Le président du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM), Célestin Tawamba, a livré une analyse particulièrement alarmante de la conjoncture économique camerounaise, le mardi 23 juin 2026.
Selon le patron du GECAM, la croissance du Cameroun a ralenti à 3,1 % en 2025, contre 3,5 % l’année précédente. Un rythme jugé insuffisant pour atteindre l’objectif d’émergence fixé à 2035. À titre de comparaison, l’Afrique subsaharienne devrait afficher une croissance moyenne de 4,5 %, quand l’UEMOA atteindrait 6,4 %. La CEMAC, dont le Cameroun est la première économie, ne devrait progresser que de 2,6 %.
Ce ralentissement s’explique en grande partie par l’effondrement du secteur pétrolier. La branche des hydrocarbures s’est contractée de 6,9 % en 2025, après une baisse de 9,7 % en 2024. Le GECAM souligne que le pétrole n’est plus le principal moteur de la croissance nationale.
286 000 tonnes
Les autres secteurs ne sont guère plus reluisants. La croissance du secteur primaire est passée de 3,6 % à 1,7 % sur un an. L’agriculture industrielle et d’exportation a chuté de +8,7 % en 2024 à -3,2 % en 2025, en raison des aléas climatiques et du recul des exportations.
Le coton symbolise cette dégradation : la production plafonne à 286 000 tonnes, loin de l’objectif de 400 000 tonnes. Les exportations ont chuté de 24 % en volume et de 29,8 % en valeur.
1,7 % à 2 %
« Même les filières les plus performantes montrent des fragilités, explique Célestin Tawamba. La campagne cacaoyère a atteint un record de production de 309 518 tonnes, mais les volumes exportés ont diminué de 9 %, malgré une hausse de 18 % de la valeur grâce à la flambée des cours mondiaux. Le café suit la même tendance : la production passe de 10 562 à 11 637 tonnes, tandis que les exportations reculent de 2 %, compensées par une augmentation de 3,9 % des recettes. »
Par ailleurs, la dépendance alimentaire du Cameroun s’accroît. Les importations de maïs ont augmenté de 4,5 %, illustrant les difficultés à assurer la sécurité alimentaire. Le secteur industriel peine aussi à jouer son rôle de moteur de transformation : sa croissance stagne entre 1,7 % et 2 %, et les industries manufacturières ralentissent de 2,9 % à 2,2 %. Le patronat attribue cette situation au coût élevé de l’énergie, aux problèmes logistiques, aux contraintes de financement et au manque de compétitivité de l’appareil productif.
Le garde des Sceaux, Laurent Esso, s’est rendu à la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé ce jeudi 25 juin 2026.
Représentant le président de la République Paul Biya, le ministre de la Justice a pris part à la cérémonie de levée du corps d’Alexis Dipanda Mouelle, Premier Président de la Cour suprême du Cameroun.
Laurent Esso était accompagné de Laurent Esso, ministre délégué auprès du ministre de la Justice, garde des Sceaux.
Plusieurs hautes personnalités étaient présentes à la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé, parmi lesquelles le Premier ministre chef du gouvernement Joseph Dion Ngute et Jean Nkuete, secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).
Le mardi 23 juin 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cisse, a poursuivi sa tournée dans les localités de Kandi et Parakou.
Accompagné de sa délégation, il a visité tour à tour la base du Groupement Spécial Polyvalent d’Intervention (GSPI) de Kandi, les sièges des agences départementales de protection civile de l’Alibori et du Borgou, la Compagnie mobile d’intervention de la Police républicaine à Parakou, ainsi que la Direction départementale de l’Intérieur et de la Sécurité publique de Parakou. L’objectif de cette visite est de s’imprégner des réalités terrain en matière de sécurité intérieure pour ajuster les stratégies et les plans dans le secteur de la sécurité publique au Bénin.
« Je souhaite que ma présence ici soit perçue comme une volonté d’écoute. Je suis venu pour vous entendre… », a déclaré le ministre en ouvrant les échanges avec les agents de police, toutes catégories et grades confondus, réunis à la base du Groupement spécial d’intervention de la Police républicaine à Kandi. À Parakou comme à Kandi, il a encouragé la libre expression pour que chacun expose les difficultés rencontrées, dont la résolution par la hiérarchie et le gouvernement pourrait améliorer l’efficacité des actions et l’efficience des moyens.
