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  • Espagne Maroc : le PP face au défi d’une relation stratégique

    Espagne Maroc : le PP face au défi d’une relation stratégique

    L’Espagne et le Maroc, une alliance sous tension politique

    Les relations entre l’Espagne et le Maroc traversent une phase complexe, marquée par des tensions politiques internes qui menacent l’équilibre d’une coopération essentielle. José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères espagnol, a récemment mis en garde contre les positions du Parti populaire (PP), qu’il qualifie de « anti-marocaines ». Cette accusation s’inscrit dans un contexte de rivalité politique accrue, où la gestion des relations extérieures devient un enjeu de pouvoir.

    Selon Albares, le PP instrumentalise la relation avec le Maroc pour fragiliser le gouvernement actuel, transformant une alliance stratégique en un champ de bataille électoral. Les déclarations controversées de responsables du parti, passés et présents, ont exacerbé les tensions, au point que le chef de la diplomatie espagnole évoque un « obstacle » à la politique étrangère nationale.

    Une relation bilatérale renforcée depuis 2022

    Depuis 2022, l’Espagne et le Maroc ont tissé des liens étroits dans des domaines clés : migration, commerce, sécurité et coopération policière. Cette dynamique s’est intensifiée avec l’organisation conjointe de la Coupe du monde 2030, en partenariat avec le Portugal. En décembre 2025, les deux pays ont scellé quatorze nouveaux accords et une déclaration politique commune pour approfondir leur dialogue.

    Si le PP accède au pouvoir, il héritera de cette architecture bilatérale. Mais la question se pose : comment la gérera-t-il ?

    Le Sahara, pierre d’achoppement du PP

    Le différend autour du Sahara illustre les contradictions du parti. En mars 2022, le gouvernement espagnol a reconnu l’initiative marocaine d’autonomie comme « la base la plus sérieuse et réaliste » pour résoudre le conflit. Le PP, alors dirigé par Alberto Núñez Feijóo, a dénoncé une rupture avec la politique traditionnelle, critiquant l’absence de consultation préalable.

    Depuis, le parti maintient une position ambiguë. Ses documents officiels évoquent le respect du droit international, sans reprendre explicitement le soutien à l’initiative marocaine. Pourtant, sous Mariano Rajoy, le PP avait adopté une approche plus nuancée, accueillant même des positions divergentes, allant jusqu’à des soutiens implicites aux thèses séparatistes.

    En juillet 2025, la présence d’un représentant du Polisario au Congrès du PP a alimenté les doutes sur la cohérence du parti. En février 2026, Albares a accusé le PP de tenir un « double discours », envoyant des émissaires au Maroc pour y défendre, en secret, une position proche de celle du gouvernement, tout en la critiquant publiquement.

    Un contexte international en mutation

    Le PP n’accéderait pas au pouvoir dans un contexte inchangé. Depuis 2022, l’initiative marocaine d’autonomie a gagné en soutiens internationaux, tandis que l’Espagne a ancré sa position dans une relation globale avec le Maroc. Revenir en arrière ne serait pas qu’un changement de rhétorique : ce serait rouvrir un dossier épineux, avec des répercussions diplomatiques majeures.

    Pour l’instant, le PP n’a pas clarifié sa future politique. Un gouvernement Feijóo maintiendrait-il la position actuelle ou reviendrait-il à la doctrine antérieure ? La réponse reste floue.

    Immigration et « priorité nationale » : l’influence de Vox

    Le PP fait face à une pression croissante de Vox, qui pousse le parti vers des positions plus radicales. En avril 2026, la notion de « priorité nationale », héritée de l’extrême droite européenne, a été introduite dans le débat politique espagnol. Historiquement associée à Vox, cette idée vise à privilégier les nationaux dans l’accès aux aides sociales.

    Le PP a tenté de modérer le discours, affirmant que les droits des immigrés en situation régulière resteraient intacts. Pourtant, le débat a révélé des tensions internes, certains craignant un alignement sur l’agenda de l’extrême droite. Vox parvient ainsi à dicter une partie de l’ordre du jour politique.

    Le paradoxe d’un parti divisé

    Le principal défi du PP réside dans son propre paradoxe. Depuis l’opposition, il critique l’exécutif en utilisant le Maroc et le Sahara comme arguments. Mais une fois au pouvoir, il devra gérer une relation complexe, où géopolitique, économie et sécurité s’entremêlent.

    La coopération avec le Maroc n’est pas qu’une question idéologique : elle répond à des réalités tangibles. L’Espagne ne peut ignorer les enjeux migratoires, économiques et sécuritaires liés à son voisin. Un retour en arrière serait risqué, tant pour la stabilité bilatérale que pour les intérêts nationaux.

    Si Feijóo devient président, il devra choisir entre deux voies : appliquer le discours de l’opposition et risquer une crise diplomatique, ou assumer le pragmatisme exigé par les réalités stratégiques. Ce choix pourrait définir les premières années de son éventuel mandat.

