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  • Offensive contre le trafic d’or au Cameroun : le gouvernement serre la vis

    Offensive contre le trafic d’or au Cameroun : le gouvernement serre la vis

    Économie

    Offensive contre le trafic d’or au Cameroun : le gouvernement serre la vis

    Une réunion stratégique s’est tenue mardi 14 juillet 2026 au Ministère du Commerce pour renforcer la lutte contre l’exploitation illégale de l’or et améliorer la traçabilité du précieux métal.

    Armand Djaleu
    ||3 min de lecture
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    Une mobilisation renforcée contre l’exploitation illégale de l’or

    Une réunion d’ampleur s’est déroulée mardi 14 juillet 2026 dans la salle de conférences du Ministère du Commerce camerounais. L’objectif : définir une stratégie commune pour restructurer la filière aurifère et renforcer la traçabilité de l’or produit localement.

    Cette séance de travail, présidée par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (par intérim), le Pr Fuh Calistus Gentry, a rassemblé les principaux acteurs du secteur. Parmi les participants figuraient les directeurs généraux des Douanes, des Impôts, du Trésor, ainsi que les responsables de la SONAMINES et du Secrétariat permanent du SNPPK. Une collaboration interinstitutionnelle essentielle pour moderniser la gestion des ressources minières.

    Des enjeux économiques majeurs au cœur des discussions

    Les échanges ont porté sur trois axes principaux : la traçabilité renforcée de l’or, la structuration de la chaîne de valeur aurifère et l’amélioration de la coordination entre les administrations. Les participants ont souligné l’importance d’une meilleure collecte des recettes fiscales et d’une lutte accrue contre les circuits informels. L’objectif ? Maximiser les revenus de l’État issus de l’exploitation de l’or et garantir une gouvernance transparente du secteur.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de la transparence dans les industries extractives au Cameroun. Face aux pertes importantes subies par l’économie nationale, les autorités ont décidé de passer à l’action.

    Un manque à gagner estimé à plus de 2 000 milliards de FCFA

    Selon les dernières révélations de l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), des écarts préoccupants ont été identifiés. Alors que les registres douaniers camerounais n’enregistraient que 22 kg d’or exportés, plus de 15 tonnes d’or camerounais étaient déclarées à leur arrivée aux Émirats arabes unis. Ce trafic illicite représente une perte financière colossale pour le pays : plus de 2 000 milliards de FCFA sur cinq ans, dont 165 milliards de FCFA de recettes fiscales non perçues.

    Cette contrebande massive met en lumière la nécessité d’une action gouvernementale immédiate et coordonnée pour assainir le secteur et sécuriser les ressources aurifères du Cameroun.

    Cameroun or trafic économique

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  • Au Sénégal, la vie des homosexuels devient intenable après le durcissement des lois

    Au Sénégal, la vie des homosexuels devient intenable après le durcissement des lois

    au Sénégal, la vie des homosexuels devient intenable après le durcissement des lois

    Depuis le doublement des peines pour relations homosexuelles en mars, les appels de détresse se multiplient. Les associations Stop Homophobie, SOS Homophobie et Le Refuge unissent leurs efforts pour aider ces personnes à fuir.

    Avant l’adoption de la loi en mars 2026, l’homosexualité était tolérée dans une certaine mesure au Sénégal malgré son rejet social. Depuis, la situation s’est radicalement dégradée.

    Chérif* a quitté le Sénégal au début du mois de juin, convaincu qu’il n’avait plus d’autre choix. « Ils m’auraient arrêté », confie-t-il. Après l’arrestation d’un homme qu’il fréquentait, la peur l’a submergé. « Dès que j’ai vu l’information dans la presse, seule l’idée de fuir m’a traversé l’esprit ». L’affaire a pris une dimension politique : l’homme arrêté était présenté comme un proche d’Ousmane Sonko, figure majeure de l’opposition sénégalaise et artisan de la loi alourdissant les peines encourues pour homosexualité, passée de cinq à dix ans de prison le 11 mars 2026. Les médias locaux ont relayé plusieurs arrestations de partenaires présumés. « Je savais que la police fouillerait le téléphone de mon ami et y découvrirait des échanges compromettants me concernant », explique-t-il. « J’ai tout supprimé : messages, photos, preuves de ma vie secrète ».

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    Au Sénégal, l’atmosphère est devenue irrespirable. Dans les foyers, dans la rue, à la télévision comme sur les réseaux sociaux, « tout le monde ne parlait que des homosexuels », et les discours de haine se propageaient sans retenue. « Ils corrompent la jeunesse, ils sapent les valeurs traditionnelles », entend-on désormais dans les débats publics.

