Auteur/autrice : nigeractu

  • Football féminin : le Sénégal défie la Tunisie pour les jo de la28

    Football féminin : le Sénégal défie la Tunisie pour les jo de la28

    Les joueuses de l’équipe nationale féminine du Sénégal s’apprêtent à vivre un défi majeur dans la course vers les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 (LA28). Elles affronteront la Tunisie lors d’une double confrontation programmée en octobre 2026, dans le cadre du deuxième tour des éliminatoires africains.

    Un parcours semé d’embûches pour les Lionnes de la Teranga

    Le tirage au sort du Tournoi africain de qualification olympique de football féminin a eu lieu le 29 avril, officialisant le calendrier complet de cette compétition qui s’étalera du 1er juin 2026 au 4 décembre 2027. Cinq phases éliminatoires, sous forme de matchs aller-retour, rythmeront cette quête vers les JO de LA28.

    Le premier tour ne concernera que les six nations les moins bien classées au classement FIFA. Parmi les affiches, on retrouve des duels comme le Soudan contre les Comores, le Soudan du Sud face à Madagascar ou encore Maurice contre Djibouti.

    Dès le deuxième tour, prévu en octobre 2026, les autres équipes entreront en lice. Le Maroc, finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine, affrontera le Congo. Une possible confrontation entre le Nigeria, champion d’Afrique en titre et déjà qualifié pour Paris 2024, et le Sénégal pourrait même se dessiner dès le troisième tour.

    Le Sénégal face à la Tunisie : un duel décisif

    Les Lionnes de la Teranga débuteront donc leur parcours contre la Tunisie au deuxième tour. Le vainqueur de ce match se mesurera ensuite au vainqueur de la confrontation entre le Mali et le Bénin. Pour l’Algérie, le chemin vers Los Angeles passera par un premier obstacle en République centrafricaine.

    Côté Zambie, déjà présente aux Jeux de Paris 2024, l’objectif sera de franchir deux tours : d’abord face à l’Ouganda, puis potentiellement contre le Ghana, pour décrocher un troisième quota olympique consécutif.

    Un calendrier ambitieux pour les qualifications

    Cette compétition africaine de qualification s’annonce intense, avec des enjeux majeurs pour les nations participantes. Chaque match aller-retour comptera double, offrant aux équipes une chance de se rapprocher du rêve olympique. Les joueuses du monde entier devront faire preuve de détermination et de performance pour espérer décrocher leur ticket pour LA28.

  • Nouvelles infrastructures sanitaires à Maradi et Tessaoua pour renforcer l’accès aux soins

    Nouvelles infrastructures sanitaires à Maradi et Tessaoua pour renforcer l’accès aux soins

    Dans le cadre de son amélioration continue du système de santé, le Niger lance trois nouveaux Centres de Santé Intégrés (CSI) de type II à Maradi et Tessaoua. Porté par le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), ce déploiement marque une avancée majeure pour les populations des zones urbaines et périurbaines de la région de Maradi, autrefois confrontées à des difficultés d’accès aux soins de proximité.

    CSI de type II à Maradi

    Des infrastructures sanitaires modernisées pour désengorger les hôpitaux

    La région de Maradi, surnommée la capitale économique du Niger, bénéficie d’un programme ambitieux de construction et d’équipement de CSI de type II. Ces nouvelles structures ont pour objectif de réduire la pression sur les hôpitaux régionaux tout en offrant un accès simplifié aux services médicaux essentiels. Grâce à ce projet, les habitants des quartiers ADS (IIIème arrondissement de Maradi) et Toudou (Tessaoua) disposent désormais de plateaux techniques performants, équipés de matériel de pointe.

    Les réceptions provisoires des deux premiers centres se sont échelonnées entre mars et octobre 2025. Aujourd’hui, après l’installation des équipements de dernière génération, les structures entrent en phase opérationnelle. Un troisième centre, situé à Tsamia Koura (Tessaoua), est en cours de finalisation et devrait être opérationnel sous peu.

    « Apporter les soins au plus près des citoyens n’est plus un objectif théorique, mais une réalité concrète ancrée dans chaque quartier », déclare un représentant de la Direction Régionale de la Santé Publique.

    Inauguration des CSI

    Une mobilisation institutionnelle pour des soins accessibles et de qualité

    Le PIDUREM illustre l’engagement des autorités nigériennes en matière de santé publique. Lors des cérémonies de remise, une importante dotation en équipements sanitaires a été officiellement remise aux structures. Cette dotation, adaptée aux besoins spécifiques des CSI de type II, a été présentée en présence du Secrétaire général de la Région, de l’Administrateur délégué de la Ville, du Directeur régional de la Santé publique et des bénéficiaires, soulignant ainsi l’implication collective du projet.

