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  • Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc pour renforcer les liens franco-marocains

    Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc pour renforcer les liens franco-marocains

    Un partenariat renforcé à l’aube d’une nouvelle ère

    À peine la fête nationale française achevée, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’envole pour le Maroc. Cette visite officielle de deux jours s’inscrit comme un jalon majeur dans la reconstruction des relations entre Paris et Rabat. Le Souverain marocain, Mohammed VI, a récemment transmis un message au président Emmanuel Macron, annonçant le début d’une phase historique pour hisser leur coopération bilatérale au rang de modèle pour l’avenir. « Ce rapprochement doit ouvrir la voie à une visite royale en France, où sera scellé un traité consacrant cette alliance sans précédent », révèle une source proche des négociations.

    Une délégation ministérielle pour des accords stratégiques

    Sébastien Lecornu, en déplacement dans le Royaume pour la première fois depuis son arrivée à Matignon en 2025, est accompagné d’une délégation d’une douzaine de ministres. Parmi eux, Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et Laurent Nunez, secrétaire d’État à l’Intérieur. Le chef du gouvernement français rencontrera en privé son homologue marocain, Aziz Akhannouch, avant de présider, avec lui, une séance de travail de haut niveau. Plusieurs conventions bilatérales sont prévues, couvrant des domaines essentiels comme l’économie, la gestion des flux migratoires, la coopération judiciaire et la défense.

    L’économie et la logistique au cœur des discussions

    Les échanges économiques figurent en tête de l’ordre du jour. Les deux pays envisagent de concrétiser des projets communs dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le Maroc, déjà reconnu comme un pôle logistique et financier incontournable en Afrique, affiche une croissance remarquable de ses exportations intra-africaines (+20,7 % en 2025). Son intégration au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) renforce la sécurité des transactions. « Face aux tensions géopolitiques persistantes, notamment dans le détroit d’Ormuz, les ports marocains deviennent des alternatives stratégiques pour les échanges commerciaux entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique », souligne un observateur du secteur.

    Sécurité et stabilité : des enjeux communs au Sahel

    La lutte contre l’instabilité sécuritaire au Sahel reste une priorité partagée par la France et le Maroc. Les deux nations font face à des défis majeurs, comme la porosité des frontières et la montée des groupes armés. En renforçant leur collaboration en matière de sécurité et de gestion migratoire, Paris et Rabat ambitionnent de donner une nouvelle dimension à leur partenariat, déjà qualifié d’exceptionnel par les diplomaties des deux pays.

  • Guerre froide en afrique : Moscou et kiev s’affrontent sur le sol congolais

    Guerre froide en afrique : Moscou et kiev s’affrontent sur le sol congolais

    Une rencontre diplomatique en Afrique de l’Est s’est transformée en un affrontement verbal entre la Russie et l’Ukraine. Le 10 juillet, lors d’une conférence de presse à Bujumbura, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a accusé des citoyens ukrainiens de soutenir le mouvement M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, en collaboration avec Kinshasa et la Burundi. L’Ukraine a immédiatement rejeté ces allégations.

    Des accusations non étayées formulées à Bujumbura

    Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue burundais Édouard Bizimana, après une rencontre avec le président Évariste Ndayishimiye, actuel président de l’Union africaine, Lavrov a évoqué une implication ukrainienne dans le soutien au M23, un groupe armé sous sanctions onusiennes. Cependant, il n’a fourni aucune preuve concrète ni précision sur cette prétendue présence. Depuis janvier 2025, le M23 contrôle de vastes zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment après la prise de Goma. Plusieurs rapports d’experts des Nations unies confirment son approvisionnement par les Forces de défense rwandaises.

    Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Heorhii Tykhyi, a qualifié ces déclarations de pure désinformation. Il a rétorqué que la Russie, elle, arme des groupes en violation des sanctions internationales et recrute des ressortissants africains pour combattre en Ukraine. Selon lui, Moscou chercherait à compromettre les efforts de médiation engagés par les États-Unis dans la région des Grands Lacs.

