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  • Assassinats ciblés au Mali : des jihadistes frappent à nouveau tonka

    Assassinats ciblés au Mali : des jihadistes frappent à nouveau tonka

    À Tonka, dans la région de Tombouctou, les tensions persistent après un nouvel assassinat ciblé attribué aux groupes armés du Jnim. Ce drame, survenu en fin de journée, rappelle l’insécurité qui pèse sur les populations civiles dans cette zone du Sahel.

    Un homme respecté, victime d’une violence aveugle

    Abdoulaye Tandina, surnommé affectueusement Badou « Wayé » ou Abba par les habitants, était une figure connue de Tonka. Ce boucher, établi depuis plus de quarante ans dans la ville, incarnait le lien social et la résilience des communautés locales. Son assassinat, perpétré sous le regard impuissant des passants, a choqué la région.

    Issu d’une famille de bouchers de Tombouctou, il avait gravi les échelons pour devenir chef des bouchers de Tonka avant de laisser cette responsabilité à d’autres. Aujourd’hui, sa disparition laisse sa famille, notamment sa fille toujours en activité à Tombouctou, sous le choc. « Elle est inconsolable », confie un proche, soulignant l’absurdité de cette perte.

    Une série d’assassinats qui interroge

    Ce crime s’inscrit dans une série d’exécutions ciblées qui frappe Tonka depuis plusieurs mois. En mars, un responsable associatif local a été abattu, tandis qu’en juin, un maître coranique a subi le même sort. Le cas le plus médiatisé reste celui de Mariam Cissé, une jeune tiktokeuse exécutée publiquement en novembre 2025 pour son soutien à l’armée malienne.

    Pourtant, Abdoulaye Tandina ne semblait pas être une cible politique. Son entourage insiste : il ne « affichait pas ses convictions » et n’était pas impliqué dans des activités militantes. Certains évoquent même un lien familial avec le chef de la délégation spéciale de Tombouctou, sans que cela ne suffise à expliquer son exécution.

    Un climat de peur et d’incompréhension

    La multiplication de ces assassinats ciblés plonge les habitants de Tonka dans un profond malaise. Les raisons de ces violences restent floues, alimentant les craintes d’une radicalisation accrue des groupes armés. Les autorités locales, contactées pour réagir, n’ont pas donné suite à ce drame.

    Dans un contexte où la sécurité se dégrade, ces événements rappellent l’urgence d’une réponse adaptée pour protéger les civils et rétablir la confiance dans les institutions.

  • Le Tchad renforce son engagement envers la ceeac en réglant ses dettes

    Le Tchad renforce son engagement envers la ceeac en réglant ses dettes

    le Tchad renforce son engagement envers la ceeac en réglant ses dettes

    lundi 13 juillet, le président tchadien, mahamat idriss déby itno, a reçu une délégation de la communauté économique des états de l’afrique centrale (ceeac). cette visite de haut niveau, menée par rosario mbasogo kung, présidente en exercice du conseil des ministres de l’organisation, a marqué un tournant dans les relations entre n’djamena et la ceeac.

    durant cette rencontre, la nouvelle commission de la ceeac a été officiellement présentée. elle est dirigée par l’ambassadeur ezéchiel nibigira, président de la commission, et l’ambassadeur mariam mahamat nour, vice-présidente. un sujet central a animé les échanges : le règlement des dettes financières du Tchad envers la communauté.

    le chef de l’État tchadien a pris une décision ferme : le gouvernement doit solder sans délai les cotisations en retard du Tchad. il a également insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement les contributions futures à l’organisation régionale. dans un communiqué officiel, il a souligné que « le Tchad s’engage pleinement à assurer le bon fonctionnement de la ceeac », réaffirmant ainsi sa volonté de jouer un rôle actif au sein de cette institution.

