Catégorie : A la Une

  • Rts 1 zappe encore ousmane sonko, la polémique enfle

    Rts 1 zappe encore ousmane sonko, la polémique enfle

    Ousmane Sonko - RTS 1 polémique révision constitutionnelle

    La chaîne publique sénégalaise RTS 1 est à nouveau au cœur d’une vive polémique. Ce lundi 29 juin 2026, les téléspectateurs ont constaté que la séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution n’était pas retransmise en direct. Une absence de diffusion qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux.

    Sur X (anciennement Twitter), de nombreux internautes dénoncent un choix éditorial qu’ils jugent sélectif, voire politique. Certains y voient une mise à l’écart délibérée des figures politiques, en particulier Ousmane Sonko, dont les interventions auraient été évitées par la direction de la chaîne. Les commentaires se sont multipliés dès le début des débats parlementaires.

    Le compte « Maps Cissé » a simplement annoncé la tenue de la séance, sans lien vers une diffusion télévisée. Cette absence a ravivé les critiques sur le rôle de la télévision publique dans le traitement de l’actualité institutionnelle au Sénégal.

    Entre résignation et colère, les avis divergent. « Ce n’est plus une surprise », peut-on lire, tandis que d’autres jugent « incompréhensible » que la RTS 1 choisisse de ne pas couvrir un événement aussi important pour la vie démocratique du pays. La polémique ne faiblit pas et le débat sur l’équité médiatique est relancé.

  • Crise des droits humains en RDC : l’ONU alerte sur une situation exceptionnelle

    Crise des droits humains en RDC : l’ONU alerte sur une situation exceptionnelle

  • Ebola en RDC : l’africa cdc et l’oms intensifient la riposte

    Ebola en RDC : l’africa cdc et l’oms intensifient la riposte

    La propagation du virus Ebola se poursuit en République démocratique du Congo (RDC), avec 1 203 cas recensés et 321 décès depuis la déclaration de l’épidémie mi-mai. Les données officielles font état de 148 patients guéris, tandis que 419 autres sont hospitalisés ou placés en isolement. Provoquée par la souche Bundibugyo, la maladie touche désormais 34 zones de santé dans les provinces de l’Ituri, principal foyer, ainsi que du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Les autorités sanitaires congolaises soulèvent plusieurs obstacles à la réponse : refus de certaines communautés de se soumettre aux tests post-mortem, capacités de prise en charge limitées en Ituri et un taux de suivi des contacts toujours inférieur à l’objectif de 95 %. Elles appellent la population à signaler tout cas suspect, à respecter les gestes barrières et à éviter toute manipulation des dépouilles.

    Les partenaires internationaux restent engagés. Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), a confirmé que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), ainsi que les autorités congolaises et françaises mènent une réponse coordonnée pour endiguer l’épidémie.

    De son côté, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a estimé que le conflit armé complique fortement les opérations sanitaires, en limitant l’accès aux zones touchées, en dispersant les contacts et en accroissant la méfiance des populations.

    Dans ce contexte, l’Africa CDC a annoncé le lancement, en partenariat avec le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et le gouvernement ougandais, d’une Équipe continentale conjointe d’appui à la gestion des incidents (IMST). Basée à l’Université de Makerere, en Ouganda, cette plateforme vise à renforcer la coordination des interventions, l’assistance technique et la coopération transfrontalière au profit de la RDC, de l’Ouganda et des pays voisins exposés.

    D’après l’Africa CDC, cette initiative reflète la volonté du continent de renforcer ses capacités de préparation et de réponse aux urgences sanitaires grâce à une action coordonnée et pilotée par les États africains.

  • L’ONU au Togo renforce ses agents de sécurité sur l’inclusivité et la protection contre les abus

    L’ONU au Togo renforce ses agents de sécurité sur l’inclusivité et la protection contre les abus

    À Lomé, 95 agents de la société Intercon Security, qui assure la sécurité des installations onusiennes au Togo, ont participé à une formation intensive sur la lutte contre les abus sexuels et l’inclusion des personnes handicapées. Une démarche essentielle pour concilier sécurité et valeurs éthiques fondamentales.

