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  • La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire se démarque par sa capacité à attirer des financements internationaux, dépassant largement ses objectifs avec un engagement de plus de 80 milliards de dollars pour son Plan national de développement. Ce succès témoigne de la solidité de son économie et de sa stabilité retrouvée, favorisant l’intérêt des investisseurs.

    La Côte d’Ivoire a obtenu des investissements publics internationaux quatre fois plus élevés qu’espéré pour financer son Plan national de développement (PND) d’ici 2030, a annoncé le ministre du Plan à la presse jeudi.

    Le pays confirme ainsi son attractivité économique, avec une des croissances les plus robustes de la région – 6,5% de moyenne ces dernières années – et une stabilité retrouvée après une décennie de crise politico-militaire au début des années 2000.

    Un événement réunissait à Abidjan mercredi et jeudi des membres du gouvernement et des centaines d’investisseurs publics et privés pour financer le PND qui comprend notamment des mesures sécuritaires, la modernisation de l’agriculture (20% du PIB), la création et l’accompagnement d’importantes entreprises pour en faire des « champions nationaux » et des infrastructures routières, dont un TGV.

    Montant des financements obtenus

    La Côte d’Ivoire recherchait un « financement public estimé à environ 20 milliards de dollars », finalement, « les partenaires au développement se sont engagés à accompagner la Côte d’Ivoire pour plus de 80 milliards de dollars, donc quatre fois le montant que nous sollicitons », a déclaré le ministre Souleymane Diarrassouba en marge de l’événement.

    Il s’agit notamment de bailleurs de fonds internationaux comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne.

    « Cela montre que tous nos indicateurs sont quasiment au vert », a-t-il dit, rappelant attendre « plus de 70% » des financements du secteur privé, soit plus de 147 milliards de dollars.

    Le montant total du financement du PND est estimé à 209 milliards de dollars, auquel l’État ivoirien participe également.

    La Côte d’Ivoire avait déjà montré son attractivité en février lors d’une levée de fonds de 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux, à un taux d’intérêt particulièrement favorable pour un pays émergent.

    Plus tard, fin juin, le FMI avait annoncé pouvoir décaisser près de 833 millions de dollars en faveur de ce pays dans le cadre de plusieurs programmes d’aide.

    Il avait salué une économie « résiliente », s’attendant toutefois à un ralentissement de la croissance à 6% en 2026 contre 6,5% en 2025, et à une augmentation de l’inflation qui devrait s’établir à environ 3,3% cette année.

    L’économie ivoirienne, historiquement centrée sur l’agriculture, tente de se diversifier depuis plusieurs années, notamment avec des découvertes minières, gazières et pétrolières.

    Côte d`Ivoireéconomie
  • La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire se démarque par sa capacité à attirer des financements internationaux, dépassant largement ses objectifs avec un engagement de plus de 80 milliards de dollars pour son Plan national de développement. Ce succès témoigne de la solidité de son économie et de sa stabilité retrouvée, favorisant l’intérêt des investisseurs.

    La Côte d’Ivoire a obtenu des investissements publics internationaux quatre fois plus élevés qu’espéré pour financer son Plan national de développement (PND) d’ici 2030, a annoncé le ministre du Plan à la presse jeudi.

    Le pays confirme ainsi son attractivité économique, avec une des croissances les plus robustes de la région – 6,5% de moyenne ces dernières années – et une stabilité retrouvée après une décennie de crise politico-militaire au début des années 2000.

    Un événement réunissait à Abidjan mercredi et jeudi des membres du gouvernement et des centaines d’investisseurs publics et privés pour financer le PND qui comprend notamment des mesures sécuritaires, la modernisation de l’agriculture (20% du PIB), la création et l’accompagnement d’importantes entreprises pour en faire des « champions nationaux » et des infrastructures routières, dont un TGV.

    Montant des financements obtenus

    La Côte d’Ivoire recherchait un « financement public estimé à environ 20 milliards de dollars », finalement, « les partenaires au développement se sont engagés à accompagner la Côte d’Ivoire pour plus de 80 milliards de dollars, donc quatre fois le montant que nous sollicitons », a déclaré le ministre Souleymane Diarrassouba en marge de l’événement.

    Il s’agit notamment de bailleurs de fonds internationaux comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne.

    « Cela montre que tous nos indicateurs sont quasiment au vert », a-t-il dit, rappelant attendre « plus de 70% » des financements du secteur privé, soit plus de 147 milliards de dollars.

    Le montant total du financement du PND est estimé à 209 milliards de dollars, auquel l’État ivoirien participe également.

    La Côte d’Ivoire avait déjà montré son attractivité en février lors d’une levée de fonds de 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux, à un taux d’intérêt particulièrement favorable pour un pays émergent.

    Plus tard, fin juin, le FMI avait annoncé pouvoir décaisser près de 833 millions de dollars en faveur de ce pays dans le cadre de plusieurs programmes d’aide.

    Il avait salué une économie « résiliente », s’attendant toutefois à un ralentissement de la croissance à 6% en 2026 contre 6,5% en 2025, et à une augmentation de l’inflation qui devrait s’établir à environ 3,3% cette année.