    Les associations spécialisées reçoivent désormais des appels quotidiens de personnes en quête de solutions pour quitter le pays. Stop Homophobie, SOS Homophobie et Le Refuge ont renforcé leur collaboration pour répondre à cette urgence humanitaire. Les demandes affluent : des personnes craignant pour leur sécurité, des familles divisées, des individus traqués par leur entourage ou les autorités.

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  • Mali Algérie : un rapprochement diplomatique inattendu sous haute tension

    Mali Algérie : un rapprochement diplomatique inattendu sous haute tension

    Le Mali et l’Algérie : un dégel diplomatique qui surprend les observateurs

    Après plus d’une année de relations diplomatiques rompues, le Mali et l’Algérie ont annoncé le rétablissement de leurs liens et la réouverture de leurs espaces aériens respectifs. Une annonce qui a pris de court les observateurs, alors qu’aucune amorce de dialogue n’était perceptible ces derniers mois. Les tensions avaient atteint leur paroxysme en avril 2025, lorsque Bamako accusait Alger de complicité avec les groupes armés actifs à la frontière commune, notamment le Jnim, affilié à al-Qaïda, et le FLA, mouvement indépendantiste. Mais qu’est-ce qui a réellement motivé cette volte-face ?

    Le président de transition du Mali, le général Assimi Goïta

    Si certains évoquent l’influence de la Russie dans ce revirement, l’analyste Michaël Béchir Ayari, spécialiste de l’Algérie au sein de l’International Crisis Group, tempère ces affirmations. D’après ses observations, la médiation du Niger aurait joué un rôle clé, notamment après les attaques coordonnées d’avril 2025 menées conjointement par le Jnim et le FLA. Ce rapprochement est-il le fruit d’une stratégie régionale ou simplement une parenthèse dans une relation toujours tendue ?

    Un deal politique en gestation : le primat de la diplomatie sur les armes

    Le Mali, dirigé par des militaires depuis près de six ans, avait rompu l’accord de paix de 2015 négocié à Alger avec les groupes armés du Nord. Bamako avait alors choisi une approche purement militaire pour lutter contre le terrorisme et les revendications indépendantistes. Pourtant, ce dégel suggère qu’un changement de cap pourrait être en marche.

    Michaël Ayari estime que l’inclusion d’une clause plaçant le politique au-dessus du militaire dans les négociations serait un élément central de cet accord. Bien que le retour à l’accord d’Alger semble peu probable, une initiative politique directe avec le FLA pourrait émerger. Pourquoi ? Parce que l’État malien montre des signes de faiblesse, et personne, y compris l’Algérie, n’a intérêt à voir le Mali sombrer dans le chaos.

    Cependant, cette évolution reste incertaine. Plusieurs obstacles pourraient freiner ce processus : des spoilers internationaux, une opinion publique malienne opposée à ces concessions, ou encore des résistances internes au sein du régime. Les prochaines étapes détermineront la crédibilité de ce rapprochement.

    Algérie-Mali : une relation complexe entre équilibre et suspicion

    L’Algérie entretient une position ambiguë depuis des décennies. Historiquement, elle a toujours cherché à se positionner entre les autorités maliennes et les groupes rebelles, afin de préserver son influence dans la région. Pourquoi cette stratégie ? Parce que les mouvements indépendantistes ou jihadistes au Mali pourraient, à terme, inspirer des revendications similaires dans le sud algérien.

    Cette posture explique pourquoi Alger ferme parfois les yeux sur certaines activités des groupes armés, sans pour autant les soutenir ouvertement. Cette approche a souvent exaspéré Bamako, qui accuse l’Algérie de complicité avec des « groupes terroristes ». Pourtant, selon Ayari, cette « complicité » est plus une question de pragmatisme que de soutien actif.

    L’imam Dicko et le Sahara occidental : des sujets épineux

    Un autre point de tension concerne la présence en Algérie de l’imam Dicko, un opposant malien en exil qui critique ouvertement le gouvernement de transition. Si l’accord entre les deux pays tient, son influence devrait diminuer. En revanche, en cas d’échec, il pourrait retrouver une tribune médiatique. Un signe de plus que ce dégel reste fragile.

