Malgré sa création il y a près de quatre mois à Montreux, le Mécanisme conjoint de vérification élargie (MCVE+), destiné à superviser le respect du cessez-le-feu entre Kinshasa et l’AFC/M23, n’a toujours pas pu entamer ses opérations. Cette paralysie est directement liée à l’expulsion par le mouvement soutenu par le Rwanda d’un des trois officiers congolais. Ces derniers avaient été déployés à la mi-juillet à Goma pour représenter les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au sein de ce dispositif crucial.

L’Alliance fleuve Congo (AFC) et le M23 accusent cet officier d’avoir été un membre des renseignements militaires, une allégation qui a conduit à son renvoi. Cette décision a des répercussions significatives sur le terrain, où les efforts pour maintenir la paix restent fragiles. La question demeure: comment les autorités congolaises réagissent-elles à ces accusations, et quelles sont les implications concrètes de ce blocage persistant pour la stabilité de la région?