Les doléances exprimées ont porté sur la gestion des carrières, les avancements, la durée des affectations en zones à risque, le manque de motivation, l’absence ou l’insuffisance de primes de risque, le déficit en spécialistes et le manque d’effectifs. Ont aussi été évoqués l’absence de réseaux GSM dans certaines localités, le sabotage de pylônes et la protection insuffisante de certains commissariats.
En réponse, le directeur général de la Police républicaine, le secrétaire général du ministère et d’autres membres de la délégation ont présenté les chantiers en cours pour répondre à certaines préoccupations, les réflexions menées et les pistes de solution envisagées, en particulier pour la carrière des agents.
Djibril Mama Cisse a félicité, au nom du gouvernement et du chef de l’État, les forces de sécurité pour leur courage et leur abnégation, rappelant que grâce à elles, les Béninois vaquent à leurs activités en toute sérénité. « C’est grâce à vous que la République tient debout », a-t-il souligné.
« Je ne suis pas venu faire des promesses, mais il faut relever les défis », a-t-il poursuivi. Le ministre appelle ainsi toutes les composantes des forces de sécurité publique à s’impliquer totalement. La résolution des problèmes soulevés constituera une priorité gouvernementale pour que le Bénin demeure sécurisé et poursuive son développement sans entrave.
Le projet de traité d’amitié entre la France et le Maroc témoigne de la volonté commune de bâtir un texte fondé sur des intérêts stratégiques pérennes, à l’image du traité de l’Élysée franco-allemand de 1963. Une commission bilatérale a été mise en place, non pour négocier l’accord lui-même – cette tâche revenant aux gouvernements – mais pour formuler des propositions sur les principes directeurs, les priorités stratégiques à l’horizon 2035-2040, les mécanismes de dialogue politique et les axes de coopération économique, sécuritaire, militaire, universitaire et culturelle.
Pourquoi un tel traité ? Il remplacera l’accord de La Celle-Saint-Cloud, signé le 6 novembre 1955, qui a permis le retour à l’indépendance du Maroc et la fin du protectorat, officialisée le 2 mars 1956. C’est sur cette base que Paris autorisa le retour sur le Trône de Mohammed V, déporté en août 1953. Aujourd’hui, il s’agit de consolider les acquis d’une coopération exceptionnelle tout en jetant les bases d’une relation d’égal à égal pour les décennies à venir.
Quatre piliers principaux structurent cette ambition. Le premier est économique : la France s’engage à réaliser d’importants investissements dans les secteurs marocains de l’automobile, du ferroviaire, de la défense et du transport maritime, et à accompagner leur modernisation par les technologies avancées. En retour, Rabat offre un accès préférentiel aux entreprises françaises dans les grands projets d’infrastructures et des incitations fiscales.
Le deuxième pilier concerne la sécurité et l’industrie de défense. Il prévoit des transferts de technologies militaires pour faire du Maroc un centre régional de production d’équipements légers et lourds (aviation, munitions, véhicules blindés), l’élargissement des programmes de formation et d’entraînement conjoints, et un renforcement de la coordination en matière de renseignement face aux défis sécuritaires au Sahel.
Le volet culturel constitue le troisième pilier : maintien de la place privilégiée de la langue française dans l’éducation, promotion de la francophonie sans entraver l’ouverture à l’anglais, facilitation de l’accès des étudiants marocains aux universités françaises – ils sont plus de 42 000 –, extension du réseau des instituts culturels français et ouverture de nouveaux établissements scolaires, notamment dans les provinces du Sud.
Enfin, la dimension géopolitique et stratégique : Paris soutient les intérêts supérieurs du Maroc, notamment le plan d’autonomie pour le Sahara validé par le Conseil de sécurité (résolution 2797 du 31 octobre 2025), un appui au sein des institutions européennes, et la défense des secteurs agricole et halieutique. La France espère aussi compter sur le Maroc pour bâtir de nouvelles alliances en Afrique de l’Ouest, où elle a perdu de l’influence, en misant sur le rôle de hub régional du Royaume.
