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  • Maroc : un soutien ferme au Mali face aux menaces terroristes et aux tensions régionales

    Maroc : un soutien ferme au Mali face aux menaces terroristes et aux tensions régionales

    Maroc : un soutien ferme au Mali face aux menaces terroristes et aux tensions régionales

    Le Maroc a réaffirmé mardi son soutien indéfectible au Mali devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS UA), condamnant avec fermeté les attaques terroristes et séparatistes qui ont frappé le pays ouest-africain samedi dernier.

    Une condamnation unanime des violences au Mali

    La délégation marocaine au CPS UA a dénoncé avec la plus grande vigueur les attaques ciblant les zones civiles et militaires au Mali, exprimant sa compassion et ses sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au peuple malien. Le Maroc a réitéré son soutien total à la souveraineté, à la sécurité, à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Mali, tout en appelant à la mobilisation des fonds nécessaires pour une réponse rapide et adaptée, en coordination étroite avec les autorités maliennes.

    Des déclarations rapides et une position constante

    Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des déclarations du Maroc, qui avait déjà condamné avec la plus grande fermeté les attaques dès leur survenue. Une source diplomatique marocaine avait alors souligné que « le Royaume du Maroc condamne avec la plus grande vigueur ces actes lâches et criminels », réaffirmant le soutien du Rabat aux autorités maliennes dans leur lutte contre le terrorisme et le séparatisme au Mali et dans l’ensemble du Sahel.

    Des attaques d’une ampleur inédite

    Samedi dernier, des groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda, notamment le JNIM, ont mené des attaques coordonnées aux côtés de séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre sept villes maliennes, dont Bamako, Kati, Kidal et Gao. Ces violences ont coûté la vie à plusieurs responsables, dont le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, tué dans un attentat-suicide à Kati, tandis que le chef de la junte, le général Assimi Goita, reste introuvable depuis ces événements. La ville stratégique de Kidal est tombée sous le contrôle des rebelles, entraînant le retrait des mercenaires du Corps africain russe selon un accord avec les groupes armés.

    L’ombre de l’Algérie dans les tensions au Mali

    Alors que le Maroc agit rapidement pour soutenir le Mali, des observateurs et analystes pointent du doigt ce qu’ils décrivent comme la « guerre de l’ombre » menée par l’Algérie contre le Mali. Une campagne systématique de déstabilisation qui se serait intensifiée depuis la décision souveraine de Bamako, il y a deux semaines, de retirer sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD) et de soutenir officiellement le plan d’autonomie marocain sur le Sahara occidental.

    Une réponse punitive à un choix stratégique

    L’Algérie, dont la politique africaine repose en grande partie sur l’instrumentalisation du conflit du Sahara occidental, a interprété ce revirement malien comme une insubordination stratégique inacceptable. Les attaques du 25 avril ne sont pas survenues dans un vide géopolitique, mais constituent selon les analystes une réponse punitive à la rupture définitive de Bamako avec la sphère d’influence algérienne.

    Le Mali a à plusieurs reprises accusé l’Algérie d’abriter des factions séparatistes et de mener des ingérences hostiles dans ses affaires intérieures. Ces accusations ne sont pas infondées : l’Algérie est régulièrement pointée du doigt pour son soutien logistique, financier et militaire à des groupes séparatistes dans la région, à l’image du Front Polisario, dont les activités déstabilisatrices sont bien documentées.

    Une guerre médiatique et une stratégie de déni

    Parallèlement aux actions militaires, l’appareil médiatique algérien a activé une offensive d’information coordonnée avec les groupes armés. Des médias semi-officiels et des réseaux numériques proches du pouvoir ont relayé en temps réel des récits séparatistes, gonflé les bilans des pertes militaires maliennes et diffusé des informations non vérifiées sur le sort des responsables. Le message sous-jacent est clair : quitter l’orbite algérienne a un coût.

    Cette campagne de désinformation s’est déroulée en parallèle d’une stratégie de déni de la part du régime algérien. Alors que des rapports internationaux signalent des menaces terroristes actives dans la région de Blida, les autorités algériennes imposent un black-out médiatique complet, étouffant toute couverture des incidents sécuritaires sur leur territoire. Cette contradiction révèle une dualité cynique : étouffer le terrorisme en interne tout en l’exploitant comme un outil de pression géopolitique à l’extérieur.

    La fin d’un levier de subordination

    La dénonciation de l’accord d’Alger de 2015 par le conseil militaire de transition malien, en réponse aux actions hostiles répétées de l’Algérie, a privé Alger de son principal instrument d’hégémonie douce sur le Mali. Pendant des années, cet accord avait servi de mécanisme de subordination politique, maintenant des groupes armés comme une menace permanente contre Bamako.

    Avec la neutralisation de ce levier et le Mali diversifiant ses partenariats stratégiques, la réponse algérienne s’est traduite par une escalade calculée : guerre par procuration, opérations d’information et déstabilisation territoriale.