    Par ailleurs, la reconnaissance par le Mali du plan marocain pour le Sahara occidental a été mal perçue par Alger. Bien que le Mali n’ait pas obtenu de contrepartie significative, cette décision a semé le doute sur la sincérité de Bamako dans ce rapprochement. Ces contradictions pourraient-elles fragiliser davantage les relations entre les deux pays ?

    Un dégel durable ou une simple trêve ?

    Alors que les communiqués officiels annonçant ce rapprochement laissent penser à une résolution profonde des tensions, les observateurs restent prudents. Les relations entre le Mali et l’Algérie sont marquées par des rechutes fréquentes. Plusieurs facteurs pourraient encore perturber ce processus : une escalade des violences menées par le Jnim, des divisions internes au sein des gouvernements, ou des pressions extérieures.

    La première étape concrète sera sans doute une intensification de la coopération sécuritaire entre les deux pays. Si cette dynamique se confirme, elle pourrait ouvrir la voie à des discussions plus larges. Mais pour l’instant, tout reste à faire. Ce dégel est-il un pas vers la stabilité ou une simple illusion diplomatique ?

  • Gabon : une mobilisation climatique pour transformer les promesses en actions concrètes

    Gabon : une mobilisation climatique pour transformer les promesses en actions concrètes

    Lors du Forum politique de haut niveau à New York, la mission permanente de l’Union Africaine a abrité la présentation du rapport conjoint OCDE-OIF/IFDD sur l’accès aux financements écologiques. À cette tribune internationale, Louise Pierrette Mvono, ministre de la Planification et de la Prospective, a porté haut la voix du Gabon pour exiger une refonte des mécanismes mondiaux de solidarité climatique.

  • N’djamena au cœur des enjeux africains de l’eau lors d’un sommet historique

    N’djamena au cœur des enjeux africains de l’eau lors d’un sommet historique

    La capitale tchadienne, N’Djamena, s’apprête à devenir le théâtre d’un événement majeur dédié à l’eau en Afrique. Le Forum africain de l’eau, organisé en collaboration avec les autorités locales et le Groupe de la Banque mondiale, se tiendra sous le thème « De la vision à l’action ». Pendant deux jours, cette rencontre rassemblera des dirigeants politiques, des experts en finances, en agriculture et en énergie, ainsi que des représentants d’institutions internationales et du secteur privé. L’objectif ? Trouver des solutions concrètes pour répondre aux défis de la sécurité hydrique, de la résilience climatique et de l’accès universel à l’eau potable.

    Une plateforme d’échange pour des décisions stratégiques

    Parmi les personnalités attendues, Anna Bjerde, directrice générale des Opérations du Groupe de la Banque mondiale, coprésidera les débats avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno. Ce sommet ne se limitera pas à des discussions théoriques : il doit aboutir à l’adoption de la feuille de route d’investissement WASH+, à l’avancement des pactes nationaux de gestion de l’eau et à la mobilisation de financements publics, privés et mixtes. Ces initiatives visent à accélérer les projets dans le secteur de l’eau au Tchad et en Afrique.

    Une crise hydrique qui touche des centaines de millions d’Africains

    L’urgence est réelle. Selon les dernières estimations de la Banque mondiale, plus de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une eau potable de qualité, et plus de 700 millions vivent sans assainissement de base. Sans action rapide, la pénurie d’eau pourrait réduire le PIB de certains pays africains de 6 %, voire davantage dans les zones sahéliennes. À l’inverse, une gestion optimisée de cette ressource pourrait booster l’agriculture, renforcer la sécurité énergétique, améliorer la santé publique et favoriser la stabilité régionale.

    Un financement clé pour le Tchad face à la pression migratoire

    Le Forum s’inscrit dans un contexte tchadien particulièrement tendu. En juin dernier, un financement de 160 millions de dollars (soit plus de 92 milliards de FCFA) a été alloué par la Banque mondiale pour améliorer l’accès à l’eau potable et renforcer la résilience climatique dans les régions les plus vulnérables. Ces zones accueillent plus de 1,3 million de réfugiés soudanais, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les ressources hydriques. « Dans un contexte où la rareté de l’eau et des terres aggrave les tensions entre communautés, ce projet contribuera à restaurer l’accès à l’eau et à renforcer l’espoir en un avenir plus stable », avait souligné Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad.

