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  • Sahara : Le Groupe d’amitié Chili

    Sahara : Le Groupe d’amitié Chili

    Diplomatie

    Sahara : Le Groupe d’amitié Chili-Maroc réitère son soutien à la résolution 2797

    Le Maroc représente pour le Chili une porte d’entrée au continent africain. Il existe aussi un potentiel de complémentarité économique entre les deux pays, notamment dans le secteur agricole.


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    La présidente du Groupe d’amitié parlementaire Chili-Maroc, María Catalina Del Real Mihovilovic, a réitéré, mardi à Rabat, le soutien du Groupe à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara marocain.

    Cette résolution consacre le plan d’autonomie en tant que « solution sérieuse et durable » au différend autour du Sahara marocain, a-t-elle déclaré à la presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

    Mme Del Real Mihovilovic a fait observer que le groupe d’amitié, qui intègre différents partis politiques, soutient pleinement cette résolution.

    Elle a également mis en exergue le potentiel de complémentarité économique entre les deux pays, notamment dans le secteur agricole, relevant l’importance des engrais marocains pour l’agriculture au Chili, pays exportateur de minerais stratégiques tels que le cuivre et le lithium, essentiels à l’industrie automobile, qui connaît un essor remarquable au Maroc.

    De même, la délégation chilienne a souligné l’importance pour son pays de nouer des partenariats stratégiques avec le Royaume dans d’autres domaines, dont le dessalement de l’eau de mer, la technologie et le tourisme.

    Mme Del Real Mihovilovic a rappelé que la visite de la délégation parlementaire chilienne dans le Royaume coïncide avec la célébration du 65e anniversaire de l’établissement des relations d’amitié entre les deux pays, ainsi qu’avec le 22e anniversaire de la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, au Chili, notant que la politique étrangère de son pays est « une politique d’État et que notre amitié avec le Maroc transcende les appartenances politiques ».

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  • En RDC, les civils pris au piège des combats à Fizi

    En RDC, les civils pris au piège des combats à Fizi

    ConflitsRépublique démocratique du Congo

    En RDC, les civils pris au piège des combats à Fizi

    7 juillet 2026

    Les combats s’intensifient dans le territoire de Fizi dans le Sud-Kivu. Entre avancées militaires revendiquées et accusations croisées, les civils vivent dans la peur d’une escalade du conflit.

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    Symbolbild Weltbevölkerungsbericht Frauen

    Les affrontements ont lieu dans les hauts et moyens plateaux du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Ils opposent la coalition rebelle AFC/M23-Twirwaneho, soutenue par l’armée rwandaise selon Kinshasa, à la coalition des FARDC-Wazalendo, appuyée par l’armée burundaise.

    Alors que les deux camps revendiquent des avancées militaires, la population s’inquiète surtout de la forte militarisation de Baraka et de Fizi-Centre, deux localités stratégiques où le quotidien est de plus en plus perturbé.

    Une zone stratégique au cœur des affrontements

    Sur le terrain, les rebelles affirment avoir progressé du village de Mulima jusqu’au secteur de « Point Zéro », en direction de Mukera. Une version démentie par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui assurent au contraire avoir repris plusieurs localités et repoussé les combattants plus au sud.

    Au-delà de cette bataille des communiqués, l’enjeu est aussi stratégique. Située sur les rives du lac Tanganyika, Baraka constitue le principal centre administratif du territoire de Fizi. La ville assure la liaison entre le territoire d’Uvira, au nord, et la province du Tanganyika, au sud.

    Depuis l’attaque d’Uvira par les rebelles de l’AFC/M23 puis leur repli vers le nord, Baraka est devenue un point névralgique pour l’approvisionnement civil et militaire. Son aérodrome et ses ports permettent le transport de renforts sur le lac Tanganyika, tandis que Fizi-Centre représente un axe de pénétration vers les Hauts-Plateaux de Minembwe ainsi que vers les provinces du Maniema et du Tanganyika.

    RDC Bijombo | Des soldats congolais | Sud-Kivu

    Des habitants gagnés par la peur

    Dans cette région sous contrôle gouvernemental, les habitants vivent désormais au rythme des tirs et des explosions. Les coups de feu entendus presque chaque soir ont semé la panique. Les commerces n’ouvrent plus qu’aux alentours de 9 heures et ferment dès 17 heures.

    « Les militaires sont nombreux dans la ville, ils proviennent des montagnes jusqu’ici. Chaque soir, les activités s’interrompent brusquement. Des balles crépitent dans tous les sens… Récemment, une bombe larguée par un drone a blessé des gens. Nous vivons dans l’insécurité et cela nous inquiète, mais nous croyons que notre gouvernement va trouver une solution », a décrit Justin, un habitant de Fizi.

    L’armée promet de rétablir son contrôle

    Face à cette dégradation sécuritaire, les FARDC affirment avoir lancé une offensive pour reprendre les villages passés sous contrôle rebelle dans les hauts plateaux de Fizi, d’Uvira et de Mwenga. Une région particulièrement difficile d’accès, où les réseaux de télécommunications restent très limités.

    « Aux populations de Fizi, Mwenga, Uvira et de l’ensemble du Sud-Kivu, les Forces armées de la République démocratique du Congo adressent un message de confiance et de sérénité. Nous vous rassurons que toutes les dispositions opérationnelles sont prises pour assurer votre protection, poursuivre la reconquête et restaurer progressivement l’autorité de l’État sur chaque position du territoire national », a rassuré, le lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole de l’opération Sukola 2 Sud-Sud-Kivu.

