Catégorie : A la Une

  • Elye Wahi dans la tourmente après un carton jaune suspect

    Elye Wahi dans la tourmente après un carton jaune suspect

    Une plainte contre X a été déposée par la LFP pour suspicions de Paris truqués autour d'un carton reçu par Wahi.

    La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé mercredi avoir déposé, le 29 mai, une plainte contre X pour des soupçons de Paris truqués autour d’un carton jaune reçu par l’attaquant de l’OGC Nice Elye Wahi, lors de la dernière journée de Ligue 1 face à Metz.

    Le parquet de Marseille a confirmé l’interpellation, le 29 mai 2026, d’un joueur professionnel de 23 ans évoluant en Ligue 1, dans le cadre d’une enquête ouverte pour escroquerie en bande organisée, corruption sportive en bande organisée, recel et blanchiment. Après son audition en garde à vue, il a été remis en liberté, et les investigations se poursuivent.

    Plainte déposée par la LFP

    Au lendemain du match OGC Nice – FC Metz comptant pour la 34ᵉ journée de Ligue 1 le 17 mai, la LFP a été alertée par ses partenaires spécialisés dans la surveillance des marchés de Paris sportifs. Des mouvements atypiques ont été constatés à l’international, avec un volume inhabituel de mises concernant un avertissement impliquant Elye Wahi.

    Après avoir transmis ces éléments à la police nationale, à l’Autorité nationale des jeux et à la Fédération française de football, la LFP a déposé une plainte contre X le 29 mai pour des faits susceptibles de relever de la corruption sportive et de l’escroquerie en bande organisée.

    Un carton jaune litigieux

    Lors de cette rencontre, l’attaquant de 23 ans, qui dispute actuellement la Coupe du monde avec la Côte d’Ivoire, a reçu un carton jaune à la 36ᵉ minute pour une semelle sur le défenseur messin Salidou Sané. Il aurait déjà pu être averti à la 32ᵉ minute pour un tacle par-derrière sur Bouna Sarr.

    Cet avertissement a valu à Wahi une suspension pour le match aller du barrage L1/L2 opposant Nice à Saint-Étienne, permettant aux Aiglons de se maintenir dans l’élite.

    La LFP rappelle qu’elle reste pleinement mobilisée pour garantir l’intégrité de ses compétitions et qu’elle agira avec fermeté contre tout comportement compromettant.

  • Nigeria et Cameroun : un nouvel accord de défense pour la sécurité régionale

    Nigeria et Cameroun : un nouvel accord de défense pour la sécurité régionale

    Nigeria et Cameroun : un nouvel accord de défense pour la sécurité régionale

    Crédit Photo : MOD

    Le Nigeria et le Cameroun ont conclu un accord de coopération militaire à Yaoundé, visant à renforcer la sécurité de leur frontière sud commune. Ce mémorandum d’entente prévoit une meilleure coordination des opérations, un partage accru du renseignement et un rapprochement dans les domaines de la formation militaire et de l’industrie de défense.

    La cérémonie de signature a eu lieu après deux jours de discussions entre responsables militaires et sécuritaires des deux pays. Le document actualise le cadre de coopération face aux défis sécuritaires observés sur le territoire terrestre et dans l’espace maritime partagé. Il inclut le renforcement de la coordination opérationnelle, du partage de renseignements, de l’appui logistique, des formations militaires conjointes et des programmes d’échanges de personnels. Les deux parties ont aussi convenu d’améliorer leurs mécanismes de réponse aux menaces sécuritaires communes.

    Le général Christopher Musa, ministre nigérian de la Défense, a déclaré que l’accord offre désormais un cadre structuré pour la coopération militaire entre les deux pays, institutionnalisant leur collaboration sur les préoccupations sécuritaires communes. Les discussions ont également porté sur la Force opérationnelle conjointe maritime combinée, récemment créée. Les responsables ont souligné l’importance de rendre cette structure pleinement opérationnelle pour renforcer la sécurité maritime dans le golfe de Guinée et protéger les intérêts économiques et sécuritaires régionaux.

    La coopération dans le domaine industriel de la défense a occupé une place importante lors des échanges. Le ministre nigérian a réaffirmé la volonté de son pays de développer des partenariats en technologies de défense et innovation. Il a noté que « l’un des défis durables du développement des capacités de défense africaines reste la faiblesse de la production locale d’équipements militaires », plaidant pour une coopération industrielle régionale plus étroite.

