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  • Réconciliation entre l’AES et la CEDEAO : urgence sécuritaire et enjeux économiques

    Réconciliation entre l’AES et la CEDEAO : urgence sécuritaire et enjeux économiques

    Réconciliation entre l’AES et la CEDEAO : urgence sécuritaire et enjeux économiques

    Crédit Photo : AES

    Depuis plusieurs semaines, les initiatives diplomatiques se multiplient en Afrique de l’Ouest pour rétablir le dialogue entre les pays membres de la CEDEAO et ceux de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger). Au cœur de ces démarches, l’urgence sécuritaire et la nécessité de politiques communes poussent les acteurs à un retour au réalisme et au pragmatisme.

    Ces dernières semaines, de nombreuses initiatives voient le jour en Afrique de l’Ouest pour rétablir des passerelles de dialogue et de concertation entre les États de la CEDEAO et ceux de l’AES. La question sécuritaire est au centre de ces efforts, avec le besoin de mettre en place des politiques communes capables d’harmoniser les actions, en attendant une mutualisation des moyens. Pour que cette diplomatie d’urgence aboutisse, les acteurs doivent respecter certaines exigences tacites : contourner le contentieux du retrait des trois pays de l’AES de la CEDEAO, mettre de côté les rancœurs issues des campagnes de communication hostiles, et dépasser les conséquences des restructurations géopolitiques dans le Sahel, qui ont instauré un climat de « guerre froide » entre les deux entités. En somme, il s’agit de taire les rancunes et de dépasser les tensions pour faire face aux enjeux communs.

    La Côte d’Ivoire se dit prête à reprendre la coopération

    Parmi les signaux forts de ce tournant, les déclarations récentes du ministre ivoirien de la Défense, Tene Birahima Ouattara, marquent une avancée. Le 15 juin, il s’est déclaré « sincèrement prêt à une reprise de la coopération sécuritaire » avec le Mali et le Burkina Faso, estimant que « le terrorisme, tel qu’il se présente actuellement, ne peut être vaincu par un État seul. Il faut une collaboration, une mutualisation des forces ». Cette évidence rappelle que certains décideurs signalent que les conséquences de la crise sécuritaire dans le Sahel « pourraient devenir intenables à moyen terme » pour l’ensemble de la région.

    Reste à savoir quelles seront les réponses du Mali et du Burkina Faso à cet appel. Rien ne permet pour l’heure de prévoir un sursaut collectif de lucidité de la part de tous les acteurs concernés. Même si les dirigeants maliens et burkinabè admettent que la rupture avec la CEDEAO « n’exclut pas des coopérations bilatérales », il leur est difficile d’opérer soudainement un changement de positionnement envers leur interlocuteur ivoirien. Régulièrement accusée d’héberger des éléments terroristes « financés » ou « sponsorisés » par l’impérialisme français, la Côte d’Ivoire est l’une des cibles privilégiées de la fabrique d’ennemis extérieurs, voire imaginaires, de l’AES. Même si ces accusations n’ont jamais été étayées par des faits, elles participent du narratif doctrinaire de ces régimes issus de coups d’État ayant entraîné leur retrait de la CEDEAO. Pourtant, malgré ces relations diplomatiques délétères, la Côte d’Ivoire conserve des canaux discrets d’échanges et de coopération avec le Mali et le Burkina Faso, dont les ressortissants jouissent par milliers du statut de réfugiés en terre ivoirienne.

    Une « nouvelle ère » pour le Bénin et le Niger

    Visé aussi par ces mêmes accusations, le Bénin, dont le nouveau président Romuald Wadagni a entrepris peu après son investiture le 24 mai des gestes de rapprochement avec les pays de l’AES, connaît une dynamique particulière avec le Niger. La frontière commune entre les deux pays était restée fermée depuis le coup d’État de juillet 2023 à Niamey. Alors que tout dialogue était devenu impossible, l’arrivée d’un nouveau dirigeant au Bénin a offert une opportunité pour mettre un terme à ce qui s’était transformé en une querelle personnelle entre les autorités militaires nigériennes et l’ex-président béninois Patrice Talon.

