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  • Ebola en RDC : le virus Bundibugyo a déjà fait 254 morts, un bilan jugé sous-estimé

    Ebola en RDC : le virus Bundibugyo a déjà fait 254 morts, un bilan jugé sous-estimé

    L’Institut national de santé publique congolais (INSP) recense désormais 1 003 cas d’Ebola et 254 décès, portant le taux de létalité moyen à 25,3 %. La majorité des malades se concentre dans la province de l’Ituri, région reculée du nord-est du pays, où sont signalés 91,3 % des cas et 80,7 % des morts. Cette zone est également secouée par des violences perpétrées par des groupes armés.

    La capacité de dépistage en République démocratique du Congo, très limitée au début de l’épidémie, s’est nettement améliorée, ce qui explique en partie la hausse des cas comptabilisés. Toutefois, les organisations humanitaires internationales et les ONG présentes sur le terrain estiment unanimement que les chiffres officiels restent en deçà de la réalité.

    Trois provinces sont touchées : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, une zone totalisant environ 15 millions d’habitants. Le virus a aussi franchi la frontière ougandaise, où 20 cas confirmés, dont deux morts, ont été enregistrés.

    Riposte sanitaire renforcée mais entravée

    Dans l’Ituri, la réponse sanitaire repose sur l’isolement des malades et le suivi des cas contacts. Si elle s’est intensifiée, son organisation demeure difficile. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe contre le virus Bundibugyo, responsable de cette épidémie. Les vaccins développés jusqu’à présent ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, qui a provoqué les grandes épidémies d’Ebola antérieures.

    Dès les premières semaines, les hôpitaux locaux ont été débordés. Les centres de traitement Ebola mis en place avec l’appui de l’OMS et de plusieurs ONG affichent déjà un taux d’occupation supérieur à 80 %, d’après l’INSP. Les structures de santé, souvent démunies dans ce pays parmi les plus pauvres du monde, manquent encore d’équipements de protection et de chlore, plus d’un mois après la déclaration officielle de l’épidémie. Quelque 78 soignants ont été contaminés et 18 sont décédés, selon l’INSP.

    Soignants et humanitaires font face à une forte méfiance des communautés locales. Les refus de prélèvements post-mortem conduisent à une sous-estimation des cas. Des incidents ont éclaté dans des hôpitaux ces dernières semaines, souvent provoqués par des habitants en colère venus réclamer les corps de proches décédés de la maladie.

    Humanitaires et épidémiologistes estiment que le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint et redoutent que la crise sanitaire s’étende sur six mois à un an. « L’épidémie a été déclarée environ deux mois après les premiers décès suspects signalés autour du 20 mars. Pendant ce laps de temps, la maladie s’est propagée sans contrôle dans des proportions que nous ne connaissons pas », confie un représentant d’une organisation humanitaire internationale souhaitant rester anonyme.

  • Le Togo mise sur les carburants durables pour transformer son aviation

    Le Togo mise sur les carburants durables pour transformer son aviation

     
    Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation aérienne. Deux accords ont été signés pour soutenir la transition énergétique et renforcer les infrastructures de l’aéroport international de Lomé. Conclus entre la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) et T-OIL, entreprise publique togolaise spécialisée dans l’achat, ces partenariats prévoient l’introduction progressive du carburant d’aviation durable (SAF) ainsi que la construction d’un réservoir de stockage de Jet A1 d’une capacité de 1 500 mètres cubes sur la plateforme aéroportuaire.
     
    Les conventions ont été signées en marge de l’édition 2026 de l’Assemblée annuelle des aéroports et compagnies aériennes d’Afrique (AATCE), organisée à Lomé. Elles s’inscrivent dans une politique plus large visant à accompagner la décarbonation du transport aérien tout en améliorant la résilience des infrastructures énergétiques liées au secteur.
     
    À travers cette initiative, les autorités togolaises affichent leur volonté de consolider la position de Lomé comme un pôle aérien régional. L’introduction du carburant d’aviation durable répond également aux exigences croissantes de réduction des émissions de carbone dans l’industrie aéronautique, alors que les compagnies et les plateformes aéroportuaires sont de plus en plus appelées à intégrer des solutions énergétiques moins polluantes.
     
    Le projet de construction du nouveau bac de stockage de Jet A1 devrait, pour sa part, permettre de sécuriser davantage l’approvisionnement en carburant des appareils opérant depuis la capitale togolaise et d’accompagner l’augmentation du trafic aérien dans la sous-région.
     
    Cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui fait de la modernisation des infrastructures et de la transition énergétique des axes majeurs de développement. Les ministres en charge des Transports ainsi que de l’Énergie et des Ressources minières ont apporté leur soutien à cette initiative, réaffirmant l’engagement du gouvernement en faveur d’un transport aérien plus durable, plus résilient et mieux connecté aux grands réseaux régionaux et internationaux.
  • Mauritanie : le Gabon apporte son soutien à la candidature pour l’oif

    Mauritanie : le Gabon apporte son soutien à la candidature pour l’oif

    Mauritanie : le Gabon affiche son soutien à la candidature pour la Francophonie

    Les relations entre le Gabon et la Mauritanie s’illustrent par une coopération solide, renforcée lors d’un entretien récent à Libreville. Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu hier l’envoyée spéciale mauritanienne, Messouda Bahama Mohamed Laghdaf, porteuse d’un message officiel de son homologue Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

    Lors de cette audience, la ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable a réitéré la volonté de son pays de renforcer les liens bilatéraux avec le Gabon. Une alliance historique, fondée sur des valeurs communes comme la solidarité, le respect mutuel et une coordination constante sur les défis régionaux.

    Une candidature mauritanienne ambitieuse pour la Francophonie

    L’envoyée spéciale a également saisi l’opportunité de cette rencontre pour présenter officiellement la candidature de la Mauritanie au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cette initiative, portée par le Dr Koumba Ba, repose sur un projet structuré autour de trois piliers essentiels : la cohérence, l’équilibre et l’utilité au service des États membres.

    Cette démarche s’inscrit dans une dynamique diplomatique où le Gabon et la Mauritanie réaffirment leur engagement en faveur d’une Francophonie active, tournée vers le développement partagé et la concertation.

    Un partenariat renforcé et une vision commune

    L’entretien entre les deux dirigeants a mis en lumière la qualité des relations entre Libreville et Nouakchott. Le président gabonais a réaffirmé son attachement aux principes de consensus et de gouvernance concertée, valeurs centrales de sa politique africaine. Cette rencontre illustre la diplomatie proactive du Gabon, déterminé à diversifier ses alliances tout en promouvant une Francophonie dynamique et tournée vers l’action concrète.

  • Ousmane Sonko dément toute pression sur le président du Sénégal

    Ousmane Sonko dément toute pression sur le président du Sénégal

    Ousmane Sonko dément toute pression sur le président du Sénégal

    Portrait officiel d'Ousmane Sonko en séance plénière

    Face aux rumeurs persistantes, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a fermement démenti toute tentative d’ultimatum envers le chef de l’État. Il a clarifié avec précision le cadre institutionnel de la révision constitutionnelle en cours.

    Lors d’une séance plénière dédiée à l’examen des Codes du travail et de la sécurité sociale, Ousmane Sonko a pris la parole pour apaiser les tensions autour du processus de modification de la Constitution. Il a catégoriquement rejeté les allégations suggérant une pression exercée sur la présidence, qualifiant ces affirmations de totalement infondées.

    « C’est une fake news, aucune démarche n’a été engagée à l’encontre du président », a-t-il déclaré avec fermeté. Le président de l’Assemblée nationale a souligné que la procédure législative suit son cours dans le strict respect des prérogatives parlementaires, sans aucune velléité de confrontation avec l’exécutif.

    Il a rappelé que cette initiative s’inscrit pleinement dans les pouvoirs constitutionnels du Parlement, avec pour objectif de faire avancer un débat public déjà amorcé depuis plusieurs mois. Ousmane Sonko a précisé que la révision constitutionnelle relève du pouvoir constituant dérivé, encadré par les textes fondamentaux et la jurisprudence du Conseil constitutionnel.

    Un cadre institutionnel solide et transparent

    Pour appuyer ses propos, il a cité la décision historique du Conseil constitutionnel du 18 janvier 2006, qui confirme la capacité de l’Assemblée nationale à mener une révision constitutionnelle sous réserve d’une majorité qualifiée des trois cinquièmes. Selon lui, cette référence juridique renforce la légitimité de l’action parlementaire engagée.

    Refusant toute interprétation politique conflictuelle, Ousmane Sonko a réaffirmé l’absence totale de crise entre les pouvoirs publics. Il a décrit la situation comme un simple « dialogue institutionnel », où chaque organe exerce ses compétences sans empiéter sur celles des autres, sous le contrôle du Conseil constitutionnel.