    Un précédent malien qui fragilise la position ukrainienne

    Fin juillet 2024, une colonne composée de mercenaires russes du groupe Wagner et de soldats maliens tombe dans une embuscade tendue par des rebelles touaregs et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) dans le nord du Mali. Les assaillants revendiquent des dizaines de morts des deux côtés. Le 29 juillet, le porte-parole du renseignement militaire ukrainien (GUR), Andriï Yusov, affirme sur une chaîne publique que les attaquants avaient reçu des informations de ses services. Kiev revient ensuite sur ses propos, sans parvenir à convaincre ni Bamako ni Niamey. En août 2024, le Mali et le Niger rompent leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine, une décision suivie par le Burkina Faso. Depuis, Bamako a porté ce dossier devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

    Un schéma déjà observé au Soudan

    Depuis avril 2023, la guerre civile opposant l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR) a donné lieu à des allégations similaires. À la fin 2023, plusieurs médias évoquent la présence d’une unité spéciale ukrainienne du GUR, baptisée « Timur ». Aucune confirmation officielle de Kiev n’a été apportée. En janvier 2024, des vidéos circulent, montrant des frappes de drones attribuées à ces forces ciblant des combattants présentés comme des mercenaires russes et leurs alliés locaux. En octobre 2025, l’armée soudanaise annonce avoir tué des combattants étrangers, dont des Colombiens et des Ukrainiens, aux côtés des FSR lors des combats à El-Fasher.

    Ces deux précédents affaiblissent la crédibilité du démenti ukrainien concernant la RDC. Au Mali, un porte-parole officiel avait d’abord revendiqué un rôle avant de se rétracter. Au Soudan, l’ambiguïté persiste sans réponse définitive. Concernant le M23, aucune source ukrainienne, officielle ou non, n’a encore établi de lien. L’affaire congolaise reste donc non documentée à ce jour, alors que Lavrov poursuit sa tournée africaine en prévision du troisième Sommet Russie-Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre.

  • Partenariat stratégique marocain pour l’emploi féminin et la croissance économique

    Partenariat stratégique marocain pour l’emploi féminin et la croissance économique

    Un partenariat ambitieux entre le Maroc et la Banque mondiale pour stimuler l’emploi féminin

    Le Maroc et la Banque mondiale viennent de concrétiser un accord historique visant à dynamiser l’économie nationale tout en plaçant l’inclusion professionnelle au cœur de leur collaboration. Ce partenariat, salué par les autorités marocaines, cible en priorité l’insertion des jeunes et des femmes, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.

    «Cette collaboration inédite représente une avancée majeure pour le développement du Maroc. Son originalité réside dans l’articulation entre financements publics, initiatives privées, transferts de savoirs et réformes structurelles, le tout aligné sur une vision commune de progrès social et économique», a souligné la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah.

    Ce partenariat s’inscrit pleinement dans le cadre du Nouveau Modèle de Développement du Maroc, un plan stratégique visant à moderniser l’économie, à réduire les inégalités et à renforcer la résilience du pays face aux défis contemporains. L’emploi des femmes, en particulier, constitue un levier essentiel pour atteindre ces objectifs.

    Trois priorités majeures ont été identifiées pour concrétiser cette vision :

    • Renforcer la compétitivité des entreprises : simplifier les procédures administratives, encourager la concurrence loyale et faciliter l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises.
    • Créer des territoires plus inclusifs : réduire les écarts entre zones urbaines et rurales en améliorant l’accès aux infrastructures, aux services publics et aux opportunités économiques.
    • Investir dans le capital humain : moderniser le système éducatif, généraliser la couverture santé et étendre les dispositifs de protection sociale pour soutenir durablement l’emploi et la productivité.

    Pour concrétiser ces ambitions, la Banque mondiale mobilisera une palette d’outils variés : prêts avantageux, accompagnement technique de haut niveau et partenariats avec le secteur privé. Cette approche intégrée vise à créer un écosystème économique plus dynamique, plus équitable et plus résilient.

  • L’Afrique atlantique forge son avenir : Cotonou, épicentre d’une nouvelle ère de coopération

    L’Afrique atlantique forge son avenir : Cotonou, épicentre d’une nouvelle ère de coopération

    Cotonou, Bénin — Les ministres et chefs de délégation du Processus des États Africains Atlantiques (PEAA) ont, ce lundi 13 juillet 2026, posé les jalons d’une intégration régionale approfondie. La signature de la Déclaration de Cotonou marque un moment géopolitique décisif, concrétisant l’ambition d’un bloc maritime africain uni. Cette rencontre stratégique vise à transformer les défis partagés en puissants leviers de prospérité économique, en se concentchant sur la transition énergétique, la sécurisation des routes maritimes et le déploiement de corridors logistiques verts.

