il est cohérent que le pays abritant le siège de l’UAT participe activement aux décisions de l’UIT, l’organisation suprême du secteur. »
Un appel au soutien international
Lors de cette soirée, Me José Mpanda a sollicité un soutien actif des diplomates présents pour la candidature de la RDC. Il a demandé à chaque représentant de mobiliser leur pays respectif en faveur de cette initiative, en contactant les ministères des Affaires étrangères, les administrations des télécommunications et les autorités de régulation. « Nous ne cherchons pas seulement un siège, mais une opportunité de servir l’Afrique et le monde en façonnant les politiques numériques de demain. », a-t-il déclaré.
Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé l’engagement total de la diplomatie congolaise dans ce projet. Elle a appelé les pays amis à soutenir activement cette candidature et à exploiter pleinement les outils de la diplomatie bilatérale et multilatérale. « L’UIT est un partenaire stratégique pour atteindre les objectifs de développement durable. Nous comptons sur les États membres pour que la RDC obtienne ce siège et fasse rayonner l’Afrique dans les enceintes internationales. »
Des arguments solides pour une candidature légitime
Christian Katende a mis en avant plusieurs atouts de la RDC pour justifier sa candidature :
Un marché numérique en pleine expansion** : 110 millions d’habitants et 74 millions d’abonnés mobiles, avec un potentiel de croissance énorme.
Des ressources naturelles stratégiques** : la RDC possède des minerais critiques essentiels aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle, renforçant sa légitimité dans les décisions technologiques mondiales.
Une vision d’intégration africaine** : la RDC souhaite devenir un hub numérique pour l’Afrique centrale, en accélérant la connectivité et en réduisant la fracture numérique.
Il a conclu en appelant à une « Afrique qui ne subit plus les transformations numériques, mais qui les conçoit. Une Afrique qui investit, innove et construit son avenir avec responsabilité. »
Prochaine étape : la formalisation à Doha
La candidature de la RDC sera officiellement présentée lors de la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT, qui se tiendra à Doha, au Qatar, en novembre 2026. Ce rendez-vous sera décisif pour savoir si la RDC intégrera le Conseil de l’UIT pour le mandat 2027-2030.
Starlink est désormais accessible en Côte d’Ivoire. Le fournisseur d’accès internet par satellite, détenu par SpaceX, a officiellement lancé son service ce 16 juillet 2026, après l’obtention d’une licence temporaire de douze mois délivrée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC (ARTCI) à Starlink Network CIV. Les particuliers et entreprises peuvent désormais s’abonner via le site officiel starlink.com/cotedivoire.
Cette initiative avait été dévoilée le 11 juin 2026 par Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique. L’accord permet à Starlink de fournir des connexions internet fixes par satellite sur l’ensemble du territoire national, en utilisant les bandes de fréquences Ka et V.
Lutter contre la fracture numérique en milieu rural
Le gouvernement ivoirien a ciblé en priorité les zones reculées, les écoles et les centres médicaux isolés pour améliorer leur accès à internet. L’objectif est clair : combler le fossé numérique qui sépare les régions urbaines des campagnes, où les infrastructures filaires et mobiles restent souvent défaillantes.
Cette autorisation fait suite à une décision prise par le Conseil de régulation de l’ARTCI en septembre 2025. La licence provisoire de douze mois permettra d’évaluer la qualité du service et le respect des engagements de Starlink avant d’envisager un déploiement définitif.
Le 27e pays africain à accueillir Starlink
La Côte d’Ivoire rejoint la liste des 27 pays africains où Starlink opère désormais. Cette expansion s’inscrit dans une dynamique continentale accélérée depuis 2023, avec des lancements au Nigeria, au Kenya, au Rwanda ou encore au Mozambique.
Cette stratégie répond à un besoin croissant d’accès internet dans des territoires où les infrastructures terrestres sont coûteuses à déployer. Grâce à sa constellation de satellites en orbite basse, Starlink promet des débits élevés et une latence réduite, même dans les zones les moins desservies.
Un contexte ivoirien favorable aux innovations télécoms
L’arrivée de Starlink coïncide avec le déploiement simultané de la 5G en Côte d’Ivoire, reflétant l’ambition des autorités à moderniser rapidement les infrastructures de télécommunication. Bien que le pays compte déjà plusieurs opérateurs mobiles, les zones rurales restent largement sous-connectées.
Avec une population de 33,5 millions d’habitants et une superficie de 322 000 km², la Côte d’Ivoire présente des disparités géographiques marquées entre le sud urbanisé et le nord rural. Le taux de pénétration de l’internet fixe y reste faible, offrant ainsi un terrain propice aux solutions satellitaires.
L’ARTCI, créée en 2012, supervise l’ensemble du secteur des télécommunications et veille à la concurrence. Son encadrement de Starlink via une licence provisoire illustre sa volonté de contrôler l’arrivée de nouveaux acteurs globaux sur un marché encore en pleine structuration.
Une période d’évaluation pour garantir la qualité
La licence provisoire de douze mois vise à vérifier la conformité de Starlink aux normes locales et à évaluer son impact sur le marché. Le ministre Djibril Ouattara a indiqué que cette autorisation serait réexaminée à l’issue de cette période.
Cette approche prudente rappelle celle adoptée dans d’autres pays africains, où les régulateurs imposent des phases pilotes avant d’autoriser un déploiement à grande échelle. L’enjeu est double : assurer la qualité du service et protéger les opérateurs locaux face à un concurrent disposant d’une infrastructure spatiale.
Les prochains mois seront décisifs pour Starlink, qui devra prouver sa capacité à couvrir les zones rurales et à proposer des tarifs accessibles. La reconduction de sa licence dépendra de ces résultats concrets.