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  • Médiateurs régionaux réunis à Lomé pour faire le point sur la crise dans l’est de la RDC

    Médiateurs régionaux réunis à Lomé pour faire le point sur la crise dans l’est de la RDC

    La capitale togolaise a servi de cadre, les 7 et 8 juin 2026, à une réunion stratégique centrée sur la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Autour de la table se sont retrouvés les délégués des principales instances régionales impliquées dans la médiation : la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), auxquels se sont joints les envoyés de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’objectif affiché était d’évaluer la cohérence des pistes diplomatiques et d’apprécier la distance qui sépare encore les belligérants d’une solution durable.

    Lomé, carrefour d’une médiation fragmentée

    Le choix du Togo comme lieu de rassemblement n’est pas anodin. Faure Gnassingbé, désigné facilitateur de l’Union africaine sur le dossier congolais, s’efforce depuis plusieurs mois de coordonner des initiatives parallèles qui se sont multipliées sans toujours converger. Le processus de Nairobi, piloté par l’EAC, et celui de Luanda, mené sous l’égide de l’UA et longtemps incarné par l’Angolais João Lourenço, ont progressé de manière désordonnée. La fusion progressive de ces voies, amorcée en 2024, n’a pas encore produit les résultats escomptés sur le terrain.

    Les diplomates présents à Lomé ont reconnu que la coordination reste le point faible de l’effort de paix. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité de rationaliser les canaux de dialogue afin d’éviter que les protagonistes ne jouent d’une médiation contre l’autre. Cette dispersion a longtemps profité aux acteurs armés, en particulier le Mouvement du 23 mars (M23), dont l’avancée militaire au Nord-Kivu et au Sud-Kivu a redessiné la carte sécuritaire de la région.

    Un calendrier sous pression entre Kinshasa, Kigali et le M23

    Les progrès diplomatiques évoqués lors de la rencontre togolaise restent modestes par rapport aux attentes. Les discussions directes entre Kinshasa et le M23, longtemps refusées par les autorités congolaises, ont finalement été engagées sous la pression combinée des médiateurs régionaux et des partenaires internationaux. Parallèlement, le volet bilatéral entre la RDC et le Rwanda, accusé par l’ONU et plusieurs chancelleries occidentales de soutenir le mouvement rebelle, demeure le nœud politique le plus délicat à dénouer.

    Les médiateurs ont rappelé que la mise en œuvre des engagements antérieurs, notamment le retrait des forces étrangères du territoire congolais et le cantonnement des groupes armés, accuse un retard préoccupant. Le déploiement de la mission de la SADC en RDC (SAMIDRC), confrontée à de lourdes pertes humaines début 2025, a illustré les limites des réponses militaires régionales face à un conflit dont les ressorts économiques, fonciers et identitaires débordent largement le cadre sécuritaire.

    Une économie de guerre qui complique la sortie de crise

    Au-delà de la dimension politique, les participants ont souligné l’urgence de s’attaquer aux circuits d’exploitation illicite des ressources minières du Kivu. Coltan, étain, or et tungstène alimentent une économie de guerre dont les ramifications s’étendent jusqu’aux chaînes d’approvisionnement internationales. Plusieurs médiateurs plaident pour un mécanisme régional de traçabilité, condition jugée indispensable à toute désescalade durable.

    La réunion de Lomé n’a pas abouti à des annonces spectaculaires, mais elle a permis de réaffirmer le principe d’une approche intégrée. Les prochaines étapes devraient associer plus étroitement les acteurs civils congolais, longtemps tenus à l’écart de processus dominés par les chefs d’État et les chancelleries. La société civile du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que les autorités coutumières, sont désormais identifiées comme des relais incontournables pour ancrer un éventuel accord dans la réalité des territoires meurtris.

    Reste que les médiateurs ont quitté la capitale togolaise sans calendrier ferme pour la signature d’un accord global. Les semaines à venir diront si l’élan diplomatique amorcé à Lomé suffira à infléchir la trajectoire d’un conflit qui, depuis plus de trois décennies, défie toutes les architectures de paix bâties autour des Grands Lacs.

