Catégorie : A la Une

  • Malo Gusto, la priorité de Manchester City pour Enzo Maresca

    Malo Gusto, la priorité de Manchester City pour Enzo Maresca

    Afin de remplacer Pep Guardiola, Manchester City a misé sur Enzo Maresca. Pour offrir un premier renfort à son nouvel entraîneur, le club mancunien songerait à recruter Malo Gusto, avec qui Maresca a déjà travaillé à Chelsea. De son côté, Chelsea chercherait déjà un successeur en visant Marco Palestra.

    Pep Guardiola a officiellement dit adieu à Manchester City malgré un contrat en cours jusqu’en 2027. Après dix années de règne, le technicien espagnol a quitté le navire. « Je suis tellement nerveux. Pourquoi m’aimez-vous autant ? Pourquoi me faites-vous ça ? Je n’aurais jamais pu imaginer une telle quantité d’amour. Cela a été un immense honneur d’entraîner un tel club. Les joueurs savent que je continuerai à les surveiller ! Ils savent qu’ils ont la grande responsabilité d’entretenir ces standards, et c’est pour ça qu’ils continuent encore et encore à se battre. Ce sera toujours ma maison ici et si vous me croisez, venez me voir et m’enlacer ! », a confié Pep Guardiola après son dernier match à la tête du club anglais.

    Une connexion déjà établie entre Malo Gusto et Enzo Maresca

    Pour compenser le départ de Pep Guardiola, Manchester City a choisi de faire confiance à Enzo Maresca. Le marché des transferts étant ouvert, les Citizens souhaitent renforcer leur effectif. Ils étudient la possibilité de recruter Malo Gusto, actuellement en sélection avec la France pour la Coupe du Monde 2026. Le latéral droit de 23 ans a déjà été dirigé par Maresca à Chelsea entre juillet 2024 et janvier 2026, ce qui pourrait faciliter son adaptation.

    Chelsea se tourne vers Marco Palestra

    Pendant ce temps, Chelsea n’est pas resté inactif. Le club londonien aurait entamé des démarches pour s’attacher les services de Marco Palestra, un arrière droit de 21 ans évoluant à Cagliari. Si l’opération aboutit, cela libérerait Malo Gusto pour un départ vers Manchester City.

  • Gabon : suspension des permis d’or pour restaurer la souveraineté

    Gabon : suspension des permis d’or pour restaurer la souveraineté

    Gabon : suspension des permis d’or pour restaurer la souveraineté

    Le Gabon a pris une décision inédite en suspendant, à partir du 22 juin 2026, l’ensemble des permis de recherche et d’exploitation de la petite mine d’or sur tout le territoire. Un signal fort adressé aux acteurs du secteur minier, qui traduit la volonté de l’État de reprendre la main sur une filière à la fois stratégique et vulnérable aux réseaux illégaux et aux trafics transfrontaliers.

    Cette mesure, annoncée par le ministère des Mines et des Ressources géologiques, fait suite au démantèlement d’un vaste réseau d’exploitation clandestine dans la province de la Ngounié. L’opération, menée conjointement avec le ministère de la Défense nationale, a révélé l’ampleur des activités irrégulières impliquant des ressortissants étrangers opérant en dehors de tout cadre légal.

    Au-delà de la suspension administrative, cette décision met en lumière un enjeu de souveraineté économique autour de l’une des ressources les plus convoitées du pays.

    L’or, nouvelle frontière de la souveraineté économique

    Longtemps dominé par le pétrole et le manganèse, le secteur extractif gabonais connaît une mutation progressive. La hausse des cours mondiaux de l’or et l’intérêt croissant des investisseurs pour les métaux précieux ont renforcé l’attractivité des zones aurifères du pays.

    Cependant, cette dynamique a favorisé l’émergence d’activités parallèles difficiles à contrôler. Dans plusieurs pays africains, l’orpaillage clandestin est devenu un vecteur majeur d’économie informelle, alimentant parfois des circuits de contrebande sophistiqués qui échappent aux administrations fiscales et douanières.