    À Tessaoua, le suivi technique rigoureux se poursuit avec l’intervention du fournisseur pour l’installation des équipements dès la fin des travaux à Tsamia Koura. Cette approche méthodique garantit que les infrastructures ne restent pas de simples « coquilles vides », mais deviennent des espaces fonctionnels et performants.

    Pour le Niger, qui vise l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) en santé, ce modèle innovant pourrait servir de référence. En combinant construction et équipement simultanés, le PIDUREM évite les retards souvent observés dans les programmes de développement, offrant ainsi une solution durable et immédiate aux défis sanitaires locaux.

    Équipements sanitaires modernes

    En résumé : des infrastructures sanitaires au service des populations

    • Trois CSI de type II inaugurés à Maradi et Tessaoua pour renforcer l’accès aux soins.
    • Réduction de la pression sur les hôpitaux régionaux grâce à des plateaux techniques modernes.
    • Installation d’équipements de dernière génération et suivi technique rigoureux.
    • Un modèle innovant aligné sur les ODD en santé, évitant les retards de mise en œuvre.

    Avec ce projet, le Niger franchit une étape décisive vers une meilleure couverture sanitaire pour ses citoyens, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines de la région de Maradi.

  • Kemi seba : détention prolongée en Afrique du Sud, l’audience reportée

    Kemi seba : détention prolongée en Afrique du Sud, l’audience reportée

    Une décision judiciaire ferme pour Kemi Seba

    L’activiste Kemi Seba, figure controversée franco-béninoise, reste incarcéré en Afrique du Sud. Le 29 avril, la justice de Pretoria a statué sur son maintien en détention, écartant les arguments de sa défense sans équivoque. Entre l’invalidité d’un passeport diplomatique allégué et l’existence de deux mandats d’arrêt internationaux émis par le Bénin, le sort de l’emblématique leader d’Urgences Panafricanistes semble scellé, du moins temporairement. L’audience a été reportée au 11 mai, prolongeant ainsi une procédure judiciaire déjà complexe.

    Un verdict aligné sur la rigueur juridique

    Contrairement aux espoirs de ses partisans, qui espéraient une libération sous caution, le magistrat a confirmé la détention de Kemi Seba. Pour la cour sud-africaine, les risques de fuite et la gravité des poursuites engagées à son encontre, notamment par le Bénin, justifient pleinement cette décision. Ce revers judiciaire marque un tournant pour l’activiste, dont les stratégies de provocation se heurtent désormais à une procédure légale implacable.

    L’échec du passeport diplomatique

    La défense de Kemi Seba a tenté de s’appuyer sur un passeport diplomatique pour contester son arrestation. Cependant, la cour a rejeté cet argument, soulignant que sa validité n’était subordonnée à aucune accréditation officielle auprès des autorités sud-africaines. L’absence d’un ordre de mission formel, attestant d’une mission pour un État souverain, a réduit ce document à un simple titre de voyage sans valeur juridique supérieure. La justice a ainsi interprété cette démarche comme une tentative de contournement des règles en vigueur.

    Les mandats d’arrêt du Bénin : un enjeu central

    Le cœur du dossier repose sur deux mandats d’arrêt internationaux émis par la justice béninoise. Ces demandes d’extradition, motivées par des accusations graves, placent Kemi Seba dans une situation particulièrement délicate. L’Afrique du Sud, en maintenant sa détention, prépare le terrain pour un examen approfondi de ces requêtes. Cette issue pourrait, à terme, conduire à son extradition vers le Bénin, le privant définitivement de toute marge de manœuvre.

    L’activisme face à la réalité judiciaire

    Depuis des années, Kemi Seba cultive une image de prisonnier politique, utilisant chaque audience comme une tribune pour dénoncer les institutions. Pourtant, l’Afrique du Sud, réputée pour son système juridique rigoureux, ne semble pas influencée par cette rhétorique. En réaffirmant son respect des conventions internationales, Pretoria rappelle que les démonstrations médiatiques ne prévalent pas sur la légalité. La stratégie de victimisation de l’activiste se heurte désormais à un mur judiciaire infranchissable.

    Un avenir incertain pour l’activiste

    Les semaines à venir seront déterminantes. La justice sud-africaine devra statuer sur la recevabilité des demandes d’extradition du Bénin. Si les conditions légales sont remplies, Kemi Seba pourrait être transféré vers Cotonou, où il serait jugé pour les chefs d’accusation à son encontre. Déchu de sa nationalité française après avoir brûlé son passeport, il ne bénéficie désormais d’aucune protection consulaire européenne. L’audience du 29 avril a clairement démontré que les ambitions politiques ne suffisent pas à ébranler les institutions.