    RDC – Bijombo, province du Sud-Kivu : Le général de l'armée congolaise Philemon Yav (2e à droite) passe les troupes en revue lors d'une visite officielle à Bijombo, dans la province du Sud-Kivu, dans l'est de la RDC en octobre 2020. (Archives)

    Les défenseurs des droits humains sous pression

    Les organisations de la société civile dénoncent toutefois un climat d’intimidation grandissant. Selon plusieurs défenseurs des droits humains, certains militants sont victimes d’arrestations arbitraires, de séquestrations ou encore d’enlèvements.

    L’un d’eux, qui s’exprime sous couvert d’anonymat, affirme : « Les défenseurs des droits humains subissent des menaces de mort, des arrestations arbitraires et plusieurs formes d’intimidation. Ils sont souvent assimilés aux alliés des rebelles du mouvement AFC/M23. Nous demandons aux autorités congolaises de garantir notre sécurité et de cesser toute forme d’intimidation à notre égard, car nous ne sommes pas partie prenante au conflit armé. »

    Sur le terrain, les combats se poursuivent sans qu’aucun camp ne prenne un avantage décisif. L’AFC/M23-Twirwaneho et les FARDC, appuyées par les Wazalendo, continuent de s’accuser mutuellement de bombarder au moyen de drones des villages densément peuplés dans la région de Minembwe.

    Pendant que les affrontements se prolongent, les habitants de Fizi et de Baraka redoutent une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire et appellent à un retour durable de la paix.

     

  • Maroc : l’archevêque de Rabat visé par des accusations de violences sexuelles

    Maroc : l’archevêque de Rabat visé par des accusations de violences sexuelles

    De graves allégations de violences sexuelles secouent l’archidiocèse de Rabat, au Maroc. Au moins cinq femmes ont porté des accusations contre l’archevêque Cristobal Lopez Romero, âgé de 74 ans. Ces révélations ont immédiatement déclenché une enquête approfondie de la part du Vatican, conduisant le cardinal à se retirer temporairement de ses fonctions publiques. Le prélat espagnol conteste fermement les faits qui lui sont reprochés.

    Les témoignages recueillis révèlent des récits troublants. Une retraitée, activement impliquée au sein de l’Église, a fait état d’agressions sexuelles répétées, bien qu’elle n’ait pas souhaité détailler publiquement le contenu de ses déclarations pour l’instant. Par ailleurs, un document écrit, transmis à la nonciature apostolique (l’ambassade du Vatican dans la capitale marocaine), expose les accusations d’une autre femme.

    Cette dernière décrit des « gestes physiques » qu’elle a jugés « déplacés », citant notamment des « accolades particulièrement appuyées et prolongées ». Elle évoque également une « tentative de rapprochement physique » s’apparentant à une tentative d’embrassade, à laquelle elle affirme avoir échappé avec difficulté. Des informations émanant d’une source diocésaine indiquent que trois autres femmes au minimum auraient rapporté des « faits similaires », certains de ces récits ayant été partagés dans le cadre sacré de la confession.

    Interpellé sur ces allégations, l’archevêque a déclaré avoir « répondu à [ses] supérieurs ecclésiastiques » et s’est engagé à « coopérer pleinement » avec l’enquête en cours. Il a réaffirmé n’avoir « commis ni agression, ni violence, ni harcèlement sexuel ». Pour ne pas interférer avec le processus d’investigation, il a annoncé son intention de « prendre du recul », s’abstenant de présider toute célébration publique et de participer à des activités pastorales, comme il l’a communiqué aux fidèles du diocèse de Rabat.

    Un cardinal au parcours influent

    Le Saint-Siège n’a pas encore commenté officiellement cette situation. Il est important de noter que les cardinaux, choisis directement par le Pape, constituent un cercle très restreint de hauts dignitaires de l’Église catholique, dont le rôle est d’assister le souverain pontife dans sa gouvernance. Ceux âgés de moins de 80 ans participent également au conclave, l’assemblée chargée d’élire le successeur du Pape.

    Lors du conclave de mai 2025, Cristobal Lopez Romero figurait parmi les cardinaux les plus en vue et les plus influents. Plusieurs médias l’avaient même présenté comme un « papabile », terme désignant les cardinaux considérés comme de sérieux candidats à la papauté.

  • Au moins 22 militaires et supplétifs civils tués dans des attaques au Burkina Faso

    Au moins 22 militaires et supplétifs civils tués dans des attaques au Burkina Faso

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    Au moins 22 militaires et supplétifs civils tués dans des attaques au Burkina Faso

    Au moins 22 militaires et supplétifs civils de l’armée ont été tués dans des attaques de djihadistes présumés samedi et dimanche dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué mardi à l’AFP des sources sécuritaires.

    « La base d’un des BIR (Bataillon d’intervention rapide), à Di, près de Dédougou, a été ciblée samedi matin par des djihadistes », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire, qui déplore « au moins quatorze soldats tombés (tués, nldr) ainsi que sept VDP », les Volontaires pour la défense de la patrie, des supplétifs civils de l’armée.

    Selon la même source, une autre attaque a visé la ville de Solhan, « faisant également plusieurs morts dont un officier ». Ces deux attaques ont été confirmées par une autre source sécuritaire.

