Auteur/autrice : nigeractu

  • Mondial 2026 – Echec des Lions, problèmes à la FSF… : Ousmane Sonko s’en mêle

    Mondial 2026 – Echec des Lions, problèmes à la FSF… : Ousmane Sonko s’en mêle

    Mondial 2026 – Echec des Lions, problèmes à la FSF… : Ousmane Sonko s’en mêle

    Mondial 2026 – Echec des Lions, problèmes à la FSF… : Ousmane Sonko s’en mêle

    L’élimination prématurée du Sénégal en Coupe du monde 2026 suscite des interrogations sur la gestion de la Fédération sénégalaise de football. Le député El Hadji Guèye propose une mission d’audit parlementaire afin d’éclaircir les dysfonctionnements administratifs qui ont conduit à cette contre-performance tant décriée par l’opinion publique.

    L’élimination du Sénégal en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 pourrait avoir des répercussions bien au-delà du terrain. Selon les informations rapportées par Leral, une demande de mission d’audit parlementaire visant la Fédération sénégalaise de football (FSF) a été déposée sur le bureau du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.

    À l’origine de cette initiative figure le député El Hadji Guèye, président de la Commission Sport et Jeunesse. Pour lui, il est nécessaire de faire toute la lumière sur les causes profondes de cette contre-performance qui a provoquée une immense déception au sein de l’opinion publique.

    Mission d’audit parlementaire annoncée

    « Nous comptons initier une mission d’audit parlementaire pour nous interroger sur les causes de cette contre-performance », a-t-il déclaré.

    Si le Bureau de l’Assemblée donne son feu vert, les travaux pourraient conduire à l’audition de responsables de la FSF, de cadres administratifs, de membres du staff technique ainsi que de toute personne dont le témoignage serait jugé utile.

    Selon les premières indications, l’enquête parlementaire ne porterait pas sur les choix tactiques ou sportifs. Elle s’intéresserait plutôt aux aspects administratifs et organisationnels : gestion des ressources financières, composition de la délégation, gouvernance de la fédération et éventuels dysfonctionnements ayant pu affecter la préparation ou le déroulement de la compétition.

    Cette initiative intervient dans un contexte déjà tendu autour de la FSF. Avant même le début du tournoi, plusieurs observateurs avaient dénoncé certaines pratiques liées à l’organisation de la délégation sénégalaise. Après l’élimination face à la Belgique, les polémiques se sont multipliées, notamment autour de l’altercation présumée entre Pape Guèye et des responsables fédéraux, ainsi que des critiques concernant la gestion interne de l’équipe.

    Contexte tumultueux après l’élimination

    Alors que la Fédération avait rapidement pointé la responsabilité du sélectionneur Pape Thiaw, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une analyse plus globale de l’échec. Pour ces observateurs, les difficultés rencontrées par les Lions ne sauraient être attribuées uniquement au staff technique.

    fsfOusmane Sonko
  • L’épidémie d’Ebola en RDC franchit le cap des 500 décès, la situation s’aggrave

    L’épidémie d’Ebola en RDC franchit le cap des 500 décès, la situation s’aggrave

    La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une aggravation de l’épidémie de maladie à virus Ebola, qui a malheureusement dépassé le seuil des 500 décès. C’est un bilan lourd qui pèse sur les provinces affectées.

    Les données sanitaires actuelles révèlent un total de 1 561 cas confirmés, dont 506 ont été fatals. Malgré ce triste décompte, 253 personnes ont pu recouvrer la santé. Actuellement, 628 patients confirmés sont sous surveillance, soit en isolement, soit hospitalisés pour recevoir les soins nécessaires.

    Déclarée le 15 mai, cette flambée épidémique continue de s’étendre, touchant désormais 36 zones de santé. Ces zones sont réparties dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où la transmission communautaire du virus demeure un défi majeur.

    La province de l’Ituri reste la plus durement touchée par cette crise sanitaire. Elle concentre à elle seule plus de 91 % des cas confirmés et près de 84 % des décès enregistrés depuis le commencement de l’épidémie.