Ce traité d’amitié lierait la France à un État non membre de l’Union européenne, alors que l’Algérie n’a jamais réussi à finaliser un accord similaire malgré plusieurs tentatives sous les présidences de Jacques Chirac et Abdelaziz Bouteflika, puis d’Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune. Le Maroc s’affirme comme une puissance régionale, un hub économique et un acteur clé sur les questions énergétiques, logistiques et sécuritaires. Ce traité pourrait ainsi devenir une matrice exemplaire pour réarticuler la coopération entre l’Europe et l’Afrique.
Deux ministres mauritaniens se sont succédé à Yaoundé en l’espace d’une semaine. Le 24 juin, Bessouda Mohamed Laghdaf, ministre de l’Environnement, a été reçue au Palais de l’Unité en tant qu’envoyée spéciale du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Elle était porteuse d’un pli fermé destiné au chef de l’État camerounais, Paul Biya. L’objectif : obtenir l’appui du Cameroun pour la candidature de Coumba Bâ au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Un pli fermé, une audience de trente minutes et un message sans détour
Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’État et secrétaire général de la présidence de la République, a reçu l’émissaire mauritanienne en fin d’après-midi, au nom de Paul Biya, alors absent de Yaoundé. L’entretien a duré environ trente minutes. Bessouda Mohamed Laghdaf n’a pas cherché à dissimuler l’objet de sa visite.
« Nous sommes porteuses d’un message du chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, destiné à son frère, le président Paul Biya. Nous avons remis ce message sous pli fermé au secrétaire général de la présidence », a-t-elle déclaré à la presse à sa sortie du Palais de l’Unité.
Deux ministres en une semaine, un pli fermé pour Biya : c’est une campagne menée tambour battant. Le ministre des Affaires étrangères mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug, avait ouvert la voie le 18 juin, porteur d’un premier message au chef de l’État.
La candidate défendue par Nouakchott s’appelle Coumba Bâ, conseillère à la présidence mauritanienne. La ministre Bessouda a présenté le Cameroun comme un pays capable de peser sur « l’équilibre entre les différentes régions » que la Mauritanie souhaite incarner avec cette candidature.
Un précédent à la BAD et une logique de réciprocité assumée
La démarche mauritanienne ne sort pas de nulle part. En 2025, le Cameroun avait apporté son soutien à la candidature de Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque africaine de développement. La Mauritanie l’avait emporté. Nouakchott veut reproduire le schéma, cette fois pour l’OIF.
Difficile de ne pas y voir une logique de réciprocité assumée, presque revendiquée. La ministre mauritanienne a d’ailleurs évoqué un « partenariat gagnant-gagnant » devant la presse.
Les consultations au sein de l’OIF, de l’Organisation de la Coopération islamique et de la Banque islamique de développement sont dans le viseur de Nouakchott. Le Cameroun est sollicité sur plusieurs fronts à la fois.
On ne sait pas encore quelle réponse officielle Yaoundé donnera, ni quand.
L’absence de Ligue des champions la saison prochaine contraint l’Olympique de Marseille à envisager le départ de certains cadres, dont Mason Greenwood. L’attaquant anglais suscite l’intérêt de plusieurs clubs, mais c’est Fenerbahçe qui semble le mieux placé pour prendre les devants. Une nouvelle proposition pourrait être déposée dans les prochains jours, alors que l’AS Rome reste en embuscade.
Fenerbahçe prépare une offre renforcée
La formation turque a déjà soumis une offre de 35 millions d’euros à l’OM, sans obtenir de réponse favorable. Selon des indiscrétions, Fenerbahçe ne compte pas en rester là et pourrait transmettre une nouvelle proposition avant la fin du mois. Le club marseillais pousse dans cette direction, pressé par les délais : la DNCG a demandé des éléments complémentaires avant de statuer sur la situation financière du club. De son côté, l’AS Rome n’a pas abandonné l’espoir de recruter l’Anglais.
Quel prix pour le départ de Greenwood ?
La question du montant du transfert reste centrale. Mason Greenwood, qui a marqué une vingtaine de buts cette saison en Ligue 1, a vu sa valeur marchande légèrement diminuer ces derniers mois. Certains observateurs estiment que l’OM devrait attendre le 1er juillet pour activer une clause qui porterait le montant à 60 millions d’euros, espérant ainsi trouver un acheteur prêt à payer ce prix. Manchester United, qui conserve 40 % du montant du transfert, pourrait également influencer les négociations.