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  • Un rapport montre que les mercenaires russes exploitent l’économie du conflit en RCA

    Un rapport montre que les mercenaires russes exploitent l’économie du conflit en RCA

    L’instabilité est présente en République centrafricaine (RCA) depuis au moins 2004, lorsqu’une guerre civile de trois ans a submergé le pays, suivie par plusieurs années de combat contre les insurgés. Dans le but de rétablir l’ordre, le gouvernement a invité les mercenaires russes du groupe Wagner en tant que formateurs au début 2018.

    À partir de 2019, Wagner avait plus de 1.000 mercenaires en Centrafrique, intégrés dans les institutions politiques, économiques et sociales du pays, et ciblant l’extraction aurifère, les diamants et l’abattage du bois. Le résultat fut l’émergence d’une économie de conflit où les mercenaires et d’autres groupes exploitent le chaos permanent du pays.

    « Wagner a non seulement infiltré les marchés locaux par la force et l’intimidation, mais il s’est aussi assuré une prise de pied au sein du gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra, en installant un ressortissant russe comme conseiller principal à la sécurité », écrivent Christopher Faulkner et Raphael Parens pour le Georgetown Journal of International Affairs.

    En 2021, Wagner et les forces gouvernementales ont lancé un effort militaire dans l’ensemble du pays, censé être une campagne de stabilisation mais qui « est passé de la contre-insurrection à un processus plus vaste de consolidation territoriale, politique et économique », selon un rapport de juin 2026 pour la GI-TOC (Global Initiative Against Transnational Organized Crime).

    Aujourd’hui, les forces gouvernementales et celles de Wagner se sont combinées pour transformer une économie qui jadis soutenait les groupes rebelles en réseaux qui renforcent le gouvernement Touadéra et enrichissent la Russie.

    « Les élites locales, avec leurs partenaires étrangers de la sécurité, les groupes armés assimilés et les acteurs économiques, ont utilisé la coercition et le crime organisé pour consolider leur pouvoir, contrôler les ressources et faire avancer leurs intérêts financiers, en transformant la RCA en plateforme pour des réseaux criminels transnationaux puissants », selon le rapport de GI-TOC intitulé « Marchés criminels : Cartographie de l’écosystème criminel violent en République centrafricaine », par Nathalia Dukhan et Ruben de Koning. Les Émirats arabes unis, le Rwanda et la Turquie font partie des autres pays exerçant une influence en Centrafrique.

    La participation des mercenaires russes est évidemment transactionnelle. L’objet de leur croissance est de combiner la sécurité, l’économie et la politique pour contrôler les ressources naturelles afin de « pérenniser l’influence à long terme de la Russie », selon le rapport de 72 pages.

    Les auteurs du rapport écrivent : « Avec le soutien russe, Touadéra a consolidé son autorité politique, et les acteurs liés à Wagner et alliés sont devenus intégrés dans les ministères clés, les agences de sécurité, l’administration des douanes et le secteur des ressources stratégiques. Plutôt que d’offrir la stabilité, Bangui et Moscou ont approfondi et systématisé les modes de coercition, d’extraction et de prédation. »

    Le rapport affirme que les gains gouvernementaux contre les groupes armés n’ont pas éliminé « la rapacité de conflit » dans les secteurs des mines, des routes commerciales et de la taxation, mais l’ont affectée aux « acteurs liés au gouvernement et aux réseaux et personnes au sein du gouvernement, qui profitent de ces divers secteurs », déclare Ruben de Koning au magazine Africa Report.

    En particulier, la Russie a bénéficié du commerce de l’or et du carburant en Centrafrique. Wagner a construit une « chaîne d’approvisionnement en carburant illicite » pour financer ses opérations militaires conjointes avec le gouvernement et ses opérations minières, déclare GI-TOC.

    Ruben de Koning déclare à l’Africa Report qu’il a été surpris par l’ampleur de la participation de Wagner dans le commerce de l’or en Centrafrique : « Ce qui m’a choqué, c’est en particulier la masse et le volume flagrant de l’or qui a été miné dans le pays. » Il ajoute que les intérêts contrôlés par Wagner produisent environ 5 tonnes d’or par an.

    « Cet or a une valeur d’environ 250 millions de dollars à l’exportation, mais sur le marché international il peut facilement atteindre 500 millions. ».

    La GI-TOC indique qu’à partir de 2021, les forces russes et rwandaises ont reconquis des régions minières clés dans le pays, en interdisant aux groupes armés de contrôler ce territoire. De ce fait, davantage d’or d’origine artisanale a été exporté par les filières officielles. En 2023, les exportations aurifères ont atteint 1,7 tonne. On s’attendait à ce que les exportations atteignent un total d’environ 2,5 tonnes en 2025 mais en date de fin d’année elles avaient atteint 7 tonnes.

    Ce chiffre « excède de loin la capacité de production artisanale, aussi doit-il inclure de l’or d’origine industrielle, provenant très probablement des concessions de Wagner », déclare Ruben de Koning à l’Africa Report.

    Bien que l’accord sécuritaire entre la Russie et la RCA soit quelque peu unique sur le continent, le souhait russe de saisir les ressources des pays africains, notamment l’or, ne l’est pas. Les forces russes ont saisi l’or africain à hauteur de plus de 2,5 milliards de dollars entre février 2022, date de l’invasion russe de l’Ukraine, et la fin 2023, selon le Blood Gold Report.

