Une nouvelle page se tourne pour le football malien. Tom Saintfiet, qui avait pris les rênes de la sélection en août 2024, a officiellement quitté son poste de sélectionneur national. Cette décision a été communiquée par la Fédération malienne de football (Femafoot) mardi soir.
Sous la direction du tacticien belge, les Aigles du Mali avaient atteint les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Leur parcours, caractérisé par un style de jeu pragmatique, comprenait trois matchs nuls en phase de groupes et une victoire décisive en prolongation face à la Tunisie lors des huitièmes de finale. Leur épopée s’est finalement achevée sur une défaite serrée (0-1) contre le Sénégal.
D’après les déclarations officielles émanant tant de la Fédération malienne que de Tom Saintfiet lui-même, cette rupture de contrat s’est déroulée de manière amiable. Bien que des rumeurs, notamment relayées par Afrik-Foot, aient fait état de salaires impayés pour l’entraîneur, les remerciements chaleureux du technicien belge au nouveau président, Mahazou Baba Cisset, suggèrent que toutes les divergences financières ont été aplanies.
Qui pour succéder à la tête des Aigles du Mali ?
Le départ de Tom Saintfiet ne constitue pas une véritable surprise pour les observateurs du football malien. En effet, le président Mahazou Baba Cisset avait déjà clairement exprimé son intention de trouver un nouveau sélectionneur, détaillant publiquement les profils recherchés.
La Fédération malienne, sous l’impulsion de son président, privilégie un entraîneur africain ayant déjà l’expérience d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations. Ce critère restreint considérablement la liste des candidats potentiels à des figures emblématiques telles qu’Aliou Cissé (Sénégal), Djamel Belmadi (Algérie) ou Walid Regragui (Maroc). Les spéculations vont bon train quant aux premiers contacts qui pourraient déjà être établis.
Quel rôle la Russie joue-t-elle dans la sécurité du Mali et du Sahel ?
La Russie étend son influence en Afrique via des partenariats militaires, mais ces derniers temps, ses actions au Sahel suscitent des interrogations.
Contexte des attaques récentes au Mali
Les groupes armés ont lancé des offensives d’envergure contre les bases des Forces armées maliennes ces derniers jours. Le général Assimi Goïta, chef de la junte militaire, a affirmé que la situation était « sous contrôle » grâce au soutien aérien des forces russes. Ces dernières auraient permis d’éviter la capture de positions stratégiques, dont le palais présidentiel à Bamako.
Pourtant, la stabilité au Mali reste précaire. Le gouvernement peine à reprendre le contrôle de plusieurs villes et régions aux mains de combattants touaregs et de groupes affiliés à Al-Qaïda. Ces derniers menacent désormais d’assiéger la capitale malienne.
Bilan des attaques du week-end dernier
Une offensive coordonnée a frappé simultanément plusieurs villes, dont Bamako, Gao et Kidal. Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué lors de ces combats. Des sources officielles estiment que plus de 200 assaillants ont été neutralisés, mais des localités comme Kidal sont tombées aux mains des insurgés.
Des rapports révèlent que les forces russes du Corps Afrique, dépendant du ministère russe de la Défense, se sont retirées de Kidal. Cette décision, prise en coordination avec Bamako, interroge sur l’efficacité réelle du soutien russe dans la région.
Le Corps Afrique : une évolution des forces russes au Sahel
Le Corps Afrique a remplacé l’ancien groupe Wagner après la mort de son fondateur, Evgueni Prigojine, en 2023. Contrairement à Wagner, connu pour ses méthodes agressives, les nouvelles unités russes adoptent une posture plus défensive. Pourtant, cette stratégie a été mise à l’épreuve lors des récents affrontements.
Les combats au Mali durent depuis 2012, mais la présence russe s’est intensifiée après le retrait des troupes françaises et onusiennes en 2021. Environ 2 000 mercenaires russes sont désormais déployés dans le pays, avec une présence symbolique au Niger (100 soldats) et au Burkina Faso (100 à 300 soldats).
Les analystes soulignent une différence majeure entre Wagner et le Corps Afrique : les premiers étaient prêts à engager des combats risqués, tandis que les seconds privilégient la protection de leurs effectifs. Cette approche a soulevé des questions quant à leur capacité à résister à une offensive massive.
Réactions et critiques après le retrait de Kidal
Le retrait des forces russes de Kidal a été justifié par un communiqué du Corps Afrique, évoquant une décision conjointe avec les autorités maliennes. L’évacuation des blessés et du matériel lourd aurait été prioritaire avant le repli des troupes.
Cependant, des doutes persistent quant à cette version des faits. Un haut responsable malien cité par RFI affirme que les mercenaires russes avaient été prévenus trois jours avant l’attaque, mais n’auraient pas réagi. Certains observateurs suggèrent que leur départ aurait été négocié à l’avance, peut-être via la médiation de l’Algérie.
Les civils et les soldats maliens restent les principales victimes de ces violences. Les deux camps, y compris les forces russes, sont accusés de cibler les populations locales, ce qui pourrait constituer des crimes de guerre selon plusieurs organisations de défense des droits humains.
Impact sur la crédibilité de la Russie au Sahel
Lorsque la France a commencé son retrait en 2021, la Russie s’est présentée comme un partenaire non colonial, offrant un soutien militaire sans conditions politiques. Cette stratégie a permis à Moscou de gagner en influence dans des pays comme la République centrafricaine, la Libye et le Soudan.