    Le dossier s’alourdit avec des éléments accablants : des enregistrements audio révèlent des projets de déstabilisation au Bénin, évoquant même un coup d’État lors des festivités des Vodun Days, au prix de pertes civiles potentielles. Pour Kemi Seba, le temps des discours enflammés semble révolu. Il se retrouve désormais confronté au silence des cachots de la prison de Pretoria, où chaque espoir de liberté s’éloigne un peu plus.

  • Arbitre sénégalais à la can u17 2025 : el hadj amadou sy en lice pour la compétition

    Arbitre sénégalais à la can u17 2025 : el hadj amadou sy en lice pour la compétition

    Un arbitre sénégalais en pole position pour la CAN U17 2025

    La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé la liste des arbitres retenus pour le stage de préparation de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations U17. Cette sélection constitue une étape clé avant l’annonce de la liste définitive des officiels qui officieront lors de la compétition organisée au Maroc du 13 mai au 2 juin.

    El Hadj Amadou Sy, porteur de l’espoir sénégalais

    Le Sénégal sera représenté par un unique arbitre lors de ce stage de préparation : El Hadj Amadou Sy. Ce dernier, nommé arbitre international FIFA en 2019, poursuit son ascension dans le monde du football. Originaire de Saint-Louis, il a débuté son parcours dans l’arbitrage au sein des compétitions de « navétanes », avant de gravir les échelons, passant des catégories cadettes aux seniors, puis au championnat professionnel sénégalais.

    Son expérience sur la scène continentale est déjà bien établie. Il a officié lors de la CAN U20 en 2023 ainsi que lors de la dernière édition de la CAN U17, où il faisait partie des officiels sélectionnés. Traditionnellement, le Sénégal était représenté par plusieurs arbitres ou des trios sénégalais lors des compétitions africaines. Cette fois, El Hadj Amadou Sy portera seul les couleurs nationales, avec l’ambition de figurer sur la liste définitive et d’officier lors de la CAN U17 2025 au Maroc.

    Cette compétition verra également la participation de la sélection sénégalaise dans cette catégorie, renforçant l’enjeu pour l’arbitre sénégalais.

    Les nations les plus représentées lors du stage de préparation

    Parmi les pays les plus présents lors de ce stage de préparation figurent notamment l’Algérie, le Cameroun, la RD Congo, le Maroc, la Zambie et l’Afrique du Sud, chacun comptant trois représentants. D’autres nations comme la Tunisie, le Mali, le Nigeria ou l’Égypte affichent également une forte présence avec deux arbitres chacun.

  • Ligue des Champions : le PSG triomphe 5-4 face au Bayern dans une rencontre mémorable

    Ligue des Champions : le PSG triomphe 5-4 face au Bayern dans une rencontre mémorable

    Dans un scénario digne des plus grands films hollywoodiens, le Paris Saint-Germain a pris une option significative pour la finale de la Ligue des Champions en s’imposant sur un score fleuve de 5-4 contre le Bayern Munich. Cette confrontation restera gravée dans les annales de la prestigieuse compétition européenne.

    Certaines soirées footballistiques transcendent le simple cadre sportif pour se transformer en véritables œuvres d’art chaotiques. Ce mardi soir, au cœur du Parc des Princes, le PSG et le Bayern Munich ne se sont pas contentés de disputer une demi-finale aller de Ligue des Champions ; ils ont livré une bataille épique, une véritable joute offensive où les stratégies défensives semblaient presque secondaires face à l’ingéniosité des attaquants.

    Le festival offensif de Kvaratskhelia et Dembélé

    Malgré l’ouverture du score précoce signée Harry Kane sur penalty à la 17e minute, les Parisiens n’ont jamais douté. Porté par un Khvicha Kvaratskhelia en état de grâce, auteur d’un doublé clinique aux 24e et 56e minutes, le club de la capitale a su inverser la tendance avec brio.

    Ousmane Dembélé, intenable sur son couloir, a également marqué cette partie de son empreinte. Après avoir transformé un penalty juste avant la pause, il a de nouveau trompé Manuel Neuer à la 58e minute, portant le score à un impressionnant 5-2. À cet instant, le Bayern semblait sonné, et le Parc des Princes célébrait déjà une victoire éclatante.

    La réaction inattendue du Bayern

    Cependant, le Bayern Munich est une équipe qui ne renonce jamais. En l’espace de seulement trois minutes, le doute s’est instillé parmi les supporters parisiens. Dayot Upamecano (65e) puis la nouvelle recrue Luis Díaz (68e) ont capitalisé sur une soudaine inattention de la défense centrale parisienne pour ramener les Bavarois à une seule petite unité d’écart.

