Blog

  • Visite d’État de Oligui Nguema à Paris : un tournant pour les relations franco-gabonaises

    Visite d’État de Oligui Nguema à Paris : un tournant pour les relations franco-gabonaises

    Lors des festivités du 14 Juillet à l’ambassade de France à Libreville, Fabrice Mauriès, ambassadeur français au Gabon, a révélé l’imminence d’une visite d’État du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris. Le diplomate a qualifié cet événement de « plus haut niveau protocolaire » et d’« étape historique » dans l’approfondissement des liens bilatéraux entre les deux nations.

    S’exprimant devant l’ensemble des autorités gabonaises, le corps diplomatique et les représentants de la communauté française, Fabrice Mauriès a confirmé : « Dans les prochains jours, Son Excellence le président Brice Clotaire Oligui Nguema se rendra à Paris pour une visite d’État, manifestation suprême de notre coopération, et qui inscrira une nouvelle dynamique dans nos relations. »

    L’ambassadeur a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans la continuité des échanges engagés depuis 2023, évoquant notamment la visite officielle du chef de l’État gabonais à Paris au printemps 2024, suivie de celle du président français à Libreville. « Ce partenariat, en constante évolution, se redéfinit pour mieux répondre aux aspirations des deux pays », a-t-il déclaré, soulignant que ces rencontres de haut niveau marquent une nouvelle phase de la coopération franco-gabonaise.

    Président Brice Clotaire Oligui Nguema lors d'un événement officiel

    Concernant la transition politique au Gabon, Fabrice Mauriès a réaffirmé la position de Paris : « La France n’a jamais interféré dans ce processus, car seul le peuple gabonais est légitime pour choisir son avenir. » Il a cependant assuré que « la France reste un partenaire indéfectible, engagé à accompagner le Gabon dans cette nouvelle page de son histoire. »

    Le diplomate a également annoncé que cette visite permettra de concrétiser une vision renouvelée des échanges économiques entre les deux pays. « Nous construirons ensemble un partenariat équilibré et gagnant-gagnant, conforme aux attentes du président gabonais et partagées par le président français. » Il a précisé que « plusieurs projets concrets seront dévoilés à Paris dans les prochains jours », illustrant cette nouvelle orientation.

    Depuis le changement de régime en août 2023, le Gabon et la France ont progressivement réinventé leur collaboration. Les visites croisées des présidents Oligui Nguema et Macron ont ouvert une ère de coopération renforcée dans les domaines politique, économique et sécuritaire. La visite d’État du président gabonais à Paris devrait ainsi marquer une avancée majeure, avec l’annonce de mesures stratégiques destinées à dynamiser les relations bilatérales.

  • Félix Tshisekedi en Angola pour renforcer la paix en Afrique

    Félix Tshisekedi en Angola pour renforcer la paix en Afrique

    Un sommet historique pour la paix en Angola

    Le Chef de l’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est rendu à Luanda à l’invitation de son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço. Sa visite, prévue ce 16 juillet 2026, s’inscrit dans le cadre de la troisième édition de l’initiative Un appel à la paix, à la fin des guerres et au respect du droit international. Cet événement rassemble des figures majeures du continent et de la communauté internationale.

    Une mobilisation africaine pour la paix durable

    Cette rencontre de haut niveau rassemble des Chefs d’État, des représentants de l’Union africaine, de l’ONU, des leaders religieux, des experts universitaires ainsi que des jeunes engagés. L’objectif est clair : promouvoir la résolution pacifique des conflits, renforcer la sécurité internationale et ancrer la paix dans des actions concrètes. La République Démocratique du Congo (RDC) y défend l’idée que la paix ne doit plus être une simple promesse, mais une réalité tangible pour tous.

    Coopération bilatérale et sécurité régionale

    Avant l’ouverture des débats, Félix Tshisekedi et João Lourenço ont échangé en privé sur les enjeux de coopération entre leurs deux pays. Un point crucial a été abordé : la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Ces discussions bilatérales soulignent l’importance de la coordination régionale pour stabiliser une zone sous tension.

    La RDC à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU

    Depuis le 1er juillet 2026, la RDC assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une mission délicate, dans un contexte marqué par des crises multiples et un besoin urgent de restaurer la confiance dans le droit international. Ce sommet à Luanda offre une plateforme idéale pour réaffirmer l’engagement congolais en faveur d’une gouvernance mondiale plus juste.

    Un événement porté par l’UNAOC et l’Angola

    Organisé par l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC) en partenariat avec le gouvernement angolais, ce sommet se tient du 16 au 17 juillet 2026. L’accent est mis sur le rôle clé des femmes, des jeunes et du sport dans la construction d’une paix durable. Une approche innovante pour répondre aux défis contemporains.

  • La Cédéao face à son avenir sans le Mali, le Niger et le Burkina Faso

    La Cédéao face à son avenir sans le Mali, le Niger et le Burkina Faso

    La Cédéao face à son avenir sans le Mali, le Niger et le Burkina Faso

    Freetown accueille ce week-end la réunion des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso se sont retirés de l’organisation qui tente depuis de redorer son blason.