    Le Maroc, un partenaire fiable face aux pressions régionales

    Le Maroc, en revanche, adopte une posture cohérente et transparente. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a résumé cette approche lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, à Rabat en juin 2024. « Le Maroc rejette catégoriquement la logique de ceux qui donnent des leçons et font du chantage aux pays du Sahel », a-t-il affirmé, en une critique à peine voilée envers Alger.

    Bourita a souligné que « même dans le voisinage du Sahel, certains pays cherchent à gérer la situation par le chantage et à régler leurs propres problèmes au détriment de la stabilité régionale ». Il a réaffirmé que le Maroc agit selon une logique de confiance dans la capacité des nations du Sahel à résoudre leurs propres crises, en offrant expertise et accompagnement sans condition ni subordination.

    « Ils n’ont pas besoin de tuteurs, ils ont besoin de partenaires », a-t-il conclu. Une approche fondée sur la souveraineté mutuelle, à l’opposé du modèle coercitif que l’Algérie impose, selon les analystes régionaux.

  • Affaire Maroc-Sénégal au TAS : l’instance sportive fixe une nouvelle échéance

    Affaire Maroc-Sénégal au TAS : l’instance sportive fixe une nouvelle échéance

    Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) marque une avancée cruciale dans le litige sportif qui confronte le Sénégal au Maroc. Suite à la réception du document d’appel de la Fédération sénégalaise de football, cette instance arbitrale a officiellement communiqué à la Fédération royale marocaine de football la date limite pour le dépôt de son mémoire en défense.

  • L’inquiétante absence de Kalidou Koulibaly pour le Sénégal avant la Coupe du monde

    L’inquiétante absence de Kalidou Koulibaly pour le Sénégal avant la Coupe du monde

    Le défenseur central et capitaine emblématique du Sénégal, Kalidou Koulibaly, suscite une vive préoccupation. Son indisponibilité prolongée due à une blessure à la cuisse, alors que la Coupe du monde approche à grands pas, interpelle les supporters et le staff technique des Lions de la Teranga.

    L’inquiétude monte au sein de la sélection sénégalaise. Kalidou Koulibaly, pilier défensif et leader incontesté (34 ans, 102 sélections, 2 buts), est absent des terrains avec son équipe d’Al-Hilal, évoluant en Saudi Pro League, depuis le 8 avril dernier.

    Cette blessure à la cuisse, survenue durant un entraînement, maintient l’ex-Napolitain éloigné des compétitions. À seulement six semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde, où les Lions de la Teranga affronteront la France, la Norvège et l’Irak au sein du groupe I, l’incertitude plane quant à sa participation.

    Al-Hilal reste évasif sur le retour de Koulibaly

    Lors d’une récente conférence de presse, Simone Inzaghi, l’entraîneur d’Al-Hilal, a exprimé une grande prudence concernant l’état de son joueur. Il a expliqué : « Nous déplorons deux blessés, Malcom et Koulibaly. Si Malcom a retrouvé les terrains et sa pleine forme, Koulibaly, lui, souffre d’une contusion à la cuisse avec un hématome. Nous surveillons attentivement son évolution chaque jour, et sa reprise dépendra de sa réaction au protocole de soins dans les jours à venir. » Le technicien italien n’a ainsi pas levé le voile sur une date précise.

    Le club saoudien a également fourni des précisions : « Kalidou Koulibaly a entamé son programme de rééducation à la clinique Meena, située au sein du club, suite à des examens médicaux réalisés en Espagne qui ont révélé la nécessité de séances de traitement additionnelles pour sa lésion au muscle antérieur de la cuisse. » Avec seulement six rencontres de championnat restantes pour Al-Hilal, le flou demeure dans ce dossier. Ayant déjà manqué la finale de la CAN ainsi que les matchs amicaux de mars contre le Pérou (victoire 2-0) et la Gambie (victoire 3-1), la question essentielle demeure : Kalidou Koulibaly sera-t-il apte à rejouer avant le début de la Coupe du monde ?

  • Finale can 2025 : le tas prolonge le délai pour le Maroc face au Sénégal

    Finale can 2025 : le tas prolonge le délai pour le Maroc face au Sénégal

    L’affaire opposant le Sénégal au Maroc concernant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 reste sous les projecteurs du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

    Un nouveau délai accordé au Maroc dans l’affaire de la finale de la CAN 2025

    Saisi par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) le 25 mars, le TAS a octroyé un délai supplémentaire jusqu’au 7 mai 2026 à la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) pour soumettre sa défense. Cette décision marque une étape clé dans ce conflit juridique autour du résultat de la finale de la CAN 2025.

    Les origines du litige entre le Sénégal et le Maroc

    La FSF conteste fermement la décision rendue par le Jury d’appel de la CAF le 17 mars. Celuici avait alors déclaré le Sénégal battu par forfait, attribuant la victoire au Maroc sur le score de 3-0. L’instance sénégalaise demande l’annulation de cette sentence et réclame la reconnaissance de sa victoire dans la compétition.

