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  • Rdc et afc/m23 : un mécanisme pour suivre l’application de l’accord de doha

    Rdc et afc/m23 : un mécanisme pour suivre l’application de l’accord de doha

    La République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ont acté la création d’un mécanisme dédié à l’évaluation des avancées et des obstacles dans la mise en œuvre des engagements issus de l’accord-cadre de Doha.

    Parmi les réalisations notables, on note l’instauration du secrétariat du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+), ainsi que la mission de reconnaissance menée le 20 août par l’EJVM+ avec l’appui logistique de la MONUSCO. Cette initiative précède la première vérification officielle du cessez-le-feu, programmée pour le 24 août à Minembwe.

    Un autre point marquant des discussions porte sur l’adoption d’une procédure uniforme pour signaler les infractions au cessez-le-feu.

    Feuille de route et engagements consolidés

    Les deux parties ont finalisé une feuille de route détaillant les étapes et le calendrier des pourparlers liés à l’Accord de Doha. Elles ont réitéré leur détermination à poursuivre les négociations en vue d’instaurer une paix durable, en soulignant que l’ordre des protocoles négociés n’impacte pas leur application future.

    Les représentants congolais et de l’AFC/M23 ont salué le soutien constant du Qatar, des États-Unis, du Togo, de la Suisse et de la Commission de l’Union africaine pour la stabilisation de l’Est de la RDC et de la région des Grands Lacs.

    Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour l’Afrique et le Moyen-Orient, a partagé sur la plateforme X :

    « Les réunions tenues en Suisse ont permis de concrétiser des avancées significatives dans le cadre du Cadre de Doha, visant à instaurer un accord de paix global entre la RDC et l’AFC/M23. Les États-Unis réaffirment leur engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans l’Est de la RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. »

  • Nice vs Lorient : un 0-0 qui lance mal la saison 2026-2027 pour l’ogc nice

    Nice vs Lorient : un 0-0 qui lance mal la saison 2026-2027 pour l’ogc nice

    Pour le compte de la première journée de Ligue 1, l’OGC Nice a accueilli le FC Lorient ce samedi dans l’enceinte du Stade Allianz Riviera. Malgré une rencontre animée, les deux équipes se sont quittées dos à dos sur le score de 0-0.

    Les Niçois, relégués sportivement puis repêchés, devaient absolument montrer qu’ils méritaient leur place parmi l’élite. Sous les ordres d’Olivier Pantaloni, le Gym a aligné un dispositif en 3-4-3 pour cette rencontre dédiée à la mémoire d’Eric Roy. Le jeune Junior Mandza, seulement 17 ans, a été titularisé en défense centrale aux côtés de Melvin Bard et Jean-Clair Todibo. Au milieu, Everton Ribeiro a été préféré à Issiaga Camara, tandis que Gauthier Hein formait un trio offensif avec Sofiane Diop et Zoumana Diallo. Jonathan Clauss portait le brassard de capitaine.

    Une statistique rappelle l’enjeu pour le club niçois : depuis avril 2014, le FC Lorient n’a plus remporté de match à l’extérieur face à l’OGC Nice.

    Premier acte prometteur mais sans concrétisation

    Dès les premières minutes, les deux équipes se sont livrées un duel tactique. Les Lorientais, plus organisés, ont rapidement créé du danger. Théo Le Bris a centré vers Mamadou Koné, dont la reprise a été repoussée par Yehvann Diouf. Les Niçois n’ont pas tardé à réagir : à la 14ème minute, Sofiane Diop a profité d’une erreur défensive de Lamine Koné pour déclencher une frappe que Mvogo a détournée in extremis.

    Les occasions se sont ensuite enchaînées. Gauthier Hein et Jonathan Clauss ont vu leurs tirs contrés par la défense bretonne, tandis que Makengo a frôlé l’exploit après une récupération haut sur le terrain. Yehvann Diouf a également réalisé un bel arrêt face à Bernardeau après une erreur de relance. Juste avant la pause, une déviation sur corner a failli donner l’avantage à l’OGC Nice, mais l’arbitre a sifflé une faute sur Noah Cadiou.

    « On a manqué de réalisme, mais notre jeu est là. Il faut juste peaufiner les détails pour convertir ces occasions en buts », a déclaré Antoine Mendy lors de l’interview d’après-match.

    Melvin Bard en action contre le FC Lorient.

    Un deuxième acte terne et sans intensité

    Le retour des vestiaires a marqué un net changement de rythme. Les deux équipes se sont mutuellement neutralisées, réduisant considérablement les occasions de but. À l’heure de jeu, Noah Cadiou puis Mamadou Koné ont buté sur Yehvann Diouf, tandis que Nathan Ngoumou, entré en jeu, n’a pas réussi à se procurer de véritable occasion malgré une frappe contrée à la 83ème minute.

    La dernière alerte est venue dans les arrêts de jeu. Sur un centre de Tosin, l’attaquant lorientais a déclenché une tête puissante que le gardien niçois a repoussée en corner. Les Aiglons ont ainsi évité la défaite, mais ils repartent sans le point de la victoire.