    Nigeria Abuja 2014 | Bouton de porte de la Cédéao où le continent africain est représenté, avec le détail des pays de la sous-région (illustration)

    Freetown, en Sierra Leone, est le théâtre du 69e sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), un événement qui s’annonce décisif pour l’avenir de l’organisation sous-régionale. Alors que la Cédéao se rassemble, elle doit composer avec l’absence notable de trois de ses anciens membres : le Mali, le Niger et le Burkina Faso, désormais unis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette scission pèse lourdement sur les discussions, qui viseront notamment à restaurer la légitimité de la Cédéao et à aborder les impératifs sécuritaires pressants dans la région.

    Bonn 2026 | Passeport AES (illustration)

    Un avenir sans le Mali, le Niger, le Burkina Faso ?

    Au-delà de la portée symbolique, les leaders ouest-africains sont confrontés à une interrogation fondamentale : comment envisager l’évolution de la Cédéao suite au retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, qui ont formé la Confédération des États du Sahel ? L’actualité Niger et celle de ses voisins sahéliens sont au cœur des préoccupations régionales.

    Malgré leur retrait officiel, ces trois nations demeurent des acteurs géopolitiques essentiels dans la sous-région. Il est donc impératif que les chefs d’État présents explorent les pistes d’un dialogue constructif. L’objectif est clair : maintenir les flux commerciaux, garantir la libre circulation des personnes et, surtout, renforcer la collaboration en matière de sécurité face à une menace terroriste transfrontalière persistante.

    Selon Aliou Diakite, un expert reconnu de la Cédéao, les défis sont colossaux. Il souligne l’importance de « débattre de l’avenir de la Cédéao et des multiples problématiques de gouvernance et de sécurité qui caractérisent actuellement l’espace communautaire. Cela inclut la criminalité organisée liée au terrorisme, les bouleversements politiques lors des élections, l’impact du changement climatique, ainsi que les risques d’épidémies et de pandémies. Tous ces éléments poussent les chefs d’État et de gouvernement à une réflexion approfondie sur la trajectoire future de la Cédéao pour les années à venir. »

    Nigeria Abuja 2025 | Drapeaux de la Cédéao lors du 68è sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, en 2025 (illustration)

    La force en attente toujours pas opérationnelle

    De nombreux sujets cruciaux pour les citoyens ouest-africains sont à l’ordre du jour, bien que certains d’entre eux aient déjà été reportés de sommet en sommet, sans résolution concrète.

    Un exemple frappant est la Force en attente de la Cédéao. Cette entité, dont la création est évoquée depuis des années, n’a jamais atteint son plein potentiel opérationnel. Pourtant, elle est perçue comme un instrument vital pour une intervention rapide face au terrorisme, aux crises politiques et aux menaces pesant sur la stabilité de la région.

    Les consultations préparatoires, qui ont rassemblé ministres et responsables sécuritaires cette semaine à Freetown, confirment la détermination de plusieurs États membres à concrétiser enfin sa mise en place.

    Michel Ange Bangoura, représentant guinéen en charge de la coopération avec la Cédéao, explique : « Sur le plan institutionnel, tout est formalisé sur le papier. L’obstacle réside désormais dans la mobilisation des ressources nécessaires à son déploiement, l’établissement de son état-major et la garantie que chaque État membre apporte sa contribution, ne serait-ce que l’équivalent d’une compagnie. »

    Interrogé sur un calendrier précis pour le déploiement de cette force, Michel Ange Bangoura affirme : « Je suis convaincu que nos échanges actuels, durant cette session, aborderont un déploiement imminent de cette force. Il s’agira au minimum de son regroupement dans un pays qui sera désigné à cet effet. »

    Parallèlement, le sommet devra se pencher sur les réformes institutionnelles indispensables au sein de la Cédéao. Il est crucial de rétablir la crédibilité de l’organisation, fortement ébranlée par des années de turbulences politiques et de coups d’État successifs ayant marqué la région.

  • Encore un sommet de la Cédéao sans l’AES

    Encore un sommet de la Cédéao sans l’AES

    Encore un sommet de la Cédéao sans l’AES

    Mohamed Touré

    Le 69è sommet de la Cédéaose tient à Freetown, en Sierra Leone, à un moment crucial pour la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. La Cédéao se réunit ce dimanche, mais elle reste amputée de trois pays : le Niger, le Mali et le Burkina faso font bande à part dans l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le sujet sera sans doute de nouveau sur la table pour tenter de redorer l’image de la Cédéao qui va parler aussi des défis liés à la sécurité.

    Les ressortissants des pays de l'AES n'ont plus de passeport Cédéao<span class="copyright">Carole Assignon/DW</span> » loading= »lazy » width= »960″ height= »540″ decoding= »async » data-nimg= »1″ class= »rounded-lg » style= »color:transparent » src= »https://s.yimg.com/lo/mysterio/api/b8b8ae939b51308f5e39374fc1948c175134e9233ed3c96b67ed68a0214edadd/lightyear_networkapi/resizefill_w960;quality_80;format_webp/https:%2F%2Fmedia.zenfs.com%2Ffr%2Fdeutsche_welle_fr_953%2Ff66bf72e9cff2f496a5fe1b36efb8348″><button aria-label=

    Un avenir sans le Mali, le Niger, le Burkina Faso ?