Au Mali, les mercenaires russes avaient joué un rôle clé en 2023 pour chasser les groupes armés de Kidal, une zone sous contrôle touareg. Pourtant, les attaques récentes et la perte de Kidal, ainsi que la mort du ministre de la Défense, ont porté un coup dur à l’image de la Russie dans la région.
Ulf Laessing, expert à la Fondation Konrad-Adenauer, résume la situation : « Le Corps Afrique a perdu toute crédibilité. Ils n’ont pas résisté lors des attaques du week-end dernier et ont abandonné du matériel précieux, dont une station de drones. Cela donne l’impression d’un désengagement, voire d’un manque de préparation. »
Les autorités maliennes, pour leur part, affirment maintenir les opérations de sécurité. Le général Goïta a réaffirmé dans une vidéo que « les mesures de sécurité sont renforcées et les opérations se poursuivent ». Cependant, aucune mention n’a été faite concernant le rôle des forces russes dans ces déclarations.
Perspectives pour la Russie dans la région
Malgré les critiques, Moscou continue de revendiquer son engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le ministère russe de la Défense affirme que près de 12 000 combattants ont participé aux attaques du week-end, et que ceux-ci auraient été formés par des mercenaires ukrainiens et européens. Aucune preuve n’a été fournie pour étayer ces allégations.
Les vidéos publiées par la Russie montrent des frappes aériennes attribuées au Corps Afrique contre des positions des groupes armés. Pourtant, ces images n’ont pas suffi à lever les doutes sur l’efficacité réelle de l’intervention russe.
« La Russie aura du mal à convaincre de nouveaux pays de faire appel au Corps Afrique après ces échecs », souligne Laessing. « Cette situation porte atteinte à sa réputation et pourrait freiner son expansion en Afrique. »
Alors que les groupes terroristes menacent désormais de faire le siège de Bamako, l’avenir du soutien russe au Sahel reste incertain. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer si Moscou peut rebondir ou s’il doit revoir sa stratégie militaire dans la région.
Le Ghana en difficulté, le Bénin résistant grâce à sa stratégie énergétique
Ces derniers temps, la communauté CEB subit des interruptions imprévisibles dans l’approvisionnement électrique. Cette situation s’explique en partie par la baisse du niveau des barrages, un phénomène climatique récurrent. Parallèlement, un incendie dévastateur survenu le 23 avril sur une infrastructure liée au barrage d’Akosombo a considérablement réduit la capacité de production du réseau ouest-africain. Pourtant, loin de plonger le Bénin dans le chaos comme cela aurait pu être le cas auparavant, les investissements stratégiques du gouvernement de Patrice Talon, et notamment la centrale de Maria-Gléta 2, permettent aujourd’hui de maintenir une stabilité électrique remarquable.
Une perte de puissance majeure venue du voisin ghanéen
Le réseau électrique ouest-africain traverse une période critique. D’après les autorités ghanéennes, l’incendie a engendré un déficit énergétique colossal d’environ 1 000 MW. Pour tenter de stabiliser son propre réseau national, Accra a choisi de suspendre ses exportations d’électricité vers ses pays voisins, dont le Burkina Faso, le Togo et le Bénin.
Pour Cotonou, cette décision représente un véritable test de résistance. Bien que des perturbations aient été observées chez certains abonnés de la SBEE, l’impact a été limité, confirmant l’efficacité des mesures prises en amont.
Maria-Gléta 2, le pilier énergétique qui sauve le Bénin
La sauvegarde du réseau béninois n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une politique énergétique visionnaire. Il y a quelques années encore, une telle défaillance du fournisseur ghanéen aurait pu paralyser l’économie nationale et plonger les ménages dans l’obscurité pendant des semaines. Désormais, la centrale thermique de Maria-Gléta 2, joyau du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), remplit parfaitement son rôle de bouclier énergétique.
En fonctionnant à pleine capacité, cette infrastructure stratégique compense le manque généré par les importations suspendues. Elle agit comme un amortisseur de crise, transformant une potentielle catastrophe nationale en un simple aléa technique maîtrisé. Comme le souligne une source officielle : « Chaque mégawatt produit localement renforce notre souveraineté et garantit le bien-être de nos concitoyens ».
Vers une autonomie énergétique totale au Bénin
Le gouvernement de Patrice Talon ne souhaite plus dépendre indéfiniment des réseaux voisins. Conscient que la souveraineté énergétique est un pilier de l’indépendance nationale, l’exécutif accélère les réformes. La stratégie repose sur deux axes : la modernisation des réseaux de distribution et la diversification des sources de production, avec une forte orientation vers les énergies renouvelables, notamment le solaire.
L’objectif ultime est clair : atteindre l’autonomie énergétique totale. En renforçant les capacités de production thermique locales, le Bénin sécurise son développement industriel tout en garantissant la continuité du service pour ses citoyens, indépendamment des aléas techniques chez ses voisins.
Une résilience qui valide les choix énergétiques du Bénin
Les récents incidents rappellent que la dépendance régionale, bien qu’en déclin, persiste. Pourtant, la situation actuelle démontre avec force la pertinence des investissements massifs réalisés depuis 2016. Grâce à la construction de Maria-Gléta, le pays dispose désormais d’une résilience énergétique sans précédent.