    Nous observons que la souche Bundibugyo du virus Ebola continue de manifester une évolution rapide et une propagation persistante. Pour contrer cette avancée, d’importants efforts de suivi ont été déployés : au 1er juillet, pas moins de 10 821 personnes ayant été en contact avec des cas confirmés faisaient l’objet d’un suivi sanitaire rigoureux dans l’Ituri et le Nord-Kivu, des mesures cruciales pour tenter de contenir la maladie.

  • Burkina Faso : entre avancées militaires et riposte terroriste sanglante

    Burkina Faso : entre avancées militaires et riposte terroriste sanglante

    Les derniers assauts terroristes au Burkina Faso ont coûté la vie à plus d’une cinquantaine de militaires et de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Derrière ces chiffres glaçants, une réalité moins médiatisée se dessine : une phase décisive où l’armée burkinabè, en repoussant les groupes armés de leurs bastions, force l’ennemi à réagir par des attaques désespérées.

    L’art du harcèlement asymétrique : quand les chiffres mentent

    Dans une guerre asymétrique, le décompte des pertes ne reflète pas la véritable puissance des belligérants. Les groupes terroristes, incapables de tenir des territoires face aux offensives coordonnées de l’État, ont opté pour une stratégie de harcèlement systématique. Leur objectif ? Infiltrer les zones reculées et frapper là où l’armée est vulnérable : postes isolés, convois de ravitaillement ou villages soupçonnés de collaboration.

    Ces attaques, bien que meurtrières, ne cherchent pas à conquérir du terrain. Elles visent avant tout à fragiliser le moral des troupes et à semer la division entre les populations locales et les forces de défense. Chaque perte subie par l’armée burkinabè est le prix à payer pour une stratégie offensive nécessaire à la reconquête des zones occupées. Sortir des bases pour traquer l’ennemi dans des régions hostiles expose inévitablement les soldats, mais c’est le seul moyen de briser l’étau terroriste.

    Les VDP, ces boucliers humains devenus piliers de la sécurité

    Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) paient également un lourd tribut. Souvent réduits à des rôles de supplétifs mal entraînés par certains observateurs, ces civils armés représentent pourtant une mutation stratégique majeure pour le Burkina Faso. Leur intégration répond à trois impératifs :

    • Une connaissance intime du terrain : Contrairement aux unités régulières, les VDP maîtrisent les réseaux locaux, les chemins cachés et les dynamiques communautaires, essentiels pour traquer les groupes armés.
    • L’autonomie face aux soutiens extérieurs : Cette approche marque une rupture avec les années de dépendance aux forces étrangères, affirmant que la défense du pays repose d’abord sur ses propres citoyens.
    • Une force en pleine structuration : Initialement critiqués pour leurs lacunes logistiques, les VDP bénéficient désormais d’un encadrement militaire renforcé, transformant leur engagement en un rempart local efficace.

    Les attaques récurrentes contre leurs positions démontrent l’importance capitale de leur rôle. Pour les terroristes, leur existence même représente une menace existentielle : une population qui refuse la soumission et s’organise pour protéger son territoire.

    Stratégie globale : asphyxier les réseaux logistiques des terroristes

    Face à cette guerre d’usure, l’état-major burkinabè ne se contente plus de répondre par la force. La priorité est désormais de couper les vivres aux groupes armés en ciblant leurs flux logistiques. Les pertes récentes soulignent l’urgence de sécuriser les convois et d’améliorer le renseignement tactique pour anticiper les embuscades.

    Le chemin vers une autonomie stratégique totale est semé d’embûches. La victoire exigera du temps, une résilience à toute épreuve et l’acceptation de revers temporaires. Chaque soldat tombé rappelle que cette lutte se joue dans l’ombre des zones reculées, loin des analyses superficielles. Le Burkina Faso réinvente sa propre survie, au prix du sang et de l’abnégation.

  • Chantage et désinformation : la société PHC dénonce une campagne orchestrée en RDC

    Chantage et désinformation : la société PHC dénonce une campagne orchestrée en RDC

    Une figure bien connue du paysage médiatique en République Démocratique du Congo est au cœur d’une controverse majeure. Présenté comme un animateur télévisuel plutôt qu’un journaliste, cet individu est accusé d’utiliser sa plateforme et les réseaux sociaux pour orchestrer des campagnes de chantage, ciblant des personnalités politiques et des chefs d’entreprise afin de leur soutirer des fonds. Après une précédente opération de « diabolisation » contre les ministres d’État Guy Loando Mboyo et José Mpanda Kabangu, pour laquelle il aurait perçu une somme conséquente, il s’attaquerait désormais au Vice-Premier Ministre Jean-Pierre Lihau et au ministre Jean-Lucien Busa, en lien avec le dossier de la société Plantations et Huileries du Congo (PHC).