    Cette décision de la CAF fait suite à des incidents survenus lors de la finale, notamment lorsque les joueurs du Sénégal avaient quitté le terrain pendant plusieurs minutes pour protester contre un penalty accordé au Maroc en fin de match. Initialement, le Sénégal croyait avoir remporté la rencontre grâce à un but tardif de Pape Gueye, avant un revirement juridique inattendu. Quant au Maroc, il se prépare activement à défendre son titre devant le TAS.

    Une date butoir déterminante pour la suite des événements

    La date du 7 mai constituera un jalon essentiel dans cette procédure. Elle permettra de déterminer la suite des événements, notamment l’éventuelle tenue d’une audience pour trancher définitivement ce litige.

  • Crise au Mali : l’Africa Corps évacué sous la pression des djihadistes

    Crise au Mali : l’Africa Corps évacué sous la pression des djihadistes

    crise au Mali : l’Africa Corps évacué sous la pression des djihadistes

    Un revers militaire et symbolique majeur frappe Bamako. Dimanche 26 avril, dans la ville de Kidal, au nord-est du Mali, les mercenaires de l’Africa Corps — remplaçants depuis 2025 du groupe Wagner — ont été contraints à une retraite humiliante. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent ces forces russes embarquées dans des camions, désarmées et sous la menace directe du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que de leurs alliés touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA). Leur départ précipité a laissé derrière eux des dizaines de véhicules blindés et d’hélicoptères, tombés aux mains des djihadistes. Plusieurs militaires maliens ont également été capturés lors de brefs affrontements.

    Depuis samedi, le Mali subit une vague d’attaques coordonnées menées par le GSIM, alliés à la rébellion touareg du FLA. Ces offensives ont visé des positions stratégiques de la junte à travers le pays, y compris en périphérie de la capitale, Bamako. Les cibles incluaient également Kati, où se situe la principale base militaire malienne, ainsi que Gao, ancien bastion de la mission onusienne.

    Retour de bâton à Kidal : la revanche des rebelles

    Lundi, l’Africa Corps, contrôlé par le ministère russe de la Défense, a officiellement confirmé son retrait de Kidal. Un camouflet pour les mercenaires russes, qui avaient pris cette ville stratégique en novembre 2023, hissant fièrement leur emblème — une tête de mort blanche sur fond noir. Cette victoire avait marqué leur seul succès militaire notable depuis leur arrivée au Mali en 2021. « La prise de Kidal représentait le seul vrai succès stratégique des Russes depuis leur intervention », souligne Djenabou Cissé, chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique. Sa perte sonne comme un désaveu cinglant pour la junte de Bamako et ses alliés.

    Bamako encerclé : une situation militaire critique

    Depuis l’été 2025, les djihadistes du GSIM ont multiplié les défaites face aux forces maliennes et leurs alliés russes, instaurant notamment des blocus autour de Bamako. L’objectif ? Asphyxier économiquement la capitale. Les attaques de ce week-end ont confirmé la vulnérabilité du régime : des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent les combattants du GSIM pénétrant dans Bamako sans rencontrer de résistance. À Kati, berceau de la junte, une attaque à la bombe a même détruit la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, qui y a trouvé la mort.

    L’Africa Corps, un allié inefficace face au terrorisme

    Depuis 2021, la junte malienne s’appuie sur les mercenaires russes pour lutter contre les groupes djihadistes. D’abord avec le groupe Wagner, puis avec l’Africa Corps depuis 2025. Pourtant, la violence n’a cessé de s’aggraver. « Les mercenaires russes sont inefficaces depuis le début, que ce soit au sein de Wagner ou maintenant avec l’Africa Corps », affirme Wassim Nasr, expert des mouvements djihadistes. Les rapports des Nations unies et de la Fédération internationale pour les droits humains ont également documenté une recrudescence des violences sexuelles perpétrées par les forces maliennes et leurs supplétifs russes. Ces exactions avaient déjà été dénoncées par des réfugiées maliennes en août 2025.

    Trahison à Kidal : les accusations des militaires maliens

    Les déclarations d’un officier malien, recueillies par RFI, révèlent une négociation secrète entre les mercenaires russes et les djihadistes. Selon lui, le gouverneur de Kidal aurait prévenu l’Africa Corps de l’imminence de l’attaque trois jours avant. Pourtant, rien n’a été fait. « Les Russes nous ont trahis à Kidal », déclare-t-il. Leur départ précipité laisse craindre un effondrement des positions restantes dans le nord du pays, fragilisant davantage l’armée malienne.

