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  • Crise interne à Pastef : la mairie de Ziguinchor au cœur des rivalités

    Crise interne à Pastef : la mairie de Ziguinchor au cœur des rivalités

    Crise interne à Pastef : la mairie de Ziguinchor au cœur des rivalités

    Pastef : Ousmane Sonko face à une bombe à retardement à Ziguinchor

    À Ziguinchor, les tensions longtemps contenues au sein de Pastef éclatent désormais publiquement. Deux figures locales, le maire Djibril Sonko et son adjoint Bassirou Coly, s’affrontent pour le contrôle de la ville, une situation qui préoccupe jusqu’à la direction nationale du parti d’Ousmane Sonko.

    Dans le bastion historique du leader du Pastef, la crise prend une ampleur politique majeure. Sous les appels à l’unité, les divisions s’aggravent et compromettent les efforts de consolidation du parti dans le sud du Sénégal. L’étincelle est venue d’une réunion politique à Soucoupapaye, initialement destinée à remobiliser les troupes en vue des prochains scrutins. Rapidement, l’événement a dérivé de son objectif premier.

    Avec la présence de cadres nationaux comme Toussaint Manga et le professeur Alassane Diédhiou, les interventions ont mis en lumière une rivalité ouverte entre deux camps. D’un côté, les soutiens du maire mettent en avant son bilan et sa légitimité. De l’autre, une aile menée par Bassirou Coly réclame un changement et envisage de se présenter à la mairie lors des prochaines élections locales.

    Une unité de façade de plus en plus fragile

    Le conflit s’est cristallisé autour du contrôle de la mairie de Ziguinchor. Lors des échanges, Bassirou Coly a exprimé clairement ses ambitions, tout en affirmant qu’il respecterait la décision finale du parti. En réponse, Djibril Sonko a défendu son bilan et son engagement, rejetant les critiques sans nommer directement ses adversaires, insistant sur la nécessité de ne pas entraver le développement de la commune.

    Ces prises de parole publiques ont agi comme un révélateur. Depuis plusieurs mois, des tensions sourdes parcouraient les instances locales du parti. Aujourd’hui, elles s’étalent au grand jour, nourries par des rivalités personnelles et des ambitions politiques concurrentes.

    De nombreux militants jugent cette situation alarmante. Alors que Pastef tente de renforcer son ancrage dans son fief symbolique, ces divisions internes menacent d’affaiblir la dynamique en cours. L’enjeu dépasse la seule mairie de Ziguinchor : cette ville est un symbole dans la carrière d’Ousmane Sonko et un indicateur de la solidité du parti dans le sud.

    Certains responsables locaux tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences d’une éventuelle défaite dans cette commune stratégique. Perdre Ziguinchor enverrait un mauvais signal à l’approche de la présidentielle de 2029, alors que les locales de 2027 constituent une épreuve décisive. Face aux tensions croissantes, des appels à la discipline et à l’unité se multiplient, mais les rivalités persistent sur le terrain, de plus en plus exposées.

  • Razacki Amouda Issifou devient médiateur de la République au Bénin

    Razacki Amouda Issifou devient médiateur de la République au Bénin

    Razacki Amouda Issifou devient médiateur de la République au Bénin

    Razacki Amouda Issifou

    Le Bénin compte un nouveau médiateur de la République en la personne de Razacki Amouda Issifou. Sa nomination fait suite à une modification législative adoptée ce mercredi 24 juin 2026 par les députés.

    La nouvelle loi prévoit désormais que les fonctions de médiateur reviennent automatiquement au premier vice-président du Conseil économique et social (CES). Cette réforme met fin au système de nomination antérieur.

    Razacki Amouda Issifou, premier vice-président en exercice du CES, devient ainsi le titulaire du poste. Il succède à Pascal Essou, qui occupait la fonction depuis 2021. Cette évolution institutionnelle a été approuvée lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale. Elle s’inscrit dans les réformes en cours touchant au fonctionnement des institutions de la République.

    Juriste de formation, Razacki Amouda Issifou possède une longue expérience de la vie publique. Il a été vice-président de la Cour constitutionnelle, député, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, maire et secrétaire général de la première Commission électorale nationale autonome (CENA) créée en 1996.

    Le médiateur de la République a pour mission de faciliter la résolution des conflits entre les citoyens et l’administration publique. Il intervient notamment pour trouver des solutions amiables lorsque des usagers estiment avoir subi un préjudice de la part des services de l’État.