    Dans ses diffusions vidéo, cet « animateur télé » s’en prend directement à la société PHC, à ses dirigeants, à ses actionnaires, et à plusieurs figures publiques congolaises. Le cœur de ses accusations tourne autour de la sortie volontaire de l’État congolais de son actionnariat au sein de PHC, une décision prise sous la houlette de Jean-Lucien Busa, alors ministre du Portefeuille.

    Initialement, le dossier PHC avait suscité l’attention de la Première ministre Judith Suminwa. Induite en erreur par les détracteurs de la société, elle avait demandé au ministre d’État, ministre de la Justice, de saisir la justice congolaise. L’affaire fut portée devant le Tribunal de commerce, enregistrée sous le RRC 222. Après examen, le tribunal a rendu une ordonnance confirmant la validité et la régularité du processus par lequel l’État congolais s’est désengagé de son actionnariat dans PHC.

    Cependant, cette décision judiciaire n’a pas été acceptée par ceux qui convoitent la société PHC et cherchent à en prendre le contrôle. Ces opposants auraient alors fait appel à l’animateur télé, réputé pour ses pratiques de chantage, afin de lancer une nouvelle campagne de dénigrement contre l’entreprise et ses responsables. Cette opération aurait été conclue pour un montant de 50 000 dollars américains.

    Face à cette situation, la société PHC a réagi par un communiqué officiel publié le 6 juillet. Elle y dénonce la diffusion d’informations mensongères et rappelle qu’elle mène ses activités dans le respect strict des lois de la République Démocratique du Congo, sous la supervision des autorités compétentes et en conformité avec les principes de gouvernance d’entreprise. PHC souligne également que toute tentative de contester la décision du Tribunal de commerce, saisi par l’État congolais lui-même, par des allégations infondées, des campagnes de désinformation ou des propos calomnieux, ne saurait remettre en question cette décision de justice.

    Tout en réaffirmant son engagement envers la liberté d’expression et la liberté de la presse, PHC insiste sur le fait que ces libertés ne peuvent justifier la propagation d’accusations graves, diffamatoires et mensongères, qui portent atteinte à l’honneur, à la réputation et aux intérêts légitimes de la société, de ses dirigeants, de ses actionnaires, ou de toute autre partie concernée. En conséquence, les Plantations et Huileries du Congo ont déclaré, dans ce même communiqué, se réserver le droit d’engager toutes les procédures judiciaires appropriées contre les auteurs, co-auteurs, ou toute personne relayant sciemment des propos diffamatoires ou des informations manifestement fausses. L’objectif est que chacun réponde de ses actes devant les juridictions compétentes en RDC.

  • Mali : nouvelles attaques coordonnées du JNIM et du FLA dans le Nord

    Les djihadistes du JNIM, liés à Al-Qaïda, et les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad ont lancé, samedi, des attaques coordonnées pour prendre le contrôle d’un camp stratégique situé dans le nord du Mali.

  • AIMF Paris : une délégation togolaise reçue par Frédéric Vallier

    AIMF Paris : une délégation togolaise reçue par Frédéric Vallier

    PARIS, 7 juillet 2026 — C’est une étape charnière pour la décentralisation togolaise. Le lundi 6 juillet 2026, au siège de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), à Paris, Frédéric Vallier, délégué général de l’organisation, et ses équipes ont reçu une délégation de haut niveau des collectivités territoriales du Togo.

    Au-delà de la diplomatie d’usage, cette séance de travail traduit une volonté claire des deux parties de franchir un cap : transformer les accords de principe en leviers économiques et infrastructurels concrets au profit des communes togolaises.

