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  • Côte d’Ivoire : une promotion historique en management de l’économie numérique démarre son stage professionnel

    Une première promotion pionnière en management de l’économie numérique en stage à Abidjan

    La capitale économique ivoirienne, Abidjan, a été le théâtre d’un événement marquant pour l’avenir du numérique en Afrique de l’Ouest. Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique a donné le coup d’envoi officiel, le 22 juin 2026, des stages de validation pour les étudiants de la première promotion en management de l’économie numérique de l’École multinationale supérieure des postes (EMSP). Cette initiative, inédite à l’échelle régionale, vise à préparer les futurs leaders capables de porter la transformation digitale en Côte d’Ivoire et au-delà.

    Un parcours académique renforcé par une immersion professionnelle de trois mois

    Ce stage, d’une durée de trois mois, s’inscrit comme une étape clé pour les 100 étudiants de Licence 3 (L3) inscrits dans ce programme pilote. Il ne se limite pas à une simple application des connaissances théoriques : il représente une opportunité unique de développer des compétences pratiques et transversales. À l’issue de cette période, chaque apprenant devra soutenir un rapport devant un jury, validant ainsi son parcours académique et professionnel.

    Répartis dans 43 structures publiques, parapubliques et privées, les stagiaires seront opérationnels du 22 juin au 22 septembre. Pour faciliter leur intégration, un soutien financier équivalent à trois mois de bourse leur a été octroyé. Cette aide couvre notamment les frais de transport, essentiels pour se rendre sur leurs lieux de stage à travers la ville.

    Des valeurs et des responsabilités pour une génération de pionniers

    Lors de la cérémonie de lancement, le ministre Djibril Ouattara a rappelé avec fermeté l’importance historique de ce moment. Il a interpellé les étudiants sur leur rôle de « pionniers » d’un nouveau modèle éducatif et professionnel :

    « Vous n’êtes pas une promotion comme les autres. Vous incarnez l’avenir de la transformation numérique de nos États. Votre parcours ne se limite pas à l’obtention d’un diplôme : vous devenez les ambassadeurs de ce programme, les visages de l’excellence académique et professionnelle. Soyez rigoureux, intègres, disciplinés et audacieux. Votre curiosité et votre force de proposition feront la différence dans un secteur en constante évolution. »

    Le directeur général de l’EMSP, Michel Touré, a également pris la parole pour mettre en lumière la singularité de cette formation. Contrairement aux parcours traditionnels, ce programme ne forme ni ingénieurs ni techniciens, mais des profils polyvalents capables d’évoluer dans tous les écosystèmes :

    « Nous avons construit une nouvelle génération d’étudiants, adaptables et capables d’accompagner tous les systèmes, qu’ils soient traditionnels ou émergents. Leur force réside dans leur capacité à naviguer entre les secteurs, du numérique à la logistique en passant par le marketing digital. »

    L’EMSP : une institution interafricaine en pleine mutation

    Fondée en 1970 sous l’égide de l’Union postale universelle (UPU), l’École multinationale supérieure des postes (EMSP) est un établissement d’excellence qui rassemble huit pays africains : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Initialement dédiée à la formation des cadres des administrations postales et des services financiers postaux, l’école a su évoluer pour répondre aux défis du numérique.

    Son offre pédagogique s’est diversifiée pour couvrir des métiers émergents, tels que l’économie numérique, la logistique intelligente, le marketing digital et la finance digitale. Cette adaptation reflète une vision stratégique : former des professionnels capables de concilier tradition et innovation, tout en répondant aux besoins des secteurs publics et privés.

    Une cérémonie sous le signe de l’engagement collectif

    La cérémonie de mise en stage, organisée à l’auditorium de la Tour Postel 2001, a réuni plusieurs personnalités. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ainsi que l’ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire, S.E.M. Mohamed Abdallah, étaient présents pour représenter les États membres de l’EMSP. Leur présence a souligné l’importance accordée à cette initiative, tant au niveau national qu’international.

  • Le Maroc appelle à une réforme ambitieuse du système onusien des droits de l’homme à Genève

    Le Maroc appelle à une réforme ambitieuse du système onusien des droits de l’homme à Genève

    Sous le thème « Pékin après 30 ans : mobilisation du système des droits de l’Homme des Nations Unies pour progresser vers l’égalité de genre et la pleine jouissance des droits des femmes et des filles », le Maroc a participé à une réunion à Genève. L’occasion pour le Royaume de partager son expérience et ses propositions en matière de gouvernance des droits humains à l’échelle internationale.