    L’économie ivoirienne, historiquement centrée sur l’agriculture, tente de se diversifier depuis plusieurs années, notamment avec des découvertes minières, gazières et pétrolières.

    Côte d`Ivoireéconomie
  • Lutte contre la traite au Tchad renforcée par le gouvernement

    Lutte contre la traite au Tchad renforcée par le gouvernement

    Le Tchad renforce son engagement dans la lutte contre la traite des êtres humains, ciblant particulièrement les femmes et les mineurs. Une directive gouvernementale récente rappelle aux acteurs judiciaires et sécuritaires l’urgence d’agir avec fermeté.

    Renforcement des mesures contre l'exploitation humaine au Tchad

    Des lois strictes pour protéger les populations vulnérables

    La traite des personnes représente une atteinte grave aux droits fondamentaux, souvent liée à l’exploitation sexuelle ou au travail forcé. Conscient de cette menace, le Tchad, signataire de la Convention des Nations Unies contre la Criminalité Transnationale Organisée depuis 2009, a renforcé son arsenal juridique avec des textes comme l’ordonnance Nº006/PR/2018 et la loi Nº12/PR/2018.

    Une feuille de route claire pour les autorités

    Une circulaire officielle a été envoyée aux responsables régionaux et locaux, exigeant une application immédiate des mesures anti-traite. Les enquêtes doivent être menées sans délai, les procès-verbaux rédigés avec précision et les dossiers systématiquement transmis aux tribunaux compétents. Chaque cas identifié doit être signalé au Secrétariat Général du Ministère de la Justice ainsi qu’à la Commission Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes pour un suivi constant.

    Vers une stratégie nationale coordonnée

    Les gouverneurs des provinces sont mobilisés pour appliquer ces directives avec rigueur. Leur mission inclut la création d’une base de données centralisée, essentielle pour affiner les politiques publiques et éradiquer ce phénomène au Tchad. Cette approche globale vise à protéger durablement les victimes et à sanctionner les réseaux criminels.

  • Lutte renforcée contre l’exploitation humaine au Tchad

    Lutte renforcée contre l’exploitation humaine au Tchad

    Le Tchad renforce son combat contre la traite des êtres humains

    Le gouvernement tchadien accélère ses actions pour éradiquer le fléau de la traite des personnes, ciblant particulièrement les populations les plus vulnérables comme les femmes et les mineurs. Cette mobilisation s’appuie sur une application stricte des textes législatifs en vigueur, avec une coordination renforcée entre les secteurs judiciaire et sécuritaire.

    Le Tchad renforce ses mesures contre l'exploitation humaine

    Une circulaire ministérielle a été diffusée auprès des responsables des forces de l’ordre et des magistrats pour rappeler l’urgence d’agir. Cette note souligne les procédures à suivre et insiste sur l’importance d’une répression systématique de ce crime organisé. La traite des êtres humains, souvent liée à l’exploitation sexuelle ou au travail forcé, constitue une violation majeure des droits fondamentaux.

    Un arsenal juridique renforcé pour protéger les victimes

    Le Tchad, qui a ratifié la Convention des Nations Unies contre la Criminalité Transnationale Organisée dès 2009, dispose désormais d’un cadre légal solide pour combattre ce phénomène. Deux textes majeurs encadrent cette lutte : l’ordonnance Nº006/PR/2018 et la loi Nº12/PR/2018, qui prévoient des sanctions sévères contre les réseaux criminels.

    Les autorités judiciaires sont désormais tenues d’enquêter sans délai sur chaque cas signalé, de rédiger des rapports d’enquête complets et de transmettre systématiquement les dossiers aux tribunaux compétents. Les affaires doivent également être transmises au Secrétariat Général du Ministère de la Justice ainsi qu’à la Commission Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes pour un suivi approfondi.

    Une coordination nationale pour des résultats concrets

    Les représentants locaux, désignés comme points de contact provinciaux, ont pour mission de veiller à l’application rigoureuse des directives. Leur rôle est crucial pour garantir une réponse coordonnée sur l’ensemble du territoire. Cette approche intégrée vise à establishing une base de données nationale fiable, essentielle pour élaborer des stratégies de prévention et de répression adaptées.

    Cette mobilisation s’inscrit dans une volonté politique claire de faire du Tchad un territoire hostile aux réseaux de traite des êtres humains. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité de ces mesures et ajuster les actions en conséquence.

  • Tchad : renforcement des actions contre l’exploitation humaine

    Tchad : renforcement des actions contre l’exploitation humaine

    Le Tchad renforce ses dispositifs pour éradiquer le trafic d’êtres humains, un phénomène particulièrement préjudiciable aux femmes et aux mineurs. Des mesures concrètes ont été mises en place par les autorités pour appliquer avec fermeté les textes législatifs en vigueur.

    Renforcement de la lutte contre l'exploitation humaine au Tchad

    Une mobilisation judiciaire et sécuritaire sans précédent

    Une circulaire récente a été diffusée auprès des services de sécurité et des instances judiciaires pour rappeler l’urgence d’agir face à ce fléau. La traite des personnes, crime odieux touchant principalement les populations vulnérables, fait l’objet d’une attention particulière. Parmi les formes les plus répandues figurent l’exploitation sexuelle et le travail forcé.