  • Sénégal : une décennie de progrès vers les objectifs de développement durable

    Sénégal : une décennie de progrès vers les objectifs de développement durable

    Le Sénégal fait le bilan de dix ans d’avancées majeures pour les Objectifs de développement durable

    Il y a dix ans, seulement un Sénégalais sur trois en zone rurale bénéficiait d’un accès à l’électricité. Aujourd’hui, la situation a radicalement changé : sept habitants sur dix sont désormais raccordés au réseau électrique. Cette transformation spectaculaire a été mise en lumière lors de la présentation de la troisième Revue nationale volontaire (RNV) du Sénégal, livrée le 13 juillet 2026 à New York devant le Forum politique de haut niveau pour le développement durable.

    Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a porté la voix du pays face aux délégués internationaux. Cette revue, troisième du genre après celles de 2018 et 2022, reflète la volonté sénégalaise de mesurer régulièrement les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

    Un forum dédié à la transformation durable

    Réunis du 7 au 15 juillet sous l’égide du Conseil économique et social des Nations Unies, les participants ont examiné cinq Objectifs de développement durable (ODD) clés : l’eau et l’assainissement, l’énergie, les infrastructures et l’innovation, les villes durables, ainsi que les partenariats internationaux. Le Sénégal, aux côtés du Cabo Verde et de l’Italie, a partagé son expérience avec une approche participative mobilisant ministères, collectivités locales, société civile et secteur privé.

    Des avancées concrètes pour les Sénégalais

    L’accès à l’eau potable a connu une progression remarquable. Le taux de couverture atteint désormais 97,8 % en milieu urbain et dépasse 96 % en zone rurale, avec une hausse de près de neuf points en dix ans. L’assainissement a également progressé, surtout en milieu rural où le taux est passé de 37,5 % à 64,5 % depuis 2015.

    Le secteur de l’énergie illustre aussi ces succès. Le taux d’accès à l’électricité est passé de 62 % en 2015 à 86 % en 2024, tandis que la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique a bondi de 3 % à 29,1 %, avec un objectif fixé à 40 % d’ici 2030. Les transports dakarois symbolisent ces changements : le Train Express Régional (TER) a transporté 23,1 millions de passagers en 2025, contre seulement 2,7 millions dix ans plus tôt, et le Bus Rapid Transit (BRT) électrique évite chaque année l’émission de plus de 53 000 tonnes de CO₂.

    Des défis persistants à relever

    Malgré ces avancées, des enjeux majeurs subsistent. Près de 500 000 logements manquent au Sénégal, où plus de la moitié de la population vit désormais en ville. Le ministre a également souligné la question de la dette publique, dont le niveau s’élève à 116,1 % du PIB. Cependant, des progrès sont observés sur d’autres plans : les recettes fiscales financent désormais 69,7 % du budget national (contre 54,8 % en 2015), et la qualité de l’air à Dakar s’est améliorée, avec une baisse des particules fines de 35 à 21,8 microgrammes par mètre cube.

    Quatre leviers pour accélérer la transition

    Pour atteindre les ODD d’ici 2030, le Sénégal mise sur :

    • La transformation économique via huit filières stratégiques et des zones économiques spéciales ;
    • La sécurisation de l’eau et de l’assainissement à travers un Compact national dédié ;
    • La mise en œuvre accélérée de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) et des énergies renouvelables ;
    • La mobilisation de financements durables, incluant le renforcement de la coopération avec le FMI et une Stratégie nationale de transition pour sortir de la catégorie des pays les moins avancés.

    Des échanges francs avec la communauté internationale

    Lors du dialogue interactif, les délégations ont salué les efforts sénégalais, mais ont aussi posé des questions directes. La Gambie a interrogé le ministre sur la transparence et la lutte contre la corruption. Cheikh Tidiane Dièye a répondu en citant les avancées des institutions comme l’OFNAC, la CENTIF et le Pool judiciaire financier, ainsi que la sortie du Sénégal de la liste grise du GAFI en 2024.

    La délégation espagnole a évoqué le rôle de la diaspora, soulignant que les transferts de fonds et les compétences acquises à l’étranger contribuent au développement. Le ministre a appuyé cette vision, insistant sur l’importance d’une migration bien régulée pour en faire un levier de progrès partagé.

    Enfin, la délégation irlandaise a félicité le Sénégal pour la performance des Lions de la Teranga lors de la Coupe du monde, illustrant l’image positive du pays sur la scène internationale.

    Un engagement renouvelé pour l’Agenda 2030

    En conclusion, le ministre a réaffirmé la détermination du Sénégal à poursuivre sa route vers les ODD. « Nous restons pleinement engagés dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et réaffirmons notre volonté de progresser avec la communauté internationale », a-t-il déclaré.