    Les investigations menées dans la Ngounié ont confirmé l’existence de pratiques illégales susceptibles d’affecter directement les recettes publiques. Chaque gramme d’or extrait hors des circuits officiels représente une perte pour l’État, mais aussi une menace pour la crédibilité du secteur minier national.

    Le gouvernement considère désormais que la question dépasse le simple cadre économique. Elle touche à la préservation du patrimoine national et à la maîtrise des ressources stratégiques.

    Un audit général pour assainir la filière

    Le ministère des Mines justifie cette suspension par la nécessité de procéder à un audit exhaustif de l’ensemble des titres miniers aurifères en vigueur.

    L’objectif est multiple : vérifier la conformité des activités des détenteurs de permis, évaluer le respect des obligations réglementaires, renforcer les mécanismes de contrôle sur le terrain et identifier les éventuelles défaillances administratives ayant permis le développement de certaines activités clandestines.

    Pendant toute la durée de cette suspension, aucune activité de prospection, de recherche ou d’exploitation relevant de la petite mine d’or ne pourra être menée sans autorisation spécifique.

    Cette démarche s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays producteurs africains. Du Ghana à la Tanzanie en passant par le Burkina Faso, les autorités multiplient les opérations de régularisation pour mieux encadrer l’exploitation artisanale et semi-industrielle de l’or.

    Pour Libreville, l’enjeu est également environnemental. Les exploitations illégales sont régulièrement associées à la déforestation, à la pollution des cours d’eau et à l’utilisation incontrôlée de substances dangereuses. Le coût écologique de ces pratiques dépasse souvent les bénéfices économiques immédiats.

    Le test de crédibilité de l’État gabonais

    Cette suspension place désormais le gouvernement face à une responsabilité majeure. La réussite de l’opération dépendra moins de l’annonce que de sa capacité à produire des résultats durables.

    L’audit devra permettre d’identifier les failles du système, mais surtout d’instaurer un cadre plus rigoureux capable d’attirer des opérateurs responsables tout en excluant les réseaux illégaux.

    La décision traduit également une évolution plus large de la gouvernance économique gabonaise. Dans un contexte où les ressources naturelles demeurent au cœur du développement national, l’État cherche à démontrer qu’il entend exercer pleinement son autorité sur les secteurs stratégiques.

    Le véritable enjeu ne consiste donc pas uniquement à suspendre des permis. Il réside dans la capacité du Gabon à transformer cette opération en un nouveau modèle de gestion minière fondé sur la transparence, la traçabilité et la souveraineté. Car dans un monde où l’or reste l’une des valeurs refuges les plus recherchées, le contrôle de la ressource devient aussi important que la ressource elle-même.

  • Gabon : l’ambition industrielle prend forme à Libreville

    Gabon : l’ambition industrielle prend forme à Libreville

    Libreville, mercredi 24 juin 2026 – Longtemps cantonné au rôle de simple exportateur de pétrole, de manganèse ou de bois brut, le Gabon entend aujourd’hui changer de cap et bâtir une véritable puissance industrielle.

    L’ouverture des Rencontres de l’Industrie du Gabon, mardi à Libreville, sous la houlette du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, marque une avancée décisive dans la stratégie nationale visant à faire de la transformation locale des ressources naturelles le moteur de la prochaine phase de croissance économique.

    Au-delà des déclarations et des bonnes intentions, cet événement revêt une importance particulière. En rassemblant une vingtaine d’investisseurs européens, des responsables publics, des industriels et des partenaires internationaux, Libreville envoie un signal fort aux marchés. Le Gabon ne souhaite plus se limiter à fournir des matières premières ; il aspire à devenir un territoire de production, de transformation et de création de valeur ajoutée.

    Cette ambition s’inscrit dans un débat plus large qui traverse l’ensemble du continent africain : comment convertir l’abondance des richesses naturelles en véritable puissance industrielle ?

    L’heure de la transformation économique

    Le discours d’Hermann Immongault ne laisse aucune place au doute. Selon lui, l’industrialisation n’est plus une option mais une nécessité stratégique pour l’avenir du Gabon. Cette déclaration reflète une prise de conscience largement partagée dans les économies africaines dépendantes des matières premières. Pendant des décennies, les pays producteurs ont exporté leurs ressources brutes avant de réimporter des produits transformés à forte valeur ajoutée, limitant ainsi les retombées locales et freinant la création d’emplois qualifiés.

