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  • Parlement confédéral de l’AES : une avancée institutionnelle sous le poids des défis sécuritaires

    Parlement confédéral de l’AES : une avancée institutionnelle sous le poids des défis sécuritaires

    Les trois États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) poursuivent la construction de leurs organes communs. À Ouagadougou, les présidents des assemblées législatives du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont rencontré le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la confédération, pour recueillir ses directives avant la mise en place du Parlement confédéral.

    Au sortir de cette entrevue, les dirigeants ont indiqué que la sélection des parlementaires aura lieu dans un avenir proche, permettant la tenue de la session inaugurale. Cette instance est chargée de défendre les intérêts des citoyens des trois pays, de soutenir le travail des institutions de l’AES et de renforcer le projet politique commun.

    Ce pas supplémentaire s’inscrit dans l’édification institutionnelle de l’AES, qui cherche à établir ses propres structures de pouvoir après avoir quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

    Cette avancée intervient néanmoins dans un climat sécuritaire très tendu. Depuis plusieurs semaines, les trois pays subissent une hausse des actions djihadistes, dont certaines d’une violence inédite, occasionnant de nombreuses victimes militaires et civiles. Des analystes s’étonnent que les plus hauts représentants parlementaires de l’AES se mobilisent pour accélérer la mise en place d’un parlement, alors qu’aucune réunion similaire n’a été programmée pour faire face à la détérioration de la situation sécuritaire. Cela soulève des doutes sur les priorités établies.

    Ce point de vue nourrit les critiques de ceux qui pensent que les responsables de l’AES privilégient désormais la mise en place d’institutions politiques, alors que la question sécuritaire demeure brûlante pour les citoyens. Sans nier l’intérêt à long terme d’un Parlement confédéral, ces observateurs estiment que cette direction pourrait être perçue comme déconnectée des attentes immédiates des populations, qui réclament des mesures tangibles contre la recrudescence des violences.

    Outre son poids institutionnel, ce développement est vu par certains experts comme les prémices d’une fracture accrue en Afrique de l’Ouest. En se dotant de ses propres organes, l’AES réaffirme son indépendance par rapport à la CEDEAO, ce qui pourrait creuser le fossé entre les deux blocs régionaux et rendre plus difficile une collaboration politique et sécuritaire élargie.

  • Transition bas carbone : la FENAGRI mobilise l’écosystème pour décarboner l’agroalimentaire au Maroc

    Transition bas carbone : la FENAGRI mobilise l’écosystème pour décarboner l’agroalimentaire au Maroc

    Le Forum National sur la Décarbonation des Industries Alimentaires, tenu lundi à Rabat sous l’impulsion de la Fédération Nationale de l’Agroalimentaire (FENAGRI), constitue un jalon majeur dans l’édification d’une feuille de route bas carbone pour un secteur clé de l’économie marocaine.
    Placé sous le patronage du ministère de l’Industrie et du Commerce ainsi que du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, ce rendez-vous a rassemblé l’ensemble des acteurs publics, privés, financiers, techniques et institutionnels impliqués dans la mutation durable des industries alimentaires au Maroc.
    Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par la FENAGRI pour soutenir la transition bas carbone du secteur, face à la flambée des coûts énergétiques, à la raréfaction des ressources hydriques, aux nouvelles exigences des marchés internationaux et à l’intégration croissante des critères climatiques dans les chaînes de valeur.
    Le secteur agroalimentaire occupe une place centrale dans l’économie nationale. Il génère un chiffre d’affaires annuel d’environ 191 milliards de dirhams, compte près de 2 600 entreprises réparties sur tout le territoire, emploie plus de 206 000 personnes, contribue à hauteur de 44 milliards de dirhams aux exportations et couvre environ 77 % des besoins intérieurs en produits alimentaires transformés.
    Cette performance économique s’accompagne d’un défi énergétique de taille. Les industries alimentaires consomment environ 380 000 tonnes équivalent pétrole par an, soit près de 20 % de la consommation énergétique industrielle nationale. Ces données soulignent à la fois le poids stratégique du secteur et la nécessité d’une décarbonation progressive, structurée et adaptée aux spécificités de chaque filière.

