Auteur/autrice : nigeractu

  • Crise en RDC : l’ONU en difficulté pour financer l’enquête sur les violences au Nord-Kivu

    Crise en RDC : l’ONU en difficulté pour financer l’enquête sur les violences au Nord-Kivu

    L’ONU confrontée à des restrictions financières pour ses enquêtes en RDC

    Lors d’une session historique du Conseil des droits de l’homme à Genève, la Commission d’enquête indépendante sur la situation au Nord-Kivu et au Sud-Kivu a présenté son premier bilan après une mission de consultations à Kinshasa. Cette structure, créée en février 2025 par l’ONU, se trouve désormais paralysée par des difficultés financières majeures qui entravent ses investigations sur les violences persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Malgré des entretiens approfondis avec des victimes, des défenseurs des droits humains, des représentants gouvernementaux et des diplomates, la Commission n’a pu se rendre dans les zones les plus touchées, comme Goma, en raison de l’insécurité persistante. Ces obstacles sécuritaires s’ajoutent aux restrictions budgétaires imposées par les Nations Unies, qui limitent drastiquement ses moyens d’action : enquêtes sur le terrain, interprétation, analyse et déploiement d’équipes.

    « Les contraintes financières actuelles des Nations Unies affectent directement notre capacité opérationnelle. Nos missions d’enquête, notre soutien analytique et notre présence sur le terrain sont fortement réduits. Pourtant, notre engagement reste entier : nous devons documenter les souffrances, identifier les responsables et préserver les preuves pour les futures procédures judiciaires », a déclaré Arnauld Akodjenou, président de la Commission, lors de son intervention.

    La Commission, dont le mandat inclut l’examen des violations des droits humains, des violences sexuelles et des crimes de guerre, insiste sur l’urgence d’un accès humanitaire sécurisé pour les populations vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes déplacées. Elle rappelle également l’obligation pour toutes les parties au conflit de garantir un accès sans entrave aux travailleurs humanitaires et aux acteurs de la protection.

    Arnauld Akodjenou a souligné que aucun témoin, victime ou journaliste ne doit subir de représailles pour avoir collaboré avec les mécanismes onusiens. Il a également mis en garde contre l’impunité, rappelant que le Conseil des droits de l’homme a chargé la Commission de collecter les preuves, identifier les coupables et analyser les causes profondes de la violence.

    Alors que les hostilités dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu se poursuivent depuis janvier 2025, cette Commission indépendante, composée d’experts internationaux, joue un rôle clé dans la recherche de la vérité et la protection des droits fondamentaux. Pourtant, son efficacité est aujourd’hui menacée par des manques de moyens financiers qui risquent de prolonger l’impunité dans une région déchirée par des décennies de conflits.

  • Une intensification des tensions au Mali : Anefis sous le feu, Kéniéroba attaquée

    Une intensification des tensions au Mali : Anefis sous le feu, Kéniéroba attaquée

    Ce samedi 4 juillet 2026, des informations alarmantes émanent du nord du Mali, signalant une escalade militaire significative. La localité d’Anefis, point stratégique majeur sur l’axe vital reliant Gao à Kidal, serait désormais sous le contrôle du Front de libération de l’Azawad (FLA). Cette coalition de groupes séparatistes touaregs affirme avoir mené une offensive décisive contre les forces armées maliennes, aboutissant à la prise du camp militaire et de la ville elle-même.

    Le mouvement séparatiste déclare avoir capturé plusieurs dizaines de soldats maliens lors de ces affrontements. Néanmoins, ces allégations n’ont pas encore pu être vérifiées de manière indépendante. Les autorités maliennes, de leur côté, n’ont pas diffusé de communiqué officiel, laissant ces affirmations sans confirmation ni démenti à ce stade.

    Parallèlement aux combats dans le nord, des sources locales rapportent une autre attaque survenue dans la nuit du 3 au 4 juillet 2026. La cible : la prison civile de Kéniéroba, située à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Bamako. Des individus armés auraient pris d’assaut l’établissement pénitentiaire. Aux environs de 5 h 30 TU, ce samedi matin, les affrontements se poursuivaient, marqués par des détonations intenses, y compris des tirs à l’arme lourde, résonnant dans la zone. Là encore, aucune information officielle ni bilan n’était disponible de la part des autorités maliennes au moment de l’établissement de ce rapport.