  • Cameroun : Issa Tchiroma Bakary dénonce un pillage de 10 000 milliards de FCFA

    Cameroun : Issa Tchiroma Bakary dénonce un pillage de 10 000 milliards de FCFA

    Dans une déclaration choc rendue publique, Issa Tchiroma Bakary, figure de l’opposition camerounaise, épingle le régime de Paul Biya pour le braquage systématique des ressources naturelles. Il accuse le pouvoir d’avoir dilapidé l’or, le pétrole et le bois, pour un total dépassant les 10 000 milliards de francs CFA. Voici les principaux éléments de son réquisitoire.

    Les ressources du sous-sol sacrifiées

    Selon lui, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) a géré le pétrole en toute opacité pendant quarante ans. Les recettes pétrolières sont restées hors budget et sans contrôle parlementaire. Le FMI, la Banque mondiale et l’ITIE avaient déjà alerté sur des flux financiers massifs sortis du pays sans trace dans les comptes officiels. Issa Tchiroma Bakary affirme que le pétrole était vendu à Glencore à moins de 30 % de sa valeur réelle, et que des cargaisons entières ont disparu. Au total, ces malversations pétrolières représentent plusieurs milliers de milliards de FCFA. Le bois n’a pas été épargné : 80 % de l’exploitation forestière serait illégale. En cumulant or, pétrole et bois, plus de 10 000 milliards de francs CFA se sont envolés.

    Détournements massifs sur les marchés publics

    Le deuxième volet concerne les marchés frauduleux. Les lignes budgétaires 65 et 94, pour la période 2012-2021, ont été purement effacées, représentant 5 400 milliards de dépenses injustifiées. Le Tribunal criminel spécial (TCS), pourtant créé par Paul Biya, a condamné ses propres agents pour près de 9 000 milliards de détournements entre 1997 et 2021. Issa Tchiroma Bakary évoque aussi des agents fictifs : plus de 20 000 fonctionnaires fantômes auraient été payés pendant des années, pour un préjudice annuel de 200 milliards de FCFA. Il cite les scandales de l’autoroute Yaoundé-Douala, de la CAN 2021 et des vaccins anti-Covid, avec des surfacturations dépassant 500 milliards de francs CFA.

    Fraude fiscale et douanière généralisée

    Le troisième volet porte sur la fraude fiscale et douanière. L’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et la Commission nationale anticorruption (CONAC) ont documenté des mécanismes systémiques. En 2023, 1 665 milliards de francs CFA de flux suspects ont été identifiés. Sur six ans, la fraude douanière atteint 1 246 milliards, tandis que la fraude au scanning au port de Douala, imputée à SGS, s’élève à 1 745 milliards. Issa Tchiroma Bakary dénonce la lutte acharnée entre deux clans du régime pour le contrôle de cette fraude institutionnalisée.

    Enrichissement personnel du clan Biya

    Le quatrième volet concerne l’enrichissement illicite de la famille présidentielle et de ses proches. Le clan Biya aurait détourné des fonds publics pour acquérir des biens au Cameroun, en France et au Moyen-Orient. Les enquêtes néerlandaises ont identifié 744 millions d’euros de biens mal acquis en France. S’y ajoutent le domaine de Nyom (18 milliards de FCFA), des propriétés à Dubaï estimées à 44 milliards, et des séjours à l’hôtel Continental de Genève à 50 000 dollars la nuit pour toute la délégation. Aucune déclaration de patrimoine n’a été faite, en violation de l’article 66 de la Constitution.

    Issa Tchiroma Bakary conclut que le montant total de la prédation s’élève à 26 000 milliards de francs CFA en scénario conservateur, mais pourrait atteindre 80 000 milliards en incluant les dissimulations via prête-noms et paradis fiscaux. Avec 26 000 milliards, le Cameroun aurait pu payer 36 années de salaires de ses 380 000 enseignants, soignants et soldats, ou construire 2 600 hôpitaux de district. Il prévient : il n’y aura ni amnistie ni négociation secrète ; tout haut fonctionnaire coupable devra répondre de ses actes devant la justice nationale et internationale.