    Sénégal et partenaires lors du Forum politique de haut niveau

  • Renforcement de la collaboration entre le gouvernement congolais et le cicr pour les détenus

    Renforcement de la collaboration entre le gouvernement congolais et le cicr pour les détenus

    Renforcement de la collaboration entre le gouvernement congolais et le CICR pour les détenus

    Un partenariat stratégique pour l’amélioration des conditions carcérales et l’action humanitaire en République démocratique du Congo a été réaffirmé ce mardi 14 juillet 2026. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le gouvernement congolais ont convenu d’intensifier leur coopération, notamment dans les provinces de l’Est du pays, où les défis humanitaires restent prégnants.

    Un bilan positif de trois années de collaboration

    À l’issue d’un entretien avec le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, le Chef de la délégation du CICR en République démocratique du Congo, François Moreillon, a dressé un bilan encourageant de la coopération entre les deux institutions. Cette rencontre, qui marquait la fin de sa mission dans le pays, a permis de souligner les avancées réalisées et les perspectives d’avenir pour renforcer l’action humanitaire et les conditions de détention.

    François Moreillon a exprimé sa « profonde satisfaction » quant à la qualité du dialogue et à la collaboration avec le Ministère de la Justice. Il a mis en avant les progrès accomplis dans la gestion des établissements pénitentiaires, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts conjoints pour répondre aux besoins des détenus, en particulier dans les zones affectées par les conflits.

    Des défis persistants dans les prisons congolaises

    Les échanges ont porté sur plusieurs enjeux majeurs, dont le financement des prisons, l’alimentation des détenus et l’amélioration de leur prise en charge. Le CICR a réaffirmé son engagement à accompagner les autorités congolaises pour trouver des solutions durables face à ces défis, notamment dans l’Est de la RDC, où la situation humanitaire reste critique.

    « Les sujets abordés ont porté aussi bien sur le financement des prisons que sur la situation de l’alimentation, ainsi que sur plusieurs autres questions que nous partageons avec le ministère de la Justice. Nous entretenons des relations très proches et de qualité », a déclaré François Moreillon lors de la conférence de presse qui a suivi l’entretien.

    Un rôle clé du CICR dans les zones de conflit

    Présent en République démocratique du Congo depuis 1978, le CICR joue un rôle central dans la protection des populations touchées par les conflits armés et les violences. Son action vise à promouvoir le respect du droit international humanitaire et à faciliter la libération de détenus, notamment entre les groupes armés et les forces gouvernementales.

    Entre le 30 avril et le 15 mai 2025, le CICR a contribué au transfert de plus de 1 300 personnes désarmées, appartenant aux forces gouvernementales congolaises et à leurs familles, de Goma vers Kinshasa. Cette opération humanitaire, couvrant près de 2 000 kilomètres, a été réalisée à la demande des autorités congolaises et de la MONUSCO, avec l’appui de l’AFC/M23.

    Un message de résilience pour les populations congolaises

    François Moreillon a conclu en adressant un message de soutien aux populations du Congo, en particulier celles de l’Est, qui subissent depuis des décennies les conséquences des conflits. Il a salué les avancées réalisées grâce au partenariat avec le gouvernement congolais et exprimé l’espoir que cette dynamique se poursuive pour améliorer le sort des détenus et des populations vulnérables.

    « C’est un sentiment de profonde satisfaction. C’est aussi un message de résilience et de soutien que je souhaite adresser aux populations du Congo, qui souffrent depuis plus de trois décennies, en particulier dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ensuite, dans notre relation avec le ministère de la Justice, nous avons constaté ces derniers mois une montée en puissance, avec, je pense, de nouvelles ambitions qui, nous l’espérons, permettront d’apporter des solutions durables au sort des personnes en détention et une meilleure prise en compte des garanties judiciaires », a-t-il ajouté.

    Photo d’illustration

  • Renforcement de la coopération franco-congolaise pour la protection des forêts du bassin du Congo

    Renforcement de la coopération franco-congolaise pour la protection des forêts du bassin du Congo

    La France et la RDC unissent leurs efforts pour la sauvegarde des écosystèmes forestiers

    Dans le cadre d’une visite officielle à Kinshasa, Christophe Lecourtier, Directeur général du Groupe Agence française de développement (AFD), a rencontré ce mardi 14 juillet 2026 Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat. Cet entretien marquant s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre la République démocratique du Congo et la France, avec une attention particulière portée à la préservation des forêts du bassin du Congo et à la lutte contre les changements climatiques.

    Une première mission pour Lecourtier en RDC

    Cette rencontre, première du genre pour Christophe Lecourtier en République démocratique du Congo, s’est tenue au siège du ministère de l’Environnement. Les discussions ont porté sur plusieurs axes stratégiques, notamment l’appui au secteur de la santé publique – en particulier l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) – ainsi que sur la consolidation des actions en faveur de la protection des forêts. Ces échanges s’inscrivent dans le prolongement des engagements pris lors de l’Appel de Belém, qui confère à la RDC un rôle central dans la gestion des forêts du bassin du Congo.

