Auteur/autrice : nigeractu

  • Validation des documents stratégiques de l’AMGT : un jalon pour N’Djamena

    Validation des documents stratégiques de l’AMGT : un jalon pour N’Djamena

    Tchad : validation des documents stratégiques de l'AMGT, un pas vers le développement de N'Djamena

    L’atelier de validation des documents stratégiques de l’Agence Municipale des Grands Travaux (AMGT) a été officiellement lancé ce lundi 15 juin 2026 à N’Djamena, marquant une étape clé dans la modernisation de la capitale tchadienne. Directeurs, responsables techniques, cadres municipaux et experts externes ont pris part à cette rencontre.

    Seul le maire de N’Djamena, Sanoussi Hassana Abdoulaye, a pris la parole lors de l’ouverture. Il a rappelé que la première session du conseil d’administration de l’AMGT s’était tenue quelques mois auparavant, jetant les bases d’une meilleure compréhension des missions et ambitions de cette structure. Cette réunion fondatrice a permis, selon lui, de renforcer la cohésion entre les membres du conseil.

    « L’AMGT a été créée pour donner à la commune les moyens de concevoir, planifier, financer et réaliser des projets structurants adaptés aux besoins des citoyens et aux objectifs de développement de N’Djamena. Elle doit assurer une gouvernance efficace et des outils de gestion performants », a-t-il déclaré. Face à l’urbanisation rapide, à la croissance démographique, aux défis d’infrastructures, d’assainissement et de résilience climatique, le maire a souligné le rôle central de l’agence dans la mise en œuvre des équipements nécessaires à un développement harmonieux.

    Sanoussi Hassana Abdoulaye a invité les participants à s’engager activement dans les échanges, à partager leurs expériences et à formuler des recommandations pour améliorer les documents examinés. Il a insisté sur le fait que la qualité de leurs contributions renforcera les bases institutionnelles de l’AMGT et garantira son efficacité à long terme. « La réussite de cette mission repose sur une organisation solide, des mécanismes robustes, une gouvernance transparente et des procédures de gestion rigoureuses », a-t-il affirmé.

    Les documents soumis à validation comprennent : le manuel de gestion administrative, financière et comptable, qui encadre l’utilisation des ressources et permet de mesurer les résultats ; le manuel de suivi-évaluation, destiné à améliorer les performances et à instaurer une culture de redevabilité ; et le cadre de gestion environnementale, sociale et de genre, qui intègre les principes de développement durable, d’inclusion sociale, d’équité et de protection de l’environnement dans toutes les actions de l’agence.

  • Ousmane Sonko remet la notion de dette odieuse au cœur des débats sénégalais

    Ousmane Sonko remet la notion de dette odieuse au cœur des débats sénégalais

    Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a relancé le débat sur la dette publique sénégalaise en évoquant la possibilité que certains engagements hérités de l’ancien régime puissent être qualifiés de « dette odieuse ».

    Lors d’un entretien, le leader de PASTEF a défendu la démarche des nouvelles autorités consistant à présenter une situation transparente des finances publiques aux citoyens et aux partenaires internationaux. Il a estimé que ce choix de transparence était indispensable pour bâtir une gouvernance économique crédible et durable.

    « Nous avons choisi de partir sur une base saine », a déclaré M. Sonko, ajoutant qu’une dissimulation des réalités budgétaires aurait fragilisé davantage l’économie nationale.

    Tout en rappelant qu’un État souverain doit respecter ses engagements financiers, le président de l’Assemblée nationale a considéré que certaines dettes contractées dans des circonstances particulières méritaient une évaluation approfondie. Il a plaidé pour l’ouverture d’un débat international sur la qualification et le traitement des dettes dites « odieuses ».

    Ce concept, développé en droit international, désigne généralement des dettes contractées sans bénéfice pour la population ou dans des conditions contestées, bien que son application juridique reste sujette à débat au sein de la communauté internationale.