    LOMÉ, 29 juin 2026 – Garantir la sécurité physique des locaux diplomatiques ne suffit pas ; encore faut-il incarner les principes de respect et de dignité humaine. C’est dans cette optique que le Bureau de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Togo, en partenariat avec l’UNFPA-Togo, a mis sur pied une session de formation d’envergure les 25 et 27 juin 2026 à Lomé.

    Au total, 95 agents d’Intercon Security – acteur clé de la sécurité quotidienne des agences onusiennes – ont été formés aux standards internationaux en matière de droits humains et d’éthique professionnelle.

    Nations Unies Togo

    Des sentinelles face aux dérives : les enjeux de la PSEA

    Sur le terrain, les agents de sécurité représentent bien plus que des vigiles : ils constituent le premier contact avec le public, les partenaires et les personnels vulnérables. Face aux risques, les Nations Unies appliquent une politique de tolérance zéro.

    Le cœur du programme a donc porté sur la Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels (PSEA) et la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Les sessions ont alterné cas pratiques et rappels juridiques autour de quatre axes :

    • Assimilation des règles fondamentales : comprendre le cadre éthique strict de l’ONU régissant chaque interaction professionnelle.
    • Adoption de bonnes pratiques : transformer les concepts théoriques en réflexes professionnels irréprochables.
    • Identification des comportements prohibés : repérer avec rigueur les signaux faibles et les dérives (harcèlement, abus de pouvoir, discriminations).
    • Maîtrise des canaux de signalement : connaître et utiliser les mécanismes internes de dénonciation, en garantissant anonymat et protection des victimes.

    « Le respect des droits et de la dignité de tous, en particulier des personnes les plus vulnérables sur le lieu de travail, n’est pas une option. C’est l’affaire de tous, à commencer par ceux qui protègent nos espaces. » — Note d’orientation des organisateurs

    Nations Unies Togo

    Changer de regard sur le handicap

    Les agents ont également été sensibilisés aux protocoles d’accueil et d’accompagnement bienveillant des personnes en situation de handicap, afin de faire des locaux onusiens des espaces universellement accessibles, inclusifs et protecteurs.

    En investissant dans la formation de ses prestataires de première ligne, le Système des Nations Unies au Togo envoie un signal fort : la sécurité ne se mesure pas seulement à la solidité des infrastructures, mais aussi à l’intégrité, au professionnalisme et à l’inclusivité des femmes et des hommes qui les incarnent.

    Nations Unies Togo
  • Attaque d’Inates : une vidéo djihadiste relance les inquiétudes sécuritaires au Niger

    Attaque d’Inates : une vidéo djihadiste relance les inquiétudes sécuritaires au Niger

    Les groupes djihadistes opérant dans la zone des trois frontières ont diffusé une vidéo qu’ils présentent comme le document de l’assaut du 17 juin 2026 contre la base militaire d’Inates, dans la région de Tillabéry, à l’ouest du Niger.

    D’après les images et les commentaires accompagnant cette publication, l’attaque aurait débuté par des tirs de mortier ciblant les installations. Les assaillants affirment avoir encerclé la base avant de lancer un assaut avec des armes automatiques et des lance-grenades, révélant une opération minutieusement planifiée.

    Les auteurs de la vidéo soutiennent que les soldats nigériens n’ont opposé qu’une faible résistance avant de tenter de se replier. Ils ajoutent que plusieurs embuscades avaient été disposées autour de la base pour empêcher toute retraite ou l’arrivée de renforts.

    Des bilans impossibles à vérifier

    Les bilans avancés par les groupes djihadistes restent toutefois invérifiables de manière indépendante. Ils revendiquent la mort d’au moins 80 militaires nigériens, la destruction de sept véhicules blindés, de six pick-up et de neuf camions-citernes. Ils affirment également s’être emparés de vingt pick-up, de dix-huit mitrailleuses, d’un fusil de précision, de plusieurs lance-grenades, de trois mortiers et d’importantes quantités de munitions.