    Une mobilisation internationale en marche

    Ce sommet s’inscrit dans une dynamique plus large de levée de fonds pour le secteur de l’eau. En novembre 2025, le gouvernement tchadien a présenté son plan national de développement hydrique à Abou Dhabi, obtenant des engagements dépassant les 20 milliards de dollars de la part de divers partenaires. Depuis, les discussions se multiplient avec des acteurs comme la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD), l’Union européenne et le Programme alimentaire mondial (PAM). L’objectif ? Financer des infrastructures hydrauliques et renforcer la résilience du pays face aux impacts du changement climatique.

    Une initiative continentale pour une gestion durable de l’eau

    Les enjeux dépassent les frontières tchadiennes. La Banque mondiale souhaite faire de ce Forum la première grande étape africaine de son initiative Water Forward, lancée en avril 2026. Ce programme ambitionne de renforcer la sécurité hydrique en Afrique en améliorant la coordination entre les États, les partenaires techniques, les bailleurs de fonds et le secteur privé. L’ambition est claire : élargir les politiques de l’eau au-delà de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, en intégrant l’irrigation, la production d’énergie, la sécurité alimentaire et la coopération transfrontalière. Une nécessité, alors que près de 90 % des ressources en eau africaines sont partagées entre plusieurs pays.

  • Chômage des jeunes au Gabon : les raisons d’un paradoxe persistant

    Chômage des jeunes au Gabon : les raisons d’un paradoxe persistant

    Le chômage des jeunes au Gabon révèle un paradoxe troublant : un jeune actif sur trois reste sans emploi, tandis que de nombreux secteurs économiques peinent à recruter des profils qualifiés. Cette situation, souvent ignorée, trouve ses racines dans trois dysfonctionnements structurels majeurs qui s’entremêlent pour fragiliser le marché de l’emploi national.

    Des formations inadaptées aux réalités du marché

    L’inadéquation entre l’offre de formation et les besoins des entreprises constitue le principal moteur du chômage des jeunes au Gabon. Les filières universitaires, encore très orientées vers les diplômes généraux, produisent des milliers de licenciés et de masters chaque année. Pourtant, les employeurs recherchent activement des techniciens spécialisés, comme des soudeurs, des électromécaniciens ou des techniciens de maintenance industrielle.

    Cette divergence crée un phénomène préoccupant : des diplômés qualifiés se retrouvent contraints de postuler à des postes ne correspondant pas à leur niveau de compétences. Le rapport souligne que cette sous-utilisation du capital humain alimente une frustration socio-économique profonde dans la jeunesse gabonaise.

    Une économie peu diversifiée et concentrée géographiquement

    L’économie gabonaise, fortement dépendante des matières premières, reste vulnérable aux aléas des marchés internationaux. Lorsque les cours s’effondrent, les investissements diminuent, les recrutements se raréfient et le chômage s’aggrave. Cette dépendance rend le pays particulièrement sensible aux crises économiques mondiales.

    Par ailleurs, l’exode rural aggrave la situation : les provinces se dépeuplent de leur main-d’œuvre active, tandis que Libreville, déjà saturée, concentre une population en quête d’emploi sans que le marché ne puisse absorber cette demande croissante. Cette concentration des activités dans l’Estuaire accentue les inégalités territoriales et limite les opportunités pour les jeunes des autres régions.

    Des politiques d’emploi inefficaces et un système d’information obsolète

    Les institutions gabonaises chargées de l’emploi souffrent de plusieurs maux : des lourdeurs administratives paralysantes, un droit du travail difficile à appliquer et un système d’information sur l’emploi jugé obsolète. Pendant des années, cette opacité a privé les décideurs d’une vision claire des besoins réels du marché.

    Les dispositifs d’accompagnement des demandeurs d’emploi manquent également de suivi. Sans un accompagnement durable, de nombreux jeunes basculent dans une précarité cyclique, alternant entre périodes d’activité précaire et retours au chômage. Pourtant, des solutions existent pour inverser cette tendance.

    Un avenir possible si les leviers sont actionnés

    Le rapport insiste sur la nécessité d’agir sur plusieurs fronts pour transformer cette crise en opportunité. La diversification économique doit être accélérée pour créer des emplois hors du secteur extractif. Les formations doivent être réorientées vers les métiers porteurs, en collaboration étroite avec les entreprises. Les politiques d’emploi doivent être territorialisées pour réduire les déséquilibres régionaux, et la planification publique doit être renforcée pour anticiper les besoins futurs.

    Le défi est de taille, mais le Gabon dispose de tous les atouts pour en faire une réussite : une jeunesse dynamique, des ressources naturelles abondantes et une volonté politique affichée de réformer. Le vrai défi désormais est de passer des constats aux actes, avant que la frustration des jeunes ne devienne ingérable.