  • Réforme constitutionnelle au Sénégal : Sonko impose sa ligne face à Diomaye Faye

    Réforme constitutionnelle au Sénégal : Sonko impose sa ligne face à Diomaye Faye

    Réforme constitutionnelle : Ousmane Sonko ferme la porte au président Bassirou Diomaye Faye

    Les députés ont approuvé les amendements proposés par la majorité menée par Ousmane Sonko, rejetant ceux du gouvernement au cours d’un débat houleux sur la révision constitutionnelle. Ce différend révèle les tensions croissantes entre le pouvoir exécutif et le Parlement dans un climat politique tendu.

    La discussion autour de la réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale a atteint un tournant décisif, avec un affrontement direct entre l’exécutif et la majorité parlementaire dominée par Pastef. Le point central du conflit : les amendements gouvernementaux, présentés par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, ont été repoussés en masse par les députés, suivant la ligne défendue par le Premier ministre Ousmane Sonko. Cet épisode illustre la détermination de l’exécutif politique à verrouiller sa propre réforme, au risque d’écarter les suggestions du président Bassirou Diomaye Faye. Réunis durant près de huit heures en commission technique, les parlementaires et les représentants du gouvernement ont étudié la proposition de loi portant révision constitutionnelle. Rapidement, les échanges ont dégénéré en duel institutionnel. D’un côté, le gouvernement, incarné par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, porteur d’amendements…

  • Cinq nouveaux ambassadeurs accrédités au Gabon : le dynamisme diplomatique

    Cinq nouveaux ambassadeurs accrédités au Gabon : le dynamisme diplomatique

    Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement accueilli, au palais du Bord de mer, les lettres de créance de cinq nouveaux diplomates accrédités au Gabon. Cette cérémonie marque le début de leurs missions dans le pays et témoigne de la vitalité de la diplomatie gabonaise ainsi que de la confiance renouvelée de ses partenaires.

    Parmi ces représentants figurent le Nonce apostolique Mgr Relwende Kisito Ouedraogo, l’ambassadeur du Tchad Fadoul Kitir Zakaria, celui de l’Iran Seyed Gholamreza Mirmohammad Meigoni, l’ambassadeur de Djibouti Mohamed Bourhan Ali, et la Haut Commissaire d’Australie Leilani Bin-Juda. Tous sont des diplomates non-résidents.

    Ces accréditations ouvrent une nouvelle page dans les relations bilatérales. Le Gabon, engagé dans le renforcement des liens avec ses partenaires historiques et la diversification de ses alliances, voit dans la présence du Nonce et de l’ambassadeur tchadien la continuité d’une coopération ancienne. L’Australie, via son Haut-Commissaire, illustre un regain d’intérêt, notamment avec le groupe Fortescue investi dans le projet minier de Belinga et son corridor logistique. Avec l’Iran, de nouvelles opportunités de coopération sectorielle émergent. Quant à Djibouti, l’ambition gabonaise dans l’économie verte, les infrastructures portuaires et la sécurité maritime se concrétise, comme l’a souligné le président lors de sa visite en mai pour l’investiture d’Ismaïl Omar Guelleh.

    Cette dynamique accompagne le processus de transformation et de développement du Gabon, impulsé depuis trois ans par les plus hautes autorités de la République.

  • Un gala vibrant pour soutenir le Burkina Faso

    Un gala vibrant pour soutenir le Burkina Faso

    Dans une ambiance chaleureuse et festive, le gala a mis à l’honneur les cultures d’Afrique de l’Ouest. Retour en images sur cette soirée.

    Le samedi 20 juin 2026, la salle Marcel-Sembat a résonné aux sons des musiques et danses traditionnelles ouest-africaines à l’occasion du gala «Vibrations africaines», porté par l’association Faso Lili.

    Devant 170 spectateurs, cette soirée haute en couleur a célébré la richesse du patrimoine culturel de l’Afrique de l’Ouest tout en soutenant un projet solidaire.

    Depuis plusieurs années, Faso Lili promeut les danses et musiques traditionnelles d’Afrique de l’Ouest à travers des cours, stages et spectacles. Ce gala annuel a permis aux adhérents de présenter leur travail aux côtés d’artistes professionnels.

    Le spectacle, mêlant musique live et chorégraphies, a réuni près de 70 personnes sur scène, accompagnées de cinq musiciens professionnels et de deux danseurs professionnels. Le public a applaudi Samba Diarra, auteur-compositeur, Ali Diarra, membre du groupe Les Frères Diarra, ainsi que le chorégraphe et danseur Moussa Camara. La danseuse professionnelle malienne Mariam Doumbia a également animé cette création artistique.

    Tout au long de la soirée, les spectateurs ont été emportés par des rythmes entraînants, des costumes colorés et une célébration de la culture ouest-africaine. L’entracte a offert un moment convivial autour d’une restauration sur place.

