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  • Groupe Wagner en République centrafricaine : le tramadol au cœur d’un empire illicite

    Groupe Wagner en République centrafricaine : le tramadol au cœur d’un empire illicite

    En République centrafricaine, le Groupe Wagner a bâti un véritable empire criminel, où le trafic de tramadol joue un rôle central. Ce médicament, initialement prescrit pour des douleurs légères, est ici détourné et transformé en une substance hautement stimulante, souvent comparée à une cocaïne accessible.

    Cette réorientation stratégique a redonné un souffle à cette milice russe, malgré les revers subis après la disparition de son fondateur, Evgueni Prigojine. Aujourd’hui, le Groupe Wagner, dirigé par son fils Pavel, compte environ 500 hommes déployés à Bangui, où il étend son influence bien au-delà des simples opérations militaires.

    Un réseau criminel structuré autour de ressources stratégiques

    La République centrafricaine offre un terreau idéal pour ces activités illicites. Peu surveillée par les puissances occidentales, ce pays regorge de richesses naturelles comme l’or, les diamants et l’uranium. Le Groupe Wagner exploite notamment des mines d’or, générant des bénéfices estimés à près de 180 millions de dollars par an selon Global Initiative.

    Le trafic de tramadol, acheminé depuis la République démocratique du Congo par voie fluviale, s’ajoute à ce tableau. Il se diffuse ensuite dans les rues de Bangui et ses environs, souvent sous le contrôle direct des mercenaires. Leur réseau ne se limite pas aux frontières centrafricaines : ils approvisionnent également des groupes armés voisins, à des prix gonflés.

    Une influence toxique sur les institutions et la société

    Le Groupe Wagner ne se contente pas de contrôler des mines ou de vendre des substances illicites. Il s’immisce aussi dans les rouages du pouvoir. Selon des experts cités par le Wall Street Journal, les mercenaires fournissent du tramadol non seulement à la garde présidentielle et à des milices locales comme les Requins, mais aussi aux mineurs d’or travaillant sous leur autorité.

    Ces distributions s’étendent même aux membres des forces de sécurité et aux manifestants pro-russes, avec un objectif clair : booster leur endurance physique lors des affrontements. Une tactique déjà observée dans d’autres zones de conflit où Wagner opère.

    Une menace qui dépasse les frontières centrafricaines

    Les spécialistes redoutent une extension des activités de Wagner vers le Soudan voisin. Les Forces de soutien rapide (FSR), déjà actives dans des régions proches de la Centrafrique, pourraient servir de relais à cette expansion. Une perspective inquiétante, alors que le groupe cherche à consolider sa présence en Afrique malgré les pressions internationales.

  • Coopération militaire : Paris confirme la fin de la base française du camp de Gaulle au Gabon –

    Coopération militaire : Paris confirme la fin de la base française du camp de Gaulle au Gabon –

    « Le Camp De Gaulle n’est déjà plus une base française ». Cette annonce de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Gabon, Fabrice Mauriès, a marqué son discours du 14 juillet lors de la célébration de la fête nationale française à Libreville. Le diplomate a confirmé l’achèvement prochain de la transformation du site, symbole de la redéfinition de la coopération militaire entre la France et le Gabon.

    Évoquant l’évolution de la coopération militaire franco-gabonaise, Fabrice Mauriès a assuré que les deux pays étaient engagés dans « un processus d’adaptation, co-construit », aujourd’hui « dans sa phase finale ». Selon lui, cette transformation répond à la volonté commune de moderniser les relations de défense entre Libreville et Paris.


    L’ambassadeur a souligné que « la coopération entre nos deux pays en matière politique, sécuritaire et militaire est le pilier traditionnel de notre relation et se caractérise par une profonde amitié entre frères d’armes ». Il a rappelé que le Détachement de liaison interarmées au Gabon (DLI-G) assure désormais l’animation de la coopération opérationnelle, tandis que les Écoles nationales à vocation régionale poursuivent leurs activités de formation.

    Fabrice Mauriès a ensuite annoncé une évolution majeure de la présence militaire française au Gabon. « D’ici quelques semaines, ce partenariat aboutira à un équilibre, clarifié et stabilisé, avec un Camp De Gaulle qui n’est déjà plus une « base française » et qui, demain, sous un autre nom, achèvera sa transformation », a-t-il déclaré.