    Christopher Musa a présenté les opportunités offertes par la Defence Industries Corporation of Nigeria, réaffirmant l’ouverture à des projets communs de fabrication d’équipements, transfert de technologies, recherche, innovation et développement des compétences. Joseph Beti Assomo, ministre délégué camerounais chargé de la Défense, a exprimé l’intérêt du Cameroun pour approfondir la coopération bilatérale en innovation et technologies de défense. Il a indiqué qu’un cadre formel de propositions est en cours de finalisation pour concrétiser les futurs projets communs dans ce secteur.

  • Faso Mêbo : travaux visibles et zones d’ombre financières

    Faso Mêbo : travaux visibles et zones d’ombre financières

    Une agence au cœur des critiques

    Créée par les autorités de transition comme symbole de la reconstruction nationale, l’agence Faso Mêbo, lancée sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré, suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations. Derrière le discours officiel vantant le patriotisme et l’effort collectif, des observateurs pointent un système opaque dans la gestion des ressources publiques et des contributions citoyennes.

    Alors que la communication gouvernementale insiste sur la transparence et la rigueur, plusieurs sources et analystes économiques évoquent d’importantes dérives financières qui profiteraient à des proches du pouvoir.

    La stratégie de la vitrine

    Les réalisations de Faso Mêbo sont bien visibles : pavage de rues, réhabilitation de caniveaux, aménagements urbains. Ces travaux donnent l’image d’une transformation rapide du cadre de vie à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso ou Koudougou. En mobilisant la jeunesse, les étudiants et la diaspora, les autorités ont construit un récit fort autour de la participation populaire à la souveraineté nationale.

    Mais, selon certains spécialistes, cette visibilité pourrait servir à détourner l’attention d’enjeux plus profonds. « Les travaux à forte intensité de main-d’œuvre restent relativement peu coûteux au regard des montants annoncés dans le cadre de l’effort national », explique sous anonymat un économiste burkinabè. « L’accent mis sur les infrastructures visibles fait parfois oublier la question essentielle : celle de la destination réelle des fonds mobilisés. »

    Des soupçons sur la gestion des ressources

    Les critiques portent principalement sur les mécanismes de contrôle. Bien que l’agence mette en avant la traçabilité de ses opérations, plusieurs observateurs regrettent l’absence d’organes indépendants capables de vérifier l’utilisation des ressources provenant du budget de l’État et des contributions populaires.

    Des documents internes et des alertes relayées par certaines sources font état de possibles irrégularités : marchés attribués sans concurrence, coûts jugés excessifs pour certains matériaux ou encore lignes budgétaires peu transparentes. Ces pratiques profiteraient, selon ces mêmes sources, à un cercle restreint de responsables civils et militaires.

    Un climat qui freine les critiques

    La question qui revient souvent est celle du silence des institutions de contrôle et d’une partie des médias locaux. Plusieurs observateurs l’expliquent par le contexte politique actuel, marqué par une forte pression sur les voix critiques.

    Des journalistes, des activistes ou encore des magistrats ayant exprimé des réserves sur certaines décisions du pouvoir ont déjà dénoncé des intimidations ou des mesures de réquisition vers les zones de combat. D’autres organisations de défense des droits humains évoquent également des cas de disparitions ou d’atteintes aux libertés, alimentant un climat de peur qui limite les initiatives d’enquête.

    Entre patriotisme et exigence de redevabilité

    Pour certains analystes, Faso Mêbo illustre ce qu’ils qualifient de « populisme infrastructurel » : des réalisations concrètes et visibles qui renforcent l’adhésion populaire, mais qui soulèvent en parallèle des interrogations sur la gouvernance et la transparence.

    L’engagement des citoyens dans les projets communautaires est largement salué. Toutefois, plusieurs voix estiment que cet élan patriotique ne doit pas se faire au détriment de la reddition des comptes. Pour elles, l’amélioration du cadre de vie ne saurait remplacer les exigences de transparence et de bonne gestion des deniers publics.