    Au-delà de sa dimension artistique, ce gala avait un objectif solidaire. L’intégralité des bénéfices de la soirée sera consacrée au financement du centre culturel que Faso Lili développe au Burkina Faso, un projet visant à favoriser l’accès à la culture, la transmission des savoirs et les échanges interculturels.

    Grâce à la mobilisation des bénévoles, des artistes, des adhérents et du public, cette édition 2026 de «Vibrations africaines» a été un véritable succès, confirmant que la culture est un formidable vecteur de partage, de rencontre et de solidarité.

    «Vibrations africaines» : une soirée festive et solidaire au profit du Burkina Faso
    «Vibrations africaines» : une soirée festive et solidaire au profit du Burkina Faso
    «Vibrations africaines» : une soirée festive et solidaire au profit du Burkina Faso
    «Vibrations africaines» : une soirée festive et solidaire au profit du Burkina Faso
  • Bvmac donne son feu vert à l’introduction en bourse d’Aéroports du Cameroun

    L’atelier d’évaluation organisé le mercredi 24 juin 2026 à Kribi a réuni les membres du conseil d’administration, de l’assemblée générale, de la BVMAC et des sociétés de bourse accompagnant Aéroports du Cameroun (ADC S.A.) dans sa démarche.

    Parmi les points abordés lors de cette séance de restitution et d’appropriation, à laquelle assistaient également des directeurs et sous-directeurs d’ADC SA : la présentation par Patrick MBARGA, chef de la division du contrôle de gestion, du processus d’introduction en Bourse, suivie de l’évaluation de l’avancement par les cabinets Deloitte and Touche, NYA and CO et SDB EMERALD Securities Services Bourse S.A.

    Cette première phase d’évaluation s’est conclue par l’intervention du directeur général de la Bourse des Valeurs et Immobilière d’Afrique centrale (BVMAC). Ce dernier s’est dit satisfait de l’avancement du processus d’ADC SA. Selon lui, à ce stade, la société est déjà prête à être introduite en Bourse, et ce, en classe premium.

  • Gabon : l’ambition d’une croissance à 7% d’ici 2030 se précise

    Gabon : l’ambition d’une croissance à 7% d’ici 2030 se précise

    L’économie gabonaise, longtemps freinée par une croissance inférieure à 5% depuis une décennie, pourrait connaître un tournant décisif. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a dévoilé une stratégie ambitieuse visant à propulser le taux de croissance du pays à 7% d’ici 2030.

    Rompre avec le modèle rentier

    Pour le chef de l’État, la stagnation économique du Gabon s’explique par une dépendance excessive aux revenus pétroliers et miniers. « Le Gabon a vécu sur un modèle rentier qui ne crée pas de croissance, encore moins inclusive », a-t-il déclaré. Il a également souligné que l’exportation de matières premières brutes équivaut à exporter des emplois.

    Trois piliers pour une renaissance économique

    La feuille de route présidentielle s’appuie sur trois orientations majeures :

    1. L’industrialisation par la transformation locale des matières premières.
    2. La diversification de l’économie vers l’agriculture et les services.
    3. L’amélioration du climat des affaires pour attirer les investissements.

    Le plan national de croissance et de développement 2026-2030

    Ce programme, intitulé PNCD, vise à faire passer le taux de croissance entre 6% et 7%. Il cible des secteurs porteurs comme la transformation du manganèse, l’aviculture, l’élevage bovin, le numérique et la valorisation des forêts via les marchés carbone.

    « Le Gabon a les ressources. Ce qui lui manquait, c’était la gouvernance. Nous l’avons rétablie », a affirmé Brice Clotaire Oligui Nguema, liant ainsi ambition économique et rigueur de gestion.

    Avec cette vision, le président entend replacer le Gabon parmi les économies les plus dynamiques du continent d’ici la fin de la décennie.

  • Mercato : elliot anderson file vers manchester city pour un montant record de 150 m€

    Mercato : elliot anderson file vers manchester city pour un montant record de 150 m€

    Manchester City et Nottingham Forest sont sur le point de trouver un terrain d’entente pour le transfert d’Elliot Anderson. Le joueur anglais souhaite rejoindre les Skyblues, qui devraient débourser environ 150 millions d’euros pour boucler l’opération.

    Manchester City s’apprête à casser sa tirelire. Le club mancunien est en tête de file pour s’attacher les services d’Elliot Anderson et les discussions avec Nottingham Forest avancent bien. Après une première proposition de près de 140 millions d’euros repoussée par Forest, les deux parties se rapprochent du montant réclamé, fixé aux alentours de 150 millions d’euros. Cette vente représenterait une manne financière cruciale pour Nottingham Forest, qui a terminé 16e de Premier League la saison dernière.

