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  • Best of Soudan (4). La guerre s’invite au Tchad

    Best of Soudan (4). La guerre s’invite au Tchad

    Best of Soudan (4). La guerre s’invite au Tchad

    Après trois ans de conflit, la guerre déborde désormais sur le territoire tchadien. Frappes à la frontière, tensions militaires, crispations communautaires : la crise soudanaise rattrape N’Djamena.

    Par Leslie Varenne (27 mars 2026)

    Depuis avril 2023, la guerre au Soudan oppose l’armée du général Abdel Fattah al-Burhan aux Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagolo, dit Hemedti. Bien que le Tchad se soit toujours affiché comme neutre, il a soutenu, dans les faits, les FSR. Ce positionnement suscite de vives controverses. Il place le pouvoir tchadien dans une contradiction majeure : soutenir un camp qui combat, au Darfour, des populations zaghawa, alors même que cette communauté est au cœur de l’appareil d’État tchadien. Des livraisons d’armes, financées par les Émirats arabes unis, ont ainsi transité par des villes comme Amdjarass ou Adré. Un choix risqué dont les conséquences, pourtant prévisibles, se font désormais sentir.

    Tiné, au cœur des tensions

    Il existe deux villes nommées Tiné, l’une au Soudan, l’autre au Tchad. Ces localités jumelles abritent les mêmes populations zaghawa et constituent un point de passage majeur pour les civils fuyant le Darfour Nord et les violences de la guerre pour se réfugier au Tchad.

    Le 21 février 2026, les Forces de soutien rapide ont pris le contrôle de la partie soudanaise. Elles ont immédiatement été confrontées aux Toroboros, ces combattants tchadiens et soudanais engagés aux côtés du général Abdel Fattah al-Burhan, ainsi qu’à des militaires tchadiens intervenus sans l’aval de leur hiérarchie. Ces affrontements ont permis une reprise rapide de la ville. Face à cette dégradation sécuritaire, N’Djamena a annoncé la fermeture de la frontière. Les combats se sont néanmoins poursuivis, confirmant l’installation durable du conflit dans cet espace transfrontalier.

    C’est dans ce contexte déjà explosif qu’est intervenue, le 21 mars, une attaque de drone meurtrière à Tiné (Tchad) faisant une vingtaine de morts parmi les civils. Les autorités tchadiennes démentent toute implication dans ce drame. Néanmoins, nombreux sont ceux qui l’accusent. Ainsi l’opposant Ousmane Dillo, actuellement exilé au Soudan, a, dans un audio diffusé largement diffusé sur les messageries privées, pointé du doigt Mahamat Déby et a appelé à l’éliminer. Il l’accuse, en outre, de mettre en danger la communauté zaghawa. Côté soudanais, le gouverneur du Darfour, Minni Arkou Minawi, a lui aussi franchi un cap en affirmant que « la guerre avec le Tchad a déjà commencé », actant ainsi une escalade régionale du conflit.

    Mise en alerte maximale

    Les autorités tchadiennes, elles, ont campé sur leurs positions et affiché leur fermeté. Le porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a réaffirmé la neutralité du Tchad tout en promettant une riposte « proportionnelle » aux attaques. Dans le même temps, le président Mahamat Déby a ordonné la mise en alerte maximale des forces armées. Le 22 mars, un sommet sécuritaire s’est tenu à Tiné, réunissant plusieurs hauts responsables militaires pour renforcer la protection de la frontière et prévenir toute déstabilisation du pays. « Ici, c’est Tiné, Tchad, ce n’est pas Tiné, Soudan. L’armée soudanaise, les Toroboros, les FSR, qu’ils se battent au Soudan, qu’ils s’entretuent là-bas dans leur pays. Qu’ils ne viennent pas se battre dans notre pays ou tuer notre peuple », a lancé le ministre de la sécurité, le général Ali Ahmat Akhabach.

    Dans la foulée, Ndjamena a interdit aux populations de franchir la frontière empêchant ainsi les femmes et les enfants qui fuient les horreurs de la guerre soudanaise de se sécuriser dans les camps de réfugiés au Tchad. Cette décision lourde de conséquences humanitaires, prise pour empêcher une rébellion de la communauté zaghawa, n’aura pourtant que peu d’impact sur la situation sécuritaire. Au contraire, Cameron Hudson, expert du conflit soudanais, estime : « L’armée tchadienne renforce sa présence à la frontière soudanaise face à la montée des tensions. Je crains fort que cela n’augmente le risque d’une implication directe du Tchad dans le conflit soudanais, au lieu de l’empêcher. Déby, voulant se donner une image de fermeté, commet une grave erreur stratégique ».