    Revenant sur son passage à la Primature, Ousmane Sonko a indiqué qu’il n’avait pas alors l’ensemble des leviers institutionnels nécessaires pour mener cette réflexion à son terme. Il a toutefois souligné sa convergence de vues avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur la gestion des finances publiques.

    Le leader politique a par ailleurs réaffirmé son opposition à toute restructuration brutale de la dette, insistant sur la nécessité de préserver la crédibilité financière du Sénégal auprès de ses partenaires, notamment le Fonds monétaire international (FMI).

    Selon lui, les réponses à la crise de la dette doivent concilier discipline budgétaire, souveraineté économique et poursuite des réformes structurelles nécessaires au développement du pays.

    Dans un contexte marqué par les incertitudes économiques mondiales et les tensions géopolitiques, le débat sur la soutenabilité de la dette publique continue de s’imposer comme l’un des principaux défis économiques du Sénégal.

  • Lettre de branco à sonko : une amitié sous le signe de la transgression

    Lettre de branco à sonko : une amitié sous le signe de la transgression

    Depuis quelques jours, une controverse étrange agite la scène politique sénégalaise. Elle trouve son origine dans une lettre de Juan Branco, avocat et essayiste français, également défenseur de Kemi Seba, adressée à Ousmane Sonko, alors Premier ministre. Ce document, rendu public sur les réseaux sociaux, expose cinq demandes précises.

    La première concerne une commission rogatoire émise par un juge espagnol au sujet de l’enlèvement de Branco en Mauritanie. Il sollicite discrètement Sonko pour faire pression sur la justice sénégalaise afin d’obtenir une coopération facilitée, tout en suggérant une influence française dans le dossier, ce qui remet en cause la souveraineté du Sénégal.

    Deuxième volet : les services de renseignement. Branco réclame l’accès à des documents le concernant, datant de l’ère Macky Sall, notamment liés aux services secrets français. Il se dit victime d’un « contre-narratif très puissant » en France, qui nourrit des procédures disciplinaires et pénales. Il évoque notamment une tentative de Kompromat en octobre 2023 avec un agent sénégalais. Cette demande frôle l’atteinte au secret de la défense nationale (Article 61 du Code pénal sénégalais) et la violation du secret professionnel (Article 371).

    Troisième point : la procédure pénale France-CPI pour crimes contre l’humanité visant l’ex-président Macky Sall. Branco implore une action directe de Sonko, notamment sur le plan financier. Cette requête expose les deux hommes à de graves risques judiciaires : incitation à la violation du secret professionnel, recel de secrets d’État, et potentiel détournement de deniers publics si des fonds publics ou partisans (PASTEF) étaient utilisés pour financer des procédures privées. En contournant les voies officielles comme la commission rogatoire, cette démarche fragilise la crédibilité internationale et transforme une quête de justice en transgressions pénales.

    Quatrième axe : la nationalité et les fonctions. Branco rappelle à Sonko son souhait, exprimé dès mai 2024, de représenter le Sénégal à l’ONU à New York. Il estime que sa nomination aurait eu un impact souverainiste et panafricaniste. Apprenant par la presse qu’un autre diplomate a été choisi, il demande alors la nationalité sénégalaise par décret présidentiel, ce qui lui permettrait de s’inscrire au barreau et d’enseigner à l’UCAD. Cette tentative de contournement des règles républicaines viole l’égalité devant la loi et l’indépendance des institutions. Branco, se posant en créancier moral après ses sacrifices (détention, enlèvement), tente de monnayer son activisme contre des postes d’influence. Déçu d’être écarté des cercles diplomatiques, il fait basculer leur relation d’une alliance militante vers une exigence de faveurs.

    Enfin, les questions financières. Branco déclare avoir perçu 15 000 euros d’honoraires entre 2023 et 2025, dont 2 000 euros de défraiement via son confrère sénégalais Me Bamba Cissé. Cet argent a servi à des frais de déplacement et de cabinet pour le « mandat de représentation » confié par le camp de Sonko. Il juge ces sommes insuffisantes au vu du travail fourni et des sacrifices. Cette gestion opaque expose les deux amis à des risques pénaux et déontologiques. Si ces fonds sont d’origine publique, cela s’apparente à un détournement de deniers publics, en dehors de tout cadre légal de marchés publics. Ce décompte transforme ce qui était présenté comme une alliance idéologique en un rapport transactionnel et mercantile.