    Anderson, âgé de 23 ans et international anglais (11 sélections), a clairement exprimé son désir de porter le maillot de Manchester City, un atout majeur dans ce dossier. Ce transfert pourrait entrer dans le top 5 des plus chers de l’histoire, voire le top 3 selon le montant final. Si la somme dépasse les 140 millions d’euros, Elliot Anderson deviendrait le milieu de terrain le plus cher de l’histoire du football, et pourrait même battre le record de Premier League détenu par Liverpool pour l’achat d’Alexander Isak (150 millions d’euros).

  • RDC: l’armée congolaise doit cesser son soutien au groupe armé CMC-FDP selon une enquête

    RDC: l’armée congolaise doit cesser son soutien au groupe armé CMC-FDP selon une enquête

    Des combattants d’un groupe armé bénéficiant de l’appui des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont commis des exactions contre des civils dans le territoire de Rutshuru, à l’est de la RDC. Meurtres, tortures, pillages, enlèvements et esclavage sexuel sont reprochés à cette milice, selon une enquête rendue publique.

    Le Collectif des mouvements pour le changement-Forces de défense du peuple (CMC-FDP) appartient à la galaxie des Wazalendo (« patriotes » en swahili), une coalition de groupes armés que l’armée congolaise utilise comme supplétifs dans sa lutte contre le M23, mouvement rebelle soutenu par le Rwanda. Le CMC-FDP est surtout actif dans le groupement de Bukombo (Rutshuru), actuellement sous contrôle du M23.

    Des civils pris en étau

    « Les habitants de Bukombo et des environs sont prisonniers de la violence du M23 et de celle du CMC-FDP. Leur quotidien est devenu un calvaire, surtout dans les zones reculées où le CMC-FDP agit sans aucune crainte de sanctions », dénonce Tigere Chagutah, spécialiste des droits humains pour la région.

    Le groupe maintient des bases isolées à Bukombo et cible des civils, souvent la nuit ou dans des secteurs où les combattants du M23 sont moins présents. Après des accrochages avec le M23, des éléments du CMC-FDP se sont livrés à des représailles contre des personnes soupçonnées d’avoir des liens familiaux avec des rebelles. Ces atteintes au droit international humanitaire pourraient constituer des crimes de guerre.

    « Les autorités congolaises condamnent régulièrement les violences du M23, ce qui est normal, mais elles ferment les yeux sur les exactions équivalentes commises par les Wazalendo, y compris le CMC-FDP. En réalité, elles cautionnent ces crimes et se dérobent à leur devoir de protéger les civils et de poursuivre les coupables. La communauté internationale doit exercer des pressions sur Kinshasa pour que cesse immédiatement ce soutien aux groupes armés », ajoute Tigere Chagutah.

    Entre mars et avril 2026, des enquêteurs ont mené des entretiens à distance via des applications sécurisées avec 16 victimes et survivants de viols et d’agressions sexuelles, ainsi qu’avec des proches de personnes tuées, violées, torturées, enlevées ou maltraitées par des combattants du CMC-FDP entre juin et décembre 2025. Des défenseurs des droits humains ont également fourni des informations crédibles sur des violences similaires, notamment des exécutions sommaires et des incendies de maisons.

    Le 8 juin 2026, les enquêteurs ont écrit au CMC-FDP pour l’informer de leurs constatations et demander des éclaircissements sur le comportement de ses commandants et combattants envers les civils. Le porte-parole du groupe, Héritier Donald Gashegu, a répondu par écrit le 16 juin 2026, niant toute responsabilité dans les faits reprochés et affirmant que le CMC-FDP « demeure attaché au respect des droits humains et à la discipline de ses combattants ».

    Viols et esclavage sexuel

    Une jeune femme d’une vingtaine d’années a raconté que, après que son mari eut rejoint le M23 en mai 2025, des hommes du CMC-FDP l’ont enlevée chez elle et retenue captive pendant trois mois. « Ils m’ont dit : soit tu viens avec nous, soit on te tue », a-t-elle témoigné. Elle a été détenue dans une maison sur leur camp, où un commandant lui a été présenté comme son futur « mari ». Chaque jour, elle recevait une tasse de taro et de maïs. Elle a vu deux autres femmes prisonnières, mais les combattants l’ont menacée de mort si elle leur parlait. Le commandant l’a violée à de nombreuses reprises. « Je pensais qu’il me tuerait si je refusais. Il venait tous les soirs », a-t-elle dit. Elle a réussi à s’échapper quand le M23 a attaqué le camp.