    Réactions politiques : entre déni et incertitude

    Face à la crise, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rendu hommage au défunt ministre de la Défense, Sadio Camara. Le président de la junte, Assimi Goïta, a quant à lui affirmé mardi soir que la situation était « sous contrôle » et que les opérations se poursuivraient jusqu’à la neutralisation totale des groupes impliqués. Pourtant, les doutes persistent. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’est refusé à commenter la capacité de l’Africa Corps à maîtriser la situation lors de son point presse du 28 avril. Il a simplement assuré que les forces russes avaient empêché un coup d’État fomenté par le FLA et le GSIM, selon les informations de Reuters.

  • Comprendre le jnim, groupe terroriste menaçant le Mali

    Comprendre le jnim, groupe terroriste menaçant le Mali

    Qu’est-ce que le Jnim, ce groupe terroriste qui défie le Mali ?

    Le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Jnim), affilié à Al-Qaïda, représente aujourd’hui la plus grande menace djihadiste au Sahel. Ce groupe ambitionne de s’emparer de Bamako et d’établir un émirat islamique dans la région. Voici ce qu’il faut savoir sur cette organisation en pleine expansion.

    L'alliance entre les Touaregs et les djihadistes pourrait prendre le contrôle du Mali.

    Le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Jnim), littéralement « Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans », est désormais un acteur majeur de l’insurrection au Mali. Avec environ 5 000 combattants, il a multiplié les offensives depuis 2025, notamment en s’alliant avec des groupes rebelles touaregs. Son objectif ? Étendre son influence jusqu’à la capitale Bamako et y instaurer un régime islamique strict.

    Né officiellement le 2 mars 2017, le Jnim est issu de la fusion de plusieurs factions djihadistes opérant depuis des années dans le Sahel. Son chef, Iyad Ag Ghali, ancien diplomate et rebelle touareg, en est l’émir. Ce groupe, affilié à Al-Qaïda, a profité du retrait des forces françaises de l’opération Barkhane pour renforcer sa position.

    Une idéologie radicale au cœur du Sahel

    Le Jnim s’appuie sur une interprétation rigoriste de l’islam pour justifier ses actions. Son ambition ? Créer un émirat islamique couvrant une grande partie du Sahel, en s’appuyant sur des alliances locales et des stratégies de déstabilisation.

    Dès septembre 2025, le groupe a imposé un blocus économique autour de Bamako, une manœuvre visant à affaiblir le gouvernement et à préparer le terrain pour de futures offensives. Fin avril 2026, une offensive coordonnée avec des rebelles touaregs a permis au Jnim de remporter des victoires significatives, le plaçant désormais aux portes de la capitale.

    Face à cette menace grandissante, le Mali, déjà fragilisé par une junte militaire au pouvoir, voit ses perspectives de stabilité s’éloigner. Les analystes s’interrogent : le Jnim parviendra-t-il à réaliser son projet d’émirat islamique au Sahel ?

    Qui compose le Jnim et quels sont ses objectifs ?

    • Fondation : Le Jnim est né de la fusion de quatre groupes djihadistes majeurs en 2017.
    • Dirigeant : Iyad Ag Ghali, ancien diplomate et rebelle touareg, en est l’émir.
    • Affiliation : Le groupe est lié à Al-Qaïda et partage son idéologie radicale.
    • Objectif : Établir un émirat islamique au Sahel, en commençant par le Mali.
    • Stratégie : Utilisation de blocus économiques, d’alliances locales et d’offensives militaires pour étendre son influence.
  • Alliance djihadistes et rebelles touaregs : une menace grandissante pour le Mali

    Alliance djihadistes et rebelles touaregs : une menace grandissante pour le Mali

    alliance djihadistes et rebelles touaregs : une menace grandissante pour le Mali

    Combattants du Front de libération de l'Azawad (FLA) en patrouille à Kidal

    Les attaques simultanées menées ce week-end par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA) dans plusieurs villes maliennes, de Bamako à Kidal, ont révélé une coordination sans précédent entre ces deux acteurs autrefois ennemis. Cette alliance a profondément ébranlé la junte militaire au pouvoir, mettant en lumière sa vulnérabilité face à une insurrection de plus en plus structurée et redoutable.

    Cette coopération inhabituelle entre djihadistes et séparatistes touaregs marque un tournant dans le conflit malien, où les lignes de fracture traditionnelles s’estompent au profit de convergences tactiques contre l’État malien. Une mutation inquiétante du paysage sécuritaire au Sahel, où les alliances opportunistes pourraient redessiner durablement l’équilibre des forces.

    Des trajectoires longtemps opposées

    Le JNIM, coalition djihadiste affiliée à Al-Qaïda, opère à l’échelle du Sahel avec pour objectif l’instauration d’un ordre islamique transnational. Ses méthodes reposent sur des attentats, la guérilla et la terreur pour déstabiliser les gouvernements.

    Le FLA, en revanche, est un mouvement séparatiste touareg issu des rébellions historiques du Nord. Il revendique l’autonomie ou l’indépendance de l’Azawad, s’appuyant sur une légitimité communautaire et la mémoire des luttes touarègues.