    Lors de la conférence de presse qui a suivi l’entretien, Christophe Lecourtier a salué les avancées de la politique environnementale congolaise, qualifiant les orientations gouvernementales de « visionnaires ». Il a réaffirmé l’engagement de la France à soutenir la RDC dans ses ambitions climatiques, rappelant que la protection des forêts constitue une priorité absolue pour l’AFD.

    Des forêts congolaises au cœur des enjeux climatiques mondiaux

    Le Directeur général de l’AFD a souligné l’importance stratégique des forêts du bassin du Congo, non seulement pour la RDC, mais aussi pour l’équilibre climatique mondial. « Ce qui se passe dans ces immenses étendues forestières, ces vastes tourbières et ces ressources naturelles de votre pays impacte directement le climat en Europe et dans le monde entier », a-t-il déclaré. Cette déclaration intervient alors que l’Europe fait face à des canicules historiques, rappelant avec urgence l’urgence d’une action climatique globale.

    Christophe Lecourtier a mis en avant le projet pilote Z3D, une initiative innovante visant à associer les communautés locales aux efforts de lutte contre la déforestation. Ce mécanisme repose sur des incitations financières directes, permettant aux populations de bénéficier des retombées économiques générées par la préservation des écosystèmes. « Ce projet pourrait avoir un impact bien au-delà des frontières congolaises », a-t-il précisé.

    Un partenariat renforcé pour la COP en Turquie

    Les discussions ont également abordé les préparatifs de la prochaine Conférence des Parties (COP), prévue en Turquie à l’automne 2026. Christophe Lecourtier a exprimé la conviction que la RDC, grâce aux mesures adoptées en Conseil des ministres, est parfaitement positionnée pour jouer un rôle clé lors de cet événement international. « Vous pouvez compter sur la France et sur l’AFD pour vous accompagner dans cette démarche et présenter vos initiatives lors de la COP », a-t-il assuré.

    L’AFD, un acteur majeur du développement durable en Afrique centrale

    Avec un portefeuille de plus de 731 millions d’euros répartis sur 35 projets en cours en RDC, l’AFD s’impose comme l’un des principaux bailleurs de fonds français en Afrique centrale. Présente dans 160 pays, l’agence française déploie ses activités à travers trois entités complémentaires : l’Agence française de développement (AFD) pour le financement public, Proparco pour le soutien au secteur privé et Expertise France pour la coopération technique.

    Ses interventions couvrent un large spectre de défis mondiaux, allant de la croissance économique inclusive à la lutte contre le changement climatique, en passant par la préservation de la biodiversité, la promotion de l’égalité des genres, la consolidation de la paix et le renforcement des systèmes de santé. Ces actions s’appuient sur une approche adaptée aux réalités locales, combinant financements, expertises et partenariats stratégiques.

    Cette visite officielle illustre la volonté commune des deux pays de transformer les forêts du bassin du Congo en levier de développement durable, tout en répondant aux impératifs climatiques globaux. Une coopération renforcée qui pourrait servir de modèle pour d’autres régions du continent africain.

    Photo d’illustration

    Photo d’illustration : Les forêts du bassin du Congo, un enjeu climatique mondial.

  • Le Tchad renforce son engagement envers la ceeac en réglant ses dettes

    Le Tchad renforce son engagement envers la ceeac en réglant ses dettes

    le Tchad renforce son engagement envers la ceeac en réglant ses dettes

    lundi 13 juillet, le président tchadien, mahamat idriss déby itno, a reçu une délégation de la communauté économique des états de l’afrique centrale (ceeac). cette visite de haut niveau, menée par rosario mbasogo kung, présidente en exercice du conseil des ministres de l’organisation, a marqué un tournant dans les relations entre n’djamena et la ceeac.

    durant cette rencontre, la nouvelle commission de la ceeac a été officiellement présentée. elle est dirigée par l’ambassadeur ezéchiel nibigira, président de la commission, et l’ambassadeur mariam mahamat nour, vice-présidente. un sujet central a animé les échanges : le règlement des dettes financières du Tchad envers la communauté.

    le chef de l’État tchadien a pris une décision ferme : le gouvernement doit solder sans délai les cotisations en retard du Tchad. il a également insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement les contributions futures à l’organisation régionale. dans un communiqué officiel, il a souligné que « le Tchad s’engage pleinement à assurer le bon fonctionnement de la ceeac », réaffirmant ainsi sa volonté de jouer un rôle actif au sein de cette institution.

    lors de cette audience, mahamat idriss déby itno a réitéré l’attachement du Tchad à la ceeac. il a salué le travail de l’organisation dans l’accompagnement des transitions politiques au Tchad et au Gabon, qui ont permis un retour à la stabilité constitutionnelle. il a également garanti le soutien inconditionnel du Tchad, tant sur le plan politique qu’économique et financier.