    Une autre femme de 22 ans a déclaré que des combattants du CMC-FDP l’ont enlevée en juin 2025, après que son mari eut rejoint le M23. Ils l’ont emmenée sur la base de Mudugudu, à Bukombo, où elle a été forcée de devenir la « femme » d’un commandant. « Il a dit : si tu ne couches pas avec moi, je te tue », a-t-elle rapporté. Quatre autres femmes étaient dans la même situation. Elle a également vu des civils détenus et maltraités dans le camp. « Ils prenaient les gens et les emmenaient à la base. Si vous n’aviez rien de valeur, ils vous frappaient. Ils mettaient les gens dans des cellules souterraines. Ils les détenaient pour obtenir de l’argent », a-t-elle expliqué. Ces actes s’apparentent à une prise d’otage en tant que crime de guerre. Elle a fui en octobre 2025 après une attaque du M23.

    Les deux victimes de violences sexuelles ont été détenues dans des conditions relevant de l’esclavage sexuel. Elles ont contracté des infections sexuellement transmissibles après les viols, causant douleur et souffrance. Si elles ont été soignées dans des centres de santé, de nombreuses autres victimes de violences sexuelles perpétrées par des groupes wazalendo n’ont pas accès à des soins médicaux ou psychologiques adaptés.

    L’esclavage sexuel et les autres violences sexuelles commises dans un conflit armé constituent de graves violations du droit international humanitaire et peuvent être qualifiés de crimes de guerre. Ils violent également plusieurs droits humains fondamentaux, comme l’égalité, la non-discrimination, l’intégrité physique et l’interdiction de la torture.

    Dans sa réponse, le CMC-FDP a « rejeté catégoriquement » les allégations de viols, d’esclavage sexuel et de mariages forcés, affirmant qu’aucune plainte officielle n’avait été portée à la connaissance de ses instances disciplinaires ou judiciaires internes.

    Les dirigeants du CMC-FDP auraient dû être informés des violences commises par leurs commandants. Ils pourraient être considérés comme complices s’ils savaient ce qui se passait et n’ont rien fait pour l’empêcher ou y mettre fin.

    Mauvais traitements et violences contre les femmes

    Le 20 novembre 2025, huit personnes, dont une femme enceinte et son mari, se sont réfugiées dans une bananeraie à Mashango, un village de Bukombo, lors d’un échange de tirs entre le M23 et des groupes armés locaux, probablement le CMC-FDP. Des combattants armés les ont retrouvées et ont exigé de l’huile de cuisson. « Nous leur avons dit que nous n’avions plus d’huile. Ils ont alors pillé tout ce qui se trouvait chez nous et brûlé nos maisons. L’un d’eux a eu pitié de moi, disant que j’étais enceinte et qu’il fallait m’épargner », a raconté la femme. Elle a identifié les assaillants comme étant du CMC-FDP car le groupe avait une base à Mashango, zone qu’il contrôlait. Les combattants ont emmené son mari et l’ont tué. « Ils l’ont découpé à la machette. Tout le monde a été tué à la machette. Je suis ensuite allée chercher les corps, ils étaient déjà en décomposition », a-t-elle dit. Elle a accouché seule dans la forêt plus tard ce jour-là.

    Une autre femme a raconté que son mari avait rejoint le M23 en juin 2025 et que des combattants du CMC-FDP étaient venus chez elle le mois suivant. « Quatre d’entre eux sont arrivés à midi. Deux avaient des pistolets, les deux autres des fouets. Je leur ai demandé d’avoir pitié de moi parce que j’étais enceinte. Ils ont répondu que ma grossesse n’était pas leur problème, qu’ils voulaient voir mon mari. Ils m’ont rouée de coups, frappée et blessée avec un couteau. Le lendemain, j’ai fait une fausse couche », a-t-elle déclaré.

    Le CMC-FDP a nié les allégations de pillages et d’incendies de maisons.

    Homicides par vengeance et exécutions sommaires

    Neuf victimes et survivants ont indiqué aux enquêteurs que des combattants du CMC-FDP avaient tué leurs maris ou les avaient enlevés parce que leurs fils ou maris avaient rejoint le M23.

    Une femme de 35 ans a raconté qu’un commandant et six combattants du CMC-FDP sont venus chez elle à Kyahemba en novembre 2025. Le commandant lui a demandé si elle avait laissé le M23 recruter son enfant. Son fils de 15 ans avait disparu au début du mois pour rejoindre les rebelles. « J’ai répondu que je ne savais pas comment il avait été recruté. À ce moment-là, le commandant a commencé à tirer sur mon mari », a-t-elle dit. Son mari a reçu trois balles dans la poitrine devant leurs enfants de huit et six ans. Elle a appris plus tard que son fils était mort au sein du M23.

    Selon quatre victimes et un défenseur des droits humains, un commandant du CMC-FDP basé à Kyahemba était impliqué dans la détention ou l’homicide de leurs proches.