    Dans cette optique, la FENAGRI a lancé, avec le soutien du ministère de l’Industrie et du Commerce, une étude nationale destinée à bâtir une feuille de route de décarbonation des industries alimentaires à l’horizon 2040.
    Cette initiative vise à recenser les principales sources d’émissions, à évaluer les leviers de réduction, à définir les trajectoires de transition possibles et à proposer les conditions opérationnelles de mise en œuvre.
    Le forum a été l’occasion de présenter les premiers résultats de cette démarche et d’engager un dialogue structuré avec l’ensemble de l’écosystème. Les discussions ont fait émerger un large consensus : la décarbonation des industries alimentaires ne doit pas être perçue uniquement comme une contrainte réglementaire ou environnementale, mais comme un véritable levier de compétitivité, de modernisation industrielle, d’efficacité énergétique, d’accès aux marchés et de résilience pour les entreprises marocaines.
    « La décarbonation des industries alimentaires n’est plus une question pour demain. C’est un chantier du présent. Un chantier qui touche directement la compétitivité de nos entreprises, leur performance énergétique, leur accès aux marchés, leur capacité d’investissement et leur résilience face aux nouvelles exigences climatiques et économiques », a affirmé M. Abdelmounim El Eulj, président de la FENAGRI.
    Les échanges ont également souligné l’importance d’une mobilisation coordonnée entre pouvoirs publics, industriels, institutions financières, partenaires internationaux, experts techniques et fédérations professionnelles.

    La réussite de cette transition dépendra en particulier de la capacité à mettre en place des mécanismes d’accompagnement adaptés, à faciliter l’accès au financement vert, à renforcer l’expertise technique des entreprises et à promouvoir une approche intégrée assurant une meilleure cohérence entre les politiques industrielles, énergétiques, environnementales et hydriques.
    Une attention particulière a été accordée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) industrielles, qui représentent une part essentielle du tissu productif national. Leur accompagnement sera déterminant pour garantir une transition inclusive, progressive et réellement opérationnelle.
    Les participants ont mis en avant la nécessité de solutions accessibles, de diagnostics sur mesure, de projets bancables et de dispositifs de financement capables de répondre aux réalités des différentes filières alimentaires.
    À l’issue du forum, la FENAGRI a réaffirmé sa volonté de poursuivre cette dynamique sur la durée. Les prochaines étapes incluent la mise en place d’un cadre de suivi de la feuille de route, l’organisation d’ateliers par sous-filière, le renforcement du dialogue avec les partenaires financiers et techniques, ainsi que l’accompagnement des entreprises membres dans la définition et la mise en œuvre de leurs propres trajectoires de décarbonation.

  • Référendum au Sénégal : le pastef veut transformer les institutions

    Référendum au Sénégal : le pastef veut transformer les institutions

    Référendum au Sénégal : le pastef veut transformer les institutions

    Ousmane Sonko, président de l'assemblée nationale du Sénégal

    Adoptée le 29 juin par les députés, la proposition de révision de la Constitution sénégalaise sera finalement tranchée par voie référendaire.

    Devant l’Assemblée nationale, le garde des Sceaux Moussa Sarr a indiqué que le président Bassirou Diomaye Faye a choisi cette voie, conformément à l’article 103 de la Loi fondamentale.

    « Le président a tenu à informer le président de l’Assemblée nationale qu’il a décidé de soumettre le texte adopté au référendum », a déclaré le ministre de la Justice.

    Portée par la majorité issue du PASTEF, cette réforme ambitionne une refonte en profondeur de l’architecture institutionnelle. Elle vise à accroître le rôle du Parlement, redéfinir les prérogatives entre le président de la République et le Premier ministre, et remplacer le Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle.

    Le recours au référendum intervient dans un climat de vifs débats au sein de la classe politique sénégalaise. Les partisans y voient une avancée majeure vers une nouvelle gouvernance, tandis que les opposants redoutent un déséquilibre accru des pouvoirs.

    Cette consultation populaire permettra aux Sénégalais de se prononcer directement sur l’un des engagements phares du PASTEF lors de la présidentielle de 2024.

    Présentée comme une étape cruciale de la refondation institutionnelle, la réforme modifie plusieurs mécanismes de l’État : création d’une Cour constitutionnelle, nouveau rapport entre le président et le Premier ministre, renforcement du Parlement et séparation accrue entre fonction présidentielle et activité partisane.

    Pourquoi une réforme constitutionnelle maintenant ?

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF 2025), organisée par le MEDEF au stade de Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2025.

    La réforme constitutionnelle figurait parmi les promesses de campagne du PASTEF lors de l’élection de 2024. Elle devait incarner une rupture avec l’ancien système, accusé de concentrer trop de pouvoirs entre les mains du chef de l’État.