    Pour Sofiane Diop, les progrès à réaliser sont clairs : « Il faut améliorer la sortie de balle et éviter de donner des ballons faciles à l’adversaire. Chaque détail compte en Ligue 1 ».

    Depuis six saisons, l’OGC Nice n’a plus réussi à s’imposer lors de son match d’ouverture. Les Niçois se déplaceront la semaine prochaine pour affronter le Paris FC à l’extérieur, un déplacement qui s’annonce déjà crucial pour la suite de leur campagne.

  • Patriotisme ou militarisation de la jeunesse au Burkina Faso ?

    Patriotisme ou militarisation de la jeunesse au Burkina Faso ?

    Un camp de vacances présenté comme une initiative citoyenne, mais au-delà des apparences

    Le camp Mêbo, situé au Burkina Faso, se présente comme une initiative classique visant à rassembler des milliers de jeunes autour d’activités culturelles, sportives et communautaires. Officiellement, l’objectif affiché par les autorités est de promouvoir les valeurs de patriotisme, de responsabilité et de civisme dès le plus jeune âge. Pourtant, derrière ce discours institutionnel se profile une interrogation légitime : ces rassemblements ne constituent-ils pas, en réalité, une étape vers une militarisation progressive de la jeunesse ?

    Quand le patriotisme bascule dans l’obéissance aveugle

    Il est indéniable que transmettre aux jeunes le sens du civisme, du respect des institutions et de la solidarité relève d’une démarche légitime. Cependant, lorsque le patriotisme devient un outil de mobilisation politique, lorsque l’esprit critique est relégué au second plan au profit d’une obéissance aveugle, et lorsque la défense de la nation est présentée comme un devoir permanent, la frontière entre éducation et endoctrinement s’estompe dangereusement.

    Cette stratégie n’est malheureusement pas inédite en Afrique. L’histoire récente du continent montre que les doctrines d’enrôlement précoce suivent souvent des mécanismes similaires. Des exemples, comme ceux observés en Sierra Leone, au Liberia ou dans le Nord de la République démocratique du Congo, rappellent que la frontière entre sensibilisation patriotique, mobilisation idéologique et recrutement de jeunes dans des contextes de conflit est souvent ténue. Lorsque le pouvoir instrumentalise la fibre nationale auprès d’un public en pleine construction, l’éducation civique peut rapidement se muer en instrument de propagande.

    Le vocabulaire de la mobilisation : une arme à double tranchant

    L’analyse des discours destinés à la jeunesse révèle un vocabulaire spécifique où les notions de patrie, de sacrifice, d’ennemi, de défense nationale et d’engagement sont constamment associées. Cette répétition peut, à terme, banaliser l’idée que le service militaire constitue l’horizon naturel du jeune citoyen. Pourtant, un enfant ou un adolescent doit d’abord apprendre à réfléchir, à débattre et à innover avant d’être appelé à se sacrifier pour une cause.

    Un contexte sécuritaire propice aux dérives

    Le Burkina Faso traverse une crise sécuritaire majeure, marquée par des conflits armés, des déplacements massifs de populations et une remise en question profonde des fondements de la société. Dans un tel environnement, la mobilisation patriotique peut facilement prendre une dimension nouvelle. La question centrale devient alors celle des limites : jusqu’où peut-on aller dans l’inculcation de l’esprit de défense sans franchir la ligne rouge ?

    En façonnant une jeunesse uniformément alignée sur le discours officiel, le pouvoir ne risque-t-il pas, consciemment ou non, de restreindre l’espace réservé à la contradiction et à l’esprit critique ? Une jeunesse véritablement citoyenne ne devrait pas être une jeunesse qui approuve systématiquement le pouvoir en place. Elle devrait être capable de défendre son pays tout en questionnant ses dirigeants, de respecter la nation sans confondre celle-ci avec le régime politique, et de servir la communauté sans devenir un simple outil au service d’une idéologie.

    Le sacrifice comme valeur éducative : un danger pour la jeunesse

    Une autre préoccupation majeure réside dans la banalisation précoce de l’idée du sacrifice. En présentant la mort au combat comme l’expression ultime du patriotisme, on risque de rendre acceptable, dès le plus jeune âge, une conception du devoir national fondée sur la violence. Or, l’amour d’un pays ne devrait pas se mesurer à la capacité d’un enfant à accepter la guerre, mais à sa volonté de contribuer à son développement à travers l’éducation, la santé, l’agriculture, l’innovation ou la cohésion sociale.

    Uniformes, symboles militaires et discours guerriers : où placer la limite ?

    Chaque élément pris isolément – l’uniforme, les symboles militaires, les discours guerriers – ne constitue pas nécessairement une preuve de militarisation. Cependant, leur accumulation, surtout dans un contexte de guerre et de mobilisation nationale permanente, mérite une attention particulière. C’est précisément dans ces zones grises que peuvent s’effacer les frontières entre éducation civique, propagande patriotique et préparation psychologique à l’engagement militaire.