    « Qui cherche une crise au sommet de l’État perd son temps », a-t-il lancé avec assurance. Il a rappelé que la procédure de révision constitutionnelle suivra son cours, indépendamment de l’avis de l’exécutif, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.

    En conclusion, Ousmane Sonko a insisté sur l’importance de respecter les mécanismes institutionnels prévus par la Constitution. Il a présenté ce processus comme un cadre stable et juridiquement sécurisé, garantissant la continuité des travaux parlementaires.

  • Politique gabonaise : l’urgence de relancer un débat démocratique essentiel

    Politique gabonaise : l’urgence de relancer un débat démocratique essentiel

    Depuis l’instauration du multipartisme en mars-avril 1990, la vie politique gabonaise s’est distinguée par des échanges vigoureux, parfois houleux, mais toujours porteurs d’une dynamique démocratique essentielle. Les partis politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, ont marqué leur présence par des prises de position tranchées, des critiques ciblées et, quand nécessaire, des soutiens mesurés aux actions gouvernementales.

    Cependant, ces derniers temps, l’espace public semble s’être vidé de cette énergie. Le débat politique, autrefois animé, s’est réduit à quelques interventions ponctuelles du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) de Barro Chambrier, du Parti démocratique gabonais (PDG), ainsi que de quelques autres formations proches de la « mouvance présidentielle » et d’individualités isolées se revendiquant de l’opposition. Une scène politique assombrie, où les échanges contradictoires se font rares et où les enjeux nationaux passent trop souvent après les calculs partisans.

    C’est dans ce contexte que l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), parti du président Brice Clotaire Oligui Nguema, a surpris en rompant enfin le silence. En pointant du doigt la situation critique de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), ce parti a rappelé une vérité fondamentale : le débat n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale. Même tardive, cette prise de parole redonne un souffle d’espoir, celui d’un retour, espérons-le durable, de la vivacité dans le paysage politique gabonais. Mais attention aux pièges.

    Avec l’adoption prochaine d’une nouvelle loi sur les partis, de nombreuses formations attendent encore leur récépissé. Certaines choisissent de se murer dans un silence prudent, voire intéressé. Stratégie de survie ou prudence extrême ? Peu importe l’intention, une chose est sûre : la démocratie ne tolère pas l’inaction. Elle exige des réactions, des confrontations, des échanges francs sur les défis qui touchent directement les Gabonais : l’inflation, l’emploi, l’accès aux soins, l’éducation, le logement ou encore la transition énergétique. Elle interroge aussi sur les mesures concrètes mises en place par les autorités pour améliorer le quotidien des populations. Notre appel n’est pas celui d’une critique stérile ou spectaculaire, mais celui d’un débat utile, constructif, capable d’éclairer les décisions gouvernementales et de corriger les erreurs le cas échéant. Un débat qui accompagne le président Oligui Nguema dans sa mission, tout en le protégeant des dérives potentielles des institutions comme des acteurs privés ou des citoyens.

    Le Gabon, engagé dans une phase charnière de son histoire, ne peut se permettre de voir le débat politique s’affaiblir davantage. Même si certains minimisent son impact, il doit investir tous les espaces dédiés à la réflexion collective : le Parlement, bien sûr, mais aussi les médias, les réseaux sociaux, les universités et les think tanks. Il faut l’admettre, l’assumer et l’encadrer. Car si les partis politiques, garants d’une mission constitutionnelle, se retirent du jeu, c’est la rue qui finira par s’exprimer seule. Et nul ne souhaite voir ce scénario se réaliser. Les partis ont un devoir : faire vivre le débat, non par calcul, mais par exigence démocratique. C’est à cette condition que les institutions se renforceront, que la gouvernance s’améliorera et que le pays progressera dans la transparence. Il est donc grand temps de réinvestir pleinement le débat politique, sans crainte ni arrière-pensée.

  • Kinshasa : Tshisekedi et Ndayishimiye renforcent leur coopération sécuritaire et sanitaire

    Kinshasa : Tshisekedi et Ndayishimiye renforcent leur coopération sécuritaire et sanitaire

    Le lundi 22 juin 2026, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a reçu son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, dans le cadre d’une visite d’État en République démocratique du Congo.