    lors de cette audience, mahamat idriss déby itno a réitéré l’attachement du Tchad à la ceeac. il a salué le travail de l’organisation dans l’accompagnement des transitions politiques au Tchad et au Gabon, qui ont permis un retour à la stabilité constitutionnelle. il a également garanti le soutien inconditionnel du Tchad, tant sur le plan politique qu’économique et financier.

    les représentants de la ceeac ont présenté les priorités de leur mandat et les défis majeurs auxquels l’organisation fait face. parmi leurs objectifs : accélérer l’intégration économique de l’afrique centrale, développer les échanges commerciaux entre les états, moderniser les infrastructures de transport, faciliter la libre circulation des personnes et des biens, et renforcer la zone de libre-échange.

    rosario mbasogo kung a exprimé sa satisfaction face aux engagements pris par le président tchadien. elle a rappelé que la réussite de la ceeac repose sur deux piliers : l’efficacité de ses institutions et la volonté des états membres de faire de l’afrique centrale une région unie, pacifique, prospère et solidaire.

  • Gabon : une ferme condamnation face à l’escalade des tensions au proche-orient

    Gabon : une ferme condamnation face à l’escalade des tensions au proche-orient

    La situation au Proche et au Moyen-Orient a poussé le gouvernement gabonais à prendre position publiquement. Dans un communiqué officiel, les autorités de Libreville ont exprimé leur profonde inquiétude face à l’intensification des conflits dans cette région stratégique.

    Le ministère des Affaires étrangères a souligné, avec une fermeté marquée, son opposition à la reprise des hostilités qui frappe le Proche-Orient. La diplomatie gabonaise a déploré cette dégradation, qualifiant la situation de dérive dangereuse pour les populations civiles, déjà éprouvées par des années de tensions.

    Un appel solennel à la cessation immédiate des combats

    Face à l’escalade des violences, le Gabon a lancé un appel pressant aux belligérants. Les autorités ont vivement exhorté toutes les parties à mettre fin aux combats sans délai, insistant sur l’urgence d’une trêve immédiate pour éviter une déstabilisation régionale plus large.

    Le gouvernement a également plaidé pour un retour à la table des négociations, affirmant que la diplomatie doit primer sur les armes. Libreville a rappelé que seule la voie du dialogue peut garantir une stabilité durable et protéger les civils des conséquences humanitaires désastreuses des conflits armés.

    Le Gabon réaffirme son engagement en faveur du droit international

    En clôture de sa déclaration, le Gabon a réitéré son attachement aux principes fondamentaux du droit international. Les autorités ont insisté sur la nécessité de respecter la Charte des Nations unies et de privilégier les solutions pacifiques pour régler les différends.

    Pour Libreville, le respect des règles internationales reste la clé pour préserver la paix et favoriser une coexistence harmonieuse entre les nations, dans un contexte où les tensions menacent de s’étendre bien au-delà des frontières du Proche-Orient.

  • Groupe Wagner en Centrafrique : extraction minière, exactions et enjeux financiers

    Groupe Wagner en Centrafrique : extraction minière, exactions et enjeux financiers

    En Centrafrique, une ombre russe plane sur les conflits et les ressources naturelles. Les mercenaires du groupe Wagner, souvent associés à des pratiques brutales, étendent leur emprise sur le pays, mêlant prédation économique et stratégies de terreur. Leur présence, initialement présentée comme un soutien militaire, se révèle être un véritable business aux multiples facettes, où les mines et les milliards dictent les règles.

    Des mines sous contrôle : pillage et exploitation systématique

    Les régions riches en minerais, comme la Centrafrique orientale, sont devenues des zones de prédation pour les hommes de Wagner. Les sites aurifères et diamantifères sont sous leur contrôle direct, avec des méthodes d’extraction aussi efficaces que destructrices. Les populations locales, souvent contraintes à travailler dans des conditions proches de l’esclavage, subissent le poids de cette exploitation sans bénéficier des retombées économiques.