    La simultanéité de ces événements met en lumière la pression sécuritaire multidimensionnelle qui pèse sur le Mali. Tandis que l’armée est fortement engagée dans la région septentrionale face aux groupes séparatistes, l’attaque rapportée près de Bamako, si elle se confirme, illustre la capacité des groupes armés à créer de multiples foyers de tension, forçant ainsi une dispersion des ressources des forces de sécurité.

    La bataille d’Anefis revêt une importance capitale en raison de sa position géographique. Véritable charnière entre Gao et Kidal, cette localité est depuis plusieurs années un point de passage incontournable pour les opérations militaires, le ravitaillement et la surveillance des déplacements dans le nord du pays. Sa perte, si elle est avérée, constituerait un revers considérable pour l’armée malienne, qui s’efforce depuis des mois de consolider son emprise sur les territoires récemment reconquis.

    Depuis la reprise de Kidal par les forces gouvernementales en 2023, la région demeure le théâtre d’affrontements réguliers entre l’armée et divers groupes armés. Malgré les offensives successives menées par Bamako, la situation sécuritaire y reste extrêmement précaire. Ces récents combats démontrent la capacité des groupes rebelles à orchestrer des opérations coordonnées contre des positions militaires, remettant en question la stabilité des zones que l’on pensait sous contrôle gouvernemental.

    Au-delà des aspects purement militaires, cette série d’incidents souligne les défis persistants auxquels l’État malien est confronté pour assurer simultanément la sécurité de plusieurs régions du pays. Entre les offensives revendiquées dans le nord et les attaques signalées aux portes de Bamako, les autorités doivent faire face à un environnement sécuritaire d’une complexité rare, ce qui continue d’alimenter les interrogations sur l’évolution du conflit et sur les stratégies déployées pour y faire face.

  • Le Gabon consolide sa souveraineté numérique avec un data center de pointe

    Le Gabon consolide sa souveraineté numérique avec un data center de pointe

    Le Gabon a franchi un cap majeur dans son ambition de transformation digitale. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement inauguré le tout premier centre de données national, une infrastructure stratégique située au sein de la Zone économique spéciale de Nkok. Ce projet d’envergure est le fruit de l’expertise de ST Digital Data Center Services, marquant une nouvelle ère pour le pays.

    L’événement a également été le théâtre de la signature d’un mémorandum d’entente crucial. Ce partenariat, scellé entre le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation et ST Digital, est spécifiquement conçu pour dynamiser l’écosystème des startups gabonaises, leur offrant un soutien indispensable pour leur croissance.

    Ces initiatives jumelées poursuivent un objectif clair : renforcer l’hébergement des données sur le territoire national, garantir une cybersécurité robuste et accélérer la transformation numérique du Gabon. Certifiée Tier III, cette infrastructure répond aux standards internationaux les plus exigeants, promettant d’améliorer considérablement les capacités nationales de stockage. Elle est destinée à soutenir le développement du cloud computing, à accompagner les administrations et les entreprises dans leur transition numérique, et surtout, à affirmer la souveraineté numérique du pays. Le chef de l’État démontre ainsi son engagement ferme à positionner le Gabon comme un acteur clé du numérique en Afrique centrale.

    Le partenariat prévoit un accès privilégié à des services professionnels de haute qualité pour les jeunes pousses sélectionnées. Ces startups bénéficieront d’une machine virtuelle dédiée, d’un espace de stockage SSD de 120 Go, de 8 Go de mémoire vive, de quatre processeurs virtuels, d’une adresse IP publique, d’un certificat SSL, d’un support technique continu et de tarifs préférentiels, des atouts essentiels pour leur développement.

    Le ministère aura pour mission d’identifier les bénéficiaires de ces avantages, d’encourager activement l’hébergement local des données et de mener des campagnes de sensibilisation à la cybersécurité. Pour Laïka Mba, directrice générale de ST Digital, la mise en place d’un centre de données national au Gabon représente bien plus qu’une avancée technologique. Elle souligne que c’est « un acte de souveraineté » qui offre « la garantie sacrée que nos secrets d’État, nos archives, nos services publics et les données de nos citoyens ne dépendent plus d’infrastructures étrangères ».

    ST Digital s’engage à assurer la sécurité des données hébergées et à fournir un accompagnement technique de premier ordre. Cette collaboration fructueuse entre le secteur public et privé est appelée à catalyser le développement de solutions numériques conçues et hébergées au Gabon, créant ainsi un environnement propice à l’innovation, à la création d’emplois et à l’attraction d’investissements stratégiques.