    Une autre femme, Elisabeth*, a raconté que six combattants du CMC-FDP, dont quatre étaient d’anciens voisins, sont venus chez elle en novembre 2025 à la recherche de son mari. « Ils nous ont dit de quitter la maison, accusant mon mari de collaborer avec le M23. Ils lui ont tiré à trois reprises dans la poitrine et dans les parties génitales. Après l’avoir abattu, ils ont pillé la maison et sont repartis avec quatre chèvres, des vêtements et des marmites », a-t-elle dit.

    Dans sa réponse, le CMC-FDP n’a pas précisé les mesures prises pour enquêter sur les allégations de meurtres de civils, affirmant ne pas disposer de suffisamment d’informations pour mener des enquêtes.

    Extorsions et menaces

    Avant l’arrivée du M23 dans la région, le CMC-FDP prélevait de l’argent auprès des habitants sous forme d’un impôt appelé « lala salama » (dormir paisiblement en swahili), soi-disant pour financer la protection des civils. Une victime a expliqué que son mari avait rejoint le M23 parce qu’il en avait assez de ces extorsions.

    Innocent*, qui travaillait à Kyahemba, a déclaré que des combattants du CMC-FDP l’avaient approché à trois reprises depuis que son fils avait rejoint le M23 en août 2025, lui demandant de l’argent pour ce motif. Il leur a donné 300 dollars américains. « À chaque fois, ils me disaient de faire en sorte que mon fils rejoigne leur groupe. Je disais que ce n’était pas moi qui l’avait emmené. À chaque fois qu’ils venaient, ils me frappaient. Ils ont brûlé trois maisons, la mienne et deux autres. Ils ont dit qu’ils me tueraient si je ne leur donnais pas d’argent », a-t-il raconté.

    Justine*, une femme de 20 ans, a raconté que son mari avait fui sans prévenir en juillet ou août 2025. En septembre, des combattants du CMC-FDP sont venus chez elle. « Je ressemble à une Tutsi. Les combattants ont forcé la porte, sont entrés et m’ont fouettée une fois dans le dos et une fois sur la poitrine. Ils m’ont attaché les mains. Ils m’ont dit : dis-nous où est ton mari », a-t-elle dit. Quand elle a répondu qu’elle l’ignorait, ils ont menacé de la conduire à un commandant militaire du CMC-FDP qui l’obligerait à révéler où se trouvait son mari. Sur le chemin, l’un des combattants l’a aidée à s’échapper, ayant pitié de son bébé.

    Justine pensait que la peur avait poussé son mari à rejoindre le M23 : en juillet ou août, le M23 avait menacé son mari en disant que tous les Tutsis qui ne rejoignaient pas le M23 seraient décapités.

    Le CMC-FDP a écrit qu’il n’avait « ni politique ni pratique consistant à exiger des rançons ou des paiements auprès des proches de ceux ayant rejoint le M23 ou d’un quelconque autre mouvement ennemi. Si des cas isolés de comportements contraires à nos principes existaient, nous serions les premiers intéressés à en connaître les auteurs afin que les mesures appropriées soient prises conformément aux règles de discipline et aux exigences de la justice. »

    Les dirigeants du CMC-FDP auraient dû être au courant des pratiques d’extorsion et avaient la responsabilité d’enquêter et de traduire les coupables en justice. S’ils savaient et n’ont rien fait, ils pourraient être considérés comme complices.

    Soutien de l’armée congolaise au CMC-FDP

    En mai 2023, la RDC a adopté une loi créant la Réserve armée de la défense, permettant l’intégration de certains groupes armés locaux, dont le CMC-FDP, comme forces supplétives pour lutter contre le M23. Les FARDC fournissent à ces groupes un soutien financier, des armes et des munitions. En décembre 2025, le ministre des Finances de la RDC a indiqué à la commission Défense de l’Assemblée nationale que l’État versait aux groupes wazalendo 4 millions de dollars par mois.

    Selon un document interne du gouvernement militaire du Nord-Kivu, le CMC-FDP a reçu plus de 100 000 cartouches de munitions et plus de 100 roquettes de 40 mm des FARDC fin 2023 et début 2024.

    En juillet 2024, l’Union européenne a sanctionné le commandant en chef du CMC-FDP, Dominique « Domi » Kamanzi Ndaruhutse, pour « graves violations des droits humains ». Cet homme a combattu au sein de différents groupes nyatura pendant plus de dix ans et a, selon des experts onusiens, collaboré avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui comptent d’anciens membres des Interahamwe et des soldats responsables du génocide de 1994.