Ce mercredi 24 juin 2026, le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement accepté les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs. Cette cérémonie protocolaire, qui officialise leur prise de fonction, traduit la détermination de Libreville à renforcer son influence sur la scène internationale. Elle s’inscrit dans la stratégie du chef de l’État : faire du Gabon un pôle d’attractivité, résolument engagé dans les enjeux économiques, écologiques et géopolitiques contemporains.
Parmi les nouvelles figures diplomatiques accréditées au Gabon, Monseigneur Relwende Kisito Ouedraogo, nonce apostolique, et Fadoul Kitir Zakaria, ambassadeur du Tchad, symbolisent des relations déjà solides. Leur accréditation réaffirme la permanence des liens historiques entre le Gabon et le Saint-Siège ainsi qu’avec ses partenaires d’Afrique centrale. Selon les autorités gabonaises, ces collaborations durables sont résolument orientées vers le dialogue, la stabilité régionale et le développement réciproque.
L’Australie et le mégaprojet Belinga au centre des priorités
Au-delà des partenariats classiques, l’accréditation de Leilani Bin-Juda, haut-commissaire d’Australie, revêt une importance stratégique majeure. Ce rapprochement intervient alors que le projet minier intégré de Belinga et son corridor logistique, mené par l’entreprise australienne Fortescue, prend de l’ampleur. Pour Libreville, l’objectif est clair : transformer localement les richesses minières pour stimuler l’économie, améliorer les infrastructures de transport et surtout créer des emplois pour les jeunes Gabonais.
Diversification des partenariats et perspectives d’avenir
Le Gabon étend également son réseau diplomatique vers le Moyen-Orient et la Corne de l’Afrique. Avec l’accréditation de Seyed Gholamreza Mirmohammad Meigoni, ambassadeur d’Iran, de nouveaux champs de coopération s’ouvrent dans l’industrie, la santé et l’enseignement supérieur. Dans le même temps, Mohamed Bourhan Ali, représentant de Djibouti, apporte une expertise notable. Les deux pays partagent des ambitions communes en matière d’économie verte, de gestion maritime et de développement portuaire.
En multipliant ces accords, le Gabon prouve sa capacité à séduire des partenaires de premier ordre. Cette stratégie d’ouverture internationale accompagne directement le projet de société du président de la transition, centré sur la transformation économique, le bien-être des citoyens et le renforcement de la souveraineté nationale.
Dans un climat mondial où les conséquences néfastes de la corruption sont de mieux en mieux comprises, cette rencontre s’inscrit dans la continuité des travaux du Conseil des droits de l’Homme, notamment la résolution 59/6 de juillet 2025. Celle-ci reconnaît que la lutte contre la corruption et la défense des droits fondamentaux sont indissociables et se renforcent mutuellement. Les engagements internationaux – Convention des Nations unies contre la corruption, Déclaration de Marrakech de 2011, déclaration politique de l’UNGASS 2021 – soulignent tous l’importance d’une approche préventive fondée sur l’État de droit, la démocratie et les droits humains.
Dans ce contexte, le Maroc a souhaité mettre en avant son approche intégrée, articulée autour de la cohérence entre politiques publiques, institutions nationales et engagements internationaux. Modérant les échanges, l’ambassadeur Omar Zniber, représentant permanent du Royaume auprès des Nations unies à Genève, a salué cette initiative, la qualifiant de « très importante » sur le plan multilatéral. Il a mis en lumière « les contributions de hauts responsables marocains » et « le rôle du Maroc comme leader dans ce processus au sein des Nations unies », insistant sur la mobilisation coordonnée des institutions nationales et leur alignement avec les orientations stratégiques du Royaume en matière de transparence et de gouvernance.
De son côté, le délégué interministériel aux droits de l’Homme, El Habib Belkouch, a recentré le débat sur l’essentiel, soulignant que « la corruption constitue également un obstacle majeur à la jouissance effective des droits de l’Homme ». Dépassant les approches classiques centrées sur la gouvernance ou la répression, il a insisté sur ses effets concrets : « Lorsqu’elle affecte l’accès à la justice, aux soins de santé, à l’éducation ou à l’emploi, elle prive les individus de droits légitimes ».