    Au-delà du symbole, les dirigeants ouest-africains devront répondre à une question centrale : comment redéfinir l’avenir de la Cédéao après le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais réunis au sein de la Confédération des États du Sahel?

    Même si les trois pays ont quitté l’organisation, ils restent des voisins incontournables. Les chefs d’État devraient donc examiner les modalités d’un dialogue afin de préserver les échanges commerciaux, la libre circulation des populations et, surtout, la coopération sécuritaire face à une menace terroriste qui dépasse les frontières.

    Publicité
    Publicité

    Pour Aliou Diakite, expert de la Cédéao, l’enjeu est de taille. Il s’agit de « discuter de l’avenir de la Cédéao et des problématiques de gouvernance et de sécurité qui se posent aujourd’hui au niveau de l’espace Cédéao vu la criminalité organisée en connexion avec le terrorisme, les changements politiques au niveau des élections, le changement climatique et autres, les épidémies et des pandémies, c’est ça qui interpelle les chefs d’Etat et de gouvernement pour discuter sur l’avenir de la Cédéao au cours des prochaines années. »

    La force en attente toujours pas opérationnelle

    Beaucoup de sujets d’intérêt pour les populations ouest-africaines mais dont certains traînent de sommet en sommet.

    Exemple, la Force en attente de la Cédéao. Annoncée depuis plusieurs années mais jamais pleinement opérationnelle, cette force régionale est appelée à devenir un outil de réponse rapide contre le terrorisme, les crises politiques et les menaces à la stabilité régionale.

    Les réunions préparatoires des ministres et des responsables de la sécurité organisées cette semaine à Freetown témoignent de la volonté de plusieurs États d’accélérer sa mise en œuvre.

    Publicité
    Publicité

    Le Guinéen Michel Ange Bangoura est chargé de la coopération avec la Cédéao. « Sur le plan des institutions de la Cédéao, tout est OK sur le papier, dit-il. Il ne reste qu’à trouver les moyens nécessaires à son déploiement mais où mettre en place l’état-major ou faire en sorte que chaque pays contribue à hauteur au moins d’une compagnie. »

    Et à la question de savoir si l’on se projette déjà sur une date de la mise en place de cette force ? Michel Ange Bangoura répond : « Je pense qu’au cours des discussions que nous tenons maintenant là au cours de cette session, il va être question d’un déploiement à brève échéance de ladite force. Ne serait-ce que le regroupement dans un pays qui va être choisi à cet effet. »

    Le sommet devra également aborder les réformes institutionnelles de la Cédéao et la nécessité de restaurer la crédibilité de l’organisation après plusieurs années de crises politiques et de coups d’État dans la région.

  • Limogeage : Waly Diouf Bodian rattrapé par sa publication sur Macky Sall

    Limogeage : Waly Diouf Bodian rattrapé par sa publication sur Macky Sall

    Limogeage : Waly Diouf Bodian rattrapé par sa publication sur Macky Sall

    Limogeage : Waly Diouf Bodian rattrapé par sa publication sur Macky Sall

    Waly Diouf Bodian, fervent défenseur d’Ousmane Sonko, a été destitué de son poste à la direction du Port autonome de Dakar par le président Bassirou Diomaye Faye. Ce limogeage intervient dans un contexte politique chargé, alors qu’une ancienne prophétie de Bodian sur Macky Sall refait surface avec une ironie troublante.

    Farouche défenseur d’Ousmane Sonko et figure parmi les plus offensives de Pastef, Waly Diouf Bodian a été relevé de la direction du Port autonome de Dakar par Bassirou Diomaye Faye. Une éviction chargée de symboles, au moment où une ancienne prophétie publiée sur Facebook revient le hanter.

    Les archives ont parfois la cruauté de rappeler aux hommes politiques leurs propres prophéties. En 2022, dans une publication Facebook devenue aujourd’hui singulièrement prémonitoire… à rebours, Waly Diouf Bodian assurait qu’« à partir du mois d’avril 2024, le citoyen Macky Sall ne mettra plus les pieds au Palais de la République, sauf s’il présente une invitation confirmée du président Ousmane Sonko ».

    Deux ans plus tard, le destin s’est chargé de déjouer cette certitude avec une ironie mordante ; Lorsque l’ancien chef de l’État revient au Sénégal, Ousmane Sonko n’occupe pas le Palais. Plus saisissant encore, ce retour intervient au moment même où celui qui s’était établi en plus farouche défenseur du leader de Pastef est brutalement évincé de la direction du Port autonome de Dakar (PAD) par le président Bassirou Diomaye Faye.

    Après Aïda Mbodji (DER/FJ), Toussaint Manga (LONASE), Ngagne Demba Touré (SOMISEN) ou encore Alioune Guèye (PETROSEN), la vague de remplacements au sommet des grandes entreprises publiques continue de déferler.