    Au-delà du volet militaire, le diplomate a insisté sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité intérieure et de justice. « Nous avançons, avec le ministre de la Justice, dans la création d’un parquet national financier au Gabon », a-t-il indiqué. Il a également cité la lutte contre le trafic de stupéfiants, l’immigration irrégulière, la surveillance des frontières, le renforcement des capacités de la police, de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers et de l’administration pénitentiaire parmi les axes prioritaires de cette coopération.

    À la suite du changement de régime intervenu en août 2023, la France et le Gabon ont engagé une redéfinition de leur coopération militaire. Cette évolution s’est traduite par la transformation des Éléments français au Gabon (EFG) en Détachement de liaison interarmées au Gabon (DLI-G), recentré sur la formation, le conseil et la coopération opérationnelle.

    L’annonce de la transformation définitive du Camp De Gaulle marque une nouvelle étape de cette réorganisation, tout en confirmant la volonté des deux États de préserver un partenariat stratégique adapté aux nouvelles priorités sécuritaires de la sous-région.

    Nkili Akieme

  • Niger : le gouvernement renforce les contrôles sur le secteur aurifère pour booster les recettes fiscales

    Niger : le gouvernement renforce les contrôles sur le secteur aurifère pour booster les recettes fiscales

    Le gouvernement nigérien a annoncé des mesures de contrôle renforcées dans le secteur aurifère pour combattre la fraude et améliorer les recettes fiscales.

    Les contrôles seront mis en œuvre dès le mois d’août prochain et visent à percevoir environ 680 millions de dollars de recettes fiscales et douanières issues d’une production d’environ 17 tonnes couvrant les années 2025 et 2026.

    Les autorités nigériennes veulent mettre fin aux écarts entre les volumes d’or produits et ceux officiellement déclarés, qui ne profitent pas aux finances publiques.

    Dans ce contexte, le gouvernement s’appuiera sur des contrôles sur le terrain pour surveiller l’activité des sociétés qui explorent les réserves d’or du pays.

  • 14 nouveaux accords signés entre le Maroc et la France pour renforcer les liens bilatéraux

    14 nouveaux accords signés entre le Maroc et la France pour renforcer les liens bilatéraux

    14 nouveaux accords signés entre le Maroc et la France pour renforcer les liens bilatéraux

    Équipe éditoriale
    Signature d'un accord entre les représentants marocains et français

    Lors de sa visite officielle à Rabat, le Premier ministre français a scellé 14 accords de coopération avec le royaume chérifien. Ces textes couvrent des domaines majeurs comme l’économie, la sécurité, les migrations et la défense, illustrant une volonté commune de renforcer les partenariats stratégiques entre les deux nations.

    Parmi ces engagements, un accord-cadre dédié à la coopération scientifique a également été signé, marquant une étape supplémentaire dans l’approfondissement des relations bilatérales.

    Le chef du gouvernement français a souligné l’importance de la politique des visas, conçue pour faciliter la mobilité des acteurs clés des échanges franco-marocains. Entrepreneurs, étudiants et professionnels figurent ainsi au cœur de cette démarche, visant à dynamiser les échanges humains et économiques.

    Cette visite s’inscrit dans une logique de rapprochement progressif entre Paris et Rabat, après une période marquée par des tensions diplomatiques. Les deux pays réaffirment ainsi leur engagement à bâtir une relation apaisée et mutuellement bénéfique.

  • Maroc-Espagne : Lecornu et Akhannouch veulent aller plus loin dans la coopération

    Maroc-Espagne : Lecornu et Akhannouch veulent aller plus loin dans la coopération

    Le Premier ministre français Sébastien Lecornu et son homologue marocain Aziz Akhannouch ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération entre les deux pays lors d’une réunion à Rabat. Les deux dirigeants ont déclaré que leur objectif est de développer des relations plus étroites et de promouvoir l’échange économique et culturel.

    Le Maroc et la France sont des partenaires stratégiques dans le domaine de l’immigration, en particulier pour les questions liées au rétablissement des relations entre les deux pays. Les deux pays ont également décidé de renforcer leur coopération dans le domaine de la justice et de la sécurité.

    Les discussions entre Lecornu et Akhannouch se sont concentrées sur plusieurs domaines importants, notamment l’immigration, l’économie et les affaires internationales. Les deux pays ont également décidé de renforcer leur coopération dans le domaine de la santé et de l’environnement.