    « C’était de la folie pure. On mène 5-2, on se sent intouchables, et puis cette équipe vous punit à la moindre seconde d’inattention », a commenté Marquinhos, visiblement marqué par l’intensité de la rencontre, au coup de sifflet final.

    Un avantage fragile avant le match retour

    Les vingt dernières minutes furent d’une intensité rare, rythmées par une tension électrique et des interventions héroïques des deux côtés. Si le Paris Saint-Germain sort vainqueur de ce premier acte, le score final de 5-4 laisse néanmoins un sentiment d’inachevé. Avec quatre buts encaissés à domicile, les hommes de Luis Enrique sont conscients que le déplacement à l’Allianz Arena le 6 mai prochain sera tout sauf une formalité.

    Pour les observateurs neutres, en revanche, le spectacle fut total. Neuf buts, un chassé-croisé permanent et un niveau technique stratosphérique : ce duel entre le PSG et le Bayern a non seulement tenu toutes ses promesses, mais il les a largement dépassées, offrant aux fans de football un moment inoubliable.

  • Le Mali tourne la page : Tom Saintfiet quitte les Aigles, cap sur un nouveau sélectionneur

    Le Mali tourne la page : Tom Saintfiet quitte les Aigles, cap sur un nouveau sélectionneur

    Une nouvelle page se tourne pour le football malien. Tom Saintfiet, qui avait pris les rênes de la sélection en août 2024, a officiellement quitté son poste de sélectionneur national. Cette décision a été communiquée par la Fédération malienne de football (Femafoot) mardi soir.

    Sous la direction du tacticien belge, les Aigles du Mali avaient atteint les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Leur parcours, caractérisé par un style de jeu pragmatique, comprenait trois matchs nuls en phase de groupes et une victoire décisive en prolongation face à la Tunisie lors des huitièmes de finale. Leur épopée s’est finalement achevée sur une défaite serrée (0-1) contre le Sénégal.

    D’après les déclarations officielles émanant tant de la Fédération malienne que de Tom Saintfiet lui-même, cette rupture de contrat s’est déroulée de manière amiable. Bien que des rumeurs, notamment relayées par Afrik-Foot, aient fait état de salaires impayés pour l’entraîneur, les remerciements chaleureux du technicien belge au nouveau président, Mahazou Baba Cisset, suggèrent que toutes les divergences financières ont été aplanies.

    Qui pour succéder à la tête des Aigles du Mali ?

    Le départ de Tom Saintfiet ne constitue pas une véritable surprise pour les observateurs du football malien. En effet, le président Mahazou Baba Cisset avait déjà clairement exprimé son intention de trouver un nouveau sélectionneur, détaillant publiquement les profils recherchés.

    La Fédération malienne, sous l’impulsion de son président, privilégie un entraîneur africain ayant déjà l’expérience d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations. Ce critère restreint considérablement la liste des candidats potentiels à des figures emblématiques telles qu’Aliou Cissé (Sénégal), Djamel Belmadi (Algérie) ou Walid Regragui (Maroc). Les spéculations vont bon train quant aux premiers contacts qui pourraient déjà être établis.

  • Rôle de la Russie dans la sécurité du Mali et du Sahel : analyses et enjeux

    Rôle de la Russie dans la sécurité du Mali et du Sahel : analyses et enjeux

    Quel rôle la Russie joue-t-elle dans la sécurité du Mali et du Sahel ?

    La Russie étend son influence en Afrique via des partenariats militaires, mais ces derniers temps, ses actions au Sahel suscitent des interrogations.

    Contexte des attaques récentes au Mali

    Les groupes armés ont lancé des offensives d’envergure contre les bases des Forces armées maliennes ces derniers jours. Le général Assimi Goïta, chef de la junte militaire, a affirmé que la situation était « sous contrôle » grâce au soutien aérien des forces russes. Ces dernières auraient permis d’éviter la capture de positions stratégiques, dont le palais présidentiel à Bamako.

    Pourtant, la stabilité au Mali reste précaire. Le gouvernement peine à reprendre le contrôle de plusieurs villes et régions aux mains de combattants touaregs et de groupes affiliés à Al-Qaïda. Ces derniers menacent désormais d’assiéger la capitale malienne.

    Bilan des attaques du week-end dernier

    Une offensive coordonnée a frappé simultanément plusieurs villes, dont Bamako, Gao et Kidal. Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué lors de ces combats. Des sources officielles estiment que plus de 200 assaillants ont été neutralisés, mais des localités comme Kidal sont tombées aux mains des insurgés.