    Hier, jeudi 16 juillet 2026, c’est au tour de Waly Diouf Bodian de quitter la scène. Deux ans après son installation à la tête du Port autonome de Dakar (PAD), le désormais ex-directeur général, a été relevé de ses fonctions.

    Le communiqué du Conseil des ministres est venu entériner une décision qui ne souffre d’aucune ambiguïté : Waly Diouf Bodian cède son fauteuil à Doune Pathé Mbengue, administrateur civil et actuel maire de Cambérène.

    Nommé le 24 avril 2024 pour succéder à Mountaga Sy, il avait officiellement pris les commandes du PAD le 13 mai suivant. Inspecteur principal des Impôts et Domaines, il occupait jusque-là les fonctions de directeur adjoint de la Législation et de la Coopération internationale à la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID).

    « Alhamdoulillah. Je rends grâce à Dieu »

    Mais Waly Diouf Bodian n’était pas seulement un haut fonctionnaire propulsé à la tête de l’une des principales infrastructures économiques du pays. Il était aussi l’une des voix les plus offensives et les plus redoutées de Pastef. Sur les réseaux sociaux comme dans l’espace public, il s’était imposé comme un défenseur infatigable d’Ousmane Sonko, répondant avec une rare virulence à chacun de ses détracteurs.

    Lorsque le président de Pastef fut élevé au rang de « Gardien de la révolution », Waly Diouf Bodian poussa même le zèle jusqu’à se proclamer lui-même « Gardien du gardien de la révolution », revendiquant le rôle de sentinelle politique et de bouclier du leader du parti.

    Après l’éviction d’Ousmane Sonko de la Primature, son maintien à la tête du Port avait d’ailleurs suscité l’incompréhension d’une partie de la base militante. Beaucoup s’attendaient à le voir claquer la porte, à l’instar de plusieurs responsables de Pastef qui avaient choisi de quitter leurs fonctions pour protester contre la décision du président Bassirou Diomaye Faye et afficher leur solidarité avec leur leader.

    Interpellé sur cette apparente contradiction, l’intéressé avait opposé une fin de non-recevoir : « Il y a une gestion individuelle et une gestion collective. Il y en a qui ont géré la question de façon individuelle. Mais nous, nous sommes des hommes politiques, nous sommes dans un parti et nous écoutons le parti sur ces questions-là. Je ne me suis pas auto-nommé DG, c’est dans le cadre d’un parti que j’y ai été nommé. »

    Le chef de l’État en a finalement décidé autrement. En le relevant de ses fonctions, Bassirou Diomaye Faye met un terme au parcours de l’un des plus fidèles et des plus ardents défenseurs d’Ousmane Sonko à la tête du Port autonome de Dakar. La réaction de l’intéressé n’en sera que plus saisissante par sa sobriété. Ni amertume affichée, ni contestation, ni règlement de comptes. Quelques mots seulement, publiés sur sa page Facebook :

    Waly Diouf Bodian
    La rédaction vous conseille
    Vendredi de tous les dangers pour Waly Diouf Bodian, Fadilou Keïta, Ngagne Demba Touré…
    Waly Diouf Bodian : « Pourquoi je n’ai pas encore démissionné de mon poste de DG » 2 commentaire(s)
    Waly Diouf Bodian exprime son soutien à Ousmane Sonko après son limogeage
    « Un mythomane émérite… » : Waly Diouf Bodian charge Madiambal Diagne après sa publication sur Ousmane Sonko
  • Discours fort de Félix Tshisekedi à l’ONU sur la crise en RDC

    Discours fort de Félix Tshisekedi à l’ONU sur la crise en RDC

    Un plaidoyer percutant contre l’indifférence internationale

    Accueilli avec une chaleur remarquée par le président angolais João Lourenço lors de sa visite officielle à Luanda, le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi a marqué l’histoire par un discours d’une fermeté exceptionnelle à la tribune de l’Alliance des civilisations des Nations unies. Face à une assemblée de dirigeants mondiaux, le président a dénoncé avec véhémence l’attitude passive de la communauté internationale face au drame sécuritaire qui frappe l’Est de la RDC.

    Pour lui, cette crise ne se résume pas à un simple conflit régional, mais illustre une défaillance profonde de l’ordre mondial actuel. Le président congolais a catégoriquement rejeté l’idée que cette situation puisse continuer à être traitée comme un simple fait divers, soulignant que chaque jour sans action concrète aggrave la menace sur la stabilité globale.