    • Exploitation minière illégale : Les mercenaires russes s’appuient sur des réseaux locaux pour évacuer les ressources, tandis que les revenus échappent aux autorités centrafricaines.
    • Violences et intimidation : Les exactions contre les civils, les exécutions sommaires et les déplacements forcés sont monnaie courante dans les zones sous leur influence.
    • Blanchiment d’argent : Les profits colossaux générés par ces activités sont réinvestis dans d’autres secteurs, renforçant l’emprise du groupe sur l’économie locale.

    Violences et terreur : une stratégie délibérée

    Au-delà de l’exploitation économique, Wagner impose une stratégie de la terreur pour asseoir son pouvoir. Les villages refusant de coopérer sont ciblés par des raids meurtriers, tandis que les leaders locaux sont soit éliminés, soit corrompus. Les témoignages recueillis dans plusieurs régions décrivent un climat de peur permanent, où la justice n’a plus sa place.

    Les massacres de civils, les tortures et les violences sexuelles sont systématiquement utilisés comme outils de domination. Les mercenaires, souvent mieux armés et entraînés que les forces locales, agissent en toute impunité, avec la complicité tacite des autorités centrafricaines.

    Milliards en jeu : qui profite vraiment de ce business ?

    Les revenus issus de ce système sont colossaux, mais leur répartition reste floue. Une partie des fonds serait rapatriée en Russie, tandis qu’une autre serait utilisée pour financer des réseaux d’influence au sein du gouvernement centrafricain. Les contrats miniers, souvent opaques, sont attribués à des sociétés écrans liées à Wagner, garantissant une opacité totale sur les transactions.

    Les milliards générés ne profitent ni aux Centrafricains ni à leur économie. Au contraire, ce pillage aggrave la crise humanitaire et plonge le pays dans un cercle vicieux de corruption et de violence. Les promesses de développement et de stabilité, avancées pour justifier leur présence, ne sont que des leurres.

    Que faire face à cette emprise ?

    La communauté internationale commence à s’inquiéter de l’influence grandissante de Wagner en Centrafrique. Pourtant, les solutions restent limitées. Renforcer les sanctions contre les acteurs clés du groupe, soutenir les initiatives locales de résistance et exiger une transparence totale sur les contrats miniers pourraient être des pistes à explorer.

    Mais sans une volonté politique forte, tant en Centrafrique qu’à l’étranger, les mercenaires russes continueront de dicter leur loi, transformant le pays en un terrain de jeu pour leurs ambitions économiques et stratégiques.

  • Macky Sall en visite officielle à Dakar pour son projet onusien

    Macky Sall en visite officielle à Dakar pour son projet onusien

    Après deux ans et demi passés au Maroc, l’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, se rendra à Dakar le 17 juillet 2026 pour une audience avec son successeur, Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, comme annoncé par Macky Sall lui-même sur les réseaux sociaux.

    « Dans le cadre des consultations et déplacements que j’ai menés pour promouvoir ma candidature à la tête du Secrétariat général de l’ONU, je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026. Je tiens à remercier chaleureusement Son Excellence le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour cet entretien prévu à cette date. Un grand merci également aux populations sénégalaises pour leur soutien et leurs encouragements depuis l’annonce de ma candidature », a-t-il déclaré.

    Cette visite officielle, ainsi que la réception accordée par Bassirou Diomaye Faye, suscitent des réactions contrastées au sein de la société sénégalaise. Certains partisans du Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko, expriment leur mécontentement, estimant que cette audience « légitimerait les violences préélectorales et les dysfonctionnements dans la gestion des ressources publiques du pays ».

    À noter que la candidature de Macky Sall à la direction des Nations unies n’a pas été officiellement soutenue par le gouvernement sénégalais, mais par le Burundi. Chef de l’État du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall a multiplié les déplacements internationaux après son départ du palais présidentiel, rencontrant divers dirigeants mondiaux en préparation de sa candidature onusienne.