  • Rencontre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye avant candidature à l’ONU

    Rencontre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye avant candidature à l’ONU

    Macky Sall de retour à Dakar pour une rencontre décisive avec Bassirou Diomaye Faye

    L’ancien président Macky Sall effectue ce vendredi 17 juillet 2026 son premier voyage officiel au Sénégal depuis son départ de la présidence, intervenue en avril 2024. Cette visite, brève mais symbolique, s’inscrit dans le cadre de sa campagne pour briguer le poste de secrétaire général des Nations unies. Au cœur de son agenda : un entretien en privé avec le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye.

    rencontre entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye à Dakar

    Un retour sous le signe de la diplomatie internationale

    Sur les réseaux sociaux, Macky Sall a confirmé son déplacement, précisant que cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations liées à sa candidature onusienne. Il a également salué la disponibilité de Bassirou Diomaye Faye pour cette entrevue, tout en précisant qu’il repartirait « aussitôt » après l’échange. Une annonce qui ne manque pas de susciter l’attention des observateurs politiques.

    Dans le cadre des consultations et visites que j’ai entreprises en rapport avec ma candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026. Je remercie vivement SEM le Président Bassirou Diomaye Faye pour cette opportunité.

    Une candidature à l’ONU qui fait débat

    Contrairement à la tradition, la candidature de Macky Sall n’a pas été soutenue par le Sénégal, mais par le Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine. Fin mars 2026, une vingtaine d’États membres de l’UA, dont le Sénégal, avaient d’ailleurs refusé de valider sa proposition pour succéder à Antonio Guterres. À ce jour, la présidence sénégalaise n’a toujours pas confirmé officiellement la tenue de l’entretien.

    Un climat politique encore chargé de tensions

    Ce retour de Macky Sall intervient dans un contexte particulièrement tendu. Les autorités actuelles promettent en effet de faire la lumière sur les violentes répressions qui ont marqué les manifestations de l’opposition entre 2021 et 2024, entraînant la mort de plusieurs dizaines de personnes. Une loi d’amnistie couvre aujourd’hui ces événements, mais un collectif de victimes a récemment dénoncé sa candidature onusienne, l’accusant de « crimes de sang et économiques ».

    Une rencontre scrutée à la loupe

    L’entrevue entre les deux hommes sera suivie avec un intérêt particulier. Macky Sall cherche en effet à rassembler des appuis pour sa candidature internationale, tandis que cette visite pourrait aussi révéler l’évolution des relations entre les nouvelles autorités et leur prédécesseur. Un rendez-vous chargé de symboles dans un pays où les cicatrices du passé restent encore vives.

    • Bassirou Diomaye Faye
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    • rencontre politique
  • Crise en rdc : le m23 finance ses activités grâce aux mines de coltan de rubaya

    Crise en rdc : le m23 finance ses activités grâce aux mines de coltan de rubaya

    crise en rdc : le m23 finance ses activités grâce aux mines de coltan de rubaya

    exploitation minière à rubaya

    Lors d’une réunion en formule Arria organisée à New York le 13 juillet 2026, l’ambassadeur français auprès de l’ONU, Jérôme Bonnafont, a alerté la communauté internationale sur l’exploitation illégale des ressources naturelles en République démocratique du Congo (RDC). Il a notamment dénoncé le contrôle exercé par le groupe armé M23 sur les mines de coltan de Rubaya, dans l’est du pays.

    Selon le diplomate, ce contrôle représente entre 15 % et 30 % de la production mondiale de coltan, un minerai stratégique pour les industries technologiques et énergétiques. Le M23 utilise les revenus issus de cette exploitation pour financer son administration « illégale » et ses activités militaires, en violation de la souveraineté de la RDC.

    un financement illégal au cœur des conflits

    Jérôme Bonnafont a souligné que la compétition pour le contrôle des ressources naturelles est l’un des principaux moteurs des conflits en Afrique. « La RDC, riche en minerais critiques, subit depuis des années les conséquences de l’exploitation illicite de ses ressources », a-t-il déclaré. Il a cité des exemples concrets comme le Soudan, où l’or et la gomme arabique alimentent les combats, ou encore la RDC, où le M23 et d’autres groupes armés tirent profit du pillage des mines.