    Le Maroc et la France sont des partenaires clés pour les deux pays dans le contexte du développement économique et social en Afrique. Le Maroc est un membre important de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (CEMAC) et a signé plusieurs accords avec la France pour renforcer leurs relations économiques.

    Les discussions entre Lecornu et Akhannouch se sont également concentrées sur les questions liées à la sécurité régionale. Les deux pays ont décidé de renforcer leur coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et de la stabilisation régionale.

    Le Maroc et la France sont des partenaires clés pour les deux pays dans le contexte du développement économique et social en Afrique. Le Maroc est un membre important de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (CEMAC) et a signé plusieurs accords avec la France pour renforcer leurs relations économiques.

    Les discussions entre Lecornu et Akhannouch se sont également concentrées sur les questions liées à la protection de l’environnement. Les deux pays ont décidé de renforcer leur coopération dans le domaine de la conservation de la nature et du développement durable.

  • Retour de Macky Sall à Dakar : Ousmane Sonko face à ses contradictions politiques

    Retour de Macky Sall à Dakar : Ousmane Sonko face à ses contradictions politiques

    rencontre entre Macky Sall et Ousmane Sonko à Dakar

    Le retour de Macky Sall à Dakar avant son départ pour New York soulève bien des interrogations sur la scène politique sénégalaise. Alors que l’ancien président est reçu avec les honneurs au Palais de la République, Ousmane Sonko, figure emblématique de l’opposition, se retrouve confronté à une situation pour le moins paradoxale.

    Macky Sall effectue une escale à Dakar ce jour, officiellement pour plaider sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Une audience au Palais de la République est prévue, où le président Bassirou Diomaye Faye devra se prononcer sur l’appui du Sénégal à cette ambition internationale.

    Pourtant, ce déplacement ne manque pas de symboles. Pendant près de dix ans, Ousmane Sonko a bâti sa carrière politique en s’opposant frontalement à Macky Sall, l’accusant de tous les maux du système. Son discours, souvent tranchant, visait à dénoncer les dérives qu’il attribuait au pouvoir en place. Mais aujourd’hui, la donne change.

    Un retour qui interroge

    L’arrivée de Macky Sall au Palais de la République marque un moment clé de cette visite. Alors que le Sénégal s’apprête à se prononcer sur une candidature internationale majeure, les regards se tournent vers les choix diplomatiques du pays. Mais au-delà de l’aspect formel, c’est l’attitude d’Ousmane Sonko qui retient l’attention.

    Un paradoxe politique

    Ousmane Sonko, dont l’ascension politique s’est construite sur une opposition radicale à l’ancien chef de l’État, se retrouve aujourd’hui face à une réalité complexe. Son combat, autrefois axé sur la dénonciation des abus du pouvoir, semble désormais confronté à une situation où ses propres positions pourraient être ébranlées. La rencontre entre ces deux figures, aussi symbolique soit-elle, met en lumière les tensions persistantes au sein de l’échiquier politique sénégalais.

  • RDC : restaurer la confiance des populations face à l’épidémie Ebola

    RDC : restaurer la confiance des populations face à l’épidémie Ebola

    RDC : restaurer la confiance des populations face à l’épidémie Ebola

    Le virus Ebola continue de se propager dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Au Nord-Kivu, au-delà de la prise en charge médicale et de l’ouverture d’un nouveau Centre de traitement Ebola à Butembo, Médecins Sans Frontières collabore étroitement avec les communautés et acteurs locaux de Butembo et de Beni. L’objectif : rétablir la confiance, adapter les soins aux contraintes locales et renforcer la sensibilisation des populations.

    Le risque de la désinformation et la crainte de l’« Ebola business »

    Cette 17e épidémie d’Ebola survient dans un contexte sécuritaire instable qui favorise la méfiance et la propagation de fausses informations. À Butembo et Beni, dans la province du Nord-Kivu située à l’est du pays, les habitants restent profondément marqués par l’épidémie de 2018-2020. Les deuils suite à la perte de proches, le manque d’information et l’interdiction des visites aux malades ont érodé la confiance envers la réponse médicale.  

    En 2019, les tensions avaient mené à l’incendie partiel d’un centre de traitement (CTE), contraignant MSF à suspendre temporairement ses activités dans la zone. 

    « Certaines personnes nous ont conseillé de ne pas aller au centre de santé, prétendant que les médecins allaient rendre mon époux malade », confie Elise*, qui accompagne son mari testé positif.  