  • Réaction politique : Touba, argent sale et respect des valeurs religieuses

    Réaction politique : Touba, argent sale et respect des valeurs religieuses

    Abdoul Ahad Ndiaye dénonce une attaque contre Touba et ses valeurs spirituelles

    Abdoul Ahad Ndiaye en réunion publique

    La récente visite d’un responsable politique à Touba a déclenché une vive réaction de la part du ministre des Transports terrestres et aériens. Abdoul Ahad Ndiaye a réagi avec fermeté aux déclarations d’Ousmane Sonko, qui avait évoqué la présence d’« argent volé » dans cette cité religieuse. Pour le ministre, ces propos sont non seulement infondés, mais surtout profondément irrespectueux envers une ville et une communauté au patrimoine spirituel inestimable.

    Dans une prise de parole publique, il a vivement critiqué ces assertions, soulignant qu’elles portent atteinte à l’image de Touba et de ses habitants. « Réduire Touba à un lieu de recel d’argent sale est un manque de respect flagrant envers la ville sainte, ses populations et les principes fondamentaux du mouridisme », a-t-il déclaré avec indignation. Ces mots, selon lui, trahissent une méconnaissance totale de l’héritage et de la vocation spirituelle de cette cité.

    Touba et son héritage spirituel : une réponse ferme aux accusations

    Pour le ministre, les propos d’Ousmane Sonko révèlent une incompréhension profonde de la réalité de Touba. « Il est impossible de comprendre Touba sans saisir la richesse de son histoire et l’importance de ses valeurs », a-t-il affirmé. Il a rappelé avec emphase que les habitants de cette ville sacrée sont reconnus pour leur attachement indéfectible aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, et pour leur engagement envers des principes tels que la dignité, le travail et l’intégrité.

    « Les fidèles de Touba incarnent des valeurs de probité et de dévouement », a-t-il insisté. « Les accuser de participer à des activités illicites revient à nier leur histoire et leur réputation, forgées sur des siècles de foi et de persévérance. » Le ministre a également pointé l’absence remarquée des autorités religieuses et locales lors de la visite controversée, y voyant un signe clair de désapprobation envers la démarche d’Ousmane Sonko.

    Il a profité de cette intervention pour réaffirmer son soutien inconditionnel au président Bassirou Diomaye Faye, saluant son engagement constant en faveur de Touba. Selon lui, le chef de l’État accorde une attention particulière aux préoccupations des populations de cette ville, considérée comme un joyau spirituel du Sénégal. « Le Président connaît la valeur inestimable de Touba et de ses habitants. Il œuvre sans relâche à répondre à leurs attentes légitimes », a-t-il souligné.

    Abdoul Ahad Ndiaye a également rendu hommage au Premier ministre Mouhamadou Al Amine Lo, saluant ses efforts pour accélérer le traitement des dossiers hérités des anciennes administrations. Au-delà des polémiques, il a appelé l’ensemble des acteurs politiques à privilégier l’unité nationale et la cohésion sociale, des éléments essentiels pour faire face aux défis économiques et sociaux qui pèsent sur le pays.

    En conclusion, le ministre a réitéré sa confiance totale envers Bassirou Diomaye Faye, le décrivant comme un dirigeant intègre, entièrement dévoué au service de la Nation. « Sa seule mission est d’œuvrer pour le bien-être des Sénégalais et de guider le pays vers un avenir prospère », a-t-il déclaré. Malgré les critiques et les attaques, le chef de l’État reste concentré sur ses priorités : répondre aux attentes des citoyens et construire un Sénégal plus fort et plus unifié.

  • fermeture de l’ambassade du Burkina Faso en France : une rupture diplomatique sans précédent

    fermeture de l’ambassade du Burkina Faso en France : une rupture diplomatique sans précédent

    Le Burkina Faso officialise la fin de sa représentation diplomatique en France

    Le Burkina Faso a acté une page importante de sa diplomatie en mettant un terme définitif à sa présence diplomatique en France. Les douze agents diplomatiques burkinabè en poste à Paris ont regagné Ouagadougou, où ils ont été reçus par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré. Lors de cette démarche protocolaires, ils ont remis au gouvernement le drapeau national ainsi que les clés des locaux de l’ambassade, matérialisant ainsi la fermeture totale de cette représentation.