    L’âge des participants : un facteur clé

    Un adulte, capable de comprendre les enjeux politiques et militaires, peut faire un choix éclairé concernant son engagement. Un enfant, en revanche, ne dispose ni de la maturité ni des capacités de discernement nécessaires. Il revient donc aux institutions de le protéger contre toute forme d’instrumentalisation et de faire de son éducation un espace d’émancipation plutôt que de soumission à une logique de confrontation.

    Le cercle vicieux de la militarisation précoce

    Face à l’urgence de la crise sécuritaire, la tentation est grande de militariser les esprits. Pourtant, répondre à une menace militaire en préparant idéologiquement toute une génération à la confrontation risque de créer un cercle vicieux. Plus la société habitue ses jeunes à penser en termes d’ennemis et de sacrifice, plus la violence devient une réponse normale aux désaccords politiques et sociaux.

    Le véritable patriotisme devrait justement permettre de sortir de cette logique. Aimer le Burkina Faso, ce n’est pas seulement être prêt à mourir pour lui. C’est aussi vouloir qu’il soit suffisamment stable pour que ses enfants puissent vivre, étudier et construire leur avenir sans être constamment menacés par la guerre. C’est accepter que le citoyen puisse soutenir son pays tout en critiquant son gouvernement.

    Des garanties nécessaires pour préserver l’esprit critique

    Avant de souscrire sans réserve aux discours sur le patriotisme et la mobilisation de la jeunesse, il est essentiel de demander des comptes. Quels sont les objectifs pédagogiques réels de ces camps ? Quelle place est accordée à l’esprit critique ? Les enfants sont-ils libres d’exprimer un désaccord ? Les activités comportent-elles une dimension militaire ou paramilitaire ? Et surtout, où se situe la limite entre former des citoyens responsables et préparer une génération à accepter la guerre comme une fatalité ?

    Le Burkina Faso a besoin d’une jeunesse engagée, instruite et consciente de ses responsabilités. Mais il doit également veiller à ce que cette jeunesse conserve son libre arbitre. Car préparer les citoyens de demain à bâtir leur pays est une ambition noble. Les préparer à devenir les instruments d’une confrontation permanente en serait une autre, bien plus préoccupante.

    Une question fondamentale : construire ou servir ?

    La véritable interrogation reste donc entière : ces initiatives visent-elles à préparer les enfants à construire le Burkina Faso de demain, ou à en faire les futurs acteurs d’une guerre inévitable ?

  • Soutien éclatant des Khadres à Ousmane Sonko lors de son passage à Ndiassane

    Soutien éclatant des Khadres à Ousmane Sonko lors de son passage à Ndiassane

    Soutien éclatant des Khadres à Ousmane Sonko lors de son passage à Ndiassane

    Soutien éclatant des Khadres à Ousmane Sonko lors de son passage à Ndiassane

    Serigne Khalifa Kounta, porte-parole des Khadres, a exprimé avec ferveur son soutien indéfectible à Ousmane Sonko en des termes chaleureux : « Ndongo daara le, arabisan le, ku mokeul alxour ane le ».

    Lors de sa visite à Ndiassane, en amont du Gamou prévu le 1er septembre, Serigne Khalifa Kounta a tenu à saluer publiquement le président de l’Assemblée nationale. Une déclaration qui marque un engagement fort de la confrérie khadre envers le leader politique.

    Le porte-parole des Khadres a insisté sur la fierté que représente Ousmane Sonko pour la communauté éducative et religieuse. Ses propos, tenus en wolof, ont été interprétés comme un hommage à son parcours, notamment son ancrage dans le système éducatif coranique : « C’est une fierté pour nous, les doumou daara », a-t-il affirmé avec conviction.

    Un accueil chaleureux à Ndiassane

    Cette prise de parole de Serigne Khalifa Kounta survient après l’accueil chaleureux réservé à Ousmane Sonko par le khalife général des Khadres, Serigne Sidy Mahtar Kounta, et son porte-parole. Une démonstration de soutien qui souligne l’importance de cette visite dans un contexte politique marqué.

  • Nouvelle instance parlementaire pour un Sénégal plus transparent

    Nouvelle instance parlementaire pour un Sénégal plus transparent

    Une avancée majeure vient d’être actée au sein de l’Assemblée nationale du Sénégal. Une nouvelle structure, dédiée à l’évaluation des politiques publiques, a officiellement vu le jour. Cette initiative concrétise enfin une réforme constitutionnelle adoptée en 2016, marquant un tournant décisif pour la transparence et la responsabilité des dirigeants dans le pays.

    Assemblée nationale sénégalaise : nouvelle ère de transparence

    Cette instance, baptisée Comité d’évaluation des politiques publiques (CEPP), a pour mission d’analyser l’impact concret des investissements étatiques sur la vie des citoyens. Son objectif ? Permettre aux députés de vérifier avec rigueur l’utilisation des fonds publics, garantissant ainsi une gestion plus vertueuse des ressources nationales.

    Une structure inclusive pour un contrôle démocratique renforcé

    Le CEPP ne se limite pas à un simple rôle consultatif. Il incarne une innovation majeure dans le paysage institutionnel sénégalais. Doté d’une composition équilibrée, il rassemble les principales forces politiques de l’Assemblée : le président de l’institution, les chefs des groupes parlementaires, les présidents des 14 commissions permanentes, ainsi que des députés indépendants et des représentants des minorités. Cette diversité garantit une représentativité totale et un contrôle sans faille de l’action gouvernementale.