    Des rapports révèlent que les forces russes du Corps Afrique, dépendant du ministère russe de la Défense, se sont retirées de Kidal. Cette décision, prise en coordination avec Bamako, interroge sur l’efficacité réelle du soutien russe dans la région.

    Le Corps Afrique : une évolution des forces russes au Sahel

    Le Corps Afrique a remplacé l’ancien groupe Wagner après la mort de son fondateur, Evgueni Prigojine, en 2023. Contrairement à Wagner, connu pour ses méthodes agressives, les nouvelles unités russes adoptent une posture plus défensive. Pourtant, cette stratégie a été mise à l’épreuve lors des récents affrontements.

    Les combats au Mali durent depuis 2012, mais la présence russe s’est intensifiée après le retrait des troupes françaises et onusiennes en 2021. Environ 2 000 mercenaires russes sont désormais déployés dans le pays, avec une présence symbolique au Niger (100 soldats) et au Burkina Faso (100 à 300 soldats).

    Les analystes soulignent une différence majeure entre Wagner et le Corps Afrique : les premiers étaient prêts à engager des combats risqués, tandis que les seconds privilégient la protection de leurs effectifs. Cette approche a soulevé des questions quant à leur capacité à résister à une offensive massive.

    Réactions et critiques après le retrait de Kidal

    Le retrait des forces russes de Kidal a été justifié par un communiqué du Corps Afrique, évoquant une décision conjointe avec les autorités maliennes. L’évacuation des blessés et du matériel lourd aurait été prioritaire avant le repli des troupes.

    Cependant, des doutes persistent quant à cette version des faits. Un haut responsable malien cité par RFI affirme que les mercenaires russes avaient été prévenus trois jours avant l’attaque, mais n’auraient pas réagi. Certains observateurs suggèrent que leur départ aurait été négocié à l’avance, peut-être via la médiation de l’Algérie.

    Les civils et les soldats maliens restent les principales victimes de ces violences. Les deux camps, y compris les forces russes, sont accusés de cibler les populations locales, ce qui pourrait constituer des crimes de guerre selon plusieurs organisations de défense des droits humains.

    Impact sur la crédibilité de la Russie au Sahel

    Lorsque la France a commencé son retrait en 2021, la Russie s’est présentée comme un partenaire non colonial, offrant un soutien militaire sans conditions politiques. Cette stratégie a permis à Moscou de gagner en influence dans des pays comme la République centrafricaine, la Libye et le Soudan.

    Au Mali, les mercenaires russes avaient joué un rôle clé en 2023 pour chasser les groupes armés de Kidal, une zone sous contrôle touareg. Pourtant, les attaques récentes et la perte de Kidal, ainsi que la mort du ministre de la Défense, ont porté un coup dur à l’image de la Russie dans la région.

    Ulf Laessing, expert à la Fondation Konrad-Adenauer, résume la situation : « Le Corps Afrique a perdu toute crédibilité. Ils n’ont pas résisté lors des attaques du week-end dernier et ont abandonné du matériel précieux, dont une station de drones. Cela donne l’impression d’un désengagement, voire d’un manque de préparation. »

    Les autorités maliennes, pour leur part, affirment maintenir les opérations de sécurité. Le général Goïta a réaffirmé dans une vidéo que « les mesures de sécurité sont renforcées et les opérations se poursuivent ». Cependant, aucune mention n’a été faite concernant le rôle des forces russes dans ces déclarations.

    Perspectives pour la Russie dans la région

    Malgré les critiques, Moscou continue de revendiquer son engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le ministère russe de la Défense affirme que près de 12 000 combattants ont participé aux attaques du week-end, et que ceux-ci auraient été formés par des mercenaires ukrainiens et européens. Aucune preuve n’a été fournie pour étayer ces allégations.

    Les vidéos publiées par la Russie montrent des frappes aériennes attribuées au Corps Afrique contre des positions des groupes armés. Pourtant, ces images n’ont pas suffi à lever les doutes sur l’efficacité réelle de l’intervention russe.

    « La Russie aura du mal à convaincre de nouveaux pays de faire appel au Corps Afrique après ces échecs », souligne Laessing. « Cette situation porte atteinte à sa réputation et pourrait freiner son expansion en Afrique. »

    Alors que les groupes terroristes menacent désormais de faire le siège de Bamako, l’avenir du soutien russe au Sahel reste incertain. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer si Moscou peut rebondir ou s’il doit revoir sa stratégie militaire dans la région.