    Une décision prise dans un contexte de tensions accrues

    Cette mesure s’inscrit dans la continuité de la rupture des relations diplomatiques annoncée le 26 juin entre les deux pays. Conformément au principe de réciprocité, les diplomates français avaient déjà quitté le territoire burkinabè début juillet, offrant aux représentants burkinabè un délai pour quitter le sol français. Les autorités de Ouagadougou ont catégoriquement rejeté les rumeurs évoquant d’éventuelles demandes d’asile de la part de certains fonctionnaires diplomatiques.

    Crise diplomatique : les raisons invoquées par Ouagadougou et la réponse de Paris

    Les tensions entre les deux États trouvent leur origine, selon les autorités burkinabè, dans un « activisme constant » de la France jugé antagoniste avec les intérêts nationaux. En réaction, la diplomatie française a qualifié cette décision de « mesure hostile et infondée », manifestant son regret quant à l’escalade des tensions bilatérales.

    Cette crise s’inscrit dans une dynamique amorcée avec l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022. Depuis cette date, les autorités burkinabè ont progressivement réorienté leur politique étrangère, notamment en réduisant la présence des forces françaises sur leur territoire. Cette nouvelle orientation s’accompagne d’un élargissement des partenariats, avec un renforcement des liens avec des acteurs comme la Russie, la Turquie et l’Iran, notamment dans les domaines sécuritaire et économique.

    Une décision aux répercussions internationales

    La fermeture de l’ambassade du Burkina Faso en France marque un tournant historique dans les relations récentes entre les deux pays. Elle illustre une refonte profonde des alliances internationales sous l’impulsion des autorités de Ouagadougou et inaugure une nouvelle phase dans les rapports franco-burkinabè, dont les évolutions seront observées avec une grande attention par la communauté internationale.

  • FSF sous le feu des critiques après l’échec des Lions du Sénégal

    FSF sous le feu des critiques après l’échec des Lions du Sénégal

    Le football sénégalais en crise après le Mondial 2026

    L’élimination précoce des Lions de la Teranga lors de la Coupe du monde 2026 a laissé un goût amer dans la bouche des supporters sénégalais. Entre les révélations post-match et les tensions au sein de la Fédération sénégalaise de football (FSF), l’heure est aux remises en question.

    Mamadou Laila Diallo, un passionné de ballon rond, exprime son mécontentement face aux déclarations du président de la FSF, Abdoulaye Fall. Ce dernier a pointé du doigt le sélectionneur national comme unique responsable de l’échec de l’équipe. Des propos qui, selon Diallo, détournent l’attention des vrais problèmes.

    « Ces déclarations sont inadmissibles. Comment peut-on accuser un seul homme alors que la gestion globale de la sélection laisse à désirer ? Même si le licenciement de Pape Thiaw était justifié sur le plan sportif, les méthodes employées par la fédération posent question. »

    Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent. De nombreux internautes appellent à une dissolution pure et simple de la FSF pour relancer le football sénégalais. Malang Sané, figure du débat, partage cette analyse et insiste sur la nécessité d’une réforme profonde.

    « Dissoudre la fédération n’est pas une option, c’est une obligation. Mais attention : changer les dirigeants ne suffira pas. Il faut revoir les statuts, les méthodes de travail, et surtout, mettre fin aux conflits d’intérêts. Sinon, le football sénégalais restera dans l’impasse. »

    Vers une enquête pour éclaircir les zones d’ombre ?

    Djibril Diata, ancien cadre du football local, propose une autre piste : lancer une enquête approfondie pour identifier les responsabilités. Selon lui, les dysfonctionnements au sein de la FSF vont bien au-delà d’un simple problème de sélectionneur.