    Chaque voix compte au sein de cette nouvelle entité. Les députés, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, disposeront désormais des outils nécessaires pour évaluer l’efficacité des programmes publics. Une avancée saluée par les observateurs pour son potentiel à renforcer la confiance entre les citoyens et leurs représentants.

    Ousmane Sonko : un leadership stratégique pour le comité

    Lors de la séance inaugurale, le bureau du CEPP a été élu à l’unanimité. Sans surprise, la présidence a été confiée à Ousmane Sonko, actuel président de l’Assemblée nationale. Son expérience et son influence seront déterminantes pour donner à cette instance toute la crédibilité et l’autorité requises face à l’Exécutif.

    Il sera secondé par Mohamed Sall, premier vice-président, et Djimo Souaré, deuxième vice-président. La gestion des dossiers et la rédaction des rapports seront assurées par Béatrice Germaine Faye et Adama Diallo, respectivement première et deuxième secrétaires. Une équipe soudée, prête à relever le défi d’une gouvernance plus transparente.

    Les premiers mois d’activité du CEPP s’annoncent décisifs. Les citoyens attendent avec impatience les premiers bilans, notamment sur les secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation et l’économie. Une feuille de route ambitieuse qui pourrait bien redéfinir les standards de la politique sénégalaise.

  • Assemblée nationale : ousmane sonko somme abdou mbow de respecter le thème

    Assemblée nationale : ousmane sonko somme abdou mbow de respecter le thème

    Assemblée nationale : des débats houleux entre Abdou Mbow et Ousmane Sonko

    Les débats à l’Assemblée nationale ont pris une tournure particulièrement vive lors de l’intervention du député Abdou Mbow. Prenant la parole devant l’hémicycle, il a dressé un constat alarmant sur la gestion des institutions publiques, évoquant sans détour un « pays en danger ».

    Des accusations qui font réagir

    Abdou Mbow a pointé du doigt certaines pratiques administratives, notamment au niveau de la Douane et de la Direction des Affaires Financières (DAF). Il a dénoncé des dérives qu’il juge dangereuses pour les finances publiques, sans pour autant fournir de preuves concrètes. Parmi ses allégations, il a cité un cas où des fonds initialement destinés à la Casamance auraient été détournés pour des raisons politiques, une affirmation qui a immédiatement interpellé l’assistance.

    Ousmane Sonko impose un cadre strict

    Face à cette sortie, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est intervenu à plusieurs reprises pour rappeler à Abdou Mbow l’importance de respecter le thème abordé. Malgré ses multiples rappels, le député a persisté dans ses propos, évoquant même un précédent impliquant le député Guy Marius Sagna, accusé d’avoir lui aussi dépassé le cadre de son intervention.

    « Guy Marius Sagna est un député. Il a parlé, attaqué le président », a-t-il rétorqué, sous-entendant que les limites imposées par Ousmane Sonko étaient sélectives. Le ton est alors monté d’un cran, chaque partie campant sur ses positions.

    Un avertissement sans équivoque

    Conscient de la tension palpable, Ousmane Sonko a fini par lancer un avertissement ferme à Abdou Mbow : soit il se pliait aux règles de l’hémicycle, soit il quittait la tribune. Une menace qui a de nouveau été rappelée avec insistance : « Je ne souhaite pas que vous le quittiez de la même manière que la dernière fois », a-t-il déclaré, faisant référence à un incident antérieur impliquant le parlementaire.

    Malgré cela, Abdou Mbow n’a pas cédé, réaffirmant avec force ses accusations sur la gestion des deniers publics. « On ne peut pas détourner nos fonds publics, venir à l’Assemblée nationale se réfugier. Les gens le diront », a-t-il conclu, sous-entendant que la transparence finirait par éclater au grand jour.

  • Cameroun : Yaoundé bloque la vente des parts de la Sosucam à Somdiaa

    Cameroun : Yaoundé bloque la vente des parts de la Sosucam à Somdiaa

    Le gouvernement camerounais a gelé la cession des parts détenues par le groupe Somdiaa au sein de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), leader incontesté de la production sucrière locale. Cette décision, prise par l’exécutif de Yaoundé, stoppe net une opération financière très attendue par les acteurs économiques de la sous-région. Elle survient dans un contexte où la Sosucam joue un rôle clé dans l’économie rurale, en tant qu’employeur majeur et garant de l’autosuffisance nationale en sucre.

    La Sosucam, un pilier agro-industriel au cœur de l’économie camerounaise

    L’entreprise Sosucam, historiquement liée au conglomérat français Somdiaa, domine le paysage sucrier du Cameroun. Ses vastes plantations et ses unités de transformation, concentrées dans la région du Centre, assurent la majeure partie de la production nationale. Ce monopole opérationnel en fait bien plus qu’un simple acteur industriel : il s’agit d’un acteur systémique dont les choix influencent directement la sécurité alimentaire, l’emploi local et les finances publiques.