    La rapacité russe pour l’or est principalement axée sur la Centrafrique, le Mali et le Soudan. Wagner a gagné des droits exclusifs à la mine de Ndassima, la plus grande de Centrafrique, et la Russie contrôle une raffinerie majeure et est le « premier acheteur de l’or soudanais non transformé » dans ce pays, selon le Rapport. Au Mali, les mercenaires russes reçoivent chaque mois des millions de dollars en espèces auprès de la junte au pouvoir, qui compte sur les sociétés d’extraction aurifère pour la majorité de ses revenus fiscaux. Cet accord contourne les sanctions, qui sont éludées par « des routes de contrebande complexes et des tactiques de dissimulation commerciales » en Centrafrique et au Soudan, selon le Rapport.

  • Diplomatie africaine : l’alliance Togo-burkinabè à l’épreuve des intérêts

    Diplomatie africaine : l’alliance Togo-burkinabè à l’épreuve des intérêts

    Une distinction honorifique récente entre le Togo et le Burkina Faso soulève des interrogations quant à la nature réelle des relations diplomatiques entre ces deux nations voisines. Le ministre des Affaires étrangères togolais s’est vu attribuer la plus haute décoration burkinabè, l’Ordre des Étalons, un titre officiel célébrant officiellement une « diplomatie d’ouverture et de solidarité ». Pourtant, derrière cette annonce se dissimule une réalité plus complexe, marquée par des choix politiques et économiques stratégiques.

    Une distinction aux motivations ambiguës

    Les cérémonies protocolaires ont mis en avant une relation bilatérale exemplaire, fondée sur des valeurs communes. Cependant, cette reconnaissance intervient dans un contexte où les intérêts économiques semblent primer sur les principes diplomatiques traditionnels. En effet, cette distinction survient après qu’un épisode politique délicat ait révélé les priorités du régime togolais.

    L’asile politique sacrifié sur l’autel des échanges commerciaux

    Le Burkina Faso, dirigé par le président Roch Marc Christian Kaboré, avait bénéficié d’un asile temporaire au Togo. Pourtant, cette hospitalité n’a pas résisté à la pression des enjeux économiques. Faure Gnassingbé, président togolais, a choisi de rompre cette solidarité en livrant ou en marginalisant l’ancien dirigeant burkinabè, au profit de nouveaux accords stratégiques avec Ouagadougou.

    Cette décision illustre une fois de plus la tendance croissante des États africains à privilégier les alliances économiques au détriment des engagements politiques ou moraux. Les régimes en quête de stabilité et de croissance économique n’hésitent pas à ajuster leurs positions diplomatiques selon les opportunités du moment.

    Une interdépendance économique au service des deux capitales

    Le rapprochement entre Lomé et Ouagadougou s’explique avant tout par une nécessité logistique partagée. Le Burkina Faso, dépourvu d’accès à la mer, dépend largement des infrastructures portuaires de ses voisins, notamment du Port autonome de Lomé. Ce corridor maritime représente un axe vital pour son approvisionnement en biens essentiels.

    Le Togo, de son côté, tire une part substantielle de ses revenus des activités de transit. La convergence des intérêts économiques a ainsi favorisé un partenariat où chaque partie y trouve son compte. Cette interdépendance, bien que mutuellement bénéfique, soulève des questions sur la durabilité et l’équilibre de ces relations.

    La diplomatie transactionnelle, nouvelle norme en Afrique de l’Ouest ?

    Cette distinction honorifique s’inscrit dans une dynamique régionale où les alliances se forgent désormais autour de la sécurité, des échanges commerciaux et des logiques logistiques. Les principes de solidarité africaine, souvent évoqués dans les discours officiels, semblent céder la place à une approche plus pragmatique, où les décisions sont dictées par des impératifs économiques immédiats.

    Les observateurs s’interrogent : cette diplomatie transactionnelle, qui place les intérêts commerciaux au cœur des relations interétatiques, est-elle en train de devenir la norme dans l’espace ouest-africain ? Le cas du Togo et du Burkina Faso en est une illustration frappante.

    Le décalage entre communication et réalité politique

    Les autorités des deux pays présentent cette distinction comme un symbole de fraternité et de coopération renforcée. Pourtant, cette narration officielle contraste avec les choix concrets effectués par le Togo, où l’asile politique a été sacrifié pour des considérations commerciales. Ce décalage entre le discours et les actes alimente les critiques et interroge sur la crédibilité des engagements pris.

    Dans ce contexte, la diplomatie africaine moderne semble osciller entre deux forces : d’un côté, l’image d’une solidarité continentale, de l’autre, la réalité d’un réalisme politique où la raison d’État prime sur les valeurs. Cette dualité nourrit un débat essentiel sur l’avenir des relations interafricaines et la place des principes éthiques dans la gouvernance régionale.

  • Maroc-France: dix ministres français attendus à Rabat en juillet

    Maroc-France: dix ministres français attendus à Rabat en juillet

    Maroc-France : dix ministres français attendus à Rabat les 15 et 16 juillet

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    France : nouveau gouvernement sous la direction de Sébastien LecornuLe premier ministre français, Sébastien Lecornu, le 13 septembre 2025 © JEFF PACHOUD / AFP

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    La séquence Maroc-France s’intensifie avec la visite officielle du premier ministre français Sébastien Lecornu à Rabat, prévue les 15 et 16 juillet. Selon Le360, il sera accompagné de dix ministres pour un déplacement présenté comme l’un des plus importants de ces derniers mois entre les deux pays, avec à la clef plusieurs rencontres bilatérales et la signature attendue de conventions dans divers secteurs.