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    Faitière des Communes du Togo

    Le bilan : évaluer l’impact réel sur le terrain

    Le premier objectif de cette rencontre parisienne était de dresser un état des lieux rigoureux des projets cofinancés par l’AIMF au Togo. Dans un contexte où les municipalités togolaises, consolidées depuis les élections locales, cherchent à asseoir leur légitimité par des résultats visibles, l’appui de l’AIMF représente une valeur ajoutée cruciale.

    Ainsi, les discussions ont permis de mesurer l’impact des chantiers en cours, notamment dans les secteurs clés suivants :

    • L’accès aux services essentiels : modernisation des réseaux d’eau potable et d’assainissement dans les communes secondaires.
    • L’appui institutionnel : programmes de formation destinés aux élus et aux cadres techniques municipaux afin d’optimiser la gestion des budgets locaux.
    • Le développement économique local : structuration de marchés municipaux et d’espaces commerciaux afin de renforcer les recettes propres des collectivités.

    Faitière des Communes du Togo

    Vers une ingénierie de projet et de nouveaux financements

    La véritable portée de cette rencontre réside dans l’ouverture de nouvelles perspectives de coopération décentralisée avec les partenaires français et l’ensemble du réseau francophone. Pour le Togo, l’enjeu ne se limite plus à bénéficier de subventions de fonctionnement, mais consiste désormais à acquérir une véritable autonomie en matière d’ingénierie de projets.

    « L’avenir de la décentralisation dépend de la capacité des communes à concevoir des projets bancables. L’AIMF ne se positionne pas seulement comme un bailleur, mais comme un catalyseur de partenariats techniques et financiers à l’échelle internationale. »

    En connectant directement les maires togolais à leurs homologues de l’espace francophone, cette rencontre pose ainsi les bases de partenariats de pair à pair. À terme, cette dynamique devrait favoriser des transferts de technologies et de compétences, notamment autour de deux axes majeurs pour les années à venir : la transition numérique des administrations locales et le renforcement de la résilience climatique face aux risques d’inondations urbaines.

    Enfin, les équipes techniques de l’AIMF et les représentants des collectivités togolaises ont convenu d’établir une feuille de route actualisée d’ici à la fin du trimestre. L’objectif est d’aligner les futurs financements sur les priorités du Plan national de développement local du Togo, afin de garantir que chaque euro investi génère un impact social et économique maximal au bénéfice des populations.

    Faitière des Communes du Togo
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  • Sénégal : les enjeux de la révision constitutionnelle proposée

    Sénégal : les enjeux de la révision constitutionnelle proposée

    Sénégal : la réforme constitutionnelle en débat

    Le Parlement sénégalais a récemment validé le projet de révision constitutionnelle, une initiative portée par la formation politique Pastef. Toutefois, cette étape parlementaire ne marque pas la fin du parcours législatif. Le président de la République a en effet opté pour une consultation populaire via un référendum afin de recueillir l’approbation définitive des citoyens. Quels sont les changements fondamentaux envisagés par ce texte ? Et pourquoi cette proposition de réforme constitutionnelle suscite-t-elle des controverses ? Nous vous proposons une analyse approfondie des implications de cette démarche majeure pour l’avenir institutionnel du Sénégal.

  • Sénégal : l’eau en sachet, une menace sanitaire révélée à Dakar

    Sénégal : l’eau en sachet, une menace sanitaire révélée à Dakar

    Sénégal : l’eau en sachet, une menace sanitaire révélée à Dakar

    Une récente enquête menée par quatre chercheurs de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar a mis en lumière des problèmes sanitaires majeurs concernant la qualité de l’eau en sachet au Sénégal. Entre août et septembre 2018, soixante échantillons d’eau, représentant quinze marques différentes, ont été collectés dans les cinq principaux marchés de la capitale sénégalaise : Tilène, Thiaroye, Colobane, Grand-Yoff et Soumbédioune. Cette eau, conditionnée en petites poches plastiques de 300 à 500 ml, est une option de consommation très prisée par la population de Dakar en raison de son coût abordable.

    Les conclusions de ces analyses sont particulièrement préoccupantes. Deux séries de tests, visant à détecter la présence de micro-organismes tels que les moisissures et les bactéries d’origine environnementale ou intestinale, ont révélé des niveaux de contamination largement supérieurs aux seuils établis par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ces données soulignent une défaillance significative dans le processus de production de cette eau en sachet.