    Le Tchad, engagé depuis 2009 dans la lutte internationale contre la criminalité organisée, a adopté des textes majeurs pour endiguer ce phénomène. L’ordonnance Nº006/PR/2018 et la loi Nº12/PR/2018 encadrent désormais les actions répressives et préventives.

    Des procédures accélérées pour une justice efficace

    Les forces de l’ordre et les magistrats sont désormais tenus d’engager des investigations immédiates, de rédiger des rapports d’enquête détaillés et de transmettre systématiquement les dossiers aux tribunaux compétents. Chaque affaire doit être systématiquement signalée au Secrétariat Général du Ministère de la Justice ainsi qu’à la Commission Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes pour un suivi rigoureux.

    Un suivi provincial renforcé

    Les représentants locaux ont pour mission de veiller à l’application scrupuleuse de ces directives. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale visant à constituer une base de données nationale. L’objectif ? Élaborer une politique publique cohérente et efficace pour venir à bout de ce crime au Tchad.

  • Le Tchad s’engage résolument contre la traite des personnes

    Le Tchad s’engage résolument contre la traite des personnes

    Le Tchad accentue significativement ses actions pour enrayer la traite des êtres humains, ciblant particulièrement la protection des femmes et des enfants vulnérables. Pour ce faire, les lois nationales sont appliquées avec une rigueur accrue. Une directive officielle a d’ailleurs été transmise aux hauts fonctionnaires des secteurs sécuritaire et judiciaire, soulignant l’urgence de cette bataille et les protocoles à suivre.

    Le Tchad intensifie sa lutte contre la traite des personnes

    Ce commerce illégal d’êtres humains représente une atteinte flagrante aux droits fondamentaux, se manifestant fréquemment par l’exploitation sexuelle et le travail contraint. Engagé sur la scène internationale, le Tchad a ratifié la Convention des Nations Unies contre la Criminalité Transnationale Organisée dès 2009. Sur le plan interne, des cadres législatifs robustes ont été mis en place pour contrer ce phénomène, à l’image de l’ordonnance Nº006/PR/2018 et de la loi Nº12/PR/2018.

    Les services étatiques sont désormais tenus de diligenter des investigations promptes, d’établir des rapports détaillés et d’acheminer sans délai les affaires aux instances judiciaires appropriées. Par ailleurs, chaque dossier doit impérativement être signalé au Secrétariat Général du Ministère de la Justice ainsi qu’à la Commission Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes, garantissant ainsi un suivi exhaustif et transparent.

    À l’échelle locale, les délégués provinciaux ont pour mission de s’assurer de l’observance rigoureuse de ces nouvelles orientations. Cette vaste mobilisation nationale a pour objectif ultime de constituer un registre centralisé des données, essentiel à l’élaboration d’une stratégie nationale cohérente et performante pour éradiquer la traite des personnes sur le territoire tchadien.

  • Polémique en Ligue 1 : le PSG soutient le report du match de Lyon, la LFP dit non

    Polémique en Ligue 1 : le PSG soutient le report du match de Lyon, la LFP dit non

    Alors que la saison de Ligue 1 ne reprendra que dans plusieurs semaines, une première controverse majeure agite déjà le monde du football français. L’Olympique Lyonnais se retrouve au cœur d’une vive polémique suite au rejet de sa demande par la Ligue de Football Professionnel (LFP) concernant le report de son match d’ouverture de la saison contre Toulouse, initialement programmé le 22 août.

    La raison de cette requête lyonnaise réside dans l’éventualité d’un barrage crucial pour la Ligue des champions. Si l’OL franchit le troisième tour préliminaire, il devrait disputer l’aller de ce barrage les 18 ou 19 août, et le retour les 25 ou 26 août. Ces dates coïncideraient directement avec le début de leur calendrier en championnat, posant un défi logistique et sportif majeur pour les Gones.

    Le directeur général de l’Olympique Lyonnais, Michael Gerlinger, a exprimé sa « surprise » face à cette décision lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi. Les réactions des supporters, notamment du groupe influent des Bad Gones, se sont montrées bien plus acerbes. Un communiqué officiel du groupe a vivement critiqué la LFP, l’accusant de « discours de façade » et dénonçant un « favoritisme » manifeste envers le Paris Saint-Germain.

    Un sentiment de « traitement à deux vitesses »

    Les fans lyonnais ont rappelé les multiples reports de matchs de championnat accordés au club de la capitale lors de ses échéances importantes en Ligue des champions ces dernières saisons. Ils estiment que la LFP fait preuve d’une « incapacité à garantir un minimum d’équité et de cohérence dans ses décisions ».

    Le communiqué des Bad Gones, diffusé ce jeudi, souligne avec force que « les règles semblent s’assouplir dès qu’il s’agit du PSG ». Il évoque également une « dangereuse proximité » entre la LFP et l’entourage de Nasser al-Khelaïfi, affirmant que « le sentiment d’un traitement à deux vitesses ne cesse de s’amplifier » à chaque nouvelle décision.