    L’accession de Bassirou Diomaye Faye à la présidence en mars 2024 avait suscité l’espoir d’une transformation rapide. Cependant, le contexte politique a évolué : le président a pris ses distances avec la direction du parti, tout en restant officiellement membre du PASTEF.

    Cette situation confère une dimension particulière au débat. Le parti majoritaire défend aujourd’hui une réforme qui touche directement l’équilibre des institutions, alors que les relations entre le président et son ancienne formation se sont complexifiées.

    Sans instaurer une nouvelle République, cette réforme provoque des discussions nourries. Ses partisans y voient une modernisation nécessaire ; ses détracteurs craignent une modification de l’équilibre des pouvoirs.

    Quelles sont les principales réformes proposées dans le nouveau texte ?

    L’une des transformations majeures est la suppression du Conseil constitutionnel au profit d’une Cour constitutionnelle aux compétences élargies.

    Actuellement composé de sept membres (un président, un vice-président et cinq juges), le Conseil passerait à neuf membres, dont sept juges. Le mandat de six ans, non renouvelable, serait maintenu.

    Le changement le plus notable réside dans les missions : la nouvelle Cour deviendrait « la plus haute juridiction » en matière constitutionnelle, électorale et référendaire, et régulerait le fonctionnement des institutions.

    Parmi les nouvelles compétences : contrôle des actes administratifs liés aux élections nationales, examen des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant les juridictions supérieures, et force exécutoire renforcée de ses décisions.

    Autre innovation : le Premier ministre pourrait saisir directement la juridiction constitutionnelle, alors que ce droit était réservé au président et à un dixième des députés.

    Pour les défenseurs de la réforme, cela renforce l’indépendance de la justice constitutionnelle. Les critiques s’interrogent sur la composition de la Cour et les garanties de son autonomie.

    Ousmane Sonko à la tribune de l'assemblée nationale

    Un nouvel équilibre entre le président de la République et le Premier ministre

    La réforme modifie la définition du pouvoir exécutif sans supprimer le rôle central du président.

    Actuellement, la Constitution stipule que le président « détermine la politique de la Nation ». La nouvelle version précise qu’il la détermine « en concertation avec le Premier ministre ».

    Cette modification introduit un partage du pouvoir exécutif. Le président conserve ses prérogatives régaliennes, mais la conduite de l’action gouvernementale pourrait davantage relever du Premier ministre.

    Autre innovation : l’article 57 permet au Premier ministre de présider le Conseil des ministres, sur délégation expresse du président et avec un ordre du jour fixé par ce dernier.

    La réforme reconnaît également explicitement l’existence des ministres délégués dans la composition du gouvernement.

    Le texte vise à réduire la concentration du pouvoir exécutif autour de la présidence, sans transformer le Sénégal en régime parlementaire. Le président reste la figure centrale, mais les responsabilités sont mieux réparties.

    Une séparation renforcée entre la fonction présidentielle et les partis politiques

    Actuellement, le président peut conserver des responsabilités au sein d’un parti. La réforme lui interdit de diriger un parti ou une coalition. Il ne pourrait exercer qu’une fonction honorifique et ne participer à une campagne électorale que s’il est lui-même candidat.

    Le texte élargit également les incompatibilités : le président ne pourrait exercer aucune autre fonction publique ou privée, même non rémunérée.

    L’objectif est de renforcer la neutralité de la fonction présidentielle et d’éviter la confusion entre l’État et l’appareil partisan.

    Les partisans du texte y voient une garantie d’impartialité ; les opposants estiment que cela pourrait limiter le lien politique entre un président élu et sa majorité.

    Un Parlement renforcé dans son role de contrôle

    La réforme prévoit un renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale. Les députés disposeraient de moyens de contrôle accrus, notamment des commissions d’enquête pouvant auditionner toute personne utile, ainsi qu’un droit de résolution.

    Le gouvernement devra rendre des comptes sur la gestion des ressources naturelles, avec obligation d’informer les députés sur les conventions d’investissement dans les secteurs stratégiques.

    La réforme interdit aussi le cumul entre une fonction ministérielle et un mandat local de maire ou de président de conseil départemental.