  • Satellite souverain pour la RDC : José Mpanda accélère le projet avec la Chine

    Satellite souverain pour la RDC : José Mpanda accélère le projet avec la Chine

    « Celui qui persévère obtient ce qu’il veut », dit un proverbe luba. Et Me José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et Télécommunications, incarne cette philosophie. Il entend coûte que coûte concrétiser ce qu’il n’a pas pu accomplir lorsqu’il dirigeait le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique en septembre 2019 : offrir à la République démocratique du Congo un satellite souverain.

    C’est dans cette optique déterminée que le ministre a reçu, vendredi 5 juin dernier, une délégation chinoise composée de représentants de China Unicom et de Genew Technologies. L’audience a porté sur la construction de ce satellite, ainsi que sur le déploiement de la fibre optique à travers tout le territoire. Cette réunion s’inscrit dans le prolongement de la mission que José Mpanda a effectuée en Chine au mois d’avril.

    Outre les partenaires chinois, des experts du Secrétariat général des PTNTIC, de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), de la Société congolaise de la fibre (SOCOF), du Réseau national de télécommunications par satellite (RENATELSAT), du Centre national de télédétection (CNT), ainsi que des conseillers principaux à la Présidence et à la Primature en charge des PTNTIC ont participé à ces échanges.

    José Mpanda a précisé que son déplacement en Chine était celui d’un homme politique en quête de solutions pour son pays, mais que les discussions techniques sur le projet devaient être menées par des experts. C’est pourquoi les responsables des deux firmes chinoises sont à Kinshasa jusqu’au 19 juin pour échanger avec les spécialistes congolais sur deux projets majeurs : le satellite souverain, dont le protocole d’accord a été signé en avril, et la dorsale nationale de fibre optique, dont la révision des accords a eu lieu en 2025.

    Les échanges, entamés lundi 8 juin, poursuivent trois objectifs :

    1. Structuration technique et financière : valider l’architecture technique des deux projets, estimer les coûts et arrêter les modalités de financement avec les ministères du Plan et des Finances.

    2. Concertation et alignement institutionnel : les deux firmes chinoises doivent notifier formellement et présenter aux parties prenantes (RENATELSAT, SCPT, SOCOF, CNC, CNT, SG PTNTIC, ARPTC, Présidence et Primature).

    3. Préparation de la due diligence en Chine : définir le périmètre et le calendrier, identifier les délégués congolais et les sites à visiter, produire les livrables avant le départ et identifier les étapes suivantes.

    Le ministre attend quatre résultats de ces discussions :

    • des solutions techniques validées ;
    • une approche de financement arrêtée ;
    • les parties prenantes alignées ;
    • une mission due diligence planifiée.

    Les institutions congolaises impliquées dans ce projet sont la Présidence de la République, la Primature, les ministères des Postes et Télécommunications, du Plan, des Finances, des Infrastructures, des Mines, et le Conseil national de cyberdéfense (CNC), avec comme entités techniques le Secrétariat général des PTNTIC, l’ARPTC, le FDSU, la SOCOF, la SCPT, le RENATELSAT et le CNT.

  • Mali : les motos de grosse cylindrée interdites en dehors des villes pour un an

    Mali : les motos de grosse cylindrée interdites en dehors des villes pour un an

    Les autorités de transition maliennes ont annoncé l’interdiction des motos de grosse cylindrée (125 cm³ et plus) en dehors des grands centres urbains pour une période d’un an, renouvelable. Cette mesure, prise par arrêté interministériel et diffusée à la télévision nationale, vise à réduire la mobilité des groupes armés terroristes. L’importation, le transit, la vente et la distribution de ces engins sont également suspendus sur tout le territoire.