  • Est de la RDC : le Royaume-Uni intensifie son aide contre Ebola et réclame un accès humanitaire sans entrave

    Est de la RDC : le Royaume-Uni intensifie son aide contre Ebola et réclame un accès humanitaire sans entrave

    L’Est de la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une crise humanitaire exacerbée par une nouvelle flambée de l’épidémie d’Ebola, touchant les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Cette situation alarmante a vivement préoccupé le Royaume-Uni, qui, par l’intermédiaire de sa représentante, Jennifer MacNaughtan, ministre conseillère, a exprimé son inquiétude lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations unies dédiée à la RDC.

    La diplomate britannique a salué la réactivité des autorités congolaises face à cette urgence sanitaire. Elle a également mis en lumière les efforts cruciaux de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), qui joue un rôle essentiel dans l’acheminement de fournitures vitales vers les zones affectées. Le Royaume-Uni a, par ailleurs, confirmé son engagement financier substantiel dans la riposte contre l’épidémie.

    « Nous saluons la réaction rapide de la République démocratique du Congo et nous nous félicitons des efforts déployés par la MONUSCO pour garantir que les fournitures essentielles puissent parvenir aux zones touchées. Le Royaume-Uni s’est engagé à verser jusqu’à 26 millions de dollars pour soutenir la lutte contre Ebola », a déclaré Jennifer MacNaughtan le 26 juin.

    Londres collabore étroitement avec les institutions congolaises, ainsi qu’avec des partenaires internationaux de premier plan comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le CDC Afrique. Cette coopération s’étend également aux gouvernements régionaux, dans le but de renforcer la coordination des interventions, la surveillance épidémiologique, les mesures de confinement et les capacités de préparation face à la maladie.

    Dans ce contexte sanitaire critique, l’Est de la RDC reste le théâtre d’affrontements persistants entre divers groupes armés, y compris la rébellion de l’AFC/M23, prétendument appuyée par le Rwanda, et les forces gouvernementales. Malgré la propagation d’Ebola, les hostilités continuent. Le Royaume-Uni a donc lancé un appel pressant à toutes les parties au conflit pour qu’elles garantissent un accès humanitaire total, sécurisé et sans entrave aux populations sinistrées, conformément aux principes du droit international humanitaire.

    « Nous appelons toutes les parties à garantir un accès humanitaire complet et sans entrave, conformément au droit international, afin de permettre cette réponse vitale en matière de santé publique », a insisté Jennifer MacNaughtan au nom du Royaume-Uni.

    Photo d’illustration

    La persistance de l’épidémie d’Ebola dans des régions déjà fragilisées par les conflits armés, les déplacements massifs de populations et une insécurité chronique, aggrave considérablement la vie des communautés. Celles-ci subissent des perturbations croissantes, notamment une diminution de l’accès aux marchés, aux moyens de subsistance et aux services essentiels. Parallèlement, les systèmes de santé locaux demeurent sous une pression intense, luttant pour assurer une riposte rapide et efficace.

    Pour de nombreux partenaires de la RDC et organisations humanitaires, une réponse efficace dépend impérativement d’un accès sécurisé aux communautés affectées par l’insécurité, le maintien d’une surveillance rigoureuse aux points d’entrée (officiels ou informels), et la diffusion d’informations sanitaires claires et fiables. Dans certaines zones, les conditions d’insécurité et les agressions contre le personnel de santé ont gravement compromis les opérations de riposte, en particulier la détection précoce des cas et le suivi des contacts.

    Malgré ce tableau préoccupant, les autorités congolaises adoptent une position rassurante, rejetant tout alarmisme. Elles soulignent les efforts concertés avec les partenaires nationaux et internationaux pour maîtriser l’épidémie. Elles rappellent également l’expertise accumulée par le pays, qui a déjà géré et contenu avec succès seize précédentes épidémies d’Ebola, grâce à d’importantes opérations de riposte.

  • Diomaye Faye officialise son parti politique au Sénégal malgré les tensions avec Sonko

    Diomaye Faye officialise son parti politique au Sénégal malgré les tensions avec Sonko

    Diomaye Faye officialise son parti politique au Sénégal malgré les tensions avec Sonko

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé officiellement la création d’une nouvelle formation politique dédiée à fédérer les soutiens autour de son action gouvernementale. Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion de près de quatre heures avec 306 maires représentant l’ensemble des quatorze régions du pays, issus de la Coalition Diomaye Président.