  • Feu vert du FMI pour un décaissement de 18 milliards de FCFA au Niger

    Feu vert du FMI pour un décaissement de 18 milliards de FCFA au Niger

    Le Fonds monétaire international a annoncé la conclusion d’un accord au niveau technique avec les autorités nigériennes. Ce compromis prévoit un versement immédiat de 26,3 millions de dollars, soit environ 17,8 milliards de FCFA, afin de renforcer la stabilité macroéconomique et d’accompagner les réformes structurelles engagées.

    Après plusieurs cycles de négociations menés à Niamey, les équipes du FMI et le gouvernement de transition sont parvenus à une entente dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ce feu vert technique, qui devra encore être entériné par le Conseil d’administration de l’institution dans les semaines à venir, marque une reprise progressive mais solide des relations financières internationales du Niger.

    Un appui ciblé sur la résilience économique

    L’enveloppe totale de près de 18 milliards de FCFA se décompose en deux axes stratégiques :

    • Le soutien budgétaire direct, destiné à consolider les recettes de l’État, rationaliser les dépenses publiques et assurer la viabilité de la dette souveraine.
    • La transition climatique, une partie des fonds soutenant les réformes institutionnelles face aux chocs environnementaux. Le Niger demeure l’un des pays les plus vulnérables du Sahel au dérèglement climatique.

    « Cet accord reflète les progrès accomplis par les autorités nigériennes dans la gestion des finances publiques, malgré un contexte régional et sécuritaire qui reste complexe », indique un analyste financier basé à Dakar.

    Des perspectives de croissance tirées par le pétrole

    Cet appui du FMI intervient alors que l’économie nigérienne entame un virage décisif. Après avoir subi les conséquences des sanctions économiques régionales en 2023 et 2024, le pays mise désormais sur une accélération de sa croissance, portée par la hausse des exportations de pétrole brut via le pipeline géant reliant le gisement d’Agadem au port de Sèmè-Kpodji.

    Cependant, l’institution de Bretton Woods a souligné la nécessité de transparence dans la gestion des ressources extractives et de lutte contre la corruption, conditions essentielles pour que cette manne pétrolière profite au développement humain et à la réduction de la pauvreté.

    Les prochains défis de Niamey

    Pour exploiter ce signal positif envoyé aux investisseurs, le gouvernement nigérien devra accélérer plusieurs chantiers prioritaires :

    • L’élargissement de l’assiette fiscale, afin de réduire la dépendance à l’aide et d’optimiser la collecte des impôts intérieurs.
    • La protection des dépenses sociales, en veillant à ce que l’ajustement budgétaire n’affecte pas les budgets de l’éducation et de la santé.
    • L’amélioration du climat des affaires, pour rassurer le secteur privé national et international et diversifier une économie encore trop tributaire de l’agriculture de subsistance et du secteur informel.

    Ce décaissement imminent de 18 milliards de FCFA constitue une étape décisive pour la normalisation financière du Niger sur la scène internationale, offrant aux autorités une marge de manœuvre appréciable pour clore l’exercice budgétaire en cours.

  • Ousmane Sonko prudent sur une éventuelle candidature en 2029

    Ousmane Sonko prudent sur une éventuelle candidature en 2029

    Entretien de Ousmane Sonko sur RFI et France 24 ce lundi 15 juin

    Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, s’est montré réservé lorsqu’il a été questionné sur une éventuelle candidature à l’élection présidentielle sénégalaise de 2029.

    Sonko a estimé qu’il était trop tôt pour aborder ce sujet. « Je constate de nombreuses actions évoquant ma candidature pour 2029, mais je préfère patienter jusqu’au moment opportun. Mon parti désignera le candidat de son choix. Nous n’en sommes pas encore à cette étape », a-t-il déclaré.