    Quand la guerre au Soudan attise les tensions communautaires au Tchad

    De plus, ce ne sont pas seulement les Zaghawa qui sont entraînés dans le conflit soudanais. Selon des sources sécuritaires tchadiennes, depuis plusieurs semaines, les FSR recrutent des jeunes issus de la communauté Tama. Cette mobilisation, qui s’apparente à du mercenariat, s’appuie sur des réseaux locaux mêlant chefs traditionnels, autorités administratives et figures proches du pouvoir.

    Comme les Zaghawa, les Tama constituent une communauté transfrontalière, présente à la fois dans l’est du Tchad (Wadi Fira, Ouaddaï) et dans l’ouest du Soudan. Bien que non Arabes, lors de la première guerre du Darfour, débutée en 2003, ils ont été intégrés à des milices janjawid, les ancêtres des forces d’Hemedti, et engagés dans des combats contre des groupes ethniques, notamment les Zaghawa. Cette évolution est particulièrement inquiétante : elle fait ressurgir des fractures au sein de la société tchadienne et alimente un sentiment de mise en danger entre communautés.

    Dans ce contexte, la frontière entre le Tchad et le Soudan cesse d’être une ligne de séparation pour devenir un espace de projection du conflit. Ce qui relevait hier d’un calcul stratégique ambigu apparaît désormais comme une fuite en avant. Le pouvoir tchadien se retrouve pris dans un engrenage qu’il risque fort de ne plus maîtriser. Le diable était dans la bouteille, il en est désormais sorti.

    À suivre (5) : Les révélations explosives d’un chef de guerre.

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  • Tension autour de l’eau en Afrique centrale : le forum de N’Djamena relance le débat

    Tension autour de l’eau en Afrique centrale : le forum de N’Djamena relance le débat

    L’hémicycle a frémi lorsque les déclarations sont tombées. Une députée a immédiatement exigé du ministre de l’Environnement la publication immédiate d’un accord controversé, une demande restée sans réponse jusqu’à présent. Mme Bazaïba, qui a occupé ce poste jusqu’en 2025 avant de devenir ministre d’État chargé des Affaires sociales, a rappelé les propos tenus par l’ancien président tchadien Idriss Déby Itno : « Si le Congo refuse de nous céder de l’eau, nous la prendrons par tous les moyens ! ». Ces mots résonnent d’autant plus après l’engagement militaire tchadien en Centrafrique sous couvert de la rébellion Seleka. Idriss Déby Itno a été tué en 2021 lors d’un affrontement, et son fils Mahamat Déby Itno a pris le relais, consolidant son pouvoir notamment grâce à une médiation conduite par Félix Tshisekedi, qui a valu à une artère majeure de N’Djamena d’être rebaptisée en son honneur.

    En République Démocratique du Congo (RDC), une cellule de veille dédiée à la gestion des eaux a été créée en 2014 à l’Assemblée nationale. Composée alors d’une dizaine de députés, dont Eve Bazaïba, celle-ci dénonçait régulièrement « un complot international ourdi contre le pays, avec des complicités locales ». Pourtant, malgré son passage au ministère de l’Environnement, cette cellule n’a jamais produit le moindre rapport. Douze ans plus tard, Mahamat Idriss Déby invite Félix Tshisekedi à participer au Forum africain de l’eau à N’Djamena. Dans son discours, le président congolais a exposé cinq axes stratégiques pour relever les défis hydriques du continent :

    • Une approche intégrée liant eau, agriculture, énergie, santé et infrastructures ;
    • Un renforcement de la gouvernance via des institutions transparentes et une meilleure redevabilité ;
    • Le développement de projets techniquement viables et financièrement attractifs pour attirer les investisseurs ;
    • Le recours à des financements mixtes, publics, privés et internationaux ;
    • L’utilisation de l’eau comme levier d’industrialisation, incluant la production locale d’équipements hydrauliques.