    Le représentant français a rappelé que cette situation aggrave les violences et prolonge les souffrances des populations civiles. « Les ressources naturelles ne devraient pas être une source de profits pour les groupes armés, mais un levier de développement et de stabilité », a-t-il ajouté.

    la France appelle au respect de la résolution 2773 de l’ONU

    Pour mettre fin à ces pratiques, la France a réitéré son soutien à la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution exige notamment :

    • La cessation immédiate des hostilités dans l’est de la RDC.
    • Le retrait des Forces de défense rwandaises du territoire congolais.
    • La fin du soutien rwandais au M23.
    • La neutralisation des FDLR, un groupe armé considéré comme une menace pour la sécurité du Rwanda.

    Jérôme Bonnafont a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de transparence et de traçabilité des minerais. « Les régimes de sanctions doivent être appliqués pour briser le lien entre le pillage des ressources et le financement des conflits », a-t-il affirmé.

    un contexte diplomatique tendu

    Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la présidence congolaise du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a placé la gouvernance des ressources naturelles au cœur de ses priorités. Une réunion récente a été consacrée aux violences sexuelles liées aux conflits, mettant en lumière le coût humain des économies de guerre.

    Malgré les accords diplomatiques, comme celui signé entre la RDC et les États-Unis sur les minerais critiques, ou l’accord de Washington entre Kinshasa et Kigali, la situation sécuritaire reste fragile. Le processus de Doha, visant à faciliter le dialogue entre Kinshasa et le M23, est toujours dans l’impasse. Les rebelles continuent de contrôler des villes stratégiques comme Goma et Bukavu, tandis que les affrontements persistent dans plusieurs zones.

    Cette crise relance le débat sur l’écart entre les avancées diplomatiques annoncées et la réalité sur le terrain, où les populations congolaises paient le prix fort des conflits et de l’exploitation illégale des ressources.

  • Coopération régionale au cœur des discussions entre la RDC et l’Ouganda

    Coopération régionale au cœur des discussions entre la RDC et l’Ouganda

    Museveni et Anzuluni échangent sur les défis sécuritaires dans l’est de la RDC

    Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, s’est rendu en Ouganda pour une rencontre cruciale avec le président Yoweri Museveni. Cette audience, qui s’est tenue à la ferme présidentielle de Kisozi, visait à renforcer la coopération régionale face aux tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Un contexte sécuritaire sous haute tension

    Cette visite s’inscrit dans un contexte marqué par l’intensification des affrontements entre les forces armées congolaises et la rébellion de l’AFC/M23, dont les liens avec le Rwanda sont régulièrement pointés du doigt. Les échanges entre les deux dirigeants ont porté principalement sur les défis sécuritaires qui pèsent sur la région des Grands Lacs, où la stabilité reste fragile.

    Museveni a réaffirmé la volonté de l’Ouganda de soutenir la RDC et ses partenaires régionaux pour restaurer la paix dans l’est du pays. Dans un message publié sur X (ex-Twitter), il a souligné :

    « La paix et la stabilité dans notre région sont essentielles à la prospérité de nos populations. Nous poursuivrons notre collaboration avec nos partenaires pour relever les défis auxquels est confronté l’est du Congo. »

    Renforcement des relations bilatérales

    Cette rencontre s’ajoute à une série de consultations diplomatiques engagées par Kinshasa pour consolider ses alliances dans la région. Elle fait suite à la visite officielle de Félix Tshisekedi en Ouganda les 11 et 12 mai 2026, lors de laquelle les deux chefs d’État avaient signé six protocoles d’accord. Ces textes, préparés lors de la 9e session de la Commission permanente mixte RDC-Ouganda, visent à renforcer l’intégration économique et la coopération multisectorielle entre les deux pays.

    Les accords couvrent plusieurs domaines clés :

    • Recherche et sauvetage (SAR) : Utilisation conjointe des installations en temps de paix
    • Commerce bilatéral : Promotion des échanges économiques
    • Administration publique : Renforcement des institutions
    • Technologies de l’information : Développement des infrastructures numériques
    • Tourisme : Promotion des destinations communes

    Une stratégie régionale pour contrer les menaces

    Cette dynamique diplomatique intervient alors que les tensions entre la RDC et le Rwanda s’aggravent. Kinshasa accuse Kigali de soutenir activement la rébellion de l’AFC/M23, une situation qui complique les efforts de pacification. Malgré les initiatives de paix lancées notamment à Washington et à Doha, les résultats concrets sur le terrain restent limités.