  • Affaire Wahi : la LFP saisit la justice après des Paris suspects sur un carton jaune

    Affaire Wahi : la LFP saisit la justice après des Paris suspects sur un carton jaune

    Une communication inattendue de la Ligue de football professionnel (LFP) est venue troubler la fin de saison de Ligue 1. Mercredi soir, l’instance dirigeante a révélé avoir été alertée sur des mouvements atypiques concernant un investissement lié à Elye Wahi, attaquant de l’OGC Nice, au lendemain de la rencontre Nice – Metz disputée le 17 mai pour la 34e journée.


    Ce match, soldé par un terne 0-0, avait envoyé les Niçois en barrage face à l’AS Saint-Étienne pour sauver leur place dans l’élite. Mais c’est un détail qui attire désormais l’attention : un carton jaune reçu par Wahi ce soir-là. Selon la LFP, un volume inhabituel de Paris a été constaté à l’international sur ce carton. Ce avertissement a d’ailleurs privé le joueur du match aller des barrages contre l’ASSE, en raison d’une accumulation de cartons.


    La LFP affirme avoir immédiatement transmis ces éléments au Service central des courses et jeux de la police nationale, à l’Autorité nationale des jeux et à la Fédération française de football. Une plainte contre X a été déposée le 29 mai 2026 pour des faits susceptibles de relever de la corruption sportive et de l’escroquerie en bande organisée.


    L’instance précise qu’elle ne fera aucun commentaire supplémentaire et n’a pas engagé de procédure disciplinaire pour l’instant, se réservant le droit d’agir selon l’évolution des investigations. Par ailleurs, un footballeur de 23 ans évoluant en Ligue 1 a été arrêté le 29 mai dans le cadre d’une enquête du parquet de Marseille. Il a été remis en liberté après sa garde à vue, et les investigations se poursuivent. Elye Wahi serait soupçonné d’avoir délibérément provoqué ce carton jaune. Les images montrent une faute bien réelle sur Sadibou Sané (Metz), mais sans caractère manifestement intentionnel.


    Si l’affaire suscite de nombreuses interrogations, il paraît peu probable que l’AS Saint-Étienne soit impactée dans le résultat de sa saison. À titre de comparaison, en Angleterre, un cas similaire impliquant Lucas Paqueta (West Ham) pour un carton jaune avec des Paris anormaux n’avait valu qu’un blâme de la part de sa fédération.


    Communiqué officiel de la LFP :

    « Au lendemain de la rencontre OGC Nice – FC Metz comptant pour la 34e journée de Ligue 1 le 17 mai dernier, la LFP a été alertée par ses partenaires spécialisés dans la surveillance des marchés de Paris sportifs de mouvements atypiques constatés à l’international. Ces alertes portaient sur un volume inhabituel de mises concernant un avertissement impliquant le joueur Elye Wahi.

    Conformément à ses missions et à son engagement constant en matière de protection de l’intégrité des compétitions, la LFP a immédiatement transmis ces éléments aux autorités compétentes, à savoir le Service central des courses et jeux de la police nationale, l’Autorité nationale des jeux ainsi que la Fédération française de football.

    Dans ce cadre, et afin de permettre la pleine manifestation de la vérité, une plainte contre X a été déposée le 29 mai 2026 pour des faits susceptibles de relever de la corruption sportive et de l’escroquerie en bande organisée.

    À ce stade, et compte tenu de la procédure en cours ainsi que des exigences de confidentialité qui s’y attachent et qui lui ont été formulées par les autorités de police, la LFP ne fera pas de commentaire supplémentaire et n’a pas engagé de procédure disciplinaire. Elle se réserve néanmoins la possibilité de le faire en fonction de l’évolution des investigations.

    La LFP rappelle qu’elle demeure pleinement mobilisée pour garantir l’intégrité de ses compétitions et qu’elle agira avec la plus grande fermeté à l’encontre de tout comportement susceptible de la compromettre. »

  • Elye Wahi entendu par la police : carton jaune suspect et match truqué en Ligue 1 ?

    Elye Wahi entendu par la police : carton jaune suspect et match truqué en Ligue 1 ?

    Quelques jours avant de rejoindre la Coupe du monde, l’attaquant ivoirien Elye Wahi a été interpellé par la police française. Il a été entendu dans le cadre d’une enquête pour match présumé truqué en Ligue 1.

    L’attaquant ivoirien Elye Wahi, qui évolue à l’OGC Nice, a été entendu par la police française peu avant le début du Mondial. L’enquête porte sur un possible match truqué en Ligue 1.