El Habib Belkouch a rappelé que « chaque ressource détournée ou gaspillée du fait de la corruption est une ressource qui n’est plus disponible pour financer une école, un hôpital ou une politique publique », illustrant ainsi l’impact direct de ce phénomène sur le quotidien des citoyens. Il a également attiré l’attention sur le fait que ses effets « pèsent souvent plus lourdement sur les groupes les plus vulnérables », notamment les femmes et les populations marginalisées.
Insistant sur les réponses à apporter, il a affirmé que « la prévention apparaît aujourd’hui comme l’un des leviers les plus efficaces », en mettant en avant des principes clés tels que « la transparence, le droit d’accès à l’information, la participation citoyenne et la reddition des comptes », qu’il a qualifiés non seulement de droits fondamentaux, mais également « d’outils essentiels de prévention de la corruption ». Il a enfin plaidé pour un renforcement des synergies entre institutions, soulignant que leur coordination constitue « une priorité majeure pour améliorer l’efficacité des politiques publiques ».
Mohamed Benalilou, président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, a renforcé cette perspective en soulignant une interdépendance structurelle croissante entre les deux domaines. Selon lui, le lien entre ces deux champs « évolue progressivement vers une interdépendance structurelle », reflétant une transformation profonde des cadres d’analyse et d’action.
Dans une approche centrée sur les victimes, il a souligné qu’« il ne s’agit plus seulement de fonds détournés, mais de victimes réelles de la corruption privées de leurs droits », appelant à dépasser les paradigmes traditionnels. Il a également mis en lumière des dimensions encore insuffisamment prises en compte, comme « la corruption fondée sur le genre », qu’il considère comme « un obstacle intrinsèque à l’égalité ».
Mohamed Benalilou a par ailleurs insisté sur un tournant conceptuel majeur, estimant que « la prévention de la corruption évolue vers une obligation positive pour les États de protéger les droits et les libertés ». Dans cette logique, elle devient « un élément essentiel de la diligence raisonnable en matière de droits de l’Homme ».
Il a également plaidé pour « préserver l’espace civique » et « reconnaître les lanceurs d’alerte comme des défenseurs des droits de l’Homme », tout en appelant à une transition vers un modèle d’« intégrité institutionnelle », où les institutions « ne se limitent pas à l’absence de corruption, mais protègent activement les droits et garantissent l’égalité ».
Sur le plan international, il a insisté sur la nécessité de « garantir une plus grande cohérence entre les processus de Genève, Vienne et New York », en soulignant que les obligations issues de la Convention des Nations unies contre la corruption et celles relatives aux droits humains « constituent deux facettes d’un même engagement ». Il a ainsi appelé à la mise en place de « passerelles structurelles » entre institutions et à l’émergence d’une « gouvernance préventive fondée sur les droits de l’Homme ».
Au fil des échanges, un large consensus s’est dégagé sur l’urgence de renforcer les synergies entre États, institutions internationales et société civile, afin de faire de la prévention de la corruption un levier majeur de protection des droits humains. L’accent a été mis sur le rôle de l’éducation, du renforcement des capacités, de la participation citoyenne et des technologies numériques, considérés comme des outils incontournables pour promouvoir la bonne gouvernance, accroître la transparence et prévenir les abus.
Informations sur le match Japon – Suède du 26 juin 2026
Détail
Valeur
Match
Japon contre Suède
Tournoi
Coupe du monde 2026
Horaire
6h00 le 26 juin 2026 (heure du Vietnam)
Lieu
Stade AT&T, Dallas
Groupe
Groupe F
Journée
Troisième journée
Diffusion en direct
VTV3, VTV6, VTV9
Comment suivre la rencontre Japon – Suède en direct
Les téléspectateurs vietnamiens pourront regarder ce choc décisif sur les antennes de VTV3, VTV6 et VTV9, ainsi que sur la plateforme numérique VTVgo. Il est conseillé d’utiliser ces canaux officiels pour garantir une diffusion de qualité et éviter les flux pirates.
Pronostic du match Japon – Suède : les enjeux du groupe F
Cette affiche du groupe F de la Coupe du monde 2026 revêt une importance capitale pour les deux sélections. Avant cette ultime journée de poules, les Pays-Bas occupent la première place avec 4 points, suivis du Japon (4 points également, mais devancé à la différence de buts). La Suède pointe à la troisième place avec 3 points.