    les représentants de la ceeac ont présenté les priorités de leur mandat et les défis majeurs auxquels l’organisation fait face. parmi leurs objectifs : accélérer l’intégration économique de l’afrique centrale, développer les échanges commerciaux entre les états, moderniser les infrastructures de transport, faciliter la libre circulation des personnes et des biens, et renforcer la zone de libre-échange.

    rosario mbasogo kung a exprimé sa satisfaction face aux engagements pris par le président tchadien. elle a rappelé que la réussite de la ceeac repose sur deux piliers : l’efficacité de ses institutions et la volonté des états membres de faire de l’afrique centrale une région unie, pacifique, prospère et solidaire.

  • Gabon : une ferme condamnation face à l’escalade des tensions au proche-orient

    Gabon : une ferme condamnation face à l’escalade des tensions au proche-orient

    La situation au Proche et au Moyen-Orient a poussé le gouvernement gabonais à prendre position publiquement. Dans un communiqué officiel, les autorités de Libreville ont exprimé leur profonde inquiétude face à l’intensification des conflits dans cette région stratégique.

    Le ministère des Affaires étrangères a souligné, avec une fermeté marquée, son opposition à la reprise des hostilités qui frappe le Proche-Orient. La diplomatie gabonaise a déploré cette dégradation, qualifiant la situation de dérive dangereuse pour les populations civiles, déjà éprouvées par des années de tensions.

    Un appel solennel à la cessation immédiate des combats

    Face à l’escalade des violences, le Gabon a lancé un appel pressant aux belligérants. Les autorités ont vivement exhorté toutes les parties à mettre fin aux combats sans délai, insistant sur l’urgence d’une trêve immédiate pour éviter une déstabilisation régionale plus large.

    Le gouvernement a également plaidé pour un retour à la table des négociations, affirmant que la diplomatie doit primer sur les armes. Libreville a rappelé que seule la voie du dialogue peut garantir une stabilité durable et protéger les civils des conséquences humanitaires désastreuses des conflits armés.

    Le Gabon réaffirme son engagement en faveur du droit international

    En clôture de sa déclaration, le Gabon a réitéré son attachement aux principes fondamentaux du droit international. Les autorités ont insisté sur la nécessité de respecter la Charte des Nations unies et de privilégier les solutions pacifiques pour régler les différends.

    Pour Libreville, le respect des règles internationales reste la clé pour préserver la paix et favoriser une coexistence harmonieuse entre les nations, dans un contexte où les tensions menacent de s’étendre bien au-delà des frontières du Proche-Orient.

  • Groupe Wagner en Centrafrique : extraction minière, exactions et enjeux financiers

    Groupe Wagner en Centrafrique : extraction minière, exactions et enjeux financiers

    En Centrafrique, une ombre russe plane sur les conflits et les ressources naturelles. Les mercenaires du groupe Wagner, souvent associés à des pratiques brutales, étendent leur emprise sur le pays, mêlant prédation économique et stratégies de terreur. Leur présence, initialement présentée comme un soutien militaire, se révèle être un véritable business aux multiples facettes, où les mines et les milliards dictent les règles.

    Des mines sous contrôle : pillage et exploitation systématique

    Les régions riches en minerais, comme la Centrafrique orientale, sont devenues des zones de prédation pour les hommes de Wagner. Les sites aurifères et diamantifères sont sous leur contrôle direct, avec des méthodes d’extraction aussi efficaces que destructrices. Les populations locales, souvent contraintes à travailler dans des conditions proches de l’esclavage, subissent le poids de cette exploitation sans bénéficier des retombées économiques.

    • Exploitation minière illégale : Les mercenaires russes s’appuient sur des réseaux locaux pour évacuer les ressources, tandis que les revenus échappent aux autorités centrafricaines.
    • Violences et intimidation : Les exactions contre les civils, les exécutions sommaires et les déplacements forcés sont monnaie courante dans les zones sous leur influence.
    • Blanchiment d’argent : Les profits colossaux générés par ces activités sont réinvestis dans d’autres secteurs, renforçant l’emprise du groupe sur l’économie locale.

    Violences et terreur : une stratégie délibérée

    Au-delà de l’exploitation économique, Wagner impose une stratégie de la terreur pour asseoir son pouvoir. Les villages refusant de coopérer sont ciblés par des raids meurtriers, tandis que les leaders locaux sont soit éliminés, soit corrompus. Les témoignages recueillis dans plusieurs régions décrivent un climat de peur permanent, où la justice n’a plus sa place.

    Les massacres de civils, les tortures et les violences sexuelles sont systématiquement utilisés comme outils de domination. Les mercenaires, souvent mieux armés et entraînés que les forces locales, agissent en toute impunité, avec la complicité tacite des autorités centrafricaines.