    « Non à la banalisation de la guerre » : un message sans détour

    Dans un discours dépourvu de toute diplomatie feinte, Félix Tshisekedi a livré un réquisitoire sans concession contre la « banalisation de la guerre » et l’hypocrisie des grands discours internationaux. Ses mots, choisis avec une précision chirurgicale, ont résonné comme un appel à l’action :

    « Nous devons rejeter cette tendance à normaliser la violence. L’indignation sans lendemain ne suffit plus. Comment accepter que le silence des conventions prenne le pas sur la justice ? Comment tolérer que le droit international ne soit plus qu’un langage vide, dépourvu de toute portée réelle ? Chaque victime mérite mieux que des hommages éphémères et des promesses oubliées. »

    Le président a directement pointé du doigt l’inaction face à l’agression du Rwanda, masquée sous le couvert du groupe rebelle du M23. Selon lui, la paix ne peut se construire sur des cessez-le-feu précaires ou des résolutions sans lendemain. Pour Kinshasa, la seule issue viable repose sur la justice, la vérité et le respect absolu de la souveraineté territoriale.

    Un conflit qui met à l’épreuve la crédibilité du multilatéralisme

    Élargissant son propos, Félix Tshisekedi a transformé cette crise en un miroir tendu devant l’ensemble de la communauté internationale. Pour lui, la situation dans l’Est de la RDC n’est pas seulement une question africaine, mais bien un test décisif pour l’ensemble de l’ordre mondial :

    « Quand une nation souveraine voit ses frontières violées sous les yeux de tous, et que ces actes restent impunis car soutenus par des États voisins, c’est toute la notion de sécurité collective qui se trouve ébranlée. Si la loi du plus fort prime sur le droit, alors aucun pays, nulle part dans le monde, ne peut se sentir en sécurité. »

    Cette analyse cinglante vise à rappeler que la stabilité de la RDC conditionne celle de toute la région des Grands Lacs, et au-delà. Une instabilité prolongée dans ce pays fragilise non seulement ses voisins immédiats, mais aussi les équilibres géopolitiques bien au-delà du continent africain.

    Entretiens stratégiques en marge du sommet

    En coulisses, Félix Tshisekedi a échangé longuement avec João Lourenço, médiateur de l’Union africaine pour la crise en RDC. Ces discussions ont permis d’évaluer les avancées du processus de Luanda et d’envisager des pistes concrètes pour relancer les initiatives de paix. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté commune de traduire les engagements verbaux en actions tangibles sur le terrain.

    Alors que la RDC assure la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU depuis juillet 2026, ce discours à Luanda marque le lancement d’une offensive diplomatique d’envergure. L’objectif ? Contraindre la communauté internationale à passer des promesses aux actes, et à reconnaître que la stabilité de la RDC est un impératif pour la paix mondiale.

  • Bénin: saisie record de plus de 5 500 téléphones portables à la frontière de Hillacondji

    Bénin: saisie record de plus de 5 500 téléphones portables à la frontière de Hillacondji

    Bénin

    Bénin: saisie record de plus de 5 500 téléphones portables à la frontière de Hillacondji

    La Douane béninoise vient de marquer un grand coup dans sa lutte contre la fraude transfrontalière.

    Edouard Djogbénou
    Edouard Djogbénou
    Voir tous ses articles
    SOCIéTé
    913 vues
    "L'argent ne fait pas le bonheur", une épreuve insolite pour les candidats à la Douane béninoise
    2 min de lecture
    Google News Commenter

    SOMMAIRE

    Youtube video

    Le dimanche 12 juillet 2026, une opération d’envergure menée à la frontière sud-ouest du pays a permis d’intercepter une importante cargaison de téléphones introduits frauduleusement sur le territoire national.

    ​Les agents de la Brigade des Douanes de Hillacondji, placés sous le commandement du Capitaine Fortuné Allagbé, ont réussi à bloquer la cargaison avant qu’elle ne soit dispersée dans les circuits de distribution illicites. Au total, ce sont 5 574 téléphones portables Android de contrebande qui ont été saisis.

    ​Cette opération est le résultat direct d’un travail minutieux de renseignement et de surveillance active mené par les équipes douanières sur le terrain.

    ​Préservation de l’économie et tolérance zéro

    ​Cette saisie d’envergure s’inscrit dans la stratégie globale de lutte contre la fraude impulsée par le Directeur général des Douanes, le Colonel Raouf Malèhossou Aboudou. Elle met en lumière l’intensification des contrôles aux frontières et le ciblage renforcé des réseaux criminels.

    ​En neutralisant ce trafic, l’administration douanière vise plusieurs objectifs clés :

    • Protéger les recettes de l’État face au manque à gagner fiscal.
    • Garantir une concurrence loyale pour les opérateurs économiques qui respectent les réglementations en vigueur.
    • Sécuriser les emplois liés au secteur du commerce formel au Bénin.
  • Sénégal : la rencontre Faye-Sall, une controverse au cœur de la politique nationale

    Sénégal : la rencontre Faye-Sall, une controverse au cœur de la politique nationale

    Belgique 2017 | Macky Sall, alors président du Sénégal, lors d'un sommet de l'UE (archive d'illustration)

    Au Sénégal, l’annonce d’une rencontre entre le président en exercice, Bassirou Diomaye Faye, et son prédécesseur, Macky Sall, suscite une vive polémique. Cette initiative provoque particulièrement l’indignation des familles des victimes de la répression politique survenue durant la présidence de Macky Sall. Ces dernières expriment leur colère face à cette visite, estimant qu’elle intervient alors qu’elles attendent toujours que justice soit rendue et que des réparations soient effectuées.