Le chemin vers l’indépendance énergétique est désormais tracé. Ce qui n’était qu’un rêve il y a quelques années devient peu à peu une réalité concrète, fruit d’une politique audacieuse et cohérente.
Le technicien belge Tom Saintfiet a officialisé son départ du poste de sélectionneur de l’équipe nationale du Mali, les Aigles. Cette annonce, faite dans la nuit, intervient alors que le pays fait face à une recrudescence des tensions politiques et sécuritaires, marquées par des offensives de groupes jihadistes et de rebelles touareg. Arrivé en août 2024, Saintfiet met ainsi fin à sa mission.
Sur son compte Facebook, daté du 27 avril 2026, Tom Saintfiet a exprimé la fin de son aventure malienne. Il a souligné avoir accompli sa tâche « avec fierté et engagement », même si les « conditions » n’étaient pas toujours optimales, annonçant sa quête d’un « nouveau challenge » professionnel.
Un bilan solide pour Tom Saintfiet : seulement deux défaites en 17 matchs
L’ancien successeur d’Éric Chelle sur le banc des Aigles a également adressé un message poignant au peuple malien. Face aux « circonstances particulièrement difficiles » que traverse la nation, il a exprimé sa « compassion, sa solidarité et son unité », insistant sur le rôle du football comme « vecteur de rassemblement » et porteur de « valeurs de paix et d’espoir ».
Durant son mandat, le Mali, bien que confronté à un parcours délicat dans les qualifications pour la Coupe du monde, a affiché une remarquable solidité défensive. Les Aigles n’ont subi que deux défaites en dix-sept rencontres, dont une élimination en quarts de finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations face au Sénégal (0-1). Le technicien de 53 ans, un temps pressenti pour diriger le Ghana avant l’arrivée de Carlos Queiroz, a conclu son message par des vœux de « paix, stabilité et espoir » pour le Mali, encourageant les Aigles. La Fédération Malienne de Football, par la voix de son président Mahazou dit Baba Cissé, a d’ailleurs rendu hommage à son travail et a d’ores et déjà lancé un processus de recrutement pour identifier le prochain sélectionneur.
Le Mali dit merci à son ancien sélectionneur belge
La Fédération malienne de football a mis fin à la mission de Tom Saintfiet, sélectionneur de l’équipe nationale du Mali. Cet entraîneur belge de 53 ans, en poste depuis août 2024, n’a pas réussi à qualifier les Aigles pour la Coupe du monde 2026 et a subi une élimination en quarts de finale de la CAN 2025 face au Sénégal.
Un hommage appuyé de la Femafoot à Tom Saintfiet
Dans un message publié sur les réseaux sociaux de la fédération, Mahazou Cisset, le président fraîchement élu de la Femafoot, a tenu à saluer le travail de l’ancien sélectionneur. Voici ses mots :
« Durant votre passage, vous avez fait preuve d’un engagement constant, d’un professionnalisme exemplaire et d’une détermination remarquable dans la conduite de votre mission. Dans un environnement parfois exigeant, vous avez su maintenir la cohésion du groupe, structurer le travail technique et porter avec dignité les couleurs des Aigles du Mali. »
Tom Saintfiet a marqué son passage par une approche rigoureuse et une volonté affirmée de construire une équipe soudée.
Recherche d’un nouveau sélectionneur
Un appel à candidatures a été lancé par la Fédération malienne de football pour recruter le futur entraîneur de l’équipe nationale. Les candidats ont jusqu’au 10 mai pour soumettre leur dossier.
tom saintfiet quitte la sélection malienne après un mandat remarqué
L’entraîneur belgeTom Saintfiet, en poste à la tête de l’équipe nationale du Mali depuis août 2024, a officiellement annoncé son départ via une publication sur Instagram. Une lettre ouverte, datée du 27 avril et rendue publique le mercredi suivant, a marqué cette transition. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT), dirigée par son président Mahazou Cisset, a réagi avec une vive reconnaissance en publiant un communiqué élogieux dès le lendemain.
Dans ce texte, la FEMAFOOT a tenu à remercier chaleureusement l’ancien sélectionneur pour son engagement sans faille et les résultats obtenus malgré un contexte sportif et sécuritaire complexe. L’organisation a salué son professionnalisme et sa droiture, soulignant qu’il quitterait le pays en « véritable gentleman ».
un bilan sportif marqué par des performances solides
Durant son passage au Mali, Tom Saintfiet a dirigé un total de 20 matchs officiels et amicaux. Parmi ceux-ci, 17 rencontres comptaient pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), les qualifications pour la Coupe du monde et la CAN 2025, où l’équipe a atteint les quarts de finale avant d’être éliminée par le Sénégal, futur vainqueur du tournoi.
Son bilan s’établit comme suit :
9 victoires : une moyenne de performance encourageante pour une équipe en reconstruction.
6 matchs nuls : témoignant d’une solidité défensive et d’une capacité à tenir tête aux adversaires.
2 défaites : dont une face au Sénégal en quart de finale de la CAN 2025.
L’entraîneur a exprimé sa fierté quant à ces résultats, malgré des conditions logistiques et sécuritaires difficiles, notamment en raison de l’instabilité politique et des menaces terroristes dans la région.
une reconnaissance unanime pour son humanité et son dévouement
Au-delà de ses performances sportives, Tom Saintfiet a marqué les esprits par son humilité et son sens du contact. Dans sa lettre de départ, il a tenu à adresser des remerciements à l’ensemble des acteurs du football malien :
Le peuple malien : pour son soutien indéfectible malgré les épreuves.