    Félix Tshisekedi a souligné qu’« aucun État ne peut assurer seul sa sécurité hydrique », plaidant pour une coopération régionale afin de faire de l’eau une priorité politique. Bien que la RDC dispose d’un potentiel hydrique colossal, aucune confirmation n’a été apportée concernant d’éventuels transferts d’eau depuis le fleuve Congo. Pourtant, ses ambitions sont claires : porter d’ici 2035 le taux d’accès à l’eau potable à 60 %, celui de l’assainissement à 50 %, et garantir des infrastructures adaptées dans 80 % des écoles et centres de santé.

    Mahamat Idriss Déby a présenté ce forum comme une opportunité pour l’Afrique de reprendre le contrôle de ses ressources hydriques en vue d’une prospérité collective. Les intentions tchadiennes sont sans ambiguïté, mais aucun autre membre de la Commission du bassin du lac Tchad — Cameroun, Niger ou Nigeria — n’a répondu présent. Ce lac, autrefois étendu sur 25 000 km² en 1964, ne couvre plus que 2 000 km² en 2024, avec des variations saisonnières limitées à 4 500 km². Seuls le Gabon, la Mauritanie et le Bénin étaient représentés aux côtés des deux chefs d’État.

    Le boycott de la Commission interroge. En 2019, un ancien ministre des Affaires étrangères avait alerté sur des manœuvres visant à contourner les autorités congolaises. Un dirigeant d’ONG basé à Kisantu aurait signé au nom de la RDC des textes relatifs au transfert des eaux de l’Ubangi vers le lac Tchad, en marge de rencontres internationales organisées sans l’aval de Kinshasa. Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte géopolitique tendu, où certains cercles évoquent même l’idée d’un « peuple non rentable », selon les propos du sociologue suisse Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU.

    En RDC, l’eau continue de s’écouler sans contrôle, des hauteurs de Mitwaba jusqu’à Banana. Comme le rappelle l’ancien sénateur et ministre Modeste Mutinga Mutuishayi dans son ouvrage « La République des Inconscients », « si l’eau est la vie, nos dirigeants n’ont pas encore saisi l’urgence d’agir avant que ne survienne un suicide collectif ».

  • Lucas Digne prend déjà un coup de pression sur son transfert au PSG : «S’il fait ça, il n’a pas fini de cirer le banc»

    Lucas Digne prend déjà un coup de pression sur son transfert au PSG : «S’il fait ça, il n’a pas fini de cirer le banc»

    Diplômé d’Ecole de Journalisme à Paris. Spécialisé football, et plus particulièrement sur le mercato. Fan du PSG et du Stade Français.

    Auteur d’un match complètement raté contre l’Espagne en demi-finale de la Coupe du Monde, Lucas Digne va désormais devoir digérer au plus vite cette désillusion avec l’équipe de France. D’autant que le latéral gauche des Bleus s’apprête à signer au PSG, et un journaliste du Parisien avertit clairement : il finira sur le banc s’il reproduit ce genre de catastrophe sous le maillot parisien.

    Ce n’est plus un secret pour personne : Lucas Digne (32 ans) s’apprête à quitter Aston Villa pour retourner au PSG, puisque le club francilien a décidé de payer le montant de sa clause libératoire (moins de 10M€) pour boucler le retour de son latéral gauche, dix ans après son départ. Un nouveau challenge donc pour Digne, qui en aura bien besoin après avoir été l’un des grands responsables de l’élimination de l’équipe de France contre l’Espagne en demi-finale de la Coupe du Monde (2-0) en provoquant un penalty pour une faute sur Lamine Yamal en première période. Et il lui faudra éviter ce genre de déconvenue au PSG…

    « Si le PSG veut Digne, il doit y avoir une bonne raison »

    Le journaliste du Parisien Laurent Perrin a évoqué le sujet dans un chat avec les internautes après la défaite des Bleus : « Concernant Lucas Digne, tant que le transfert n’est pas officialisé, il faut rester prudent. Mais c’est vrai qu’il fait beaucoup parler, surtout depuis hier soir après sa grotesque erreur à l’origine du penalty espagnol. Concernant son recrutement, je vous dirais que Luis Campos et Luis Enrique sont beaucoup plus compétents que nous pour juger ce qu’un joueur peut apporter au PSG. S’ils le veulent, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison. Luis Enrique a eu Digne sous ses ordres au Barça, c’est un joueur avec un super état d’esprit qui va parfaitement se fondre dans le collectif. Il a grandi dans l’Oise et adore le PSG où il a joué 2 ans entre 2013 et 2015. Voilà pour le côté face », a indiqué Perrin sur les coulisses du recrutement de Lucas Digne au PSG.