    Pourtant, le Paris Saint-Germain a bel et bien voté en faveur du report de la rencontre Lyon-Toulouse lors de la réunion de la Ligue. L’instance dirigeante du football français n’a pas fourni de justification officielle à sa décision. Néanmoins, il est rapporté qu’un argument majeur évoqué en Conseil d’administration concernait l’opportunité de maintenir une première journée de Ligue 1 sans matchs décalés, d’autant plus que Ligue 1+ détient désormais l’exclusivité de diffusion de toutes les affiches.

  • Mali : Un convoi militaire de l’armée et d’Africa Corps pris dans une embuscade près de Tabankort

    Mali : Un convoi militaire de l’armée et d’Africa Corps pris dans une embuscade près de Tabankort


    Un convoi stratégique des Forces armées maliennes (Fama) et de leurs partenaires russes de l’Africa Corps est actuellement la cible d’une offensive majeure au nord du Mali. Partie mardi de Gao en direction d’Anéfis, dans la région de Kidal, cette colonne d’une soixantaine de véhicules transportant des troupes et des équipements militaires a été attaquée ce jeudi 9 juillet 2026 au matin par une coalition composée des indépendantistes du FLA et des jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda.
     
    L’embuscade a été tendue aux alentours de 8h30 à Tin Araban, une localité située à une dizaine de kilomètres de Tabankort et à moins de cent kilomètres d’Anéfis. Les affrontements, qui alternent entre phases intenses et accalmies, durent depuis plusieurs heures. Joint par RFI, le mouvement indépendantiste revendique la destruction de plusieurs véhicules militaires, de blindés ainsi que de drones. De son côté, l’armée malienne n’a pas communiqué officiellement, mais une source sécuritaire directement impliquée rapporte que les forces maliennes et russes ont également détruit plusieurs véhicules des groupes assaillants. Bien que des pertes humaines soient signalées de part et d’autre, aucun bilan fiable n’est disponible pour le moment.
     
    Ce convoi achemine des renforts cruciaux pour sécuriser le camp militaire d’Anéfis, encerclé et attaqué conjointement par le FLA et le Jnim depuis samedi dernier. Bien que l’armée malienne et ses alliés russes parviennent toujours à tenir la position, l’issue de cette bataille pour le contrôle du camp dépendra grandement de la capacité de ce convoi à atteindre sa destination.
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  • Gabon–Madagascar : l’expérience de la transition gabonaise inspire l’UA et l’ONU

    Gabon–Madagascar : l’expérience de la transition gabonaise inspire l’UA et l’ONU

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    Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu une mission conjointe de l’Union africaine et des Nations Unies venue s’inspirer de l’expérience gabonaise en matière de transition politique et de refondation institutionnelle. Cette démarche s’inscrit dans l’accompagnement du processus engagé à Madagascar, sous la conduite du président Michaël Randrianirina.

    Le Gabon continue de capitaliser sur son retour à l’ordre constitutionnel. Reçue par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, une mission conjointe de l’Union africaine et des Nations Unies, conduite par Mohamed Idrissa Farah et Parfait Onanga-Anyanga, est venue échanger sur les enseignements de la transition gabonaise.

    Cette rencontre intervient dans le cadre du processus de refondation engagé par Madagascar, qui entend tirer parti du modèle gabonais, notamment en matière de dialogue national, de réforme institutionnelle et d’organisation d’élections crédibles.

    Une transition présentée comme modèle de stabilité

    Au cours des échanges, le président de la République a rappelé les piliers ayant structuré la transition gabonaise : inclusivité, respect du calendrier, dialogue national participatif, préservation de la paix et de la cohésion sociale.

    Selon les autorités, ces principes ont permis l’organisation d’élections libres et transparentes, consacrant le retour à l’ordre constitutionnel et la restauration des institutions républicaines.

    Madagascar dans une logique de refondation

    La mission UA-ONU s’inscrit également dans la dynamique engagée à Antananarivo, où le président Michaël Randrianirina conduit un processus de refondation comprenant une réforme constitutionnelle, un dialogue national inclusif et des échéances électorales.

    En choisissant Libreville comme cadre d’échanges, l’Union africaine et les Nations Unies reconnaissent les avancées du Gabon et encouragent le partage d’expériences entre États africains engagés dans des transitions institutionnelles.

  • Mobilité urbaine au Maroc : le gouvernement encadre strictement les trottinettes électriques

    Mobilité urbaine au Maroc : le gouvernement encadre strictement les trottinettes électriques

    mobilité urbaine au Maroc : le gouvernement encadre strictement les trottinettes électriques

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    Lors de sa séance hebdomadaire, le Conseil de gouvernement a validé deux décrets majeurs : l’un modernise le passeport biométrique marocain, l’autre établit un cadre légal pour les engins de déplacement personnel motorisés.

    Réuni à Rabat sous la présidence du chef du gouvernement, le Conseil de gouvernement a approuvé, jeudi dernier, un projet de décret visant à actualiser le texte de 2008 relatif au passeport biométrique. Présenté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ce texte introduit une nouvelle génération de passeports équipés de dispositifs anti-fraude renforcés.