    Mieux encadrer la transition entre deux présidents

    Le nouveau président sénégalais élu, Bassirou Diomaye Faye (à gauche), serre la main de l'ancien président sénégalais Macky Sall (à droite) lors d'une séance de photos après avoir prêté serment devant le Conseil constitutionnel, à l'issue de la cérémonie d'investiture à Dakar, au Sénégal, le 2 avril 2024.

    La réforme crée un cadre juridique pour la période entre l’élection présidentielle et l’entrée en fonction du nouveau président.

    Durant cette phase, le président sortant serait limité dans certaines décisions engageant durablement le pays : il ne pourrait conclure certains contrats stratégiques, signer des conventions internationales ou engager de nouvelles opérations financières importantes, sauf nécessité de continuité de l’État.

    L’objectif est d’éviter qu’un pouvoir en fin de mandat prenne des décisions lourdes de conséquences pour son successeur.

    Ce qui ne change pas dans le projet de réforme

    Malgré les transformations proposées, la réforme constitutionnelle ne remet pas en cause plusieurs fondements du système politique sénégalais.

    Le président de la République continuera d’être élu au suffrage universel direct, avec un mandat limité à deux périodes successives de cinq ans.

    La forme républicaine de l’État reste inchangée, tout comme les principes fondamentaux protégés par l’article 103 de la Constitution.

    Ainsi, le texte ne marque pas l’avènement d’une nouvelle République : il vise plutôt à réorganiser le fonctionnement des institutions et à rééquilibrer les rapports entre les pouvoirs sans modifier la nature générale du régime.

  • Hermann Immongault tend l’oreille aux gabonais de Madagascar

    Hermann Immongault tend l’oreille aux gabonais de Madagascar

    À l’issue de sa mission officielle à Antananarivo, où il représentait le président de la République lors des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de Madagascar, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rencontré les ressortissants gabonais établis dans la Grande Île. Cette rencontre a permis d’échanger directement avec la communauté gabonaise sur ses préoccupations quotidiennes et de réaffirmer l’engagement des autorités de Libreville à maintenir un dialogue constant avec la diaspora.

    Au cours des échanges, les représentants de la diaspora ont exposé plusieurs difficultés auxquelles font face les Gabonais installés à Madagascar. Parmi les principales préoccupations figurent l’absence d’une représentation consulaire permanente, qui complique de nombreuses démarches administratives, ainsi que les questions liées aux étudiants gabonais, notamment le suivi des bourses, la reconnaissance des établissements universitaires et le renforcement des échanges académiques. Les membres de la communauté ont également plaidé pour un développement des relations économiques entre les deux pays, afin de favoriser les initiatives entrepreneuriales et les investissements croisés.

    Une coopération appelée à se renforcer

    Répondant à ces préoccupations, Hermann Immongault a assuré que les différentes doléances seraient examinées avec une attention particulière par les autorités compétentes. Il a évoqué la nécessité d’approfondir les interactions entre Libreville et Antananarivo, notamment sur les questions de visas, des bourses gérées par l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG) et de l’accompagnement des étudiants. Le vice-président du gouvernement a insisté sur la volonté de bâtir une relation plus étroite avec Madagascar, conformément à la vision portée par les deux chefs d’État.

    S’adressant également aux opérateurs économiques, Hermann Immongault a encouragé les hommes d’affaires malgaches à saisir les opportunités offertes par le Gabon, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire et de l’énergie. Il a assuré que les échanges institutionnels et économiques entre les deux pays seraient appelés à se multiplier dans les prochains mois. Cette rencontre avec la diaspora s’inscrit ainsi dans une dynamique de proximité avec les Gabonais de l’étranger et illustre la volonté des autorités de faire de la coopération entre Libreville et Antananarivo un levier de développement, au bénéfice des populations et des acteurs économiques des deux nations.

  • Ousmane Sonko salue une réforme constitutionnelle qui renforce la démocratie sénégalaise

    Ousmane Sonko salue une réforme constitutionnelle qui renforce la démocratie sénégalaise

    Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a qualifié la révision constitutionnelle adoptée lundi par les députés de la majorité parlementaire de l’une des « plus consolidantes », car elle permet de perfectionner la démocratie sénégalaise et d’accroître la transparence dans la gestion publique.

    « Cette réforme constitutionnelle est l’une des plus consolidantes qui nous permet de faire des pas de géant dans le perfectionnement de la démocratie sénégalaise, dans la transparence dans la gestion publique », a-t-il déclaré.