    Ces chiffres n’ont été confirmés ni par les autorités nigériennes ni par une source indépendante. Comme souvent dans ce type de conflit, les organisations armées utilisent leurs propres vidéos comme outil de propagande pour démontrer leur capacité opérationnelle, intimider leurs adversaires et renforcer leur recrutement. Les bilans diffusés peuvent donc être exagérés ou incomplets.

    Une dégradation persistante de la sécurité

    Quoi qu’il en soit, cette nouvelle attaque illustre une fois de plus la détérioration continue de la situation sécuritaire dans la région de Tillabéry, où les forces nigériennes font face à des offensives de plus en plus sophistiquées. Malgré les changements de stratégie opérés ces dernières années et le renforcement de la coopération militaire avec de nouveaux partenaires, les groupes armés continuent de montrer leur capacité à planifier des attaques complexes contre des positions militaires.

    La diffusion de cette vidéo constitue également un message stratégique. Au-delà de la violence des combats, elle vise à afficher la puissance des groupes djihadistes, à fragiliser le moral des forces de sécurité et à envoyer un signal à l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre l’insurrection au Sahel.

  • Lucas Chevalier : le PSG a pris sa décision pour l’avenir du gardien

    Lucas Chevalier : le PSG a pris sa décision pour l’avenir du gardien

    Lucas Chevalier, pressenti pour succéder à Gianluigi Donnarumma dans les cages parisiennes, a finalement vu Matvey Safonov lui ravir la place de titulaire en cours d’exercice. Pourtant, la direction du PSG a pris la décision de ne pas se séparer de son gardien français lors du prochain mercato.

    Le PSG a choisi de conserver Lucas Chevalier

    Depuis qu’il a délogé Lucas Chevalier, Matvey Safonov n’a plus lâché les cages parisiennes et a notamment conduit le PSG vers un deuxième sacre consécutif en Ligue des champions. Cette situation aurait pu laisser présager un départ de l’ancien Lillois. Pourtant, le club a tranché : Lucas Chevalier sera conservé lors de la prochaine intersaison. Aucun transfert n’est donc à l’ordre du jour, le staff ayant été séduit par son comportement et les signaux positifs émis en seconde partie de saison.

    Un jeune gardien italien rejoint le PSG

    Parallèlement, le PSG anticipe la succession au poste de gardien. Le jeune Alessandro Longoni, 18 ans, s’apprête à signer librement en provenance de l’AC Milan. Il viendra compenser le départ de Renato Marin, prêté pour une saison au CD Nacional, club de première division portugaise. Ainsi, si Matvey Safonov et Lucas Chevalier devraient continuer à se disputer la place de numéro un la saison prochaine, Longoni et Marin représentent l’avenir dans les buts parisiens.

  • Maurice Kamto appelle les Camerounais à se dresser pour l’avenir

    Maurice Kamto appelle les Camerounais à se dresser pour l’avenir

    Ce lundi 29 juin 2026, Maurice Kamto, président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a publié sa traditionnelle note hebdomadaire. Il y exhorte ses concitoyens à la résilience et à l’espoir, malgré les difficultés politiques.

    Depuis plus d’un an, chaque lundi, l’opposant camerounais partage une réflexion profonde, fidèle à son engagement.

    « Il ne nous reste plus qu’à choisir entre tuer l’avenir et nous soumettre à jamais, ou nous dresser sur l’unique jambe qui nous reste, l’unique bras qui bouge encore, l’unique œil ouvert qui refuse de se fermer, parce qu’il perçoit le futur là où d’autres ne voient que le néant. Je ne perdrai pas mon pari sur le triomphe de la raison, je ne le perdrai pas. Parce que derrière les soubresauts, les pulsions grégaires primaires, derrière la déraison et les haines, c’est la lumière de la conscience qui éclaire la marche des peuples. C’est ce qui sauvera le Cameroun. C’est ce qui redressera l’Afrique », a écrit Maurice Kamto.

    Maurice Kamto estime que le redressement du Cameroun est le moteur et le symbole de la renaissance de toute l’Afrique.