    El Habib Belkouch, dans une déclaration, a souligné l’importance stratégique de la participation aux travaux du Conseil des droits de l’Homme. Ces espaces constituent des plateformes essentielles pour suivre les évolutions tant au niveau national qu’international. Il a mis en avant la contribution du Maroc à travers l’organisation à Rabat d’un colloque international consacré aux 20 ans de l’Examen périodique universel (EPU), qualifié de première initiative du genre à l’échelle mondiale.

    Selon lui, cette rencontre a permis de formuler des recommandations concrètes visant à améliorer l’efficacité de l’un des mécanismes de reddition des comptes les plus performants du système onusien. « Il ne s’agit pas d’un événement isolé, mais d’une étape inscrite dans une stratégie globale visant à renforcer et rationaliser les mécanismes internationaux des droits de l’Homme », a-t-il expliqué.

    Dans cette perspective, le responsable marocain a évoqué la préparation d’un prochain rendez-vous international dédié à l’évaluation des différentes composantes du système onusien, qu’il s’agisse des procédures spéciales — rapporteurs et groupes de travail — ou des mécanismes conventionnels. L’objectif étant de réfléchir à une meilleure cohérence institutionnelle, dans un contexte marqué par la multiplication des mécanismes et parfois des redondances thématiques, notamment dans des domaines comme les droits de l’enfant.

    El Habib Belkouch a également insisté sur le contexte international actuel, qu’il qualifie de « période de crise », estimant qu’il constitue paradoxalement une opportunité pour impulser des réformes ambitieuses. « Sortir de la crise suppose de tracer des perspectives positives, de consolider les acquis et de renforcer la place des droits de l’Homme face aux remises en cause observées dans plusieurs régions du monde », a-t-il affirmé.

    Par ailleurs, il a mis en exergue l’expérience marocaine en matière de mécanismes nationaux de suivi et de mise en œuvre des recommandations internationales. Présentée comme un modèle en développement au niveau international, cette approche suscite un intérêt croissant de la part de plusieurs pays. « Des États comme la Corée, les Pays-Bas ou encore les Émirats arabes unis ont manifesté leur intérêt pour l’expérience marocaine et engagé des échanges pour s’en inspirer », a-t-il précisé.

    Pour le délégué interministériel, ces mécanismes nationaux représentent l’avenir de l’action en matière de droits humains, dans la mesure où ils permettent de passer de la formulation des recommandations à leur mise en œuvre effective. « C’est à ce niveau que se joue la concrétisation réelle des droits de l’Homme », a-t-il conclu.

    Il a également souligné que cette thématique figurait parmi les sujets les plus marquants présentés lors du forum de Glion, auquel le Maroc a contribué l’année dernière, confirmant ainsi sa volonté de participer activement aux débats structurants sur l’avenir du système international des droits de l’Homme, tout en valorisant ses propres avancées et en plaidant pour une gouvernance plus efficiente et cohérente.

  • Crise politique à Dakar : diomaye faye et ousmane sonko face à une cohabitation explosive

    Crise politique à Dakar : diomaye faye et ousmane sonko face à une cohabitation explosive

    Le duo présidentiel Diomaye Faye – Ousmane Sonko n’a duré que deux années. Le président Bassirou Diomaye Faye vient de limoger son Premier ministre, écartant ainsi Ousmane Sonko de l’exécutif. Depuis, ce dernier préside l’Assemblée nationale et conserve la tête du Pastef, parti majoritaire au Parlement mais absent du gouvernement. Comment en est-on arrivé à cette rupture ? La cohabitation entre le chef de l’État et le président du Parlement sera-t-elle viable ? Ces tensions politiques ne risquent-elles pas de reléguer au second plan les défis économiques et sociaux du Sénégal ?

    Ousmane Sonko (à gauche) et Bassirou Diomaye Faye (à droite) au palais présidentiel de Dakar, en octobre 2025.

    Intervenants clés :

    • Abdoulaye Tine, conseiller ministériel et porte-parole de la Présidence de la République.
    • Amadou Ba, ancien ministre de la Culture et député, secrétaire national chargé de la Communication au sein du Pastef.
    • Babacar Ndiaye, analyste politique et directeur de recherche au sein du think tank Wathi.