    Interrogé sur une possible candidature du président Diomaye Faye en 2029, Sonko a précisé qu’il ne se mêlait pas de la future candidature du chef de l’État. « Chacun suit sa propre voie. Je ne vais pas m’étendre sur une hypothétique candidature du président en exercice », a-t-il ajouté.

  • Le front de libération de l’Azawad appelle à la mobilisation générale pour une nouvelle phase d’offensive au Mali

    Le front de libération de l’Azawad appelle à la mobilisation générale pour une nouvelle phase d’offensive au Mali

    Dans le nord du Mali, les tensions s’accentuent. Le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a renforcé ses appels à une mobilisation générale, amorcés fin mai par son responsable de la Défense. Le mouvement séparatiste invite désormais toute la population locale à rejoindre ses rangs combattants, prélude à une offensive majeure contre les forces gouvernementales et leurs alliés.

    Un appel aux armes ciblant Bamako et Africa Corps

    Le commandement militaire du FLA a demandé à « tous les fils de l’Azawad » de se déployer sans attendre sur les lignes de front. Cette directive fait suite à un décret de mobilisation générale émis fin mai dernier. Selon les déclarations officielles du groupe, ce rassemblement massif vise à préparer ce qu’il appelle la « deuxième phase de libération des villes de l’Azawad ». L’organisation armée vise explicitement les centres urbains sous contrôle des Forces armées maliennes (FAMA) et des détachements de la compagnie paramilitaire russe Africa Corps (ex-groupe Wagner), qui soutiennent activement le pouvoir de Bamako dans la région.

    Vers une intensification du conflit de basse intensité

    Les observateurs régionaux y voient le signe précurseur d’une reprise des hostilités directes, alors que le nord du Mali connaît une forte volatilité depuis la rupture de l’accord d’Alger et la reprise des principales agglomérations par l’armée malienne fin 2023. En annonçant une « deuxième phase », le FLA indique son intention de passer d’une stratégie de guérilla et de harcèlement à des opérations de plus grande envergure pour tenter de regagner le contrôle territorial des localités clés. La situation sécuritaire demeure extrêmement précaire dans la zone, le ciblage des forces russo-maliennes par les mouvements autonomistes d’un côté, et les opérations antiterroristes et de sécurisation de Bamako de l’autre, plongeant la région de l’Azawad dans une impasse stratégique dont les populations civiles sont les premières victimes.

  • Sonko laisse les instances du Pastef trancher sur une éventuelle exclusion de Diomaye Faye

    Sonko laisse les instances du Pastef trancher sur une éventuelle exclusion de Diomaye Faye

    La crise qui oppose le Pastef au président Bassirou Diomaye Faye continue d’animer la scène politique sénégalaise. Alors que des militants du parti au pouvoir réclament l’exclusion du chef de l’État, Ousmane Sonko a déclaré que cette décision reviendra « le moment venu » aux organes compétents du mouvement.

    Le président de l’Assemblée nationale a souligné la structure solide du Pastef, rappelant que toute éventuelle exclusion devra se faire dans le respect des textes : « Cela s’appréciera le moment venu. Le Pastef est un parti très structuré, très organisé. Il a des textes très clairs sur les procédures à suivre et sur les griefs à examiner avant de parler de l’exclusion ou non de quelqu’un. Le parti, ce n’est pas moi. Ce sont les instances qui apprécieront le moment venu. »

    Sonko a toutefois précisé qu’aucune démarche en ce sens n’est actuellement à l’ordre du jour : « Nous n’en sommes pas encore là. »

    Refus d’utiliser le terme « trahison »

    Interrogé sur les accusations de « trahison » visant Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a évité d’employer ce mot, préférant situer le débat sur le plan politique : « Les notions de trahison relèvent davantage de la morale et de l’affectif. Je préfère me situer sur un terrain politique. »

    Selon lui, plusieurs engagements pris devant le peuple sénégalais n’ont pas été tenus et, plus grave, il n’existe pas de réelle volonté de les mettre en œuvre. « Je considère aujourd’hui que certains des engagements que nous avons pris vis-à-vis du peuple sénégalais ne sont pas respectés et qu’il n’y a pas de volonté de les respecter. La trahison, je laisse cela au domaine de la morale », a-t-il ajouté.