  • Centrales thermiques Bénin : Maria-Gléta 2 évite le black-out malgré la crise au Ghana

    Centrales thermiques Bénin : Maria-Gléta 2 évite le black-out malgré la crise au Ghana

    Le Ghana en difficulté, le Bénin résistant grâce à sa stratégie énergétique

    Ces derniers temps, la communauté CEB subit des interruptions imprévisibles dans l’approvisionnement électrique. Cette situation s’explique en partie par la baisse du niveau des barrages, un phénomène climatique récurrent. Parallèlement, un incendie dévastateur survenu le 23 avril sur une infrastructure liée au barrage d’Akosombo a considérablement réduit la capacité de production du réseau ouest-africain. Pourtant, loin de plonger le Bénin dans le chaos comme cela aurait pu être le cas auparavant, les investissements stratégiques du gouvernement de Patrice Talon, et notamment la centrale de Maria-Gléta 2, permettent aujourd’hui de maintenir une stabilité électrique remarquable.

    Une perte de puissance majeure venue du voisin ghanéen

    Le réseau électrique ouest-africain traverse une période critique. D’après les autorités ghanéennes, l’incendie a engendré un déficit énergétique colossal d’environ 1 000 MW. Pour tenter de stabiliser son propre réseau national, Accra a choisi de suspendre ses exportations d’électricité vers ses pays voisins, dont le Burkina Faso, le Togo et le Bénin.

    Pour Cotonou, cette décision représente un véritable test de résistance. Bien que des perturbations aient été observées chez certains abonnés de la SBEE, l’impact a été limité, confirmant l’efficacité des mesures prises en amont.

    Centrale thermique Maria-Gléta 2

    Maria-Gléta 2, le pilier énergétique qui sauve le Bénin

    La sauvegarde du réseau béninois n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une politique énergétique visionnaire. Il y a quelques années encore, une telle défaillance du fournisseur ghanéen aurait pu paralyser l’économie nationale et plonger les ménages dans l’obscurité pendant des semaines. Désormais, la centrale thermique de Maria-Gléta 2, joyau du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), remplit parfaitement son rôle de bouclier énergétique.

    En fonctionnant à pleine capacité, cette infrastructure stratégique compense le manque généré par les importations suspendues. Elle agit comme un amortisseur de crise, transformant une potentielle catastrophe nationale en un simple aléa technique maîtrisé. Comme le souligne une source officielle : « Chaque mégawatt produit localement renforce notre souveraineté et garantit le bien-être de nos concitoyens ».

    Infrastructure énergétique du Bénin

    Vers une autonomie énergétique totale au Bénin

    Le gouvernement de Patrice Talon ne souhaite plus dépendre indéfiniment des réseaux voisins. Conscient que la souveraineté énergétique est un pilier de l’indépendance nationale, l’exécutif accélère les réformes. La stratégie repose sur deux axes : la modernisation des réseaux de distribution et la diversification des sources de production, avec une forte orientation vers les énergies renouvelables, notamment le solaire.

    L’objectif ultime est clair : atteindre l’autonomie énergétique totale. En renforçant les capacités de production thermique locales, le Bénin sécurise son développement industriel tout en garantissant la continuité du service pour ses citoyens, indépendamment des aléas techniques chez ses voisins.

    Une résilience qui valide les choix énergétiques du Bénin

    Les récents incidents rappellent que la dépendance régionale, bien qu’en déclin, persiste. Pourtant, la situation actuelle démontre avec force la pertinence des investissements massifs réalisés depuis 2016. Grâce à la construction de Maria-Gléta, le pays dispose désormais d’une résilience énergétique sans précédent.

    Le chemin vers l’indépendance énergétique est désormais tracé. Ce qui n’était qu’un rêve il y a quelques années devient peu à peu une réalité concrète, fruit d’une politique audacieuse et cohérente.

  • Le départ de Tom Saintfiet du Mali : un sélectionneur quitte les Aigles dans un contexte tendu

    Le départ de Tom Saintfiet du Mali : un sélectionneur quitte les Aigles dans un contexte tendu

    Le technicien belge Tom Saintfiet a officialisé son départ du poste de sélectionneur de l’équipe nationale du Mali, les Aigles. Cette annonce, faite dans la nuit, intervient alors que le pays fait face à une recrudescence des tensions politiques et sécuritaires, marquées par des offensives de groupes jihadistes et de rebelles touareg. Arrivé en août 2024, Saintfiet met ainsi fin à sa mission.

    Sur son compte Facebook, daté du 27 avril 2026, Tom Saintfiet a exprimé la fin de son aventure malienne. Il a souligné avoir accompli sa tâche « avec fierté et engagement », même si les « conditions » n’étaient pas toujours optimales, annonçant sa quête d’un « nouveau challenge » professionnel.