    « Il y a trop de silences et de non-dits. Les opportunistes se partagent les ressources sans transparence. Une commission indépendante doit faire la lumière sur ces pratiques. Le football sénégalais mérite mieux. »

    La tutelle impose le silence à la FSF

    Face à la tourmente, le ministère de la Jeunesse et des Sports a pris les devants. Dans un communiqué officiel, il a sommé la FSF de cesser toute communication publique sur l’affaire. Une décision qui vise à calmer le jeu et à éviter de nouvelles polémiques.

    Pourtant, des mouvements citoyens persistent. Une marche organisée à Dakar ce mardi a réuni des centaines de personnes. Leur objectif ? Exiger plus de transparence et une gouvernance exemplaire dans le sport national.

    Alors que le football sénégalais traverse une période trouble, une chose est sûre : les solutions ne passeront pas par des déclarations à l’emporte-pièce, mais par des actes concrets et une refonte en profondeur.

  • Ahmed Cissé prend le contrôle de la BICICI en Côte d’Ivoire

    Ahmed Cissé prend le contrôle de la BICICI en Côte d’Ivoire

    La Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire (BICICI) voit son actionnariat se transformer une nouvelle fois. Après le départ de BNP Paribas il y a trois ans et la prise de contrôle par des investisseurs locaux, la Banque nationale d’investissement (BNI) a finalisé une transaction majeure le 13 juillet. Cette opération concerne le transfert de l’intégralité de ses parts dans l’établissement bancaire à Brandon & Mcain Capital, une société gérée par Ahmed Cissé.

    Ce dernier, également à la tête du patronat ivoirien, récupère ainsi les 21,09 % du capital et des droits de vote que détenait la BNI. Une fois validée par la Commission bancaire de l’UMOA, cette acquisition portera sa participation à 40,2 % au sein de la BICICI, contre un niveau actuel de 19,11 %. Une étape clé pour renforcer son influence dans un secteur bancaire stratégique.

  • Leandro trossard signe au besiktas après son départ d’arsenal

    Leandro trossard signe au besiktas après son départ d’arsenal

    Sport

    Leandro Trossard quitte Arsenal pour Besiktas en transfert officiel

    Leandro Trossard en maillot de Besiktas

    Transfert: Trossard change d’air

    L’international belge Leandro Trossard, figure majeure d’Arsenal ces dernières saisons, officialise son départ du club londonien pour rejoindre Besiktas. Le joueur, champion d’Angleterre et finaliste en Ligue des champions avec les Gunners, entame un nouveau chapitre à Istanbul.

    Avec trois ans et demi passés sous les couleurs d’Arsenal (174 matchs, 36 buts et 34 passes décisives), Trossard (31 ans) a obtenu l’autorisation de se rendre à Besiktas pour y effectuer une visite médicale et finaliser son transfert. Le club turc a confirmé cet accord via une publication sur les réseaux sociaux, montrant le joueur en tenue officielle aux côtés du président du club, Serdal Adali.

    Sur la scène internationale, Trossard a brillé avec la Belgique lors de la Coupe du Monde, atteignant les quarts de finale et marquant deux buts décisifs.

  • Fimec 2026 : la formation professionnelle au cœur de la croissance ivoirienne

    Abidjan, juillet 2026 – Les 15 et 16 juillet prochains, la deuxième édition du Forum international des métiers et des compétences (FIMEC) se tiendra à Abidjan sous l’égide du Premier ministre, Robert Beugré Mambé. L’événement, organisé par l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP), a pour objectif de positionner la formation professionnelle comme un pilier essentiel de l’emploi, de la compétitivité et du développement durable en Côte d’Ivoire.

    Un forum au service d’une vision stratégique

    Placé sous le thème « Compétences, emploi et transformation économique en Afrique : le rôle stratégique de la formation professionnelle », le FIMEC 2026 s’inscrit dans une dynamique de réforme profonde. La formation professionnelle, désormais rattachée au ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, devient un levier central d’une politique publique intégrée. Cette approche vise à créer un écosystème où formation, accès à l’emploi décent et protection sociale se renforcent mutuellement pour servir le développement du capital humain.

