Ousmane Sonko devant l’Assemblée nationale : un exercice démocratique sous haute tension
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko se présentera ce vendredi à 10h (heure de Greenwich) devant les députés pour une nouvelle séance de Questions d’actualité au gouvernement. Cet échange institutionnel, qui s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire, revêt une importance capitale pour évaluer la gestion gouvernementale et répondre aux préoccupations des citoyens.
Ce rendez-vous, qui s’annonce intense, intervient dans un contexte politique particulièrement animé. Les réformes électorales récentes, notamment les modifications des articles L.29 et L.30 du Code électoral, suscitent de vifs débats. Ces ajustements législatifs, adoptés depuis la prise de fonction du Président Diomaye Faye, sont au cœur des tensions. L’opposition dénonce une loi « sur mesure », accusant la majorité de favoriser l’éligibilité de Sonko en 2029, bien que ce dernier affirme être déjà éligible pour tous les scrutins au Sénégal.
Un débat axé sur les préoccupations quotidiennes des Sénégalais
Cette cinquième séance de Questions d’actualité ne se limitera pas aux polémiques politiques. Ousmane Sonko, accompagné de l’ensemble de son gouvernement, devra également répondre à des questions concrètes touchant le quotidien des citoyens. Parmi les sujets prioritaires :
Le pouvoir d’achat et les mesures mises en place pour réduire le coût de la vie, notamment celui des denrées alimentaires et de l’énergie ;
La situation économique, avec un accent sur les négociations en cours avec le Fonds monétaire international (FMI), l’avancement du plan de redressement économique et la préparation du prochain budget ;
Les mesures sociales, comme le suivi des bourses de sécurité familiale et l’accompagnement de l’État pour la campagne agricole et la fête de Tabaski.
Une relation exécutif-législatif sous les projecteurs
Le dialogue entre le Premier ministre et les députés sera scruté de près, dans un contexte décrit par Sonko comme une « cohabitation douce ». Les échanges pourraient également révéler des tensions ou des convergences entre les différentes branches du pouvoir, alors que le climat politique reste tendu.
Cette séance de Questions d’actualité s’annonce donc comme un moment clé pour faire le point sur l’action gouvernementale, dans un pays où les attentes des citoyens en matière de transparence et d’efficacité restent fortes.
Une séance de reddition de comptes sous haute surveillance
Dakar — Ce jeudi, le Premier ministre Ousmane Sonko et son équipe ministérielle se présenteront devant les députés pour une séance trimestrielle de questions d’actualité. Cet événement, inscrit dans le cadre des missions constitutionnelles, vise à renforcer la transparence et la responsabilité des pouvoirs publics.
Un format rigoureux et des temps de parole bien répartis
La rencontre, prévue pour durer 202 minutes, s’articulera autour de 14 questions. La répartition des interventions reflète la composition de l’Assemblée : dix questions sont attribuées au groupe Pastef-Les patriotes (majorité), deux au groupe Takku Wallu (opposition), et deux aux députés non-inscrits. Cette organisation garantit un équilibre dans l’échange démocratique.
Un rituel démocratique sous la présidence d’un vice-président expérimenté
Cette cinquième séance depuis la nomination du chef du gouvernement sera présidée par Ismaëla Diallo, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Son rôle sera de veiller au bon déroulement des débats et de garantir le respect des règles établies.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée d’ouvrir le dialogue entre les institutions et les citoyens, tout en consolidant la crédibilité des actions gouvernementales.
Ousmane Sonko accélère les infrastructures sénégalaises bloquées : focus sur les projets clés
Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a convoqué jeudi un conseil interministériel dédié aux infrastructures, à Dakar. L’objectif ? Débloquer sans tarder les projets publics en souffrance et accélérer leur mise en service. Une urgence nationale, selon le chef du gouvernement, qui a pointé du doigt les lenteurs administratives, financières et techniques freinant des chantiers stratégiques pour l’économie et les populations.
Infrastructures maritimes et portuaires : des partenariats public-privé pour relancer les projets
Parmi les secteurs prioritaires, les infrastructures maritimes et portuaires occupent une place centrale. Ousmane Sonko a appelé la ministre des Pêches et de l’Économie maritime à agir sans délai pour garantir leur exploitation rapide. Des partenariats public-privé sont envisagés pour fluidifier les processus et lever les blocages persistants.
Les projets concernés incluent notamment :
Le port de Foundiougne-Ndakhonga ;
Le quai de pêche de Ndangane Sambou ;
Le point de débarquement aménagé de Soumbédioune ;
Les sites de transformation de Rufisque ;
Les dragues de l’Agence nationale des affaires maritimes basées à Kaolack et Fatick.
62 projets publics bloqués : un comité dédié pour relancer les chantiers
Au total, 62 infrastructures sont actuellement à l’arrêt dans tout le pays. Cette liste, dressée lors du conseil interministériel, recense des projets majeurs comme :
L’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass ;
Les espaces numériques ouverts ;
Les aéroports régionaux de Saint-Louis, Matam et Kolda ;
Le terminal à conteneurs du port de Ndayane ;
Les chambres froides et le mémorial du bateau “Le Joola” ;
La reconstruction de l’hôpital Aristide-Le-Dantec à Dakar.
Pour suivre ces dossiers, un comité spécial sera mis en place. Il aura pour mission d’identifier les blocages, de proposer des solutions financières, administratives et juridiques, et de veiller à la finalisation des projets dans le strict respect des exigences de qualité et de coût.
Intégration des réseaux et maintenance : des exigences renforcées pour les infrastructures
Ousmane Sonko a également souligné l’importance d’intégrer dès la conception les réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications dans chaque projet public. Les ministres ont été invités à garantir une meilleure prise en charge des équipements techniques, des modèles d’exploitation et de la maintenance durable des infrastructures.