    Un souffle géopolitique nouveau anime les côtes de l’Afrique atlantique. Le 13 juillet 2026, Cotonou est devenue le cœur de cette dynamique en accueillant la 7e Réunion ministérielle du PEAA. Co-organisée par le Bénin et le Royaume du Maroc, cette assemblée de haut niveau a réuni des ministres des Affaires étrangères, des chefs de délégation et des experts venus de toute la façade atlantique du continent. Le thème, « Consolidation d’un espace africain atlantique intégré : sécurité maritime, corridors logistiques verts et transition énergétique durable », a orienté les discussions vers les enjeux économiques et stratégiques essentiels d’une région en pleine mutation.

    Un front uni face aux menaces maritimes

    L’espace atlantique africain, avec ses milliers de kilomètres de côtes, est un poumon économique et une réserve de ressources naturelles pour le continent. Cependant, cette zone est confrontée à une multitude de menaces : la piraterie, la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), les trafics transfrontaliers, et les impacts dévastateurs du changement climatique sur ses zones côtières.

    Dès l’ouverture des travaux, la Ministre béninoise des Affaires étrangères, Madame Corinne Amori Brunet, a souligné l’impératif d’une réponse collective, déclarant : « Les défis sécuritaires, économiques, climatiques et énergétiques qui nous assaillent ne connaissent pas de frontières. Ils exigent de nous une action concertée et solidaire. Le Bénin s’engage résolument à promouvoir des partenariats structurants afin de faire de notre espace atlantique un moteur de paix et de prospérité partagée. »

    Cette vision collaborative vise à transcender les initiatives purement nationales pour ériger une architecture de sécurité collective. L’objectif est clair : sanctuariser les routes maritimes, artères vitales du commerce intra-africain et international.

    Corridors verts et transition énergétique : les piliers économiques

    La 7e session ministérielle a mis un accent particulier sur l’accélération de la transition écologique dans les secteurs maritime et logistique. L’établissement de « corridors logistiques verts » est désormais une priorité pour les pays signataires.

    Cette ambition collective s’articule autour de trois axes stratégiques majeurs :

    • La sécurité maritime : Une lutte inlassable contre la piraterie et la pêche illicite (INN) pour sécuriser durablement les flux commerciaux.
    • Le développement des corridors logistiques verts : La modernisation décarbonée des infrastructures portuaires, associée à une fluidification des procédures douanières, pour renforcer la compétitivité régionale.
    • La transition énergétique durable : Une coopération accrue pour l’exploitation des énergies renouvelables et l’élargissement de l’accès à une électricité propre pour les populations du continent.

    Ces corridors ne se limitent pas à la décarbonation du transport maritime ; ils constituent un puissant levier d’attractivité économique. En modernisant les infrastructures portuaires pour les rendre plus écologiques et connectées, les États du PEAA entendent réduire les coûts logistiques, optimiser les délais de traitement des marchandises et stimuler l’industrialisation locale.

    Cette dynamique est intrinsèquement liée à la transition énergétique. L’espace atlantique regorge d’un potentiel immense en énergies renouvelables, notamment l’éolien offshore, le solaire et l’hydrogène vert. En mutualisant leurs efforts et leurs technologies, les États membres aspirent non seulement à garantir leur souveraineté énergétique, mais aussi à exporter de l’énergie propre vers les marchés mondiaux.

    Le partenariat Maroc-Bénin : un moteur panafricain

    Lancé à Rabat en 2022 sous l’impulsion du Royaume du Maroc, le PEAA s’est affirmé comme une plateforme essentielle de dialogue Sud-Sud. À Cotonou, Monsieur Mohamed Methqal, Directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), a réaffirmé l’engagement constant du Maroc.

    Au nom du Royaume, il a salué les progrès accomplis en quatre ans et a réitéré la volonté du Maroc de soutenir activement la mise en œuvre de projets concrets et créateurs de valeur ajoutée pour les populations locales. Pour le Maroc, l’Atlantique représente bien plus qu’une simple frontière géographique ; c’est un espace géostratégique d’intégration économique qui offre également aux pays du Sahel un accès facilité aux marchés mondiaux.