    Le district de Bamako, les chefs-lieux de région, de cercle et d’arrondissement sont considérés comme de grandes agglomérations, où la circulation reste autorisée. Toutefois, les gouverneurs de région peuvent adapter ou interdire ces motos dans les chefs-lieux de cercle selon le contexte sécuritaire local.

    Une des principales artères de Bamako

    Difficultés d’application en zone rurale

    Dans le cercle de Bandiagara, au centre du pays, un habitant ayant requis l’anonymat estime qu’il sera complexe d’appliquer cette interdiction. « Ici, dans le pays dogon, ces motos sont adaptées à notre environnement montagneux avec des routes pentues. Tout le monde les utilise : les forces armées, les humanitaires, les paysans. Elles remplacent même les ambulances pour transporter les malades », explique-t-il.

    À Mopti, les propriétaires de motos de grosse cylindrée expriment leur inquiétude. Beaucoup se déplacent quotidiennement dans les villages voisins pour leurs activités agricoles, d’élevage ou de pêche. « Depuis l’annonce, la plupart d’entre nous ont déposé leurs motos. Moi, je livrais du pain dans plusieurs villages éloignés de Mopti », témoigne un habitant, saluant toutefois la mesure pour des raisons de sécurité.

    Un coût social élevé

    Les motos de grosse cylindrée sont un moyen de transport privilégié des groupes armés pour mener des attaques terroristes, mais elles sont aussi vitales pour les populations qui n’ont guère d’alternative pour subvenir à leurs besoins. Fin avril 2026, une attaque coordonnée d’envergure a été menée par les djihadistes du Jnim et leurs alliés du Front de libération de l’Azawad (FLA). Cette mesure sécuritaire radicale illustre la gravité de la crise au Mali, mais avec un coût social élevé, selon de nombreux analystes.

  • Tchad : le retour discret de la coopération militaire française met le souverainisme de Déby à l’épreuve

    Tchad : le retour discret de la coopération militaire française met le souverainisme de Déby à l’épreuve

    Depuis la mi-avril 2026, la présence d’officiers français à N’Djamena relance les spéculations sur une reprise de la coopération militaire entre la France et le Tchad, moins de deux ans après la fin de la présence militaire française. Cette évolution soulève des interrogations profondes sur l’image et la crédibilité du président Mahamat Idriss Déby Itno.

    Si Paris affirme ne pas envisager un redéploiement permanent de forces au Tchad, la simple reprise des échanges en matière de renseignement et de coopération militaire suffit à questionner la cohérence du discours souverainiste porté par le chef de l’État tchadien depuis son accession au pouvoir.

    Un discours de souveraineté en porte-à-faux avec les faits

    Dans les mois qui ont suivi le départ des troupes françaises, Mahamat Idriss Déby a présenté cette décision comme une conquête de l’indépendance stratégique et une affirmation de la souveraineté nationale. Ce discours s’inscrivait dans une dynamique panafricaine prônant l’émancipation vis-à-vis des dépendances étrangères et la diversification des partenariats.

    Aujourd’hui, le retour d’une coopération militaire avec Paris, même sous une forme limitée, pourrait être perçu comme un recul par rapport à l’une des décisions les plus symboliques du régime. D’autant que les autorités tchadiennes avaient justifié la fin des accords militaires par l’absence de résultats concrets et la forte pression populaire réclamant le départ des soldats français.

    Un risque pour le leadership régional du Tchad

    Ces deux dernières années, le Tchad a renforcé son image de puissance sécuritaire régionale, capable de faire face aux menaces grâce à une coopération diversifiée avec ses voisins et à des partenariats internationaux équilibrés. Le président Déby s’est imposé comme un médiateur clé au Sahel et en Afrique centrale.

    Or, le retour sous l’aile du renseignement français risque d’affaiblir cette stature. Il donnerait l’impression que N’Djamena n’a pas su se départir de son partenaire traditionnel, malgré un discours promettant l’autonomie stratégique. L’opinion publique tchadienne, qui avait massivement salué le retrait français, pourrait voir ce rapprochement comme une trahison des acquis souverains.