    Dans un marché où les importations de sucre sont strictement contrôlées pour protéger les producteurs locaux, le devenir de la Sosucam dépasse la simple logique commerciale. Les pouvoirs publics camerounais ont maintes fois réaffirmé leur volonté de sécuriser cette filière, vulnérable aux aléas des cours mondiaux et aux perturbations logistiques en Afrique de l’Ouest.

    Somdiaa face à un revirement stratégique en Afrique centrale

    Le report de la cession des parts de la Sosucam force Somdiaa à réévaluer sa stratégie de désengagement en Afrique centrale. Le groupe, implanté au Cameroun, au Tchad, au Gabon, en République centrafricaine et au Congo, a récemment accéléré sa restructuration, cédant des actifs et recentrant ses activités industrielles. La sortie envisagée de la Sosucam s’inscrivait dans cette logique de recentrage face à des défis climatiques, énergétiques et concurrentiels de plus en plus pressants.

    Pour Yaoundé, ce blocage temporaire vise à examiner en profondeur le profil du repreneur potentiel, la viabilité de son projet industriel et les garanties apportées aux employés ainsi qu’aux agriculteurs sous contrat. Les récents désengagements d’entreprises agro-industrielles en Afrique de l’Ouest ont rendu les États particulièrement vigilants sur les transactions impliquant des actifs jugés stratégiques. Trois critères dominent désormais les discussions : le prix proposé, les engagements sociaux et la continuité des investissements.

    Un message clair aux investisseurs étrangers en zone Cemac

    Cette décision relance le débat sur la gestion des cessions d’actifs sensibles dans l’espace Cemac. Les investisseurs internationaux y voient une confirmation que les opérations touchant des secteurs régulés ne peuvent aboutir sans une évaluation politique préalable. À l’inverse, les autorités camerounaises entendent montrer qu’elles gardent la main sur les transactions impactant la souveraineté agroalimentaire du pays.

    Cependant, ce gel n’équivaut pas à une fin de non-recevoir. Il ouvre une période de négociation où pourraient être réexaminés les termes de l’opération, l’identité de l’acquéreur ou encore la structure juridique de la transaction. Plusieurs scénarios restent envisageables, comme l’entrée au capital d’acteurs locaux, d’un fonds régional ou d’un partenariat associant l’État, à l’image des modèles observés récemment dans d’autres pays africains lors du retrait de groupes européens d’actifs industriels historiques.

    Pour Somdiaa, l’enjeu réside dans la conciliation entre ses impératifs financiers et les exigences des autorités camerounaises, dans un marché sucrier régional où les ruptures d’approvisionnement restent un risque majeur. Pour Yaoundé, cette parenthèse doit permettre d’établir un cadre garantissant la pérennité de la Sosucam au-delà du changement d’actionnaire. Le gouvernement a officiellement notifié cette suspension, marquant le début d’une nouvelle phase pour l’un des dossiers économiques les plus critiques du moment au Cameroun.

  • Ousmane sonko préside le nouveau comité d’évaluation des politiques publiques au Sénégal

    Ousmane sonko préside le nouveau comité d’évaluation des politiques publiques au Sénégal

    Ousmane Sonko hérite d’un rôle clé au CEPP, un pas majeur pour l’évaluation des politiques publiques au Sénégal

    Ousmane Sonko préside le nouveau comité d'évaluation des politiques publiques au Sénégal

    Le Comité d’Évaluation des Politiques publiques (CEPP) vient d’être officiellement lancé. Son objectif ? Structurer et superviser les audits parlementaires des actions gouvernementales pour en garantir la rigueur et l’efficacité. Une avancée majeure pour le contrôle démocratique au Sénégal.

    L’Assemblée nationale du Sénégal franchit une étape décisive dans le renforcement de son rôle de supervision. Le CEPP, dont la création avait été actée lors de la révision constitutionnelle de 2016, tient sa première séance ce 21 août 2026. Au programme : installation du comité et élection de son Bureau. Une démarche qui concrétise enfin l’évaluation parlementaire des politiques publiques, outil essentiel pour mesurer l’impact des décisions gouvernementales.

    Cette initiative s’inscrit dans une volonté claire : renforcer la transparence et l’efficacité de l’action publique. Le CEPP aura pour mission de piloter les évaluations des politiques menées par l’exécutif, en s’appuyant sur des critères objectifs et des méthodologies rigoureuses. Son rôle ? Éclairer les parlementaires et, in fine, les citoyens sur la performance des mesures engagées.

    Une équipe diversifiée et représentative pour piloter le CEPP

    La composition du comité reflète la diversité politique de l’Assemblée. Y siègent notamment le président de l’Assemblée nationale, les présidents des groupes parlementaires, un représentant des députés non-inscrits, ainsi que les présidents des quatorze commissions permanentes. Neuf autres députés, désignés proportionnellement à la taille des groupes, complètent cette assemblée. Leur mission : apporter une expertise pluraliste aux travaux d’évaluation.

    Lors de cette première réunion, le Bureau du CEPP a été officiellement constitué. Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, en assure la présidence. Il est secondé par Mohamed Sall, premier vice-président, et Djimo Souaré, deuxième vice-président. Béatrice Germaine Faye occupe le poste de première secrétaire, tandis qu’Adama Diallo est nommé deuxième secrétaire.