    Dans ce contexte, la coopération avec l’Ouganda apparaît comme une priorité pour la RDC. Les deux pays partagent une frontière commune et des intérêts stratégiques dans la stabilisation de la région. Cette alliance pourrait jouer un rôle clé dans la recherche de solutions durables aux conflits qui secouent l’est de la RDC.

    La rencontre entre Museveni et Anzuluni marque donc une étape importante dans la consolidation des relations régionales et la recherche de réponses collectives aux défis sécuritaires qui menacent la paix dans les Grands Lacs.

    Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale de la RDC, en discussion avec Yoweri Museveni, président de l’Ouganda.
  • L’or clandestin du Cameroun : un trésor perdu pour l’État

    L’or clandestin du Cameroun : un trésor perdu pour l’État

    Dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua au Cameroun, une ruée vers l’or a transformé les paysages en véritables chantiers à ciel ouvert. Malgré la présence de gisements prometteurs, l’État camerounais peine à récupérer les revenus générés par cette manne aurifère. Les milliards de dollars issus de l’exploitation minière s’évaporent vers des destinations étrangères, notamment Dubaï, sous l’œil complice de réseaux organisés et de complicités locales.

    Des sites miniers incontrôlés et des milliards volatilisés

    Les provinces de l’Est et de l’Adamaoua regorgent de sites d’extraction d’or, souvent illégaux. Les méthodes employées par les mineurs artisanaux et les exploitants informels échappent totalement à la régulation gouvernementale. Résultat : une partie colossale des revenus générés par ces activités échappe aux caisses de l’État, privant le pays de ressources essentielles pour son développement.

    Les réseaux criminels, qui orchestrent une partie de ce trafic, bénéficient de protections locales et de rentes bien placées. Leur influence leur permet de contourner les contrôles et de faciliter l’exportation illicite de l’or vers des marchés internationaux, où la traçabilité devient quasi impossible.

    Dubaï, plaque tournante des exportations illégales

    Les enquêtes menées sur place révèlent que Dubaï constitue la destination privilégiée pour l’or camerounais. La ville offre des infrastructures financières et logistiques adaptées aux transactions opaques, permettant aux acteurs de blanchir les revenus issus de l’exploitation minière illégale. Les transferts s’effectuent via des circuits complexes, impliquant des intermédiaires et des sociétés-écrans, rendant toute répression extrêmement difficile.

    Les autorités camerounaises, malgré leurs tentatives, peinent à endiguer ce phénomène. Les moyens alloués au contrôle des flux financiers et à la traçabilité de l’or restent insuffisants face à la sophistication des réseaux criminels.

    Les conséquences pour le Cameroun

    La fuite des milliards issus de l’or camerounais prive le pays de ressources indispensables pour financer des infrastructures, l’éducation ou la santé. Cette perte de revenus aggrave les inégalités sociales et limite la capacité de l’État à investir dans des projets de développement durable. Par ailleurs, les conditions de travail dans les mines artisanales restent précaires, avec des risques sanitaires et environnementaux élevés pour les populations locales.

    Face à cette situation, des voix s’élèvent pour réclamer une réforme du secteur minier. L’objectif ? Instaurer une gouvernance plus stricte, renforcer les contrôles et lutter contre la corruption qui gangrène cette filière. Sans une intervention décisive, le Cameroun continuera de voir s’envoler une partie de sa richesse sous forme d’or clandestin.

  • Visite officielle de Sébastien Lecornu au Maroc : renforcement des liens franco-marocains

    Visite officielle de Sébastien Lecornu au Maroc : renforcement des liens franco-marocains

    Une étape majeure pour dynamiser les relations franco-marocaines : le Premier ministre français Sébastien Lecornu se rendra à Rabat pour deux jours de discussions stratégiques avec son homologue Aziz Akhannouch.

    Ce déplacement, prévu les 15 et 16 juillet, marque un tournant dans la coopération entre les deux nations. Sébastien Lecornu sera accompagné d’une délégation ministérielle incluant Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Laurent Nuñez (Intérieur), soulignant l’importance des échanges à venir.

    Cette visite officielle, la première du genre depuis 2019, s’inscrit dans un contexte de rapprochement accru entre Paris et Rabat. Depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron, en été 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, les tensions avec Alger se sont accentuées, tandis que les liens franco-marocains se sont renforcés. Cette décision avait été suivie d’une visite d’État du président français à Rabat en octobre 2024, couronnée par la signature de plusieurs contrats bilatéraux.