    Selon le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, cette réforme a pour but de lutter efficacement contre les tentatives de falsification tout en valorisant l’identité nationale. Un arrêté conjoint des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères déterminera les modalités d’application de ce nouveau document. Les passeports biométriques en circulation conserveront leur validité jusqu’à leur remplacement progressif.

    Des règles strictes pour les trottinettes électriques au Maroc

    Le gouvernement a également adopté un projet de décret modifiant le Code de la route pour intégrer les engins de déplacement personnel motorisés, dont les trottinettes électriques. Ce texte impose désormais une vitesse maximale de 25 km/h, le port obligatoire d’un casque homologué et l’interdiction formelle de porter des écouteurs pendant la conduite afin de garantir une meilleure vigilance.

    Les enfants de moins de huit ans se voient interdire l’usage de ces engins sur la voie publique. Le décret prévoit également des dispositions spécifiques pour le transport des jeunes enfants, assurant ainsi une sécurité optimale.

    Un cadre légal adapté aux nouvelles mobilités urbaines

    Cette initiative gouvernementale s’inscrit dans une démarche plus large visant à accompagner l’essor des mobilités alternatives dans les villes marocaines. Elle cherche à concilier innovation technologique, sécurité des usagers et partage harmonieux de l’espace public.

    Les autorités marocaines estiment que ces mesures permettront de limiter les comportements à risque tout en favorisant le développement de solutions de déplacement durables et sécurisées.

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  • Le Maroc modernise son passeport biométrique et régule l’usage des trottinettes électriques

    Le Maroc modernise son passeport biométrique et régule l’usage des trottinettes électriques

    Le Conseil de gouvernement, réuni récemment à Rabat, a validé deux projets de décret majeurs impactant directement la vie des citoyens marocains. Ces initiatives visent à la fois à renforcer la sécurité des documents d’identité nationaux et à encadrer l’utilisation croissante des engins de déplacement personnel motorisés, notamment les trottinettes électriques, pour une meilleure sécurité routière au Maroc.

    Un passeport marocain de nouvelle génération pour une sécurité accrue

    Lors de cette session gouvernementale, un projet de décret modifiant le texte fondateur du passeport biométrique marocain, datant de 2008, a été adopté. Présenté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, cette réforme marque le lancement d’une nouvelle génération de passeports. Ces derniers seront équipés de dispositifs de sécurité renforcés, offrant une protection optimale contre la fraude et la falsification des documents.

    Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a souligné que ce nouveau document d’identité est conçu pour mieux préserver l’intégrité du passeport marocain tout en valorisant l’identité nationale dans toutes ses dimensions. Les modalités précises de délivrance de ce passeport modernisé seront définies ultérieurement par un arrêté conjoint des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Il est important de noter que les passeports biométriques actuels resteront valides et seront remplacés progressivement.

    Trottinettes électriques : une réglementation pour la sécurité urbaine au Maroc

    Parallèlement, le gouvernement a également approuvé un projet de décret visant à adapter le Code de la route aux nouvelles réalités des mobilités urbaines. Ce texte intègre spécifiquement les engins de déplacement personnel motorisés, à l’image des trottinettes électriques, qui connaissent un essor considérable dans les villes marocaines.

    Les nouvelles règles clés pour les utilisateurs de trottinettes électriques :

    • La vitesse maximale autorisée est désormais plafonnée à 25 km/h.
    • Le port d’un casque homologué devient obligatoire pour tous les usagers.
    • L’utilisation d’écouteurs ou de casques audio est strictement interdite pendant la conduite, afin de garantir une pleine perception de l’environnement routier.
    • Les enfants de moins de huit ans ne sont plus autorisés à utiliser ces engins sur la voie publique.
    • Des équipements spécifiques devront être utilisés pour le transport de jeunes enfants, assurant leur sécurité.

    Cette réforme législative répond à la nécessité d’établir un cadre juridique clair et équilibré. L’objectif est de concilier l’innovation en matière de mobilité, la sécurité des usagers et un partage harmonieux de l’espace public dans les agglomérations marocaines. Les autorités espèrent que ces dispositions contribueront à réduire les comportements à risque et à accompagner de manière sécurisée le développement des modes de déplacement alternatifs.

  • Afrique subsaharienne : les 10 régimes les plus autoritaires

    Afrique subsaharienne : les 10 régimes les plus autoritaires

    Dix régimes autoritaires qui sévissent en Afrique subsaharienne

    Lire uniquement le texte pour utiliser moins de données
    Selon V-Dem Institut une dizaine de régimes en Afrique sont considérés comme des autocraties fermées.

    Crédit photo, Avec Getty images

      • Author, Abdou Aziz Diédhiou
      • Role, BBC Afrique News
    • Published
    • Temps de lecture: 12 min

    Dans certains pays en Afrique, s’exprimer librement sur des questions politiques ou critiquer les dirigeants au pouvoir, peut vous valoir un séjour en prison, voire tout simplement vous coûter la vie. Durant ces dernières décennies, de nombreux régimes ont pris une tournure autocratique, restreignant la liberté d’expression, réprimant toute voix discordante et contrôlant tout processus électoral s’il existe et rendant presque impossible l’exercice de la démocratie.