    Dans une région où l’aide humanitaire est rare, le retour des acteurs médicaux réactive de vieilles craintes. « Les rumeurs traversent toutes les couches de la population », observe le Dr Pablo Paluku Lwanzo, médecin chef de la zone de santé de Butembo. « Certains nient l’existence de la maladie ou nous accusent d’empoisonnement. » 

    À cette désinformation s’ajoute le souvenir de l’« Ebola business » documenté lors des précédentes crises, marqué par des dérives financières et des abus, y compris des violences basées sur le genre. Ces antécédents continuent de fragiliser la sécurité du personnel humanitaire sur le terrain.

    Pendant ce temps, le virus progresse à une vitesse sans précédent 

    Au 13 juillet 2026, les zones de Butembo et Beni enregistraient respectivement 122 et 31 cas confirmés, pour 77 et 20 décès. « Ces chiffres sont bien en deçà de la réalité », s’inquiète Hugo Soubrier, épidémiologiste de MSF au Nord-Kivu. 

    « Les malades arrivent à un stade très avancé dans les structures de santé, ce qui explique la mortalité élevée. De plus, près de la moitié des personnes infectées ont été en contact avec des cas non identifiés. »

    Un nouveau centre d’isolement ouvert aux proches  

    La sœur de Denise a été admise dans le nouveau centre d’isolement de Butembo, ouvert début juillet par MSF. Chaque jour, Denise et ses proches peuvent venir lui rendre visite, à travers une vitre. « Cela me rassure de la voir », affirme Denise.  

    « L’idée de cet isolement est d’endiguer la propagation de la maladie, tout en permettant aux familles de rendre visite aux patients », explique Delmas Kalemba, responsable logistique de MSF. À Butembo, nos équipes ont réhabilité un bâtiment de l’hôpital général de référence pour y installer un CTE de 35 lits. 

    Placer les populations au cœur de la lutte contre l’épidémie 

    Pour enrayer la propagation du virus, qui a atteint les provinces de la Tshopo et du Haut-Uélé, et rétablir la confiance, MSF implique directement les habitants. « Ce sont eux qui ont l’expérience d’Ebola et la connaissance du terrain », explique Margot Grelet, cheffe de projet à Butembo. « Notre rôle est d’apporter l’expertise médicale, le matériel et les traitements. » 

    Les équipes de MSF rencontrent régulièrement les leaders communautaires et religieux pour ajuster leurs interventions. L’enjeu est de convaincre la population de consulter dès l’apparition des premiers symptômes afin d’augmenter les chances de guérison.

    Des relais communautaires pour informer la population 

    À Beni, à 50 km de Butembo, la même approche participative est privilégiée. « Nous nous appuyons sur les chefs de groupements, les leaders d’opinion et la société civile pour relayer les messages de prévention », précise Delphine Ferry, responsable de la promotion de la santé. 

    Sur le terrain, 150 relais communautaires formés par MSF répondent aux questions concrètes des familles sur le virus Bundibugyo et le fonctionnement des centres de traitement. 

    Rapprocher les soins de santé et rassurer les patients 

    Cette volonté de proximité se traduit par des choix opérationnels concrets. En plus d’un centre de soins de 26 lits en cours de finalisation près de l’hôpital de référence de Beni, MSF soutient directement deux centres de santé locaux pour y offrir des soins primaires gratuits

    Douze chambres d’observation ont été aménagées dans les aires de santé de Kanzulinzuli et Malepe, et onze autres sont en cours de construction à Madrandele et Kasabinyole. Ces espaces permettent d’isoler et de soigner dignement les cas suspects en toute sécurité, tout en maintenant un lien visuel et social essentiel avec leurs proches. 

    *Les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des personnes interrogées.

  • Visite d’État de Oligui Nguema à Paris : un tournant pour les relations franco-gabonaises

    Visite d’État de Oligui Nguema à Paris : un tournant pour les relations franco-gabonaises

    Lors des festivités du 14 Juillet à l’ambassade de France à Libreville, Fabrice Mauriès, ambassadeur français au Gabon, a révélé l’imminence d’une visite d’État du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris. Le diplomate a qualifié cet événement de « plus haut niveau protocolaire » et d’« étape historique » dans l’approfondissement des liens bilatéraux entre les deux nations.