    La France, un partenaire ambigu

    Le paradoxe est frappant : la France qui revient aujourd’hui comme allié sécuritaire est celle-là même qui, ces dernières années, a exercé des pressions politiques et judiciaires contre le régime de Déby. En juillet 2024, la justice française avait ouvert des enquêtes pour détournement de fonds publics visant le président et sa famille, portant sur des dépenses de luxe. Ces dossiers ont été réactivés en mars 2026, avec des rumeurs de gel d’avoirs.

    Par ailleurs, Paris a accueilli à Nantes, en octobre 2025, le plus grand rassemblement de l’opposition tchadienne, politique et militaro-politique. Une vingtaine de mouvements y ont coordonné leurs stratégies contre le pouvoir en place. De plus, la France a joué un rôle notable dans l’affaire Succès Masra, en facilitant sa défense, son transfert médical et la médiatisation du dossier au Parlement français et dans les institutions internationales.

    Comment justifier un retour vers un partenaire qui a hébergé l’opposition, critiqué le régime et tenté de le fragiliser ? Cette contradiction interroge la sincérité du virage sécuritaire proposé.

    Entre bénéfices sécuritaires et coût politique

    Personne ne nie que le Tchad fait face à des défis sécuritaires croissants dans la région du lac Tchad et à ses frontières. Mais la question centrale demeure : les gains éventuels d’un rapprochement avec Paris justifient-ils le prix politique et symbolique d’une telle démarche ?

    Le président Déby a construit une partie de sa légitimité sur un discours de souveraineté et d’indépendance. Tout retour en arrière pourrait affaiblir sa crédibilité et offrir à ses adversaires une occasion de remettre en cause son projet politique. L’avenir dira si le calcul du chef de l’État tchadien est le bon, mais le risque pour son capital souverainiste est bien réel.

  • Cameroun : la fonction publique recrute 2 305 agents en 2026

    Cameroun : la fonction publique recrute 2 305 agents en 2026

    Le gouvernement camerounais a officiellement lancé la campagne de recrutement pour l’année 2026. Au total, 2 305 postes sont ouverts dans plusieurs administrations publiques. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative a publié le 4 juin dernier les modalités de participation, à travers 36 arrêtés précisant la répartition des postes.

    Pour les recrutements classiques, 890 places sont proposées. Parmi elles, 470 sont réservées aux concours directs destinés aux fonctionnaires des régies financières, de l’agriculture, des mines et géologies, du génie civil, de l’élevage et des pêches maritimes, des télécommunications et de la santé publique. S’y ajoutent 100 places via des concours de formation à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et aux Centres nationaux de la jeunesse et des sports (CENAJES), 220 places à l’École nationale d’administration et de la magistrature (ENAM), et 100 places par test de sélection.

    Concernant les recrutements spéciaux décidés par le président de la République dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ce sont 1 200 postes qui sont à pourvoir. Ce chiffre inclut 1 000 places pour les auditeurs libres des écoles normales supérieures (ENS et ENSET) et 200 places pour des médecins spécialistes, en complément de 920 postes déjà ouverts dans le cadre des recrutements de personnels de santé des 7 et 10 avril 2026. Pour les auditeurs libres, chaque candidat doit choisir un établissement scolaire lors du dépôt du dossier et composer dans le centre régional qui abrite cet établissement.

    Enfin, 215 postes sont ouverts par voie de concours professionnels. Par rapport à 2025, le nombre total de postes est en baisse de 555, passant de 2 860 à 2 305.

  • Nigéria : des centaines d’otages libérés par Boko Haram

    Nigéria : des centaines d’otages libérés par Boko Haram

    Nigéria : des centaines d’otages libérés par Boko Haram

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    Plusieurs centaines de personnes enlevées par Boko Haram plus tôt cette année dans un village de l’État de Borno, dans le nord-est du pays, ont été libérées ce week-end, ont déclaré dimanche un sénateur et un responsable local de la jeunesse.