    D’après le communiqué diffusé par cette coalition, cette initiative a pour objectif de structurer durablement l’appui politique au chef de l’État. Elle intervient à un moment où les rapports de force institutionnels se redéfinissent au plus haut niveau de l’État.

    Pour mener à bien ce projet, Bassirou Diomaye Faye a confié à Aminata Touré, coordinatrice générale de la coalition, la mission de constituer sans délai un comité chargé de concevoir les fondements organisationnels et les statuts de ce futur parti.

    Le texte publié par la coalition insiste sur le caractère naturel et cohérent de cette démarche, soulignant que la structure à venir devra incarner une unité politique indéfectible autour du président, en prévision des prochains scrutins.

    Lors de cet échange, les représentants locaux ont réitéré leur soutien au programme présidentiel, mettant en avant l’engagement du chef de l’État à promouvoir une justice territoriale en plaçant les collectivités au cœur des stratégies nationales.

    Cette initiative survient alors que les relations entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, son ancien allié, se sont fortement dégradées. Ce dernier, qui a quitté ses fonctions de Premier ministre en mai 2026, occupe désormais la présidence de l’Assemblée nationale, où son groupe parlementaire conserve une influence majeure.

    Les désaccords entre les deux hommes se sont intensifiés après l’adoption, le 29 juin, d’une réforme constitutionnelle par les députés. Ce texte prévoit notamment l’interdiction pour le président de diriger un parti politique, la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, et un renforcement des pouvoirs du Parlement.

    Le point de friction actuel porte sur la méthode d’adoption définitive de cette réforme : Ousmane Sonko prône une promulgation immédiate par le chef de l’État, s’appuyant sur la jurisprudence, tandis que Bassirou Diomaye Faye défend l’organisation d’un référendum, dont la date reste à déterminer, pour permettre aux citoyens de se prononcer directement.

  • Le Rassemblement pour le Gabon : un souffle nouveau pour le parti

    Le Rassemblement pour le Gabon : un souffle nouveau pour le parti

    Une énergie palpable a marqué le Rassemblement pour le Gabon (RPG) hier après-midi, alors que les femmes militantes se sont rassemblées pour concrétiser les directives du nouveau président de la formation politique, Raphaël Edzang. Investi le samedi 27 juin dernier, M. Edzang avait clairement exprimé sa volonté de revitaliser le parti et de lui insuffler une dynamique renouvelée. Sa priorité affichée est de remettre en ordre de marche l’ensemble des structures du parti, incluant les conseils provinciaux, départementaux et d’arrondissement.

    Cette vaste restructuration représente le défi inaugural pour assurer une vitalité durable au parti. M. Edzang n’a pas caché que le RPG a traversé « quelques difficultés » qui ont entravé son fonctionnement au cours des dernières années. Cependant, l’ampleur de ce défi est à la mesure de l’espoir qui anime les militants. Une ferveur sincère, perceptible lors du récent congrès et de sa cérémonie d’investiture, atteste du « retour du RPG » sur la scène politique gabonaise.

    Le chemin vers ce grand retour exige une mobilisation intense des adhérents et une sensibilisation accrue aux thématiques clés défendues par le parti. En effet, un programme ambitieux en trois phases est actuellement mis en œuvre pour son mandat de quatre ans.

    La première phase a consisté à réviser les statuts du parti pour les adapter au contexte actuel, tout en garantissant un équilibre des pouvoirs au sein des instances décisionnelles. La deuxième étape se concentrera sur l’actualisation du projet de société. L’objectif est de transformer des slogans porteurs, tels que « école cadeau, hôpital cadeau, travail pour tous et terre pour tous », en propositions concrètes et réalisables.

    Dans cette optique, des campagnes d’information et d’explication seront lancées pour éclairer l’opinion publique sur les modalités pratiques visant à instaurer une gratuité effective des soins et de l’enseignement, à éradiquer le chômage et à garantir un accès équitable au foncier pour tous.

    « Le RPG revient, et c’est possible », a affirmé Raphaël Edzang en conclusion de son intervention.

  • Le Gabon dévoile son rapport sur le développement humain 2026, un état des lieux crucial

    Le Gabon dévoile son rapport sur le développement humain 2026, un état des lieux crucial

    Le Gabon a officiellement présenté son Rapport national sur le développement humain (RNDH 2026) le vendredi 3 juillet à Libreville. Cette publication marque une étape importante, étant la première édition de ce document stratégique depuis deux décennies. Axé sur le thème « Jeunesse, employabilité, entrepreneuriat et développement humain », ce rapport a été élaboré sous l’égide du ministère de la Planification et de la Prospective. Il offre une analyse approfondie de la situation structurelle du pays, au moment où les autorités de transition s’efforcent de définir une nouvelle voie vers une croissance véritablement inclusive.