    Le Gabon dispose pourtant d’atouts considérables : ses réserves minières figurent parmi les plus importantes d’Afrique centrale, son potentiel forestier est reconnu mondialement, et son secteur énergétique reste l’un des piliers de l’économie régionale. Pour les autorités, le véritable défi consiste désormais à transformer ces avantages naturels en chaînes de valeur industrielles capables de générer davantage de richesses sur le territoire national.

    C’est dans cette optique que le Haut Conseil d’investissement a engagé un examen approfondi des principaux blocages à l’investissement productif. Les autorités promettent des mesures concrètes pour renforcer la sécurité juridique, améliorer le climat des affaires et faciliter l’implantation de nouvelles unités industrielles.

    Séduire les capitaux pour bâtir une industrie nationale

    Le ministre de l’Industrie, Lubin Ntoumtoume, a présenté une feuille de route reposant sur plusieurs axes structurants : modernisation du cadre réglementaire, simplification administrative, amélioration de l’accès à l’énergie, renforcement des infrastructures logistiques et développement des compétences locales.

    Cette stratégie intervient dans un contexte mondial marqué par la réorganisation des chaînes d’approvisionnement. De nombreux investisseurs recherchent aujourd’hui de nouvelles plateformes industrielles capables de produire plus près des marchés émergents. Le Gabon espère tirer parti de cette évolution. La présence d’investisseurs européens lors de ces rencontres témoigne d’un intérêt croissant pour le marché gabonais.

    L’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a insisté sur la nécessité de construire une relation économique fondée sur le co-développement plutôt que sur une logique traditionnelle d’extraction. Cette orientation est également défendue par les organisateurs, qui souhaitent rapprocher l’État, les entreprises et les centres de formation pour créer un écosystème industriel cohérent. L’industrie moderne ne repose plus uniquement sur les infrastructures ; elle dépend aussi de la qualité du capital humain, de l’innovation et de la capacité des systèmes éducatifs à répondre aux besoins du marché.

    Le test décisif du passage à l’action

    Les Rencontres de l’Industrie interviennent à un moment charnière pour le Gabon. Depuis plusieurs années, le pays multiplie les réformes pour réduire sa dépendance aux exportations de matières premières. La transformation locale du bois constitue un exemple souvent cité : l’interdiction d’exporter des grumes a favorisé l’émergence d’une industrie de transformation qui génère davantage de valeur ajoutée et d’emplois. Les autorités souhaitent désormais reproduire cette dynamique dans d’autres secteurs stratégiques comme les mines, la métallurgie, l’agro-industrie et les industries de services.

    Les visites prévues à Port-Gentil, Moanda et dans le Grand Libreville illustrent cette volonté de montrer aux investisseurs les infrastructures existantes et les projets en cours. Mais la réussite de cette stratégie dépendra moins des annonces que de leur exécution. L’Afrique compte de nombreux plans industriels ambitieux qui se sont heurtés aux réalités administratives, logistiques ou financières. Le véritable enjeu pour le Gabon est donc de démontrer sa capacité à convertir sa vision industrielle en réalisations concrètes.

    L’ouverture de ces rencontres constitue bien plus qu’un simple rendez-vous économique. Elle représente un test de crédibilité pour un pays qui cherche à redéfinir sa place dans l’économie mondiale. Si cette stratégie aboutit, le Gabon pourrait devenir l’un des laboratoires africains les plus avancés de la transformation industrielle des ressources naturelles. Dans le cas contraire, il resterait confronté à la même équation qui freine depuis des décennies le développement de nombreuses économies riches en matières premières.

  • Nasser Bourita à Amman pour renforcer les liens avec Bahreïn et la Jordanie

    Nasser Bourita à Amman pour renforcer les liens avec Bahreïn et la Jordanie

    Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a mené à Amman une série d’entretiens de haut niveau avec ses homologues de Bahreïn et de Jordanie, en marge des travaux de la Ligue des États arabes.