    Un outil stratégique pour le contrôle parlementaire

    Avec la mise en place du CEPP, l’Assemblée nationale sénégalaise se dote d’un instrument clé pour exercer pleinement sa fonction de contrôle. Ce comité permettra d’analyser en profondeur les politiques publiques, d’en identifier les forces et les faiblesses, et de proposer des améliorations concrètes. Une avancée qui renforce la démocratie participative et la redevabilité des institutions.

    Cette nouvelle dynamique vise à instaurer une culture de l’évaluation continue, essentielle pour adapter les politiques aux besoins réels de la population. Le CEPP incarne ainsi une étape supplémentaire dans la modernisation des institutions parlementaires sénégalaises.

  • Togo : les défis persistants de la réforme du système foncier

    Togo : les défis persistants de la réforme du système foncier

    Depuis près de soixante ans, la gestion des terres au Togo souffre d’approches souvent désordonnées, limitant le potentiel économique du secteur foncier. Aujourd’hui, les autorités ambitionnent de corriger cette situation en faisant de ce domaine un pilier du développement national. Toutefois, cette volonté se heurte à des obstacles structurels persistants, qui risquent de réduire à néant les efforts engagés si aucune solution radicale n’est apportée.

    Un système foncier miné par l’opacité et les litiges

    Le principal écueil réside dans l’abondance des contentieux, alimentés par des pratiques frauduleuses comme les ventes simultanées de parcelles, les falsifications de titres ou l’absence de traçabilité des transactions. Ces dysfonctionnements transforment l’acquisition d’un terrain en une aventure risquée : un même bien peut faire l’objet de plusieurs revendications, plongeant les acquéreurs dans une insécurité juridique chronique. Cette instabilité décourage les investisseurs, fragilise l’épargne des ménages et transforme parfois le foncier en un piège financier aux conséquences désastreuses.

    Des procédures administratives complexes et inéquitables

    L’accès au foncier se heurte également à la lourdeur et à l’opacité des démarches. Les citoyens comme les entreprises se heurtent à des processus bureaucratiques longs, coûteux et difficiles à appréhender. L’accès limité à l’information foncière et le manque de transparence créent un déséquilibre flagrant : ceux qui disposent de relations, de moyens financiers ou d’une expertise des rouages administratifs se retrouvent systématiquement avantagés. Ainsi, la réforme doit impérativement garantir à chaque acteur la possibilité de vérifier l’historique d’une parcelle avant tout engagement.

    Une justice foncière en quête d’efficacité et d’indépendance

    Les conflits persistants ne se résument pas à des querelles administratives : ils peuvent anéantir des familles, bloquer des transmissions patrimoniales ou paralyser des projets économiques pendant des années. Pour remédier à cette situation, la justice doit pouvoir trancher rapidement et de manière impartiale, sans que les pressions sociales, politiques ou financières n’influencent les décisions. Sans un système judiciaire foncier autonome et opérationnel, aucune réforme administrative ne pourra prétendre à une quelconque pérennité.

    Les enjeux politiques et les zones d’ombre du secteur

    Le foncier mobilise une mosaïque d’acteurs : propriétaires traditionnels, familles, intermédiaires, géomètres, administrations et collectivités locales. Lorsque certains de ces intervenants entretiennent des liens étroits avec les sphères politiques ou économiques dominantes, les risques de conflits d’intérêts et de favoritisme deviennent critiques. Une réforme crédible doit impérativement briser ces réseaux d’influence pour éviter de reproduire les mêmes dysfonctionnements sous une nouvelle forme.

    La spéculation, un fléau pour les populations vulnérables

    Dans les zones urbaines et périurbaines, où la valeur des terrains connaît une ascension fulgurante, la pression immobilière favorise l’accaparement, les ventes multiples et les manipulations. Les ménages modestes, incapables de rivaliser avec les acteurs fortunés, subissent de plein fouet ces dérives. Le foncier, jadis patrimoine familial, se mue progressivement en un produit spéculatif accessible uniquement aux plus aisés.

    Les conflits familiaux et communautaires, une dimension sociale négligée

    Les litiges fonciers dépassent souvent le cadre juridique : ils opposent parfois des proches, des voisins ou plusieurs générations autour d’un même héritage. Tant que la sécurisation des droits coutumiers et leur articulation avec le droit moderne resteront imparfaites, ces tensions continueront de se perpétuer. Une réforme foncière digne de ce nom devrait intégrer des mécanismes de médiation, de prévention des conflits et de sensibilisation des populations aux voies légales.

    La numérisation : une solution partielle, mais pas miracle

    La digitalisation des registres fonciers pourrait représenter une avancée majeure, à condition de ne pas se limiter à un simple affichage technocratique. Une base de données centralisée, fiable et régulièrement mise à jour pourrait réduire considérablement les risques de fraudes et faciliter les vérifications préalables à toute transaction. Cependant, un système numérique ne suffira pas à résoudre les problèmes structurels si les données restent incomplètes, manipulables ou inaccessibles de manière équitable.