    L’ambition portée par les plus hautes autorités

    Cette initiative s’inscrit dans la droite ligne des priorités fixées par le président Alassane Ouattara et mise en œuvre par le ministre Adama Kamara. Elle s’aligne sur le Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui érige le capital humain en colonne vertébrale de la transformation structurelle de l’économie ivoirienne. Avec plus de 80 milliards de dollars américains mobilisés par les partenaires techniques et financiers, le développement des compétences s’impose comme un impératif pour convertir ces investissements en croissance inclusive, en emplois durables et en prospérité partagée.

    Un programme riche et diversifié

    Pendant deux jours, le FIMEC réunira une diversité d’acteurs : membres du gouvernement, ambassadeurs, responsables d’organisations internationales, partenaires techniques et financiers, chefs d’entreprise, chercheurs, experts et acteurs de la formation professionnelle. Les échanges prendront la forme de panels de haut niveau, de masterclasses, d’ateliers techniques, de démonstrations de métiers et d’espaces dédiés au dialogue entre entreprises et apprenants.

    Les enjeux au cœur des débats

    Les participants aborderont des thèmes cruciaux pour l’avenir : l’impact de l’intelligence artificielle, la transition numérique, les compétences vertes, les soft skills, ainsi que l’évolution des métiers. L’objectif ? Anticiper les mutations du marché du travail pour mieux préparer les jeunes, les travailleurs et les entreprises aux défis de demain.

    Des parcours inspirants à l’honneur

    Le forum mettra en avant des histoires de réussite de femmes et d’hommes ayant bénéficié de la formation professionnelle. Ces exemples concrets illustreront son rôle clé dans l’amélioration de l’employabilité, la promotion de l’entrepreneuriat et l’adéquation entre les compétences acquises et les besoins réels des entreprises.

  • Coopération Tchad Russie sécurité régionale renforcée

    Coopération Tchad Russie sécurité régionale renforcée

    Renforcement des liens entre le Tchad et la Russie pour une sécurité régionale renforcée

    Les relations diplomatiques entre le Tchad et la Russie franchissent une nouvelle étape avec des engagements concrets sur les plans militaire et politique. Lors d’une rencontre à Moscou, les deux nations ont acté des mesures visant à consolider leur partenariat, notamment pour répondre aux défis sécuritaires qui touchent le continent africain.

    Renforcement des liens entre le Tchad et la Russie pour une sécurité régionale renforcée

    Un accord historique pour faciliter les échanges diplomatiques

    Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont officialisé un accord majeur : l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques. Cette décision symbolise une volonté commune de renforcer les échanges entre les deux pays et d’accélérer les collaborations sur des enjeux stratégiques.

    Lors de cette conférence de presse, Abdoulaye Sabre Fadoul a réitéré l’intérêt du Tchad pour une coopération militaire approfondie avec Moscou. Cette alliance s’inscrit dans une démarche visant à sécuriser la région saharo-sahélienne, confrontée à des menaces terroristes persistantes.

    La lutte antiterroriste au cœur des discussions

    Sergueï Lavrov a évoqué les tensions internationales actuelles, notamment en Ukraine, tout en insistant sur l’importance de la coopération russo-africaine dans la lutte contre le terrorisme. Le Tchad, déjà engagé dans cette dynamique, prépare activement sa participation au prochain sommet Russie-Afrique, prévu en octobre à Moscou.

    Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a confirmé sa présence à cet événement, marquant ainsi l’engagement continu de son pays dans les initiatives multilatérales pour la stabilité du Sahel.

    Un partenariat porteur d’espoir pour le Sahel

    Le ministre tchadien a salué le rôle actif de la Russie dans la stabilisation de la région. Il a exprimé sa confiance dans les efforts conjoints avec les pays sahéliens pour éradiquer les groupes armés et renforcer la sécurité collective. Cette coopération s’annonce comme un levier essentiel pour rétablir la paix et la prospérité dans cette zone en proie à l’instabilité.