  • Un match de Ligue 1 gratuit chaque semaine ? L’Assemblée se penche sur la proposition de loi

    Un match de Ligue 1 gratuit chaque semaine ? L’Assemblée se penche sur la proposition de loi

    L’Assemblée nationale examine ce lundi une proposition de loi visant à réformer le football professionnel français. L’un des points clés du texte prévoit la diffusion en clair d’un match de Ligue 1 par journée, une mesure à laquelle la Ligue de football professionnel (LFP) s’oppose fermement.

    Actuellement, pour regarder une rencontre de Ligue 1, il faut souscrire un abonnement à la plateforme Ligue1+, à partir de 15 euros par mois. Celle-ci revendique environ un million d’abonnés. Les députés à l’origine de l’amendement estiment que la multiplication des diffuseurs et des abonnements payants éloigne le public du sport et favorise le piratage. Ils proposent donc d’imposer, à chaque commercialisation des droits télévisuels, un lot pour la diffusion gratuite d’un match par semaine. Selon eux, cela contribuerait indéniablement à la visibilité du football national. Cette idée découle du rapport de la mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives, menée en 2021 par le député Cédric Roussel.

    L’économiste du sport Pierre Rondeau, interrogé sur RMC, souligne que sur les 22 millions de Français intéressés par la Ligue 1, seul un million est abonné à Ligue1+. Il y aurait selon lui un fort potentiel d’attraction d’un nouveau public si l’accès devenait gratuit, avec un possible gain de un à quatre millions de téléspectateurs.

    La LFP, de son côté, s’oppose à cette mesure, craignant une dévaluation des droits de diffusion qui représentent plus de la moitié des revenus des clubs. Un intense lobbying auprès des députés a été mené par l’instance et les chaînes de télévision en amont de l’examen.

    La proposition de loi a déjà été adoptée par le Sénat l’an dernier, puis en commission à l’Assemblée en mai dernier, où l’amendement a été introduit. Après le passage dans l’hémicycle ce lundi, le texte pourra encore être modifié par la commission mixte paritaire (CMP) prévue le 21 juillet. Le projet couvre un large spectre : lutte contre le piratage, renforcement du rôle des fédérations et du ministère des Sports dans la gouvernance des ligues professionnelles, encadrement de la redistribution des revenus audiovisuels, et plafonnement des rémunérations des dirigeants.

  • Côte d’Ivoire : économie, sport et concours animent la presse

    Les journaux ivoiriens du lundi 29 juin 2026 offrent une palette d’actualités, allant des négociations économiques avec l’Union européenne aux enjeux sportifs de la Coupe du monde, en passant par le lancement des concours de la fonction publique.

    Sur le plan économique, la délégation ivoirienne est à Bruxelles pour discuter du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Le Patriote titre sur l’ouverture d’un dialogue stratégique avec l’UE et le secteur privé belge, tandis que Fraternité Matin souligne la mobilisation de l’Union européenne.

    À l’approche du match crucial des 16es de finale de la Coupe du monde 2026, qui opposera la Côte d’Ivoire à la Norvège, la presse sportive appelle à la mobilisation. Le Nouveau Réveil évoque un rendez-vous historique, et La Régionale relaie l’appel du ministre Ousmane Gbané à soutenir les Éléphants.

    Enfin, la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana a donné le coup d’envoi des concours administratifs 2026, insistant sur la transparence et le mérite. Fraternité Matin et La Régionale rapportent cet événement, ce dernier précisant que les résultats ne refléteront que le mérite des candidats.

  • Kang-in Lee vers l’atletico de Madrid : le PSG attend 35m€

    Kang-in Lee vers l’atletico de Madrid : le PSG attend 35m€

    Le PSG s’apprête à vivre un mercato estival agité, avec plusieurs mouvements attendus. Côté départs, Kang-In Lee devrait quitter la capitale française. Le milieu offensif sud-coréen de 25 ans est en passe de rejoindre l’Atlético de Madrid, et son officialisation pourrait coïncider avec la Coupe du monde 2026.