    Le changement de visage à la présidence du Bénin agit depuis quelques jours comme un accélérateur de la réconciliation entre ces deux voisins. Une réunion d’experts nigériens et béninois s’est tenue à Cotonou les 20 et 21 juin pour élaborer les termes d’une nouvelle coopération, portant principalement sur la défense, la sécurité et les conditions de réouverture de la frontière commune, facteur déterminant de la reprise des activités économiques. Sur ce dernier point, la délégation nigérienne a souligné son souhait d’obtenir davantage d’informations sur la présence supposée à la frontière bénino-nigérienne « d’éléments étrangers ». Cette requête renvoie au soupçon obstinément formulé par le pouvoir militaire de Niamey selon lequel le Bénin hébergerait une « base militaire française » destinée à « déstabiliser le Niger » ou à « financer le terrorisme ». Une accusation qui ne résiste pas au bon sens, puisque le Bénin est lui-même cible et victime du terrorisme. Ces déclarations relèvent aujourd’hui de la routine narrative des régimes de l’AES, qui peinent à freiner la dégradation continue de la situation sécuritaire sur leurs territoires. Leur promesse d’unir leurs moyens militaires pour combattre le terrorisme n’a pas dépassé le stade du discours. Aujourd’hui, des pans entiers des territoires du Niger, du Mali et du Burkina Faso sont devenus des zones grises administrées par des groupes armés terroristes, dont les juntes au pouvoir ne parviennent pas à contenir l’expansion.

    L’heure est donc à la réconciliation entre le Niger et le Bénin. Si l’on en croit le ministre nigérien de l’Intérieur et de la Sécurité, Mohamed Toumba, « une nouvelle ère s’ouvre » pour les deux pays. Selon lui, « en choisissant le dialogue plutôt que la confrontation, nous avons créé de la valeur pour nos économies et de la sécurité pour nos populations ». Les acteurs nigériens et béninois ne perdent pas de vue que derrière l’enjeu sécuritaire se niche celui, tout aussi crucial, de l’économie, dans un espace où les populations ont des destins liés. À l’heure où l’on assiste au retour à une diplomatie du réalisme et du pragmatisme, ce qui se produit entre le Bénin et le Niger prend les allures d’un cas d’école ou d’un événement-pilote, dans la perspective d’une gestion réévaluée et intelligente des vulnérabilités partagées dans l’espace commun ouest-africain.

    Réponses endogènes à la crise sécuritaire

    Les initiatives visant à la normalisation des relations entre les pays de la CEDEAO et ceux de l’AES devraient encore se préciser au cours des prochains mois. En plus de réactiver les logiques de voisinage qui ont prévalu dans cette région depuis des décennies, elles soulignent l’urgence de réponses endogènes à l’équation sécuritaire. Cela fait écho aux recommandations formulées l’année dernière par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour « une reprise du dialogue entre tous les pays d’Afrique de l’Ouest ». En décembre 2025, la Russie, partenaire privilégié des pays de l’AES, avait émis les premiers signaux d’un recadrage diplomatique en appelant à « la poursuite d’un dialogue pragmatique et mutuellement bénéfique entre la CEDEAO et l’AES, afin de trouver des solutions communes pour contrer les défis et les menaces communs, y compris la lutte contre le terrorisme régional ». Ces propos indicatifs d’un changement de paradigme en matière de coopération internationale rappellent aux Africains qu’il leur revient, à eux seuls, de fabriquer les solutions les plus efficientes à leurs défis du moment.

    Déjà, des protocoles relationnels bilatéraux sont observés entre l’AES et certains pays comme le Ghana, la Guinée, le Togo ou encore le Sénégal. Malgré leur retrait de la CEDEAO, les régimes militaires du Sahel ont maintenu leur présence au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et leurs ressortissants continuent de bénéficier du principe de libre circulation dans l’espace CEDEAO. Au bout du compte, on sera amené à s’interroger sur le bien-fondé du retrait des promoteurs de l’AES de la communauté régionale. L’unique réponse disponible renverra au contentieux initial : la condamnation par la CEDEAO des coups d’État intervenus dans les pays de l’AES, et surtout le refus des dirigeants de cette entité d’œuvrer à un rétablissement de l’ordre constitutionnel. À bien des égards, la rupture entre l’AES et la CEDEAO ressemble à un divorce artificieux ou inachevé.

  • 162 Tchadiens rapatriés de Libye à N’Djamena avec l’aide de l’OIM

    162 Tchadiens rapatriés de Libye à N’Djamena avec l’aide de l’OIM

    Crédit Photo : DT

    Cent soixante-deux ressortissants tchadiens sont arrivés à N’Djamena après avoir quitté Benghazi, dans l’est de la Libye, dans le cadre d’une opération de retour volontaire soutenue par le gouvernement tchadien et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Cette initiative a également donné lieu à des séances de sensibilisation auprès de la communauté tchadienne sur les règles de séjour en Libye et les dangers de la migration irrégulière.