La pression est donc immense sur les épaules des Samouraïs Bleus et des Scandinaves. Une victoire japonaise propulserait directement le pays du Soleil-Levant en huitièmes de finale. Pour la Suède, un résultat positif est impératif pour conserver tout espoir de qualification.
Le Japon affiche une forme impressionnante dans ce Mondial. Le match nul 2-2 contre les Pays-Bas a prouvé la résilience de l’équipe de Hajime Moriyasu face à un adversaire de taille. Ensuite, le large succès 4-0 face à la Tunisie a confirmé la puissance offensive et la solidité défensive des hommes en bleu.
Sur l’ensemble des deux premières rencontres, le Japon totalise 6 buts marqués pour seulement 2 encaissés. Un bilan très flatteur qui témoigne d’un bon équilibre entre maîtrise du jeu, pressing et transitions rapides.
Une séance parlementaire a mis en présence le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre des Affaires étrangères Cheikh Niang. Les deux hommes ont échangé lors d’un débat retransmis en direct depuis l’hémicycle.
Le 20 avril 2026, le général Évariste Ndayishimiye effectuait une visite officielle à Ouagadougou, qualifiée d’« amitié et de travail ». À cette époque, il présidait l’Union africaine (UA).
Ce déplacement diplomatique avait pour objectif de rétablir le dialogue entre l’UA et l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par le retrait des pays membres de l’AES des instances de l’UA. Le président burundais s’est ainsi rendu au Burkina Faso, dirigé par un régime issu d’un coup d’État militaire, pour saluer les efforts de stabilisation sécuritaire, alors même que le dirigeant burkinabè a déclaré que la démocratie n’était plus d’actualité.
Mais derrière le vocabulaire diplomatique du « dialogue » et de la « stabilité », ne voit-on pas une solidarité entre régimes autoritaires partageant un rejet commun des contraintes constitutionnelles ?
Mes recherches doctorales portent sur les sanctions internationales (UE et organisations régionales) et la résilience autoritaire dans les États fragiles, à travers une étude comparative centrée sur le Burundi, avec un chapitre consacré au Mali et au Niger. J’analyse ici les ressources politiques utilisées par le Mali et le Burundi pour résister aux pressions extérieures.
Une convergence de trajectoires
Il est important de noter une convergence dans les trajectoires institutionnelles liant le Burundi aux États de l’AES. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont subi des sanctions de la CEDEAO et de l’UE après les coups d’État de 2020-2021 au Mali, 2022 au Burkina Faso et 2023 au Niger. Le Burundi avait lui-même été sanctionné par l’UE et les États-Unis en 2016 suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat jugé anticonstitutionnel. Ces phénomènes politiques appellent une comparaison transrégionale qui ne cherche pas des similitudes superficielles mais des logiques profondes convergentes. Le rapprochement entre le Burundi et le Mali, deux pays distants de milliers de kilomètres et évoluant dans des contextes géopolitiques différents, illustre cette approche.
Désignation d’un ennemi
Dans les deux pays, la désignation d’un ennemi – interne ou externe – est un mécanisme central de légitimité et un vecteur puissant de cohésion interne. Cette stratégie permet de réactiver constamment la menace selon les conjonctures : ennemi colonial, régional ou sécuritaire. Au Mali, ce mécanisme s’est intensifié début 2022 avec un « effet drapeau » : la population se rallie aux dirigeants face à une menace extérieure. Soutenus par une composante civile dans la deuxième phase de transition après le putsch de mai 2021, les militaires ont bénéficié d’un large soutien populaire. Le 14 janvier 2022, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé sur le Boulevard de l’Indépendance pour protester contre les sanctions de la CEDEAO, scandant leur hostilité à Paris et à l’organisation régionale qu’ils accusaient d’ingérence, réclamant un Mali affranchi des influences extérieures. Au Burundi, c’est la Belgique qui cristallise la colère des partisans du CNDD-FDD, le parti au pouvoir. Désignée comme responsable historique des divisions ethniques, l’ancienne puissance coloniale est aussi accusée de complicité avec le Rwanda pour déstabiliser le régime. Le pouvoir burundais présente Bruxelles comme l’instigateur des sanctions de l’UE, une rhétorique permettant de détourner les critiques internationales vers un récit de résistance à l’ancien colonisateur.