    Tensions persistantes au sein du pouvoir

    Ces déclarations surviennent dans un climat de fortes tensions entre les différentes composantes du pouvoir sénégalais. Depuis plusieurs semaines, des cadres et militants du Pastef reprochent au président Bassirou Diomaye Faye de s’éloigner du projet politique qui a porté le parti au sommet de l’État.

    Malgré ces critiques, Ousmane Sonko privilégie pour l’instant les mécanismes internes du parti et écarte toute décision hâtive concernant le chef de l’État.

  • Gabon : le Parlement, nouveau pivot de la vie républicaine

    Gabon : le Parlement, nouveau pivot de la vie républicaine

    Libreville, lundi 15 juin 2026 – Une page se tourne dans l’histoire politique gabonaise. Pour la première fois depuis l’adoption de la Constitution de la Vème République, le président Brice Clotaire Oligui Nguema s’adresse au Parlement réuni en Congrès, conformément à l’article 59 de la Loi fondamentale.

    Ce rendez-vous inédit dépasse le simple exercice de communication. Il dessine une nouvelle architecture du pouvoir où le Parlement devient le centre névralgique de la reddition des comptes et de la vie républicaine.

    Alors que de nombreuses démocraties tentent de restaurer la confiance entre citoyens et gouvernants, le Gabon met en place un mécanisme qui pourrait devenir l’un des symboles les plus forts de sa nouvelle ère. Le palais Léon Mba, siège de l’Assemblée nationale, n’est plus seulement le lieu d’élaboration des lois : il devient l’espace où se rencontrent chaque année l’exécutif, la représentation nationale et, par elle, le peuple souverain.

    Une innovation aux répercussions politiques majeures

    Sous les régimes précédents, les interventions présidentielles devant le Parlement relevaient de l’exception. La Vème République transforme cette possibilité en obligation constitutionnelle annuelle. Désormais, le chef de l’État doit exposer devant les parlementaires réunis en Congrès sa vision, son bilan et ses perspectives.

    Cette évolution, qui peut paraître technique, est en réalité hautement politique. Elle instaure un principe de redevabilité régulière au sommet de l’État. Le président ne tire plus sa seule légitimité de l’élection ; il devient comptable de son action devant la représentation nationale.

    Ce dispositif distingue le modèle gabonais des régimes présidentiels classiques. Il institue un rendez-vous républicain permanent et favorise une culture d’évaluation publique de l’action gouvernementale.

    Le choix du palais Léon Mba comme lieu du Congrès est chargé de symbole. Pendant des décennies, le pouvoir était centré autour de l’exécutif. En se déplaçant vers le Parlement, le président reconnaît que la légitimité démocratique ne se résume pas à l’élection présidentielle, mais s’inscrit dans un dialogue continu avec les représentants du peuple.

    Le Parlement, pilier central de la Vème République

    La réforme constitutionnelle issue du Dialogue national inclusif revalorise considérablement le rôle parlementaire. Loin d’être une institution secondaire, le Parlement devient l’un des principaux garants du nouvel équilibre des pouvoirs.

    Cette évolution découle d’un contexte particulier : la transition politique de 2023 a placé la reconstruction de la confiance publique au cœur des débats. La nouvelle Constitution répond à cette exigence en renforçant les mécanismes de contrôle, de transparence et de responsabilité.

    Le Congrès annuel s’inscrit dans cette logique. Même sans vote ou débat direct, sa portée est immense. Il crée un espace de visibilité politique où majorité et opposition partagent un moment institutionnel commun, instaurant un rituel de rassemblement républicain dans un paysage souvent marqué par les tensions.