Les joueurs : qu’il a qualifiés de « héros » pour leur engagement sur le terrain.
Il a également salué le rôle de son staff technique et des dirigeants de la FEMAFOOT.
Le président Mahazou Cisset : qu’il a décrit comme un « véritable gentleman » pour son esprit de dialogue et sa capacité à trouver des compromis.
Il a également tenu à exprimer sa solidarité envers la population malienne, confrontée à une situation sécuritaire précaire, notamment en raison des actions du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans).
un parcours riche dans le football africain
Tom Saintfiet, âgé de 53 ans, est un vétéran du football africain. Avant de prendre les rênes de la sélection malienne, il a dirigé plusieurs équipes nationales du continent, dont :
La Gambie
Le Togo
Le Malawi
L’Éthiopie
Le Zimbabwe
La Namibie
Son expérience variée et son adaptation à différents contextes africains en font l’un des entraîneurs les plus expérimentés du continent.
les prochaines étapes pour le football malien
À ce stade, la FEMAFOOT n’a pas encore annoncé le nom de son successeur. La transition s’annonce comme une période charnière pour l’équipe nationale, qui devra maintenir sa dynamique tout en s’adaptant à un nouvel encadrement technique. Les supporters maliens, ainsi que les observateurs du football africain, suivront avec attention les prochaines décisions de la fédération.
En attendant, Tom Saintfiet quitte le Mali avec une image positive, celle d’un entraîneur compétent, humain et engagé, laissant derrière lui une équipe en pleine ascension.
Nouveautés fifa 2026 : sanctions renforcées pour les contestations en match
À l’approche de la Coupe du monde fifa 2026, l’instance dirigeante du football mondial durcit son arsenal disciplinaire pour éviter tout débordement sur les terrains. Ces mesures visent à garantir la fluidité des compétitions internationales, notamment après les incidents survenus lors de la finale de la can 2025.
Le 18 janvier 2025, à Rabat, le match opposant le Sénégal au Maroc avait été marqué par une polémique : les joueurs sénégalais avaient quitté le terrain en signe de protestation, plongeant la rencontre dans le chaos avant un retour tardif. Un épisode qui avait suscité de vives réactions dans le monde du football.
Face à cette situation, la fifa a décidé d’agir en collaboration avec l’International football association board (ifab). De nouveaux amendements ont été adoptés et entreront en vigueur dès le Mondial 2026, prévu du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Quelles sont les nouvelles règles adoptées par la fifa ?
Parmi les changements majeurs, la fifa instaure une politique de tolérance zéro envers les contestations excessives. Désormais, tout joueur quittant volontairement le terrain pour protester contre une décision arbitrale s’expose à une expulsion immédiate. Cette sanction s’applique également aux membres du staff technique qui inciteraient à un tel comportement.
Le communiqué officiel précise : « À la discrétion de l’organisateur, l’arbitre peut expulser tout joueur quittant le terrain pour contester une décision. Cette règle s’applique également à tout officiel encourageant une telle attitude. »
Autre mesure forte : toute équipe responsable de l’arrêt définitif d’un match sera sanctionnée par une défaite par forfait. L’objectif ? Empêcher toute interruption volontaire des rencontres et préserver l’intégrité des compétitions.
Pourquoi ces changements sont-ils nécessaires ?
Les incidents de la can 2025 ont révélé les risques liés aux contestations excessives. En renforçant son dispositif, la fifa entend stabiliser le déroulement des matchs et éviter toute dérive susceptible de nuire à l’image du football. Ces nouvelles règles s’inscrivent dans une volonté de professionnaliser davantage la gestion des compétitions.
Avec ces dispositions, la fifa marque un tournant dans la régulation des comportements sur le terrain. Les acteurs du football, joueurs, entraîneurs et responsables, devront désormais adapter leur stratégie pour éviter des sanctions lourdes.
Crise au Mali : quelles perspectives pour la junte militaire après l’offensive des rebelles ?
L’offensive coordonnée menée par une alliance de groupes armés a plongé le Mali dans une profonde crise sécuritaire. Des attaques simultanées à Bamako ont conduit à l’assassinat du ministre de la Défense et à la prise de contrôle de plusieurs zones stratégiques du nord du pays. Ces événements ont ébranlé la confiance dans la capacité de la junte militaire à garantir la stabilité nationale.
Les habitants de plusieurs villes du Mali ont été réveillés samedi par des tirs et des explosions, revendiqués par une coalition composée du Front de Libération de l’Azawad (FLA), mouvement séparatiste, et du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Cette attaque surprise a révélé les failles d’un gouvernement issu d’un coup d’État en août 2020 et placé sous le commandement du colonel Assimi Goïta.
L’incapacité des forces maliennes et russes à maintenir le contrôle de Kidal, une ville clé du nord, a accentué les doutes quant à la solidité de la junte. Après plusieurs jours de silence, le colonel Goïta a finalement pris la parole à la télévision nationale, affirmant que la situation était sous contrôle et promettant de « neutraliser » les responsables des attaques. Cette prise de parole tardive a alimenté les spéculations sur l’avenir politique du régime.