    Historiquement, ces deux groupes étaient en rivalité : le FLA méprisait l’agenda transnational du JNIM, tandis que ce dernier considérait les séparatistes comme des concurrents pour le contrôle territorial. Leur alliance actuelle repose donc sur une complémentarité stratégique : le FLA apporte une connaissance fine des réseaux locaux et des communautés, tandis que le JNIM offre une puissance de feu et une logistique transnationale.

    Une alliance contre-nature

    Rebelles touaregs du FLA en mouvement à Kidal

    Malgré leurs divergences idéologiques majeures — le FLA aspirant à un État indépendant dans l’Azawad tandis que le JNIM cherche à imposer un califat dans tout le Sahel — les deux groupes ont mis de côté leurs différences pour cibler un ennemi commun : la junte militaire malienne. Cette alliance, bien que tactique, n’est pas inédite dans l’histoire récente du Mali.

    Selon le chercheur Emmanuel Odilon Koukoubou, spécialiste des questions sécuritaires au Civic Academy for Africa’s Future (CiAAF), une configuration similaire avait déjà été observée au début des années 2010. À l’époque, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) s’était allié à des groupes terroristes comme AQMI et Ansar Dine pour chasser les forces maliennes du nord du pays, avant que cette alliance ne se brise rapidement.

    « Le MNLA, manquant de moyens, s’était rapproché des djihadistes, mais ces derniers ont fini par le chasser du territoire. Une leçon qui pourrait se répéter aujourd’hui », explique le politologue.

    La junte frappée au cœur

    Rencontre entre les ministres malien de la Défense, de la Sécurité et le Premier ministre

    Pour Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center à Dakar et ancien expert indépendant de l’ONU au Mali, l’alliance actuelle est une menace existentielle pour la junte. « L’objectif est clair : attaquer, affaiblir, voire renverser le régime militaire. »

    La mort de Sadio Camara, ministre de la Défense et figure majeure de l’armée, lors d’une attaque ciblée à Kati, a révélé une faille majeure dans la sécurité du régime. « L’assassinat de Camara montre que la junte est vulnérable, même dans ses bastions. C’est un signal alarmant pour la stabilité du pays », souligne Emmanuel Odilon Koukoubou.

    Selon Alioune Tine, la disparition de Camara, à la fois idéologue et stratège, fragilise toute la chaîne de commandement. « Il était un intellectuel influent au sein de l’armée. Sa perte est une véritable catastrophe pour le régime. »

    L’absence de communication du président malien pendant 48 heures après les attaques a également alimenté les spéculations sur une possible instabilité interne. Le Premier ministre a finalement pris la parole, rappelant que « l’asymétrie des actions terroristes impose une adaptation constante de notre dispositif de sécurité ».

    Crainte d’un

  • Crise au Mali : les groupes armés prennent le dessus sur Africa Corps à Kidal

    Crise au Mali : les groupes armés prennent le dessus sur Africa Corps à Kidal

    Une victoire éclatante pour les forces locales. Des vidéos, largement diffusées sur les plateformes numériques, montrent des combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) et du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) paradant fièrement sur des véhicules blindés laissés sur place par les mercenaires russes d’Africa Corps lors de leur retraite précipitée. À peine deux jours après la chute de Kidal, dans le nord du pays, les 400 paramilitaires du groupe ont quitté la ville sous bonne escorte. Le FLA a confirmé sur le réseau X la signature d’un « accord entre les forces azawadiennes et certains éléments d’Africa Corps pour organiser un retrait sécurisé ».

  • Africa Corps et junte malienne en difficulté face aux djihadistes à Kidal

    Africa Corps et junte malienne en difficulté face aux djihadistes à Kidal

    Une défaite symbolique et stratégique vient d’être infligée aux mercenaires russes de l’Africa Corps, désormais déployés au Mali depuis 2025. Ce dimanche 26 avril, dans la ville de Kidal, située au nord-est du pays, les forces pro-gouvernementales ont connu un revers cuisant. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent les membres de l’Africa Corps désarmés, embarqués de force dans des camions par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que par leurs alliés touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA).

    La précipitation de leur départ a laissé derrière eux un important matériel militaire : des dizaines de véhicules blindés et d’hélicoptères, désormais aux mains des groupes armés. Plusieurs soldats maliens, engagés aux côtés des mercenaires, ont quant à eux été capturés après de brefs affrontements.

    Cette situation intervient après une série d’attaques coordonnées lancées depuis samedi par le GSIM contre les positions stratégiques de la junte militaire malienne. Les cibles incluent la capitale, Bamako, ainsi que des villes comme Kati, où se trouve la principale base militaire du pays, et Gao, ancienne base de l’ONU. Au total, six villes ont été touchées lors de cette offensive d’envergure.

    La fin d’une prise de contrôle ?