    Une Démocratie en berne

    Le processus électoral en Guinée-Bissau a été interrompu par un groupe de militaires qui a renversé le président sortant candidat à sa propre réélection au moment du décomptage des votes.

    Crédit photo, AFP via Getty Images

    Sur 55 pays africains, une dizaine sont devenus des régimes autocratiques fermés, 26 sont des autocraties électorales selon l’Institut Varieties of Democracy (V-Dem).

    Ce recul de la démocratie en Afrique est un fait établi par l’institut V-Dem dans son rapport de 2026 sur l’état de la démocratie dans le monde.

     »La démocratie est revenue à son niveau de 1978 pour le citoyen moyen à l’échelle mondiale » écrit l’institut basé à l’Université de Göteborg en Suède, dans son rapport.

     »Les acquis de la « troisième vague de démocratisation », qui a débuté en 1974 au Portugal » avec la Révolution des œillets qui a mis fin au régime de Salazar et qui a gagné de nombreuses parties du globe sont  »presque entièrement effacés ».

    Selon V-Dem Institut, le niveau de démocratie pour le citoyen moyen en Europe occidentale et en Amérique du Nord est à son plus bas niveau depuis plus de 50 ans, principalement en raison de l’autocratisation continue aux États-Unis.

    Ailleurs en Afrique, on assiste à un même déclin des acquis démocratiques qui ont été obtenus il y a 25 ans et qui ont fait naitre beaucoup d’espoirs sur le continent.

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    Une majorité de la population vit dans des régimes autoritaires

    À la fin de l’année 2025, « le monde comptait 92 autocraties, contre 87 démocraties. Ainsi, 74 % de la population mondiale (6 milliards de personnes) vivaient désormais dans des autocraties, tandis que seuls 7 % de la population mondiale (0,6 milliard de personnes) vivaient dans des démocraties libérales ».

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    Un profond renversement de tendance s’est opéré au cours des dernières décennies, contrastant avec l’optimisme qui avait marqué le début du XXIe siècle.

    « Presque tous les aspects de la démocratie ont connu un recul considérable au cours de la dernière décennie. En 2025, la liberté d’expression a régressé dans 44 pays, tandis que la torture a continué d’être utilisée pour réprimer l’opposition politique. Par ailleurs, 33 pays ont enregistré une détérioration significative de leur situation démocratique. »

    « Trois tendances distinctes se dégagent clairement de cette vague : un recul de la démocratie dans certaines démocraties traditionnellement stables ; des revers importants, voire l’effondrement de la démocratie, dans des pays qui s’étaient démocratisés avec succès à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle ; enfin, un renforcement de l’autocratie dans des États déjà autocratiques », écrit l’Institut V-Dem.

    L’Afrique subsaharienne, terre hostile à la démocratie

    Des manifestants défilent dans les rues d'Ojota, à Lagos, lors des célébrations du 12 juin commémorant le rétablissement de la démocratie en 1999, brandissant des pancartes dénonçant l'enlèvement d'élèves et d'enseignants le 12 juin 2026.

    Crédit photo, AFP via Getty Images

    En Afrique subsaharienne, le niveau de démocratie dans la région est désormais revenu à celui du début des années 2000, selon deux indicateurs : la recrudescence des coups d’État militaires dans la région du Sahel et le renforcement des régimes autocratiques.

     »Le renforcement des régimes autocratiques dans des pays comme la République centrafricaine, le Mozambique et le Togo contribuent à cette évolution négative » note V-Dem Institute.

    Dans la région, la grande majorité – 66 % de la population – vit sous des régimes autocratiques.

    Les autocraties électorales, telles que l’Éthiopie, la Tanzanie et l’Ouganda, abritent 48 % de la population.

    Environ 14 % de la population vit dans des régimes autocratiques fermés.

    Seules 10 % résident dans des démocraties électorales telles que le Botswana, le Ghana, l’Afrique du Sud etc et 24 % dans des pays démocratiques de la « zone grise », tels que le Kenya et le Nigeria.

    Voici le Top 10 des régimes autoritaires fermés en Afrique subsaharienne

    1- Erythrée

    En plus de trois décennies, l'Erythrée n'a jamais organisé d'élections présidentielles.

    Crédit photo, Getty Images

    À partir du milieu des années 1990, les Érythréens ont connu une période d’ouverture relative, marquée par l’émergence de journaux indépendants donnant la parole à des voix critiques, y compris au sein du parti au pouvoir, le Front populaire pour la démocratie et la justice (PFDJ).

    L’Assemblée nationale de transition avait fixé une date pour les élections, une commission électorale était en cours de création et des projets de loi sur les partis politiques faisaient l’objet de discussions. Après sa longue guerre d’indépendance contre l’Éthiopie, le pays semblait s’engager progressivement sur la voie de la démocratisation.