Trois scénarios possibles pour l’avenir de la junte
Scénario 1 : La junte maintient le pouvoir et contre-attaque
Ce scénario reste le plus probable à court terme, selon de nombreux analystes. L’armée contrôle toujours la majorité des grandes villes et des institutions étatiques. Cependant, la réussite d’une contre-offensive contre le JNIM et le FLA sera déterminante pour la pérennité de la junte. Beverly Ochieng, analyste senior chez Control Risks, souligne que « les prochains jours seront cruciaux » pour évaluer la capacité de la junte à se maintenir en place.
La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, lors de l’offensive, pourrait cependant affaiblir la coordination militaire et compliquer les relations avec la Russie, principal allié sécuritaire du Mali. Camara était considéré comme l’interlocuteur privilégié de Moscou et le principal architecte de la présence des mercenaires russes dans la région.
Scénario 2 : La junte reste au pouvoir avec le soutien russe mais cherche de nouveaux partenaires
L’attaque a sérieusement ébranlé la réputation de la Russie comme partenaire fiable en matière de sécurité. L’échec de l’Africa Corps à défendre les principales villes et la perte de Kidal ont porté un coup dur à l’image des forces russes au Mali. Ulf Laessing, responsable du programme Sahel à la Fondation Konrad Adenauer, estime que « la crédibilité de la Russie a subi un revers majeur ».
Face à cette situation, Bamako pourrait être amené à diversifier ses alliances militaires. Plusieurs pistes sont envisagées :
Un renforcement des liens avec la Turquie, qui a déjà fourni des drones au Mali et formé la garde présidentielle. Ces drones avaient joué un rôle clé dans la reprise de Kidal en 2024.
Une réapproche avec les États-Unis, dont les relations avec le Mali s’étaient dégradées ces dernières années. Nick Hocker, chef de la section des affaires africaines au Département d’État, s’est rendu à Bamako en début d’année pour évoquer une « nouvelle orientation » dans les relations bilatérales.
Un renforcement de la coopération avec les pays voisins du Mali, notamment le Burkina Faso et le Niger, au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette organisation, composée de juntes militaires, a promis son soutien au Mali, bien qu’elle n’ait pas encore déployé de force conjointe significative.
Pour la Russie, l’enjeu est de savoir si elle pourra conserver son influence si Bamako diversifie ses partenariats sécuritaires. Cette crise pourrait également tester la stratégie russe en Afrique, où Moscou étend son influence grâce à des partenariats militaires.
Scénario 3 : La pression pousse la junte à quitter le pouvoir – qui prendra la relève ?
Les attaques de samedi constituent la menace la plus sérieuse à l’encontre du gouvernement militaire depuis des années. Une intensification des violences pourrait exacerber le mécontentement populaire et fragiliser davantage la junte.
Plusieurs issues sont envisageables :
Un nouveau coup d’État militaire, mené par un groupe différent d’officiers.
Une prise de pouvoir par l’alliance FLA-JNIM, bien que cette option soulève des questions sur la cohésion interne. Le FLA se présente comme un mouvement politique et nationaliste, tandis que le JNIM est un groupe armé islamiste. Leur alliance, bien que tactique, pourrait être fragile à long terme.
Les tensions entre ces groupes ne sont pas nouvelles. En 2012, la rébellion touarègue, d’abord politique, avait été récupérée par des militants islamistes. Aujourd’hui, un porte-parole du FLA a décrit les combattants du JNIM comme des « cousins », affirmant qu’ils partageaient un « ennemi commun ». Cependant, le leader du FLA, Sayed Bin Bella, a rapidement précisé qu’il n’y avait « pas de fusion » entre les deux groupes. « Tous les drapeaux que nous brandissons sont les nôtres, pas ceux d’Al-Qaïda. S’ils veulent fusionner avec nous, ils doivent quitter l’organisation mondiale d’Al-Qaïda », a-t-il déclaré.
Les divergences idéologiques pourraient compliquer toute tentative de partage du pouvoir. JNIM, bien que lié à Al-Qaïda, a évité ces dernières années un discours ouvertement jihadiste mondial, selon Ochieng. Elle évoque la possibilité d’un scénario à la syrienne, où un groupe autrefois affilié à Al-Qaïda prendrait le pouvoir, tout en étant critiqué par des islamistes plus radicaux pour son manque de radicalisme.
Des accusations similaires sont déjà formulées à l’encontre du JNIM en raison de son alliance avec le FLA, selon des analystes surveillant les médias jihadistes. Ces différences pourraient devenir une source de tension future, à moins que les séparatistes ne parviennent à prendre le contrôle total du nord et ne se distancient des développements ailleurs dans le pays.
Quel rôle pour les forces russes et internationales ?
La présence des mercenaires russes au Mali, officiellement sous la bannière de l’Africa Corps, était présentée comme une solution aux problèmes de sécurité du pays. Pourtant, l’incapacité à répondre efficacement à l’offensive rebelle a sérieusement ébranlé cette image. La question se pose désormais : la Russie peut-elle maintenir son influence au Mali si Bamako diversifie ses partenariats, ou cette crise marquera-t-elle un tournant dans sa stratégie africaine ?
De son côté, la communauté internationale observe avec attention l’évolution de la situation. Les États-Unis, après des années de tensions avec Bamako, semblent vouloir réengager le dialogue, tandis que l’Alliance des États du Sahel pourrait jouer un rôle clé dans la stabilisation régionale.