    S’exprimant devant l’ensemble des autorités gabonaises, le corps diplomatique et les représentants de la communauté française, Fabrice Mauriès a confirmé : « Dans les prochains jours, Son Excellence le président Brice Clotaire Oligui Nguema se rendra à Paris pour une visite d’État, manifestation suprême de notre coopération, et qui inscrira une nouvelle dynamique dans nos relations. »

    L’ambassadeur a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans la continuité des échanges engagés depuis 2023, évoquant notamment la visite officielle du chef de l’État gabonais à Paris au printemps 2024, suivie de celle du président français à Libreville. « Ce partenariat, en constante évolution, se redéfinit pour mieux répondre aux aspirations des deux pays », a-t-il déclaré, soulignant que ces rencontres de haut niveau marquent une nouvelle phase de la coopération franco-gabonaise.

    Président Brice Clotaire Oligui Nguema lors d'un événement officiel

    Concernant la transition politique au Gabon, Fabrice Mauriès a réaffirmé la position de Paris : « La France n’a jamais interféré dans ce processus, car seul le peuple gabonais est légitime pour choisir son avenir. » Il a cependant assuré que « la France reste un partenaire indéfectible, engagé à accompagner le Gabon dans cette nouvelle page de son histoire. »

    Le diplomate a également annoncé que cette visite permettra de concrétiser une vision renouvelée des échanges économiques entre les deux pays. « Nous construirons ensemble un partenariat équilibré et gagnant-gagnant, conforme aux attentes du président gabonais et partagées par le président français. » Il a précisé que « plusieurs projets concrets seront dévoilés à Paris dans les prochains jours », illustrant cette nouvelle orientation.

    Depuis le changement de régime en août 2023, le Gabon et la France ont progressivement réinventé leur collaboration. Les visites croisées des présidents Oligui Nguema et Macron ont ouvert une ère de coopération renforcée dans les domaines politique, économique et sécuritaire. La visite d’État du président gabonais à Paris devrait ainsi marquer une avancée majeure, avec l’annonce de mesures stratégiques destinées à dynamiser les relations bilatérales.

  • Félix Tshisekedi en Angola pour renforcer la paix en Afrique

    Félix Tshisekedi en Angola pour renforcer la paix en Afrique

    Un sommet historique pour la paix en Angola

    Le Chef de l’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est rendu à Luanda à l’invitation de son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço. Sa visite, prévue ce 16 juillet 2026, s’inscrit dans le cadre de la troisième édition de l’initiative Un appel à la paix, à la fin des guerres et au respect du droit international. Cet événement rassemble des figures majeures du continent et de la communauté internationale.

    Une mobilisation africaine pour la paix durable

    Cette rencontre de haut niveau rassemble des Chefs d’État, des représentants de l’Union africaine, de l’ONU, des leaders religieux, des experts universitaires ainsi que des jeunes engagés. L’objectif est clair : promouvoir la résolution pacifique des conflits, renforcer la sécurité internationale et ancrer la paix dans des actions concrètes. La République Démocratique du Congo (RDC) y défend l’idée que la paix ne doit plus être une simple promesse, mais une réalité tangible pour tous.

    Coopération bilatérale et sécurité régionale

    Avant l’ouverture des débats, Félix Tshisekedi et João Lourenço ont échangé en privé sur les enjeux de coopération entre leurs deux pays. Un point crucial a été abordé : la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Ces discussions bilatérales soulignent l’importance de la coordination régionale pour stabiliser une zone sous tension.

    La RDC à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU

    Depuis le 1er juillet 2026, la RDC assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une mission délicate, dans un contexte marqué par des crises multiples et un besoin urgent de restaurer la confiance dans le droit international. Ce sommet à Luanda offre une plateforme idéale pour réaffirmer l’engagement congolais en faveur d’une gouvernance mondiale plus juste.

    Un événement porté par l’UNAOC et l’Angola

    Organisé par l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC) en partenariat avec le gouvernement angolais, ce sommet se tient du 16 au 17 juillet 2026. L’accent est mis sur le rôle clé des femmes, des jeunes et du sport dans la construction d’une paix durable. Une approche innovante pour répondre aux défis contemporains.

  • La Cédéao face à son avenir sans le Mali, le Niger et le Burkina Faso

    La Cédéao face à son avenir sans le Mali, le Niger et le Burkina Faso

    La Cédéao face à son avenir sans le Mali, le Niger et le Burkina Faso

    Freetown accueille ce week-end la réunion des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso se sont retirés de l’organisation qui tente depuis de redorer son blason.