  • Un atelier régional à N’Djamena pour sécuriser les journalistes environnementaux

    Un atelier régional à N’Djamena pour sécuriser les journalistes environnementaux

    Un atelier régional visant à améliorer la protection juridique des journalistes spécialisés dans les questions environnementales a démarré ce lundi 8 juin 2026 à N’Djamena. Organisée conjointement par Reporters sans Frontières et les ministères de la Communication et de l’Environnement, cette rencontre de trois jours réunit une vingtaine de professionnels des médias en provenance du Tchad, du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

    Cette formation s’intègre dans le projet « Défendre et protéger le journalisme environnemental au Sahel », dont l’ambition est d’améliorer les conditions de travail des journalistes qui couvrent les thématiques environnementales. L’objectif central est de renforcer la compréhension des participants sur leurs droits, les dispositifs de protection existants, ainsi que les stratégies de prévention des risques professionnels. Une meilleure coopération entre journalistes, juristes et organisations de défense des droits humains est également encouragée.

    Ndeye Diary Ba, chargée de projet Afrique subsaharienne chez Reporters sans Frontières, a souligné que cette initiative vise à doter les journalistes des compétences nécessaires pour exercer leur métier dans des conditions optimales. « Les participants auront l’occasion d’échanger sur les sujets sensibles, d’examiner les différents cadres juridiques nationaux et régionaux, tout en renforçant leurs connaissances en matière de sécurité numérique et de gestion des risques », a-t-elle précisé.

    Présent à l’atelier, le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Gassim Cherif Mahamat, a salué le choix du Tchad pour accueillir cette rencontre régionale. Il a rappelé que les pays du Sahel font face à de nombreux défis en matière de protection des journalistes et de liberté de la presse. « Les professionnels des médias ont un rôle essentiel à jouer dans la sensibilisation des populations aux questions environnementales, mais ils doivent également bénéficier d’un cadre leur garantissant sécurité et protection. Cette formation permettra aux participants d’acquérir des outils pratiques sur l’analyse des risques, la compréhension des textes juridiques et la lutte contre la désinformation, des aspects devenus indispensables dans l’exercice du journalisme moderne », a-t-il indiqué.

    Pendant trois jours, les participants partageront leurs expériences et renforceront leurs capacités afin de mieux informer les populations sur les défis environnementaux tout en exerçant leur métier dans des conditions plus sécurisées.

  • Gabon et UE : un dialogue stratégique pour renforcer les réformes et les investissements

    Gabon et UE : un dialogue stratégique pour renforcer les réformes et les investissements

    Une nouvelle étape dans les relations entre le Gabon et l’Union européenne s’est déroulée hier au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à la Cité de la Démocratie. La deuxième session du dialogue de partenariat stratégique a été coprésidée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et l’ambassadrice de l’UE au Gabon, Cécile Abadie. Cette rencontre fait suite à la première édition d’octobre 2024.

    Hermann Immongault a rappelé que ce dialogue s’inscrit dans le cadre de l’accord de Samoa, qui constitue le socle juridique des relations entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Selon lui, cet accord vise à établir « un partenariat plus équilibré, plus opérationnel et davantage orienté vers l’impact concret des politiques publiques et des investissements ».

    Les discussions ont porté sur quatre axes majeurs : les réformes politiques et la gouvernance, les perspectives économiques, l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que la coopération multilatérale et régionale. Les deux parties ont salué les réformes institutionnelles engagées pendant la Transition au Gabon et ont échangé sur les droits humains et les libertés fondamentales. « Aucun sujet n’a été tabou », a assuré M. Immongault, ajoutant que ces échanges ont permis de « lever toutes les zones d’ombre ».