    M. Sonko présidait la séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution, une initiative des députés du groupe parlementaire Pastef-Les patriotes.

    Le président de l’institution parlementaire a annoncé l’envoi du texte adopté au chef de l’État « pour la suite à donner ».

    « Je ne vais pas lui invoquer l’article 103. Je demanderai au président de la République de promulguer cette loi, de la promulguer simplement et purement parce que le Conseil constitutionnel, dont les décisions s’imposent à tous les pouvoirs publics, administratifs, politiques […] réalise à la fois l’adoption et l’approbation », a-t-il indiqué.

    Selon lui, le vote de la proposition de loi marque la fin de la procédure d’adoption de ce texte important.

    Ousmane Sonko a fait un rappel historique du processus de révision, entamé il y a plusieurs années.

    « Les amendements qui viennent d’être intégrés dans la Constitution ont traversé tout le parcours politique de nos engagements », a-t-il ajouté.

    « Le dialogue est important, mais il n’est pas institutionnel. Ce dialogue a existé. Le président de la République a souhaité convoquer un dialogue politique auquel Pastef-Les patriotes a participé avec beaucoup d’autres formations politiques et organisations de toute obédience », a rappelé Ousmane Sonko.

    Il n’a pas manqué de féliciter les députés porteurs de cette proposition de révision constitutionnelle « conforme à ce qui est issu du dialogue ».

    Concernant la déclaration de patrimoine, l’ancien Premier ministre a assuré qu’il effectuerait très prochainement cet exercice après avoir quitté la tête du gouvernement.

    « J’ai déclaré mon patrimoine en tant que Premier ministre. J’ai trois mois pour faire une autre déclaration à la sortie. Et je vais déclarer la semaine prochaine », a annoncé Ousmane Sonko.

  • Journal 17h TU (29.06.26)

    Journal 17h TU (29.06.26)

    PolitiqueAfrique

    Journal 17h TU (29.06.26)

    La rédaction francophone de la DW
    29 juin 2026

    Adoption de la loi de révision constitutionnelle au Sénégal. Retour de déplacés maliens dans le cercle de Bankass après un accord avec le Jnim. Adama Dieng analyse la violence xénophobe en Afrique du Sud. Focus RDC : débat entre Christian Lumu et Prince Epenge.

    https://p.dw.com/p/5GGmi
  • Sénégal : le Pastef fait adopter sa révision constitutionnelle

    Sénégal : le Pastef fait adopter sa révision constitutionnelle

    Sénégal : le Pastef fait adopter sa révision constitutionnelle

    La majorité parlementaire du parti Pastef a approuvé le projet de loi de révision constitutionnelle par 129 voix en faveur. L’opposition a, pour sa part, boycotté la séance après l’expulsion de l’hémicycle du député Abdou Mbow, qui avait refusé de quitter le pupitre.

    Le ministre de la Justice, Moussa Sarr, représentait le gouvernement et a défendu quatre amendements. Ceux-ci ont tous été rejetés par les députés de la majorité. Notre envoyé spécial était présent à l’Assemblée nationale.

    Boycott de l’opposition

    Les députés de l’opposition accusent le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, d’avoir violé le règlement intérieur, ce qui a motivé leur boycott de la séance. Ils qualifient cette révision constitutionnelle proposée par le Pastef de « forfaiture ».

    Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire de l’opposition, a déclaré : « L’objectif a été atteint : montrer à la face du monde que ce qui se passe à l’Assemblée nationale est de la dictature, de la forfaiture. On a mobilisé des gendarmes pour évacuer un député qui n’exerçait qu’un seul droit : celui de prendre la parole. Voilà ce que nous voulions montrer. Objectif atteint. »

    Concurrence gouvernement/Pastef

    Le ministre de la Justice, Moussa Sarr, a vu ses quatre amendements rejetés par les députés du Pastef. Ils portaient sur ce qu’il considère comme une rupture d’équilibre entre le président et l’Assemblée nationale, en faveur de cette dernière : « Cette révision touche à des questions constitutionnelles majeures et altère les équilibres de notre régime : rationalisation de la motion de censure, limitation du droit de dissolution, modalités de complétion de la Cour constitutionnelle, et articulation avec notre statut fondamental et nos engagements internationaux. En effet, élargir la faculté de déposer une motion de censure à dix reprises durant une législature, tout en ne prévoyant qu’une seule dissolution pour le président de la République durant son mandat, revient à rompre l’équilibre institutionnel traditionnel. »