    Le club parisien avance également sur les arrivées de Yan Diomandé, Maghnes Akliouche et Alessandro Longoni. Mais c’est bien le départ de Kang-In Lee qui retient l’attention. Estimant avoir besoin d’un nouveau challenge, l’international sud-coréen aurait trouvé un accord avec les Colchoneros.

    Un transfert annoncé pendant le Mondial 2026 ?

    Selon des informations concordantes, l’Atlético de Madrid profiterait de la Coupe du monde en Amérique pour dévoiler sa nouvelle recrue. L’élimination précoce de la Corée du Sud pourrait accélérer l’officialisation. Le PSG espère récupérer entre 30 et 35 millions d’euros pour ce transfert, une somme qui ne devrait pas freiner le club madrilène.

    Le PSG fixe le prix : 35M€

    Les dirigeants parisiens ont fixé le montant du transfert autour de 35 millions d’euros. Du côté de l’Atlético, on serait prêt à répondre à cette exigence pour s’attacher les services de Kang-In Lee. L’accord entre le joueur et le club espagnol serait déjà scellé. Il ne reste plus qu’à finaliser les détails avec le PSG pour boucler cette opération.

  • Football en RDC : les Léopards, ciment d’une nation unie

    Football en RDC : les Léopards, ciment d’une nation unie

    En menant les Léopards jusqu’aux seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, la République démocratique du Congo ne savoure pas seulement un exploit sportif. Ce parcours incarne aussi une ambition politique : faire du football un vecteur d’unité nationale et un emblème du retour en force de l’État. Le président Félix Tshisekedi poursuit cette stratégie depuis plusieurs années.

    De Kinshasa à Lubumbashi, de Kisangani à Mbuji-Mayi, sans oublier les villes meurtries de l’Est, les Congolais ont envahi les rues le 28 juin pour fêter la qualification historique des Léopards parmi les meilleures équipes mondiales. Pendant quelques instants, les divisions politiques, régionales et communautaires se sont effacées derrière un même étendard.

    Dans un pays longtemps résumé à ses crises sécuritaires, cette aventure sportive raconte une autre histoire : celle d’une nation qui retrouve confiance. Le football ne suffit pas à tout expliquer, mais il agit comme un révélateur. Derrière les exploits des Léopards se dessine une volonté plus profonde : rebâtir une fierté nationale dans un pays marqué par des décennies de guerre, de fractures et de convoitises étrangères.

    Une vision politique clairement énoncée

    Cette interprétation n’est pas le fruit du hasard. Dans son discours à la Nation du 9 décembre, Félix Tshisekedi a consacré un long passage au sport. Il a salué les performances des athlètes congolais, rappelé la qualification des Léopards et affirmé que « chaque victoire, chaque drapeau hissé, construit notre fierté, notre identité nationale et le socle immatériel de notre unité ».

    Cette phrase résume une vision politique. Pour le chef de l’État, le football n’est pas qu’un divertissement populaire. Il participe à la cohésion nationale et rappelle qu’au-delà des tensions, il existe une communauté de destin congolaise.

    Dans le même discours, Félix Tshisekedi a insisté sur une idée centrale : la République démocratique du Congo reste « une et indivisible », malgré les agressions extérieures, les groupes armés et les tentatives de fragmentation du territoire. Chaque succès des Léopards devient ainsi une démonstration symbolique de cette unité retrouvée.

    Le sport comme outil de souveraineté

    Depuis plusieurs années, le pouvoir congolais multiplie les initiatives pour redonner une place stratégique au sport. Organisation de grands événements continentaux, réforme de la gouvernance sportive, soutien affiché aux sélections nationales, mise en avant des athlètes : toutes ces actions traduisent une conviction simple. Le rayonnement d’un pays passe aussi par ses succès sportifs.

    L’arrivée récente de Véron Mosengo-Omba à la tête de la FECOFA et la nomination d’Amadou Diaby comme premier vice-président s’inscrivent dans cette dynamique. Tous deux défendent une vision moderne du football, où performance sportive, professionnalisation et image internationale vont de pair. Cette nouvelle gouvernance accompagne une génération de joueurs qui transforme enfin l’immense potentiel du football congolais en résultats.