    Milliards en jeu : qui profite vraiment de ce business ?

    Les revenus issus de ce système sont colossaux, mais leur répartition reste floue. Une partie des fonds serait rapatriée en Russie, tandis qu’une autre serait utilisée pour financer des réseaux d’influence au sein du gouvernement centrafricain. Les contrats miniers, souvent opaques, sont attribués à des sociétés écrans liées à Wagner, garantissant une opacité totale sur les transactions.

    Les milliards générés ne profitent ni aux Centrafricains ni à leur économie. Au contraire, ce pillage aggrave la crise humanitaire et plonge le pays dans un cercle vicieux de corruption et de violence. Les promesses de développement et de stabilité, avancées pour justifier leur présence, ne sont que des leurres.

    Que faire face à cette emprise ?

    La communauté internationale commence à s’inquiéter de l’influence grandissante de Wagner en Centrafrique. Pourtant, les solutions restent limitées. Renforcer les sanctions contre les acteurs clés du groupe, soutenir les initiatives locales de résistance et exiger une transparence totale sur les contrats miniers pourraient être des pistes à explorer.

    Mais sans une volonté politique forte, tant en Centrafrique qu’à l’étranger, les mercenaires russes continueront de dicter leur loi, transformant le pays en un terrain de jeu pour leurs ambitions économiques et stratégiques.

  • Coopération Tchad Russie sécurité régionale renforcée

    Coopération Tchad Russie sécurité régionale renforcée

    Renforcement des liens entre le Tchad et la Russie pour une sécurité régionale renforcée

    Les relations diplomatiques entre le Tchad et la Russie franchissent une nouvelle étape avec des engagements concrets sur les plans militaire et politique. Lors d’une rencontre à Moscou, les deux nations ont acté des mesures visant à consolider leur partenariat, notamment pour répondre aux défis sécuritaires qui touchent le continent africain.

    Renforcement des liens entre le Tchad et la Russie pour une sécurité régionale renforcée

    Un accord historique pour faciliter les échanges diplomatiques

    Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont officialisé un accord majeur : l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques. Cette décision symbolise une volonté commune de renforcer les échanges entre les deux pays et d’accélérer les collaborations sur des enjeux stratégiques.

    Lors de cette conférence de presse, Abdoulaye Sabre Fadoul a réitéré l’intérêt du Tchad pour une coopération militaire approfondie avec Moscou. Cette alliance s’inscrit dans une démarche visant à sécuriser la région saharo-sahélienne, confrontée à des menaces terroristes persistantes.

    La lutte antiterroriste au cœur des discussions

    Sergueï Lavrov a évoqué les tensions internationales actuelles, notamment en Ukraine, tout en insistant sur l’importance de la coopération russo-africaine dans la lutte contre le terrorisme. Le Tchad, déjà engagé dans cette dynamique, prépare activement sa participation au prochain sommet Russie-Afrique, prévu en octobre à Moscou.

    Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a confirmé sa présence à cet événement, marquant ainsi l’engagement continu de son pays dans les initiatives multilatérales pour la stabilité du Sahel.

    Un partenariat porteur d’espoir pour le Sahel

    Le ministre tchadien a salué le rôle actif de la Russie dans la stabilisation de la région. Il a exprimé sa confiance dans les efforts conjoints avec les pays sahéliens pour éradiquer les groupes armés et renforcer la sécurité collective. Cette coopération s’annonce comme un levier essentiel pour rétablir la paix et la prospérité dans cette zone en proie à l’instabilité.

  • Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc : les enjeux de cette mission diplomatique

    Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc : les enjeux de cette mission diplomatique

    Un déplacement diplomatique majeur pour renforcer les liens franco-marocains

    Sébastien Lecornu, Premier ministre français, effectue cette semaine un déplacement officiel au Maroc, marquant ses premiers pas à l’international depuis sa prise de fonctions. Après une halte au Qatar pour rendre hommage à l’ancien émir décédé, il se rendra à Rabat pour deux jours de discussions intenses avec les autorités marocaines.

    Accompagné d’une délégation ministérielle incluant notamment Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Laurent Nuñez (Intérieur), Sébastien Lecornu rencontrera Aziz Akhannouch, chef du gouvernement marocain. Cette rencontre bilatérale, qualifiée de « rencontre de haut niveau », s’inscrit dans un contexte de relations diplomatiques particulièrement dynamiques entre les deux pays.

    Des relations franco-marocaines en pleine renaissance

    Les liens entre la France et le Maroc connaissent une véritable embellie depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron, à l’été 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision a mis fin à plusieurs années de tensions, marquées notamment par des soupçons d’espionnage et des restrictions sur les visas.