    À travers ce dispositif, le Parlement devient le miroir de la Nation. Les 215 députés et sénateurs réunis incarnent la diversité politique, géographique et sociale du pays. Le discours présidentiel leur est adressé, mais il s’adresse en réalité à tous les Gabonais.

    La naissance d’une nouvelle culture politique

    Toutes les grandes démocraties reposent sur des rites qui donnent du sens au temps politique et ancrent les institutions dans l’imaginaire collectif. Le Congrès annuel pourrait devenir l’un de ces rendez-vous structurants pour le Gabon.

    Au-delà du protocole, cette rencontre consacre une philosophie de gouvernement fondée sur la transparence et le dialogue institutionnel. Elle participe à l’édification d’une culture politique où l’autorité ne s’exerce plus seulement par la décision, mais aussi par l’explication et la responsabilité.

    Dans un continent africain où les réformes institutionnelles sont souvent scrutées avec prudence par les investisseurs et les partenaires internationaux, ce mécanisme envoie un signal de stabilité. Il traduit la volonté d’inscrire la gouvernance dans un cadre prévisible et durable.

    L’enjeu du Congrès du 15 juin dépasse largement le contenu du discours présidentiel. Ce qui entre dans l’histoire, ce n’est pas seulement la parole d’un chef d’État, mais l’installation d’une tradition républicaine appelée à structurer durablement la vie politique nationale.

    En faisant du Parlement la maison commune où se rencontrent chaque année l’exécutif et la représentation nationale, la Vème République pose l’un des fondements de son identité. Le Gabon inaugure un nouvel équilibre institutionnel où la force de l’État se mesure moins à la concentration du pouvoir qu’à sa capacité à rendre des comptes. C’est peut-être là la transformation la plus profonde depuis l’avènement de la nouvelle République.

  • Bradley barcola : le psg fixe une condition pour son départ

    Bradley barcola : le psg fixe une condition pour son départ

    L’avenir de Bradley Barcola au Paris Saint-Germain est plus que jamais incertain. Si l’ailier de 23 ans demeure un élément important aux yeux de Luis Enrique, il ne ferme pas la porte à un départ lors du prochain mercato estival. L’international français suit avec attention l’intérêt manifesté par Liverpool. De son côté, la direction parisienne aurait déjà posé une condition claire pour autoriser le transfert de l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais.

    « Une chance que le PSG laisse Barcola partir »

    « Sur Barcola, plusieurs des meilleurs clubs mondiaux sont sur les rangs. Arsenal et Liverpool sont intéressés, mais tout dépendra de l’arrivée de Diomandé. Je pense que Barcola pourrait quitter le PSG cet été. Barcola, Chevalier et Kang-In Lee pourraient tous les trois partir. Si le club recrute un attaquant comme Akliouche ou Diomandé, il y a une chance que le PSG laisse filer Barcola », a confié une source proche du dossier.

    Les pistes déjà activées pour la succession de Barcola

    Reste à savoir qui le PSG ciblera pour remplacer Bradley Barcola. Ces dernières semaines, les noms de Maghnes Akliouche (AS Monaco) et de Yan Diomandé (RB Leipzig) ont été évoqués. Julian Alvarez (Atlético de Madrid) figure aussi sur la liste, même si l’international argentin ne semble vouloir rejoindre que le FC Barcelone cet été. Alors que la Coupe du monde bat son plein, les Rouge-et-Bleu accélèrent déjà leurs préparatifs sur le marché des transferts. Le mercato s’annonce particulièrement animé du côté de la capitale.

  • Tchad : les coulisses d’une levée de 20,5 milliards de dollars auprès du privé

    Tchad : les coulisses d’une levée de 20,5 milliards de dollars auprès du privé

    Dans un contexte de fragmentation des financements mondiaux et de baisse de l’aide publique au développement, le Tchad réalise un exploit remarquable. Son Plan national de développement (PND) nécessite un financement total de 30 milliards de dollars, dont 46 % doivent provenir du secteur privé. En novembre 2025, le pays avait déjà mobilisé des engagements de 20,5 milliards de dollars, comprenant 16,4 milliards provenant d’investisseurs privés et internationaux, ainsi que 40 accords et protocoles d’accord représentant 4,1 milliards de dollars supplémentaires. Ce résultat est d’autant plus impressionnant que le Tchad est classé 190e sur 193 à l’Indice de développement humain 2025. Cette capacité de mobilisation mérite une analyse approfondie.