    L’Africa Corps, bras armé du ministère russe de la Défense, a officiellement confirmé son retrait de Kidal ce lundi. Une revanche pour les rebelles touaregs du FLA, qui avaient vu les mercenaires russes de l’ex-groupe Wagner s’emparer de la ville en novembre 2023, hissant fièrement leur drapeau à tête de mort.

    « La prise de Kidal était le seul succès stratégique notable des Russes depuis leur arrivée au Mali en 2021 », explique Djenabou Cissé, chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique. « Sa perte marque un désaveu cinglant pour les alliés de la junte. »

    Un bilan alarmant pour la junte et ses alliés

    Depuis 2021, le Mali est dirigé par une junte militaire issue d’un coup d’État. Pourtant, malgré le soutien des mercenaires russes, la situation sécuritaire n’a fait qu’empirer. Les djihadistes du GSIM ont renforcé leur emprise, établissant notamment un blocus autour de Bamako pour asphyxier économiquement la capitale. Selon un rapport de l’Institute for Economics and Peace, le pays est devenu en 2025 l’épicentre mondial du terrorisme.

    Les violences ne se limitent pas aux combats. Plusieurs rapports de l’ONU et d’ONG ont documenté une hausse des violences sexuelles perpétrées par les forces maliennes et leurs supplétifs russes. « Les mercenaires de l’Africa Corps et de Wagner ont aggravé la crise », souligne Wassim Nasr, expert des mouvements djihadistes. « Leur inefficacité en tant que partenaires antiterroristes est désormais évidente. »

    Une situation explosive à Bamako et dans le Nord

    Les vidéos diffusées ce week-end révèlent l’ampleur des offensives djihadistes. À Kidal, les combattants du GSIM ont pris d’assaut le bureau du gouverneur. À Bamako, des habitants ont assisté, impuissants, à l’entrée des groupes armés dans la ville. Une attaque à la bombe a même détruit la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, qui a péri lors de l’assaut. À Kati, quartier général de la junte, la situation reste critique.

    Face à ce chaos, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rendu hommage au défunt ministre, tout en tentant de rassurer la population. Le chef de la junte, Assimi Goïta, a déclaré mardi que la situation était « sous contrôle » et promis de poursuivre les opérations jusqu’à la « neutralisation totale » des groupes impliqués.

    Trahison et instabilité grandissante

    Malgré l’optimisme affiché par les autorités, des voix s’élèvent pour dénoncer la gestion de la crise. « Les Russes nous ont trahis à Kidal », affirme un officier malien à RFI. Selon lui, les mercenaires auraient été prévenus trois jours avant l’attaque, sans que rien ne soit fait. « Ils avaient déjà négocié leur départ. » Des craintes émergent quant à un possible retrait des Russes d’autres zones stratégiques du Nord, fragilisant davantage l’armée malienne.

    Quant au Kremlin, son porte-parole, Dmitri Peskov, a éludé la question de la capacité de l’Africa Corps à maîtriser la situation lors de son point presse du 28 avril. Il a simplement affirmé que les mercenaires avaient empêché un « coup d’État » fomenté par le FLA et le GSIM, selon les informations de Reuters.

  • Tentative de coup d’état au Mali : l’intervention russe et ses enjeux géopolitiques

    Tentative de coup d’état au Mali : l’intervention russe et ses enjeux géopolitiques

    Tentative de coup d’état au Mali : l’armée russe déjoue une opération d’envergure

    Un groupe paramilitaire soutenu par la Russie affirme avoir déjoué une vaste tentative de coup d’état ce week-end au Mali. Des attaques coordonnées ont ciblé des infrastructures stratégiques dans plusieurs villes, dont Bamako et Kati, révélant ainsi la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans la région du Sahel.

    Des assauts simultanés sur des sites sensibles

    Selon le groupe Africa Corps, entre 10 000 et 12 000 combattants ont lancé des attaques simultanées samedi dernier. Les cibles incluaient le palais présidentiel de Bamako, des casernes militaires à Kati — considérée comme un centre névralgique des forces armées maliennes — ainsi que des villes du nord telles que Gao, Kidal et Sévaré. L’objectif affiché était de s’emparer de points clés, notamment un dépôt de munitions majeur situé à Kati.

    Le groupe paramilitaire a déclaré avoir neutralisé plus de 1 000 assaillants et repris le contrôle de toutes les zones touchées. Cependant, les autorités maliennes n’ont pas encore confirmé ces informations ni publié de bilan officiel.

    Des allégations non vérifiées et des acteurs flous

    Africa Corps attribue cette offensive à une coalition de réseaux militants, incluant le Front de libération de l’Afrique et une branche affiliée à Al-Qaïda dans le Sahara. Le groupe évoque également la participation de mercenaires ukrainiens et une complicité indirecte des services de renseignement occidentaux. Ces allégations restent à ce stade sans preuve tangible, et aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part de l’Ukraine ou des gouvernements occidentaux.