    Transparence et responsabilité : les piliers d’une réforme durable

    La crédibilité d’une réforme foncière repose sur la transparence des acteurs et des processus. Qui octroie les parcelles ? Selon quels critères ? Qui supervise les transactions ? Comment sont sanctionnées les irrégularités ? Quelles protections existent pour les citoyens contestant une décision administrative ? Sans réponses claires à ces questions, la défiance persistera, et chaque nouvelle initiative sera accueillie avec scepticisme.

    Un enjeu économique aux répercussions globales

    Un foncier sécurisé constitue un levier essentiel pour dynamiser l’économie. Il permet aux particuliers d’investir, aux entreprises de se développer, aux banques d’évaluer correctement les garanties et à l’État d’aménager le territoire de manière cohérente. À l’inverse, l’insécurité foncière immobilise des capitaux, bloque des projets et entretient un climat de méfiance généralisé. Le problème dépasse donc largement la simple question des propriétaires : il conditionne la capacité du pays à attirer et à sécuriser les investissements étrangers et nationaux.

    La véritable interrogation n’est pas de savoir si le Togo peut adopter une nouvelle réforme foncière, mais s’il est prêt à assumer les conséquences politiques, administratives et judiciaires d’une transformation en profondeur. Une refonte sérieuse exigerait une transparence accrue, des sanctions effectives contre les fraudes, une justice plus réactive, une administration mieux contrôlée et une protection renforcée des citoyens les plus fragiles.

    Sans une volonté politique sans faille pour démanteler les réseaux d’influence, renforcer l’État de droit et assainir durablement la justice foncière, toute initiative législative ou commission de réforme ne sera qu’un simple leurre. Tant que les intérêts particuliers ou partisans l’emporteront sur la transparence et l’égalité devant la loi, le foncier restera un terrain miné de conflits au lieu de devenir le moteur économique tant espéré.

  • La Chine renforce son aide financière au Tchad avec plus de 24 milliards de fcfa

    La Chine renforce son aide financière au Tchad avec plus de 24 milliards de fcfa

    ACTUALITÉ

    La Chine injecte plus de 24 milliards de FCFA au Tchad pour des projets clés

    Le Tchad bénéficie d’un soutien financier majeur de la part de la Chine. Deux conventions de dons, totalisant 300 millions de yuans (soit environ 44 millions de dollars ou 24,3 milliards de FCFA), ont été officialisées le 20 août à N’Djaména. Ces fonds seront alloués à des initiatives d’infrastructures, de développement social, de digitalisation et de formation professionnelle.

    Signature des accords de don entre le Tchad et la Chine

    Les deux accords, l’un de 100 millions de yuans et l’autre de 200 millions de yuans, ont été signés par Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État en charge des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, ainsi que par Wang Xining, ambassadeur de Chine au Tchad. Contrairement à des prêts classiques, ces fonds sont des dons : une démarche qui évite toute accumulation de dette pour le Tchad.

    Une caractéristique notable de ces financements réside dans leur disponibilité immédiate. Tahir Hamid Nguilin a souligné leur utilisation rapide pour des projets touchant aux infrastructures, à l’inclusion sociale, aux technologies numériques et à la formation. « Ces ressources, immédiatement mobilisables, seront prioritairement orientées vers des initiatives bénéficiant aux jeunes et aux femmes », a-t-il précisé.

    Des investissements ciblant développement et innovation

    L’enveloppe chinoise se veut polyvalente. Wang Xining a confirmé que ces fonds serviront à financer des infrastructures essentielles, des projets sociaux, ainsi qu’à accélérer la transition numérique et le renforcement des compétences locales. Pour l’instant, aucun détail n’a été communiqué sur les projets spécifiques retenus, ni sur la répartition exacte des 300 millions de yuans. Les prochaines annonces permettront d’évaluer concrètement l’impact de ces ressources, disponibles sans recourir à l’emprunt.

    Cette initiative s’ajoute à un autre soutien chinois récent. En effet, le 7 juillet, un don de 2 millions de dollars (1,2 milliard de FCFA) avait été octroyé pour renforcer la prévention et la gestion des inondations. Ces fonds visaient à améliorer les capacités de réaction du pays face à des catastrophes naturelles dévastatrices. En 2024, les inondations avaient affecté près de 1,9 million de personnes, causé 576 morts et ravagé plus de 432 000 hectares de terres agricoles, selon des rapports humanitaires.

  • Le Niger et l’accord controversé de 1,9 milliard avec zimar group : un pari risqué pour l’économie

    Le Niger et l’accord controversé de 1,9 milliard avec zimar group : un pari risqué pour l’économie

    Un projet pétrolier pharaonique aux contours flous

    Le Niger s’engage dans une opération aux allures de pari audacieux avec la signature d’un accord estimé à 1,9 milliard de dollars avec le groupe canadien Zimar Group. L’objectif affiché ? Construire un complexe de raffinage et de pétrochimie à Dosso, capable de traiter 100 000 barils par jour. Pourtant, derrière cette annonce spectaculaire, les interrogations fusent quant à la viabilité réelle d’un tel projet.