    En octobre 2024, le président français avait été reçu en grande pompe à Rabat lors d’une visite d’État de trois jours, conclue par la signature de nombreux contrats. Comme le souligne Hasni Abidi, expert en relations maghrébines, « les relations sont désormais excellentes, il s’agit d’en récolter les fruits ».

    Le Maroc est désormais la priorité de la diplomatie française au Maghreb, Paris ne cherchant plus à équilibrer ses relations avec Alger. « Emmanuel Macron ne prend plus en considération ce souci de composer sa relation entre le Maroc et l’Algérie », dont les rapports avec la France restent fragiles, explique l’analyste.

    Des accords concrets à finaliser lors de cette visite

    Le programme de Sébastien Lecornu à Rabat est chargé. Après un accueil solennel par les honneurs militaires mercredi soir, le Premier ministre français déposera une gerbe au mausolée royal, devant les tombes des rois Mohammed V et Hassan II, avant un entretien bilatéral en matinée.

    Une réunion élargie entre les délégations des deux pays est prévue au ministère marocain des Affaires étrangères, où plusieurs accords stratégiques devraient être signés. Ces textes couvriront des domaines clés comme l’économie, la sécurité, la migration et la défense.

    Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, s’entretiendra avec son homologue Abdelouafi Laftit sur des sujets sensibles, dont l’extradition vers la France d’Ismael Benahmed, Franco-Marocain recherché pour le meurtre d’un homme à Paris en 2019.

    Un partenariat d’exception en perspective

    Le sommet de ces échanges pourrait être une visite officielle du roi Mohammed VI en France, accompagnée de la signature d’un traité bilatéral. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont d’ailleurs évoqué ce projet fin mai, sans encore en préciser la date. La dernière visite d’État d’un souverain marocain en France remontait à mars 2000.

    Cette visite de Sébastien Lecornu s’inscrit dans un contexte de rapprochement diplomatique accéléré, avec des retombées économiques et sécuritaires attendues pour les deux pays. Une étape clé pour consolider une alliance stratégique au Maghreb.

  • Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc pour renforcer les liens franco-marocains

    Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc pour renforcer les liens franco-marocains

    Un partenariat renforcé à l’aube d’une nouvelle ère

    À peine la fête nationale française achevée, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’envole pour le Maroc. Cette visite officielle de deux jours s’inscrit comme un jalon majeur dans la reconstruction des relations entre Paris et Rabat. Le Souverain marocain, Mohammed VI, a récemment transmis un message au président Emmanuel Macron, annonçant le début d’une phase historique pour hisser leur coopération bilatérale au rang de modèle pour l’avenir. « Ce rapprochement doit ouvrir la voie à une visite royale en France, où sera scellé un traité consacrant cette alliance sans précédent », révèle une source proche des négociations.

    Une délégation ministérielle pour des accords stratégiques

    Sébastien Lecornu, en déplacement dans le Royaume pour la première fois depuis son arrivée à Matignon en 2025, est accompagné d’une délégation d’une douzaine de ministres. Parmi eux, Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et Laurent Nunez, secrétaire d’État à l’Intérieur. Le chef du gouvernement français rencontrera en privé son homologue marocain, Aziz Akhannouch, avant de présider, avec lui, une séance de travail de haut niveau. Plusieurs conventions bilatérales sont prévues, couvrant des domaines essentiels comme l’économie, la gestion des flux migratoires, la coopération judiciaire et la défense.

    L’économie et la logistique au cœur des discussions

    Les échanges économiques figurent en tête de l’ordre du jour. Les deux pays envisagent de concrétiser des projets communs dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le Maroc, déjà reconnu comme un pôle logistique et financier incontournable en Afrique, affiche une croissance remarquable de ses exportations intra-africaines (+20,7 % en 2025). Son intégration au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) renforce la sécurité des transactions. « Face aux tensions géopolitiques persistantes, notamment dans le détroit d’Ormuz, les ports marocains deviennent des alternatives stratégiques pour les échanges commerciaux entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique », souligne un observateur du secteur.

    Sécurité et stabilité : des enjeux communs au Sahel

    La lutte contre l’instabilité sécuritaire au Sahel reste une priorité partagée par la France et le Maroc. Les deux nations font face à des défis majeurs, comme la porosité des frontières et la montée des groupes armés. En renforçant leur collaboration en matière de sécurité et de gestion migratoire, Paris et Rabat ambitionnent de donner une nouvelle dimension à leur partenariat, déjà qualifié d’exceptionnel par les diplomaties des deux pays.

  • Guerre froide en afrique : Moscou et kiev s’affrontent sur le sol congolais

    Guerre froide en afrique : Moscou et kiev s’affrontent sur le sol congolais

    Une rencontre diplomatique en Afrique de l’Est s’est transformée en un affrontement verbal entre la Russie et l’Ukraine. Le 10 juillet, lors d’une conférence de presse à Bujumbura, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a accusé des citoyens ukrainiens de soutenir le mouvement M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, en collaboration avec Kinshasa et la Burundi. L’Ukraine a immédiatement rejeté ces allégations.