    Selon le programme annoncé, la délégation française doit arriver à Rabat le mercredi 15 juillet en fin d’après-midi. Une rencontre en tête-à-tête est prévue dans la foulée entre Sébastien Lecornu et le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, tandis que plusieurs départements des deux pays doivent tenir, le même jour, des réunions séparées pour préparer la suite des échanges.

    Une visite Maroc-France à forte portée politique et économique

    Le temps fort de ce déplacement est attendu le jeudi 16 juillet, avec la tenue à Rabat de la réunion plénière de la Haute commission mixte de coopération bilatérale. Cette session doit être coprésidée par les deux chefs de gouvernement au siège du ministère des Affaires étrangères, en présence des délégations marocaine et française. Elle doit permettre de passer en revue les principaux dossiers communs et de formaliser de nouveaux engagements par la signature de plusieurs accords.

    Cette rencontre de haut niveau intervient dans un contexte de relance soutenue de la relation entre Rabat et Paris. Elle est présentée comme la plus importante depuis l’arrivée du nouvel ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot. Au-delà de la dimension politique, la visite traduit aussi le poids des échanges économiques entre les deux partenaires. En 2024, le commerce bilatéral a atteint un niveau record de 14,8 milliards d’euros, confirmant la place centrale de la France dans les relations extérieures du Royaume.

    Les flux commerciaux illustrent cette interdépendance. Le Maroc capte plus de 40% des exportations françaises à destination du continent africain, notamment dans le transport, les équipements électroniques, la chimie et les cosmétiques. Dans le même temps, les importations françaises en provenance du Royaume ont progressé de 4,4% en 2024. La France reste ainsi le premier partenaire économique et financier du Maroc, tandis que le Maroc s’affirme comme le premier client et fournisseur africain de Paris. Dans ce cadre, la visite Maroc-France des 15 et 16 juillet devrait servir à consolider des coopérations déjà établies et à ouvrir de nouveaux chantiers dans des domaines jugés prioritaires par les deux capitales.

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  • Genève : la Côte d’Ivoire appelle à une « souveraineté numérique coopérative » et propose une École Régionale Africaine de l’IA

    Genève : la Côte d’Ivoire appelle à une « souveraineté numérique coopérative » et propose une École Régionale Africaine de l’IA

    Au Global dialogue on AI Gouvernance organisé par les Nations Unies à Genève, la Côte d’Ivoire a porté une voix forte pour une IA inclusive et partagée.

    (CIO Mag) – M. Djibril Ouattara, ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, représenté son pays et appelé à une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle qui évite les erreurs du passé tout en plaçant l’Afrique au cœur de la révolution technologique. D’entrée, le Ministre a salué l’initiative onusienne et transmis le message du Président de son pays.

    Face à l’ampleur des enjeux, M. Ouattara a rappelé que l’IA est une transformation majeure. Citant le cabinet PWC, il a souligné : « Selon une étude du Cabinet PricewaterhouseCoopers (PWC), l’IA pourrait contribuer à hauteur de 15 700 milliards de dollars dans l’économie mondiale d’ici 2030. Cependant, une question émerge : quelles sont les économies qui en bénéficieraient réellement ? »

    Pour Abidjan, la réponse ne fait aucun doute : « Pour la Côte d’Ivoire, la réponse est claire : l’IA ne doit pas être le privilège de quelques économies ou plateformes. Elle doit être un levier de progrès partagé et éthique. »

    Une ambition numérique et 5 chantiers structurants

    La Côte d’Ivoire mise sur le numérique pour devenir un pays émergent de la classe supérieure. Avec 95% de couverture en bande large aujourd’hui, le pays vise les 100% pour « rendre les services du gouvernement accessible à tous en ligne ».

    Cette transformation est portée par le Ministère de la transition numérique et de l’innovation technologique. Sa feuille de route intègre « un pilier stratégique dédié au déploiement d’une intelligence artificielle ivoirienne inclusive et éthique ». L’ambition est claire : « faire de l’IA un levier de souveraineté, de productivité, d’inclusion et de progrès social pour tous ».

    Les quatre piliers pour une gouvernance mondiale de l’IA

    La Côte d’Ivoire a plaidé pour une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle fondée sur quatre piliers. Le premier est l’inclusion, « pour qu’aucun pays ne reste en marge de cette révolution et que les pays en développement soient soutenus dans l’accès aux infrastructures, aux données et au financement ». Le deuxième est la confiance, à travers « des principes clairs de transparence, de cybersécurité et de protection des données ».

    Le troisième est l’interopérabilité, via « des architectures ouvertes et une circulation sécurisée des données utiles au développement ». Enfin, le quatrième pilier est une souveraineté numérique coopérative, « permettant à chaque pays de participer à la définition des règles et d’adapter l’IA à ses réalités ».

    Le Ministre a insisté sur la nécessité de cadres supranationaux : « Le numérique étant par définition sans frontière, nous participons donc à toutes les démarches supranationales qui pourraient protéger nos citoyens des biais et influences idéologiques dans l’utilisation de l’IA. »

    Vers une École Africaine de l’IA

    S’appuyant sur l’expérience de la CI dans l’OHADA, le CAMES et l’UEMOA, M. Ouattara a lancé un appel à la mutualisation. « C’est pourquoi, je profite de cette tribune pour lancer un appel à la coopération régionale et à la mutualisation des efforts, projets et investissements. » Objectif : bâtir des infrastructures partagées, développer des outils pour le patrimoine informationnel, et surtout former.