    Une popularité immense : « Fatshi béton »

    Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires à l’Est et les profondes transformations engagées par les autorités, cette réussite sportive offre au président Tshisekedi un puissant symbole politique. Non parce qu’il serait l’artisan direct des victoires des Léopards – elles reviennent avant tout aux joueurs, au sélectionneur et à l’encadrement – mais parce qu’il a constamment choisi de faire du sport un levier de cohésion nationale.

    Premier supporter de la sélection, multipliant les messages d’encouragement, le chef de l’État accompagne cette aventure sportive comme il accompagne un récit plus large : celui d’une République démocratique du Congo qui entend reprendre confiance en son avenir. Le slogan populaire « Fatshi béton » (Fatshi étant le diminutif de Félix Tshisekedi et le béton symbolisant l’inébranlable) traduit cette proximité entretenue avec une partie de l’opinion, au-delà des clivages politiques.

    Le révélateur d’une nouvelle RDC

    En RDC, un constat revient souvent chez les responsables politiques et économiques : le pays cherche désormais à changer de récit. Longtemps présenté uniquement sous l’angle des conflits ou de l’exploitation de ses ressources, il veut désormais être identifié à sa stabilité retrouvée, à ses réformes, à son potentiel économique et à son influence régionale. Les Léopards offrent aujourd’hui une vitrine exceptionnelle à cette ambition.

    Le football ne résoudra ni les défis sécuritaires ni les immenses enjeux de développement auxquels la RDC reste confrontée. Mais il rappelle une vérité essentielle : lorsqu’un peuple entier célèbre une même équipe, lorsqu’une victoire rassemble de Kinshasa jusqu’aux territoires les plus éprouvés de l’Est, c’est toute une nation qui affirme son existence.

  • Mercato PSG : Yan Diomandé se rapproche, la tactique de Nasser Al-Khelaïfi

    Mercato PSG : Yan Diomandé se rapproche, la tactique de Nasser Al-Khelaïfi

    Yan Diomandé, l’ailier ivoirien qui brille lors de la Coupe du monde 2026, est devenu une cible prioritaire du Paris Saint-Germain pour le mercato estival. Le club de la capitale, confronté aux départs probables de Gonçalo Ramos vers l’AC Milan et de Lee Kang-In vers l’Atlético de Madrid, a accéléré ses démarches pour recruter le joueur du RB Leipzig. Convoité par Liverpool, qui a déjà vu deux offres supérieures à 100 millions d’euros refusées, Diomandé aurait choisi de rejoindre le PSG.

    Al-Khelaïfi très proche du président du RB Leipzig

    Pour finaliser ce transfert, Nasser Al-Khelaïfi compte sur son excellente relation avec Oliver Mintzlaff, président du conseil de surveillance du RB Leipzig. Les deux hommes siègent au conseil d’administration de l’EFC (European Football Club), syndicat que dirige le président qatarien. Cette proximité pourrait faciliter les négociations financières, d’autant que le PSG souhaite ne plus surpayer ses recrues. Le dirigeant parisien espère ainsi obtenir un tarif réduit pour Yan Diomandé, tout en s’appuyant sur la volonté du joueur de rejoindre la capitale.

    Yan Diomandé va réaliser le rêve de son père ?

    L’international ivoirien s’est d’ailleurs confié en conférence de presse, avant le match amical entre la France et la Côte d’Ivoire précédant la Coupe du monde : « Mon avenir ? J’ai une équipe qui s’occupe de ça. J’essaie de rester le plus concentré possible. J’aime le PSG depuis petit. Je crois que mon père était supporter du PSG. Mais je ne me projette pas sur l’avenir, je reste concentré sur la Coupe du Monde. On verra ce qu’il va se passer par la suite. » Ces propos renforcent l’idée que le joueur est séduit par le projet parisien, ce qui pourrait peser dans la balance face au RB Leipzig.