    Nigeria Abuja 2014 | Bouton de porte de la Cédéao où le continent africain est représenté, avec le détail des pays de la sous-région (illustration)

    Freetown, en Sierra Leone, est le théâtre du 69e sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), un événement qui s’annonce décisif pour l’avenir de l’organisation sous-régionale. Alors que la Cédéao se rassemble, elle doit composer avec l’absence notable de trois de ses anciens membres : le Mali, le Niger et le Burkina Faso, désormais unis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette scission pèse lourdement sur les discussions, qui viseront notamment à restaurer la légitimité de la Cédéao et à aborder les impératifs sécuritaires pressants dans la région.

    Bonn 2026 | Passeport AES (illustration)

    Un avenir sans le Mali, le Niger, le Burkina Faso ?

    Au-delà de la portée symbolique, les leaders ouest-africains sont confrontés à une interrogation fondamentale : comment envisager l’évolution de la Cédéao suite au retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, qui ont formé la Confédération des États du Sahel ? L’actualité Niger et celle de ses voisins sahéliens sont au cœur des préoccupations régionales.

    Malgré leur retrait officiel, ces trois nations demeurent des acteurs géopolitiques essentiels dans la sous-région. Il est donc impératif que les chefs d’État présents explorent les pistes d’un dialogue constructif. L’objectif est clair : maintenir les flux commerciaux, garantir la libre circulation des personnes et, surtout, renforcer la collaboration en matière de sécurité face à une menace terroriste transfrontalière persistante.

    Selon Aliou Diakite, un expert reconnu de la Cédéao, les défis sont colossaux. Il souligne l’importance de « débattre de l’avenir de la Cédéao et des multiples problématiques de gouvernance et de sécurité qui caractérisent actuellement l’espace communautaire. Cela inclut la criminalité organisée liée au terrorisme, les bouleversements politiques lors des élections, l’impact du changement climatique, ainsi que les risques d’épidémies et de pandémies. Tous ces éléments poussent les chefs d’État et de gouvernement à une réflexion approfondie sur la trajectoire future de la Cédéao pour les années à venir. »

    Nigeria Abuja 2025 | Drapeaux de la Cédéao lors du 68è sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, en 2025 (illustration)

    La force en attente toujours pas opérationnelle

    De nombreux sujets cruciaux pour les citoyens ouest-africains sont à l’ordre du jour, bien que certains d’entre eux aient déjà été reportés de sommet en sommet, sans résolution concrète.

    Un exemple frappant est la Force en attente de la Cédéao. Cette entité, dont la création est évoquée depuis des années, n’a jamais atteint son plein potentiel opérationnel. Pourtant, elle est perçue comme un instrument vital pour une intervention rapide face au terrorisme, aux crises politiques et aux menaces pesant sur la stabilité de la région.

    Les consultations préparatoires, qui ont rassemblé ministres et responsables sécuritaires cette semaine à Freetown, confirment la détermination de plusieurs États membres à concrétiser enfin sa mise en place.

    Michel Ange Bangoura, représentant guinéen en charge de la coopération avec la Cédéao, explique : « Sur le plan institutionnel, tout est formalisé sur le papier. L’obstacle réside désormais dans la mobilisation des ressources nécessaires à son déploiement, l’établissement de son état-major et la garantie que chaque État membre apporte sa contribution, ne serait-ce que l’équivalent d’une compagnie. »

    Interrogé sur un calendrier précis pour le déploiement de cette force, Michel Ange Bangoura affirme : « Je suis convaincu que nos échanges actuels, durant cette session, aborderont un déploiement imminent de cette force. Il s’agira au minimum de son regroupement dans un pays qui sera désigné à cet effet. »

    Parallèlement, le sommet devra se pencher sur les réformes institutionnelles indispensables au sein de la Cédéao. Il est crucial de rétablir la crédibilité de l’organisation, fortement ébranlée par des années de turbulences politiques et de coups d’État successifs ayant marqué la région.

  • Encore un sommet de la Cédéao sans l’AES

    Encore un sommet de la Cédéao sans l’AES

    Encore un sommet de la Cédéao sans l’AES

    Mohamed Touré

    Le 69è sommet de la Cédéaose tient à Freetown, en Sierra Leone, à un moment crucial pour la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. La Cédéao se réunit ce dimanche, mais elle reste amputée de trois pays : le Niger, le Mali et le Burkina faso font bande à part dans l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le sujet sera sans doute de nouveau sur la table pour tenter de redorer l’image de la Cédéao qui va parler aussi des défis liés à la sécurité.