    Sa proposition phare consiste en la création d’une École régionale africaine de l’intelligence artificielle. Une initiative qu’il juge indispensable pour que l’intelligence artificielle ait un impact concret « dès à présent à nos populations sur les questions de santé, d’éducation et de sécurité alimentaire », a-t-il souligné.

    La participation de la Côte d’Ivoire a été également marquée par un plaidoyer en faveur d’une gouvernance mondiale inclusive de l’intelligence artificielle. En conclusion, le pays a salué « l’adoption du Pacte pour l’avenir et du Pacte numérique mondial » et réaffirmé « son engagement à contribuer, aux côtés des Nations Unies, de l’UIT et de l’UNESCO, à une gouvernance mondiale inclusive (…) Mon pays est convaincu que l’avenir de l’IA doit se construire collectivement, comme un instrument de progrès partagé », a-t-il déclaré.

  • Renforcement des liens entre la Russie et l’AES : vers une nouvelle forme de dépendance ?

    Renforcement des liens entre la Russie et l’AES : vers une nouvelle forme de dépendance ?

    Un partenariat présenté comme une avancée souveraine

    Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) ont rencontré leur homologue russe, Sergueï Lavrov, lors d’une réunion organisée à Niamey le 8 juillet 2026. Selon les déclarations officielles, cet échange s’inscrit dans une dynamique de coopération stratégique fondée sur la souveraineté et le respect mutuel. Pourtant, cette alliance, présentée comme un choix délibéré d’autonomie, suscite des interrogations quant à ses réelles implications.

    L’ombre d’une dépendance renouvelée

    Depuis plusieurs années, les dirigeants de l’AES critiquent ouvertement l’influence persistante des anciennes puissances coloniales, notamment celle de la France, au nom de la défense de la souveraineté nationale. Cependant, remplacer un partenaire étranger par un autre ne garantit pas nécessairement une indépendance accrue. Les relations entre États, qu’elles soient bilatérales ou multilatérales, s’articulent souvent autour d’intérêts géopolitiques, économiques et stratégiques, parfois au détriment des nations concernées.

    L’influence russe au Sahel : une expansion méthodique

    La Russie étend progressivement son emprise dans la région du Sahel à travers divers canaux : coopération militaire, accords diplomatiques, échanges commerciaux, influence culturelle et médiatique. Officiellement, cette diversification des partenariats est présentée par les gouvernements de l’AES comme un acte souverain. Toutefois, certains observateurs s’interrogent sur les limites de cette influence et sur les risques de voir émerger une nouvelle forme de dépendance vis-à-vis de Moscou.

    Des partenariats motivés par des intérêts stratégiques

    Les grandes puissances n’investissent pas dans une région sans en tirer un avantage concret. Que ce soit pour sécuriser l’accès aux ressources naturelles, renforcer leur influence diplomatique ou consolider leur positionnement en Afrique, chaque alliance répond à des objectifs nationaux. La Russie ne déroge pas à cette règle : ses engagements au Sahel s’inscrivent dans une logique d’intérêts bien définis.

    Les risques d’une diplomatie déséquilibrée

    Une collaboration trop étroite avec un seul acteur international peut réduire la marge de manœuvre des États du Sahel, limiter leur capacité à diversifier leurs alliances et les exposer davantage aux tensions géopolitiques mondiales. Dans un contexte marqué par la compétition entre grandes puissances, le risque est réel de voir la région devenir un terrain de rivalité plutôt qu’un espace de coopération équilibrée.

    La souveraineté, un concept exigeant

    La souveraineté ne se limite pas au choix d’un nouveau partenaire. Elle implique la capacité d’un État à préserver son indépendance décisionnelle, à maintenir des relations équilibrées et à défendre ses intérêts sans tomber dans une logique d’alignement systématique. Cette autonomie repose sur des résultats tangibles : sécurité renforcée, développement économique, création d’emplois, transfert de savoir-faire et consolidation des institutions locales.

    Entre promesses et réalités

    Les autorités de l’AES insistent sur le caractère « mutuellement bénéfique » de leur partenariat avec la Russie. Pourtant, cette affirmation devra être évaluée à l’aune des progrès concrets. Sans améliorations durables dans les domaines de la sécurité, de l’économie et de la gouvernance, les discours sur la souveraineté risquent de n’être perçus que comme des déclarations politiques déconnectées des réalités vécues par les populations.

    L’avenir incertain d’une alliance

    Il appartient désormais au temps de révéler si cette coopération avec la Russie permettra aux pays de l’AES de renforcer leur autonomie ou si elle ne constituera qu’un simple déplacement de sphère d’influence. Pour de nombreux analystes, la véritable indépendance ne réside pas dans le changement d’un partenaire dominant, mais dans la construction d’une diplomatie capable d’interagir avec tous les acteurs internationaux sans tomber sous la dépendance de l’un d’eux.

  • PDCI-RDA Exige Dialogue Politique sans Délai pour Organe Electoral au Côte d’Ivoire

    Abidjan, 07 juillet 2026

    Le porte-parole du PDCI-RDA, Brédoumy Soumaïla, a réitéré mardi 7 juillet 2026, à Abidjan Cocody, la position « invariable » de son parti concernant la mise en place d’un organe consensuel en charge des élections qui doit passer par un dialogue politique direct entre les principaux acteurs, et non par une simple séance d’information.