    Des accusations non étayées formulées à Bujumbura

    Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue burundais Édouard Bizimana, après une rencontre avec le président Évariste Ndayishimiye, actuel président de l’Union africaine, Lavrov a évoqué une implication ukrainienne dans le soutien au M23, un groupe armé sous sanctions onusiennes. Cependant, il n’a fourni aucune preuve concrète ni précision sur cette prétendue présence. Depuis janvier 2025, le M23 contrôle de vastes zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment après la prise de Goma. Plusieurs rapports d’experts des Nations unies confirment son approvisionnement par les Forces de défense rwandaises.

    Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Heorhii Tykhyi, a qualifié ces déclarations de pure désinformation. Il a rétorqué que la Russie, elle, arme des groupes en violation des sanctions internationales et recrute des ressortissants africains pour combattre en Ukraine. Selon lui, Moscou chercherait à compromettre les efforts de médiation engagés par les États-Unis dans la région des Grands Lacs.

    Un précédent malien qui fragilise la position ukrainienne

    Fin juillet 2024, une colonne composée de mercenaires russes du groupe Wagner et de soldats maliens tombe dans une embuscade tendue par des rebelles touaregs et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) dans le nord du Mali. Les assaillants revendiquent des dizaines de morts des deux côtés. Le 29 juillet, le porte-parole du renseignement militaire ukrainien (GUR), Andriï Yusov, affirme sur une chaîne publique que les attaquants avaient reçu des informations de ses services. Kiev revient ensuite sur ses propos, sans parvenir à convaincre ni Bamako ni Niamey. En août 2024, le Mali et le Niger rompent leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine, une décision suivie par le Burkina Faso. Depuis, Bamako a porté ce dossier devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

    Un schéma déjà observé au Soudan

    Depuis avril 2023, la guerre civile opposant l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR) a donné lieu à des allégations similaires. À la fin 2023, plusieurs médias évoquent la présence d’une unité spéciale ukrainienne du GUR, baptisée « Timur ». Aucune confirmation officielle de Kiev n’a été apportée. En janvier 2024, des vidéos circulent, montrant des frappes de drones attribuées à ces forces ciblant des combattants présentés comme des mercenaires russes et leurs alliés locaux. En octobre 2025, l’armée soudanaise annonce avoir tué des combattants étrangers, dont des Colombiens et des Ukrainiens, aux côtés des FSR lors des combats à El-Fasher.

    Ces deux précédents affaiblissent la crédibilité du démenti ukrainien concernant la RDC. Au Mali, un porte-parole officiel avait d’abord revendiqué un rôle avant de se rétracter. Au Soudan, l’ambiguïté persiste sans réponse définitive. Concernant le M23, aucune source ukrainienne, officielle ou non, n’a encore établi de lien. L’affaire congolaise reste donc non documentée à ce jour, alors que Lavrov poursuit sa tournée africaine en prévision du troisième Sommet Russie-Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre.

  • Le rôle clé du Maroc dans la lutte antiterroriste à Sebta

    Le rôle clé du Maroc dans la lutte antiterroriste à Sebta

    La coopération entre le Maroc et l’Espagne a joué un rôle déterminant dans la prévention des menaces terroristes pesant sur Sebta. Grâce à une vigilance accrue et à des échanges d’informations constants, les services de sécurité marocains ont permis d’éviter à plusieurs reprises des attaques d’envergure contre cette enclave stratégique.

    une menace persistante et des arrestations récentes

    Sebta, en raison de sa position géographique privilégiée à l’entrée de l’Europe depuis l’Afrique du Nord, reste une cible privilégiée pour les réseaux jihadistes. Les dernières opérations menées en plein cœur de la ville ont révélé une menace en mutation, passant du terrorisme traditionnel à des formes plus insidieuses, comme le terrorisme numérique. Ce dernier exploite internet pour recruter, financer et coordonner ses actions à l’échelle internationale.

    des chiffres qui témoignent d’une efficacité renforcée

    Entre 2012 et juin 2026, les forces de sécurité espagnoles ont mené 458 opérations antiterroristes, aboutissant à l’arrestation de 816 individus liés à des groupes jihadistes. Parmi ces actions, Sebta a été le théâtre de 19 opérations, conduisant à la neutralisation de 40 suspects. Sur les six premiers mois de 2026, 37 opérations supplémentaires ont permis l’arrestation de 68 personnes.

    une collaboration indispensable

    Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une coopération sécuritaire étroite entre le Maroc et l’Espagne. Les services marocains, en première ligne, surveillent en permanence les réseaux terroristes et contribuent activement à la sécurité de Sebta. Leur expertise dans le démantèlement des liens entre financement illicite et terrorisme a permis de déjouer de nombreuses menaces avant qu’elles ne passent à l’acte.