    Le secret de cette réussite réside dans une stratégie de diversification des partenaires rarement déployée avec autant de rigueur dans la zone CEMAC. Une initiative diplomatique a permis de renforcer les liens avec les Émirats arabes unis et la Banque islamique de développement, ouvrant ainsi un canal de financement islamique quasiment absent dans la région. Parallèlement, le Tchad a consolidé ses soutiens multilatéraux traditionnels (FMI, Banque mondiale, Banque islamique de développement) tout en développant des partenariats Sud-Sud avec le Moyen-Orient. Cette triple approche – financements occidentaux, islamiques et Sud-Sud – constitue une architecture inédite en Afrique centrale.

    La crédibilité budgétaire du Tchad a également joué un rôle clé. Malgré les dépenses liées à l’accueil de plus de 1,5 million de réfugiés soudanais, le déficit budgétaire est resté en dessous du seuil de 3 % fixé par la CEMAC en 2025. La dette publique, quant à elle, est maintenue à un niveau modéré de 32 % du PIB, l’un des plus bas de la zone CEMAC. Cette discipline budgétaire, associée à des réformes visant à élargir l’assiette fiscale et à la numérisation du recouvrement des impôts, a envoyé un signal de fiabilité aux investisseurs, que peu d’économies plus riches parviennent à émettre.

    Pour les partenaires de développement, les institutions financières islamiques et les investisseurs privés souhaitant s’implanter en Afrique centrale, l’expérience tchadienne offre une leçon opérationnelle : la mobilisation massive de capitaux privés ne nécessite pas forcément un marché financier développé ni un revenu par habitant élevé. Le Tchad entend désormais se concentrer sur l’attraction de capitaux privés sous forme de fonds propres et sur le renforcement de son cadre réglementaire pour pérenniser cette dynamique. Pour N’Djamena, cette levée de 20,5 milliards de dollars marque le point de départ d’une transformation économique suivie de près par les institutions.

  • Influence africaine : les rivaux du Maroc intensifient leur offensive

    Influence africaine : les rivaux du Maroc intensifient leur offensive

    Il y a quelques années encore, l’influence du Maroc sur le continent africain était sérieusement mise à l’épreuve. Ses concurrents directs – l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et l’Iran – bénéficiaient de moyens financiers considérables et évoluaient dans un contexte favorable. Mais la donne a changé. L’Arabie saoudite, notamment, a connu une véritable révolution dans la place et le pouvoir de son appareil religieux, ce qui redessine les équilibres.

    Ces pays multiplient les ouvertures de lieux de culte, les programmes de formation de prédicateurs et les actions caritatives à travers l’Afrique. Leur manne financière leur permet de déployer une influence religieuse et politique non négligeable. Cependant, ces investissements massifs ne garantissent pas automatiquement les résultats escomptés. Le Maroc, de son côté, cherche à préserver et renforcer sa propre influence sur le continent.

  • Référendum en RDC : que contient la proposition de loi votée par les députés ?

    Référendum en RDC : que contient la proposition de loi votée par les députés ?

    RDC : que prévoit la loi sur l’organisation du référendum ?

    À une très large majorité, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté la proposition de loi portant sur l’organisation du référendum. Pour l’opposition, ce vote représente la première étape d’un processus qui pourrait aboutir à une révision de la Constitution et, à terme, permettre au président Félix Tshisekedi de se représenter pour un troisième mandat. Mais que contient exactement ce texte ? En quoi pourrait-il conduire à une modification de la loi fondamentale ? Quelles sont les prochaines étapes envisagées pour une éventuelle révision constitutionnelle ?