    « Le PDCI-RDA a saisi officiellement le gouvernement pour demander l’ouverture sans délai de ce dialogue. Notre histoire récente nous enseigne que la paix durable et la cohésion sociale ne sauraient faire l’économie de la concertation », a déclaré M. Soumaïla lors d’une conférence de presse à la Maison du Parti.

    Il a regretté le fait que le chef du gouvernement ait invité les formations politiques à une réunion d’information « sans échange », qualifiant cette approche d’insuffisante. Le parti rappellera « à chaque fois que nécessaire » sa revendication d’un cadre de négociation élargi.

    Par ailleurs, le PDCI-RDA « exige » la révision de la liste électorale avant la fin de l’année 2026, conformément au Code électoral. M. Brédoumy a dénoncé le non-respect de la révision prévue en 2025, pourtant financée sur le budget de l’État, sans justification officielle. « Le gouvernement doit rendre compte aux contribuables ivoiriens de la gestion de ce budget », a-t-il insisté.

    « Le peuple appelle le PDCI-RDA au secours. Ce secours, c’est à travers le Président Cheick Tidjane Thiam qu’il viendra, pour reconquérir le pouvoir d’État au service du progrès pour tous et du bonheur pour chacun », a conclu le porte-parole.

  • Aucun joueur n’est intouchable à Chelsea : la fenêtre de transfert met en péril même les plus grandes stars

    Aucun joueur n’est intouchable à Chelsea : la fenêtre de transfert met en péril même les plus grandes stars

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    Aucun joueur n’est intouchable à Chelsea : la fenêtre de transfert met en péril même les plus grandes stars

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    Chelsea a connu une semaine intense sur le marché des transferts, marquée par la signature de nouveaux contrats et l’établissement de la liste des joueurs pouvant partir, alors que le club poursuit sa reconstruction pour la nouvelle saison. Dans sa quête de compétitivité à tous les postes, la direction poursuit parallèlement un travail de rationalisation de l’effectif par des ventes ou des prêts.

    Tyreke George, formé au club, a officialisé son départ pour Everton contre un montant initial de 18 millions de livres sterling, pouvant atteindre 24 millions selon les clauses liées aux performances, et Chelsea conservera 15 % d’une éventuelle plus-value sur un futur transfert.

    De son côté, le Suisse Granit Xhaka a fermé la porte à Chelsea, préférant rester à Sunderland malgré l’intérêt des Blues et une offre de 8 millions de livres sterling transmise ces dernières semaines.

    Sur le plan des arrivées, les Blues ont officialisé leur premier renfort estival : le défenseur italien Marco Balestra, en provenance de l’Atalanta. Les dirigeants ne voient pas en lui un simple investissement pour l’avenir, mais un joueur capable de postuler immédiatement pour une place de titulaire. La politique de Chelsea vise à créer une concurrence forte à chaque poste, plutôt qu’à multiplier les effectifs.

    Recruté à la suite d’une saison exceptionnelle passée en prêt à Cagliari, où il a été désigné meilleur défenseur du championnat italien, Balestra a disputé 38 matchs (34 titularisations), manquant seulement une rencontre. Ce bilan confirme qu’il possède déjà les qualités pour s’imposer dans l’un des championnats européens les plus relevés.

    Âgé de seulement 21 ans, il possède selon la direction des Blues une marge de progression significative et devrait, d’après The Athletic, disputer de nombreux matches la saison prochaine.

    Aligné, il devrait aussi apporter un plus offensif, d’autant que le capitaine Reece James évolue désormais régulièrement plus en retrait, en milieu de terrain ou en défenseur central droit dans un schéma à trois arrières, tandis que l’avenir de Malo Gusto reste flou, plusieurs clubs, dont Manchester City, s’intéressant à ses services.

    Les postes que Chelsea cherche à renforcer

    Le club londonien poursuit par ailleurs ses efforts pour renforcer plusieurs autres postes avant la clôture du mercato. Les négociations avec le Rayo Vallecano concernant le latéral gauche Pep Chavarria (28 ans) se poursuivent.

    Un ou plusieurs défenseurs centraux sont également recherchés : Maxence Lacroix (Crystal Palace) et Jacopo Ramon (Como) sont en pole position.

    Le club suit toujours Morgan Rogers (Aston Villa) pour sa polyvalence offensive, mais il sait que l’opération sera onéreuse, Villa souhaitant conserver son joueur et d’autres prétendants étant dans la course.

    Après la décision de Sunderland de conserver Granit Xhaka, Chelsea a refermé ce dossier et n’envisage pas de nouvelle offre. L’arrivée de Valentin Barco, en provenance de Strasbourg, est toujours attendue, bien que le club n’ait pas encore officialisé le transfert.

    Les joueurs susceptibles de partir

    Le club se dit prêt à étudier les offres pour l’ailier argentin Alejandro Garnacho, arrivé il y a un an en provenance de Manchester United contre 40 millions de livres sterling. Le club ne s’y oppose pas, mais n’envisagera qu’un transfert définitif, deux formations de Ligue des champions étant déjà sur les rangs.

    Le défenseur Trevoh Chalobah est également mis sur le marché à 35 millions de livres sterling ; le club a déjà rejeté deux offres de Côme. Le jeune arrière Mamadou Sar devrait quant à lui être prêté à un club de Premier League plutôt qu’expédié à l’étranger.