    Dissensions des camps Diomaye Faye et Sonko

    Parmi les points de discordance entre le Pastef et le président Bassirou Diomaye Faye figure notamment l’obligation de déclaration de patrimoine, au début et à la fin du mandat. Une divergence qui ne devrait pas exister, selon Ousmane Sonko. Le président de l’Assemblée nationale rappelle qu’il s’agissait d’engagements pris. « Le président de la République a repris le texte en ne gardant que ce qui l’arrange. La Constitution n’appartient pas à Bassirou Diomaye Faye. Venir dire : ‘non, je ne ferai plus de déclaration de patrimoine à la fin’, ‘non, je veux être président de parti’, alors que ce sont des engagements pris lors d’un dialogue politique, portés par le parti… Depuis plus de dix ans, nous menons ce combat ensemble. Au nom de quoi une seule personne peut se donner le droit de faire le tri et de ne garder que ce qui l’arrange ? »

    Ousmane Sonko a demandé au président Bassirou Diomaye Faye de promulguer la loi. De son côté, le chef de l’État souhaite soumettre le texte au référendum. Cette réforme a donné lieu à des manifestations de l’opposition et de la société civile, ce lundi matin, non loin de l’Assemblée nationale.

  • Niger: le directeur de L’Enquêteur interpellé à Niamey

    Niger: le directeur de L’Enquêteur interpellé à Niamey

    Le directeur de publication du quotidien privé L’Enquêteur a été arrêté par les forces de sécurité dans la capitale. En l’absence de motifs officiels, les professionnels des médias retiennent leur souffle.

    NIAMEY, 29 juin 2026 – L’inquiétude grandit au sein de la communauté des médias au Niger. Soumana Idrissa Maïga, figure bien connue du paysage médiatique local et directeur de publication du journal L’Enquêteur, a été interpellé à Niamey par les forces de sécurité.

    L’information, confirmée par plusieurs sources concordantes, s’est rapidement propagée dans la capitale, relançant les débats sur l’exercice du métier de journaliste dans la sous-région.

    L’ombre du flou procédural

    À l’heure actuelle, le plus grand flou entoure les circonstances exactes et les raisons de cette arrestation. Les autorités policières et judiciaires n’ont communiqué aucun motif officiel pour justifier cette privation de liberté. Les proches du journaliste, tout comme la rédaction de L’Enquêteur, attendent toujours des clarifications sur les accusations portées contre lui.

    Face à cette situation, les organisations de défense des journalistes et les plateformes d’information régionales observent une prudence rigoureuse. Les observateurs préfèrent attendre les versions officielles de la justice ou des avocats de la défense avant de se prononcer.

    Un précédent en avril 2024

    Cette nouvelle interpellation intervient deux ans après une première procédure judiciaire visant le journaliste. En avril 2024, la Police judiciaire avait arrêté Soumana Idrissa Maïga après la publication d’un article évoquant l’installation présumée d’équipements d’écoute par des agents russes dans des bâtiments officiels nigériens.

    Après quatre jours de garde à vue, la justice l’avait placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Niamey pour « atteinte à la défense nationale », un chef d’accusation passible de dix ans d’emprisonnement. À l’époque, Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé une détention qu’elle qualifiait d’arbitraire et avait demandé l’abandon des poursuites. Quelques semaines plus tard, la justice lui avait finalement accordé une liberté provisoire.

    Une liberté de la presse sous pression

    Plus largement, le contexte de la liberté de la presse au Niger s’est considérablement dégradé depuis le coup d’État militaire du 26 juillet 2023. Dans son classement mondial publié en avril 2026, RSF classe le Niger au 120ᵉ rang, soit la plus forte baisse enregistrée cette année avec un recul de 37 places.

    L’organisation estime que les autorités de la transition restreignent progressivement l’espace médiatique au nom de la sécurité nationale, contribuant ainsi à faire du Sahel l’une des régions les plus difficiles pour l’exercice du journalisme indépendant.

    L’affaire suit son cours et de nouvelles informations seront communiquées dès qu’elles seront disponibles et vérifiées.

  • La FIFA clôt la controverse sur le match Algérie-Autriche

    La FIFA clôt la controverse sur le match Algérie-Autriche

    La Fédération internationale de football (FIFA) a mis un terme aux spéculations : aucune enquête ne sera ouverte concernant les soupçons de match arrangé entre l’Autriche et l’Algérie lors de la Coupe du monde. Ces allégations laissaient entendre que les deux sélections auraient convenu d’un partage des points pour se qualifier ensemble en huitièmes de finale.