Une chose est certaine : l’avenir du Mali dépendra en grande partie de la capacité de la junte à rétablir la sécurité et à regagner la confiance de sa population.
Un événement à la fois significatif et hautement symbolique a marqué le nord-est du Mali. Le dimanche 26 avril, à Kidal, les forces paramilitaires russes de l’Africa Corps, qui ont pris le relais du groupe Wagner en 2025 et soutiennent le régime de Bamako, ont été contraintes à une retraite humiliante. Des images circulant sur les réseaux sociaux ont illustré la débâcle : à bord de camions, désarmés et sous la pression des groupes djihadistes du GSIM (Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans), également connu sous le nom de JNIM, ainsi que de leurs alliés, les rebelles touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA), les membres de l’Africa Corps ont quitté la zone en toute hâte. Cette évacuation fut si précipitée que des dizaines de véhicules blindés et d’hélicoptères ont été abandonnés aux mains des insurgés. Par ailleurs, plusieurs soldats maliens ont été capturés après de brèves confrontations.
Depuis le samedi précédent, le pays sahélien est le théâtre d’une série d’attaques concertées, orchestrées par des éléments djihadistes du GSIM, liés à Al-Qaïda, et la rébellion indépendantiste touarègue du FLA. Ces opérations ont ciblé des points stratégiques détenus par la junte sur l’ensemble du territoire malien, y compris dans les environs de la capitale, Bamako.
Une revanche attendue pour 2023
Le lundi, l’Africa Corps, cette entité paramilitaire sous l’égide du ministère russe de la Défense, a officiellement confirmé le retrait de ses troupes de la ville septentrionale de Kidal. Cet événement représente une victoire symbolique pour les rebelles du FLA, qui avaient assisté, dix-huit mois plus tôt en novembre 2023, à la prise de la ville par les mercenaires russes de Wagner et à l’affichage ostentatoire de leur emblème. C’est un échec retentissant pour les partenaires russes de la junte. Djenabou Cissé, chercheuse associée à la Fondation pour la Recherche Stratégique, a souligné que « le seul véritable succès stratégique que les Russes avaient permis depuis leur arrivée au Mali en 2021, c’était justement la prise de Kidal, bastion touareg historique ». La chute de cette ville résonne donc comme un désaveu manifeste.
Les assauts coordonnés du GSIM ont également visé la capitale Bamako, la ville de Kati, abritant la principale base militaire du pays, et Gao, ancienne base de l’ONU. Au total, au moins six localités du Mali ont été la cible de ces offensives.
Depuis le coup d’État de 2021, le Mali est sous la direction d’une junte militaire. Parallèlement, le pays est en proie depuis plusieurs années aux actions du groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda, qui a contribué à faire de la région l’épicentre mondial du terrorisme et de ses victimes en 2025, selon un rapport de l’Institute for Economics and Peace. Depuis l’été 2025, les djihadistes ont infligé de nombreuses défaites aux forces armées maliennes et à leurs alliés russes, allant jusqu’à instaurer des blocus autour de la capitale pour tenter de l’asphyxier économiquement.
Une efficacité remise en question depuis longtemps
Face à la progression djihadiste, les autorités militaires maliennes ont sollicité l’aide des mercenaires russes, d’abord avec Wagner en 2021, puis avec l’Africa Corps dès 2025. Cependant, cette présence n’a fait qu’aggraver la violence. Il est important de noter que certaines des pires exactions contre les populations civiles ont été imputées aux mercenaires russes et à des éléments de l’armée malienne. Plusieurs rapports des Nations Unies et de la Fédération Internationale pour les Droits Humains ont documenté une recrudescence des violences sexuelles liées au conflit, perpétrées par les forces de défense et de sécurité maliennes et leurs supplétifs russes.
Selon Wassim Nasr, expert des mouvements djihadistes, « il était évident depuis longtemps que les mercenaires russes étaient inefficaces en tant que partenaires de lutte antiterroriste, que ce soit au sein du groupe Wagner ou désormais avec l’Africa Corps. Les attaques de samedi n’ont fait que confirmer ces lacunes. »
Ce week-end, des vidéos provenant de diverses régions du Mali ont illustré l’ampleur des assauts. À Kidal, les djihadistes ont investi le bureau du gouverneur. À Bamako, des résidents ont observé les combattants du GSIM pénétrer dans la ville sans rencontrer de résistance significative. En périphérie de la capitale, à Kati, siège de la junte, une attaque à la bombe a détruit la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, qui a également perdu la vie lors de cette offensive.
La question de la « trahison à Kidal »
Le lundi, le Premier ministre Abdoulaye Maïga s’est exprimé devant la presse, rendant hommage au ministre de la Défense Sadio Camara et tentant de rassurer la population. Lors d’une brève intervention télévisée, sa première depuis le début de l’offensive djihadiste samedi, le président et chef de la junte, Assimi Goïta, a affirmé mardi soir que la situation était « sous contrôle » et a indiqué que les opérations se poursuivraient jusqu’à la « neutralisation complète des groupes impliqués » dans les attaques.