    Le milieu André Santos pourrait aussi partir si l’offre est jugée satisfaisante, tout comme Enzo Fernández et Malo Justo, valorisés respectivement autour de 120 et 75 millions de livres.

    En revanche, João Pedro conserve toute la confiance du club, tandis qu’au moins un autre attaquant devrait partir cet été. Le staff n’a pas encore tranché concernant le rôle de Nicolas Jackson, William Dalap et Emmanuel Emiaga la saison prochaine, tandis que le départ de Marc Guio, en prêt ou à titre définitif, semble acté.

    La liste des joueurs mis en vente comprend également le duo défensif formé par Benoît Badiashile et Axel Disasi, ainsi que le gardien remplaçant Philip Jorgensen. Parallèlement, le club négocie la vente de Gaja Slonina et de David Datro Fofana, tout en envisageant le prêt de Kendry Bayes, David Washington, Caleb Wiley et Shumaira Mahuka afin de leur offrir davantage de temps de jeu et d’expérience.

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  • Côte d’Ivoire | Transition urbaine : quand Abidjan dessine la ville durable africaine de demain

    Côte d’Ivoire | Transition urbaine : quand Abidjan dessine la ville durable africaine de demain

    Face à la croissance démographique, le Grand Abidjan fait l’objet d’une réorganisation structurelle majeure. Entre grands chantiers d’infrastructures et programmes de logements, les autorités ivoiriennes déploient une stratégie sectorielle visant à instaurer une planification urbaine plus moderne, ordonnée et sécurisée à l’horizon 2030.

    La dynamique démographique de la Côte d’Ivoire  propulse le pays à l’avant-garde de la transition urbaine en Afrique de l’Ouest. Les projections de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), estiment que le pays devrait devenir le plus urbanisé de cet espace d’ici 2030, avec un taux franchissant les 58 %. Cette accélération se traduit directement sur le terrain : selon une analyse sectorielle de l’entreprise d’ingénierie BEPCO s’appuyant sur les chiffres du ministère de la Construction, la valeur des permis de construire délivrés dans le Grand Abidjan a progressé de 18 % en glissement annuel. Pour encadrer cette croissance et limiter l’impact de la congestion urbaine, un fléau dont le coût est estimé par l’exécutif jusqu’à 5 % du revenu national, le Parlement a approuvé un budget 2026 de 123,2 milliards de FCFA alloué au ministère de la Construction. Cette stratégie s’intègre dans les priorités du PND 2026-2030 pour bâtir une métropole modernisée et interconnectée avec le reste du territoire.

    Bientôt le métro

    La transformation d’Abidjan repose sur une ambition forte : remplacer la mobilité informelle et polluante par des infrastructures de masse éco-responsables, alignées sur les exigences de la transition écologique. Au cœur de cette stratégie de décarbonation des transports, la ligne 1 du Métro d’Abidjan a franchi un cap décisif en entrant en phase d’électrification début 2026. Ce projet, mené en partenariat avec Alstom, est calibré pour transporter 500 000 passagers quotidiens d’ici sa mise en service en 2029, permettant ainsi une réduction massive de l’embouteillage mais aussi des émissions de gaz à effet de serre. Pour compléter ce maillage résilient face au défi climatique, l’exécutif mise sur la durabilité avec le déploiement d’un Bus Rapid Transit (BRT) 100 % électrique Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoiresur un corridor réservé de 20 kilomètres entre Yopougon et Bingerville. Cette solution de transport propre s’inscrit pleinement dans les objectifs de développement durable du pays, conciliant sobriété carbone et amélioration du cadre de vie des ménages.

    Mais la vision gouvernementale dépasse le seul périmètre de la capitale économique. L’objectif est de lier l’effervescence d’Abidjan à la connectivité de tout le territoire national. C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet d’une ligne ferroviaire à grande vitesse (TGV) reliant Abidjan à Ferkessédougou. En rapprochant le grand Nord et le Sud, cette infrastructure fera de la Côte d’Ivoire le deuxième pays du continent africain à se doter d’un réseau à grande vitesse.

    A lire également –  Conakry | Politique publique : l’AfIIB met en lumière les défis de l’industrialisation de la Guinée

    Planification sécurisée : entre ordre urbain, résilience et accès au logement

    Pour accompagner efficacement ces grands chantiers, le gouvernement mise sur une réorganisation de l’espace urbain. Les autorités appliquent désormais une politique de fermeté pour libérer les terrains nécessaires aux nouvelles infrastructures et pour empêcher les constructions illégales dans les secteurs dangereux. Cette démarche de sécurisation s’articule avec le Projet d’Assainissement et de Résilience Urbaine (PARU). Financé principalement par la Banque mondiale, le PARU progresse dans la construction de grands réseaux de drainage et le reprofilage des voies pour prémunir les quartiers d’habitation face aux risques d’inondations.

    Parallèlement à cette rigueur foncière, l’accès à un habitat formel et sécurisé constitue le second pilier de la politique d’aménagement. L’État a ainsi formalisé le projet de construction de 4 300 logements sociaux et économiques. Ces futures habitations, répondant aux normes architecturales modernes, visent à intégrer les ménages à revenus modestes et intermédiaires au tissu urbain légal. En associant rationalisation de l’espace, grands projets de transport et offre de logements dédiés, la Côte d’Ivoire est en train de structurer la croissance de sa capitale autour de critères de sécurité et d’efficacité économique.