    Un bilan solide pour Tom Saintfiet : seulement deux défaites en 17 matchs

    L’ancien successeur d’Éric Chelle sur le banc des Aigles a également adressé un message poignant au peuple malien. Face aux « circonstances particulièrement difficiles » que traverse la nation, il a exprimé sa « compassion, sa solidarité et son unité », insistant sur le rôle du football comme « vecteur de rassemblement » et porteur de « valeurs de paix et d’espoir ».

    Durant son mandat, le Mali, bien que confronté à un parcours délicat dans les qualifications pour la Coupe du monde, a affiché une remarquable solidité défensive. Les Aigles n’ont subi que deux défaites en dix-sept rencontres, dont une élimination en quarts de finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations face au Sénégal (0-1). Le technicien de 53 ans, un temps pressenti pour diriger le Ghana avant l’arrivée de Carlos Queiroz, a conclu son message par des vœux de « paix, stabilité et espoir » pour le Mali, encourageant les Aigles. La Fédération Malienne de Football, par la voix de son président Mahazou dit Baba Cissé, a d’ailleurs rendu hommage à son travail et a d’ores et déjà lancé un processus de recrutement pour identifier le prochain sélectionneur.

  • Mali : hommage à tom saintfiet, ex sélectionneur des aigles

    Mali : hommage à tom saintfiet, ex sélectionneur des aigles

    Le Mali dit merci à son ancien sélectionneur belge

    Le Mali remercie son sélectionneur belge

    La Fédération malienne de football a mis fin à la mission de Tom Saintfiet, sélectionneur de l’équipe nationale du Mali. Cet entraîneur belge de 53 ans, en poste depuis août 2024, n’a pas réussi à qualifier les Aigles pour la Coupe du monde 2026 et a subi une élimination en quarts de finale de la CAN 2025 face au Sénégal.

    Un hommage appuyé de la Femafoot à Tom Saintfiet

    Dans un message publié sur les réseaux sociaux de la fédération, Mahazou Cisset, le président fraîchement élu de la Femafoot, a tenu à saluer le travail de l’ancien sélectionneur. Voici ses mots :

    « Durant votre passage, vous avez fait preuve d’un engagement constant, d’un professionnalisme exemplaire et d’une détermination remarquable dans la conduite de votre mission. Dans un environnement parfois exigeant, vous avez su maintenir la cohésion du groupe, structurer le travail technique et porter avec dignité les couleurs des Aigles du Mali. »

    Tom Saintfiet a marqué son passage par une approche rigoureuse et une volonté affirmée de construire une équipe soudée.

    Recherche d’un nouveau sélectionneur

    Un appel à candidatures a été lancé par la Fédération malienne de football pour recruter le futur entraîneur de l’équipe nationale. Les candidats ont jusqu’au 10 mai pour soumettre leur dossier.

    Pour en savoir plus sur les ambitions du football malien, consultez notre article : le football malien a un nouveau patron.

  • Départ de tom saintfiet : la femafoot salue son travail au Mali

    Départ de tom saintfiet : la femafoot salue son travail au Mali

    tom saintfiet quitte la sélection malienne après un mandat remarqué

    L’entraîneur belge Tom Saintfiet, en poste à la tête de l’équipe nationale du Mali depuis août 2024, a officiellement annoncé son départ via une publication sur Instagram. Une lettre ouverte, datée du 27 avril et rendue publique le mercredi suivant, a marqué cette transition. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT), dirigée par son président Mahazou Cisset, a réagi avec une vive reconnaissance en publiant un communiqué élogieux dès le lendemain.

    Dans ce texte, la FEMAFOOT a tenu à remercier chaleureusement l’ancien sélectionneur pour son engagement sans faille et les résultats obtenus malgré un contexte sportif et sécuritaire complexe. L’organisation a salué son professionnalisme et sa droiture, soulignant qu’il quitterait le pays en « véritable gentleman ».

    Tom Saintfiet avec l'équipe du Mali

    un bilan sportif marqué par des performances solides

    Durant son passage au Mali, Tom Saintfiet a dirigé un total de 20 matchs officiels et amicaux. Parmi ceux-ci, 17 rencontres comptaient pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), les qualifications pour la Coupe du monde et la CAN 2025, où l’équipe a atteint les quarts de finale avant d’être éliminée par le Sénégal, futur vainqueur du tournoi.

    Son bilan s’établit comme suit :

    • 9 victoires : une moyenne de performance encourageante pour une équipe en reconstruction.
    • 6 matchs nuls : témoignant d’une solidité défensive et d’une capacité à tenir tête aux adversaires.
    • 2 défaites : dont une face au Sénégal en quart de finale de la CAN 2025.