    La forte participation diplomatique à cette réunion de Cotonou témoigne de la crédibilité croissante du processus. Outre les pays hôtes, les ministres des Affaires étrangères du Cap-Vert, de la Gambie, du Togo, ainsi que le vice-ministre du Ghana, ont activement pris part aux débats. La présence de délégations de poids économiques et démographiques du continent, tels que le Nigeria, l’Angola, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la République Démocratique du Congo, le Gabon, le Cameroun, la Guinée Équatoriale et la Mauritanie, confirme que l’avenir économique de l’Afrique se dessine en grande partie sur sa façade occidentale.

    La Déclaration de Cotonou : des engagements concrets

    Les travaux se sont achevés par l’adoption unanime de la Déclaration de Cotonou. Loin d’être une simple profession de foi, ce document constitue une feuille de route pragmatique. Il engage les signataires à intensifier l’échange de renseignements maritimes, à harmoniser les cadres législatifs relatifs à l’environnement côtier et à faciliter les investissements transfrontaliers dans les infrastructures vertes.

    Pour le Bénin, le succès de cet événement renforce sa réputation de carrefour diplomatique incontournable en Afrique de l’Ouest. Cette orientation s’inscrit directement dans la vision politique portée par le Président de la République, Monsieur Romuald Wadagni. En positionnant le Bénin au cœur des initiatives multilatérales de développement durable et d’intégration, la présidence béninoise démontre qu’un développement économique résilient passe inévitablement par une ouverture stratégique sur le monde et une coopération régionale renforcée.

    L’ère post-Cotonou s’annonce déjà riche en défis. Les regards sont désormais tournés vers la mise en œuvre technique des résolutions adoptées, avec l’espoir de voir émerger rapidement les premiers projets de corridors logistiques verts, symboles d’une Afrique atlantique unie, prospère et maîtresse de son destin.

  • Le rôle clé du Maroc dans la lutte antiterroriste à Sebta

    Le rôle clé du Maroc dans la lutte antiterroriste à Sebta

    La coopération entre le Maroc et l’Espagne a joué un rôle déterminant dans la prévention des menaces terroristes pesant sur Sebta. Grâce à une vigilance accrue et à des échanges d’informations constants, les services de sécurité marocains ont permis d’éviter à plusieurs reprises des attaques d’envergure contre cette enclave stratégique.

    une menace persistante et des arrestations récentes

    Sebta, en raison de sa position géographique privilégiée à l’entrée de l’Europe depuis l’Afrique du Nord, reste une cible privilégiée pour les réseaux jihadistes. Les dernières opérations menées en plein cœur de la ville ont révélé une menace en mutation, passant du terrorisme traditionnel à des formes plus insidieuses, comme le terrorisme numérique. Ce dernier exploite internet pour recruter, financer et coordonner ses actions à l’échelle internationale.

    des chiffres qui témoignent d’une efficacité renforcée

    Entre 2012 et juin 2026, les forces de sécurité espagnoles ont mené 458 opérations antiterroristes, aboutissant à l’arrestation de 816 individus liés à des groupes jihadistes. Parmi ces actions, Sebta a été le théâtre de 19 opérations, conduisant à la neutralisation de 40 suspects. Sur les six premiers mois de 2026, 37 opérations supplémentaires ont permis l’arrestation de 68 personnes.

    une collaboration indispensable

    Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une coopération sécuritaire étroite entre le Maroc et l’Espagne. Les services marocains, en première ligne, surveillent en permanence les réseaux terroristes et contribuent activement à la sécurité de Sebta. Leur expertise dans le démantèlement des liens entre financement illicite et terrorisme a permis de déjouer de nombreuses menaces avant qu’elles ne passent à l’acte.

  • TikTok au Gabon : dialogue renforcé après suspension de plus de 4 000 comptes

    TikTok au Gabon : dialogue renforcé après suspension de plus de 4 000 comptes

    Le Gabon et TikTok ont franchi une étape décisive dans leur relation tendue autour de la régulation des contenus en ligne. Une rencontre stratégique a eu lieu lors du Sommet mondial sur l’IA au service du bien commun, qui s’est tenu à Genève début juillet. Le Ministre gabonais de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba, a échangé directement avec les responsables de la plateforme pour examiner sa conformité avec la nouvelle législation gabonaise encadrant les réseaux sociaux.

    Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large visant à renforcer la supervision des plateformes numériques au Gabon. Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux cruciaux : la modération des contenus, la protection des utilisateurs vulnérables, notamment les jeunes, et l’adaptation des pratiques de TikTok aux exigences légales locales. Les autorités gabonaises ont réaffirmé leur volonté de concilier innovation et sécurité en ligne.

    Du côté de TikTok, une délégation menée par Emir Gelen, directeur régional des relations gouvernementales pour la région Moyen-Orient, Eurasie et Afrique (MEA), et Maria Cohn, directrice adjointe, a présenté un bilan complet de ses actions de modération pour le premier trimestre 2026. Selon les données transmises, 23 504 contenus jugés sensibles ont été retirés, dont une majorité concernait des atteintes à la sécurité et au bien-être des mineurs, ainsi que des publications liées à des activités réglementées.

    Parmi les suppressions, 13 930 contenus mettaient en danger les mineurs, tandis que 10 784 publications concernaient des biens, services ou activités interdits ou contrôlés. Les contenus à caractère sexuel ou impliquant des violences sur des mineurs représentaient la majorité des suppressions. TikTok a également mis en avant ses progrès technologiques : 99,8 % des contenus illicites ont été détectés et supprimés avant tout signalement par les utilisateurs, dont 92,9 % avant même d’être consultés.

    La plateforme a confirmé que 97,2 % des publications litigieuses étaient effacées en moins de 48 heures. Au total, 4 352 comptes ont été définitivement fermés durant cette période, marquant une intensification sans précédent de ses mesures de contrôle.

    À l’issue des échanges, les deux parties ont convenu de poursuivre leur collaboration sur une période d’un an, alignée sur le calendrier de mise en conformité imposé par l’ordonnance gabonaise régissant les réseaux sociaux. Le Ministre Doumba a souligné l’importance de cette coopération pour protéger les citoyens gabonais contre la désinformation, le cyberharcèlement, les discours de haine et les contenus nuisibles à la santé mentale des jeunes.

    Cette rencontre illustre la détermination du Gabon à instaurer un dialogue exigeant avec les géants du numérique. L’enjeu est double : faire respecter la loi nationale tout en construisant un environnement en ligne plus sûr et plus responsable pour tous les utilisateurs.

    Antoine Relaxe et Tryphène Lembah Mouwembe

  • Diomaye président et sonko : guerre des mots autour des institutions sénégalaises

    Diomaye président et sonko : guerre des mots autour des institutions sénégalaises

    La coalition Diomaye Président monte au créneau contre les déclarations d’Ousmane Sonko

    La coalition Diomaye Président a vivement réagi aux propos tenus par Ousmane Sonko lors de l’inauguration du siège de Pastef à Mbacké. Dans un communiqué percutant, ses responsables dénoncent des remarques jugées irrespectueuses envers le chef de l’État, qu’ils qualifient d’incompatibles avec les valeurs démocratiques d’un pays comme le Sénégal.

    Bassirou Dieng, figure majeure de la coalition, a souligné l’inacceptabilité de telles déclarations de la part d’un président de l’Assemblée nationale. « Dans une démocratie fonctionnelle, un haut responsable institutionnel ne peut se permettre de tenir des propos blessants envers le président de la République », a-t-il déclaré, ajoutant que ces mots risquent de saper la cohésion nationale.

    Des réactions immédiates sur les réseaux sociaux et dans l’espace médiatique

    Selon Bassirou Dieng, les déclarations d’Ousmane Sonko ont provoqué un séisme médiatique et une vague d’indignation publique. « Depuis sa sortie à Mbacké, les plateformes numériques et les médias se sont emparés du sujet. Personne ne soutient ses propos, et la majorité des Sénégalaises et Sénégalais condamnent fermement ses attaques », a-t-il expliqué, appelant à une prise de responsabilité de sa part.

    La coalition présidentielle a également mis en garde contre toute récidive. « Nous ne tolérerons plus les attaques répétées contre les institutions », a prévenu Bassirou Dieng. Il a insisté sur la nécessité de protéger l’intégrité des autorités étatiques, y compris celles incarnant l’État, face à des discours qu’il juge dangereux pour la stabilité politique.

    Un climat politique sous tension

    Cette réaction survient dans un contexte où les tensions entre les forces politiques s’intensifient. Les déclarations d’Ousmane Sonko à Mbacké ont effectivement relancé le débat public, alimentant les discussions sur la respectabilité des institutions et la responsabilité des dirigeants.