Maison de la jeunesse et agropoles : des échéances précises pour une mise en service rapide
Les maisons de la jeunesse et de la citoyenneté, en construction dans plusieurs localités (Tivaouane, Mbour, Linguère, Ranérou, Bambey, Diourbel, Kaolack, Tambacounda), doivent être totalement équipées et opérationnelles avant le 30 novembre 2026. Une deadline stricte fixée par le Premier ministre pour éviter de nouveaux retards.
Par ailleurs, les fermes villageoises “Naatangué” et les agropoles en développement (Mpal, Adéane, Dioulacolon, Mbellacadiao) ont fait l’objet d’une attention particulière. Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de définir, avec des partenaires privés, des modèles d’exploitation durables pour assurer leur rentabilité et leur utilité sociale.
Valorisation des actifs publics : des options innovantes pour attirer les investissements
Le chef du gouvernement a exploré différentes pistes pour optimiser la gestion des infrastructures publiques. Parmi elles :
La location ;
Les concessions de longue durée ;
Les baux emphytéotiques ;
D’autres formes de partenariats public-privé.
Ces mesures visent à mobiliser de nouveaux investissements et à désengager l’État de la gestion directe de certains actifs, tout en garantissant leur entretien et leur développement.
Les stades nationaux, les infrastructures sportives, les parcs nationaux, les réserves naturelles ainsi que le patrimoine immobilier des missions diplomatiques à l’étranger ont également été passés en revue lors de cette réunion gouvernementale.
Enfin, Ousmane Sonko a demandé aux structures publiques de proposer des mécanismes de recyclage et de valorisation des actifs immobiliers et fonciers de l’État, y compris ceux des armées. L’objectif : en optimiser l’exploitation au service de l’intérêt national et générer des ressources supplémentaires pour l’économie sénégalaise.
Le Premier ministre Sonko alerte sur l’état désastreux des infrastructures et du patrimoine public au Sénégal
Un audit gouvernemental révèle des milliards de francs cfa immobilisés dans des projets inachevés ou sous-exploités. Le Premier ministre Ousmane Sonko tire la sonnette d’alarme sur les conséquences économiques et sociales de cette gestion défaillante.
Lors d’un Conseil interministériel consacré aux infrastructures et au patrimoine de l’État, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté un bilan accablant de la gestion des fonds publics. Les conclusions d’un audit mené par les services de la Primature mettent en lumière des dysfonctionnements majeurs : 245 projets et actifs stratégiques bloqués pour un montant total de plus de 5 000 milliards de francs cfa, soit presque l’équivalent du budget national annuel.
Parmi les infrastructures concernées figurent des routes, hôpitaux, ports, stades et établissements scolaires répartis sur l’ensemble du territoire. Le chef du gouvernement a qualifié ces chiffres de « stupéfiants », soulignant que certains projets, comme le lycée de Sandiara en chantier depuis 2014, n’ont toujours pas vu le jour malgré des investissements colossaux.
Des milliards immobilisés dans des infrastructures inutilisées
L’audit révèle que 30 projets entièrement achevés ne sont toujours pas mis en service, dont des infrastructures portuaires et frigorifiques à Dakhonga. Ces blocages représentent un coût de 279 milliards de francs cfa. Par ailleurs, sur les 94 chantiers en cours, 62 sont à l’arrêt, avec un montant engagé dépassant les 5 227 milliards de francs cfa.
Le Premier ministre a également pointé du doigt la gestion du patrimoine foncier et immobilier de l’État. Selon les données, 97 biens situés principalement à Dakar, estimés à 132 milliards de francs cfa, auraient été cédés irrégulièrement. Certains terrains stratégiques, comme l’ancien site du quartier général de la gendarmerie, auraient été vendus à des prix bien inférieurs à leur valeur réelle, soit entre 10 et 15 milliards pour moins d’un milliard.
Un système judiciaire en question
Le volet judiciaire a occupé une place centrale dans les échanges. Ousmane Sonko a exprimé son incompréhension face à l’absence de poursuites dans des affaires liées à des pertes financières massives. Il a évoqué un « sabotage judiciaire », accusant implicitement certains magistrats de ralentir l’examen de dossiers sensibles. « Les dossiers n’appartiennent pas aux magistrats, mais au peuple sénégalais », a-t-il rappelé, laissant entendre que le ton pourrait monter dans les prochains jours.
Face à ces critiques, la ministre de la Justice Yassine Fall a assuré que les responsables seraient tenus de rendre des comptes. Cependant, Ousmane Sonko a maintenu sa pression, insistant sur la nécessité d’accélérer les procédures et de clarifier les responsabilités.
Un comité de suivi pour relancer les projets
Pour remédier à cette situation, le Premier ministre a annoncé la création immédiate d’un comité de suivi placé sous son autorité directe. Cette structure aura pour mission de recenser les projets bloqués, identifier les responsabilités et rechercher des solutions de financement. Le gouvernement envisage également de revaloriser certains actifs publics via des partenariats public-privé ou en mobilisant le Fonsis.
Au terme du Conseil interministériel, onze directives ont été arrêtées pour lever les blocages identifiés. Parmi elles, deux orientations majeures se distinguent : la poursuite de l’inventaire des infrastructures et la mise en place d’un comité inclusif chargé de veiller à l’exécution des décisions.
Les autres mesures visent à améliorer la planification des projets, en insistant sur les aspects techniques (raccordements, équipements) et la définition de modèles de gestion durable pour assurer la pérennité des investissements publics.
La condamnation de Succès Masra, figure politique tchadienne de premier plan, à 20 ans de réclusion criminelle, est désormais actée sans possibilité de recours. La Cour suprême tchadienne a définitivement validé la peine prononcée en première instance, rejetant ainsi le pourvoi en cassation introduit par l’ancien Premier ministre.
Une décision judiciaire historique
Jeudi dernier, les plus hautes juridictions du pays ont confirmé les chefs d’accusation retenus contre l’intéressé et plus de 70 co-accusés. Parmi les motifs de la condamnation figurent la diffusion de messages racistes et xénophobes, l’association de malfaiteurs ainsi que la complicité de meurtre, tous liés aux événements tragiques survenus à Mandakao.