    Ces rencontres ont permis de consolider les alliances bilatérales et d’examiner les enjeux sécuritaires qui préoccupent actuellement la région.

    Alliance et stabilité avec Bahreïn

    Lors de son échange avec le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid Al Zayani, les discussions ont porté sur la coordination des efforts pour garantir la paix et la stabilité dans le monde arabe.

    Les deux diplomates ont passé en revue les liens historiques profonds qui unissent Rabat et Manama, et exploré de nouvelles pistes de collaboration dans des secteurs d’intérêt commun, conformément aux orientations fixées par la diplomatie marocaine.

    Ont participé à cette réunion l’ambassadeur du Maroc en Jordanie, Fouad Akhrif, le représentant permanent du Royaume auprès de la Ligue arabe, Mohamed Aït Ouali, et le directeur des Affaires maghrébines, Khalid Bencheikh.

    Vers une nouvelle commission mixte avec la Jordanie

    Nasser Bourita s’est également entretenu avec le vice-premier ministre et chef de la diplomatie jordanienne, Ayman Safadi. Le principal point à l’ordre du jour a été la préparation de la sixième session de la Haute Commission mixte maroco-jordanienne, prévue pour la fin de cette année sous la coordination du ministère jordanien des Affaires étrangères et des Expatriés. Les deux ministres se sont accordés sur la nécessité de bâtir un programme ambitieux pour porter la relation bilatérale à un niveau stratégique supérieur.

    Avec la Jordanie comme avec Bahreïn, le responsable marocain a souligné l’urgence de renforcer les mécanismes de concertation politique face à la conjoncture géopolitique complexe actuelle.

    Participation active à la Ligue arabe

    Ces échanges bilatéraux ont eu lieu après la participation de Bourita à la réunion consultative des ministres arabes des Affaires étrangères et aux sessions de la 165e période ordinaire du Conseil de la Ligue arabe, confirmant le rôle moteur du Maroc dans le dialogue multilatéral régional.

  • Shell revient au Gabon : un pari sur l’offshore ultra-profond

    Shell revient au Gabon : un pari sur l’offshore ultra-profond

    Dix ans après avoir cédé l’ensemble de ses actifs à Assala Energy et quitté le Gabon, le géant pétrolier Shell annonce son retour sur la scène nationale. Le 22 juin 2026, à Libreville, la major anglo-néerlandaise a paraphé un accord préliminaire avec l’État gabonais pour l’exploration de nouveaux blocs offshore situés en eau ultra-profonde. Cette signature confirme le regain d’attractivité du secteur pétrolier gabonais.

    Une stratégie de relance payante pour Libreville

    Le retour de Shell représente une avancée majeure dans la stratégie de relance des hydrocarbures menée par les autorités gabonaises. Après plusieurs années marquées par une baisse des investissements internationaux, Libreville a multiplié les initiatives pour attirer de nouveaux capitaux et relancer l’exploration. Cette politique commence à porter ses fruits. Le Gabon a ouvert à l’exploration près de 71 % de son domaine maritime encore inexploité, offrant ainsi aux compagnies pétrolières des opportunités inédites dans des zones à fort potentiel. La signature de cet accord avec Shell s’inscrit dans une dynamique plus large de retour des grandes compagnies internationales.

    Les majors mondiales de nouveau séduites

    Ces derniers mois, le pays a également conclu des partenariats avec d’autres acteurs majeurs, notamment ExxonMobil et BP, témoignant de la confiance retrouvée des investisseurs dans le potentiel du bassin sédimentaire gabonais. Au-delà du symbole, cette nouvelle phase d’exploration en eaux ultra-profondes pourrait contribuer au renouvellement des réserves nationales, soutenir la production à long terme et renforcer la place du Gabon parmi les producteurs pétroliers les plus attractifs du continent.

  • Cameroun : un vaste réseau de traite humaine démantelé par la gendarmerie

    Cameroun : un vaste réseau de traite humaine démantelé par la gendarmerie

    Le Service Central des Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale a ouvert une enquête le 16 mai 2026, après de nombreuses dénonciations d’escroquerie en ligne et de kidnappings de proches à l’étranger.