    Pourquoi cette rencontre divise-t-elle ainsi l’opinion publique sénégalaise ? Quels impacts potentiels pourrait-elle avoir sur la vie politique du pays ? Pour éclairer ces questions, nous avons recueilli l’analyse d’Assane Samb, un observateur politique averti. Il nous offre d’abord son point de vue sur la portée de ce dialogue dans le contexte politique actuel du Sénégal.

    Analyse d’Assane Samb

    Selon Assane Samb, cette rencontre était en réalité prévisible, en dépit des voix discordantes qu’elle a pu générer. Il souligne que la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies rendait impensable qu’elle ne soit pas soutenue par d’autres nations africaines, notamment le Burundi. L’implication du président chinois, qui a joué un rôle crucial dans ce dossier, a également contribué à l’aplanissement des divergences.

    Mais alors, pourquoi cette visite déclenche-t-elle de si fortes réactions, notamment de la part des associations de victimes et d’une partie de la société civile sénégalaise ? Assane Samb l’explique par le contexte spécifique des années 2021 à 2024. Durant cette période, le Sénégal a été le théâtre de violents affrontements entre manifestants et forces de défense et de sécurité. Les citoyens étaient alors engagés dans une dynamique perçue comme révolutionnaire.

    De nombreuses organisations, dont Amnesty International, imputent la responsabilité de ces événements au président de la République de l’époque, en tant que garant de la sécurité publique et des libertés fondamentales, y compris le droit de manifester. La question se pose donc : le président Bassirou Diomaye Faye est-il aujourd’hui confronté à un dilemme entre les impératifs diplomatiques de l’État et les attentes de sa base politique en matière de justice ? Assane Samb indique que lorsque l’actuel président était encore membre du Pastef, il hésitait à afficher un soutien officiel à Macky Sall. Cependant, ayant désormais pris ses distances, il agit sans retenue.

    Dans quelle mesure la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU pourrait-elle accentuer la polarisation du débat politique au Sénégal ? L’analyste estime que les calculs vont au-delà de la seule considération des victimes. Les citoyens craignent en effet un retour politique de Macky Sall, motivé par des stratégies électorales.

    Enfin, quels pourraient être les effets de cette rencontre, tant sur le processus de réconciliation nationale que sur l’image du Sénégal à l’échelle internationale ? Sur le plan international, cette initiative sera très probablement saluée, en particulier par les chefs d’État africains. Cependant, sur le plan interne, il est clair que la bipolarisation du paysage politique sénégalais est appelée à s’intensifier davantage.

  • Rencontre entre Diomaye Faye et Macky Sall : une polémique aux relents de justice et de politique

    Rencontre entre Diomaye Faye et Macky Sall : une polémique aux relents de justice et de politique

    La rencontre entre le président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur Macky Sall au Sénégal enflamme les débats. Derrière ce face-à-face attendu se cache une tension palpable : les familles des victimes des violences politiques sous le régime précédent exigent justice, tandis que la classe politique scrute les conséquences de cette initiative sur l’échiquier national.

    Photo officielle de Bassirou Diomaye Faye et Macky Sall lors d'une rencontre

    Un contexte politique sous haute tension

    Les associations de victimes des violences policières et des arrestations arbitraires de 2021 à 2024 pointent du doigt une rencontre perçue comme un recul sur la voie de la justice. Pour elles, cette entrevue entre les deux dirigeants, alors que les dossiers judiciaires restent en suspens, est un symbole de l’impunité encore bien ancrée. Macky Sall, dont le mandat a été marqué par des tensions récurrentes avec l’opposition, incarne pour beaucoup une page sombre de l’histoire récente du pays.

    Les familles des disparus et des blessés réclament des comptes. Elles dénoncent une amnistie de fait, alors que le nouveau président Bassirou Diomaye Faye, élu sur la promesse d’un Sénégal plus juste, semble désormais ouvertement soutenir son prédécesseur. Une position qui interroge : jusqu’où peut aller la réconciliation nationale sans vérité ni réparations ?

    Les enjeux d’une rencontre aux multiples visages

    Entre diplomatie et attentes citoyennes

    Sur la scène internationale, cette rencontre pourrait être interprétée comme un geste d’apaisement, voire de légitimation du régime de Macky Sall. Plusieurs chefs d’État africains pourraient y voir un signal positif, notamment dans un contexte où le Sénégal cherche à renforcer ses alliances économiques et politiques. La Chine, par exemple, a joué un rôle clé dans la médiation de cette entrevue, soulignant l’importance stratégique du pays dans la région.

    Cependant, en interne, la réaction est tout autre. Les militants des droits humains et les partis d’opposition y voient une manœuvre politique dangereuse. Ils craignent que cette alliance ne renforce la polarisation d’un paysage politique déjà fracturé. La bipolarisation entre les partisans du pouvoir actuel et ceux qui réclament justice s’accentue, risquant d’alimenter de nouvelles tensions.