    Les deux dirigeants ont d’abord eu un entretien privé avant d’élargir les discussions à leurs délégations respectives. Ils ont abordé le renforcement de la coopération bilatérale dans plusieurs secteurs clés.

    La situation sécuritaire dans l’est du Congo a été au cœur des échanges. Le Burundi appuie actuellement les Forces armées de la RDC (FARDC) face aux troupes rwandaises présentes dans la région.

    Les deux présidents ont aussi évoqué la lutte contre l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, souche Bundibugyo. Ils ont souligné la nécessité d’intensifier la surveillance aux frontières pour endiguer la propagation.

    Le mardi 23 juin, avant de se rendre au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale, le président Ndayishimiye doit participer à une réunion de la taskforce chargée de coordonner la réponse sanitaire face à la résurgence d’Ebola (souche Bundibugyo), qui touche actuellement trois provinces de l’est de la RDC.

    Une conférence de presse conjointe est programmée pour ce mardi, afin de clore cette visite d’État de haut niveau.

  • Mauritanie : Nouakchott sollicite Libreville pour l’élection au secrétariat général de l’OIF

    Mauritanie : Nouakchott sollicite Libreville pour l’élection au secrétariat général de l’OIF

    La ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Bahama Mohamed Laghdaf, a été reçue lundi 22 juin par le président gabonais, le général Oligui Nguema. Porteuse d’un message officiel du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, elle a officiellement présenté la candidature de la Mauritanie au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    Cette candidature, portée par la docteure Koumba Ba, s’articule autour de trois axes stratégiques : la cohérence, l’équilibre et l’utilité, au service direct des États membres de l’organisation. L’entretien a également mis en lumière l’excellence des relations diplomatiques entre Libreville et Nouakchott, marquées par la fluidité et la confiance mutuelle.

    L’envoyée spéciale a réaffirmé la volonté ferme de la Mauritanie de renforcer la coopération bilatérale avec le Gabon, une relation historique fondée sur la solidarité, le respect réciproque et une concertation permanente sur les enjeux d’intérêt commun. Elle a saisi cette occasion pour présenter officiellement la candidature de son pays au secrétariat général de l’OIF.

    De son côté, le chef de l’État gabonais a réitéré son attachement indéfectible au consensus et à une gouvernance concertée, principes directeurs de son action sur la scène continentale. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de la vision présidentielle et concrétise la diplomatie proactive menée par le Gabon. Elle illustre la volonté du pays de diversifier ses partenariats africains tout en réaffirmant son engagement pour une Francophonie utile, dynamique et résolument tournée vers le codéveloppement.

  • Crise politique au Sénégal : tensions entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko

    Crise politique au Sénégal : tensions entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko

    crise politique au Sénégal : tensions entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko

    Le duo présidentiel formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko n’aura résisté que deux années. Le chef de l’État a décidé de retirer à ce dernier ses fonctions de Premier ministre. Désormais président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko s’impose comme la figure dominante du Pastef, parti majoritaire au Parlement, tout en restant exclu du gouvernement. Comment cette rupture a-t-elle pu survenir ? La cohabitation entre les deux hommes sera-t-elle tenable ? Cette crise politique risque-t-elle de reléguer au second plan les enjeux majeurs pour les citoyens sénégalais ?

    Ousmane Sonko (à gauche), ancien Premier ministre du Sénégal, et Bassirou Diomaye Faye (à droite), président de la République, réunis au palais présidentiel de Dakar le 16 octobre 2025.

    Intervenants

    • Abdoulaye Tine : ministre conseiller, porte-parole de la Présidence de la République.
    • Amadou Ba : ancien ministre de la Culture, député, secrétaire national chargé de la Communication du Pastef.
    • Babacar Ndiaye : analyste politique, directeur de recherche au think tank Wathi.
  • Transfert de julian alvarez : l’atletico de madrid contre le fc barcelone

    Transfert de julian alvarez : l’atletico de madrid contre le fc barcelone

    La tension entre Julian Alvarez et le FC Barcelone atteint son paroxysme. Lors d’une récente déclaration à l’issue de la victoire de l’Argentine contre l’Autriche (2-0) en Coupe du monde 2026, l’attaquant a clairement exprimé son souhait de rejoindre l’Atlético de Madrid. Le joueur, âgé de 26 ans, a confirmé vouloir concrétiser son projet professionnel : « J’ai discuté avec l’Atlético de Madrid, et je pense que c’est la meilleure solution pour tout le monde. Je veux réaliser mon rêve. »