Les avocats de la défense échouent à faire annuler la sentence
Malgré les arguments avancés par l’équipe juridique dirigée par l’avocat Kadjilembaye Francis, la Cour suprême n’a pas cédé. Les juges ont estimé que les preuves et les témoignages recueillis étaient suffisants pour établir la culpabilité des prévenus. La décision, désormais irrévocable, marque la fin d’une procédure judiciaire qui a duré plusieurs mois, et qui a mis en lumière des tensions politiques majeures au Tchad.
Une issue incertaine pour l’opposition politique
Pour Succès Masra, cette sentence signifie l’obligation de purger la totalité de sa peine, à moins d’une intervention exceptionnelle au plus haut niveau de l’État. Les responsables du parti Les Transformateurs n’ont pas manqué de qualifier la décision de honteuse, dénonçant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Sur le plan juridique, les voies de recours restantes pour l’ancien chef du gouvernement se limitent désormais à des instances sous-régionales ou internationales. Les experts soulignent que cette issue pourrait prolonger le débat autour de la légitimité et de l’indépendance de la justice tchadienne.
Liverpool contre Brentford : les 17 chiffres clés pour bien préparer le choc
Anfield s’apprête à vibrer ce dimanche en fin d’après-midi pour le dernier match de Premier League face à Brentford. Les Reds, déjà assurés de leur place en Ligue des champions, joueront leur survie pour une place dans le top 5. Voici 17 statistiques incontournables pour décrypter cette rencontre historique.
Un duel riche en histoire
Les deux clubs s’affrontent pour la 25e fois dans l’histoire. Liverpool domine largement avec 15 victoires contre seulement 5 pour Brentford. Une domination marquée par une particularité : les Reds ont toujours trouvé le chemin des filets dans 24 de ces 25 rencontres.
Une série en demi-teinte pour Brentford
Les Bees enchaînent actuellement une période difficile : un seul succès en neuf matchs de Premier League (six nuls, deux défaites). Leur dernier bon résultat ? Une large victoire 3-0 contre West Ham début mai. Une performance qui contraste avec leurs difficultés récentes.
Record à battre : depuis 1937, Brentford n’a plus gagné à Anfield. Pire encore, les Londoniens n’ont plus marqué lors de leurs six derniers déplacements à Liverpool, où ils ont systématiquement perdu.
Liverpool en quête de records
Un match nul suffirait aux Reds pour valider leur ticket en Ligue des champions. Mais ils visent plus grand : marquer deux buts leur permettrait d’atteindre les 150 réalisations en Premier League sous Arne Slot.
Virgil van Dijk pourrait battre un record d’endurance. S’il joue les 90 minutes, il deviendrait le joueur de champ le plus âgé à disputer 100 % des minutes d’une saison de Premier League, dépassant John Terry (34 ans et 168 jours).
Avec 4 851 minutes jouées cette saison, le Néerlandais pulvérise le record de Sami Hyypiä (5 205 minutes en 2005-2006) pour un défenseur de Liverpool.
Les individualités sous les projecteurs
Mohamed Salah écrit sa légende face à Brentford. Avec sept buts en huit matchs, l’Égyptien dépasse tous ses adversaires dans ce duel. Il inscrit en moyenne un but toutes les 95 minutes contre les Bees.
Son prochain but pourrait lui permettre d’égaler Sadio Mané, dernier joueur à avoir marqué le dernier but de la saison pour Liverpool deux années de suite (2020).
Alexis Mac Allister pourrait franchir un cap : son 150e match sous les couleurs des Reds. Une étape symbolique pour le milieu argentin.
Brentford en quête de performance historique
Avec une place potentielle en top 10, les Bees visent leur meilleur résultat en Premier League. Leur parcours depuis 2021 est en progression : 13e, 9e, 16e, puis 10e. Une dynamique à confirmer.
Igor Thiago porte l’équipe à lui seul. Avec 22 buts marqués cette saison (sur 54 au total), il détient la plus forte proportion de buts inscrits par un joueur en Premier League depuis Harry Kane en 2023 (43 %).
Une performance qui rappelle l’impact de Kane à Tottenham, et qui place Thiago comme l’arme offensive principale des Londoniens.
Un adieu et une première
Ce match sera le dernier d’Andy Robertson sous le maillot de Liverpool. Un détail historique : son premier but en Angleterre avait été inscrit contre Brentford en 2013, sous les couleurs d’Hull City.
Une anecdote qui ajoute une touche émotionnelle à cette rencontre déjà chargée en enjeux.
Une invincibilité à protéger
Liverpool n’a plus perdu de match de championnat à domicile depuis dix saisons. Leur dernière défaite ? Un 6-1 infligé par Stoke City en 2014-2015. Depuis 1989, les Reds sont invaincus lors des derniers matchs à Anfield (15 victoires, 3 nuls).
Une série impressionnante qui pourrait se prolonger ce week-end.
La Ligue des champions 2026 s’apprête à offrir une finale d’exception : Paris Saint-Germain contre Arsenal FC, samedi 30 mai à 17h30, dans le cadre majestueux de la Puskás Aréna à Budapest. Un choc entre deux géants européens à vivre en direct et sans abonnement sur M6 et M6+.
Un PSG en quête d’histoire
Champion d’Europe en titre, le club parisien vise un exploit inédit : conserver son titre continental. Après des années de frustration, le PSG a enfin franchi le cap en 2025 et entend bien prouver que cette victoire n’était pas un coup du hasard.
Les Parisiens ont su traverser des moments intenses en demi-finale face au Bayern Munich, démontrant une maturité tactique et mentale qui les place parmi les favoris. Leur attaque, toujours aussi redoutable, pourrait faire la différence dans cette finale.
Pour le PSG, il s’agit de transformer l’essai et d’écrire une nouvelle page dorée dans l’histoire du football français.
Arsenal écrit sa légende
Côté londonien, Arsenal FC vit un rêve éveillé. Vingt ans après sa dernière finale européenne, le club se retrouve enfin sur le devant de la scène. Une génération dorée, menée par des talents prometteurs, a balayé tous ses adversaires pour atteindre Budapest.