    Les investigations ont permis de démanteler un vaste réseau criminel de trafic et traite d’êtres humains, qui opérait sous couvert d’activités de marketing de réseau via les structures QNET, IGNITE et UNIMEC. Treize individus ont été interpellés, dont six coordonnateurs de premier plan au Cameroun et sept représentants actifs ou intermédiaires. Les enquêteurs ont également identifié plus de 600 victimes enrôlées, ainsi que plusieurs maisons servant de base logistique et d’hébergement dans les villes de Douala, Bafoussam, Ebolowa, Kye-Ossi, Bertoua, Ngaoundéré, Maroua, Garoua et Yaoundé.

    Selon le Colonel Atangana Fiacre Kisito, Directeur Central de la Coordination Adjoint et Directeur de l’Emploi et des Structures, les commanditaires sont basés en Malaisie et disposent de ramifications en Afrique de l’Ouest et Centrale. Leurs cibles principales sont les jeunes en situation de précarité, les chercheurs d’emploi, les étudiants et les candidats à l’émigration. Le mode opératoire consiste à attirer les victimes par des offres d’emploi ou des formations à l’étranger, des promesses de rendement élevé, des garanties sans risque, et des recrutements agressifs ou sous pression.

    Une fois recrutées, les victimes devaient payer des frais élevés et étaient regroupées dans des concessions transformées en dortoirs collectifs, où elles subissaient un encadrement coercitif et une pression constante. Certaines victimes du sud du pays étaient transférées via Garoua vers le Nigeria, tandis que des étrangers, notamment des Tchadiens, étaient introduits dans les réseaux locaux à Yaoundé, dans les quartiers Awae, Tam-Tam, Mvan et Nkozoa.

    Face à l’ampleur du phénomène, le Colonel Atangana a appelé les populations à la vigilance, les invitant à ne pas se laisser convaincre par des vendeurs d’illusions, des offres séduisantes d’entreprises en ligne ou des propositions alléchantes de proches.

    L’enquête se poursuit activement, à la recherche de deux individus formellement identifiés et localisés en République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine. Les mis en cause seront dans les prochains jours présentés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé.

  • RDC : Tshisekedi invite Ndayishimiye à un sommet onusien sur les ressources naturelles

    RDC : Tshisekedi invite Ndayishimiye à un sommet onusien sur les ressources naturelles

    Evariste Ndayishimiye et Félix Tshisekedi

    Face aux défis multiples qui affectent le continent africain, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a plaidé ce mardi 23 juin 2026 pour une action collective renforcée et une défense plus vigoureuse des intérêts stratégiques de l’Afrique sur la scène mondiale.

    Lors d’une déclaration à la presse après un entretien à Kinshasa avec son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, le chef de l’État congolais a insisté sur la nécessité d’une plus grande cohérence et solidarité africaines face aux enjeux actuels.

    Dans cette optique, Félix Tshisekedi a révélé avoir invité le président Ndayishimiye à une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies qu’il présidera prochainement aux États-Unis, dans le cadre de la présidence congolaise de cet organe en juillet 2026.

    « L’Afrique traverse une période charnière. Notre continent doit faire face à des défis sécuritaires complexes, à des crises humanitaires persistantes, aux effets du changement climatique, aux pressions économiques mondiales, mais aussi aux attentes immenses de notre jeunesse. Face à ces défis, l’Afrique doit parler avec davantage de cohérence, agir avec davantage de solidarité et défendre avec davantage de fermeté ses intérêts stratégiques. Dans cet esprit, j’ai eu l’honneur d’inviter mon frère, le président Évariste Ndayishimiye, à prendre part à la réunion de haut niveau que je présiderai très prochainement au Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’occasion de la présidence de ce Conseil par la RDC au mois de juillet, et qui portera sur les liens entre les ressources naturelles, la paix, la sécurité et le développement durable », a déclaré Félix Tshisekedi.

    Cette rencontre abordera les liens entre ressources naturelles, paix, sécurité et développement durable, une thématique que le président congolais juge cruciale pour la RDC, la région des Grands Lacs et l’ensemble du continent. Il a exprimé sa conviction que la participation du président burundais apportera une contribution précieuse aux réflexions de cette réunion de haut niveau.