    Une alliance de deux ans écourtée par des divergences majeures

    Le tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, symbole d’une nouvelle génération politique au Sénégal, n’aura finalement tenu que vingt-quatre mois. Le président Faye a décidé de mettre fin aux fonctions de Sonko en tant que Premier ministre, une décision qui marque un tournant dans l’histoire récente du pays. Depuis, Ousmane Sonko occupe le fauteuil de président de l’Assemblée nationale tout en restant à la tête du Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée mais totalement absent de l’équipe gouvernementale.

    Les raisons d’une rupture politique

    Plusieurs facteurs expliquent cette scission. Les divergences sur les réformes économiques, notamment la gestion des ressources publiques et la politique budgétaire, ont joué un rôle central. Par ailleurs, les tensions sur la gouvernance et les désaccords sur la stratégie à adopter face aux défis sociaux ont creusé un fossé entre les deux hommes. Enfin, la question de la répartition des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif s’est posée avec acuité, notamment après la nomination d’un nouveau gouvernement excluant toute participation du Pastef.

    Une cohabitation sous haute tension

    La cohabitation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko s’annonce particulièrement complexe. Le président de l’Assemblée nationale, fort de son parti majoritaire et de son influence sur la rue, pourrait devenir un acteur incontournable dans les débats politiques. Cependant, son absence au gouvernement limite son accès direct aux leviers de décision. Cette situation risque de paralyser l’action publique et de freiner les réformes attendues par les Sénégalais.

    Les enjeux pour le Sénégal

    Cette crise politique survient à un moment crucial pour le Sénégal. Le pays fait face à des défis économiques majeurs : inflation, dette publique, chômage des jeunes et inégalités sociales. Les tensions entre le chef de l’État et le président de l’Assemblée nationale risquent de détourner l’attention des priorités nationales. La stabilité politique est essentielle pour attirer les investisseurs et garantir la croissance. Pourtant, les incertitudes actuelles pourraient fragiliser cette stabilité et compromettre les efforts de développement.

    Les scénarios possibles

    • Un apaisement progressif : Si les deux parties acceptent de dialoguer, une cohabitation pacifique pourrait émerger, permettant de relancer les réformes.
    • Une escalade des tensions : En l’absence de compromis, les divisions pourraient s’accentuer, menant à des blocages institutionnels et à une crise plus profonde.
    • Une recomposition politique : Une refonte de l’alliance ou une nouvelle configuration gouvernementale pourrait émerger, modifiant radicalement l’équilibre des pouvoirs.

    Une chose est certaine : le Sénégal ne peut se permettre une paralysie prolongée. Les Sénégalais attendent des solutions concrètes à leurs problèmes quotidiens. La capacité des dirigeants à surmonter leurs divergences déterminera l’avenir du pays.

  • Coopération parlementaire entre l’Azerbaïdjan et le Maroc à Bakou

    Coopération parlementaire entre l’Azerbaïdjan et le Maroc à Bakou

    Bakou, 23 juin — La présidente du Milli Medjlis d’Azerbaïdjan, Sahibé Gafarova, a reçu le vice-président de la Chambre des représentants du Royaume du Maroc, Mohamed Ghayate. Ce dernier effectuait une visite en Azerbaïdjan pour prendre part à la 20e session de la Conférence de l’Union parlementaire des États membres de l’Organisation de la coopération islamique.

    Au cours de cet échange, les deux parties ont mis en avant la qualité des liens bilatéraux entre Bakou et Rabat, soulignant qu’ils reposent sur une estime réciproque et qu’ils connaissent une progression notable, en particulier sur le plan politique. L’accent a été porté sur la collaboration fructueuse au sein des instances internationales, ainsi que sur le soutien mutuel que les deux nations s’apportent sur différentes scènes multilatérales.

    Le rôle central de la coopération interparlementaire dans le renforcement des relations a été particulièrement souligné. Sahibé Gafarova a exprimé sa satisfaction quant à sa visite officielle au Maroc et aux rencontres avec ses homologues marocains lors de divers événements mondiaux, estimant que ces échanges consolident les rapports bilatéraux. Il a été noté que les groupes d’amitié actifs au sein des assemblées législatives des deux pays jouent un rôle d’intermédiaire dans ce développement. De plus, le mémorandum d’entente signé cette année entre les deux parlements ouvre des perspectives favorables pour une coopération encore plus étroite.