Les Gunners ont éliminé l’Atlético Madrid avec brio, confirmant leur statut de machine offensive et leur capacité à dominer les grands rendez-vous. Face au PSG, ils rêvent de décrocher leur première Ligue des champions et d’entrer dans la légende.
Deux styles, une seule finale
Cette confrontation promet un spectacle footballistique de haut vol. Le PSG mise sur sa puissance offensive et ses individualités pour faire la différence, tandis qu’Arsenal privilégie un jeu collectif dynamique, basé sur le pressing et la rapidité.
Les deux équipes partagent une même philosophie : le football offensif et spectaculaire. Les supporters peuvent s’attendre à un match rythmé, où chaque action pourrait faire basculer la rencontre dans une ambiance électrique au cœur de la capitale hongroise.
Comment suivre la finale en direct ?
Pour ne rien manquer de cette finale historique, rendez-vous dès 17h30 sur M6 et M6+. Les commentaires seront assurés par Xavier Domergue et Benoît Cheyrou, qui guideront les téléspectateurs à travers cette soirée européenne inoubliable.
PSG – Arsenal, finale de la Ligue des champions 2026, c’est samedi 30 mai en clair et en direct. Un avant-goût du Mondial 2026 qui s’annonce déjà sous les meilleurs auspices.
le Bénin entre deux présidents : talon cède le pouvoir à wadagni
Cotonou, 22 mai 2026 — Le Bénin s’apprête à vivre un moment historique. Alors que Romuald Wadagni doit être investi président de la République ce dimanche 24 mai, Patrice Talon a choisi de marquer cette transition par un discours solennel, adressé à une nation en pleine mutation politique.
Après une décennie à la tête de l’État, le président sortant quitte ses fonctions dans un climat de sérénité institutionnelle rare sur le continent africain. Son message, à la fois personnel et politique, a résonné comme un hommage à la démocratie béninoise et un appel à l’unité nationale autour de son successeur.
Une transition scrutée en Afrique de l’Ouest
Dans une Afrique où les alternances politiques sont souvent synonymes de tensions, le Bénin semble écrire une page différente. Le départ de Patrice Talon, après deux mandats consécutifs, s’inscrit dans une logique de stabilité et de continuité républicaine. Son discours, retransmis à travers le pays, a mis en avant la nécessité de préserver les acquis tout en projetant le Bénin vers de nouveaux défis.
Patrice Talon a salué la désignation de Romuald Wadagni, qu’il présente comme l’architecte d’une « nouvelle ère de développement ». Le président sortant a exprimé sa confiance dans la capacité du futur chef de l’État à incarner cette transition, soulignant que « l’intérêt supérieur du Bénin » devait guider les actions futures.
Un bilan politique marqué par des réformes ambitieuses
Dans son allocution, Patrice Talon a dressé un portrait de son mandat, marqué par des transformations profondes. Modernisation de l’administration, réformes économiques et renforcement des infrastructures ont rythmé ces dix années au pouvoir. Malgré les défis, il a souligné le rôle central joué par l’ensemble des acteurs nationaux — citoyens, diaspora et partenaires locaux — dans ces avancées.
Le président sortant a reconnu les obstacles rencontrés, évoquant un parcours « semé d’embûches », mais a insisté sur la résilience collective qui a permis au pays de progresser. Cette approche, à la fois humble et visionnaire, visait à ancrer son héritage dans la mémoire collective.
Romuald Wadagni face à l’épreuve des attentes populaires
Romuald Wadagni, ancien ministre des Finances au profil technocratique, hérite d’un pays transformé mais confronté à des défis sociaux majeurs. Son entrée en fonction coïncide avec des attentes fortes : maintenir la dynamique économique tout en répondant aux besoins des populations.
Patrice Talon a d’ailleurs lancé un appel solennel aux Béninois, les exhortant à soutenir le nouveau président « pour le bien commun ». Cette transition, si elle est réussie, pourrait servir d’exemple en Afrique de l’Ouest, où la question de la gouvernance reste cruciale.
Un hommage personnel qui touche la nation
Parmi les moments forts de son discours, Patrice Talon a rendu un hommage vibrant à son épouse, Claudine Talon, qu’il a qualifiée de « femme d’exception ». Cette reconnaissance publique, rare dans les allocutions officielles africaines, a ajouté une dimension humaine et intime à son message. Il a également remercié ses proches et collaborateurs pour leur soutien indéfectible.
Le Bénin à l’aube d’une nouvelle étape
Cette transition politique dépasse le cadre béninois. Plusieurs capitales africaines observent ce passage de relais avec attention, y voyant un test pour la stabilité institutionnelle de la région. Le Bénin, désormais, doit concrétiser sa promesse de continuité politique et économique.
Romuald Wadagni devra rapidement prouver sa capacité à incarner une autorité présidentielle légitime, tout en renforçant la cohésion sociale et la confiance dans les institutions. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la solidité de cette transition.
Une chose est certaine : en quittant le pouvoir sur un discours d’unité et de transmission, Patrice Talon a posé les bases d’un héritage politique durable. Alors que Romuald Wadagni s’apprête à prêter serment, le Bénin entre dans une nouvelle phase de son histoire, avec l’ambition affichée de poursuivre sa marche vers la prospérité et la stabilité.
Tabaski à Bamako : le blocus jihadiste bouleverse les fêtes et les prix
Alpha Amadou Kané, un Malien de 40 ans originaire de Mopti, ne célèbrera pas cette année l’Aïd al-Adha, communément appelée Tabaski, dans sa famille. Une première en trois décennies. La raison ? L’intensification des attaques jihadistes qui paralysent les axes routiers menant à Bamako depuis fin avril. Ces groupes armés, affiliés à la branche sahélienne d’Al-Qaïda, ont imposé un blocus partiel sur les principaux corridors, brûlant des dizaines de véhicules et dissuadant les compagnies de transport de relier la capitale.