    Ces propos ont immédiatement relancé le débat autour du transfert de l’international argentin. L’Atlético de Madrid, qui détient ses droits, a réagi avec fermeté. Un porte-parole a fermement démenti toute possibilité de cession de Julian Alvarez au club catalan. Selon les Colchoneros, « Aucune somme ne suffira à acheter le joueur, qui ne quittera pas le club. Soit l’Atlético de Madrid paie la clause libératoire (500 millions d’euros), soit rien ne se fera. »

    Une rivalité qui s’envenime entre les deux clubs espagnols

    Le ton monte entre l’Atlético de Madrid et le FC Barcelone. Les dirigeants madrilènes accusent leur homologue catalan de pratiques douteuses, évoquant des tentatives de démarchage illégales. Ils rappellent notamment le précédent Antoine Griezmann, dont le transfert avait été précédé de promesses de commissions versées à sa famille en 2019. « Tout le monde sait que ce club triche. Mais cette fois, il est tombé sur une équipe qui ne se laissera pas faire », a-t-on souligné du côté de l’Atlético.

    L’Atlético de Madrid envisage une action en justice

    Face à ces agissements, l’Atlético de Madrid envisage désormais de saisir la FIFA pour violation des règles de transfert. Les dirigeants madrilènes dénoncent des négociations menées avec un joueur sous contrat, ce qui constituerait une infraction majeure. La plainte, si elle est déposée, pourrait avoir des répercussions importantes sur le mercato estival, dont la fermeture est prévue pour le 1er septembre.

  • Côte d’Ivoire : une promotion historique en management de l’économie numérique démarre son stage professionnel

    Une première promotion pionnière en management de l’économie numérique en stage à Abidjan

    La capitale économique ivoirienne, Abidjan, a été le théâtre d’un événement marquant pour l’avenir du numérique en Afrique de l’Ouest. Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique a donné le coup d’envoi officiel, le 22 juin 2026, des stages de validation pour les étudiants de la première promotion en management de l’économie numérique de l’École multinationale supérieure des postes (EMSP). Cette initiative, inédite à l’échelle régionale, vise à préparer les futurs leaders capables de porter la transformation digitale en Côte d’Ivoire et au-delà.

    Un parcours académique renforcé par une immersion professionnelle de trois mois

    Ce stage, d’une durée de trois mois, s’inscrit comme une étape clé pour les 100 étudiants de Licence 3 (L3) inscrits dans ce programme pilote. Il ne se limite pas à une simple application des connaissances théoriques : il représente une opportunité unique de développer des compétences pratiques et transversales. À l’issue de cette période, chaque apprenant devra soutenir un rapport devant un jury, validant ainsi son parcours académique et professionnel.

    Répartis dans 43 structures publiques, parapubliques et privées, les stagiaires seront opérationnels du 22 juin au 22 septembre. Pour faciliter leur intégration, un soutien financier équivalent à trois mois de bourse leur a été octroyé. Cette aide couvre notamment les frais de transport, essentiels pour se rendre sur leurs lieux de stage à travers la ville.

    Des valeurs et des responsabilités pour une génération de pionniers

    Lors de la cérémonie de lancement, le ministre Djibril Ouattara a rappelé avec fermeté l’importance historique de ce moment. Il a interpellé les étudiants sur leur rôle de « pionniers » d’un nouveau modèle éducatif et professionnel :

    « Vous n’êtes pas une promotion comme les autres. Vous incarnez l’avenir de la transformation numérique de nos États. Votre parcours ne se limite pas à l’obtention d’un diplôme : vous devenez les ambassadeurs de ce programme, les visages de l’excellence académique et professionnelle. Soyez rigoureux, intègres, disciplinés et audacieux. Votre curiosité et votre force de proposition feront la différence dans un secteur en constante évolution. »

    Le directeur général de l’EMSP, Michel Touré, a également pris la parole pour mettre en lumière la singularité de cette formation. Contrairement aux parcours traditionnels, ce programme ne forme ni ingénieurs ni techniciens, mais des profils polyvalents capables d’évoluer dans tous les écosystèmes :

    « Nous avons construit une nouvelle génération d’étudiants, adaptables et capables d’accompagner tous les systèmes, qu’ils soient traditionnels ou émergents. Leur force réside dans leur capacité à naviguer entre les secteurs, du numérique à la logistique en passant par le marketing digital. »

    L’EMSP : une institution interafricaine en pleine mutation

    Fondée en 1970 sous l’égide de l’Union postale universelle (UPU), l’École multinationale supérieure des postes (EMSP) est un établissement d’excellence qui rassemble huit pays africains : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Initialement dédiée à la formation des cadres des administrations postales et des services financiers postaux, l’école a su évoluer pour répondre aux défis du numérique.