    Une situation sécuritaire déjà précaire

    Si ces attaques sont confirmées, elles illustreraient l’escalade des tensions au Mali, où le gouvernement de transition peine à endiguer une insurrection complexe depuis le renversement du pouvoir en place. Les régions septentrionales, notamment Kidal et Gao, sont depuis longtemps le théâtre de conflits opposant séparatistes et groupes jihadistes. Bamako, bien que moins touchée par les violences, n’était pas épargnée cette fois-ci.

    Ces événements surviennent dans un contexte de montée des violences impliquant des factions touarègues et des groupes islamistes, soulignant la volatilité persistante de la région du Sahel.

    L’influence russe en Afrique de l’Ouest en question

    Cet incident met en lumière le rôle croissant des acteurs sécuritaires liés à la Russie en Afrique de l’Ouest. Depuis le retrait des forces françaises et la réduction de l’engagement militaire occidental, Bamako a renforcé ses liens avec Moscou, s’appuyant de plus en plus sur des soutiens paramilitaires pour lutter contre les insurrections.

    Africa Corps est perçu comme un maillon essentiel de cette nouvelle architecture sécuritaire, prenant le relais là où les opérations occidentales avaient échoué. Les analystes y voient un reflet des changements géopolitiques en cours, avec une Russie qui étend son influence sur le continent africain tandis que les puissances occidentales ajustent leur présence.

    Conséquences régionales et internationales

    Cette prétendue tentative de coup d’état — qu’elle soit avérée ou non — signale une possible aggravation des instabilités internes et de la compétition internationale au Sahel. Pour les gouvernements régionaux et les acteurs internationaux, ces développements soulèvent des interrogations urgentes sur :

    • la durabilité des dispositifs sécuritaires actuels,
    • le risque d’une fragmentation accrue des territoires,
    • les conséquences d’une intervention extérieure dans les conflits africains.

    Alors que le Mali tente de stabiliser sa transition politique, les événements de ce week-end rappellent les défis colossaux qui persistent dans l’une des zones les plus instables au monde.

  • Crise humanitaire au Sahel central : 7,5 millions d’enfants en danger

    Crise humanitaire au Sahel central : 7,5 millions d’enfants en danger

    7,5 millions d’enfants du Sahel central confrontés à une crise humanitaire sans précédent

    Le Sahel central — incluant le Niger, le Burkina Faso et le Mali — fait face à une crise humanitaire d’une ampleur alarmante. Selon les dernières données, près de 7,5 millions d’enfants ont besoin d’une aide d’urgence pour survivre. Malgré des avancées ponctuelles dans des secteurs comme la santé, l’éducation ou la gestion des registres d’état civil, la situation globale reste critique et nécessite une mobilisation immédiate.

    Les causes d’une crise persistante

    Plusieurs facteurs aggravent cette situation dans le Sahel central. L’insécurité croissante, les changements climatiques dévastateurs et les défis socio-économiques durables pèsent lourdement sur les populations. Ces éléments combinés créent un environnement où la résilience des communautés est mise à rude épreuve.

    Un appel urgent de l’UNICEF à l’échelle mondiale

    Ted Chaiban, Directeur exécutif adjoint de l’UNICEF, a tiré la sonnette d’alarme après une mission de deux semaines dans la région. Il a souligné que cette crise, bien que dramatique, reste insuffisamment médiatisée à l’international. Les populations locales, bien que résilientes, subissent les conséquences d’un contexte marqué par des conflits armés et des catastrophes naturelles récurrentes.

    Les conséquences dramatiques pour les populations

    Des déplacements massifs et des violations des droits

    Les violences dans la région ont déjà forcé plus de 3,6 millions de personnes à quitter leur foyer. Les Nations Unies ont également documenté plus de 1 500 violations graves commises contre des enfants, parmi lesquelles des meurtres, des enlèvements et des recrutements forcés par des groupes armés. Ces actes constituent une atteinte grave à leur sécurité et à leur avenir.

    L’éducation en péril : des milliers d’écoles inaccessibles

    L’année 2025 a été marquée par une fermeture massive d’écoles dans le Sahel central. Plus de 8 400 établissements scolaires sont devenus inaccessibles, privant des milliers d’enfants de leur droit fondamental à l’éducation. Cette situation les expose davantage à la maladie, à la malnutrition, aux traumatismes psychologiques et à la précarité, aggravant ainsi leur vulnérabilité.

    Un avenir en suspens pour la jeunesse

    Les enfants du Sahel central paient le prix fort d’une crise humanitaire prolongée. Sans accès à l’éducation, à une alimentation suffisante ou à des soins de base, leur développement et leur bien-être sont gravement compromis. Les organisations humanitaires appellent à une action collective et immédiate pour inverser cette tendance et protéger les générations futures.

    Que faire face à cette urgence ?