Un parc à bétail improvisé dans les rues de Bamako, où les moutons s’entassent avant le sacrifice rituel
Transport de bétail vers Bamako, un défi devenu périlleux en raison des attaques
Les Malien·ne·s s’adaptent aux contraintes en transportant le bétail par tous les moyens
Un blocus qui étouffe la capitale et ses habitants
Le blocus imposé par les groupes jihadistes a des répercussions dramatiques sur la vie quotidienne à Bamako. Les gares routières, habituellement bondées avant les fêtes, sont aujourd’hui désertes. Les compagnies de transport, confrontées à des pénuries de carburant et à la destruction de plusieurs de leurs véhicules, ont drastiquement réduit leurs activités.
Une agence locale avoue sous couvert d’anonymat : « Non seulement nous manquons de gazole pour maintenir nos rotations, mais nous avons aussi perdu plusieurs bus dans les attaques récentes. C’est une perte économique colossale. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en temps normal, une compagnie majeure pouvait transporter plus de 50 000 passagers entre Bamako et l’intérieur du pays pour la Tabaski. Cette année, aucun trajet n’est prévu.
Wara Bagayoko, lui aussi, renonce à sa tradition. Depuis 30 ans, il rejoignait chaque année sa région d’origine, Ségou, pour célébrer la fête en famille. « La route est trop dangereuse. Ce sera la première fois que je ne fêterai pas là-bas. »
Seuls quelques minibus parviennent encore à circuler, soit par des itinéraires détournés, soit sous escorte militaire sur certains tronçons.
Le bétail, victime collatérale de l’insécurité
La filière du bétail, essentielle pour le sacrifice rituel de la Tabaski, est en crise. Les éleveurs et commerçants des zones pastorales peinent à acheminer leurs troupeaux vers Bamako, principal marché du pays. Le coût du transport d’un mouton, qui s’élevait habituellement entre 2 500 et 2 750 francs CFA (4 euros), a explosé pour atteindre 15 000 à 18 000 francs CFA (22 à 27 euros).
Alassane Maïga, transporteur, explique cette hausse par les détours imposés et la hausse des risques. Conséquence directe : le prix des moutons a flambé. « Avant, on en trouvait à 75 000 francs CFA (114 euros). Aujourd’hui, ils se vendent à 300 000 francs CFA (457 euros). »
Hama Ba, vendeur à Bamako, confirme : « Beaucoup de camions de moutons ont été brûlés. En temps normal, j’avais plus de 1 000 têtes en stock. Aujourd’hui, il n’en reste aucune. »
Les Malien·ne·s, dont le salaire minimum est de 40 000 francs CFA (60 euros), se retrouvent face à un dilemme : acheter un mouton à ce prix exorbitant ou renoncer à la tradition. Iyi, qui cherche désespérément un bélier abordable, résume la situation : « Avant, on avait un large choix. Aujourd’hui, le mouton est introuvable à Bamako. »
Des coupures d’électricité aggravées par la crise
À la menace jihadiste s’ajoutent des coupures d’électricité massives et des pénuries d’eau potable. La société Énergie du Mali, qui exploite des centrales thermiques au fioul et au diesel, peine à s’approvisionner normalement en carburant à cause du blocus. Les délestages électriques, déjà fréquents, se sont intensifiés.
Les couturiers, qui préparent les tenues traditionnelles pour la fête, sont particulièrement touchés. Alou Diallo, l’un d’eux, confie : « On a tenté d’acheter un petit panneau solaire, mais ça ne remplace pas le courant. »
Les ménages s’inquiètent aussi de la conservation des aliments. Une mère de famille du quartier de Sirakoro s’interroge : « Comment conserver la viande sans électricité ? Acheter un mouton à ce prix pour risquer de perdre la viande en 24 heures à cause des coupures, c’est une vraie hantise. »
Face à cette situation, les autorités maliennes ont annoncé l’arrivée de centaines de camions-citernes de carburant à Bamako ces derniers jours.
Malgré l’adversité, les Bamakois·es restent déterminé·e·s à célébrer la Tabaski, même à distance. Les sacrifices rituels auront lieu, mais l’esprit festif sera terni par l’absence des familles dispersées et les défis économiques et sécuritaires.
Condamnation de Succès Masra : la Cour suprême tchadienne confirme sa détention
La Cour suprême du Tchad a rendu sa décision ce 21 mai : elle confirme la condamnation de l’ancien Premier ministre et figure de l’opposition, Succès Masra. L’opposant tchadien reste donc incarcéré, malgré le rejet de son appel. Une annonce qui intervient dans un contexte de tensions politiques exacerbées à N’Djamena.
Un rejet de l’appel qui maintient Succès Masra en prison
L’avocat de Succès Masra, Me Francis Kadjilembaye, a confirmé l’issue de l’audience : « Malgré les arguments juridiques présentés, la Cour suprême a décidé de rejeter l’appel ». Arrêté en mai 2025, l’opposant tchadien avait été condamné en août 2024 à 20 ans de prison ferme pour « diffusion de messages à caractère haineux et xénophobe » ainsi que pour « complicité de meurtre ». Une peine lourde qui suscite de vives réactions.
Une procédure jugée politique par les défenseurs des droits humains
L’organisation Human Rights Watch dénonce une procédure « à motivation politique » et souligne que la détention prolongée de Succès Masra reflète « l’intolérance du gouvernement face à la dissidence ». À N’Djamena, un important dispositif policier entourait la Cour suprême lors de l’audience. Plusieurs journalistes ont, selon des témoins, été empêchés d’assister aux débats.
Un climat politique explosif au Tchad
Cette décision intervient alors que le Tchad traverse une période de forte tension. Début mai, huit responsables de l’opposition ont été condamnés à huit ans de prison, notamment pour « insurrection ». Peu avant ces verdicts, les autorités ont dissous la principale coalition d’opposition. Les partis opposés au pouvoir dénoncent régulièrement des pressions et l’interdiction de manifester. Fin avril, un militant du parti Les Transformateurs, dirigé par Succès Masra, a été tué par les forces de l’ordre lors d’un rassemblement réclamant sa libération.