    Les interlocuteurs se sont également réjouis de la collaboration de leurs parlements au sein des organisations parlementaires internationales, notamment à travers le Réseau parlementaire du Mouvement des non-alignés. Ils ont relevé que le Maroc est fortement représenté aux conférences de ce réseau et accorde une grande importance aux travaux de cette organisation.

  • Crise sécuritaire en RDC : la sadc exige le respect des accords de paix

    Crise sécuritaire en RDC : la sadc exige le respect des accords de paix

    face à l’escalade de l’insécurité dans l’est de la RDC, la SADC rappelle les engagements de paix

    La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a tiré la sonnette d’alarme lors d’un sommet virtuel extraordinaire de la Troïka de son Organe sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité, tenu le 22 juin. Cette réunion, présidée par Enoch Kamzingeni Chihana, vice-président de la République du Malawi et représentant d’Arthur Peter Mutharika, président de la SADC, s’est concentrée sur l’évolution préoccupante des situations en Madagascar et en République démocratique du Congo (RDC).

    Dans un communiqué officiel, l’organisation régionale a réaffirmé son engagement sans faille en faveur de la sauvegarde de la paix, la consolidation de la démocratie et la promotion de la stabilité sur le continent. Un accent particulier a été mis sur la nécessité de renforcer les mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits pour garantir la sécurité collective.

    l’est de la RDC sous haute tension : un appel urgent à l’application des accords

    Les dirigeants de la SADC ont exprimé leur inquiétude face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Ils estiment que cette instabilité met en péril non seulement la paix intérieure du pays, mais aussi les efforts d’intégration et de coopération régionale en Afrique centrale. Lors de cette réunion, les participants ont appelé toutes les parties prenantes au conflit à respecter scrupuleusement les engagements pris dans le cadre des accords de Doha et des accords de Washington, notamment les dispositions relatives au cessez-le-feu.

    Le communiqué souligne : « Concernant la République démocratique du Congo, le Sommet a exprimé sa profonde préoccupation face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays et a réaffirmé sa solidarité avec le peuple congolais. Il a également constaté la détérioration de la situation sécuritaire dans la région, soulignant que l’instabilité menace la paix nationale et l’intégration régionale. »

    Les dirigeants ont exhorté les différentes factions à respecter les accords en vigueur, insistant sur le fait que les processus de paix menés par l’Afrique, soutenus par les efforts internationaux, restent essentiels pour instaurer une stabilité durable, renforcer la résilience des populations et garantir une paix pérenne.

    des recommandations clés en vue du prochain sommet de la SADC

    Pour concrétiser cette volonté d’action, la Troïka de l’Organe a formulé plusieurs recommandations qui seront soumises à l’examen du 46ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC. Cet événement majeur se tiendra du 16 au 17 août 2026 à Durban, dans la province du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud. Ce sommet marquera le début de la présidence sud-africaine de la SADC pour une durée d’un an, alors que l’Afrique du Sud assure actuellement la présidence intérimaire de l’organisation depuis la destitution du président malgache Andry Rajoelina en octobre 2025.

    Cette réunion intervient dans un contexte où les tentatives diplomatiques, comme les accords de Washington et le processus de Doha, visent à instaurer un cessez-le-feu durable et à relancer le dialogue entre les acteurs du conflit qui secoue l’est de la RDC depuis plusieurs années. Malgré ces initiatives, les hostilités persistent entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles, sans qu’aucun résultat concret n’ait été enregistré sur le terrain.

    le fossé entre diplomatie et réalités du terrain

    Des voix s’élèvent aux niveaux national, régional et international pour exhorter les parties prenantes à respecter leurs engagements. Cependant, ces appels restent jusqu’à présent sans effet tangible. L’écart entre les avancées diplomatiques et les réalités du terrain persiste, chaque partie interprétant les accords selon sa propre lecture, ce qui rend leur mise en œuvre toujours plus incertaine.

    Les rebelles du M23 à Kibumba

    En conclusion, la SADC réaffirme son rôle central dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique. Les recommandations issues de ce sommet visent à renforcer l’efficacité des mécanismes de médiation et à accélérer la mise en œuvre des accords existants. L’enjeu est de taille : éviter une escalade incontrôlable des violences et rétablir la confiance entre les parties en conflit pour permettre aux populations de l’est de la RDC de vivre dans la paix et la sécurité.

  • Est de la rdc : la sadc exige le respect des accords de paix pour stabiliser la région

    Est de la rdc : la sadc exige le respect des accords de paix pour stabiliser la région

    est de la rdc : la sadc exige le respect des accords de paix pour stabiliser la région

    Les rebelles du M23 à kibumba

    La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a organisé ce lundi 22 juin un sommet virtuel exceptionnel de la Troïka de l’Organe sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité. Cette rencontre s’est concentrée sur l’analyse des crises sécuritaires et politiques dans la région, avec une attention particulière portée sur la République démocratique du Congo (RDC) et Madagascar.

    Lors de cette réunion, la SADC a réaffirmé son engagement à protéger la paix, renforcer la démocratie et consolider la stabilité régionale. Les dirigeants ont souligné l’importance de mobiliser davantage les mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits pour garantir la sécurité collective.

    Inquiétudes majeures en RDC

    Les participants ont exprimé leur vive préoccupation face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Selon eux, l’instabilité persistante menace non seulement la paix intérieure du pays, mais aussi les efforts d’intégration et de coopération au sein de la région. La SADC a appelé toutes les parties prenantes au conflit à respecter scrupuleusement les engagements pris dans le cadre des accords de Doha et de Washington, notamment les clauses relatives au cessez-le-feu.

    « Concernant la RDC, le sommet a exprimé sa profonde inquiétude face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays tout en réitérant son soutien indéfectible au peuple congolais. Il a également constaté la détérioration alarmante de la situation sécuritaire dans cette région, qui met en péril la stabilité nationale et l’intégration régionale », indique le compte-rendu officiel de la SADC.

    Le communiqué poursuit : « Le sommet a exhorté l’ensemble des acteurs à appliquer intégralement les accords de Doha et de Washington, en particulier les dispositions concernant le cessez-le-feu. Il a également insisté sur le fait que les processus de paix conduits par l’Afrique, soutenus par les initiatives internationales, restent indispensables pour établir une stabilité durable, renforcer la résilience des populations et instaurer une paix durable. »

    Des propositions concrètes avant le sommet des chefs d’État

    Pour approfondir son action, la Troïka de l’Organe a formulé plusieurs recommandations qui seront soumises à l’approbation du prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement de la SADC. Ce 46e sommet ordinaire, prévu du 16 au 17 août 2026 à Durban (Afrique du Sud), marquera le début de la présidence sud-africaine de cette organisation régionale pour une durée d’un an. L’Afrique du Sud assure actuellement la présidence intérimaire de la SADC depuis la destitution du président malgache Andry Rajoelina en octobre 2025, dans un contexte de crise politique majeure à Madagascar.

    Cette réunion intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques, dont les accords de Washington et le processus de Doha, tentent d’établir un cessez-le-feu durable et de relancer le dialogue entre les parties en conflit dans l’Est de la RDC. Cependant, ces efforts peinent à se concrétiser sur le terrain, où les combats persistent entre les groupes rebelles et les forces gouvernementales.

    Face à cette impasse, des appels pressants se multiplient à l’échelle nationale, régionale et internationale pour exiger le respect des engagements souscrits dans le cadre des processus de paix. Pourtant, jusqu’à présent, ces appels n’ont eu que peu d’effet concret. Le décalage persistant entre les avancées diplomatiques et la réalité du terrain reste un défi majeur. Chaque partie interprète les accords selon sa propre vision, rendant leur mise en œuvre aléatoire et incertaine.

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  • OM : les transferts de Leonardo Balerdi, un échec financier cuisant

    OM : les transferts de Leonardo Balerdi, un échec financier cuisant

    Le parcours chaotique du défenseur argentin Leonardo Balerdi à l’Olympique de Marseille (OM) s’achève dans l’amertume, tandis que les comptes du club phocéen s’en ressentent cruellement. Alors que son départ était acté en coulisses, une opportunité manquée de taille éclaire les difficultés financières du club marseillais.

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    Illustration : OM : les transferts de Leonardo Balerdi, un échec financier cuisant

    Un projet ambitieux réduit à néant par une blessure

    L’OM et Leonardo Balerdi avaient trouvé un terrain d’entente pour officialiser son départ lors du dernier mercato estival. Le club comptait sur un atout de poids pour maximiser la valeur du joueur : sa participation à la Coupe du Monde 2026 avec l’Argentine. Ce tournoi aurait offert une exposition médiatique inégalée, propice à attirer des offres mirobolantes. Pourtant, le destin a frappé fort : une grave blessure au mollet a contraint le défenseur de 27 ans à renoncer à cette compétition, anéantissant du même coup la stratégie financière élaborée par Pablo Longoria.