    Le rapport indique qu’une proportion alarmante de 83 % des sachets testés était affectée par des germes bactériologiques. De plus, 15 % des échantillons contenaient des coliformes, suggérant une possible contamination fécale. Ces chiffres sont un indicateur clair d’un risque pour la santé publique au Sénégal.

    L’étude universitaire pointe du doigt une « hygiène défectueuse dans la transformation » de l’eau, générant un « risque sanitaire » direct pour les habitants de Dakar qui consomment ces produits. Face à cette situation, les chercheurs insistent sur l’impératif de « prévenir les consommateurs » et de « contrôler la vente de l’eau conditionnée en sachet » afin de garantir la sécurité alimentaire et la santé des populations.

    Cette révélation intervient quelques mois après une opération menée par les forces de l’ordre sénégalaises. En mai dernier, la police avait démantelé pas moins de douze sites de production clandestine d’eau en sachet situés en périphérie de Dakar, une action qui souligne l’ampleur du problème et la nécessité d’une surveillance accrue dans ce secteur vital pour la consommation quotidienne.

  • Faux décret au Cameroun : dans les coulisses de l’affaire Baboke

    Faux décret au Cameroun : dans les coulisses de l’affaire Baboke

    Johann Sitchom a été arrêté après avoir tenté de faire diffuser à la CRTV des documents présentés comme des décrets présidentiels. © DR

    Publié aujourd’hui à 12h00 Lecture : 4 minutes.

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    Ferdinand Ngoh Ngoh Samuel Mvondo Ayolo Paul Biya
  • Mali : face à la crise humanitaire, MSF soutient les populations aux frontières

    Mali : face à la crise humanitaire, MSF soutient les populations aux frontières

    Mali : face à la crise humanitaire, MSF soutient les populations aux frontières

    Au Mali, l’enlisement de la crise sécuritaire aux frontières avec le Burkina Faso et la Mauritanie prive les populations de soins et d’eau potable. Alors que la présence accrue de groupes armés et l’insécurité limitent fortement l’action des acteurs humanitaires MSF renforce ses dispositifs médicaux mobiles pour atteindre les communautés les plus isolées.

    Aux frontières de la Mauritanie et du Burkina Faso : des populations enclavées

    Un conflit frontalier qui impacte l’aide humanitaire

    Pourquoi les frontières nord et sud du pays sont-elles devenues le point de rupture ? Ces zones subissent des pressions sécuritaires multiples. D’un côté, les opérations menées par l’armée malienne et ses partenaires au nord du pays perturbent l’équilibre local à la frontière avec la Mauritanie.

    Au sud, à la frontière avec le Burkina Faso, la présence active de groupes armés et la prolifération d’engins explosifs sur les routes, le tout sur fond de tensions intercommunautaires, transforment ces axes frontaliers en pièges. Pour les civils, cela signifie l’impossibilité de circuler. Pour les ONG, cela rend l’accès physique aux structures de santé extrêmement dangereux.

    L’impact direct sur les structures de santé de Nampala et Koro

    Dans le cercle de Nampala, non loin de la frontière mauritanienne, ces affrontements ont poussé de nombreux civils à fuir vers le centre-ville ou à se réfugier en Mauritanie. À la suite d’attaques directes contre ses équipes, MSF a dû interrompre ses activités en novembre 2024, avant de pouvoir les relancer en mars 2025. Aujourd’hui, les équipes soignent les populations déplacées et les populations locales au centre de santé de Nampala, et se déplacent dans les villages périphériques de Toulé et Touladji pour atteindre les plus isolés.

    « Nous sommes partis à 5 heures du matin en charrette et nous sommes arrivés épuisés à 10 heures au centre », raconte Cheick Tahar Coulibaly, un éleveur ayant parcouru 25 kilomètres pour faire soigner sa femme et son nouveau-né à Touladji. « Dans mon village à Boulé, il n’y a même pas de site de soins. Avant l’arrivée de MSF, nous devions aller jusqu’au centre de santé de Nampala ».