    Zimar Group : une entreprise sans pedigree industriel

    Derrière le nom de Zimar Group se cache une entité dont les références dans le secteur pétrolier restent introuvables. Les registres financiers et les bases de données spécialisées ne révèlent aucune trace d’une expérience probante dans la gestion de mégaprojets pétroliers ou d’infrastructures industrielles de cette envergure. Pire encore, l’opacité totale entourant sa structure financière et son historique soulève des doutes légitimes sur sa capacité à honorer un contrat d’une telle ampleur.

    Confier la transformation des ressources naturelles du pays à un acteur sans crédibilité industrielle équivaut à jouer un jeu dangereux avec l’avenir économique du Niger. Les 1,9 milliard de dollars engagés représentent près de la moitié du PIB national, un montant colossal placé dans les mains d’un partenaire dont la solvabilité et l’expertise technique ne sont étayées par aucun élément tangible.

    Un financement opaque et des promesses sans fondement

    L’annonce d’un investissement aussi massif pour une raffinerie moderne et une unité de pétrochimie se heurte à une réalité implacable : l’absence totale de garanties sur l’origine des fonds et leur sécurisation. Dans un secteur aussi exigeant que celui du pétrole, où la fiabilité des partenaires est une condition sine qua non, le choix de contourner les acteurs traditionnels et les montages financiers conventionnels interroge.

    Sans études de faisabilité robustes ni partenariats industriels reconnus, ce projet risque de se transformer en une coquille vide, un simple coup d’éclat politique sans lendemain. Les retombées promises aux Nigériens – indépendance énergétique et création d’emplois – pourraient bien rester lettre morte si les fondations techniques et financières du complexe ne sont pas solides.

    La transparence, une exigence impérieuse

    Les ressources pétrolières du Niger ne sont pas une monnaie d’échange pour des aventures financières hasardeuses. Elles constituent un patrimoine collectif à préserver pour les générations futures. Or, l’opacité qui entoure l’accord avec Zimar Group menace de compromettre cette vision.

    Il est donc crucial que les autorités nigériennes rendent publics l’intégralité des clauses du contrat, les preuves des capacités financières du groupe canadien, ainsi que les analyses techniques ayant validé la faisabilité du projet. Sans ces éléments, le complexe de Dosso ne serait qu’un nouveau mirage dans une longue série de promesses non tenues en matière de gestion des ressources naturelles en Afrique de l’Ouest.

    Le Niger a besoin de projets concrets, transparents et durables pour transformer ses ressources en leviers de développement. Un accord signé dans l’urgence et l’ombre ne répondra pas à ces impératifs.

  • La rupture Ousmane Sonko et Aminata Touré, une alliance politique en lambeaux

    La rupture Ousmane Sonko et Aminata Touré, une alliance politique en lambeaux

    La rupture Ousmane Sonko et Aminata Touré, une alliance politique en lambeaux

    Ousmane Sonko et Aminata Touré, la vérité derrière une relation qui s’est totalement dégradée

    Le peuple sénégalais assiste, impuissant, aux revirements constants de ses dirigeants, dont les alliances se brisent aussi vite qu’elles se forment.

    Du compagnonnage politique aux affrontements publics

    Les trajectoires d’Ousmane Sonko et d’Aminata Touré, deux figures majeures de la scène politique sénégalaise, illustrent parfaitement l’instabilité des relations entre acteurs au pouvoir. Leur parcours, jadis marqué par une collaboration étroite, s’est transformé en une opposition frontale, reflétant les tensions d’un pays tiraillé entre ambitions personnelles et intérêts collectifs.

    Les moments clés qui ont creusé le fossé

    L’affaire Adji Sarr, survenue en 2021, a été le premier signe d’une dégradation irréversible. Depuis, les escarmouches se sont multipliées : clashs publics, accusations croisées lors des élections locales et législatives de 2022, et une succession de prises de position contradictoires. Ces épisodes ont révélé des leaders prêts à instrumentaliser l’opinion publique plutôt qu’à servir l’intérêt général.

    Les élections, terrain de toutes les rivalités

    Les scrutins de 2022 ont servi de catalyseur à leur rupture définitive. Entre alliances de circonstance et trahisons assumées, Sonko et Touré ont chacun cherché à mobiliser leur base au détriment de l’unité nationale. Leurs discours, tantôt conciliants, tantôt agressifs, ont semé la confusion parmi les électeurs, ébranlant la confiance dans les institutions.

    Des alliances qui se font et se défont au gré des intérêts

    Leur relation, autrefois présentée comme un modèle de coopération, est devenue le symbole d’une politique sénégalaise où la loyauté fluctue au rythme des calculs partisans. Aujourd’hui, leur opposition n’est plus un secret : elle alimente les débats et divise une population en quête de stabilité.

    Un pays en quête de repères

    Le Sénégal, souvent cité en exemple de démocratie en Afrique, se retrouve aujourd’hui confronté à une crise de confiance. Les Sénégalais, lassés par ces jeux de pouvoir, attendent des réponses claires. Pourtant, entre promesses non tenues et rivalités stériles, l’essentiel – l’avenir du pays – semble être relégué au second plan.