    « S’il fait des fautes comme celle-ci, il n’a pas fini de cirer le banc »

    Et le journaliste poursuit en lui mettant déjà la pression : « Côté pile : il va avoir 33 ans lundi et on parle d’une clause libératoire de près de 10 M€. Cela va totalement à l’encontre de la ligne suivie par la direction sportive depuis trois ans qui mise sur de jeunes joueurs à fort potentiel. Luis Enrique veut des joueurs qui apportent de la concurrence et Digne va concurrencer Nuno Mendes ? Digne n’est pas un grand joueur, il va rendre service, rien de plus. Et s’il fait des fautes comme celle qui a coûté le penalty hier soir, il n’a pas fini de cirer le banc. Luis Enrique, de ce point de vue, est beaucoup plus intransigeant que Deschamps », poursuit Laurent Perrin. Lucas Digne est donc prévenu…

  • Rencontre diplomatique renforcée entre le Togo et le luxembourg

    Rencontre diplomatique renforcée entre le Togo et le luxembourg

    Le Togo accélère sa stratégie de diversification des alliances internationales. À l’occasion d’une visite officielle à Lomé, le président Faure Gnassingbé a accueilli son homologue luxembourgeois, Xavier Bettel, pour marquer un tournant dans les relations bilatérales. Au programme : des échanges approfondis sur les secteurs clés comme le numérique, la cybersécurité et la gestion responsable des ressources naturelles.

    Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de modernisation accélérée du pays. Longtemps centrée sur l’aide au développement, la coopération entre Lomé et Luxembourg évolue désormais vers des projets structurants, visant à soutenir les ambitions économiques et institutionnelles du Togo.

    Des échanges constructifs au service d’une alliance renforcée

    L’audience entre Faure Gnassingbé et Xavier Bettel a permis d’aborder les grands enjeux du partenariat bilatéral, mais aussi les défis internationaux actuels. Le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg a salué la qualité des discussions, soulignant la solidité des liens entre les deux nations.

    « Nos échanges ont été marqués par une franchise et une transparence remarquables, typiques d’une relation d’amitié solide », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer l’engagement de son pays à accompagner le Togo dans ses projets de transformation.

    Trois nouveaux accords pour une coopération ambitieuse

    La visite a été marquée par la signature de trois accords majeurs, destinés à structurer la collaboration bilatérale pour les années à venir. Ces textes visent à répondre aux priorités nationales tout en renforçant la résilience économique du pays.

    • INCLURE : Une initiative visant à soutenir le développement local tout en préservant les écosystèmes naturels. Ce programme s’articule autour de la croissance économique, de l’utilisation durable des ressources et de la protection des milieux naturels.
    • Programme indicatif de coopération (PIC) : Ce document stratégique définit les grandes lignes du partenariat entre le Togo et le Luxembourg, en alignant les efforts sur les besoins prioritaires des deux pays.
    • Togocyber+ : Une initiative dédiée au renforcement des capacités nationales en matière de cybersécurité, un secteur essentiel dans un contexte de digitalisation croissante des administrations et des services publics.

    Ces accords reflètent une évolution notable dans la nature de la coopération, désormais axée sur des domaines à haute valeur ajoutée pour l’économie et les institutions togolaises.

    Robert Dussey
    Une coopération en pleine expansion

    Les relations entre le Togo et le Luxembourg, établies dès les années 1970, connaissent une intensification sans précédent depuis 2024. Cette dynamique s’est concrétisée par la mise en place de l’agence de développement LuxDev à Lomé en 2026, symbolisant l’engagement des deux pays à concrétiser des projets concrets.

    Avec un portefeuille de projets évalué à 49,3 millions d’euros (soit environ 32,34 milliards de FCFA), les deux partenaires concentrent leurs actions sur des domaines stratégiques : transition numérique, restauration des écosystèmes forestiers, modernisation de l’École Polytechnique de Lomé et préservation du patrimoine naturel.

    Cette approche reflète une volonté commune de passer d’une logique d’assistance ponctuelle à une collaboration durable, axée sur des résultats tangibles et mesurables.

    Présidence du Conseil du Togo
    Lomé renforce son ancrage diplomatique en Afrique de l’Ouest

    Cette visite illustre l’ambition du Togo de se positionner comme un acteur clé de la diplomatie régionale. En cultivant des partenariats ciblés avec des pays européens comme le Luxembourg, Lomé cherche à mobiliser des expertises et des financements alignés sur ses priorités nationales.