    Son offre pédagogique s’est diversifiée pour couvrir des métiers émergents, tels que l’économie numérique, la logistique intelligente, le marketing digital et la finance digitale. Cette adaptation reflète une vision stratégique : former des professionnels capables de concilier tradition et innovation, tout en répondant aux besoins des secteurs publics et privés.

    Une cérémonie sous le signe de l’engagement collectif

    La cérémonie de mise en stage, organisée à l’auditorium de la Tour Postel 2001, a réuni plusieurs personnalités. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ainsi que l’ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire, S.E.M. Mohamed Abdallah, étaient présents pour représenter les États membres de l’EMSP. Leur présence a souligné l’importance accordée à cette initiative, tant au niveau national qu’international.

  • Le Maroc appelle à une réforme ambitieuse du système onusien des droits de l’homme à Genève

    Le Maroc appelle à une réforme ambitieuse du système onusien des droits de l’homme à Genève

    Sous le thème « Pékin après 30 ans : mobilisation du système des droits de l’Homme des Nations Unies pour progresser vers l’égalité de genre et la pleine jouissance des droits des femmes et des filles », le Maroc a participé à une réunion à Genève. L’occasion pour le Royaume de partager son expérience et ses propositions en matière de gouvernance des droits humains à l’échelle internationale.

    El Habib Belkouch, dans une déclaration, a souligné l’importance stratégique de la participation aux travaux du Conseil des droits de l’Homme. Ces espaces constituent des plateformes essentielles pour suivre les évolutions tant au niveau national qu’international. Il a mis en avant la contribution du Maroc à travers l’organisation à Rabat d’un colloque international consacré aux 20 ans de l’Examen périodique universel (EPU), qualifié de première initiative du genre à l’échelle mondiale.

    Selon lui, cette rencontre a permis de formuler des recommandations concrètes visant à améliorer l’efficacité de l’un des mécanismes de reddition des comptes les plus performants du système onusien. « Il ne s’agit pas d’un événement isolé, mais d’une étape inscrite dans une stratégie globale visant à renforcer et rationaliser les mécanismes internationaux des droits de l’Homme », a-t-il expliqué.

    Dans cette perspective, le responsable marocain a évoqué la préparation d’un prochain rendez-vous international dédié à l’évaluation des différentes composantes du système onusien, qu’il s’agisse des procédures spéciales — rapporteurs et groupes de travail — ou des mécanismes conventionnels. L’objectif étant de réfléchir à une meilleure cohérence institutionnelle, dans un contexte marqué par la multiplication des mécanismes et parfois des redondances thématiques, notamment dans des domaines comme les droits de l’enfant.

    El Habib Belkouch a également insisté sur le contexte international actuel, qu’il qualifie de « période de crise », estimant qu’il constitue paradoxalement une opportunité pour impulser des réformes ambitieuses. « Sortir de la crise suppose de tracer des perspectives positives, de consolider les acquis et de renforcer la place des droits de l’Homme face aux remises en cause observées dans plusieurs régions du monde », a-t-il affirmé.

    Par ailleurs, il a mis en exergue l’expérience marocaine en matière de mécanismes nationaux de suivi et de mise en œuvre des recommandations internationales. Présentée comme un modèle en développement au niveau international, cette approche suscite un intérêt croissant de la part de plusieurs pays. « Des États comme la Corée, les Pays-Bas ou encore les Émirats arabes unis ont manifesté leur intérêt pour l’expérience marocaine et engagé des échanges pour s’en inspirer », a-t-il précisé.

    Pour le délégué interministériel, ces mécanismes nationaux représentent l’avenir de l’action en matière de droits humains, dans la mesure où ils permettent de passer de la formulation des recommandations à leur mise en œuvre effective. « C’est à ce niveau que se joue la concrétisation réelle des droits de l’Homme », a-t-il conclu.