    Contre toute attente, le pouvoir change toutefois de cap en septembre 2001. Alors que l’attention du monde est focalisée sur les attentats du 11 septembre aux États-Unis, les autorités ferment en une seule journée tous les journaux indépendants, réduisant au silence les principales voix critiques du pays. De nombreux journalistes sont arrêtés et disparaissent sans laisser de traces.

    Parallèlement, le gouvernement arrête 11 membres du groupe connu sous le nom de G-15, parmi lesquels figurent trois anciens ministres des Affaires étrangères, un ancien chef d’état-major des forces armées et plusieurs membres de l’Assemblée nationale. Depuis leur arrestation, aucune information officielle crédible n’a été communiquée sur leur sort.

    Les espoirs de démocratie nourris par de nombreux Érythréens s’évanouissent alors, laissant place à l’un des régimes les plus fermés et les plus autoritaires du continent africain.

    En plus de trois décennies de pouvoir du président Isaias Afwerki, aucune élection présidentielle n’a jamais été organisée en Érythrée.

    2- Burkina Faso

    Le capitaine Ibrahim Traoré qui a dissous les partis politiques a déclaré que ''La démocratie, c'est pas pour nous''.

    Crédit photo, AFP via Getty Images

    Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2022, le chef de la junte militaire au Burkina Faso ne cache pas son aversion pour la démocratie.

    Le pouvoir militaire a suspendu la diffusion de nombreux médias internationaux et expulsé certains de leurs journalistes.

    En octobre dernier, il dissout la Commission électorale nationale indépendante (CENI), puis tous les partis politiques cinq mois plus tard en février 2026.

    Dans un entretien diffusé à la télévision nationale, le 2 avril dernier le capitaine Traoré a appelé les Burkinabés à « oublier la question de la démocratie », alors que les partis politiques ont été dissous.

     »On ne parle même pas d’élections d’abord (…), il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c’est pas pour nous » a t-il déclaré.

    Engagé dans une guerre contre les mouvements terroristes, le régime militaire procède parfois à des enlèvements des opposants et voix critiques du pays. Certaines personnes qui osent critiquer son régime sont parfois envoyés au front aux côtés de l’armée même s’ils sont des civils.

    3- Mali: Retour à la case départ

    La junte militaire a dissous les partis politiques et a restreint la liberté d'expression.

    Crédit photo, (Photo de MICHELE CATTANI/AFP via Getty Images)

    Le 26 mars 1991, une insurrection populaire met fin au régime dictatorial du général Moussa Traoré au Mali.

    Un jeune officier de l’armée, Amadou Toumani Touré, prend alors le pouvoir avec l’ambition d’engager le pays sur la voie de la démocratie.

    Après une période de transition, le Mali organise des élections pluralistes qui portent Alpha Oumar Konaré à la présidence. Commence alors une expérience démocratique qui fera longtemps figure de modèle en Afrique de l’Ouest.

    Mais trois décennies plus tard, le pays semble revenu à son point de départ.

    Depuis 2020, les militaires qui ont pris le pouvoir à la suite de deux coups d’État successifs ont progressivement interrompu le processus démocratique.

    L’espace civique et politique s’est considérablement rétréci. Les partis politiques ont été dissous et les activités de nombreuses organisations de la société civile fortement restreintes.

    Des responsables politiques ont été arrêtés ou emprisonnés, tandis que des journalistes, des militants et certains opposants ont été contraints de quitter le pays.

    Engagé dans une guerre contre les groupes jihadistes, le régime militaire, qui s’était initialement engagé à mener une transition de quatre ans, s’est maintenu au pouvoir et ne fixe désormais plus de calendrier précis pour un retour à l’ordre constitutionnel.

    4- Niger : le grand bon en arrière

    Le général Abdourahamane Tiani a dissous les partis politiques au Niger.

    Crédit photo, ORTN – Télé Sahel/AFP via Getty Images

    A l’instar des autres pays de la région, le Niger vit également un déclin de la démocratie.

    Le pays a pourtant connu l’ouverture politique dans les années 90 passant entre 1991 et 1993 d’un régime de parti unique, à un régime politique plus ouvert avec la reconnaissance du multipartisme.

    Depuis des régimes civils se sont succédé au pouvoir dans les années 2000 dont celui de Mahamadou Issoufou, élu en 2011 pour un mandat de cinq ans, puis réélu en 2016.

    Le renversement de son successeur Mohamed Bazoum par un groupe de militaires en 2023 a marqué un retour vers l’autoritarisme militaire avec un régime supprimant les partis politiques, reportant sine die les élections et la transition vers un régime civil et renforçant son contrôle sur tout l’appareil politique, étouffant la liberté d’expression dans le pays.

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    5- Soudan du Sud

    Depuis son accession à l'indépendance le Soudan du Sud n'a pas retrouvé le chemin de la démocratie. Le pays est plongé dans une guerre civile sanglante marquée par des violations énormes des droits de l'homme.

    Crédit photo, (Photo : ASHRAF SHAZLY / AFP via Getty Images)

    Après des années de lutte pour obtenir son indépendance, le pouvoir sud soudanais est dominé par le parti unique : le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), dirigé par le président Salva Kiir.