    « Cette thématique est essentielle pour notre pays, pour la région des Grands Lacs et pour l’ensemble du continent africain. Nos ressources naturelles doivent cesser d’être un facteur de convoitise et de prédation, d’instabilité et de conflit. Elles doivent devenir un levier de paix, de développement, de souveraineté économique, de transformation industrielle et de prospérité partagée. Je suis convaincu que la contribution du président Ndayishimiye, en sa qualité de président de la République du Burundi et de président en exercice de l’Union africaine, enrichira utilement cette réflexion au service de notre continent », a ajouté le chef de l’État congolais.

    La RDC s’apprête à assumer la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU en juillet 2026, après la Colombie en juin et avant le Danemark en août, conformément à l’ordre alphabétique anglais des États membres. Ces trois pays siègent au Conseil, les deux premiers en tant que membres non permanents élus pour la période 2026-2027.

    Depuis janvier 2026, les drapeaux de cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité pour le mandat 2026-2027 flottent au siège de l’ONU à New York : Bahreïn, la Colombie, la RDC, la Lettonie et le Libéria. Une cérémonie protocolaire le 2 janvier 2026 a marqué le début de leur mandat de deux ans au sein de l’organe chargé de décider des opérations de maintien de la paix, des régimes de sanctions et de l’orientation politique et sécuritaire des réponses aux crises internationales.

  • Gabon : l’ue et Libreville resserrent leur partenariat

    Gabon : l’ue et Libreville resserrent leur partenariat

    L’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, a été reçue en audience le 22 juin 2026 par le maire de Libreville, Eugène Mba. Cette rencontre vise à approfondir les liens entre la capitale gabonaise et l’UE, dans un contexte où les collectivités locales jouent un rôle clé dans le développement. Les échanges ont porté sur des pistes de coopération pour moderniser Libreville et améliorer durablement la qualité de vie de ses habitants.

    Coopération décentralisée au cœur des discussions

    Lors de l’entrevue, le maire a détaillé les priorités de son action municipale, insistant sur la nécessité de diversifier les financements des collectivités. Il a également souligné l’importance de la coopération internationale. Eugène Mba a réaffirmé sa volonté de renforcer la coopération décentralisée pour soutenir des projets dans plusieurs secteurs stratégiques, afin d’accroître l’attractivité de Libreville auprès des partenaires techniques et financiers.

    L’UE engagée aux côtés de la municipalité

    Représentante de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie a réaffirmé l’engagement de son institution à maintenir un dialogue étroit avec les autorités municipales. Elle a présenté les orientations stratégiques actuelles de l’UE et rappelé que les évolutions internationales exigent une adaptation constante des mécanismes de coopération. L’UE entend poursuivre les échanges avec la mairie pour identifier des domaines d’intervention répondant aux priorités locales et aux attentes des populations. Cette démarche illustre le rôle central de la représentation diplomatique européenne dans la promotion de partenariats efficaces.

    La gestion des déchets, défi majeur pour Libreville, a également été un point central des échanges. Les deux parties ont convenu d’explorer de nouvelles voies pour accompagner la municipalité dans ce domaine. L’UE est déjà impliquée, aux côtés des autorités gabonaises, dans le démantèlement du site de Mindoube et la construction d’une usine de valorisation des déchets ménagers. Cette rencontre témoigne d’une volonté commune de consolider les relations entre la Ville de Libreville et l’Union européenne.

  • LVMH se rapproche du Gabon pour des ingrédients forestiers de luxe

    LVMH se rapproche du Gabon pour des ingrédients forestiers de luxe

    Le groupe LVMH, géant mondial du luxe dirigé par Bernard Arnault, s’apprête à conclure un protocole d’entente exploratoire avec l’Agence gabonaise pour le développement de l’économie verte (Agadev). Les pourparlers, qui se dérouleraient à Paris, portent sur l’approvisionnement du conglomérat en produits forestiers non ligneux issus du massif forestier gabonais. La signature de cet accord interviendrait environ un mois avant une visite officielle prévue.