    Le constat principal du rapport révèle un paradoxe frappant. Au cours de la période analysée, l’indice de développement humain (IDH) du Gabon a enregistré une progression notable de 46 %. Cette avancée est principalement attribuée aux améliorations significatives en matière de scolarisation, d’espérance de vie et d’accès aux services sociaux essentiels. Cependant, simultanément, le revenu national brut par habitant a chuté de 31 %, soulignant une déconnexion profonde entre les statistiques sociales globales et la réalité économique quotidienne vécue par les ménages gabonais.

    Le Gabon face à un modèle de développement en question

    Cette divergence statistique est particulièrement significative pour un pays classé parmi les économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Le Gabon a longtemps été perçu comme un cas atypique en Afrique centrale, grâce à sa faible densité démographique et à sa manne pétrolière. Le RNDH suggère que les bénéfices de la croissance passée n’ont pas été redistribués de manière équitable et que la forte dépendance aux hydrocarbures a affaibli la capacité de l’économie à générer des revenus durables pour une population en constante augmentation. La question de la répartition de la valeur ajoutée redevient donc un enjeu central.

    L’analyse croisée de ces tendances met en lumière l’évolution d’un modèle économique rentier qui semble avoir atteint ses limites. Les progrès sociaux, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation, se sont accumulés au fil des décennies grâce à un engagement public soutenu. Néanmoins, la productivité, la diversification économique et la création de richesses par le secteur privé peinent à suivre le rythme. La conséquence directe est une érosion du pouvoir d’achat réel, même si les indicateurs de bien-être humain continuent d’afficher une amélioration sur le papier.

    La jeunesse gabonaise et l’emploi : des enjeux cruciaux

    Le choix du thème central du rapport n’est pas anodin. La jeunesse gabonaise, majoritairement urbaine et éduquée, est confrontée à un chômage structurel persistant, que les précédents plans de développement n’ont pas réussi à résorber. Le rapport met en évidence l’urgence de repenser l’articulation entre le système éducatif, le marché du travail et le tissu entrepreneurial. Il insiste sur la nécessité de privilégier les métiers d’avenir, de renforcer la formation technique et d’appuyer concrètement les porteurs de projets. L’employabilité des jeunes devient ainsi un facteur essentiel de stabilité sociale et de prospérité économique.

    Le RNDH préconise un renforcement des dispositifs de financement dédiés aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu’une meilleure coordination des programmes publics de soutien à l’entrepreneuriat. Il identifie également le manque d’infrastructures numériques et le déficit de compétences techniques comme des obstacles majeurs à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Pour les autorités de la transition, ces conclusions fournissent une base solide et documentée pour orienter leurs décisions budgétaires actuelles.

    Le RNDH 2026 : un guide stratégique pour la transition gabonaise

    La reprise de la publication de ce rapport, après une absence de vingt ans dans le paysage institutionnel gabonais, marque une évolution méthodologique significative. Cette initiative offre l’opportunité de réorienter les politiques publiques vers une vision multidimensionnelle du développement, allant au-delà des simples agrégats macroéconomiques. Pour Libreville, cet exercice représente un référentiel commun précieux pour les différents ministères sectoriels, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les acteurs de la société civile.

    La question cruciale demeure celle de la mise en œuvre. Un diagnostic aussi robuste n’a de valeur que s’il inspire des actions concrètes. À court terme, les autorités gabonaises devront traduire les recommandations du RNDH 2026 en réformes tangibles, notamment dans les domaines de la formation professionnelle, du financement de l’économie et de la gouvernance des ressources naturelles. La crédibilité de la transition politique en dépendra, d’autant plus que les attentes populaires en matière d’emploi et de pouvoir d’achat sont particulièrement élevées.

  • Rashford révèle ses intentions pour son avenir footballistique

    Rashford révèle ses intentions pour son avenir footballistique

    rashford révèle ses intentions pour son avenir footballistique

    À la veille de l’affrontement décisif face au Mexique en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, un joueur a fait des déclarations qui captivent l’attention des amateurs de football. Marcus Rashford, star montante de l’équipe anglaise, s’est exprimé sur son avenir professionnel alors que les spéculations sur son possible départ de Manchester United persistent.