    Le programme de cette mission diplomatique est chargé. Après une cérémonie d’accueil avec les honneurs militaires mercredi soir, les deux chefs de gouvernement échangeront jeudi matin lors d’un dépôt de gerbes au mausolée royal, avant de tenir des entretiens bilatéraux approfondis.

    des collaborations renforcées dans plusieurs secteurs clés

    Une réunion entre les délégations des deux pays est prévue au ministère marocain des Affaires étrangères, avec à la clé la signature d’accords majeurs. Ces textes viseront à approfondir les coopérations dans des domaines stratégiques : économie, sécurité, migration et défense.

    Les discussions porteront également sur des enjeux concrets, comme la possible extradition vers la France du Franco-Marocain Ismael Benahmed, arrêté récemment au Maroc pour son implication présumée dans une affaire criminelle parisienne remontant à 2019.

    Cette visite s’annonce comme un levier pour stimuler les investissements français au Maroc, consolidant ainsi une relation économique déjà dynamique.

    vers un partenariat d’exception entre la France et le Maroc ?

    Le sommet des échanges pourrait être scellé par une visite historique du roi Mohammed VI en France. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont d’ailleurs évoqué, fin mai, l’idée d’un traité d’exception marquant un partenariat renforcé, bien que la date de cette rencontre reste à confirmer.

  • Justice internationale et droits humains : les engagements de la rdc à new york

    Justice internationale et droits humains : les engagements de la rdc à new york

    Lors de sa visite à New York pour assurer la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, la Première ministre congolaise Judith Suminwa a exposé les priorités de la République démocratique du Congo en matière de paix, de sécurité et de justice internationale. Au cœur de son discours : la protection des populations civiles, la lutte contre les violences sexuelles comme outil de guerre, et l’exigence d’une justice impartiale pour les victimes.

    Interrogée sur les tensions politiques internes, notamment les appels à manifester contre la révision constitutionnelle, elle a rappelé avec fermeté que le Congo reste attaché aux principes démocratiques. Sa position est claire : la liberté de manifester est un droit fondamental, mais elle doit s’exercer dans le strict respect des lois en vigueur. « Nous vivons dans un pays démocratique », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité pour chaque citoyen de respecter l’ordre constitutionnel au nom de l’unité nationale.

    Une mobilisation pour la protection des civils

    La RDC souhaite recentrer les débats internationaux sur la protection des civils, un enjeu devenu urgent face à la multiplication des conflits et des crises humanitaires. Judith Suminwa a souligné l’importance de traduire les résolutions onusiennes en actions concrètes sur le terrain. Parmi ses priorités : la prise en charge des populations les plus vulnérables, en particulier les femmes, les survivants de violences et les enfants pris au piège des affrontements.

    Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection existants et d’adapter les réponses aux besoins réels des populations affectées. Pour elle, la sécurité ne se limite pas aux déclarations, mais doit se concrétiser par des mesures tangibles et accessibles à tous.

    Violences sexuelles : une condamnation ferme et des solutions urgentes

    La cheffe du gouvernement a dénoncé sans détour l’utilisation des violences sexuelles comme arme de guerre, un fléau largement documenté par les rapports internationaux. Elle a appelé le Conseil de sécurité à placer cette problématique au cœur des négociations de paix et des cessez-le-feu. Selon elle, toute paix durable doit intégrer une réponse forte à ces crimes, avec des dispositifs dédiés pour les victimes et une reconnaissance de leurs droits.

    Judith Suminwa a également plaidé pour une justice sans faille : « Il est impératif que tous les responsables de ces crimes soient sanctionnés ». Elle a insisté sur la nécessité de garantir des réparations aux victimes et de lutter contre l’impunité, condition essentielle pour restaurer la confiance dans les institutions.

    Riposte contre Ebola : mobilisation et défis persistants

    En parallèle des enjeux sécuritaires, la Première ministre a abordé la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui frappe le pays. Une mobilisation internationale a permis de lever près d’un milliard de dollars, mais elle a souligné l’importance des décaissements effectifs pour financer la réponse sanitaire. La RDC a, de son côté, engagé 50 millions de dollars, avec des fonds déjà alloués à la recherche et à la coordination de la riposte, notamment via l’Institut national de recherche biomédicale (INRB).

    Elle a rappelé que la gestion de cette crise sanitaire doit aller au-delà des aspects médicaux. Pour éviter une dégradation de la situation humanitaire, il est crucial d’intégrer les dimensions sociale et économique dans la réponse globale. L’objectif : protéger les populations les plus fragiles et limiter les risques de crise prolongée.