    Ce groupe de 162 Tchadiens a regagné la capitale tchadienne grâce à un programme coordonné par le consulat général du Tchad à Benghazi, avec l’appui logistique et financier de l’OIM. L’opération vise à offrir une assistance aux citoyens confrontés à des difficultés à l’étranger, dans le cadre des actions de protection menées par les autorités nationales.

    Une campagne d’information pour la communauté tchadienne en Libye

    Parallèlement au rapatriement, les services consulaires ont organisé des séances d’information destinées aux Tchadiens installés à Benghazi. Ces échanges ont porté sur la réglementation du séjour des étrangers en Libye et les risques liés aux parcours migratoires non réguliers. L’objectif est de réduire les situations de vulnérabilité et d’encourager les démarches conformes à la législation en vigueur.

    Les autorités tchadiennes présentent ce retour comme une étape importante dans la protection de leurs ressortissants à l’étranger. Elles précisent que d’autres opérations similaires pourraient être menées avec le soutien de partenaires internationaux, afin de répondre aux besoins des Tchadiens vivant hors du pays.

  • Nouveau drame : un deuxième étudiant nigérien périt en Ukraine

    Nouveau drame : un deuxième étudiant nigérien périt en Ukraine

    L’Association des étudiants nigériens en Russie (AENR) a confirmé le décès d’Adamou Abdoulaye Ismaël, dont la disparition était signalée depuis plusieurs mois. En juin 2025, l’organisation avait diffusé un avis de recherche pour deux de ses membres, sans nouvelles depuis un certain temps. Le premier, Abdoulaye Issiaka Ismaël, avait déjà été déclaré mort sur le front ukrainien. Le second, Adamou Abdoulaye Ismaël, vient lui aussi de perdre la vie, même si les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été divulguées.

    Cette annonce plonge à nouveau des familles nigériennes dans une profonde douleur et soulève une interrogation lancinante : comment de jeunes ressortissants du Niger se retrouvent-ils impliqués dans un conflit qui se déroule à des milliers de kilomètres de leur pays, sans lien apparent avec leurs intérêts nationaux ?

    Le Niger perd ainsi un deuxième de ses fils dans une guerre qui n’est pas la sienne. Alors que Moscou cherche à renforcer son influence en Afrique et multiplie les discours sur le partenariat et la coopération, ces décès révèlent une réalité plus sombre. Derrière les promesses de bourses et d’opportunités académiques, certains jeunes Africains se retrouvent pris dans l’engrenage d’un conflit dont ils ne sont ni les décideurs ni les bénéficiaires.

    Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, diverses enquêtes ont documenté le recrutement de ressortissants étrangers, notamment africains, dans l’effort de guerre russe, souvent dans des conditions opaques. Cette situation pose un problème éthique majeur : celui de voir des étudiants venus chercher un avenir meilleur exposés aux dangers d’un conflit armé particulièrement meurtrier.

    La mort successive de ces deux étudiants nigériens constitue un signal d’alarme. Elle interroge sur la protection des ressortissants africains présents en Russie et sur les conséquences humaines réelles du rapprochement entre Moscou et plusieurs États du continent. Derrière les discours diplomatiques et les intérêts géopolitiques, ce sont des vies africaines qui se perdent sur les champs de bataille ukrainiens.

    Aujourd’hui, deux familles nigériennes pleurent leurs enfants. Deux jeunes hommes partis poursuivre leurs études à l’étranger, et qui ne reviendront jamais. Un drame qui rappelle que dans les grandes rivalités internationales, les plus lourds sacrifices sont souvent supportés par ceux qui n’ont jamais choisi la guerre.

  • Libreville: le chantier de la baie des cochons entre en action

    Libreville: le chantier de la baie des cochons entre en action

    À la fin du mois de juin 2026, un vaste projet de transformation urbaine s’engage dans le troisième arrondissement de Libreville. La zone de la baie des cochons, longtemps source d’embouteillages et d’inondations, va connaître ses premières démolitions. Ce chantier, voulu par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, ambitionne de redessiner la circulation, l’assainissement et les liaisons entre plusieurs quartiers clés de la capitale gabonaise.

    Les opérations concernent notamment le secteur de Sipagel, le carrefour Léon Mba, le corridor longeant les installations de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) jusqu’au rond-point de Petit-Paris. L’objectif est de créer un nouvel axe routier principal, accompagné de voies secondaires, pour fluidifier les déplacements et améliorer les connexions vers le Centre hospitalier universitaire de Libreville, Petit-Paris et le carrefour Léon Mba.

    Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, s’est rendu sur place le 23 juin pour expliquer le projet aux habitants. Selon les autorités, la libération des emprises publiques est une étape préalable indispensable avant le début des travaux confiés à l’entreprise adjudicataire. Au-delà de la voirie, le programme prévoit aussi le curage des caniveaux, la réfection des ouvrages hydrauliques et l’installation de nouveaux systèmes d’évacuation des eaux pluviales, afin de lutter contre les inondations qui touchent chaque année des milliers de riverains.

    Le gouvernement veut traiter deux urgences urbaines majeures: la mobilité et l’assainissement. Mais comme dans tout grand projet d’aménagement, les bénéfices à long terme s’accompagnent de conséquences immédiates pour les populations. Certaines familles occupent les lieux depuis des décennies, d’autres y ont développé des activités économiques vitales. Les démolitions suscitent naturellement des interrogations sur les indemnisations, les relogements et la protection des commerces locaux.

    Le ministère assure avoir privilégié le dialogue en amont. Reste à voir si cet équilibre entre intérêt général et protection sociale sera maintenu lors des prochaines semaines. La baie des cochons devient ainsi le symbole de la modernisation urbaine de Libreville, une ville confrontée à une croissance démographique rapide, à des embouteillages chroniques et à des défis environnementaux. Ce chantier est aussi un test politique pour l’État: démontrer sa capacité à mener des réformes ambitieuses tout en préservant la cohésion sociale.

    Les premiers coups de pelleteuse ne sont que le début. Le véritable succès se mesurera à l’impact concret sur la vie quotidienne des habitants.

  • Paraguay contre Australie : le match nul, scénario le plus probable pour la qualification

    Paraguay contre Australie : le match nul, scénario le plus probable pour la qualification

    Antonio Sanabria face à Chris Richards lors de USA-Paraguay le 13 juin 2026 à Los Angeles
    Deuxièmes et troisièmes du groupe D, l’Australie et le Paraguay se rencontrent jeudi soir à Santa Clara, près de San Francisco. Un résultat nul pourrait leur permettre de décrocher leur ticket pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

    Quel dénouement pour la poule D ? Avant la dernière journée, deux choses sont certaines : avec deux succès en deux matchs, les États-Unis sont déjà qualifiés et assurés de terminer premiers. La Turquie, leur adversaire cette nuit à Los Angeles, est quant à elle éliminée. Il est peu probable que cette affiche soit la plus palpitante du Mondial. Elle n’aura en tout cas aucun enjeu sportif pour les deux sélections.

    Attaquer ou gérer le chronomètre ?

    Mais voir beaucoup de buts et de rebondissements est loin d’être garanti non plus pour l’autre match du groupe D entre le Paraguay et l’Australie. Cette rencontre, qui se déroule en même temps à Santa Clara, a un enjeu de taille : la deuxième place. Cependant, les deux équipes sont à égalité avec trois points. Les Socceroos, deuxièmes, devancent les Paraguayens grâce à une meilleure différence de buts (0 contre -2). En cas de match nul, ils seraient presque certains d’atteindre les huitièmes de finale, car avec quatre points dans cette nouvelle formule à 48 équipes, ils devraient figurer parmi les huit meilleurs troisièmes.

    Ces deux formations voudront-elles aller chercher la deuxième place en donnant tout pour gagner, ou se contenteront-elles d’un match nul qui pourrait servir leurs intérêts ? Tout est envisageable, mais par le passé, la Coupe du monde a déjà proposé des troisièmes matches de poule soporifiques où les deux adversaires se contentaient de faire passer le temps. Quoi qu’il en soit, Australiens et Paraguayens y verront plus clair après les résultats définitifs des groupes E et F, qui joueront avant eux. Si les résultats leur sont favorables, on ne vous conseille pas forcément de veiller jusqu’à 4h du matin.

  • Bénin-UE : un partenariat renforcé pour le développement durable

    Bénin-UE : un partenariat renforcé pour le développement durable

    Le président béninois Romuald Wadagni s’est rendu à Bruxelles ce mercredi 24 juin pour une visite de travail au siège des institutions européennes. L’objectif : poser les bases d’un partenariat modernisé entre le Bénin et l’Union européenne, adapté aux enjeux contemporains du développement.

    Il a été reçu tour à tour par les principaux responsables de l’UE, notamment le président du Conseil européen António Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

    Les discussions avec António Costa ont porté sur les axes majeurs de la coopération bilatérale. Les deux parties souhaitent donner un nouvel élan à une relation bâtie sur la confiance, la stabilité et des objectifs communs, selon un communiqué de la présidence béninoise.

    Les entretiens entre Wadagni et von der Leyen ont mis l’accent sur les perspectives d’approfondissement du partenariat. Ils ont réaffirmé leur détermination à accélérer la collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques.

    Trois priorités ont été identifiées. La première concerne la transformation économique et l’innovation, avec un focus sur l’industrialisation, la création d’emplois, le développement des corridors économiques autour du port de Cotonou, la transformation locale des produits agricoles et la formation professionnelle des jeunes.

    La deuxième priorité est le développement territorial et la sécurité dans le nord du Bénin. Elle prévoit un accompagnement accru des communautés locales pour contrer l’extrémisme violent, via le renforcement des infrastructures de base et l’accès aux opportunités économiques.

    La troisième priorité, la finance durable, est liée à l’Initiative Global Green Bond. Ce mécanisme vise à faciliter le financement d’infrastructures durables dans les énergies renouvelables, les transports et l’agriculture.

    Ursula von der Leyen a déclaré : « Le Bénin est un partenaire clé de l’Union européenne en Afrique de l’Ouest. Cette relation repose sur une confiance mutuelle et la volonté d’améliorer la qualité de vie pour tous. »

    Pour la présidence béninoise, ce renforcement du partenariat vise également à positionner le Bénin comme un pôle régional de croissance, de connectivité et d’investissement en Afrique de l’Ouest.

  • Ebola en RDC : Kinshasa renforce la riposte face à un cas détecté en France

    Ebola en RDC : Kinshasa renforce la riposte face à un cas détecté en France

    Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, ce jeudi 25 juin 2026, un renforcement significatif de son dispositif de lutte contre la maladie à virus Ebola. Cette décision fait suite à la confirmation d’un cas chez un médecin humanitaire en France, qui avait séjourné dans une zone épidémique en RDC.

    Dans un communiqué officiel, l’exécutif congolais qualifie la situation de « signal d’alerte sanitaire sérieux » et affirme vouloir anticiper toute chaîne de transmission susceptible de franchir les frontières nationales. Les autorités estiment que cette mesure s’inscrit dans une logique de prévention maximale, conformément aux recommandations internationales en matière de sécurité sanitaire.

    Une quarantaine stricte de 21 jours pour les voyageurs des zones à risque

    La principale mesure annoncée concerne désormais la mobilité des personnes en provenance des zones touchées par Ebola. Toute personne ayant séjourné dans un foyer épidémique devra observer une période obligatoire d’isolement de 21 jours, correspondant à la durée maximale d’incubation du virus.

    Cette quarantaine s’applique aussi bien aux déplacements internes qu’aux voyages internationaux. Selon les autorités sanitaires, cette disposition vise à « couper toute possibilité de propagation silencieuse » et à renforcer le suivi des cas suspects, notamment ceux ne présentant pas immédiatement de symptômes.

    Le ministère de la Santé insiste sur le fait que cette stratégie repose sur une approche de précaution renforcée, dans un contexte où la mobilité internationale peut accélérer la diffusion de maladies hautement infectieuses.

    Le cas du médecin en France au centre des préoccupations

    La décision intervient après la confirmation, par les autorités sanitaires françaises, d’un cas d’Ebola chez un médecin ayant récemment travaillé dans une zone touchée en RDC. Le patient a été placé en isolement dès la détection du virus et une enquête épidémiologique a été immédiatement ouverte.

    Selon les premières informations, le médecin ne présentait aucun symptôme apparent durant son trajet depuis la province de l’Ituri jusqu’à Kinshasa, avant de quitter le pays. Cette situation soulève des interrogations sur la difficulté de détecter certains cas en phase pré-symptomatique, malgré les dispositifs de contrôle aux points d’entrée.

    Les autorités françaises ont, de leur côté, activé les protocoles d’urgence et engagé un traçage des contacts, tout en évaluant le niveau de risque pour la population générale, jugé pour l’instant « faible mais sous surveillance ».

    Coopération RDC–France et traçage des contacts

    Dans une démarche de transparence et de coordination internationale, Kinshasa affirme avoir officiellement saisi les autorités françaises afin de partager les données de voyage et les informations médicales relatives au patient.

    Cette collaboration vise à retracer l’ensemble des contacts possibles sur le sol congolais et à renforcer la chaîne de suivi épidémiologique. Elle s’inscrit dans le cadre du Règlement sanitaire international (RSI), qui oblige les États à coopérer en cas de menace sanitaire transfrontalière.

    Le gouvernement congolais insiste sur la nécessité d’un échange rapide et structuré des informations afin de limiter tout risque de propagation secondaire.

    Une riposte nationale renforcée et multisectorielle

    Au niveau national, les autorités sanitaires indiquent que la riposte est intensifiée dans les zones affectées, notamment en Ituri. Les équipes médicales sont mobilisées pour renforcer la surveillance communautaire, la prise en charge des cas suspects et la sensibilisation des populations locales.

    Des dispositifs de contrôle sanitaire renforcé sont également envisagés dans les points de transit stratégiques, notamment les aéroports et les grands axes de transport, afin de limiter les déplacements non encadrés.

    Le gouvernement appelle par ailleurs les leaders communautaires, les médias et la société civile à jouer un rôle actif dans la sensibilisation, en particulier sur les symptômes de la maladie et les mesures de prévention.

    Appel à la vigilance et coordination internationale

    Les autorités congolaises rappellent que la lutte contre Ebola repose également sur la confiance de la population et la rapidité de signalement des cas suspects. Elles exhortent les citoyens à éviter toute stigmatisation des malades et à collaborer avec les équipes de santé.

    Alors que l’Organisation mondiale de la Santé continue de suivre de près l’évolution de la situation, la RDC affirme rester en alerte maximale et déterminée à contenir toute extension de l’épidémie.

    Dans ce contexte, Kinshasa mise sur une combinaison de mesures strictes, de coopération internationale et de mobilisation communautaire pour endiguer durablement la menace et éviter toute dissémination au-delà des frontières nationales.

  • Cameroun : la 51e session de l’APF s’ouvre à Yaoundé avec près de 400 participants

    Cameroun : la 51e session de l’APF s’ouvre à Yaoundé avec près de 400 participants

    Le Cameroun accueille la 51e session de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) à Yaoundé dans deux semaines. Le comité d’organisation, dirigé par le député Hilarion Etong, a détaillé les préparatifs lors d’un point de presse.

    La 51e session de l’APF se tiendra à Yaoundé, attirant près de 400 participants venus des quatre zones de l’organisation : Afrique, Amérique, Asie-Pacifique et Europe. Parmi eux, plus de 300 délégués, dont une dizaine de présidents de chambres parlementaires et 80 jeunes, sont attendus. Les inscriptions ont déjà atteint 275 personnes à ce jour. Des personnalités comme Amelia Lakrafi, déléguée générale de l’APF, et Louise Mouchoukiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, feront le déplacement.

    Le comité d’organisation, mis sur pied en janvier 2026 et présidé par Hilarion Etong, président de la section camerounaise de l’APF et premier vice-président de l’Assemblée nationale, travaille sans relâche. Composé de membres du Sénat et de l’Assemblée nationale, il comprend 17 sous-comités couvrant tous les aspects logistiques. Pour l’accueil, huit hôtels de différentes catégories ont été réservés.

    Les travaux s’articuleront autour de deux thèmes principaux : « Multilatéralisme et souveraineté des États » et « Les parlements francophones face aux changements climatiques dans un monde en mutation et en quête de développement ». Le premier thème abordera la montée du protectionnisme et la capacité des États francophones à agir ensemble contre le terrorisme, les flux migratoires et l’instabilité démocratique. Le second permettra aux parlementaires de transformer les accords climatiques en législations nationales.

    Le programme prévoit une réunion du bureau de l’APF le 7 juillet 2026, suivie des réunions des réseaux des jeunes et des femmes parlementaires le 8 juillet. Le même jour, les membres du bureau participeront à une excursion à Nachtigal. Le 9 juillet, les quatre commissions permanentes de l’APF se réuniront avant l’ouverture solennelle le 10 juillet. Les travaux se clôtureront le samedi 11 juillet 2026.

  • Bénin : incorporation officielle de 895 recrues de la Police et des Eaux et Forêts

    Bénin : incorporation officielle de 895 recrues de la Police et des Eaux et Forêts

    corps des gardes forestiers en qualité de spécialistes des Eaux, Forêts et Chasse

    Ce jeudi 25 juin 2026, le Centre de formation militaire de Bèmbèrèkè a accueilli une cérémonie solennelle marquant l'intégration officielle de près de 900 recrues issues de la Police républicaine et du Corps des Eaux et Forêts.

    En présence de hautes autorités, de familles et de proches, les 895 recrues (classes 2024 et 2025 des Eaux, Forêts et Chasse, et classe 2025 de la Police républicaine) ont été solennellement présentées au drapeau.

    Cette cérémonie marque l'aboutissement de leur formation initiale commune et officialise leur engagement pour la sécurité publique et la sauvegarde de l'environnement national.

    Sous la présidence des ministres de l'Intérieur, de la Sécurité publique et de la Défense nationale, l'événement a réuni les plus hauts responsables sécuritaires, dont le Chef d'état-major général des Forces armées béninoises et le Directeur général de la Police républicaine.

    Le commandant du centre, lieutenant-colonel Armand Assogbaga, a souligné dans son discours la forte symbolique de cette cérémonie, marquant la transition définitive vers la vie militaire. Il a insisté sur le fait que la présentation au drapeau n'est pas une simple formalité, mais requiert discipline, courage et loyauté envers la patrie.

    Le moment fort de la journée a été la présentation officielle du drapeau national, acte solennel qui consacre l'entrée de ces jeunes hommes et femmes dans les forces de défense et de sécurité. Juste après, la remise de la fourragère est venue récompenser des mois d'entraînement physique et tactique intensif, symbolisant leur nouveau rôle en tant que protecteurs de la loi et remparts contre les menaces sécuritaires et environnementales.

  • Gabon : des hélicoptères d’attaque et des frégates pour sécuriser le Golfe de Guinée

    Gabon : des hélicoptères d’attaque et des frégates pour sécuriser le Golfe de Guinée

    Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a dévoilé un vaste plan de modernisation des Forces de défense et de sécurité, face aux menaces croissantes dans le Golfe de Guinée et à la volonté d’affirmer la souveraineté nationale. Parmi les décisions clés : l’achat d’hélicoptères d’attaque MI-35 et de nouvelles frégates, destinés à accroître les capacités opérationnelles gabonaises sur terre, en mer et dans les airs.

    Lors de son discours sur l’état de la Nation, le président a fait un bilan favorable des progrès réalisés depuis le début de la Transition pour renforcer la sécurité du pays. Il a souligné que les effectifs des forces armées et de police ont été augmentés, et que de nombreux véhicules, équipements spécialisés, postes avancés, commissariats et casernes ont été construits ou rénovés sur l’ensemble du territoire. Ces investissements montrent la détermination des autorités à offrir au Gabon un outil de défense plus performant, adapté aux nouveaux enjeux sécuritaires.

    Le Golfe de Guinée, priorité stratégique

    La commande d’hélicoptères d’attaque MI-35 et de frégates vise à améliorer les capacités de surveillance et d’intervention du Gabon. Selon le gouvernement, ces équipements sont une réponse aux menaces asymétriques, en particulier la piraterie maritime qui sévit toujours dans le Golfe de Guinée, une zone commerciale clé pour l’Afrique.

    Outre la piraterie, ces nouveaux moyens doivent servir à lutter contre l’exploitation illicite des ressources naturelles, la criminalité transfrontalière et le grand banditisme, qui pèsent sur la stabilité du pays.

    Vers une souveraineté renforcée

    Cette augmentation des capacités militaires s’intègre dans une stratégie plus vaste de souveraineté défendue par le président. Face aux recompositions géopolitiques et aux défis sécuritaires dans la région, Libreville cherche à mieux protéger ses frontières terrestres, maritimes et aériennes.

    Le président a aussi indiqué qu’une loi de programmation militaire pour la période 2026-2030 est en cours d’examen. Ce texte devrait planifier les investissements pour moderniser les forces armées gabonaises et renforcer leurs capacités opérationnelles. Une initiative comparable est prévue pour les forces de sécurité.

    Sécurité et développement liés

    Selon Brice Clotaire Oligui Nguema, la sécurité est désormais une condition essentielle au développement économique. Le renforcement du dispositif sécuritaire, la modernisation des équipements et l’amélioration de la mobilité des forces visent à instaurer un cadre favorable aux investissements et à la protection des citoyens. « Mon ambition est de faire de la Défense et de la Sécurité un levier permanent de stabilité, de souveraineté et de développement pour notre pays », a-t-il déclaré devant le Congrès.