Un parcours politique marqué par l’opposition puis une brève alliance
Économiste formé en France et au Cameroun, Succès Masra s’était imposé comme l’un des principaux rivaux du président Mahamat Idriss Déby Itno avant d’être nommé Premier ministre en 2024. Lors de l’élection présidentielle de la même année, il s’était présenté contre le chef de l’État. Selon les chiffres officiels, Mahamat Déby avait obtenu 61,3 % des voix, contre 18,5 % pour Succès Masra, qui avait contesté ces résultats et revendié la victoire.
Sunderland – Chelsea : le choc de clôture en Premier League
La saison de Premier League touche à sa fin avec un match décisif opposant Sunderland aux Chelsea ce dimanche 24 mai 2026 à 17h au Stadium of Light. Un duel à enjeu où les deux formations tenteront de conclure leur exercice sur une note positive.
Les Black Cats, promus cette saison, visent une qualification européenne en terminant dans les sept premiers du classement. De leur côté, les Blues de Londres, en pleine reconstruction, cherchent à éviter une place en barrages de Ligue Conférence.
Un Sunderland ambitieux en quête d’histoire
Huit ans après leur relégation en Championship, Sunderland a connu une résurrection remarquable. Le club, autrefois englué dans le chaos sportif, a été repris par Kyril Louis-Dreyfus et Juan Sartori, qui ont insufflé une nouvelle ambition. Après avoir retrouvé l’élite en mai 2025, les hommes de Régis Le Bris ont marqué les esprits avec un mercato record, dépensant plus de 100 millions d’euros pour recruter Granit Xhaka, Enzo Le Fée, Brian Brobbey ou encore Nordi Mukiele.
Malgré un début de saison prometteur, les Black Cats ont subi un léger recul au printemps. Pourtant, leur victoire à Everton (1-3) la semaine dernière leur laisse une lueur d’espoir pour décrocher une place en Ligue Europa. Actuellement 10es, ils ne sont qu’à un point de la 8e place et deux de la 7e, synonyme de qualification directe.
Une performance historique serait au rendez-vous si Sunderland se qualifiait, car le club n’a participé qu’à une seule campagne européenne dans son histoire, lors de la Coupe des Coupes en 1973-1974. Le dernier match de la saison pourrait donc entrer dans la légende du Stadium of Light.
Composition probable de Sunderland :
Robin Roefs – Lutsharel Geertruida, Nordi Mukiele, Luke O’Nien, Reinildo Mandava – Granit Xhaka, Noah Sadiki – Trai Hume, Enzo Le Fée, Nilson Angulo – Brian Brobbey Entraîneur : Régis Le Bris
Quelques absences notables : Simon Moore (blessé), Daniel Ballard (suspendu), Romaine Mundle et Bertrand Traoré (incertains).
Chelsea en quête de stabilité après une saison chaotique
Les Blues abordent cette rencontre dans une situation délicate. Après des années de turbulence, le club londonien semblait enfin sur la bonne voie sous la direction d’Enzo Maresca, avec des titres en Ligue Conférence et Coupe du monde des clubs en 2025. Mais la saison 2025-2026 a été marquée par une série de contre-performances, avec sept matchs sans victoire en Premier League, dont six défaites.
L’instabilité a frappé à nouveau : Enzo Maresca a quitté le club en janvier, remplacé par Liam Rosenior, lui-même licencié après cinq revers consécutifs. À l’aube d’un nouveau départ avec Xabi Alonso, les Blues doivent sauver leur saison. Une 8e place les enverrait en barrages de Ligue Conférence, mais une 7e place leur offrirait une qualification pour la Ligue Europa.
Composition probable de Chelsea :
Robert Sánchez – Reece James, Trevoh Chalobah, Levi Colwill, Marc Cucurella – Moisés Caicedo, Andrey Santos – Pedro Neto, Cole Palmer, Enzo Fernández – João Pedro Entraîneur : Calum McFarlane
Plusieurs joueurs sont incertains : Estêvão Willian et Jamie Gittens (blessés), Mykhaïlo Mudryk (suspendu), ainsi que Malo Gusto, Roméo Lavia et João Pedro.
Où suivre le match en direct ?
En France, la rencontre sera diffusée sur CANAL+ Live 6 à partir de 17h, avec une disponibilité en streaming sur la plateforme digitale de CANAL+.
Un historique largement à l’avantage de Chelsea
Sur les 126 confrontations entre les deux clubs, Chelsea domine avec 61 victoires contre 43 pour Sunderland, et 22 matchs nuls. Cette supériorité s’est accentuée après le rachat du club londonien en 2003, tandis que les Black Cats traversaient une période de déclin.
Avant leur défaite à Stamford Bridge en octobre dernier (1-2), Chelsea avait remporté 10 des 14 derniers duels contre Sunderland, mais ces matchs remontaient à une époque où les deux formations n’évoluaient plus au même niveau.
Des joueurs ayant marqué l’histoire des deux clubs
Plus de trente joueurs ont porté les couleurs des deux formations. Parmi eux, Bertrand Traoré, formé à Chelsea avant de rejoindre Sunderland cette saison, incarne cette histoire commune. D’autres profils comme Marc Guiu, prêté par les Blues aux Black Cats, ou Marcos Alonso, symbole de réussite aux deux clubs, illustrent les liens entre les deux équipes.
Des légendes comme Boudewijn Zenden ou Tore André Flo ont également marqué l’histoire des deux formations, chacune à des époques différentes.
Les cotes avant le coup d’envoi
Victoire de Sunderland : 3,53 Match nul : 3,60 Victoire de Chelsea : 1,97
Les cotes sont fournies par Betclic et peuvent évoluer jusqu’au début du match.