    Pour le Luxembourg, le Togo représente un partenaire de confiance, idéal pour développer des projets à long terme dans des domaines où innovation, gouvernance et développement durable convergent. L’entretien entre Faure Gnassingbé et Xavier Bettel confirme ainsi une orientation claire : faire de la coopération bilatérale un levier de transformation pour les deux nations et leurs citoyens.

  • Nouveau directeur du port autonome de Dakar remplace waly diouf bodiang

    Nouveau directeur du port autonome de Dakar remplace waly diouf bodiang

    Dakar, juillet 2026 — Une décision présidentielle récente bouleverse la gestion des infrastructures portuaires au Sénégal. Un décret officiel, rendu public ce mois-ci, officialise la nomination de Doune Pathé Mbengue au poste de directeur général du Port autonome de Dakar (PAD). Ce haut fonctionnaire, doté d’une solide expérience en administration civile, prendra officiellement ses fonctions dès la publication du texte.

    Cette transition marque la fin du mandat de Waly Diouf Bodiang, qui occupait jusqu’alors la tête de l’établissement. Son départ, intervenu dans le cadre d’une restructuration des entreprises publiques, s’accompagne de la nomination de son successeur. Les raisons précises de ce changement n’ont pas été détaillées dans le décret.

    Doune Pathé Mbengue devra désormais piloter les ambitions stratégiques du PAD, un acteur clé de l’économie sénégalaise. Le port, principal hub logistique de la sous-région, joue un rôle central dans les échanges commerciaux et le développement économique du pays.

  • Forum africain de l’eau : le Tchad et la Banque mondiale unissent leurs forces pour l’action

    Forum africain de l’eau : le Tchad et la Banque mondiale unissent leurs forces pour l’action

    Le Forum africain de l’eau, dont le thème central était « De la vision à l’action », a clos ses portes ce jeudi 16 juillet 2026 à N’Djamena, après deux journées intenses dédiées aux enjeux cruciaux de l’accès à l’eau et de la gestion durable des ressources hydriques en Afrique. Cet événement, coorganisé par les autorités tchadiennes et le Groupe de la Banque mondiale, a réuni une assemblée diversifiée : décideurs politiques africains, acteurs techniques et financiers, ainsi que spécialistes du domaine.

    Des engagements à concrétiser pour répondre aux besoins des populations

    À l’issue des débats, Farouk Mollah Banna, représentant du Groupe de la Banque mondiale, a souligné l’urgence de passer des promesses aux actes pour améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement sur le continent.

    « Les aspirations des citoyens africains — un accès plus large, plus sûr et plus équitable à l’eau, à la nourriture et aux ressources naturelles — ne pourront être satisfaites que si les engagements pris lors de ce forum se matérialisent par des solutions tangibles et rapides », a-t-il affirmé.

    Le bassin du lac Tchad : un défi continental prioritaire

    Le Premier ministre tchadien, Allah Maye Halina, a quant à lui placé la protection du bassin du lac Tchad au sommet de l’agenda africain. Il a rappelé que la préservation de cet écosystème ne relève pas uniquement des pays riverains, mais constitue un pilier essentiel pour la paix, le développement économique et la sécurité alimentaire à l’échelle du continent.

    « Garantir l’avenir du lac Tchad n’est pas une option, mais une nécessité absolue. Plus de 30 millions de personnes dépendent directement de cet écosystème. Sa sauvegarde engage non seulement la stabilité régionale, mais aussi la prospérité de toute l’Afrique. Il est temps d’en faire une priorité incontournable, tant sur le plan continental qu’international », a-t-il déclaré.

    Vers une mise en œuvre immédiate des recommandations

    Les organisateurs du forum ont exprimé leur volonté de voir les conclusions de ces échanges se transformer sans délai en projets concrets, au service des populations africaines. L’accent a été mis sur l’impérieuse nécessité d’agir avec détermination pour répondre aux défis hydriques du continent.

  • Tchad : agression près du camp 27, un père interpelle les autorités

    Tchad : agression près du camp 27, un père interpelle les autorités

    Tchad

    Tchad : agression près du camp 27, un père interpelle les autorités

    Un jeune homme a été agressé près du camp 27 à N’Djaména. Son père dénonce un échec sécuritaire et appelle à renforcer la protection des citoyens.

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    Tchad : agression près du camp 27, un père interpelle les autorités

    Par Ahmad Youssouf Ali

    Mahamat Adam, père d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, a alerté les autorités sur l’agression dont son fils a été victime mardi 15 juillet 2026 vers 22h près du camp 27. Selon son témoignage, les faits se sont déroulés alors que son fils se rendait à Amriguebé, après avoir quitté le quartier Farcha.

    Arrivé non loin du camp 27, le jeune Adam Mahamat Adam a été pris pour cible par des agresseurs, provoquant un accident. Sous le choc mais conscient, il a été rapidement secouru par les sentinelles du camp 27, avant qu’une patrouille de police ne le transporte d’urgence à l’hôpital Central.

    Sur place, les forces de l’ordre ont sécurisé la moto du jeune homme, que les agresseurs n’ont pas eu le temps d’emporter. Cependant, ces derniers ont réussi à prendre la fuite sans être interceptés.

    Mahamat Adam ne conteste pas ce récit, mais remet en question son interprétation. Il se dit insatisfait des explications des sentinelles, qui évoquent simplement une fuite des suspects. Pour lui, cette version ne reflète pas la gravité de l’incident et occulte ce qu’il considère comme un échec sécuritaire.

    « L’agression a eu lieu à quelques mètres du camp 27, déplore-t-il. Cela prouve que les Tchadiens ne sont pas en sécurité, même dans des zones censées être protégées. »

    Le père de la victime appelle le ministère de la Sécurité publique à assumer pleinement ses responsabilités et à renforcer la protection des citoyens. Il estime qu’aucun quartier ne devrait être exempt d’une présence dissuasive des forces de l’ordre, et qu’une telle proximité avec une installation militaire rend cet incident d’autant plus inquiétant pour la population.

    Pour l’heure, l’enquête se poursuit, tandis que la famille de la victime attend des actions concrètes, au-delà des simples déclarations.

  • Cameroun: l’ambassade de France justifie le renforcement de la procédure pour l’attribution de visas étudiants

    Cameroun: l’ambassade de France justifie le renforcement de la procédure pour l’attribution de visas étudiants

    Cameroun: l’ambassade de France justifie le renforcement de la procédure pour l’attribution de visas étudiants

    RFI
    Cameroun: l'ambassade de France justifie le renforcement de la procédure pour l'attribution de visas étudiants

    Avec notre correspondant à Yaoundé, Emmanuel Jules Ntap

    « La fraude est un vrai sujet », explique l’ambassade de France de Yaoundé. Muriel Piquet-Viaux, conseillère de coopération et d’action culturelle auprès de l’ambassade, décrit des stratégies diverses utilisées dans les dossiers d’étudiants camerounais admis dans des écoles privées en France. 

    « Ça peut être de fausses attestations, de faux relevés, un papier d’identité qui n’est pas le bon, une attestation comme quoi vous avez de l’argent bloqué mais ce n’est pas le bon… », liste-t-elle.

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    Les autorités consulaires ont relevé leur niveau de vigilance

    Les autorités consulaires françaises disent avoir relevé leur niveau de vigilance au regard de la récurrence de ces irrégularités. « Il y a énormément de possibilités de fraudes donc on a un service maintenant qui est très important et qui vérifie chaque pièce », ajoute-t-elle.

    Ces fraudes expliqueraient, selon l’ambassade, les nouvelles modalités financières exigées pour la délivrance de visas étudiants aux Camerounais souhaitant étudier dans des écoles privées françaises. Il leur est désormais imposé d’apporter la preuve du paiement intégral de la scolarité ou qu’ils possèdent la somme équivalente, avant l’obtention du visa.

    Mais qu’adviendra-t-il des étudiants qui avaient déjà payé des acomptes en France ? Selon Muriel Piquet-Viaux, cela « dépend des établissement dans lequel l’argent a été versé ».  « Là il s’agit de bloquer une somme d’argent dans un compte. Quand le visa est accordé et l’enfant est accepté, cet argent est débloqué », poursuit-elle.

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    Le Cameroun est jusqu’ici le seul pays africain à se voir imposer de nouvelles règles par la France pour la mobilité de ses étudiants. Une décision que dénoncent de nombreuses familles.