    L’ombre de la candidature onusienne

    La visite de Macky Sall intervient alors qu’il brigue le poste de secrétaire général des Nations unies. Une candidature soutenue par plusieurs pays africains, dont le Burundi, mais qui soulève des questions au Sénégal. Comment concilier cette ambition internationale avec les attentes locales en matière de justice transitionnelle ?

    Pour ses détracteurs, cette candidature est un aveu : Macky Sall cherche à échapper à un procès qui pourrait ternir son image sur la scène mondiale. Ses partisans, en revanche, y voient une opportunité de redorer le blason d’un ancien président dont le bilan économique est parfois salué.

    Quel avenir pour le Sénégal ?

    La rencontre entre Diomaye Faye et Macky Sall laisse présager un avenir politique complexe. Si elle peut apaiser certaines tensions diplomatiques, elle risque aussi de creuser un fossé entre les attentes des citoyens et les choix de leurs dirigeants. La question de la justice transitionnelle reste entière, et le temps presse pour y répondre.

    Une chose est sûre : au Sénégal, la quête de vérité et de réparation ne s’éteindra pas de sitôt. Les victimes, les familles et la société civile continueront de faire entendre leur voix, quel que soit le poids des alliances politiques.

  • Gabon : l’audit des permis aurifères pour booster l’économie locale

    Gabon : l’audit des permis aurifères pour booster l’économie locale

    Un grand ménage est en marche au Gabon à partir du 16 juillet 2026. Le ministère des Mines lance une opération d’ampleur visant à examiner l’intégralité des titres d’exploitation aurifère. L’objectif ? Redonner à l’État le contrôle d’une filière longtemps restée dans l’ombre, marquée par des pratiques opaques et des permis inactifs.

  • Félix Tshisekedi à Luanda : la crise en RDC un défi crucial pour l’Afrique et le monde

    Félix Tshisekedi à Luanda : la crise en RDC un défi crucial pour l’Afrique et le monde

    Félix Tshisekedi à Luanda : la crise en RDC un défi crucial pour l’Afrique et le monde

    Le président Félix Tshisekedi lors de son intervention à Luanda

    Lors du troisième sommet de l’initiative « Un appel à la paix, à la fin des guerres et au respect du droit international », organisé les 16 et 17 juillet 2026 à Luanda, en Angola, le président Félix Tshisekedi a livré un plaidoyer marquant sur la situation en République démocratique du Congo. Cet événement, co-organisé par l’Alliance des civilisations des Nations Unies et le gouvernement angolais, a réuni des dirigeants du monde entier pour discuter des moyens de renforcer la coopération multilatérale face aux crises internationales.

    Le chef de l’État congolais a partagé une vision poignante de la réalité vécue par son pays, déchiré depuis des années par des violences dans sa partie orientale. Il a également dénoncé les conséquences dévastatrices de l’exploitation illicite des ressources naturelles, alimentant les conflits au lieu de financer le développement national.

    « Mon pays porte le poids de la guerre. Il connaît la douleur des familles déplacées, l’angoisse des populations piégées par la violence, les souffrances des femmes victimes d’atteintes à leur dignité, le deuil des communautés décimées par les massacres et le traumatisme des enfants privés d’école, de sécurité et d’avenir. Il connaît aussi les conséquences de l’exploitation illicite des ressources naturelles lorsque ces richesses, au lieu de servir au développement, deviennent le carburant d’une économie de guerre », a-t-il déclaré avec gravité.

    Félix Tshisekedi a insisté sur le caractère critique de la crise dans l’Est de la RDC, la qualifiant de test pour l’Afrique et la communauté internationale. Selon lui, cette situation dépasse le cadre national pour devenir un véritable défi régional et global.

    « Depuis plusieurs années, l’Est de la République démocratique du Congo est en proie à une crise sécuritaire et humanitaire profonde, marquée par l’activisme des groupes armés, les déplacements massifs de populations, les violations des droits humains, les atteintes à l’intégrité territoriale et les ingérences étrangères. Cette situation n’est pas seulement une épreuve pour notre nation. Elle représente un test pour notre région, pour l’Afrique et pour la communauté internationale dans son ensemble », a-t-il souligné.

    Le président Tshisekedi a réaffirmé le soutien de la RDC aux initiatives diplomatiques en cours, notamment les processus de Washington et de Doha, soutenus par l’Union africaine. Il a salué les efforts déployés pour ramener la paix dans la région des Grands Lacs, tout en rappelant que ces démarches doivent se traduire par des actions concrètes et vérifiables sur le terrain.

    « La République démocratique du Congo reste attachée au dialogue et engagée dans les efforts diplomatiques régionaux, continentaux et internationaux. Nous saluons les initiatives de paix portées par l’Union africaine, les organisations régionales, les Nations Unies, les pays facilitateurs et nos partenaires internationaux. Ces démarches visent à désamorcer les tensions, à mettre fin aux hostilités et à stabiliser durablement la région des Grands Lacs », a-t-il précisé.