    Pour venir en aide aux populations du Sahel central, plusieurs actions peuvent être entreprises :

    • Soutenir les organisations humanitaires comme l’UNICEF, qui œuvrent sur le terrain pour fournir des soins, de la nourriture et une éducation aux enfants en danger.
    • Sensibiliser l’opinion publique et les médias sur l’ampleur de cette crise afin d’accélérer les réponses internationales.
    • Encourager les dons et les partenariats pour financer des programmes d’urgence et de reconstruction dans la région.
    • Promouvoir des solutions durables pour lutter contre l’insécurité, les changements climatiques et les inégalités socio-économiques qui alimentent cette crise.

    La situation au Sahel central exige une mobilisation sans précédent pour éviter que des millions d’enfants ne soient sacrifiés sur l’autel d’une crise oubliée. Chaque geste compte pour leur offrir un avenir plus sûr et plus prospère.

  • Crise au Mali : une alliance touarègue et djihadiste déstabilise la junte

    Crise au Mali : une alliance touarègue et djihadiste déstabilise la junte

    crise au Mali : une alliance touarègue et djihadiste déstabilise la junte

    Le Mali fait face à une offensive d’une ampleur inédite, marquée par une coordination sans précédent entre les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Cette alliance tactique a mis en difficulté la junte militaire et ses alliés russes, révélant une crise sécuritaire majeure dans le pays.

    une attaque coordonnée dans sept villes maliennes

    Samedi 25 avril, ces groupes armés ont lancé des attaques simultanées dans plusieurs localités stratégiques, dont Bamako, Kati, Konna, Mopti, Sévaré, Gao et Kidal. Kidal, bastion militaire au nord-ouest de Bamako, est désormais entièrement sous contrôle des insurgés, qui ont utilisé des moyens sophistiqués : véhicules piégés, drones kamikazes, engins explosifs improvisés et attaques directes contre des positions militaires et administratives. Selon le chef d’état-major des forces armées, Oumar Diarra, ces assauts s’inscrivent dans un « plan de déstabilisation coordonné par des acteurs internes et externes », visant à saper la stabilité du pays.

    Les groupes armés ont revendiqué des cibles majeures, dont la résidence présidentielle, le ministère de la Défense, l’aéroport international Modibo Keita de Bamako, ainsi que des garnisons militaires à Kati, Gao, Kidal et Sévaré. Le gouvernement de transition a pourtant affirmé que « la situation est totalement sous contrôle », tout en instaurant un couvre-feu de 72 heures à Bamako et en maintenant la fermeture de l’aéroport.

    le rôle controversé du corps d’afrique et les pertes humaines

    Le Corps d’Afrique, une force paramilitaire russe opérant aux côtés de l’armée malienne, a annoncé son retrait de Kidal, évoquant une « décision conjointe avec les autorités de Bamako ». Ce mouvement survient après des combats intenses, où les mercenaires russes, appuyés par l’aviation, ont revendiqué la neutralisation de plus de 1 000 djihadistes et la destruction de plus de 100 véhicules. Cependant, des rapports indiquent des pertes significatives dans leurs rangs, avec des soldats évacués pour blessures.

    Parmi les victimes de cette offensive figure Sadio Camara, ministre de la Défense, tué lors d’un attentat-suicide visant sa résidence à Kati. Sa mort, ainsi que celle d’autres hauts responsables et civils, plonge le Mali dans une crise politique et sécuritaire sans précédent. Le général Assimi Goïta, président de la junte, a été évacué pour sa sécurité, tandis que d’autres membres du gouvernement ont été blessés ou tués.

    une alliance tactique entre touaregs et djihadistes

    Cette offensive révèle une alliance stratégique entre les rebelles touaregs, qui luttent pour l’autonomie de l’Azawad, et les djihadistes du JNIM, aux objectifs idéologiques distincts. Malgré leurs divergences, ces groupes ont uni leurs forces face à un ennemi commun : la junte militaire de Bamako et les mercenaires russes. Leur collaboration s’est renforcée après la fin des accords d’Alger en 2023, lorsque l’armée malienne a repris les hostilités dans le nord.

    Des analystes évoquent un soutien tactique ukrainien, notamment via des tactiques apprises du GUR (service de renseignement militaire ukrainien), comme l’utilisation de drones kamikazes. Le Mali a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, accusant Kiev de « soutenir des groupes terroristes ». Cependant, l’Ukraine dément toute implication directe.

    bilan et perspectives pour le Mali

    Les conséquences de cette offensive sont dramatiques : plus de 200 combattants neutralisés, des infrastructures détruites, et une insécurité persistante. Les Forces armées maliennes (FAMA) tentent de reprendre le contrôle, mais la situation reste volatile. Les analystes soulignent que cette crise pourrait redéfinir l’équilibre des pouvoirs au sein de la transition malienne, avec des répercussions régionales et internationales.

    Alors que la junte tente de consolider ses alliances, les populations maliennes subissent les conséquences d’un conflit qui s’intensifie. Les défis sécuritaires, politiques et humanitaires restent immenses, et la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation.