Catégorie : A la Une

  • Ousmane Sonko salue une réforme constitutionnelle qui renforce la démocratie sénégalaise

    Ousmane Sonko salue une réforme constitutionnelle qui renforce la démocratie sénégalaise

    Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a qualifié la révision constitutionnelle adoptée lundi par les députés de la majorité parlementaire de l’une des « plus consolidantes », car elle permet de perfectionner la démocratie sénégalaise et d’accroître la transparence dans la gestion publique.

    « Cette réforme constitutionnelle est l’une des plus consolidantes qui nous permet de faire des pas de géant dans le perfectionnement de la démocratie sénégalaise, dans la transparence dans la gestion publique », a-t-il déclaré.

    M. Sonko présidait la séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution, une initiative des députés du groupe parlementaire Pastef-Les patriotes.

    Le président de l’institution parlementaire a annoncé l’envoi du texte adopté au chef de l’État « pour la suite à donner ».

    « Je ne vais pas lui invoquer l’article 103. Je demanderai au président de la République de promulguer cette loi, de la promulguer simplement et purement parce que le Conseil constitutionnel, dont les décisions s’imposent à tous les pouvoirs publics, administratifs, politiques […] réalise à la fois l’adoption et l’approbation », a-t-il indiqué.

    Selon lui, le vote de la proposition de loi marque la fin de la procédure d’adoption de ce texte important.

    Ousmane Sonko a fait un rappel historique du processus de révision, entamé il y a plusieurs années.

    « Les amendements qui viennent d’être intégrés dans la Constitution ont traversé tout le parcours politique de nos engagements », a-t-il ajouté.

    « Le dialogue est important, mais il n’est pas institutionnel. Ce dialogue a existé. Le président de la République a souhaité convoquer un dialogue politique auquel Pastef-Les patriotes a participé avec beaucoup d’autres formations politiques et organisations de toute obédience », a rappelé Ousmane Sonko.

    Il n’a pas manqué de féliciter les députés porteurs de cette proposition de révision constitutionnelle « conforme à ce qui est issu du dialogue ».

    Concernant la déclaration de patrimoine, l’ancien Premier ministre a assuré qu’il effectuerait très prochainement cet exercice après avoir quitté la tête du gouvernement.

    « J’ai déclaré mon patrimoine en tant que Premier ministre. J’ai trois mois pour faire une autre déclaration à la sortie. Et je vais déclarer la semaine prochaine », a annoncé Ousmane Sonko.

  • Journal 17h TU (29.06.26)

    Journal 17h TU (29.06.26)

    PolitiqueAfrique

    Journal 17h TU (29.06.26)

    La rédaction francophone de la DW
    29 juin 2026

    Adoption de la loi de révision constitutionnelle au Sénégal. Retour de déplacés maliens dans le cercle de Bankass après un accord avec le Jnim. Adama Dieng analyse la violence xénophobe en Afrique du Sud. Focus RDC : débat entre Christian Lumu et Prince Epenge.

    https://p.dw.com/p/5GGmi
  • Sénégal : le Pastef fait adopter sa révision constitutionnelle

    Sénégal : le Pastef fait adopter sa révision constitutionnelle

    Sénégal : le Pastef fait adopter sa révision constitutionnelle

    La majorité parlementaire du parti Pastef a approuvé le projet de loi de révision constitutionnelle par 129 voix en faveur. L’opposition a, pour sa part, boycotté la séance après l’expulsion de l’hémicycle du député Abdou Mbow, qui avait refusé de quitter le pupitre.

    Le ministre de la Justice, Moussa Sarr, représentait le gouvernement et a défendu quatre amendements. Ceux-ci ont tous été rejetés par les députés de la majorité. Notre envoyé spécial était présent à l’Assemblée nationale.

    Boycott de l’opposition

    Les députés de l’opposition accusent le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, d’avoir violé le règlement intérieur, ce qui a motivé leur boycott de la séance. Ils qualifient cette révision constitutionnelle proposée par le Pastef de « forfaiture ».

    Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire de l’opposition, a déclaré : « L’objectif a été atteint : montrer à la face du monde que ce qui se passe à l’Assemblée nationale est de la dictature, de la forfaiture. On a mobilisé des gendarmes pour évacuer un député qui n’exerçait qu’un seul droit : celui de prendre la parole. Voilà ce que nous voulions montrer. Objectif atteint. »

    Concurrence gouvernement/Pastef

    Le ministre de la Justice, Moussa Sarr, a vu ses quatre amendements rejetés par les députés du Pastef. Ils portaient sur ce qu’il considère comme une rupture d’équilibre entre le président et l’Assemblée nationale, en faveur de cette dernière : « Cette révision touche à des questions constitutionnelles majeures et altère les équilibres de notre régime : rationalisation de la motion de censure, limitation du droit de dissolution, modalités de complétion de la Cour constitutionnelle, et articulation avec notre statut fondamental et nos engagements internationaux. En effet, élargir la faculté de déposer une motion de censure à dix reprises durant une législature, tout en ne prévoyant qu’une seule dissolution pour le président de la République durant son mandat, revient à rompre l’équilibre institutionnel traditionnel. »

    Dissensions des camps Diomaye Faye et Sonko

    Parmi les points de discordance entre le Pastef et le président Bassirou Diomaye Faye figure notamment l’obligation de déclaration de patrimoine, au début et à la fin du mandat. Une divergence qui ne devrait pas exister, selon Ousmane Sonko. Le président de l’Assemblée nationale rappelle qu’il s’agissait d’engagements pris. « Le président de la République a repris le texte en ne gardant que ce qui l’arrange. La Constitution n’appartient pas à Bassirou Diomaye Faye. Venir dire : ‘non, je ne ferai plus de déclaration de patrimoine à la fin’, ‘non, je veux être président de parti’, alors que ce sont des engagements pris lors d’un dialogue politique, portés par le parti… Depuis plus de dix ans, nous menons ce combat ensemble. Au nom de quoi une seule personne peut se donner le droit de faire le tri et de ne garder que ce qui l’arrange ? »

    Ousmane Sonko a demandé au président Bassirou Diomaye Faye de promulguer la loi. De son côté, le chef de l’État souhaite soumettre le texte au référendum. Cette réforme a donné lieu à des manifestations de l’opposition et de la société civile, ce lundi matin, non loin de l’Assemblée nationale.

  • Niger: le directeur de L’Enquêteur interpellé à Niamey

    Niger: le directeur de L’Enquêteur interpellé à Niamey

    Le directeur de publication du quotidien privé L’Enquêteur a été arrêté par les forces de sécurité dans la capitale. En l’absence de motifs officiels, les professionnels des médias retiennent leur souffle.

    NIAMEY, 29 juin 2026 – L’inquiétude grandit au sein de la communauté des médias au Niger. Soumana Idrissa Maïga, figure bien connue du paysage médiatique local et directeur de publication du journal L’Enquêteur, a été interpellé à Niamey par les forces de sécurité.

    L’information, confirmée par plusieurs sources concordantes, s’est rapidement propagée dans la capitale, relançant les débats sur l’exercice du métier de journaliste dans la sous-région.

    L’ombre du flou procédural

    À l’heure actuelle, le plus grand flou entoure les circonstances exactes et les raisons de cette arrestation. Les autorités policières et judiciaires n’ont communiqué aucun motif officiel pour justifier cette privation de liberté. Les proches du journaliste, tout comme la rédaction de L’Enquêteur, attendent toujours des clarifications sur les accusations portées contre lui.

    Face à cette situation, les organisations de défense des journalistes et les plateformes d’information régionales observent une prudence rigoureuse. Les observateurs préfèrent attendre les versions officielles de la justice ou des avocats de la défense avant de se prononcer.

    Un précédent en avril 2024

    Cette nouvelle interpellation intervient deux ans après une première procédure judiciaire visant le journaliste. En avril 2024, la Police judiciaire avait arrêté Soumana Idrissa Maïga après la publication d’un article évoquant l’installation présumée d’équipements d’écoute par des agents russes dans des bâtiments officiels nigériens.

    Après quatre jours de garde à vue, la justice l’avait placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Niamey pour « atteinte à la défense nationale », un chef d’accusation passible de dix ans d’emprisonnement. À l’époque, Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé une détention qu’elle qualifiait d’arbitraire et avait demandé l’abandon des poursuites. Quelques semaines plus tard, la justice lui avait finalement accordé une liberté provisoire.

    Une liberté de la presse sous pression

    Plus largement, le contexte de la liberté de la presse au Niger s’est considérablement dégradé depuis le coup d’État militaire du 26 juillet 2023. Dans son classement mondial publié en avril 2026, RSF classe le Niger au 120ᵉ rang, soit la plus forte baisse enregistrée cette année avec un recul de 37 places.

    L’organisation estime que les autorités de la transition restreignent progressivement l’espace médiatique au nom de la sécurité nationale, contribuant ainsi à faire du Sahel l’une des régions les plus difficiles pour l’exercice du journalisme indépendant.

    L’affaire suit son cours et de nouvelles informations seront communiquées dès qu’elles seront disponibles et vérifiées.

  • La FIFA clôt la controverse sur le match Algérie-Autriche

    La FIFA clôt la controverse sur le match Algérie-Autriche

    La Fédération internationale de football (FIFA) a mis un terme aux spéculations : aucune enquête ne sera ouverte concernant les soupçons de match arrangé entre l’Autriche et l’Algérie lors de la Coupe du monde. Ces allégations laissaient entendre que les deux sélections auraient convenu d’un partage des points pour se qualifier ensemble en huitièmes de finale.

    La rencontre, disputée dans une ambiance électrique, s’est achevée sur un score de 3-3. L’Autriche a égalisé à la 96e minute, trois minutes seulement après que Riyad Mahrez a donné l’avantage à l’Algérie. Ce but, construit sur une séquence de 110 passes consécutives, aurait pu envoyer l’Autriche à la maison.

    Les tensions étaient palpables : Marco Arnautović a vivement réagi contre le banc algérien, gestes de colère à l’appui. Au classement final, l’Autriche a décroché la deuxième place du groupe, tandis que l’Algérie, troisième, a également validé son billet pour le tour suivant.

    Les rumeurs d’un arrangement ont circulé, certains observateurs estimant que l’Algérie avait volontairement laissé son adversaire égaliser dans les ultimes secondes. La FIFA a catégoriquement démenti ces allégations, affirmant n’avoir aucun doute sur la régularité du résultat.

    Ralf Rangnick, sélectionneur autrichien, a lui aussi repoussé ces accusations. De son côté, Riyad Mahrez a reconnu que le scénario paraissait étrange, sans pour autant confirmer une manipulation. « C’était un peu étrange, pour être honnête. Nous jouions sur les ailes et ils étaient en retrait, mais à la dernière minute, l’un d’eux a fait une passe, s’est retourné, et j’ai dû réagir. Je dois respecter le football. Le ballon est arrivé devant le gardien et j’aurais dû marquer. Je sais que la situation est étrange, mais c’est le football et je dois le respecter. Pour l’Autriche, le principal est qu’elle ait marqué et validé son billet. Nous sommes passés tous les deux, et c’est ce qui compte. »

    Désormais, l’Autriche se prépare à affronter l’Espagne en huitièmes de finale, championne d’Europe en titre. En cas de succès, elle pourrait croiser le Portugal ou la Croatie. L’Algérie, de son côté, défiera la Suisse avant un possible choc face à l’Argentine en quarts, si les deux équipes confirment leur dynamique.

  • Mercato : liverpool se Rabat sur bradley barcola après le choix de diomande pour le psg

    Mercato : liverpool se Rabat sur bradley barcola après le choix de diomande pour le psg

    Liverpool a dû ajuster ses plans pour trouver un ailier de haut niveau. Sa priorité, Yan Diomande, a clairement indiqué vouloir rejoindre le Paris Saint-Germain. Les Reds se tournent désormais vers Bradley Barcola, un joueur sous contrat avec le PSG, pour préparer l’après-Mohamed Salah.

    Diomande préfère le PSG

    Le jeune ailier du RB Leipzig, âgé de 19 ans, a impressionné lors de la Coupe du monde. Mais il devrait finalement s’engager avec le champion de France. Le PSG est confiant d’aboutir à un accord avec Leipzig, qui réclamait initialement un montant très élevé. Liverpool, de son côté, n’a pas voulu dépasser son estimation interne pour ce talent, ce qui a bloqué le transfert.

    Barcola, nouvelle cible des Reds

    Avec Diomande sur le point de filer en Ligue 1, Liverpool a activé son plan B : Bradley Barcola. L’ailier de 23 ans figure en bonne place sur la liste des recrues potentielles établie par le staff d’Anfield. Son profil correspond à ce que recherche le club pour succéder à Salah, d’autant plus après la réussite du recrutement de Victor Munoz en provenance d’Osasuna.

    La situation de l’international français au PSG est ambiguë. Bien qu’il soit toujours apprécié, son avenir est incertain. Barcola est frustré de ne pas être titularisé lors des rencontres les plus cruciales. Il a notamment été déçu de ne pas figurer dans le onze de départ de la finale de la Ligue des champions remportée par Paris contre Arsenal, ce qui soulève des questions sur son rôle sous les ordres de Luis Enrique.

    Un départ possible cet été

    Le PSG ne souhaite pas se séparer de Barcola, mais pourrait être contraint de le céder cet été. Son contrat expire dans deux ans : c’est la dernière fenêtre pour obtenir un transfert conséquent si le joueur refuse de prolonger. Le club parisien ne bradera pas son attaquant, mais ne s’opposera pas à un départ si une offre intéressante arrive.

    Arsenal a été évoqué, mais les Gunners semblent concentrés sur d’autres pistes. Liverpool apparaît comme le club le plus déterminé à tester la position du PSG, surtout si Barcola revient de ses obligations internationales avec des doutes sur son temps de jeu.

    Le bilan de Barcola au PSG

    Arrivé à l’été 2023 pour 45 millions d’euros, Barcola a disputé 152 matchs sous le maillot parisien, inscrivant 39 buts et délivrant 37 passes décisives. Son palmarès compte douze trophées, dont deux Ligues des champions et trois titres de champion de France.

    En Coupe du monde, il a marqué contre le Sénégal et délivré une passe décisive face à la Norvège avec l’équipe de France.

  • Sénégal : Ousmane Sonko presse Bassirou Diomaye Faye après le vote de la révision constitutionnelle

    Sénégal : Ousmane Sonko presse Bassirou Diomaye Faye après le vote de la révision constitutionnelle

    Ce lundi 29 juin 2026, les députés sénégalais ont massivement approuvé la révision constitutionnelle proposée. Malgré le boycott de l’opposition, les 129 élus de la majorité Pastef présents ont voté en faveur du texte.

    Peu après le scrutin, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a évoqué les désaccords qui le séparent du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, sur plusieurs points du texte.

    « Nous conservons l’espoir. Il n’est jamais trop tard pour retrouver l’essentiel, pour renouer avec ce qui constitue son identité politique. Je doute qu’il ait pu changer à ce point en si peu de temps », a lancé Sonko, s’adressant directement à Faye.

    Il a notamment abordé la question de la déclaration de patrimoine du président. D’après son analyse, le projet initial prévoyait une déclaration à la fois en début et en fin de mandat, avant que des réserves ne soient émises.

    « C’est lui-même qui, candidat, avait déclaré que le président doit déclarer son patrimoine à l’entrée et à la sortie. Les vidéos existent. Qu’est-ce qui a changé ? », a interrogé Sonko.

    Il considère qu’un engagement pris envers les Sénégalais ne peut être modifié selon les circonstances.

    « Au nom de quoi une seule personne peut-elle se permettre de choisir les dispositions qui lui conviennent et d’écarter les autres ? C’est inacceptable », a-t-il martelé.

    Ces prises de position révèlent des tensions croissantes entre les deux dirigeants, pourtant alliés lors de la campagne présidentielle de mars 2024 sous la bannière de Pastef.

  • Sénégal : Ousmane Sonko tape du poing et promet une stabilité inébranlable

    Sénégal : Ousmane Sonko tape du poing et promet une stabilité inébranlable

    Dans un climat d’agitations médiatiques et politiques, Ousmane Sonko, chef du gouvernement, a fermement réaffirmé la robustesse des institutions et le maintien de l’ordre public. S’appuyant sur sa majorité parlementaire, il a assuré que l’Assemblée nationale resterait le gardien absolu de la stabilité nationale.

    Le message est clair, intransigeant et rassurant. S’adressant directement au peuple sénégalais, Ousmane Sonko a écarté d’un geste les rumeurs de tensions et les spectres de crises qui circulent dans l’espace public. Pour lui, la stabilité du Sénégal est non négociable et ne saurait être ébranlée.

    Qualifiant les tensions actuelles de simples « tempêtes dans des verres d’eau », Ousmane Sonko a dénoncé l’agitation qui règne sur le web et dans une partie de la presse, où certains prédisent des blocages à l’Assemblée nationale ou des risques d’embrasement. « Rien ne bougera dans ce pays, rien, absolument rien », a-t-il martelé.

    Pour étayer son propos, il a rappelé la légitimité politique sur laquelle repose son action : une majorité parlementaire solide, une large popularité et un soutien massif de la jeunesse sénégalaise. Ce bloc constitue, selon lui, le rempart naturel contre toute tentative de déstabilisation.

    Au-delà du discours sécuritaire, Ousmane Sonko a insisté sur l’ancrage démocratique du pays et l’impartialité de l’État. Il a souligné que les décisions officielles et de justice « s’appliqueront à tout le monde » sans exception, excluant tout abus de pouvoir.

    L’avenir politique et les orientations du Sénégal se décideront exclusivement de manière pacifique et démocratique. Le Premier ministre a conclu en affirmant que les citoyens sénégalais se rendront « tranquillement à chaque élection » pour choisir librement leurs dirigeants et exprimer leur souveraineté.

  • Mali : des milliers de dogons regagnent leurs villages après un accord avec le jnim

    Mali : des milliers de dogons regagnent leurs villages après un accord avec le jnim

    Au Mali, plusieurs milliers de personnes déplacées ont choisi de retourner dans leurs localités du cercle de Bankass, dans le centre du pays. Ce mouvement de retour est rendu possible grâce à des accords locaux conclus entre les communautés villageoises et le Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda.

    Les villageois peuvent ainsi retrouver leurs habitations et leurs terres agricoles, en contrepartie de certaines conditions imposées par les groupes djihadistes, notamment le port obligatoire du voile pour les femmes et l’interdiction de l’éducation occidentale dans les écoles.

    Fermeture des écoles et port du voile imposés

    Ces conditions concernent les codes vestimentaires et les rituels de prière. Les hommes doivent désormais porter des pantalons courts, les écoles républicaines sont fermées, l’enseignement occidental est interdit et les femmes sont tenues de porter le voile.

    En échange, les villageois, majoritairement peuls et dogons, peuvent désormais exercer leurs activités agricoles ou pastorales, en ce début de saison des pluies qui a débuté au Mali au mois de juin.

    Qui finance le JNIM et le FLA qui ont attaqué le Mali ?

    « Nous sommes revenus sans nos épouses »

    Un éducateur du village de Bare Darsalam, dans le cercle de Bankass, qui a requis l’anonymat, est retourné chez lui après sept années d’absence liées au conflit. Il a fait le voyage sans sa femme et ses enfants. Il s’exprime sur l’école publique et les tenues imposées par le Jnim :

    « Notre école a été détruite par les groupes armés terroristes lors du déplacement du village en 2019. Ils ont tout cassé. Même si on nous demandait de reconstruire l’école immédiatement, nous ne serions pas d’accord. Nous avons repris nos activités après les garanties données par le maire de Bankass. Nous n’avons pas encore commencé à porter des pantalons courts. Nous ne sommes pas non plus revenus avec nos épouses, pour savoir s’il faut porter le voile islamique ou quelque chose de ce genre. »

    La reprise des travaux champêtres

    Allaye Guindo, maire de la commune urbaine de Bankass, explique que la signature des accords entre les communautés villageoises et les groupes armés a entraîné un retour massif des déplacés.

    « Grâce aux accords signés, les gens reviennent dans toutes les localités abandonnées. Les 13 villages qui accueillent leurs ressortissants comptent deux villages de Kani Bozon, un village de la commune rurale de Dimbal. Tout le reste, ce sont des villages de la commune de Bankass. Il pleut actuellement et beaucoup de revenants ont commencé à cultiver leurs champs en toute sécurité. Tout le monde est satisfait. »

    Dans les termes des accords locaux, il est précisé que les autorités coutumières et les notabilités doivent se conformer aux règles établies par les groupes armés terroristes, qui font de l’application de la charia le fondement de leur collaboration avec les villageois.

  • Ousmane Sonko presse Bassirou Diomaye Faye de promulguer la révision constitutionnelle

    Ousmane Sonko presse Bassirou Diomaye Faye de promulguer la révision constitutionnelle

    Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a vivement exhorté le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, à promulguer sans délai la loi portant révision de la Constitution, adoptée ce lundi à une large majorité par les députés. Selon lui, le président ne peut pas choisir les dispositions constitutionnelles qui lui conviennent ni soumettre ce texte à un référendum, car le vote des trois cinquièmes de l’Assemblée nationale équivaut à une adoption et une approbation définitives.

    Intervenant après le vote de la réforme, Ousmane Sonko a rappelé que « le pouvoir constituant » appartient à l’Assemblée nationale lorsqu’elle siège en tant que telle. Il a jugé injustifiée la saisine du Conseil constitutionnel par le président de la République et a souligné que la haute juridiction s’était déjà prononcée sur la procédure applicable aux révisions constitutionnelles adoptées par le Parlement.

    Le président de l’Assemblée nationale a également critiqué la position de Bassirou Diomaye Faye sur plusieurs points de la réforme, notamment l’obligation pour le président de déclarer son patrimoine à l’entrée et à la sortie de ses fonctions, ainsi que l’interdiction de diriger un parti politique durant son mandat. Il a rappelé que ces engagements avaient été défendus par l’actuel chef de l’État lorsqu’il était dans l’opposition.

    Estimant que cette révision constitutionnelle est « l’une des plus consolidantes » pour la démocratie sénégalaise, Ousmane Sonko a soutenu qu’elle renforcera la transparence dans la gestion publique tout en réduisant le coût du fonctionnement démocratique. Il a enfin appelé le président de la République à revenir sur sa position et à promulguer la loi, jugeant qu’un référendum sur ces dispositions serait inutile.

  • Mali : retour des déplacés dogons après des accords locaux avec le Jnim

    Mali : retour des déplacés dogons après des accords locaux avec le Jnim

    Mali : retour des déplacés dogons après des accords locaux avec le Jnim

    L'accord passé avec les terroristes du Jnim impose des règles strictes aux habitants<span class="copyright">Nicolas Remene/Le Pictorium/MAXPPP/dpa/picture alliance</span> » decoding= »async » data-nimg= »fill » class= »object-cover object-center » style= »position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;color:transparent » src= »https://s.yimg.com/ny/api/res/1.2/RfbpLTZFKmTbM22.USysZQ–/YXBwaWQ9aGlnaGxhbmRlcjt3PTEyNDI7aD02OTk7Y2Y9d2VicA–/https://media.zenfs.com/fr/deutsche_welle_fr_953/8eb93059fffa267382e5b1c2a1b53bc1″></div></figure></div><div class=

    Plusieurs milliers de personnes déplacées regagnent leurs foyers dans le cercle de Bankass, au centre du Mali. Ce retour massif fait suite à des accords locaux conclus entre les communautés villageoises et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), branche d’Al-Qaïda dans la région.

    Les villageois peuvent retrouver leurs habitations et leurs terres cultivables, mais en acceptant des conditions imposées par les groupes djihadistes : port obligatoire du voile pour les femmes et interdiction de l’enseignement occidental dans les écoles.

    Fermeture d’écoles et port du voile imposés

    Ces mesures concernent les codes vestimentaires et les rituels de prière. Les hommes doivent porter des pantalons courts, les écoles républicaines ferment et l’enseignement occidental est prohibé, tandis que le voile devient obligatoire pour les femmes.

    En échange, les villageois – majoritairement peuls et dogons – peuvent reprendre leurs activités agricoles et pastorales en ce début de saison des pluies, qui a débuté en juin au Mali.

    « Nous sommes revenus sans nos épouses »

    Un éducateur du village de Bare Darsalam, dans le cercle de Bankass, a préféré garder l’anonymat. Après sept ans d’exil à cause du conflit, il est rentré sans sa femme et ses enfants. Il s’exprime sur l’école publique et les règles vestimentaires imposées par le Jnim :

    « Notre école a été détruite par les groupes armés terroristes lors du déplacement du village en 2019. Ils ont tout cassé. Même si on nous demandait de reconstruire l’école tout de suite, nous n’allons pas être d’accord. Nous avons repris nos activités après les garanties données par le maire de Bankass. Nous n’avons pas encore commencé à porter des pantalons courts. Nous ne sommes pas non plus revenus avec nos épouses, pour savoir s’il faut porter le voile islamique ou quelque chose comme cela. »

    La culture des champs reprend

    Allaye Guindo, maire de la commune urbaine de Bankass, indique que la signature des accords entre les communautés villageoises et les groupes armés a encouragé un retour massif des déplacés.

    « Grâce aux accords signés, les gens reviennent dans toutes les localités abandonnées. Les treize villages qui accueillent leurs ressortissants comprennent deux villages de Kani Bozon, un village de la commune rurale de Dimbal. Tout le reste, ce sont des villages de la commune de Bankass. Il pleut actuellement et beaucoup de revenants ont commencé à cultiver leurs champs en toute sécurité. Tout le monde est satisfait. »

    Dans le cadre de ces accords locaux, les autorités coutumières et les notabilités doivent se conformer aux règles édictées par les groupes armés terroristes, qui font de l’application de la charia le fondement de leur collaboration avec les villageois.

  • Mali : des abus massifs contre les civils dénoncés par Human Rights Watch

    Mali : des abus massifs contre les civils dénoncés par Human Rights Watch

    Mali. Armée, jihadistes du JNIM, rebelles... HWR dénonce "de graves abus contre les civils"

    Human Rights Watch (HRW) accuse les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), leurs alliés du Front de libération de l’Azawad (FLA), l’armée malienne et les supplétifs russes d’Africa Corps d’avoir perpétré de graves exactions contre les populations civiles. Ces abus auraient eu lieu depuis l’escalade des affrontements au Mali, déclenchée par les attaques coordonnées des 25 et 26 avril.

    Dans son rapport dévoilé ce lundi 29 juin, l’organisation indique que toutes les factions en conflit ont mené des attaques illégales contre les civils. Certaines auraient aussi saccagé et pillé habitations et commerces. Ces violences, qui ont suivi l’offensive du JNIM et du FLA contre des positions militaires de la junte, auraient causé la mort d’au moins 13 civils et blessé 25 autres à Gao et Kidal.

    Un homme de 38 ans, résident de Kidal, témoigne avoir été blessé durant les combats. « J’ai reçu des balles à l’épaule droite et à la cuisse gauche », confie-t-il, sans pouvoir préciser qui tirait, car « les tirs provenaient de tous les côtés ».

    Exécutions, raids et destructions : les accusations de HRW

    Human Rights Watch reproche aussi au JNIM d’avoir brûlé plus de quarante véhicules civils entre le 6 et le 21 mai sur les routes vers Bamako, ainsi que d’avoir procédé à l’exécution publique d’un homme à Tonka. « Nous avons retrouvé son corps avec une balle dans la tête », rapporte un habitant interrogé par l’ONG.

    L’ONG met également en cause l’armée malienne, qu’elle accuse d’avoir tué 38 civils, dont 23 enfants, lors d’opérations ciblant les communautés peules dans le centre du pays. Deux frappes de drones présumées sont aussi mentionnées, à Guimbé et Tené. « J’ai entendu un bruit venant du ciel puis une explosion », déclare un habitant de Tené. « Les dégâts étaient immenses, avec des morts et des blessés ».

    Pour documenter ces allégations, HRW précise avoir mené 34 entretiens à distance, étudié des images satellite, des vidéos et des photos. L’organisation affirme avoir contacté les autorités maliennes sans recevoir de réponse. Le JNIM a répondu que « toute guerre a un coût humain », tandis que le FLA assure avoir « pris toutes les précautions nécessaires pour éviter que les civils ne soient des victimes collatérales ».