    L’entraîneur a exprimé sa fierté quant à ces résultats, malgré des conditions logistiques et sécuritaires difficiles, notamment en raison de l’instabilité politique et des menaces terroristes dans la région.

    une reconnaissance unanime pour son humanité et son dévouement

    Au-delà de ses performances sportives, Tom Saintfiet a marqué les esprits par son humilité et son sens du contact. Dans sa lettre de départ, il a tenu à adresser des remerciements à l’ensemble des acteurs du football malien :

    • Le peuple malien : pour son soutien indéfectible malgré les épreuves.
    • Les joueurs : qu’il a qualifiés de « héros » pour leur engagement sur le terrain.
      • Il a également salué le rôle de son staff technique et des dirigeants de la FEMAFOOT.
    • Le président Mahazou Cisset : qu’il a décrit comme un « véritable gentleman » pour son esprit de dialogue et sa capacité à trouver des compromis.

    Il a également tenu à exprimer sa solidarité envers la population malienne, confrontée à une situation sécuritaire précaire, notamment en raison des actions du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans).

    un parcours riche dans le football africain

    Tom Saintfiet, âgé de 53 ans, est un vétéran du football africain. Avant de prendre les rênes de la sélection malienne, il a dirigé plusieurs équipes nationales du continent, dont :

    • La Gambie
    • Le Togo
    • Le Malawi
    • L’Éthiopie
    • Le Zimbabwe
    • La Namibie

    Son expérience variée et son adaptation à différents contextes africains en font l’un des entraîneurs les plus expérimentés du continent.

    les prochaines étapes pour le football malien

    À ce stade, la FEMAFOOT n’a pas encore annoncé le nom de son successeur. La transition s’annonce comme une période charnière pour l’équipe nationale, qui devra maintenir sa dynamique tout en s’adaptant à un nouvel encadrement technique. Les supporters maliens, ainsi que les observateurs du football africain, suivront avec attention les prochaines décisions de la fédération.

    En attendant, Tom Saintfiet quitte le Mali avec une image positive, celle d’un entraîneur compétent, humain et engagé, laissant derrière lui une équipe en pleine ascension.

  • Nouveautés fifa 2026 : sanctions renforcées pour les contestations en match

    Nouveautés fifa 2026 : sanctions renforcées pour les contestations en match

    Nouveautés fifa 2026 : sanctions renforcées pour les contestations en match

    Décision controversée lors d'un match de football

    À l’approche de la Coupe du monde fifa 2026, l’instance dirigeante du football mondial durcit son arsenal disciplinaire pour éviter tout débordement sur les terrains. Ces mesures visent à garantir la fluidité des compétitions internationales, notamment après les incidents survenus lors de la finale de la can 2025.

    Le 18 janvier 2025, à Rabat, le match opposant le Sénégal au Maroc avait été marqué par une polémique : les joueurs sénégalais avaient quitté le terrain en signe de protestation, plongeant la rencontre dans le chaos avant un retour tardif. Un épisode qui avait suscité de vives réactions dans le monde du football.

    Face à cette situation, la fifa a décidé d’agir en collaboration avec l’International football association board (ifab). De nouveaux amendements ont été adoptés et entreront en vigueur dès le Mondial 2026, prévu du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

    Quelles sont les nouvelles règles adoptées par la fifa ?

    Parmi les changements majeurs, la fifa instaure une politique de tolérance zéro envers les contestations excessives. Désormais, tout joueur quittant volontairement le terrain pour protester contre une décision arbitrale s’expose à une expulsion immédiate. Cette sanction s’applique également aux membres du staff technique qui inciteraient à un tel comportement.

    Le communiqué officiel précise : « À la discrétion de l’organisateur, l’arbitre peut expulser tout joueur quittant le terrain pour contester une décision. Cette règle s’applique également à tout officiel encourageant une telle attitude. »

    Autre mesure forte : toute équipe responsable de l’arrêt définitif d’un match sera sanctionnée par une défaite par forfait. L’objectif ? Empêcher toute interruption volontaire des rencontres et préserver l’intégrité des compétitions.

    Pourquoi ces changements sont-ils nécessaires ?

    Les incidents de la can 2025 ont révélé les risques liés aux contestations excessives. En renforçant son dispositif, la fifa entend stabiliser le déroulement des matchs et éviter toute dérive susceptible de nuire à l’image du football. Ces nouvelles règles s’inscrivent dans une volonté de professionnaliser davantage la gestion des compétitions.

    Avec ces dispositions, la fifa marque un tournant dans la régulation des comportements sur le terrain. Les acteurs du football, joueurs, entraîneurs et responsables, devront désormais adapter leur stratégie pour éviter des sanctions lourdes.