    Un refus inattendu de Balerdi freine les ambitions du Bayer Leverkusen

    Les regrets sont d’autant plus vifs que l’OM avait déjà en poche une proposition exceptionnelle. En effet, le Bayer Leverkusen avait avancé au printemps une offre ferme de 25 millions d’euros, incluant des bonus faciles à atteindre, pour recruter l’Argentin. Contre toute attente, Leonardo Balerdi a refusé catégoriquement cette opportunité, refusant de retourner en Bundesliga après son passage au Borussia Dortmund.

    Une perte sèche de 10 millions d’euros pour le club marseillais

    Cette décision personnelle du joueur s’est transformée en catastrophe pour les finances de l’OM. La combinaison entre ce refus et son forfait pour le Mondial a entraîné une chute brutale de sa valeur sur le marché des transferts. Face à l’urgence de renflouer les caisses, la direction a dû revoir ses prétentions à la baisse. Aujourd’hui, l’OM se contente d’espérer un transfert à 15 millions d’euros, soit une décote de 10 millions d’euros qui pèse lourd dans le budget du club.

  • Pragmatisme politique à Niger : abdourahamane tiani trace sa voie

    Pragmatisme politique à Niger : abdourahamane tiani trace sa voie

    portrait d'Abdourahamane Tiani, président du Niger, lors d'une visite officielle au Togo en 2023

    À Niamey, le général Abdourahamane Tiani mise sur une gouvernance axée sur l’efficacité

    Depuis son arrivée au pouvoir, le général Abdourahamane Tiani, chef de l’État nigérien, affiche une volonté claire : rompre avec les pratiques passées pour privilégier une approche pragmatique. Dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, la junte au pouvoir à Niamey cherche à redéfinir les priorités nationales en misant sur des décisions concrètes et rapides.

    Une stratégie diplomatique en mutation

    Le régime actuel a opéré un virage notable dans sa politique extérieure. L’établissement de liens renforcés avec des partenaires non traditionnels s’inscrit dans cette logique. Abdourahamane Tiani a notamment multiplié les rencontres avec des représentants de puissances émergentes, cherchant à diversifier les alliances du Niger.

    Cette réorientation s’accompagne d’une remise en question des anciennes dépendances, jugées trop contraignantes. Les discussions autour de la sécurité régionale, des échanges commerciaux ou encore de la coopération énergétique illustrent cette nouvelle dynamique.

    Un recentrage sur les enjeux internes

    Sur le plan intérieur, l’équipe dirigeante mise sur des réformes structurelles pour stabiliser le pays. Les défis sont nombreux : relancer l’économie, sécuriser les territoires et restaurer la confiance des citoyens. Abdourahamane Tiani a ainsi lancé plusieurs initiatives destinées à améliorer les services publics et à soutenir les secteurs clés comme l’agriculture ou les mines.

    Priorité à la souveraineté économique

    La junte a affiché sa détermination à renforcer l’autonomie du Niger. Cela passe par une gestion plus rigoureuse des ressources naturelles et une réduction des importations jugées superflues. Les autorités ont également annoncé des mesures pour attirer les investissements étrangers dans des projets à haute valeur ajoutée.

    Sécurité et stabilité : les piliers du projet politique

    Face à la menace terroriste qui pèse sur la région, Abdourahamane Tiani a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à garantir la sécurité des populations. Des partenariats militaires ont été renforcés, tandis que des programmes de déradicalisation et de développement local ont été mis en place dans les zones les plus exposées.

    Un calendrier politique sous surveillance

    Les observateurs s’interrogent sur les prochaines étapes du processus de transition. Si le général Abdourahamane Tiani a promis un retour à l’ordre constitutionnel, les délais et les modalités restent flous. Les acteurs politiques et la société civile attendent des clarifications sur le calendrier et les garanties démocratiques.

    Dans ce contexte, la junte devra concilier impératifs sécuritaires, impatience populaire et exigences internationales. Une équation complexe, mais que le pouvoir nigérien semble déterminé à résoudre.

  • Julian alvarez claque la porte de l’atletico madrid pendant la coupe du monde

    Julian alvarez claque la porte de l’atletico madrid pendant la coupe du monde

    Julian Alvarez tourne la page à l’Atlético Madrid : un transfert imminent ?