    Avec ces annonces, le Gabon réaffirme son intention de moderniser ses moyens de défense et de s’adapter à un contexte sécuritaire de plus en plus complexe. Un projet ambitieux dont les premiers résultats seront attentivement suivis dans les années à venir.

  • Partenariat sécuritaire renforcé entre le Maroc et l’Irak : Hammouchi reçoit l’ambassadeur Albarr

    Partenariat sécuritaire renforcé entre le Maroc et l’Irak : Hammouchi reçoit l’ambassadeur Albarr

    M. Hammouchi reçoit l’Ambassadeur de la République d’Irak à Rabat.

    Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi, a accueilli le jeudi 25 juin 2026 au siège de la DGSN à Rabat l’ambassadeur d’Irak au Maroc, Hayder Shiya Albarrak. Les discussions ont porté sur les moyens d’approfondir la coopération sécuritaire bilatérale dans les domaines de la sécurité publique, du renseignement, de l’assistance technique et de la formation des forces de police.

    Les deux responsables ont également partagé leur analyse sur les enjeux sécuritaires régionaux et les menaces transnationales, en particulier la lutte contre le terrorisme international. Cette rencontre témoigne de la volonté commune de Rabat et de Bagdad d’élargir leur partenariat stratégique pour faire face aux défis actuels.

    Dans un communiqué conjoint, les deux parties ont souligné leur détermination à renforcer l’échange d’expertises et à consolider la coopération opérationnelle afin d’assurer une meilleure stabilité régionale.

  • Gabon : cinq nouveaux visages pour la diplomatie à Libreville

    Gabon : cinq nouveaux visages pour la diplomatie à Libreville

    Libreville, jeudi 25 juin 2026 – La diplomatie gabonaise franchit une nouvelle étape avec l’accréditation de cinq ambassadeurs. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu leurs lettres de créance, officialisant ainsi la présence diplomatique du Saint-Siège, du Tchad, de l’Australie, de l’Iran et de Djibouti. Cette cérémonie, bien plus qu’un simple rituel protocolaire, témoigne du regain d’attractivité du Gabon sur la scène internationale.

    Cinq profils pour cinq axes stratégiques

    Chaque nouveau représentant apporte une dimension spécifique aux relations extérieures du pays. Mgr Relwende Kisito Ouédraogo, nonce apostolique du Saint-Siège basé à Brazzaville, perpétue un dialogue ancien entre le Vatican et le Gabon, centré sur l’éducation, la paix sociale et l’humanitaire. L’ambassadeur tchadien Fadoul Kittir Zakaria, installé à Malabo, souligne la coopération régionale en Afrique centrale face aux enjeux de sécurité et d’intégration.

    La nomination de Leilani Bin-Juda, haute-commissaire d’Australie résidant à Abuja, revêt une importance économique majeure. Le groupe australien Fortescue joue un rôle clé dans le développement du projet minier de Belinga et de son corridor logistique, l’un des plus ambitieux du continent. L’Iran, par l’intermédiaire de Seyed Gholamreza Mirmohammad Meigoni, ouvre des perspectives nouvelles dans les secteurs industriels, technologiques et sanitaires, diversifiant ainsi les partenaires traditionnels du Gabon. Enfin, Mohamed Bourhan Ali, ambassadeur de Djibouti, apporte l’expertise portuaire et logistique de son pays, un modèle que Libreville souhaite reproduire pour accélérer sa transformation économique.

    Une diplomatie résolument tournée vers l’économie

    Ces accréditations s’inscrivent dans une stratégie plus large : faire de chaque relation internationale un levier direct de développement. Les projets structurants comme Belinga, les investissements dans les infrastructures et la valorisation locale des ressources naturelles redessinent l’image du Gabon. La capacité à attirer simultanément des acteurs aussi variés que l’Australie, l’Iran et Djibouti illustre une diversification diplomatique inédite.

    Un test de crédibilité pour le Gabon

    Au-delà de la solennité de la cérémonie, l’enjeu est désormais la concrétisation des promesses. Les partenaires étrangers attendent des résultats visibles : des infrastructures opérationnelles, des emplois créés, des opportunités pour la population. Le succès de cette diplomatie économique dépendra de la capacité du pays à transformer les engagements en prospérité réelle. Le Gabon envoie un message clair : il ne veut plus être un simple exportateur de matières premières, mais une plateforme régionale d’investissement et d’industrialisation. Reste à faire de cette ambition une réalité durable.