    Le moabi et l’odika, richesses de la forêt gabonaise

    Deux essences emblématiques du bassin du Congo sont au cœur des discussions. Le moabi, arbre pouvant culminer à soixante mètres, fournit une huile très recherchée pour ses vertus cosmétiques et nutritionnelles. L’odika, aussi appelé chocolatier sauvage ou mangue sauvage, livre une amande aromatique largement utilisée dans la cuisine d’Afrique centrale et de plus en plus prisée par les laboratoires de parfumerie. Ces produits forestiers non ligneux, longtemps réservés à l’économie villageoise, accèdent désormais au rang d’ingrédients premium pour les maisons de luxe européennes.

    L’intérêt de LVMH pour ces ressources s’inscrit dans une tendance de fond du secteur du luxe. Les grandes marques de cosmétique et de parfumerie multiplient les partenariats avec des pays riches en biodiversité tropicale, à la recherche d’ingrédients distinctifs et d’histoires d’origine authentiques. Le moabi et l’odika combinent rareté botanique et ancrage géographique fort, deux qualités essentielles pour les collections haut de gamme.

    L’Agadev, moteur de la diversification économique gabonaise

    Créée pour accompagner la transition vers une économie moins dépendante des hydrocarbures, l’Agadev incarne la stratégie du Gabon pour valoriser son capital naturel. Le pays, encore couvert à près de 88 % par la forêt, cherche à transformer cette ressource en source de revenus durables. La structuration des filières de produits forestiers non ligneux figure parmi les priorités des autorités de transition.

    Pour Libreville, un protocole avec un groupe de l’envergure de LVMH enverrait un signal politique fort. Le conglomérat, avec plus de 80 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et des maisons comme Dior, Guerlain ou Louis Vuitton, peut dynamiser toute une filière. L’enjeu pour le Gabon est d’éviter l’exportation brute et de capter un maximum de valeur ajoutée localement.

    Diplomatie économique et défis de traçabilité

    Le calendrier diplomatique favorise cette opération. La perspective d’une visite officielle imminente offre un cadre solennel à la signature et permet aux autorités gabonaises d’inscrire ce partenariat dans une relance des relations avec les grands acteurs économiques français. Reste à transformer l’intention en flux commercial durable, ce qui nécessite des garanties solides en matière de traçabilité, de respect des communautés forestières et de conformité aux normes environnementales européennes.

    La nouvelle réglementation européenne sur la déforestation, qui impose une diligence renforcée pour les produits issus des forêts tropicales, change la donne. Les groupes comme LVMH doivent désormais documenter l’origine de chaque ingrédient, de l’arbre au flacon. Le Gabon, qui a investi dans la cartographie satellitaire de son couvert forestier et affiche un bilan carbone net positif, dispose d’arguments crédibles pour répondre à cette exigence. Encore faut-il que les filières du moabi et de l’odika soient organisées, avec des coopératives villageoises capables de garantir qualité et régularité des volumes.

    Au-delà du symbole, cet accord pourrait servir de modèle à d’autres rapprochements entre majors du luxe et États forestiers africains. La compétition pour les ingrédients rares s’intensifie, et le bassin du Congo recèle une pharmacopée encore sous-exploitée à l’échelle industrielle. La signature du protocole est attendue dans les prochaines semaines.

  • Mercato : le PSG laisse filer Yan Diomande, Liverpool en pole

    Mercato : le PSG laisse filer Yan Diomande, Liverpool en pole

    Après une première saison remarquée au RB Leipzig, Yan Diomande suscitait l’intérêt du Paris Saint-Germain et de Liverpool. Mais le montant réclamé par le club allemand aurait refroidi les dirigeants parisiens, laissant la voie libre aux Reds pour recruter le jeune ailier ivoirien.

    Yan Diomande a impressionné pour sa première saison sous les couleurs du RB Leipzig, avec 13 buts et 10 passes décisives toutes compétitions confondues. Il a confirmé son talent lors de la Coupe du monde 2026, où la Côte d’Ivoire s’est imposée 1-0 face à l’Équateur. Interrogé sur son avenir, l’ailier de 19 ans a préféré rester concentré sur le Mondial, tandis que les rumeurs l’envoyaient au PSG ou à Liverpool.