    Pour la coalition Diomaye Président, l’heure est à la fermeté. Elle rappelle que le dialogue et le respect mutuel doivent guider les relations entre les acteurs politiques, surtout lorsqu’il s’agit de préserver les fondements de la République sénégalaise.

  • Afrique : hammamet accueille un sommet historique sur la souveraineté numérique

    Afrique : hammamet accueille un sommet historique sur la souveraineté numérique

    Hammamet, station balnéaire tunisienne, s’apprête à devenir le théâtre d’un événement majeur pour le continent africain. Du 13 au 15 juillet 2026, la cité accueille le Sommet Africain de l’Intelligence Artificielle et de la Cybersécurité, une rencontre inédite qui rassemble décideurs politiques, experts en technologie et universitaires. L’enjeu ? Écrire une feuille de route commune pour un écosystème numérique souverain, éthique et résilient.

    Sommet africain sur la souveraineté numérique

    En bref : les clés du sommet

    • Dates : 13 au 15 juillet 2026
    • Lieu : Hammamet, Tunisie
    • Thème central : « Vers une gouvernance numérique intelligente et sécurisée pour la transformation digitale des gouvernements africains »
    • Objectif principal : Construire un continent africain autonome sur le plan technologique, en protégeant ses données et en développant des solutions adaptées à ses réalités.

    Les trois axes stratégiques du sommet

    1. Une intelligence artificielle africaine, indépendante et inclusive

    Les participants mettront l’accent sur la nécessité de concevoir des modèles d’IA adaptés aux langues, cultures et enjeux locaux. L’objectif est double :

    • Développer des outils technologiques made in Africa pour répondre aux besoins spécifiques du continent.
    • Réduire la dépendance vis-à-vis des géants étrangers de la tech, souvent dominants dans le secteur.

    2. La cybersécurité, pilier de la souveraineté numérique

    Avec la montée des cybermenaces en Afrique, la protection des infrastructures critiques et des données gouvernementales est devenue une priorité. Les discussions porteront sur :

    • Les stratégies pour sécuriser les réseaux et prévenir les attaques informatiques.
    • L’élaboration de cadres réglementaires robustes pour encadrer l’utilisation des données sensibles.

    3. Former et retenir les talents africains

    Pour éviter l’exode des cerveaux vers l’étranger, le sommet lancera des initiatives ambitieuses :

    • Renforcer les réseaux de recherche scientifiques Sud-Sud pour favoriser l’innovation locale.
    • Créer des opportunités professionnelles attractives en Afrique, afin de retenir les experts en technologies.

    Ce sommet historique marque une étape décisive pour l’Afrique, qui pose les bases d’une autonomie technologique durable. Les décisions prises à Hammamet pourraient bien redessiner l’avenir numérique du continent.

  • Forum africain sur l’eau : qui accompagnera le président tchadien ?

    Forum africain sur l’eau : qui accompagnera le président tchadien ?

    Mahamat Idriss Déby Itno, président du Tchad, lors d’une réunion à N’Djamena en juillet 2026.

    Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno prépare activement le prochain Forum africain sur l’eau, prévu dans les prochaines semaines. Cet événement majeur, qui réunira des dirigeants et experts du continent, pose une question centrale : quels partenaires se joindront à lui pour porter cette initiative ? Une attention particulière est portée sur les chefs d’État africains, dont les engagements pourraient renforcer l’impact de ce rassemblement.

    Des invités de marque attendus pour ce sommet crucial

    Plusieurs personnalités politiques africaines sont pressenties pour accompagner Mahamat Idriss Déby Itno lors de ce forum. Parmi les noms les plus cités, on retrouve notamment :

    • Romuald Wadagni, figure politique béninoise ;
    • William Ruto, président du Kenya ;
    • Mohamed Ould Ghazouani, président mauritanien ;
    • Brice Clotaire Oligui Nguema, président gabonais ;
    • Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo.

    La présence de ces dirigeants pourrait symboliser une volonté commune de renforcer la coopération africaine autour des enjeux hydriques.

    Un forum au cœur des défis africains

    Ce rassemblement s’inscrit dans un contexte où l’accès à l’eau potable et la gestion durable des ressources hydriques restent des priorités pour de nombreux pays africains. Le Tchad, en accueillant cet événement, mise sur des solutions innovantes pour relever ces défis.