Choix d’un adversaire régional
Au niveau régional, chaque régime choisit un adversaire. Au Mali, l’Algérie est accusée d’accueillir des figures d’opposition comme l’imam Mahmoud Dicko et d’être de connivence avec des groupes terroristes. La junte malienne a mis fin à l’accord de paix d’Alger le 25 janvier 2024 et a fermé son espace aérien à l’Algérie en avril 2025 après une mesure similaire d’Alger. Au Burundi, c’est le Rwanda de Paul Kagame, régime tutsi, qui joue ce rôle. Qualifié de « mauvais voisin » par le président Ndayishimiye, Kigali est accusé d’avoir hébergé les putschistes de la tentative de coup d’État de 2015 et de soutenir des mouvements rebelles comme le RED-Tabara. Cette posture défensive s’est traduite par la fermeture des frontières terrestres avec le Rwanda en janvier 2024 et une intervention militaire active dans l’est de la RDC d’août 2022 à décembre 2025 pour soutenir les FARDC, aux côtés des milices Wazalendo et des FDLR, contre le M23 appuyé par Kigali. Ces ressources symboliques entretiennent un sentiment permanent de siège, condition nécessaire à la survie politique de régimes qui font de la menace extérieure leur principal carburant.
La contradiction sécuritaire
Une contradiction apparaît toutefois entre les deux pays sur le plan sécuritaire. Au Mali, la menace est plus immédiate à travers les attaques du 25 avril 2026 perpétrées par le FLA et le JNIM, ce qui renforce la crédibilité du discours sécuritaire du régime. Cette divergence dans la nature de la menace induit des logiques de légitimation distinctes.
Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, s’est affranchi de l’échéance électorale. En juillet 2025, le Conseil national de transition lui a accordé un mandat de cinq ans renouvelable sans élection et sans limite, achevant une dérive entamée dès les premiers reports du scrutin promis en mars 2024. La junte n’a plus besoin de légitimer un vote ; elle se présente comme l’unique rempart capable de vaincre le JNIM et le FLA, même si l’économie malienne, bien que résiliente, reste confrontée à des coupures d’électricité récurrentes et à la réduction de l’aide au développement et humanitaire. Au Burundi, le CNDD-FDD a investi le président sortant comme candidat pour la présidentielle de 2027 ; le scrutin, bien que verrouillé, reste un passage obligé.
Le bilan sécuritaire mis en avant par Gitega ne remplace donc pas une élection ; il vise à la préparer, dans un contexte où le registre sécuritaire permet de reléguer au second plan un bilan économique marqué par les pénuries de carburant et de devises depuis 2015. Considérés parmi les pays les plus pauvres du monde – le Burundi occupant la dernière place en 2023 – le recours à l’extériorisation des responsabilités par la construction permanente d’un ennemi ne masque-t-il pas aussi, selon l’analyse du politologue Jean-François Bayart, des dynamiques internes de prédation qui structurent les régimes autoritaires ?
Ce que révèle in fine la comparaison entre le Mali et le Burundi, c’est moins la singularité de chaque trajectoire que la robustesse d’une logique commune à des régimes qui ont fait de leurs ennemis non pas un fardeau, mais leur fondation.
Le royaume chérifien a été choisi comme destination de la prochaine mission du Club Export 47, prévue du 30 novembre au 3 décembre 2026. Véritable porte d’entrée vers l’Afrique, le Maroc séduit les entreprises du Lot-et-Garonne par sa croissance soutenue, sa stabilité politique et sa proximité géographique avec la France. Cette nouvelle édition promet de belles opportunités pour les acteurs économiques locaux désireux d’exporter et de nouer des partenariats durables.
Le Club Export 47, dispositif d’accompagnement à l’international, mise sur le dynamisme marocain pour offrir aux participants un cadre propice aux affaires. Les secteurs porteurs ne manquent pas : agriculture, agroalimentaire, technologies vertes, services ou encore industrie. Les entreprises inscrites pourront bénéficier de rencontres B2B ciblées et de visites terrain organisées par les partenaires marocains.
Avec plus de 37 millions d’habitants et une classe moyenne en pleine expansion, le Maroc représente un marché prometteur pour les entreprises françaises. La mission du Club Export 47 s’inscrit dans cette dynamique, en offrant une immersion concrète dans l’écosystème économique du pays.