    « Il est inacceptable que l’armée congolaise continue de soutenir les combattants du CMC-FDP malgré les terribles exactions qu’ils infligent aux civils. Le groupe se livre à des violences effrénées depuis des années. Il faut que les autorités congolaises cessent immédiatement toute collaboration avec le CMC-FDP et les autres groupes wazalendo qui commettent des exactions, et qu’elles les traduisent en justice », conclut Tigere Chagutah.

    * Les pseudonymes sont utilisés pour protéger l’identité des personnes interrogées.

  • RDC : isolement obligatoire de 21 jours contre Ebola après un cas en France

    RDC : isolement obligatoire de 21 jours contre Ebola après un cas en France

    Plus d’un mois après la déclaration officielle de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, les autorités congolaises franchissent une nouvelle étape dans la riposte. Désormais, toute personne provenant des zones touchées par l’épidémie devra observer un isolement de 21 jours avant de pouvoir se déplacer, que ce soit à l’intérieur du pays ou à l’international. La mesure a été annoncée par le gouvernement le mercredi 24 juin 2026, qui justifie cette décision par la nécessité de renforcer la lutte contre la propagation du virus.

    « Cette décision vise à consolider les dispositifs de santé publique déjà en place, à diminuer les risques de dissémination et à assurer un encadrement strict des personnes potentiellement exposées », a précisé l’exécutif.

    Cette annonce fait suite à la détection d’un cas d’Ebola en France. L’organisation médicale ALIMA a confirmé qu’un de ses médecins humanitaires, de retour d’une mission dans une zone épidémique en République démocratique du Congo, a été testé positif au virus.

    Le gouvernement réitère son engagement à protéger les populations et à soutenir les équipes de première ligne, en menant la riposte avec responsabilité, transparence et rigueur scientifique. Il promet de renforcer, avec l’ensemble de ses partenaires, toutes les mesures nécessaires pour préserver les Congolais ainsi que les communautés affectées, dans le cadre de la coopération sanitaire internationale.

    Le bilan de l’épidémie de la souche Bundibugyo continue de s’alourdir. Selon le rapport de situation du 23 juin, publié le 24 juin 2026 par le ministère de la Santé, 1 118 cas confirmés et 291 décès ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie, soit un taux de létalité de 26 %. L’épidémie touche désormais 34 zones de santé réparties dans trois provinces : l’Ituri, épicentre de la crise avec 22 zones affectées ; le Nord-Kivu, sous surveillance prioritaire avec 11 zones ; et le Sud-Kivu, avec 3 cas confirmés et un décès.

    Sur le plan opérationnel, 408 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 122 guérisons ont été enregistrées au total. Le taux de suivi des contacts atteint 77,1 % pour 8 346 contacts sous surveillance, un chiffre qui, selon les autorités, témoigne d’un dispositif actif mais encore insuffisant pour atteindre les objectifs opérationnels fixés.

    Le 17 mai, deux jours après la déclaration officielle de l’épidémie en RDC, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la flambée d’Ebola causée par la souche Bundibugyo – qui s’est ensuite propagée à l’Ouganda – comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

    Selon l’OMS, l’épidémie a connu une expansion géographique et son ampleur réelle pourrait être sous-estimée. La situation est aggravée par la forte mobilité des populations, la fragilité des systèmes de santé, l’insuffisance des infrastructures sanitaires, les difficultés d’accès à certaines zones en raison des conflits armés, ainsi que l’absence de vaccin et de traitement spécifique contre cette souche.

    Malgré ce contexte préoccupant, les autorités congolaises se veulent rassurantes et rejettent tout discours alarmiste. Elles mettent en avant les efforts déployés en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux pour contenir l’épidémie, et rappellent l’expérience du pays, qui a déjà fait face à seize épidémies d’Ebola précédentes, toutes maîtrisées au terme d’importantes opérations de riposte.

  • Réouverture de la frontière Bénin-Niger : les trois conditions posées par Niamey

    Réouverture de la frontière Bénin-Niger : les trois conditions posées par Niamey

    Fermée depuis trois ans, la frontière terrestre entre le Bénin et le Niger pourrait-elle bientôt rouvrir ? Un pas significatif a été franchi samedi 20 juin avec la venue au Bénin du ministre nigérien de l’Intérieur, le général Mohamed Toumba. Ce dernier a rencontré les experts en charge du dossier et a posé trois conditions préalables à toute réouverture : la signature d’un accord de défense, celle d’un accord de sécurité garantissant la non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre, ainsi qu’une transparence totale sur les dispositifs étrangers stationnés à proximité de la frontière. Pour le politologue Guillaume Moumouni, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de négociation normale.

    Le Bénin peut-il refuser ces conditions ?