    L’attaquant argentin Julian Alvarez a surpris les observateurs en annonçant, lundi soir, son envie de quitter l’Atlético de Madrid. Cette déclaration, faite en pleine Coupe du monde 2026 après la victoire de l’Argentine face à l’Autriche (2-0), marque un tournant dans sa carrière. Loin des spéculations habituelles, l’international de 26 ans a exprimé son souhait de concrétiser un transfert, estimant que cette option serait bénéfique pour toutes les parties.

    Un rêve à réaliser et des clubs en embuscade

    Interrogé en zone mixte, Julian Alvarez a partagé sa vision : « Ce n’est pas le moment d’en discuter ouvertement, mais je ne peux pas mentir. J’ai discuté avec la direction de l’Atlético de Madrid. Pour moi comme pour eux, un départ serait la meilleure solution. Je veux réaliser un rêve qui me tient à cœur. » Ses propos, à la fois sincères et déterminés, révèlent une volonté de changement, malgré une situation sportive enviable.

    À 26 ans, le prodige argentin cristallise les convoitises de plusieurs géants européens. Le Real Madrid a déjà aligné une offre colossale de 150 millions d’euros, que les dirigeants colchoneros ont sèchement refusée. Parallèlement, des rumeurs insistantes évoquent des discussions avancées entre l’Argentin et le FC Barcelone, même si le club madrilène persiste à afficher une position ferme : « Julian Alvarez n’est pas à vendre. »

    Entre ambitions personnelles et réalités du marché

    Cette annonce intervient dans un contexte où les transferts de joueurs vedettes rythment l’actualité sportive. Julian Alvarez, sacré champion du monde en 2022, cherche désormais à écrire une nouvelle page. Son départ potentiel de l’Atlético de Madrid, club avec lequel il a remporté plusieurs titres, laisse présager un feuilleton médiatique intense dans les semaines à venir.

    Les supporters, comme les observateurs, s’interrogent : ce transfert se concrétisera-t-il avant la fin du mercato estival ? Une chose est sûre, les grands clubs européens n’ont pas fini de rêver de ce talent argentin.

  • France – Irak (3-0): la France s’impose après une interruption de plus de 2h

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  • Appel d’offres PEREL plus à Lomé : l’ARCOP Togo confirme la régularité de la procédure

    Appel d’offres PEREL plus à Lomé : l’ARCOP Togo confirme la régularité de la procédure

    Le Comité de règlement des différends (CRD) de l’Autorité de régulation de la commande publique du Togo a tranché : la procédure de l’appel d’offres international n°003/DPI/PRMP/DG/CEET/2026, lié au projet d’extension du réseau électrique de Lomé (PEREL PLUS), est exempte d’irrégularités. Dans sa décision n°024-2026 rendue le 19 juin 2026, le CRD a mis fin aux allégations de dysfonctionnements portées contre cette consultation publique.

    Après un examen approfondi du rapport d’investigation et une audition de la Personne responsable des marchés publics de la CEET, les membres du Comité ont conclu sans ambiguïté que les accusations portées n’étaient pas fondées.


    Une procédure scrutée à la loupe mais validée

    Plusieurs dénonciations anonymes, déposées les 28 mars et 8 avril 2026, avaient pointé du doigt des irrégularités présumées dans la gestion de cet appel d’offres piloté par la CEET. Parmi les griefs avancés figuraient :

    • l’existence d’une liste restreinte sans phase de préqualification ;
    • la domination d’entreprises étrangères parmi les candidats ;
    • l’absence de découpage du marché en lots distincts ;
    • le maintien de critères de sélection jugés disproportionnés.

    Toutefois, l’enquête menée par le CRD a démontré que ces reproches ne résistaient pas à l’analyse. En réalité, la procédure avait bel et bien intégré une phase officielle de préqualification, permettant de sélectionner 9 candidats parmi 15 manifestants d’intérêt.


    PEREL PLUS : une conformité garantie par les partenaires du projet

    Le marché s’inscrit dans le cadre d’un financement assuré par l’Agence française de développement. Les documents d’appel d’offres ont par ailleurs obtenu les non-objections de la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP Togo) et de l’AFD.

    Le Comité a rappelé un principe essentiel : dans les projets financés par des ressources externes, les exigences du bailleur l’emportent sur certaines règles nationales, en particulier pour ce qui touche à l’organisation des lots. Une nuance cruciale pour comprendre la légitimité de cette consultation.