    Plus à l’est, aux confins du Burkina Faso, le cercle de Koro fait face à des afflux réguliers de réfugiés fuyant les violences transfrontalières. Pour le seul mois de mai, 7 000 réfugiés sont arrivés dans la ville de Koro, rejoignant les 68 000 déjà enregistrés par le HCR. En parallèle, l’insécurité complique l’accès aux villages enclavés de Diougani, Diankabou et Baye. MSF y propose des soins de santé primaires, maternels et pédiatriques, et prend en charge les urgences chirurgicales.

    Au total, entre janvier et avril, les équipes de MSF ont réalisé plus de 37 400 consultations dans la région. 

    Au Mali, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent leur présence près des zones frontalières, notamment aux confins avec la Mauritanie (à l’ouest et au sud-ouest) et le Burkina Faso (au sud-est), pour répondre aux besoins médicaux croissants des populations isolées par l’insécurité. 

    Au Mali, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent leur présence près des zones frontalières, notamment aux confins avec la Mauritanie (à l’ouest et au sud-ouest) et le Burkina Faso (au sud-est), pour répondre aux besoins médicaux croissants des populations isolées par l’insécurité.

    Au Mali, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent leur présence près des zones frontalières, notamment aux confins avec la Mauritanie (à l’ouest et au sud-ouest) et le Burkina Faso (au sud-est), pour répondre aux besoins médicaux croissants des populations isolées par l’insécurité.

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    Au Mali, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent leur présence près des zones frontalières, notamment aux confins avec la Mauritanie (à l’ouest et au sud-ouest) et le Burkina Faso (au sud-est), pour répondre aux besoins médicaux croissants des populations isolées par l’insécurité. 

    Au Mali, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent leur présence près des zones frontalières, notamment aux confins avec la Mauritanie (à l’ouest et au sud-ouest) et le Burkina Faso (au sud-est), pour répondre aux besoins médicaux croissants des populations isolées par l’insécurité.

    Au Mali, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent leur présence près des zones frontalières, notamment aux confins avec la Mauritanie (à l’ouest et au sud-ouest) et le Burkina Faso (au sud-est), pour répondre aux besoins médicaux croissants des populations isolées par l’insécurité.

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    Une augmentation des attaques contres les humanitaires

    Le recul de la présence humanitaire au Mali s’explique par le manque de financements, mais aussi par une dangerosité inédite sur le terrain. Selon OCHA, 753 incidents ont visé des humanitaires en 2025, ce qui représente une hausse de 40 % par rapport à 2024.

    La récente escalade des violences, illustrée par des attaques de groupes armés contre plusieurs villes du pays le 25 avril, expose toujours plus les civils. Aujourd’hui, plus de 5 millions de personnes ont besoin d’assistance au Mali.

    L’insécurité s’étend désormais vers le sud du Mali

    Des régions jusqu’ici relativement préservées, comme celle de Koutiala, subissent à leur tour l’impact de la présence accrue de groupes armés. À Tiéré, l’insécurité paralyse les services publics et l’économie locale : « L’ambulance du district ne vient plus à Tiéré à cause de l’insécurité. Cela complique le transfert des malades vers l’hôpital de Koutiala », explique Ousmane Dao, assistant au coordinateur MSF.

    Pour faire face à cette extension de la crise, MSF déploie désormais des activités dans plusieurs villages frontaliers (Tiéré, Sanguela, Molobala et Soungoumba) et prend en charge les enfants de moins de 15 ans, les femmes enceintes ainsi que les victimes de violences, notamment sexuelles.

    L’accès à l’eau potable : un autre défi vital

    Au-delà de la médecine, le dérèglement climatique et la baisse des financements des acteurs humanitaires spécialisés dans l‘eau et l’assainissement ont considérablement détérioré les conditions de vie. Face à ce constat, MSF a intégré la distribution d’eau potable à ses interventions.

    En 2025, nos équipes ont fourni près de 19 millions de litres d’eau aux réfugiés de Koro et réhabilité cinq forages dans les communautés enclavées de Nampala et de Koutiala.

    « Avant, nos puits se tarissaient et l’eau n’était pas de bonne qualité. Cela nous rendait malades », témoigne Djénebou Berthé, habitante de Sougoumba, où un forage a été réhabilité en avril.