    La rencontre, disputée dans une ambiance électrique, s’est achevée sur un score de 3-3. L’Autriche a égalisé à la 96e minute, trois minutes seulement après que Riyad Mahrez a donné l’avantage à l’Algérie. Ce but, construit sur une séquence de 110 passes consécutives, aurait pu envoyer l’Autriche à la maison.

    Les tensions étaient palpables : Marco Arnautović a vivement réagi contre le banc algérien, gestes de colère à l’appui. Au classement final, l’Autriche a décroché la deuxième place du groupe, tandis que l’Algérie, troisième, a également validé son billet pour le tour suivant.

    Les rumeurs d’un arrangement ont circulé, certains observateurs estimant que l’Algérie avait volontairement laissé son adversaire égaliser dans les ultimes secondes. La FIFA a catégoriquement démenti ces allégations, affirmant n’avoir aucun doute sur la régularité du résultat.

    Ralf Rangnick, sélectionneur autrichien, a lui aussi repoussé ces accusations. De son côté, Riyad Mahrez a reconnu que le scénario paraissait étrange, sans pour autant confirmer une manipulation. « C’était un peu étrange, pour être honnête. Nous jouions sur les ailes et ils étaient en retrait, mais à la dernière minute, l’un d’eux a fait une passe, s’est retourné, et j’ai dû réagir. Je dois respecter le football. Le ballon est arrivé devant le gardien et j’aurais dû marquer. Je sais que la situation est étrange, mais c’est le football et je dois le respecter. Pour l’Autriche, le principal est qu’elle ait marqué et validé son billet. Nous sommes passés tous les deux, et c’est ce qui compte. »

    Désormais, l’Autriche se prépare à affronter l’Espagne en huitièmes de finale, championne d’Europe en titre. En cas de succès, elle pourrait croiser le Portugal ou la Croatie. L’Algérie, de son côté, défiera la Suisse avant un possible choc face à l’Argentine en quarts, si les deux équipes confirment leur dynamique.

  • Mercato : liverpool se Rabat sur bradley barcola après le choix de diomande pour le psg

    Mercato : liverpool se Rabat sur bradley barcola après le choix de diomande pour le psg

    Liverpool a dû ajuster ses plans pour trouver un ailier de haut niveau. Sa priorité, Yan Diomande, a clairement indiqué vouloir rejoindre le Paris Saint-Germain. Les Reds se tournent désormais vers Bradley Barcola, un joueur sous contrat avec le PSG, pour préparer l’après-Mohamed Salah.

    Diomande préfère le PSG

    Le jeune ailier du RB Leipzig, âgé de 19 ans, a impressionné lors de la Coupe du monde. Mais il devrait finalement s’engager avec le champion de France. Le PSG est confiant d’aboutir à un accord avec Leipzig, qui réclamait initialement un montant très élevé. Liverpool, de son côté, n’a pas voulu dépasser son estimation interne pour ce talent, ce qui a bloqué le transfert.

    Barcola, nouvelle cible des Reds

    Avec Diomande sur le point de filer en Ligue 1, Liverpool a activé son plan B : Bradley Barcola. L’ailier de 23 ans figure en bonne place sur la liste des recrues potentielles établie par le staff d’Anfield. Son profil correspond à ce que recherche le club pour succéder à Salah, d’autant plus après la réussite du recrutement de Victor Munoz en provenance d’Osasuna.

    La situation de l’international français au PSG est ambiguë. Bien qu’il soit toujours apprécié, son avenir est incertain. Barcola est frustré de ne pas être titularisé lors des rencontres les plus cruciales. Il a notamment été déçu de ne pas figurer dans le onze de départ de la finale de la Ligue des champions remportée par Paris contre Arsenal, ce qui soulève des questions sur son rôle sous les ordres de Luis Enrique.

    Un départ possible cet été

    Le PSG ne souhaite pas se séparer de Barcola, mais pourrait être contraint de le céder cet été. Son contrat expire dans deux ans : c’est la dernière fenêtre pour obtenir un transfert conséquent si le joueur refuse de prolonger. Le club parisien ne bradera pas son attaquant, mais ne s’opposera pas à un départ si une offre intéressante arrive.