    Le jeune attaquant, qui a brillé lors de son prêt au FC Barcelone avec 14 buts marqués et 14 passes décisives en 49 matchs, a été contraint de revenir chez les Red Devils en raison du recrutement d’Anthony Gordon par le club catalan. Malgré ce retour inattendu, Rashford devrait retrouver l’effectif de Manchester United après la compétition mondiale, sous la direction de l’entraîneur Michael Carrick.

    statistiques de rashford

    Lors de sa prise de parole avant le match face au Mexique au stade Azteca, Rashford a tenu à clarifier sa position. Le joueur a indiqué qu’il ne prendra aucune décision concernant son avenir tant que son équipe, les Trois Lions, n’aura pas disputé tous ses matchs dans cette Coupe du monde. Une stratégie qui reflète son engagement total envers la sélection nationale.

    « J’ai été très clair sur ce point… Je souhaitais que toutes les discussions concernant un éventuel transfert soient conclues avant le début de la Coupe du monde. Si cela n’avait pas été possible, j’aurais préféré attendre la fin de la compétition. Mon objectif est d’être pleinement concentré sur l’instant présent », a-t-il expliqué avec franchise.

    Avec encore deux ans à courir sur son contrat actuel chez Manchester United, Rashford perçoit un salaire hebdomadaire avoisinant les 325 000 livres, soit environ 380 000 euros. Les supporters, enthousiastes, espèrent vivement son retour dans l’équipe, d’autant plus que le club s’apprête à retrouver la Ligue des champions et vise haut pour la saison à venir.

    « Nous nous battons pour quelque chose d’exceptionnel », a-t-il ajouté, soulignant l’ambiance motivante au sein de l’équipe anglaise.

  • Yaoundé : les journalistes camerounais renforcent leurs compétences en sécurité opérationnelle

    Yaoundé : les journalistes camerounais renforcent leurs compétences en sécurité opérationnelle

    Quinze professionnels des médias ont récemment participé à une journée de formation intensive à Yaoundé, axée sur les protocoles de sécurité. Les modules abordés comprenaient l’évaluation proactive des dangers avant tout reportage, l’adoption de pratiques optimales en situation de crise, la protection rigoureuse des informations sensibles et des sources, ainsi que la gestion des impacts psychologiques liés à des couvertures difficiles.

    Pour Yanick Bezang, coordinateur du projet Cameroun Média Plus pour la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), la sécurité est désormais indissociable de la profession. « Les reporters sont souvent appelés à couvrir des zones de conflit, des catastrophes naturelles, des manifestations ou des périodes de forte tension politique. Leur engagement à informer ne doit jamais compromettre leur intégrité physique ou mentale. Cette session leur fournit des instruments concrets pour mieux anticiper les menaces et exercer leur métier avec une plus grande sérénité », a-t-il souligné lors de l’inauguration des travaux.

    Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les acteurs des médias au Cameroun sont confrontés à des environnements complexes, qu’il s’agisse des répercussions des crises dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des catastrophes naturelles imprévues ou de la couverture d’événements particulièrement délicats.

    Blaise Atabong Amindeh, qui a animé la session, a mis en exergue la nécessité d’intégrer les réflexes de sécurité dans le quotidien du journalisme. « La meilleure défense d’un journaliste réside avant tout dans sa préparation. Savoir détecter un danger imminent, analyser un environnement, sécuriser ses déplacements et ses communications peut s’avérer déterminant sur le terrain. La sécurité ne constitue plus un frein à l’exercice du journalisme ; elle en est aujourd’hui une condition sine qua non », a-t-il détaillé.

    Larissa Ndjakomo, l’une des participantes, a confirmé la pertinence de cette approche. « Nous sommes fréquemment absorbés par la production d’informations, sans toujours évaluer pleinement les risques auxquels nous nous exposons. Cette journée m’a permis d’acquérir des automatismes que j’appliquerai lors de mes prochaines missions. Je repars mieux équipée et plus confiante. »

    Cette formation à Yaoundé représente la troisième étape d’un programme étendu à l’ensemble des dix régions du Cameroun. Ce projet, baptisé Cameroun Média Plus et piloté par la Fédération Internationale des Journalistes, vise à consolider un écosystème médiatique plus sûr, plus professionnel et plus résilient à travers le pays.