    Les ressortissants des pays de l'AES n'ont plus de passeport Cédéao<span class="copyright">Carole Assignon/DW</span> » loading= »lazy » width= »960″ height= »540″ decoding= »async » data-nimg= »1″ class= »rounded-lg » style= »color:transparent » src= »https://s.yimg.com/lo/mysterio/api/b8b8ae939b51308f5e39374fc1948c175134e9233ed3c96b67ed68a0214edadd/lightyear_networkapi/resizefill_w960;quality_80;format_webp/https:%2F%2Fmedia.zenfs.com%2Ffr%2Fdeutsche_welle_fr_953%2Ff66bf72e9cff2f496a5fe1b36efb8348″><button aria-label=

    Un avenir sans le Mali, le Niger, le Burkina Faso ?

    Au-delà du symbole, les dirigeants ouest-africains devront répondre à une question centrale : comment redéfinir l’avenir de la Cédéao après le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais réunis au sein de la Confédération des États du Sahel?

    Même si les trois pays ont quitté l’organisation, ils restent des voisins incontournables. Les chefs d’État devraient donc examiner les modalités d’un dialogue afin de préserver les échanges commerciaux, la libre circulation des populations et, surtout, la coopération sécuritaire face à une menace terroriste qui dépasse les frontières.

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    Pour Aliou Diakite, expert de la Cédéao, l’enjeu est de taille. Il s’agit de « discuter de l’avenir de la Cédéao et des problématiques de gouvernance et de sécurité qui se posent aujourd’hui au niveau de l’espace Cédéao vu la criminalité organisée en connexion avec le terrorisme, les changements politiques au niveau des élections, le changement climatique et autres, les épidémies et des pandémies, c’est ça qui interpelle les chefs d’Etat et de gouvernement pour discuter sur l’avenir de la Cédéao au cours des prochaines années. »

    La force en attente toujours pas opérationnelle

    Beaucoup de sujets d’intérêt pour les populations ouest-africaines mais dont certains traînent de sommet en sommet.

    Exemple, la Force en attente de la Cédéao. Annoncée depuis plusieurs années mais jamais pleinement opérationnelle, cette force régionale est appelée à devenir un outil de réponse rapide contre le terrorisme, les crises politiques et les menaces à la stabilité régionale.

    Les réunions préparatoires des ministres et des responsables de la sécurité organisées cette semaine à Freetown témoignent de la volonté de plusieurs États d’accélérer sa mise en œuvre.

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    Le Guinéen Michel Ange Bangoura est chargé de la coopération avec la Cédéao. « Sur le plan des institutions de la Cédéao, tout est OK sur le papier, dit-il. Il ne reste qu’à trouver les moyens nécessaires à son déploiement mais où mettre en place l’état-major ou faire en sorte que chaque pays contribue à hauteur au moins d’une compagnie. »

    Et à la question de savoir si l’on se projette déjà sur une date de la mise en place de cette force ? Michel Ange Bangoura répond : « Je pense qu’au cours des discussions que nous tenons maintenant là au cours de cette session, il va être question d’un déploiement à brève échéance de ladite force. Ne serait-ce que le regroupement dans un pays qui va être choisi à cet effet. »

    Le sommet devra également aborder les réformes institutionnelles de la Cédéao et la nécessité de restaurer la crédibilité de l’organisation après plusieurs années de crises politiques et de coups d’État dans la région.

  • Limogeage : Waly Diouf Bodian rattrapé par sa publication sur Macky Sall

    Limogeage : Waly Diouf Bodian rattrapé par sa publication sur Macky Sall

    Limogeage : Waly Diouf Bodian rattrapé par sa publication sur Macky Sall

    Limogeage : Waly Diouf Bodian rattrapé par sa publication sur Macky Sall

    Waly Diouf Bodian, fervent défenseur d’Ousmane Sonko, a été destitué de son poste à la direction du Port autonome de Dakar par le président Bassirou Diomaye Faye. Ce limogeage intervient dans un contexte politique chargé, alors qu’une ancienne prophétie de Bodian sur Macky Sall refait surface avec une ironie troublante.