Mali : quand la junte de Bamako vacille face à l’avancée des groupes armés
Un État malien sous pression : entre djihadistes, séparatistes et dépendance russe
Le Mali n’est plus seulement un pays en proie à des conflits internes. Il incarne désormais l’une des fractures les plus critiques du Sahel. La conjonction de plusieurs menaces – l’offensive des groupes djihadistes du JNIM, affilié à Al-Qaïda, les revendications indépendantistes du FLA dans l’Azawad, les tensions ethniques et l’effondrement économique – transforme cette nation d’Afrique de l’Ouest en un foyer de crise régionale. La junte militaire de Bamako, dirigée par Assimi Goïta, se retrouve aujourd’hui à gérer une situation où chaque victoire tactique se paie au prix d’une fragilité stratégique croissante.
L’offensive lancée le 25 avril 2026 marque un tournant : les attaques ne se limitent plus aux zones désertiques du Nord. Les groupes armés ciblent désormais les centres urbains, les bases militaires et les axes logistiques vitaux. Le résultat ? Un État malien réduit à une mosaïque de zones contrôlées, où la communication entre les différentes enclaves devient de plus en plus difficile. Bamako, autrefois considérée comme un bastion de stabilité relative, voit son autorité s’effriter sous la pression combinée des groupes armés et des défis internes.
La junte malienne face à l’illusion de la souveraineté
Le discours officiel de la junte promettait une reconquête totale du territoire, une expulsion de l’influence française et une alliance stratégique avec la Russie. Pourtant, ces promesses relèvent davantage du symbole que de la réalité opérationnelle. Si le départ des forces françaises a été possible, leur remplacement par des structures russes s’est révélé bien plus complexe. Les Russes, via des mercenaires comme Wagner, apportent un soutien militaire et une narration anti-occidentale, mais leur capacité à stabiliser l’ensemble du pays reste limitée.
La souveraineté malienne, telle que brandie par Bamako, se heurte à une réalité implacable : pour être effective, elle nécessite bien plus que des discours ou des défilés militaires. Elle exige une administration fonctionnelle, des routes sécurisées, des mines exploitées légalement, des écoles ouvertes et une armée capable de tenir le terrain. Or, ces conditions font cruellement défaut. La junte, bien que militarisée, peine à maintenir l’ordre même dans les zones sous son contrôle direct. Le pouvoir central, autrefois perçu comme un rempart, est désormais perçu comme une forteresse assiégée, de plus en plus isolée de ses propres périphéries.
Djihadistes et séparatistes : une alliance de circonstance aux conséquences dévastatrices
L’alliance récente entre le JNIM et le FLA ne doit pas être interprétée comme une fusion idéologique. Les djihadistes, avec leur projet de création d’un califat islamique, et les séparatistes touaregs, qui réclament une autonomie ou une indépendance pour l’Azawad, poursuivent des objectifs radicalement différents. Pourtant, dans le chaos actuel, cette convergence opérationnelle s’avère dévastatrice pour Bamako.
En saturant les défenses maliennes avec des attaques simultanées sur plusieurs fronts, ces groupes forcent l’armée à disperser ses ressources déjà limitées. Chaque base, chaque convoi, chaque détachement devient une cible potentielle. Les soldats malien, en première ligne, subissent une pression psychologique intense : la peur de l’encerclement, le manque de renforts et l’incertitude quant à la capacité de Bamako à les soutenir. Lorsque la population locale commence à douter de la capacité de l’État à la protéger, les groupes armés gagnent un avantage décisif. Ils ne cherchent pas nécessairement à remplacer l’État, mais à le rendre invisible là où il compte le moins.
L’armée malienne : entre usure et impossibilité de tenir le terrain
Les Forces armées maliennes (FAMa) font face à un défi structurel : défendre un territoire immense avec des moyens insuffisants. Les groupes armés, eux, n’ont pas besoin de contrôler durablement les villes. Ils peuvent frapper, disparaître et réapparaître ailleurs, laissant derrière eux un sentiment d’insécurité permanent. Les FAMa, en revanche, doivent tenir des positions, protéger les civils et assurer la continuité administrative. C’est un paradoxe bien connu des conflits asymétriques : l’État doit être partout, tandis que l’insurrection peut se permettre de n’être nulle part en particulier.
Une attaque sur une base clé comme Kati, ou la perte de figures majeures de l’appareil sécuritaire, aurait des répercussions bien au-delà du terrain militaire. Elle minerait la confiance dans le régime et pourrait accélérer la fragmentation de l’État. Bamako n’a pas besoin de tomber pour perdre. Il lui suffit de continuer à s’affaiblir, jour après jour, sous les coups répétés des groupes armés et des défis internes.
La présence russe : un rempart fragile face à la crise
Moscou a su se positionner comme une alternative crédible à l’influence occidentale au Mali. En fournissant des conseillers militaires, des mercenaires et une rhétorique anti-française, la Russie a offert à Bamako un soutien tangible. Pourtant, cette aide ne suffit pas à résoudre les problèmes structurels du pays. Protéger le régime en place n’équivaut pas à pacifier une nation entière.
La Russie, engagée par ailleurs dans un conflit coûteux en Ukraine, doit faire des choix stratégiques. Son projet africain, initialement conçu comme une opération à faible coût, se transforme peu à peu en un engagement de longue haleine. Les paramilitaires russes peuvent gagner des batailles, mais ils ne peuvent pas reconstruire un État. Ils peuvent intimider, mais ils ne peuvent pas gouverner. Le Mali, autrefois présenté comme une vitrine de la pénétration russe en Afrique, risque de devenir un piège stratégique où Moscou s’enlise progressivement.
Économie malienne en péril : l’or, les trafics et la survie de l’État
L’économie du Mali repose en grande partie sur l’exploitation de l’or, de l’agriculture et des flux informels. Lorsque la sécurité s’effondre, ce n’est pas seulement l’ordre public qui est menacé, mais aussi la base fiscale de l’État. Les mines d’or, qu’elles soient artisanales ou industrielles, deviennent des zones de compétition où chaque groupe armé cherche à imposer son contrôle. Les trafics, les extorsions et les taxes informelles se multiplient, privant Bamako de ressources vitales.