    « J’arrive aux États-Unis on me dit qu’il va signer à Liverpool »

    « Mes agents s’en occupent et moi je suis plus concentré sur ma Coupe du monde. C’est le plus important. Ce n’est pas tout le temps, c’est tous les quatre ans donc je profite au maximum. Le reste, on verra », a déclaré Yan Diomande. Même le sélectionneur ivoirien, Emerse Faé, n’a pas échappé aux questions : « Quand on était en France pour la préparation, les journalistes disaient qu’il allait signer au PSG. Maintenant, aujourd’hui, j’arrive aux États-Unis on me dit qu’il va signer à Liverpool. On verra. Je pense qu’il est très concentré sur le mondial d’abord, et après il prendra la meilleure décision pour la suite de sa carrière. »

    Le PSG abandonne la piste Diomande

    Dans la lutte entre le PSG et Liverpool, ce sont finalement les Reds qui auraient pris l’avantage. D’après des informations proches du dossier, le club anglais aurait déjà trouvé un accord avec l’international ivoirien (12 sélections). En revanche, les dirigeants parisiens auraient décidé de ne pas poursuivre, refroidis par le montant réclamé par le RB Leipzig : pas moins de 120 millions d’euros pour libérer Yan Diomande.

  • « Je vis dans l’insécurité permanente »

    « Je vis dans l’insécurité permanente »

    24 juin 2026 Communiqué de presse

    Des lois discriminatoires et un sous-investissement dans les services publics favorisent les abus

  • Ebola en Ituri : le président Tshisekedi promet une descente sur le terrain

    Ebola en Ituri : le président Tshisekedi promet une descente sur le terrain

    RDC. Le président Félix Tshisekedi annonce une visite prochaine en Ituri face à l’épidémie d’Ebola

    Le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a déclaré mardi 23 juin qu’il se rendra prochainement dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie d’Ebola déclarée le 15 mai dernier. La République démocratique du Congo enregistre désormais plus de 1 000 cas et 267 décès, tandis que plusieurs organisations humanitaires s’inquiètent d’une possible sous-évaluation du nombre réel de victimes.

    Il s’agit de la 17e épidémie de fièvre hémorragique que connaît la RDC. L’épicentre se situe en Ituri, une région reculée du nord-est congolais, régulièrement secouée par les violences de groupes armés. Selon le dernier bilan officiel, la maladie a contaminé 1 048 personnes et provoqué 267 décès, portant le taux de létalité à 25,5 %. Le virus a également été détecté en Ouganda voisin, avec 20 cas dont 2 décès.

    « Mon engagement est total »

    « Je voudrais annoncer ma descente très prochaine dans la province de l’Ituri, sur les lieux mêmes de l’épidémie, pour faire le suivi personnellement. Mon engagement est total, comme vous pouvez l’imaginer », a affirmé le président congolais lors d’une déclaration à l’occasion de la visite officielle à Kinshasa de son homologue burundais, Evariste Ndayishimiye. Aucune date précise n’a encore été communiquée.

    Cette épidémie est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement à ce jour. Les vaccins disponibles ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, responsable des plus grandes épidémies d’Ebola connues. Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

    Isolement des malades et traçage des cas contacts

    La riposte sanitaire en Ituri, basée sur l’isolement des malades et le traçage des cas contacts, a mis du temps à se déployer. Les moyens sont progressivement renforcés, mais les hôpitaux locaux manquent encore d’équipements essentiels (protections, chlore, etc.) plus d’un mois après la déclaration officielle de l’épidémie.

    Les centres de traitement Ebola mis en place ces dernières semaines avec des équipes de l’OMS et de plusieurs ONG affichent déjà un taux d’occupation supérieur à 80 %, selon les autorités sanitaires. Les capacités de tests se sont améliorées, mais les organisations humanitaires internationales et les ONG sur le terrain estiment que les bilans officiels sont sous-estimés. Le pic de l’épidémie ne serait pas encore atteint et la crise pourrait durer entre six mois et un an. Le virus se transmet par contact avec les fluides corporels.