    Les discussions devraient aborder des thèmes comme l’adaptation climatique, les infrastructures hydrauliques et les partenariats internationaux. La participation de personnalités influentes pourrait ainsi accélérer la mise en œuvre de projets concrets.

  • Parlement européen valide accord aérien marocain sans inclure le Sahara occidental

    Parlement européen valide accord aérien marocain sans inclure le Sahara occidental

    avion survolant désert marocain

    La législation européenne trace une ligne claire, mais son application reste floue. Le récent protocole modifiant l’accord sur l’aviation entre l’Union européenne et le Maroc exclut explicitement le Sahara occidental, pourtant des transporteurs aériens européens continuent de desservir cette zone sans cadre juridique.

    Une décision historique à bruxelles

    Le 8 juillet 2026, les députés européens ont massivement approuvé la mise à jour de l’accord euro-méditerranéen sur l’aviation. Ce protocole, adopté à une large majorité de 625 voix pour, contre 16 voix et 20 abstentions, ne fait qu’adapter l’accord initial suite à l’adhésion de la Croatie à l’UE.

    Un texte technique mais aux enjeux politiques

    Ce protocole se limite à une actualisation administrative, sans modifier la portée territoriale de l’accord. Pourtant, il cristallise les tensions autour de la question du Sahara occidental. Certains eurodéputés ont justifié leur vote en soulignant que ce texte respecte la jurisprudence de l’UE et les déclarations de la Commission, qui excluent toute application de l’accord au territoire contesté.

    Les voix dissidentes

    Parmi les rares opposants, des parlementaires ont dénoncé l’inaction de la Commission face aux compagnies aériennes européennes opérant des vols vers le Sahara occidental en dehors de tout cadre légal. Ils estiment que cette pratique viole le droit international et le droit européen.

    Une jurisprudence européenne bien établie

    La Cour de justice de l’Union européenne a rappelé à plusieurs reprises que les accords conclus avec le Maroc ne peuvent s’appliquer au Sahara occidental sans le consentement de sa population. En 2018, elle a confirmé que l’accord sur l’aviation ne couvre pas ce territoire disputé.

    La Commission a réitéré cette position, précisant aux transporteurs que l’accord « ne s’applique pas aux routes reliant le territoire d’un État membre de l’UE au Sahara occidental ».

    Des compagnies aériennes en infraction ?

    Malgré cette clarté juridique, plusieurs compagnies maintiennent des liaisons vers les aéroports du Sahara occidental. Ryanair, par exemple, propose des vols directs depuis des villes européennes vers Dakhla, sans s’appuyer sur l’accord UE-Maroc. D’autres transporteurs, comme Transavia (filiale de KLM-Air France), Air Arabia et Binter Airlines, sont également concernés. Royal Air Maroc, la compagnie nationale, continue quant à elle ses opérations dans la région.

    Cette situation soulève des questions sur l’effectivité des règles européennes et la protection du droit international.

  • Ousmane Diagne prend la tête du Conseil constitutionnel au Sénégal

    Ousmane Diagne prend la tête du Conseil constitutionnel au Sénégal

    Une nouvelle page s’ouvre pour le Conseil constitutionnel du Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye a officialisé la nomination d’Ousmane Diagne à sa présidence, succédant ainsi à Mamadou Badio Camara, décédé en fonction. Ce décret, publié le 13 juillet, marque un tournant institutionnel dans le pays.

    Cette décision intervient après que la haute juridiction a rendu un avis décisif sur la réforme constitutionnelle, adoptée par l’Assemblée nationale. Une issue favorable pour le chef de l’État, qui avait sollicité l’avis des Sages pour confirmer la légalité de cette révision. Cependant, cette nomination représente un revers pour le Pastef d’Ousmane Sonko, principal instigateur de la réforme.

    Le Conseil constitutionnel joue un rôle central dans le paysage politique sénégalais. Ses missions couvrent le contrôle de la conformité des lois à la Constitution, l’examen des litiges électoraux et la validation des processus électoraux, garantissant ainsi l’équité et la légalité des scrutins.