Néanmoins, l’échec des Famas et des soldats de l’Africa Corps est déjà sujet à débat au Mali, malgré les restrictions de la liberté d’expression. Un officier malien a confié que « les Russes nous ont trahis à Kidal ». Selon lui, le gouverneur de la région aurait alerté les mercenaires russes « trois jours avant l’attaque, et ils n’ont rien fait. En réalité, ils avaient déjà négocié leur départ ». Si les Russes ont bien quitté Kidal, il semblerait qu’ils soient également sur le point de se retirer d’autres localités du nord, ce qui pourrait potentiellement fragiliser davantage l’armée régulière malienne.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de se prononcer sur la capacité de l’Africa Corps à maîtriser la situation lors de son point presse quotidien ce mardi 28 avril. Il a toutefois assuré que ses forces avaient empêché les combattants du FLA et du GSIM de mener une tentative de coup d’État au Mali.
Le dossier juridique entourant la CAN 2025 prend une nouvelle tournure décisive. L’arbitre unique du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a établi la date du 7 mai 2026 comme dernier délai pour que la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) soumette son mémoire en défense. Cette étape intervient dans le cadre de l’appel interjeté par le Sénégal, plaçant ainsi la FRMF sous une intense pression et marquant un moment clé dans cette procédure qui captive l’attention du football africain depuis plusieurs semaines.
Défense du Maroc : Le 7 mai, date clé devant le TAS pour la CAN 2025
Il est crucial de se souvenir des événements qui ont marqué la finale de la CAN 2025, transformée en véritable chaos au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat le 18 janvier. Après un score nul et vierge à la 90e minute, un penalty controversé accordé au Maroc a provoqué le départ des joueurs sénégalais du terrain pendant un quart d’heure. Malgré leur retour, ils avaient remporté la prolongation grâce à un but de Pape Gueye. Cependant, le Jury d’appel de la CAF a renversé ce résultat le 17 mars, déclarant le Sénégal forfait et entérinant une victoire 3-0 en faveur du Maroc. C’est précisément cette décision que la Fédération Sénégalaise conteste devant le TAS depuis le 25 mars, avec une ambition claire : récupérer le titre continental de la CAN 2025.
La procédure judiciaire suit désormais son cours habituel. Le Sénégal avait initialement sollicité une procédure accélérée, une requête que le Maroc a déclinée, contraignant les deux parties à respecter les délais classiques. Après le dépôt du mémoire marocain le 7 mai 2026, la Confédération Africaine de Football (CAF) et le Sénégal disposeront encore de la possibilité de répliquer. Une audience orale est fortement pressentie au siège du TAS à Lausanne, où des témoins essentiels pourraient être entendus. Les deux fédérations mobiliseront des cabinets d’avocats internationaux de renom, spécialisés en droit du sport, élevant cette procédure au rang de véritable sommet diplomatique et juridique.
L’attente du verdict final exigera de la patience. Généralement, une affaire classique traitée par le TAS s’étend sur une période de six à douze mois. L’identité du véritable champion d’Afrique de la CAN 2025 pourrait donc demeurer incertaine jusqu’à la fin de l’année 2026. Une certitude prévaut : la décision rendue sera définitive et contraignante pour toutes les parties, sans possibilité de recours. Si le TAS venait à invalider la décision de la CAF, cela représenterait un bouleversement majeur pour la gouvernance du football africain.
Maroc : un soutien ferme au Mali face aux menaces terroristes et aux tensions régionales
Le Maroc a réaffirmé mardi son soutien indéfectible au Mali devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS UA), condamnant avec fermeté les attaques terroristes et séparatistes qui ont frappé le pays ouest-africain samedi dernier.
Une condamnation unanime des violences au Mali
La délégation marocaine au CPS UA a dénoncé avec la plus grande vigueur les attaques ciblant les zones civiles et militaires au Mali, exprimant sa compassion et ses sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au peuple malien. Le Maroc a réitéré son soutien total à la souveraineté, à la sécurité, à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Mali, tout en appelant à la mobilisation des fonds nécessaires pour une réponse rapide et adaptée, en coordination étroite avec les autorités maliennes.
Des déclarations rapides et une position constante
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des déclarations du Maroc, qui avait déjà condamné avec la plus grande fermeté les attaques dès leur survenue. Une source diplomatique marocaine avait alors souligné que « le Royaume du Maroc condamne avec la plus grande vigueur ces actes lâches et criminels », réaffirmant le soutien du Rabat aux autorités maliennes dans leur lutte contre le terrorisme et le séparatisme au Mali et dans l’ensemble du Sahel.
Des attaques d’une ampleur inédite
Samedi dernier, des groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda, notamment le JNIM, ont mené des attaques coordonnées aux côtés de séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre sept villes maliennes, dont Bamako, Kati, Kidal et Gao. Ces violences ont coûté la vie à plusieurs responsables, dont le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, tué dans un attentat-suicide à Kati, tandis que le chef de la junte, le général Assimi Goita, reste introuvable depuis ces événements. La ville stratégique de Kidal est tombée sous le contrôle des rebelles, entraînant le retrait des mercenaires du Corps africain russe selon un accord avec les groupes armés.
L’ombre de l’Algérie dans les tensions au Mali
Alors que le Maroc agit rapidement pour soutenir le Mali, des observateurs et analystes pointent du doigt ce qu’ils décrivent comme la « guerre de l’ombre » menée par l’Algérie contre le Mali. Une campagne systématique de déstabilisation qui se serait intensifiée depuis la décision souveraine de Bamako, il y a deux semaines, de retirer sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD) et de soutenir officiellement le plan d’autonomie marocain sur le Sahara occidental.