    Il a également souligné que cette thématique figurait parmi les sujets les plus marquants présentés lors du forum de Glion, auquel le Maroc a contribué l’année dernière, confirmant ainsi sa volonté de participer activement aux débats structurants sur l’avenir du système international des droits de l’Homme, tout en valorisant ses propres avancées et en plaidant pour une gouvernance plus efficiente et cohérente.

  • Crise politique à Dakar : diomaye faye et ousmane sonko face à une cohabitation explosive

    Crise politique à Dakar : diomaye faye et ousmane sonko face à une cohabitation explosive

    Le duo présidentiel Diomaye Faye – Ousmane Sonko n’a duré que deux années. Le président Bassirou Diomaye Faye vient de limoger son Premier ministre, écartant ainsi Ousmane Sonko de l’exécutif. Depuis, ce dernier préside l’Assemblée nationale et conserve la tête du Pastef, parti majoritaire au Parlement mais absent du gouvernement. Comment en est-on arrivé à cette rupture ? La cohabitation entre le chef de l’État et le président du Parlement sera-t-elle viable ? Ces tensions politiques ne risquent-elles pas de reléguer au second plan les défis économiques et sociaux du Sénégal ?

    Ousmane Sonko (à gauche) et Bassirou Diomaye Faye (à droite) au palais présidentiel de Dakar, en octobre 2025.

    Intervenants clés :

    • Abdoulaye Tine, conseiller ministériel et porte-parole de la Présidence de la République.
    • Amadou Ba, ancien ministre de la Culture et député, secrétaire national chargé de la Communication au sein du Pastef.
    • Babacar Ndiaye, analyste politique et directeur de recherche au sein du think tank Wathi.

    Une alliance de deux ans écourtée par des divergences majeures

    Le tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, symbole d’une nouvelle génération politique au Sénégal, n’aura finalement tenu que vingt-quatre mois. Le président Faye a décidé de mettre fin aux fonctions de Sonko en tant que Premier ministre, une décision qui marque un tournant dans l’histoire récente du pays. Depuis, Ousmane Sonko occupe le fauteuil de président de l’Assemblée nationale tout en restant à la tête du Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée mais totalement absent de l’équipe gouvernementale.

    Les raisons d’une rupture politique

    Plusieurs facteurs expliquent cette scission. Les divergences sur les réformes économiques, notamment la gestion des ressources publiques et la politique budgétaire, ont joué un rôle central. Par ailleurs, les tensions sur la gouvernance et les désaccords sur la stratégie à adopter face aux défis sociaux ont creusé un fossé entre les deux hommes. Enfin, la question de la répartition des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif s’est posée avec acuité, notamment après la nomination d’un nouveau gouvernement excluant toute participation du Pastef.

    Une cohabitation sous haute tension

    La cohabitation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko s’annonce particulièrement complexe. Le président de l’Assemblée nationale, fort de son parti majoritaire et de son influence sur la rue, pourrait devenir un acteur incontournable dans les débats politiques. Cependant, son absence au gouvernement limite son accès direct aux leviers de décision. Cette situation risque de paralyser l’action publique et de freiner les réformes attendues par les Sénégalais.

    Les enjeux pour le Sénégal

    Cette crise politique survient à un moment crucial pour le Sénégal. Le pays fait face à des défis économiques majeurs : inflation, dette publique, chômage des jeunes et inégalités sociales. Les tensions entre le chef de l’État et le président de l’Assemblée nationale risquent de détourner l’attention des priorités nationales. La stabilité politique est essentielle pour attirer les investisseurs et garantir la croissance. Pourtant, les incertitudes actuelles pourraient fragiliser cette stabilité et compromettre les efforts de développement.

    Les scénarios possibles

    • Un apaisement progressif : Si les deux parties acceptent de dialoguer, une cohabitation pacifique pourrait émerger, permettant de relancer les réformes.
    • Une escalade des tensions : En l’absence de compromis, les divisions pourraient s’accentuer, menant à des blocages institutionnels et à une crise plus profonde.
    • Une recomposition politique : Une refonte de l’alliance ou une nouvelle configuration gouvernementale pourrait émerger, modifiant radicalement l’équilibre des pouvoirs.

    Une chose est certaine : le Sénégal ne peut se permettre une paralysie prolongée. Les Sénégalais attendent des solutions concrètes à leurs problèmes quotidiens. La capacité des dirigeants à surmonter leurs divergences déterminera l’avenir du pays.