  • Sénégal : le président Bassirou Diomaye Faye prépare la fondation de son propre parti

    Sénégal : le président Bassirou Diomaye Faye prépare la fondation de son propre parti

    Le Palais de la République a été le théâtre d’une annonce politique majeure ce jour, alors que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a révélé son intention de fonder prochainement son propre parti politique. Cette déclaration, faite devant les 300 maires affiliés à la coalition victorieuse « Diomaye Président », marque un tournant significatif. Arrivé au sommet de l’État grâce à l’élan populaire du Pastef et au soutien indéfectible d’Ousmane Sonko, le chef de l’État s’apprête à écrire un nouveau chapitre de la politique sénégalaise.

    Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, le 25 mars 2026.

    Cette initiative soulève de nombreuses interrogations, d’autant plus qu’une récente réforme constitutionnelle, adoptée par une majorité de députés à l’Assemblée nationale, interdit explicitement à un chef d’État en exercice de diriger une formation politique. Quel avenir pour ce projet singulier de parti politique au Sénégal ? Et quelle sera la destinée de la coalition « Diomaye Président » face à cette orientation nouvelle ?

    Des observateurs avertis de la scène politique sénégalaise, à l’instar de professeurs en sciences politiques, estiment que cette décision pourrait redéfinir les équilibres. Ils s’interrogent sur la stratégie derrière ce timing, notamment au regard des dispositions constitutionnelles récentes. La création d’un parti propre au président Bassirou Diomaye Faye pourrait être interprétée comme une volonté de consolider son assise personnelle, au-delà des alliances qui l’ont mené au pouvoir. Cependant, elle pose également la question de la pérennité et du rôle futur de la coalition « Diomaye Président », qui a été l’instrument de sa victoire électorale.

  • Ebola progresse en RDC : plus de 1 500 cas confirmés et 500 décès recensés

    Ebola progresse en RDC : plus de 1 500 cas confirmés et 500 décès recensés

    Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades recensés, entre 2018 et 2020.

    Pour cette épidémie, déclarée officiellement le 15 mai, 506 décès et 1 561 cas confirmés ont été recensés en RDC, alors que le bilan est maintenu à deux morts pour 20 cas confirmés en Ouganda voisin, a indiqué l’OMS dans un point de situation daté du 4 juillet.

    Un essai clinique portant sur deux traitements contre la souche Bundibugyo, à l’origine de l’épidémie, a commencé la semaine dernière. L’OMS a également accordé une autorisation d’utilisation d’urgence au premier test de diagnostic moléculaire du virus.

    Létalité élevée

    Le foyer de la crise, dont l’ampleur réelle est encore difficile à mesurer et qui pourrait durer plusieurs mois, se situe en Ituri, province du nord-est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda.

    Dans la cité minière de Mongbwalu, considérée comme le point de départ de l’épidémie, la létalité élevée (50,7%) suggère des défis persistants dans la prise en charge précoce ou l’accès aux soins des malades.

    Le virus est aussi présent dans les provinces proches du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les capitales provinciales et de larges pans de territoire sont contrôlées par le groupe armé antigouvernemental M23.

    Dans le Nord-Kivu, le taux de mortalité de 57,4%, largement supérieur à la moyenne, est jugé « préoccupant » par les autorités sanitaires congolaises. Dans la province du Sud-Kivu, aucun cas n’a été confirmé depuis le 26 mai.

    Les autorités sanitaires du M23 ont annoncé la semaine dernière que l’épidémie a été éradiquée dans les zones contrôlées. Cette information n’a pas pu être vérifiée par l’AFP auprès de sources indépendantes.

    Dans la foulée de cette annonce, les échanges entre l’est de la RDC et le Rwanda voisin ont partiellement repris après plusieurs semaines de fermeture des postes-frontières, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/cas-debola-en-france-comment-ete-pris-en-charge-le-medecin-humanitaire-infecte

    Les échanges transfrontaliers sont fréquents dans cette partie du monde, notamment pour le commerce. De nombreux Congolais de la région se rendent également au Rwanda pour prendre l’avion à Kigali, depuis la fermeture de l’aéroport de Goma par le M23 début 2025.

    Avec AFP