Les routes transsahariennes, artères économiques essentielles pour le commerce régional, sont également devenues des zones de non-droit. Leur contrôle permet aux groupes armés de taxer les convois, de rançonner les populations et de financer leurs activités. Lorsque l’État perd le contrôle de ces axes, il perd aussi la capacité d’influencer la vie quotidienne des Maliens. À défaut d’État, d’autres acteurs – djihadistes, trafiquants ou chefs locaux – s’installent durablement, créant une souveraineté de fait, mais sans légitimité.
L’Alliance des États du Sahel : une solidarité de façade face à des défis communs
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES) dans une volonté affichée de rompre avec l’influence occidentale et de renforcer leur souveraineté. Cette alliance, bien que symboliquement forte, se heurte à une réalité implacable : ses membres sont des États fragiles, avec des armées sous pression, des économies vulnérables et des institutions militarisées.
L’AES peut coordonner des déclarations communes et renforcer une rhétorique anti-occidentale, mais sa capacité à apporter une réponse concrète aux crises reste limitée. Si chaque État de l’alliance est vulnérable, comment peut-il garantir un soutien mutuel efficace ? L’alliance pourrait, au mieux, devenir une confédération d’urgences, où chaque membre tente de survivre sans pouvoir réellement s’entraider. La souveraineté, sans moyens concrets, reste un slogan creux.
Le départ de la France : un vide qui persiste malgré les promesses russes
Le retrait des forces françaises du Mali a marqué la fin d’un chapitre dans l’histoire du Sahel. Paris a payé le prix de ses erreurs passées, de son arrogance et de son incapacité à stabiliser la région. Pourtant, l’anti-françafrique ne suffit pas à garantir la sécurité. La Russie, qui a occupé l’espace laissé vacant, n’a pas apporté de solutions durables. Elle a offert une protection à Bamako, mais elle n’a pas résolu les problèmes fondamentaux du Mali : la gouvernance, la légitimité politique et la cohésion nationale.
Le départ de la France ne signifie pas l’avènement d’un nouvel ordre stable. Il ouvre plutôt une période d’incertitude où plusieurs puissances – la Russie, mais aussi la Chine, la Turquie ou les monarchies du Golfe – cherchent à étendre leur influence. Pour les Maliens, cette compétition entre acteurs extérieurs ne se traduit pas par une amélioration de leur quotidien. Bien au contraire, elle aggrave souvent les divisions et les tensions internes.
Trois scénarios possibles pour l’avenir du Mali
Le premier scénario envisage une guerre civile tripartite. Bamako conserverait la capitale et quelques villes clés, tandis que le JNIM contrôlerait des zones rurales et le FLA consoliderait sa présence dans l’Azawad. Le pays resterait formellement unifié, mais il serait en réalité fragmenté, chaque acteur dominant sa propre sphère d’influence.
Le deuxième scénario anticipe un effondrement interne de la junte. Les défaites militaires, les pertes parmi les dirigeants et le mécontentement au sein de l’armée pourraient provoquer des fractures internes. Dans un système où le pouvoir est issu de coups d’État, un nouveau coup d’État n’est jamais exclu. Une faction pourrait tenter de sauver le régime en sacrifiant certains de ses membres clés.
Le troisième scénario prévoit une sécession de fait du Nord. Même si elle n’est pas officiellement proclamée, cette région pourrait devenir une zone soustraite à l’autorité de Bamako. Elle serait alors gouvernée par une combinaison instable de forces touarègues, de groupes djihadistes, de trafics et d’acteurs extérieurs. Ce scénario s’apparenterait à une Somalie sahélienne, où l’État ne serait plus qu’une coquille vide, incapable d’exercer une souveraineté réelle.
Le risque pour l’Europe : un Sahel instable aux répercussions globales
L’Europe sous-estime souvent l’impact d’une crise au Mali. Pourtant, le Sahel est un enjeu majeur pour la sécurité, les migrations et l’influence géopolitique. Un Mali fragmenté aggraverait les défis européens : augmentation des flux migratoires, renforcement des groupes djihadistes, pression sur les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest et affaiblissement de la position de l’Europe dans la région.
L’Europe a commis deux erreurs majeures : avoir considéré le Sahel comme un simple problème de sécurité extérieure, puis avoir perdu en crédibilité sans proposer d’alternative politique viable. Les solutions passées – missions militaires, formation des armées locales – n’ont pas suffi. Pour stabiliser le Sahel, il faut bien plus : des institutions solides, une justice fonctionnelle, une économie résiliente et une légitimité retrouvée. Sans cela, même les meilleures intentions se heurtent à la réalité d’un État en déliquescence.
Le Mali comme miroir des défis mondiaux
Le Mali illustre une vérité douloureuse : changer de protecteur extérieur ne suffit pas à sauver un État. Les Français ont échoué à stabiliser le pays. Les Russes risquent de connaître le même sort. La junte malienne a brandi la souveraineté comme un étendard, mais cette souveraineté n’est qu’un mot vide de sens sans les capacités concrètes pour l’exercer.
Un État ne meurt pas toujours dans un effondrement spectaculaire. Il meurt souvent bien avant, lorsque les routes ne sont plus sûres, lorsque les écoles ferment, lorsque les villages paient des taxes aux groupes armés, lorsque les convois ne circulent qu’avec une escorte, lorsque les soldats doutent des ordres et lorsque la population cesse d’attendre quoi que ce soit de l’État. Le Mali est dangereusement proche de ce seuil. Et ce qui se joue aujourd’hui à Bamako pourrait bien préfigurer les défis des décennies à venir, non seulement pour l’Afrique, mais pour l’ordre mondial dans son ensemble.
La junte malienne voulait prouver que la force militaire, soutenue par Moscou, pouvait restaurer l’unité nationale. En réalité, elle démontre que sans une vision politique claire, sans légitimité et sans capacité administrative, la force se consume elle-même. Le Mali n’est pas seulement un front de crise en Afrique. C’est un avertissement pour tous ceux qui croient qu’un changement de partenaire extérieur peut, à lui seul, résoudre les problèmes structurels d’un État.