    Arsenal a été évoqué, mais les Gunners semblent concentrés sur d’autres pistes. Liverpool apparaît comme le club le plus déterminé à tester la position du PSG, surtout si Barcola revient de ses obligations internationales avec des doutes sur son temps de jeu.

    Le bilan de Barcola au PSG

    Arrivé à l’été 2023 pour 45 millions d’euros, Barcola a disputé 152 matchs sous le maillot parisien, inscrivant 39 buts et délivrant 37 passes décisives. Son palmarès compte douze trophées, dont deux Ligues des champions et trois titres de champion de France.

    En Coupe du monde, il a marqué contre le Sénégal et délivré une passe décisive face à la Norvège avec l’équipe de France.

  • Sénégal : Ousmane Sonko presse Bassirou Diomaye Faye après le vote de la révision constitutionnelle

    Sénégal : Ousmane Sonko presse Bassirou Diomaye Faye après le vote de la révision constitutionnelle

    Ce lundi 29 juin 2026, les députés sénégalais ont massivement approuvé la révision constitutionnelle proposée. Malgré le boycott de l’opposition, les 129 élus de la majorité Pastef présents ont voté en faveur du texte.

    Peu après le scrutin, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a évoqué les désaccords qui le séparent du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, sur plusieurs points du texte.

    « Nous conservons l’espoir. Il n’est jamais trop tard pour retrouver l’essentiel, pour renouer avec ce qui constitue son identité politique. Je doute qu’il ait pu changer à ce point en si peu de temps », a lancé Sonko, s’adressant directement à Faye.

    Il a notamment abordé la question de la déclaration de patrimoine du président. D’après son analyse, le projet initial prévoyait une déclaration à la fois en début et en fin de mandat, avant que des réserves ne soient émises.

    « C’est lui-même qui, candidat, avait déclaré que le président doit déclarer son patrimoine à l’entrée et à la sortie. Les vidéos existent. Qu’est-ce qui a changé ? », a interrogé Sonko.

    Il considère qu’un engagement pris envers les Sénégalais ne peut être modifié selon les circonstances.

    « Au nom de quoi une seule personne peut-elle se permettre de choisir les dispositions qui lui conviennent et d’écarter les autres ? C’est inacceptable », a-t-il martelé.

    Ces prises de position révèlent des tensions croissantes entre les deux dirigeants, pourtant alliés lors de la campagne présidentielle de mars 2024 sous la bannière de Pastef.

  • Sénégal : Ousmane Sonko tape du poing et promet une stabilité inébranlable

    Sénégal : Ousmane Sonko tape du poing et promet une stabilité inébranlable

    Dans un climat d’agitations médiatiques et politiques, Ousmane Sonko, chef du gouvernement, a fermement réaffirmé la robustesse des institutions et le maintien de l’ordre public. S’appuyant sur sa majorité parlementaire, il a assuré que l’Assemblée nationale resterait le gardien absolu de la stabilité nationale.

    Le message est clair, intransigeant et rassurant. S’adressant directement au peuple sénégalais, Ousmane Sonko a écarté d’un geste les rumeurs de tensions et les spectres de crises qui circulent dans l’espace public. Pour lui, la stabilité du Sénégal est non négociable et ne saurait être ébranlée.

    Qualifiant les tensions actuelles de simples « tempêtes dans des verres d’eau », Ousmane Sonko a dénoncé l’agitation qui règne sur le web et dans une partie de la presse, où certains prédisent des blocages à l’Assemblée nationale ou des risques d’embrasement. « Rien ne bougera dans ce pays, rien, absolument rien », a-t-il martelé.

    Pour étayer son propos, il a rappelé la légitimité politique sur laquelle repose son action : une majorité parlementaire solide, une large popularité et un soutien massif de la jeunesse sénégalaise. Ce bloc constitue, selon lui, le rempart naturel contre toute tentative de déstabilisation.

    Au-delà du discours sécuritaire, Ousmane Sonko a insisté sur l’ancrage démocratique du pays et l’impartialité de l’État. Il a souligné que les décisions officielles et de justice « s’appliqueront à tout le monde » sans exception, excluant tout abus de pouvoir.

    L’avenir politique et les orientations du Sénégal se décideront exclusivement de manière pacifique et démocratique. Le Premier ministre a conclu en affirmant que les citoyens sénégalais se rendront « tranquillement à chaque élection » pour choisir librement leurs dirigeants et exprimer leur souveraineté.