    Farouche défenseur d’Ousmane Sonko et figure parmi les plus offensives de Pastef, Waly Diouf Bodian a été relevé de la direction du Port autonome de Dakar par Bassirou Diomaye Faye. Une éviction chargée de symboles, au moment où une ancienne prophétie publiée sur Facebook revient le hanter.

    Les archives ont parfois la cruauté de rappeler aux hommes politiques leurs propres prophéties. En 2022, dans une publication Facebook devenue aujourd’hui singulièrement prémonitoire… à rebours, Waly Diouf Bodian assurait qu’« à partir du mois d’avril 2024, le citoyen Macky Sall ne mettra plus les pieds au Palais de la République, sauf s’il présente une invitation confirmée du président Ousmane Sonko ».

    Deux ans plus tard, le destin s’est chargé de déjouer cette certitude avec une ironie mordante ; Lorsque l’ancien chef de l’État revient au Sénégal, Ousmane Sonko n’occupe pas le Palais. Plus saisissant encore, ce retour intervient au moment même où celui qui s’était établi en plus farouche défenseur du leader de Pastef est brutalement évincé de la direction du Port autonome de Dakar (PAD) par le président Bassirou Diomaye Faye.

    Après Aïda Mbodji (DER/FJ), Toussaint Manga (LONASE), Ngagne Demba Touré (SOMISEN) ou encore Alioune Guèye (PETROSEN), la vague de remplacements au sommet des grandes entreprises publiques continue de déferler.

    Hier, jeudi 16 juillet 2026, c’est au tour de Waly Diouf Bodian de quitter la scène. Deux ans après son installation à la tête du Port autonome de Dakar (PAD), le désormais ex-directeur général, a été relevé de ses fonctions.

    Le communiqué du Conseil des ministres est venu entériner une décision qui ne souffre d’aucune ambiguïté : Waly Diouf Bodian cède son fauteuil à Doune Pathé Mbengue, administrateur civil et actuel maire de Cambérène.

    Nommé le 24 avril 2024 pour succéder à Mountaga Sy, il avait officiellement pris les commandes du PAD le 13 mai suivant. Inspecteur principal des Impôts et Domaines, il occupait jusque-là les fonctions de directeur adjoint de la Législation et de la Coopération internationale à la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID).

    « Alhamdoulillah. Je rends grâce à Dieu »

    Mais Waly Diouf Bodian n’était pas seulement un haut fonctionnaire propulsé à la tête de l’une des principales infrastructures économiques du pays. Il était aussi l’une des voix les plus offensives et les plus redoutées de Pastef. Sur les réseaux sociaux comme dans l’espace public, il s’était imposé comme un défenseur infatigable d’Ousmane Sonko, répondant avec une rare virulence à chacun de ses détracteurs.

    Lorsque le président de Pastef fut élevé au rang de « Gardien de la révolution », Waly Diouf Bodian poussa même le zèle jusqu’à se proclamer lui-même « Gardien du gardien de la révolution », revendiquant le rôle de sentinelle politique et de bouclier du leader du parti.

    Après l’éviction d’Ousmane Sonko de la Primature, son maintien à la tête du Port avait d’ailleurs suscité l’incompréhension d’une partie de la base militante. Beaucoup s’attendaient à le voir claquer la porte, à l’instar de plusieurs responsables de Pastef qui avaient choisi de quitter leurs fonctions pour protester contre la décision du président Bassirou Diomaye Faye et afficher leur solidarité avec leur leader.

    Interpellé sur cette apparente contradiction, l’intéressé avait opposé une fin de non-recevoir : « Il y a une gestion individuelle et une gestion collective. Il y en a qui ont géré la question de façon individuelle. Mais nous, nous sommes des hommes politiques, nous sommes dans un parti et nous écoutons le parti sur ces questions-là. Je ne me suis pas auto-nommé DG, c’est dans le cadre d’un parti que j’y ai été nommé. »

    Le chef de l’État en a finalement décidé autrement. En le relevant de ses fonctions, Bassirou Diomaye Faye met un terme au parcours de l’un des plus fidèles et des plus ardents défenseurs d’Ousmane Sonko à la tête du Port autonome de Dakar. La réaction de l’intéressé n’en sera que plus saisissante par sa sobriété. Ni amertume affichée, ni contestation, ni règlement de comptes. Quelques mots seulement, publiés sur sa page Facebook :

    Waly Diouf Bodian
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