    Les perspectives économiques du Gabon ont également été au centre des discussions, avec un accent sur les réformes structurelles en cours, l’amélioration du climat des affaires et les mesures visant à attirer davantage d’investissements. La stratégie européenne Global Gateway a été évoquée comme un levier potentiel.

    Les questions environnementales ont occupé une place importante. Les deux parties ont réaffirmé leur convergence sur la gestion durable des forêts et ont exploré des pistes de coopération dans la pêche durable, l’énergie et la gestion des déchets.

    Enfin, le Gabon et l’UE ont réitéré leur attachement au multilatéralisme et constaté une large convergence sur les enjeux régionaux et internationaux, notamment la sécurité maritime et l’intégration régionale. Il est désormais question d’approfondir les relations et de poursuivre les concertations sur les priorités identifiées conjointement, dans un climat d’ouverture et de confiance.

  • Gabon-ue : la deuxième session du dialogue stratégique pour des réformes et des investissements

    Gabon-ue : la deuxième session du dialogue stratégique pour des réformes et des investissements

    Le Gabon et l’Union européenne (UE) ont organisé hier, au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba à la Cité de la Démocratie, la deuxième édition de leur dialogue de partenariat stratégique. La rencontre, coprésidée par le vice-président du gouvernement (VPG), Hermann Immongault, et l’ambassadrice de l’UE au Gabon, Cécile Abadie, s’inscrit dans la lignée du premier dialogue qui s’était tenu en octobre 2024.

    Hermann Immongault a rappelé que ce dialogue s’appuie sur l’accord de Samoa, qui sert de cadre juridique aux relations entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Selon lui, cet accord ouvre la voie à « un partenariat plus équilibré, plus opérationnel et davantage orienté vers l’impact concret des politiques publiques et des investissements ».

    Les discussions ont porté sur quatre grands axes : les réformes politiques et la gouvernance, les perspectives économiques, l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que la coopération multilatérale et régionale.

    À l’issue des travaux, les deux parties ont salué les réformes institutionnelles menées pendant la Transition au Gabon et ont échangé leurs points de vue sur les droits humains et les libertés fondamentales. « Aucun sujet n’a été tabou », a affirmé M. Immongault, ajoutant que les échanges ont permis de « lever toutes les zones d’ombre ».

    Les discussions ont également abordé les perspectives économiques du Gabon, les réformes structurelles en cours, l’amélioration du climat des affaires et les mesures visant à attirer davantage d’investissements. La stratégie européenne Global Gateway a aussi été évoquée.

    Les questions environnementales ont occupé une place importante : les deux parties ont réaffirmé leur convergence sur la gestion durable des forêts et ont exploré les possibilités de coopération dans les domaines de la pêche durable, de l’énergie et de la gestion des déchets.

    Enfin, le Gabon et l’UE ont réitéré leur attachement au multilatéralisme et constaté une large convergence de vues sur les enjeux régionaux et internationaux, notamment la sécurité maritime et l’intégration régionale.

    Les deux partenaires entendent désormais approfondir leurs relations et poursuivre les concertations sur les priorités définies ensemble, dans un climat qualifié d’ouverture et de confiance.

  • RDC : 19 guérisons du virus Ebola Bundibugyo enregistrées

    RDC : 19 guérisons du virus Ebola Bundibugyo enregistrées

    Depuis l’annonce officielle de l’épidémie de la maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, les équipes de riposte ont rapidement déployé des mesures de prise en charge dans les zones sanitaires affectées (Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu). À ce jour, 19 patients sont déclarés guéris et ont quitté le centre de traitement Ebola (CTE), selon les chiffres communiqués par l’Institut national de santé publique (INSP).

    Au 7 juin, le bilan sanitaire fait état de 550 cas confirmés, dont 101 décès, dans l’ensemble des zones de santé touchées. Par ailleurs, 309 personnes sont actuellement en isolement et sous traitement.

    La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie. Sur les 25 zones sanitaires touchées, 17 sont situées dans cette province, ce qui représente près de la moitié des 36 zones de santé que compte l’Ituri.