  • L’unis conteste le rejet de son référé sur l’installation de Ousmane Sonko

    L’unis conteste le rejet de son référé sur l’installation de Ousmane Sonko

    L’UNIS dénonce une décision de la Cour suprême concernant Ousmane Sonko

    Illustration juridique sur l'installation d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale

    L’Union nationale pour l’intégrité et la souveraineté (UNIS) a vivement réagi après le rejet, par la Cour suprême, de son référé visant à suspendre l’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Le mouvement politique dénonce une ordonnance qu’il juge contraire au principe de justice et annonce le maintien de son action en justice.

    Une décision contestée par l’UNIS

    Le 25 juin 2026, le juge des référés de la Cour suprême a déclaré irrecevable la demande de suspension présentée par l’UNIS. Dans un communiqué, le mouvement dirigé par Amadou Gueye qualifie cette décision de « conflit négatif de juridiction » et de « déni de justice ». Selon l’organisation, cette ordonnance crée une situation juridique ambiguë où aucun tribunal ne semble compétent pour trancher le litige.

    Les arguments juridiques de l’UNIS

    L’UNIS rappelle avoir saisi la Cour suprême à deux niveaux : d’abord pour obtenir l’annulation de l’acte administratif pris par le Bureau de l’Assemblée nationale, puis pour en suspendre les effets via une procédure en référé. Cette démarche faisait suite à une décision du Conseil constitutionnel du 17 juin 2026, qui s’était déclaré incompétent, considérant que l’acte contesté relevait du domaine administratif et non législatif.

    Cependant, l’UNIS estime que le Conseil constitutionnel a implicitement reconnu la compétence de la Cour suprême en qualifiant l’acte du Bureau de l’Assemblée d’« acte administratif d’intégration ». Pour le mouvement, le refus de la haute juridiction d’examiner le référé laisse planer un vide juridique, où aucune institution n’accepte de statuer sur l’affaire.

    Le principe de séparation des pouvoirs remis en question

    L’UNIS conteste l’argument selon lequel la séparation des pouvoirs empêcherait le contrôle juridictionnel des actes administratifs du pouvoir législatif. Le mouvement s’appuie sur des décisions récentes du Conseil constitutionnel, qui a censuré certaines dispositions de la réforme constitutionnelle, rappelant que la justice conserve un pouvoir de contrôle sur la légalité des actes des autres institutions.

    Selon l’UNIS, cette interprétation risquerait de créer une « zone de non-droit » au sein du Bureau de l’Assemblée nationale, permettant à certains actes administratifs d’échapper à tout contrôle juridictionnel. Malgré le rejet de son référé, le mouvement maintient son recours en annulation devant la Cour suprême, sollicitant la réunion des chambres réunies pour statuer sur sa compétence.

    Un enjeu majeur pour la sécurité juridique

    Dans son communiqué, l’UNIS souligne que cette affaire dépasse le cadre d’un simple litige politique. Elle représente, selon le mouvement, un test crucial pour la clarification des rapports entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. L’organisation appelle les magistrats à assumer pleinement leur rôle afin d’éviter une situation préjudiciable à la stabilité institutionnelle du pays.

  • Plainte contre Ousmane Sonko pour propos sur Touba au Sénégal

    Plainte contre Ousmane Sonko pour propos sur Touba au Sénégal

    Ousmane Sonko visé par une plainte pour des déclarations controversées sur Touba

    Un collectif de descendants du fondateur de la ville sainte de Touba a porté plainte contre le leader de l’opposition sénégalaise, Ousmane Sonko, après des propos tenus lors de l’inauguration du siège du parti Pastef à Touba. Les membres du collectif estiment que ses déclarations, qualifiant de « l’argent sale » ayant pénétré dans la ville, portent atteinte à l’honneur et à la réputation de cette cité religieuse majeure du Sénégal.

    Dans leur requête adressée au parquet de Dakar, ils réclament l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités et les éventuelles conséquences juridiques de ces propos. Cette affaire survient dans un contexte politique déjà tendu au Sénégal, où les tensions entre les autorités et l’opposition s’intensifient autour de questions de corruption et de gestion publique.

    Des propos qui divisent et suscitent l’émotion à Touba

    Lors de son discours, Ousmane Sonko avait évoqué l’arrivée d’« fonds douteux » dans la ville de Touba, sans préciser ses sources ni étayer ses accusations. Ces déclarations ont immédiatement provoqué une vague de réactions, notamment parmi les habitants et les responsables religieux de la ville, qui y voient une atteinte directe à l’image de leur cité, symbole spirituel et historique du pays.