  • Gabon : budget 2027, les choix stratégiques qui façonneront le pays

    Gabon : budget 2027, les choix stratégiques qui façonneront le pays

    Économie

    Gabon : budget 2027, les choix stratégiques qui façonneront le pays

    Libreville, mardi 14 juillet 2026 – Le Gabon s’engage dans une phase décisive de son avenir économique. Les arbitrages budgétaires pour 2027 ne se limitent pas à des chiffres : ils dessinent les contours du Gabon de demain.

    Les conférences budgétaires lancées par l’exécutif gabonais marquent le début d’un processus politique et économique clé. Ces réunions, présidées par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, réunissent les principaux acteurs économiques du pays. Leur mission ? Définir la répartition des ressources publiques dans un contexte mondial incertain, marqué par des tensions inflationnistes et des attentes croissantes des citoyens en matière de services publics et de pouvoir d’achat.

    Thierry Minko, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, et également chargé de la lutte contre la vie chère, a dévoilé le calendrier des travaux. Dès aujourd’hui, les membres du gouvernement entament une réflexion approfondie pour concevoir un budget aligné sur les priorités nationales.

    Au-delà des aspects techniques, cette démarche envoie un signal politique fort : le futur budget devra être à la fois efficace, équilibré et tourné vers l’impact social.

    Un budget axé sur le pouvoir d’achat et le bien-être des Gabonais

    Le gouvernement gabonais a clairement indiqué la couleur. La priorité absolue sera donnée au maintien du pouvoir d’achat des ménages et à l’amélioration du quotidien des citoyens. Face à un environnement économique mondial encore fragile, marqué par des fluctuations des prix des matières premières et une hausse généralisée du coût de la vie, cette orientation reflète une volonté politique affirmée.

    Les ressources publiques seront donc orientées vers des secteurs à fort impact social : santé, éducation, infrastructures, soutien aux investissements productifs, sécurité alimentaire et politiques sociales. Thierry Minko a précisé que les conférences budgétaires se dérouleront en deux phases. D’abord, chaque ministère présentera ses priorités et besoins financiers. Ensuite, une analyse technique évaluera la faisabilité des projets et leur adéquation avec les capacités budgétaires de l’État.

    L’objectif ? Garantir une dépense publique de qualité, éviter les déséquilibres observés par le passé et maximiser l’efficacité des fonds alloués.

    Le Plan national de croissance et de développement au cœur du budget

    Autre élément marquant de cette phase préparatoire : le renforcement du rôle central du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Ce document stratégique, déjà validé par les autorités, devient la pierre angulaire de l’action publique.

    « Le budget 2027 sera entièrement aligné sur le PNCD », a déclaré Thierry Minko. Cette affirmation marque une rupture avec les pratiques passées, où certains budgets étaient parfois perçus comme déconnectés des stratégies nationales de long terme.

    Désormais, chaque projet, chaque investissement devra démontrer sa contribution directe aux objectifs du PNCD. Cette approche vise à renforcer la cohérence des politiques publiques et à optimiser l’impact économique et social des dépenses engagées.

    Un équilibre délicat avec le Fonds monétaire international

    Les prochains mois seront également rythmés par les discussions avec le Fonds monétaire international. Sur ce dossier sensible, le gouvernement gabonais affiche une position ferme : le futur accord avec l’institution ne devra ni compromettre les avancées sociales récentes ni freiner les investissements prioritaires pour le développement du pays.

    Cette position illustre la volonté des autorités de concilier rigueur budgétaire et justice sociale. L’enjeu ? Préserver la crédibilité financière du Gabon tout en maintenant les moyens nécessaires à sa transformation économique.

    Plusieurs étapes constitutionnelles jalonneront le parcours avant l’adoption définitive de la Loi de finances 2027. Le projet devra recueillir l’avis du Conseil économique, social et environnemental, de la Cour des comptes ainsi que du Conseil d’État avant d’être soumis à l’Assemblée nationale.

    Pour Hermann Immongault, cette préparation rigoureuse est essentielle pour éviter les erreurs du passé et permettre à chaque membre du gouvernement de défendre un budget réaliste, cohérent et fidèle aux priorités nationales. Car un budget n’est pas qu’un simple document financier : il incarne les choix de société d’un État et son projet pour l’avenir de sa population.

    Les conférences budgétaires lancées aujourd’hui ouvrent donc bien plus qu’un exercice administratif. Elles lancent la construction du Gabon de 2027.

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