    Parmi les zones sanitaires affectées figurent Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.

  • Burkina Faso : suspension des concours de beauté pour réaffirmer les valeurs culturelles

    Burkina Faso : suspension des concours de beauté pour réaffirmer les valeurs culturelles

    Le 8 juin, le ministère burkinabè de la Culture a annoncé la suspension immédiate de tous les concours de beauté dans le pays. Par un communiqué officiel, il a mis fin sine die aux élections de miss, aux reines de quartier et aux compétitions de promotion ethnique, dans l’attente d’une révision complète de leur réglementation. Cette décision, explique le gouvernement de transition, vise à réorienter ces événements vers les valeurs culturelles locales et les idéaux de la révolution populaire progressiste menée par le capitaine Ibrahim Traoré.

    Une décision au nom de la souveraineté culturelle

    L’argumentation du ministère s’inscrit dans la lignée du discours souverainiste qui guide l’action publique depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en septembre 2022. Selon Ouagadougou, les concours de beauté actuels s’inspirent trop des standards occidentaux, inadaptés aux valeurs esthétiques, vestimentaires et morales du Burkina Faso. Le ministère mentionne la protection de la dignité des femmes burkinabè, la valorisation des tenues traditionnelles et la lutte contre une marchandisation contraire à l’éthique nationale.

    Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de réappropriation symbolique. Depuis deux ans, les autorités multiplient les ruptures avec l’héritage colonial, par exemple en promouvant le Faso Dan Fani, le pagne tissé devenu tenue officielle, et en utilisant davantage les langues nationales dans la communication publique. La suspension des concours de beauté s’inscrit dans cette logique en ciblant un secteur événementiel très médiatisé.

    Un secteur événementiel à l’arrêt

    Concrètement, cette décision touche des dizaines d’organisateurs privés, d’agences de communication et de prestataires qui dépendent de cette économie de l’image. Miss Burkina, Miss Université, Miss Côte d’Or et les nombreuses élections régionales sont des rendez-vous clés pour les industries créatives, impliquant stylistes, photographes, chorégraphes, hôteliers et sponsors. Le gel intervient juste avant la saison des élections, qui se déroule généralement entre août et décembre.

    Le ministère n’a pas donné de date pour la fin de la suspension. Il précise seulement qu’un nouveau cadre réglementaire sera mis en place, avec des critères de conformité aux idéaux révolutionnaires. Les organisateurs devront probablement soumettre leurs projets à une validation préalable des services culturels, selon un cahier des charges axé sur la promotion des tenues locales, des langues nationales et du patriotisme.

    Mais la limite entre encadrement et restriction reste floue. En privé, plusieurs acteurs s’interrogent sur la viabilité économique des futurs concours si les codes esthétiques changent profondément. Le sort des candidates burkinabè participant à des compétitions internationales comme Miss Monde ou Miss Univers reste aussi en suspens.

    Un signal politique pour la société civile

    Au-delà du secteur événementiel, cette mesure a une dimension politique claire. Elle confirme la volonté des autorités de transition d’appliquer leur grille idéologique à des domaines sociaux jusqu’ici peu régulés. Le vocabulaire utilisé, avec des termes comme révolution progressiste populaire et valeurs endogènes, renvoie à un projet de transformation culturelle de long terme, dans la lignée des références sankaristes souvent invoquées par le pouvoir.

    Pour les analystes de la région, cette suspension s’ajoute à d’autres décisions qui esquissent une politique culturelle interventionniste au Sahel central. Le Mali et le Niger, alliés du Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel, ont aussi récemment pris des mesures pour réguler des pratiques sociales jugées trop influencées de l’extérieur. La convergence entre les trois capitales sahéliennes laisse penser qu’une doctrine culturelle commune se met en place.

    L’impact à moyen terme dépendra de la rapidité de publication du nouveau cadre et de la flexibilité accordée aux opérateurs privés. Le ministère burkinabè de la Culture n’a pas communiqué d’échéance pour la reprise des concours.