    Malgré ces engagements, la situation sur le terrain reste alarmante, avec la persistance des hostilités et l’absence de mise en œuvre effective des accords signés. Félix Tshisekedi a rappelé qu’une paix durable ne peut se contenter de promesses : elle doit être tangible, mesurable et protéger concrètement les populations civiles.

    « Une paix durable ne peut être une simple promesse en l’air. Elle doit se matérialiser par des actes concrets : elle doit être vérifiable sur le terrain, restaurer l’autorité de l’État, garantir la protection des populations civiles, permettre le retour digne et sécurisé des déplacés et des réfugiés, et ouvrir la voie à la justice, à la réparation et à la réconciliation. L’appel de Luanda ne doit pas rester lettre morte. Il doit incarner un engagement fort : défendre le droit international partout où il est menacé, prévenir les conflits avant qu’ils ne dégénèrent en tragédies, protéger les civils sans exception, soutenir des médiations crédibles, combattre l’impunité, défendre les droits des sociétés, assécher les circuits économiques de la guerre et condamner sans réserve toutes les formes de déstabilisation des États », a-t-il martelé.

    Félix Tshisekedi a conclu son intervention en appelant à un engagement renouvelé pour placer l’humain au cœur de toute démarche de paix. Il a souligné que les peuples attendent des actions concrètes, pas seulement des discours. Ils exigent que les dirigeants privilégient la responsabilité à l’indifférence, le droit à la force, la vérité à la propagande, la justice à l’impunité et la paix au fatalisme.

    « À l’heure où nous commémorons les 80 ans de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies, notre devoir n’est pas seulement de célébrer son héritage. Il est de faire vivre sa promesse : préserver les générations futures du fléau de la guerre. Cette promesse, toujours actuelle, nous oblige. Si nous voulons vraiment mettre fin aux conflits, nous devons commencer par restaurer la force du droit. Si nous voulons défendre le droit international, nous devons l’appliquer avec rigueur, sans sélectivité ni complaisance. Si nous voulons protéger les générations futures, nous devons agir maintenant, avec courage. C’est à cette condition que nous affaiblirons la loi du plus fort et transmettrons un ordre international plus juste, plus sûr et plus pacifique aux générations à venir », a-t-il conclu avec solennité.

    Cette intervention intervient alors que la situation en RDC continue de se dégrader, malgré les accords de paix signés et les processus diplomatiques en cours. Les négociations entre Kinshasa et l’AFC/M23 n’ont pas permis de rapprocher les positions, et les engagements pris peinent à se concrétiser. Les appels au respect des accords restent sans effet, et les divergences persistent, freinant les efforts en faveur d’une paix durable.

  • Le losc pourrait réaliser un transfert historique avec ayyoub bouaddi

    Le losc pourrait réaliser un transfert historique avec ayyoub bouaddi

    Le football hexagonal n’a jamais connu une transaction aussi lucrative que celle du départ de Neymar du Paris Saint-Germain vers Al-Hilal, pour un montant record de 90 millions d’euros. Pourtant, les dirigeants du LOSC Lille souhaitent pulvériser ce chiffre avec le jeune prodige marocain Ayyoub Bouaddi, dont la valeur explose après sa Coupe du monde.

    Olivier Létang, président du LOSC Lille

    Un potentiel transfert qui dépasse l’entendement

    Le mercato estival 2024 pourrait entrer dans la légende grâce à un dossier hors norme. Souvenez-vous : en 2017, le PSG avait débauché Neymar pour la somme astronomique de 222 millions d’euros, avant de le revendre six ans plus tard à Al-Hilal pour 90 millions. Une opération qui reste la plus belle vente de l’histoire de la Ligue 1. Mais le LOSC Lille, lui, rêve d’un coup encore plus retentissant en cédant Ayyoub Bouaddi, dont les performances en Coupe du monde ont fait de lui l’un des milieux les plus convoités d’Europe.

    « Le club le plus adapté pour son épanouissement »

    Selon les déclarations d’Olivier Létang, président du LOSC, le jeune international marocain de 18 ans n’a pas encore atteint son plafond de verre. « Il existe très peu de clubs capables de s’offrir un joueur de son niveau, et encore moins de lui offrir un environnement propice à son développement », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse. « Nous avons échangé après son retour de la compétition mondiale. Impossible de révéler nos échanges, mais tout reste envisageable. Mon avis ? Il devrait rester une saison de plus avec nous. Je suis convaincu qu’il a de grandes chances de le faire, et il serait ravi de poursuivre l’aventure à nos côtés. »

    Un record qui se joue dans les semaines à venir

    Le dossier Bouaddi s’annonce comme l’un des plus explosifs de ces prochains mois. Plusieurs géants de la Premier League se pressent déjà au portillon, mais le LOSC mise sur une offre exceptionnelle pour faire de ce transfert le plus cher jamais enregistré en Ligue 1. Olivier Létang n’hésiterait pas à comparer cette future transaction aux transferts d’Elliot Anderson (135 millions d’euros de Nottingham Forest à Manchester City) ou de Sandro Tonali (120 millions d’euros de Newcastle à Tottenham), selon les dernières informations disponibles.