    Le collectif plaignant, composé de descendants de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride et de Touba, dénonce une diffamation et une instrumentalisation politique de leurs origines religieuses. Ils exigent que justice soit rendue et que la vérité éclate sur les allégations formulées.

    Touba, une ville au cœur de l’identité sénégalaise

    Fondée en 1887 par Cheikh Ahmadou Bamba, Touba est bien plus qu’une simple ville : elle incarne le cœur spirituel et culturel du Sénégal, attirant des millions de pèlerins chaque année lors du magal, une célébration religieuse majeure. Toute atteinte à son image est donc perçue comme un sujet sensible, susceptible de provoquer des tensions sociales et politiques.

    Cette plainte intervient alors que le débat sur la transparence financière et la lutte contre la corruption reste au cœur des préoccupations des citoyens sénégalais. Les autorités judiciaires devront désormais trancher sur la recevabilité de cette plainte et sur les suites à donner à cette affaire qui agite l’opinion publique.

    Quelles conséquences pour Ousmane Sonko ?

    Si l’enquête aboutit, Ousmane Sonko pourrait faire face à des poursuites pour diffamation ou atteinte à l’honneur, selon les dispositions du code pénal sénégalais. Cette affaire s’ajoute à une série de démêlés judiciaires qui ont déjà marqué sa carrière politique, renforçant les tensions avec le pouvoir en place.

    Les observateurs s’interrogent sur l’impact que cette plainte pourrait avoir sur son image et sur sa capacité à mobiliser ses partisans dans un contexte électoral déjà chargé. Pour ses détracteurs, cette affaire pourrait être perçue comme une nouvelle tentative de discréditer ses prises de position, tandis que ses soutiens y verront une preuve supplémentaire de sa lutte contre la corruption.

  • Sanctions onusiennes contre les chefs rebelles en RDC : Corneille Nangaa dans le viseur

    Sanctions onusiennes contre les chefs rebelles en RDC : Corneille Nangaa dans le viseur

    L’ONU cible les leaders armés en RDC avec de nouvelles sanctions

    Le Comité des sanctions des Nations unies a décidé d’ajouter six individus et deux groupes à sa liste noire, une décision qui frappe de plein fouet les figures de l’instabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette annonce, rendue publique le 16 juillet, s’inscrit dans une volonté de freiner la déstabilisation régionale.

    Les principaux chefs militaires et rebelles sanctionnés

    Parmi les personnalités visées, Corneille Nangaa, chef du mouvement AFC/M23, occupe une place centrale. Il est rejoint par John Imani Nzenze, présenté comme le responsable du renseignement du M23, accusé d’orchestrer les opérations du groupe armé.

    Le panel onusien a également ciblé deux commandants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) : Sébastien Uwimbabazi, général de brigade basé à Rutshuru, et Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », responsable des FDLR-FOCA. Ce dernier est notamment accusé de violations graves contre les civils, d’enlèvements pour rançon et d’exploitation illégale des ressources naturelles.

    D’autres figures clés ont été désignées : Muhammed Lumisa, médecin et logisticien des Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que le colonel Charles Sematama, chef du groupe Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu. Ce dernier est pointé du doigt pour des exactions répétées contre les populations civiles depuis la création de son mouvement.

    Les groupes armés également sanctionnés

    En parallèle des individus, deux entités ont été ajoutées à la liste : l’Alliance des Forces de Changement (AFC), fondée en 2023, et le Twirwaneho. Ces inscriptions entraînent un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes, des mesures destinées à affaiblir leur capacité opérationnelle.

    Un contexte d’insécurité persistante

    Cette décision survient alors que les combats s’intensifient dans l’Est congolais, alimentant les craintes d’une propagation de la crise à l’échelle régionale. Les sanctions visent à couper les réseaux logistiques et financiers de ces groupes, tout en envoyant un signal fort à la communauté internationale sur l’engagement de l’ONU à rétablir la stabilité en RDC.

    Image : Corneille Nangaa lors d’une conférence de presse à Goma.

  • Renforcement des liens stratégiques entre le Maroc et la France

    Renforcement des liens stratégiques entre le Maroc et la France

    renforcement des liens stratégiques entre le Maroc et la France

    La XVe réunion de haut niveau Maroc-France marque une nouvelle étape dans la consolidation d’un partenariat d’exception, axé sur la stabilité régionale, l’autonomie sahraouie et le développement économique partagé entre Rabat et Paris.