Une réponse punitive à un choix stratégique
L’Algérie, dont la politique africaine repose en grande partie sur l’instrumentalisation du conflit du Sahara occidental, a interprété ce revirement malien comme une insubordination stratégique inacceptable. Les attaques du 25 avril ne sont pas survenues dans un vide géopolitique, mais constituent selon les analystes une réponse punitive à la rupture définitive de Bamako avec la sphère d’influence algérienne.
Le Mali a à plusieurs reprises accusé l’Algérie d’abriter des factions séparatistes et de mener des ingérences hostiles dans ses affaires intérieures. Ces accusations ne sont pas infondées : l’Algérie est régulièrement pointée du doigt pour son soutien logistique, financier et militaire à des groupes séparatistes dans la région, à l’image du Front Polisario, dont les activités déstabilisatrices sont bien documentées.
Une guerre médiatique et une stratégie de déni
Parallèlement aux actions militaires, l’appareil médiatique algérien a activé une offensive d’information coordonnée avec les groupes armés. Des médias semi-officiels et des réseaux numériques proches du pouvoir ont relayé en temps réel des récits séparatistes, gonflé les bilans des pertes militaires maliennes et diffusé des informations non vérifiées sur le sort des responsables. Le message sous-jacent est clair : quitter l’orbite algérienne a un coût.
Cette campagne de désinformation s’est déroulée en parallèle d’une stratégie de déni de la part du régime algérien. Alors que des rapports internationaux signalent des menaces terroristes actives dans la région de Blida, les autorités algériennes imposent un black-out médiatique complet, étouffant toute couverture des incidents sécuritaires sur leur territoire. Cette contradiction révèle une dualité cynique : étouffer le terrorisme en interne tout en l’exploitant comme un outil de pression géopolitique à l’extérieur.
La fin d’un levier de subordination
La dénonciation de l’accord d’Alger de 2015 par le conseil militaire de transition malien, en réponse aux actions hostiles répétées de l’Algérie, a privé Alger de son principal instrument d’hégémonie douce sur le Mali. Pendant des années, cet accord avait servi de mécanisme de subordination politique, maintenant des groupes armés comme une menace permanente contre Bamako.
Avec la neutralisation de ce levier et le Mali diversifiant ses partenariats stratégiques, la réponse algérienne s’est traduite par une escalade calculée : guerre par procuration, opérations d’information et déstabilisation territoriale.
Le Maroc, un partenaire fiable face aux pressions régionales
Le Maroc, en revanche, adopte une posture cohérente et transparente. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a résumé cette approche lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, à Rabat en juin 2024. « Le Maroc rejette catégoriquement la logique de ceux qui donnent des leçons et font du chantage aux pays du Sahel », a-t-il affirmé, en une critique à peine voilée envers Alger.
Bourita a souligné que « même dans le voisinage du Sahel, certains pays cherchent à gérer la situation par le chantage et à régler leurs propres problèmes au détriment de la stabilité régionale ». Il a réaffirmé que le Maroc agit selon une logique de confiance dans la capacité des nations du Sahel à résoudre leurs propres crises, en offrant expertise et accompagnement sans condition ni subordination.
« Ils n’ont pas besoin de tuteurs, ils ont besoin de partenaires », a-t-il conclu. Une approche fondée sur la souveraineté mutuelle, à l’opposé du modèle coercitif que l’Algérie impose, selon les analystes régionaux.
TAS : le Maroc doit soumettre sa défense pour la finale de la CAN 2025 avant mai 2026
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a fixé une date limite pour la Fédération royale marocaine de football (FRMF) afin de présenter son argumentaire dans l’affaire de la finale de la CAN 2025. Cette décision intervient après l’appel déposé par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la victoire marocaine sur tapis vert.
Pourquoi le Maroc doit-il réagir avant mai 2026 ?
Le TAS a accordé jusqu’au 7 mai 2026 à la FRMF pour soumettre son mémoire de défense. Cette échéance marque une étape cruciale dans ce litige opposant le Maroc au Sénégal après la polémique autour de la finale de la CAN 2025.
La FSF avait contesté la décision de la Confédération africaine de football (CAF), qui avait attribué la victoire au Maroc (3-0) sur tapis vert. Le Sénégal estime que cette issue est injuste et a saisi le TAS pour faire valoir ses droits.
Un dossier solide selon la FRMF, mais une procédure qui prendra du temps
Le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, a affirmé que le dossier marocain reposait sur des preuves irréfutables, incluant des rapports officiels et des enregistrements vidéo. Malgré cette confiance affichée, l’affaire pourrait s’étendre sur plusieurs mois.
Contrairement aux attentes du Sénégal, qui espérait un verdict rapide avant la Coupe du monde 2026, le TAS a rejeté la demande d’accélération. Le Maroc et la CAF ont privilégié une procédure classique pour garantir une analyse approfondie.
Selon les estimations, le TAS pourrait mettre entre 9 et 12 mois avant de rendre sa décision finale. Ainsi, le dénouement de cette affaire est attendu pour la fin de l’année 2026.
Que réserve l’avenir pour la finale de la CAN 2025 ?
La CAN 2025 reste sous le feu des projecteurs en raison de cette polémique. Bien que le TAS suive son calendrier habituel, les deux fédérations doivent se préparer à toutes les éventualités.
En attendant, les supporters des deux pays suivent de près l’évolution de cette affaire, qui pourrait avoir des répercussions sur l’organisation future des compétitions africaines.