    Selon Guillaume Moumouni, il s’agit d’abord d’un jeu de négociation classique. Le Bénin, sur le principe, ne saurait rejeter en bloc ces demandes, d’autant qu’un accord de défense existait déjà avant sa dénonciation par le Niger en septembre 2023. La demande de transparence a déjà été partiellement satisfaite par des explications réitérées de Cotonou, qui assure n’abriter aucune base étrangère. « C’est avant tout une question de communication et de confiance », analyse l’expert. En revanche, la troisième condition, portant sur la transparence des dispositifs étrangers, pourrait faire l’objet de discussions plus serrées. Rien ne dit que toutes les conditions seront acceptées sans ajustement.

    Quels sont les principaux points de blocage ?

    Au-delà des trois conditions, le principal obstacle reste la crainte nigérienne d’une violation de son territoire par des forces étrangères. Guillaume Moumouni est clair : « Cela renvoie principalement à la France, dont les relations avec le Niger sont tendues, alors qu’elle entretient une coopération militaire normale avec le Bénin. » Le politologue évoque un « dilemme sécuritaire » qui, malgré la volonté politique affichée au plus haut niveau des deux pays, nécessite des garanties tangibles. « C’est un point sensible mais pas insurmontable », estime-t-il. Les autorités nigériennes cherchent avant tout à être rassurées sur l’absence de velléités hostiles à leurs frontières.

    Une réouverture inévitable pour les économies et la sécurité ?

    La fermeture de la frontière depuis trois ans pèse lourdement sur les populations riveraines, les transporteurs et les économies des deux pays. Pour Guillaume Moumouni, il est essentiel de rappeler que cette fermeture n’est pas uniquement imputable au Bénin : le Niger a également pris des mesures restrictives. « Le port de Cotonou reste la porte d’entrée naturelle du Niger, et le coût d’opportunité est très élevé pour les deux parties », souligne-t-il. La réouverture apparaît donc comme une nécessité économique et sécuritaire, les deux pays ayant tout à y gagner. L’expert conclut que « les deux parties ont intérêt à trouver une solution rapidement ».

  • Frontière Bénin-Niger : vers un déblocage après trois ans de fermeture ?

    Frontière Bénin-Niger : vers un déblocage après trois ans de fermeture ?

    Après trois années de fermeture, la frontière entre le Bénin et le Niger pourrait bientôt rouvrir. Le samedi 20 juin, le général Mohamed Toumba, ministre nigérien de l’Intérieur, s’est rendu au Bénin pour rencontrer les experts en charge du dossier. Il a formulé trois conditions préalables : la signature d’un accord de défense, un accord de sécurité stipulant la non-utilisation réciproque des territoires, et une transparence totale sur les dispositifs étrangers proches de la frontière. Pour Guillaume Moumouni, docteur en sciences politiques, cette démarche s’inscrit dans le cadre normal d’une négociation.

    Le Bénin peut-il refuser ces conditions ?

    Selon Guillaume Moumouni, il faut d’abord rappeler que nous sommes dans un contexte de négociation classique. Chaque partie cherche à maximiser ses attentes avant de les ajuster. Le Bénin, sur le principe, ne peut pas rejeter ces préalables, d’autant qu’un accord de défense existait déjà entre les deux pays avant que le Niger ne le dénonce en septembre 2023. Concernant l’exigence de transparence, le Bénin a déjà fourni à plusieurs reprises des explications détaillées pour rassurer Niamey sur l’absence de bases étrangères. Ce point relève surtout d’un effort de communication sur l’intégrité territoriale. En revanche, la troisième condition paraît plus sensible et devrait donner lieu à des discussions approfondies. Tout ne sera pas accepté en bloc.

    Quels sont les principaux blocages persistants ?

    Le principal point de blocage, selon l’analyste, est l’absence de garantie pour le Niger que son territoire ne soit pas violé par des forces étrangères. Cela renvoie principalement à la France, qui n’entretient plus de bonnes relations avec le pouvoir nigérien, alors qu’elle coopère militairement avec le Bénin. C’est le cœur du dilemme sécuritaire. Malgré la volonté politique affichée des deux plus hautes autorités de réchauffer les relations, ce point n’est pas insurmontable. Le Niger cherche avant tout à être rassuré et à vérifier qu’aucune velléité hostile n’existe à ses frontières.

    Une réouverture inévitable pour les économies et la sécurité ?

    Guillaume Moumouni souligne que la fermeture des frontières n’est pas uniquement imputable au Bénin ; le Niger en porte aussi la responsabilité. Le port de Cotonou reste la porte d’entrée naturelle du Niger, et le coût d’opportunité est très élevé pour les deux économies. Les conséquences économiques et sécuritaires sont lourdes pour les populations riveraines, les transporteurs et l’ensemble de la région. Les deux parties ont donc tout intérêt à trouver une solution rapide.