  • Togo : le piège des 200 millions de dollars et l’illusion des grands projets

    Togo : le piège des 200 millions de dollars et l’illusion des grands projets

    Un financement ambitieux, mais des ambitions mal calibrées

    Avec l’annonce d’un prêt de 200 millions de dollars accordé par la Banque mondiale, le Togo affiche une volonté affichée de modernisation sans précédent. L’objectif ? Relier le Port autonome de Lomé à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) via un axe multimodal performant. L’idée, à première vue séduisante, vise à désengorger la capitale et à positionner le pays comme un hub logistique incontournable en Afrique de l’Ouest. Pourtant, derrière cet élan se cache une réalité bien moins reluisante : un projet dont la faisabilité technique et économique interroge profondément.

    Un projet ferroviaire aux contours flous et aux coûts exorbitants

    Le cœur du dispositif repose sur la création d’une liaison ferroviaire entre Lomé et Adétikopé. Pourtant, avec un tronçon de seulement une trentaine de kilomètres, le projet soulève des questions majeures. En théorie, le rail devrait offrir des gains de temps et de coût par rapport au transport routier. Mais dans les faits, une telle distance impose des ruptures de charge coûteuses : déchargement, stockage et rechargement des marchandises. Résultat ? Le transport par rail pourrait s’avérer plus lent et plus onéreux que le simple transit par camion, rendant l’investissement peu compétitif et peu rentable. Malgré cette incohérence, le projet a reçu l’aval de la Banque mondiale, laissant planer le doute sur les critères réels de validation des dossiers.

    Une administration publique sous le joug du clientélisme

    La réussite d’un chantier d’une telle envergure repose sur des compétences techniques et managériales solides. Or, au Togo, l’appareil d’État peine à convaincre. Le recrutement des cadres supérieurs semble souvent guidé par des logiques d’allégeance politique ou de favoritisme plutôt que par le mérite. Ce système, où les postes clés sont attribués à des profils parfois sous-qualifiés ou complaisants, fragilise la gestion des projets stratégiques. Sans experts en ingénierie ferroviaire ou en gestion de projets capables de dialoguer avec les bailleurs internationaux, le risque est grand de voir ces 200 millions de dollars détournés vers des circuits opaques : surfacturations, commissions occultes ou cabinets de conseil superflus. L’argent injecté dans ce projet pourrait ainsi finir par enrichir des intermédiaires plutôt que de servir l’intérêt général.

    Une dette souveraine qui hypothèque l’avenir économique

    Le financement de ce mégaprojet ne provient pas d’une manne financière gratuite. Les 200 millions de dollars empruntés auprès de la Banque mondiale constituent une dette souveraine que les Togolais devront rembourser pendant des décennies. Si le rail n’est pas entretenu correctement, si les transporteurs lui préfèrent la route en raison de son inefficacité, ou si l’administration échoue à assurer une gestion fluide des flux, le Togo se retrouvera face à un scénario cauchemardesque : des infrastructures inutilisables et une dette colossale à payer. Ce scénario n’est pas hypothétique : il s’est déjà produit dans d’autres pays africains, où des projets pharaoniques sont devenus de coûteuses erreurs stratégiques.

    Recycler la gouvernance avant de poser de nouveaux rails

    Le gouvernement togolais a su jouer habilement la carte des bailleurs de fonds en mettant en avant des projets d’infrastructures ambitieux. Mais l’expérience prouve que l’argent, à lui seul, ne suffit pas à garantir le développement. Pour que ce projet de liaison ferroviaire entre Lomé et Adétikopé ne devienne pas un éléphant blanc de plus, une réforme en profondeur de l’administration publique est indispensable. Les postes clés doivent être occupés par des profils compétents et intègres, capables de garantir une gestion rigoureuse des fonds et une exécution technique irréprochable. Sans cette refonte, le Togo risque de s’enfermer dans un cercle vicieux où les dettes s’accumulent, les infrastructures pourrissent, et la crédibilité du pays auprès des investisseurs s’effrite.

  • Mercato PSG attaquants : Barcola, Diomandé, Akliouche, les dossiers chauds du club parisien

    Mercato PSG attaquants : Barcola, Diomandé, Akliouche, les dossiers chauds du club parisien

    L’avenir de Bradley Barcola au Paris Saint-Germain suscite de nombreuses interrogations. L’international français, dont la continuité au sein du club parisien semble incertaine, attire l’attention de plusieurs formations anglaises, notamment Liverpool et Arsenal. Cependant, l’ailier formé à l’Olympique Lyonnais ne figurerait pas en tête de liste pour les Gunners, qui privilégieraient l’acquisition de Morgan Rogers, actuellement à Aston Villa.