    Depuis l’indépendance du pays en juillet 2011, tout l’appareil d’État est contrôlé de facto par le SPLM, réduisant comme peau de chagrin l’espace démocratique.

    Depuis le déclenchement de la guerre civile en 2013, le pouvoir est partagé de manière conflictuelle entre le président Salva Kiir et son rival, le vice-président Riek Machar.

    Quant à la démocratie, elle demeure inconnue par les citoyens du dernier Etat africain indépendant.

    6- Soudan

    Depuuis plusieurs années, le Soudan est ravagé par des guerres civiles sanglantes.

    Crédit photo, (Photo : Ebrahim Hamid / AFP via Getty Images)

    C’est un régime militaire dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhan, président du Conseil de souveraineté qui dirige le Soudan.

    Depuis plusieurs années, le Soudan est ravagé par une guerre civile destructrice où les forces gouvernementales affrontent les Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire rival.

    Les organisations de défense des droits humains dénoncent les nombreux massacres et autres violations des droits de l’homme commis par les belligérants en toute impunité.

    7- Somalie

    Les Somaliens sont restés plus de cinquante ans sans goûter au suffrage universel.

    Crédit photo, « PRÉSIDENCE DE LA SOMALIE / PHOTO FOURNIE »

    Depuis le coup d’Etat de Siad Barre en 1969, les Somaliens n’ont jamais eu l’occasion de choisir librement ceux qui les gouvernent.

    Siad Barre avait mis fin au multipartisme, suspendu la constitution et instauré un régime autocratique qui a plongé le pays dans la guerre civile dans les années 90.

    Ces dernières années, le pays se cherche une voie lui permettant de mettre fin à plus d’un demi-siècle de silence démocratique avec l’instauration du suffrage universel et l’organisation d’élections multipartites.

    8- République de Guinée

    Le pouvoir du Général Mamady Doumbouya s'est durci en République de Guinée.

    Crédit photo, (Photo de CELLOU BINANI/AFP via Getty Images)

    En République de Guinée, malgré l’organisation d’élections en décembre 2025 et en mai 2026, le pouvoir a pris une tournure de plus en plus autoritaire, marquée par des arrestations, des disparitions et des décès controversés de personnalités publiques en détention.

    Lors de l’élection présidentielle de décembre 2025, le général Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État en 2021, a été déclaré vainqueur avec 86,72 % des suffrages.

    Les principaux leaders de l’opposition avaient auparavant été écartés de la course présidentielle, suscitant des critiques quant à l’équité du scrutin.

    Plusieurs organisations de la société civile ont dénoncé une dérive autoritaire du régime, caractérisée par un rétrécissement de l’espace civique et politique. Elles pointent notamment la suspension de plusieurs partis politiques, les restrictions imposées aux manifestations ainsi que les sanctions prises contre des organes de presse par la Haute Autorité de la communication.

    9- Eswatini

    L'Eswatini est une monarchie absolue.

    Crédit photo, (Photo de Darren Stewart/Gallo Images via Getty Images)

    L’Eswatini est la dernière monarchie absolue d’Afrique.

    Le roi Mswati III concentre tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire), et exerce un contrôle sur la police, l’armée et le système judiciaire du royaume.

    Depuis un décret royal de 1973, les partis politiques sont bannis dans le pays. L’Assemblée nationale du royaume compte au total 69 députés dont 10 sont nommés directement par le roi.

    « Des élections sont une compétition entre partis politiques. Mais ici, on assiste à une non-élection, un système de nomination par les royalistes. Si vous y participez, vous ne pouvez pas défendre vos idées politiques », a expliqué en 2018 Alvit Dlamini la présidente du NNLG, le plus ancien parti du pays.

    10- Guinée-Bissau

    Les militaires Bissao-guinéens ont interrompu le processus électoral en s'emparant du pouvoir en novembre 2025.

    Crédit photo, (Photo : AA Video/Anadolu via Getty Images)

    La Guinée-Bissau est coutumière des crises politiques et institutionnelles qui, au fil des années, l’ont éloignée des standards démocratiques observés dans plusieurs pays africains.

    En novembre 2025, alors que le pays était engagé dans un processus électoral marqué par une présidentielle très disputée et que le dépouillement des voix était en cours, l’armée est sortie de ses casernes pour renverser le président sortant.

    Fait particulièrement inhabituel, c’est le président déchu, Umaro Sissoco Embaló, qui a lui-même annoncé à la communauté internationale avoir été renversé par des militaires.

    À la suite du coup d’État, les opposants politiques ont fait l’objet de diverses restrictions, tandis que les inquiétudes se sont accrues quant au respect des libertés fondamentales et à l’avenir du pluralisme politique dans le pays.

    Bien avant cette rupture de l’ordre constitutionnel, la gouvernance d’Umaro Sissoco Embaló faisait déjà l’objet de critiques.

    Son style de pouvoir était souvent qualifié d’autoritaire par ses adversaires politiques et plusieurs organisations de la société civile.

    Les tensions s’étaient notamment manifestées lors du processus électoral, au point de compliquer les efforts de médiation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui cherchait à favoriser un consensus entre les principaux acteurs politiques afin de préserver la stabilité du pays.