    Après le départ de Gonçalo Ramos, la question se pose : Bradley Barcola sera-t-il le prochain attaquant à quitter le PSG ? Les discussions autour de la prolongation de son contrat, entamées il y a de longs mois, n’ont pas encore abouti à un accord. Le jeune international français évalue ses options pour l’avenir. Du côté de Liverpool, un intérêt marqué pour Barcola est constaté, potentiellement pour pallier le départ de Mohamed Salah en fin de saison.

    Arsenal : une priorité différente

    Toutefois, Liverpool n’est pas le seul prétendant anglais pour Bradley Barcola. Arsenal, connu pour son appétit pour les talents français, aurait également coché le nom de l’attaquant. Malgré cette piste prometteuse, il semblerait que l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais ne soit pas la cible principale des Gunners. En effet, Morgan Rogers, l’attaquant d’Aston Villa, serait en tête de leur liste de recrutement. Cet international anglais, actuellement engagé dans la Coupe du monde, avait lui-même été associé au Paris Saint-Germain il y a quelques semaines.

    Le Paris Saint-Germain accélère sur Diomandé

    Il est difficile de déterminer si cette action est directement liée à un éventuel départ de Bradley Barcola, mais le PSG intensifie ses efforts pour s’attacher les services de Yan Diomandé. Ce dernier a réalisé une saison remarquable avec le RB Leipzig, totalisant 15 buts et 11 passes décisives. L’international ivoirien aurait déjà donné son accord au club parisien, bien que Liverpool suive également le dossier. Par ailleurs, le double champion d’Europe aurait également conclu un accord avec Maghnes Akliouche, et les négociations avec l’AS Monaco devront maintenant aboutir pour finaliser ce transfert.

  • Mercato psg : kang-in lee prêt à quitter le club pour l’atletico madrid

    Mercato psg : kang-in lee prêt à quitter le club pour l’atletico madrid

    Le Paris Saint-Germain (PSG) s’apprête à vivre un mercato estival plus mouvementé qu’à l’accoutumée. Après une saison discrète sur le plan des transferts, le club parisien devrait connaître des changements majeurs, tant du côté des départs que des arrivées. Parmi les joueurs dont le nom circule pour une éventuelle mutation, celui de Kang-In Lee revient avec insistance. Le Sud-Coréen, âgé de 25 ans, pourrait bientôt rejoindre l’Atlético de Madrid, une piste qui gagne en crédibilité jour après jour.

    Kang-In Lee avec le maillot du PSG

    Recruté en 2023 par le club de la capitale, Kang-In Lee peine à s’imposer dans les plans de Luis Enrique, malgré des performances globalement satisfaisantes. Son profil polyvalent et son expérience du championnat espagnol — où il a évolué sous les couleurs du Majorque — en font un candidat idéal pour un club comme l’Atlético de Madrid. Les discussions entre les deux parties se précisent, et le joueur, lié au PSG jusqu’en 2028, pourrait bientôt changer de maillot.

    Un intérêt confirmé de l’Atlético de Madrid

    Les informations relayées par les médias espagnols confirment l’intérêt soutenu de l’Atlético de Madrid pour Kang-In Lee. Selon les dernières rumeurs, le club madrilène suivrait deux pistes prioritaires : la signature de Hjulmand en provenance du Sporting Portugal, mais aussi le recrutement du milieu offensif sud-coréen. Une double stratégie qui montre à quel point le profil de Lee séduit les dirigeants atltétistes.

    Alors que son contrat au PSG court jusqu’en 2028, son départ pourrait être acté dès cet été. Une opportunité à saisir pour le joueur, qui cherche à retrouver du temps de jeu et à relancer sa carrière dans un championnat où il a déjà évolué avec succès.

    Un contexte favorable pour un transfert

    Le parcours de Kang-In Lee avec la Corée du Sud lors de la dernière Coupe du monde 2026 a été marqué par une élimination en phase de poules. Malgré cette déception collective, le joueur a pu prendre du recul sur son avenir professionnel. Son profil technique et son expérience du championnat espagnol en font une cible de choix pour l’Atlético de Madrid, qui devra cependant aligner une offre financière compétitive.

    D’après les estimations du marché, Kang-In Lee afficherait une valeur marchande d’environ 28 millions d’euros. Un montant qui pourrait inciter le PSG à accepter une transaction, surtout si le club souhaite réorganiser son effectif pour la saison à venir.