    L’enquête a été ouverte après que la Ligue de Football Professionnel a signalé des Paris suspects concernant un carton jaune reçu par Wahi lors du match Nice-Metz du 17 mai (0-0).

    Wahi a reçu un carton jaune à la 35e minute pour un tacle sur Sadibou Sané. Deux minutes avant, il avait commis une faute similaire sur Bouna Sarr sans être sanctionné. Ce cinquième avertissement de la saison l’a suspendu pour le match aller des barrages de relégation contre Saint-Étienne (0-0).

    Trois jours plus tard, pour le match retour, Wahi a été titulaire et a inscrit un doublé, étant élu homme du match dans la victoire 4-1 qui a assuré le maintien de Nice. Mais c’est après ce match, le 29 mai, qu’il a été arrêté par la police française.

    Le parquet de Marseille a confirmé dans un communiqué l’arrestation d’un footballeur de 23 ans, évoluant en Ligue 1, le 29 mai, dans le cadre d’une enquête pour fraude organisée, corruption sportive, recel et blanchiment d’argent.

    Le porte-parole a précisé que le joueur ne fait pas partie de l’équipe de France pour la Coupe du monde. Selon les informations recueillies, il s’agit d’Elye Wahi, qui a choisi de représenter la Côte d’Ivoire après avoir été international français chez les jeunes.

    Il a été remis en liberté après sa garde à vue. L’enquête se poursuit. Wahi n’est pas poursuivi pour le moment et a pu rejoindre la Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Dimanche à Philadelphie, Wahi a débuté le premier match de la Côte d’Ivoire face à l’Équateur. Il a combiné avec Yan Diomande et a touché la barre transversale. Amad Diallo a offert la victoire aux Éléphants à la 90e minute (1-0).

    La FIFA, interrogée sur cette arrestation, n’a pas répondu, ni sur l’éligibilité de Wahi. Le joueur doit se rendre à Toronto pour affronter l’Allemagne samedi en phase de groupes.

  • Face au terrorisme, Abidjan appelle à l’unité avec le Mali et le Burkina Faso

    Face au terrorisme, Abidjan appelle à l’unité avec le Mali et le Burkina Faso

    En Afrique de l’Ouest, les tensions diplomatiques et les postures idéologiques cèdent désormais le pas à l’impératif de survie collective. Face à la progression continue des groupes armés terroristes qui ravagent le Sahel et menacent les États côtiers, la Côte d’Ivoire a lancé un appel sans équivoque à ses voisins maliens et burkinabè.

    Le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a exposé la situation avec un pragmatisme assumé :

    « Le terrorisme, tel qu’il se présente actuellement, ne peut être vaincu par un seul État. Il faut une mutualisation des moyens et une collaboration entre les pays concernés. »

    Cette main tendue constitue un rappel à la réalité pour Ouagadougou.

    Le Burkina Faso à la croisée des chemins

    Malgré le discours affirmé de souveraineté et les efforts de mobilisation nationale, le Burkina Faso ne parvient pas à endiguer la menace terroriste. Les attaques se multiplient, le contrôle territorial demeure précaire et les populations civiles subissent les conséquences. Pour le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition burkinabè, la situation impose un choix décisif.

    La persistance de la menace devrait contraindre le jeune dirigeant à écarter les tensions politiques et les considérations personnelles pour s’engager pleinement dans cette dynamique collective. La sécurité de son peuple dépend désormais d’une rupture avec l’isolement stratégique.

    Les piliers de la coopération proposée par Abidjan

    La Côte d’Ivoire, bénéficiant d’une relative stabilité et de capacités logistiques conséquentes, propose un cadre de collaboration articulé autour de trois axes principaux :

    • Le partage de renseignements : suivre les déplacements des groupes djihadistes le long des frontières perméables.
    • La mutualisation des moyens : coordonner les opérations militaires transfrontalières afin d’empêcher les terroristes de trouver refuge d’un côté ou de l’autre.
    • La sécurisation des corridors économiques : garantir le flux des marchandises essentielles à l’économie des pays de l’hinterland.

    Un test de maturité politique pour l’AES

    Cette initiative constitue un défi majeur pour l’Alliance des États du Sahel (AES). Si le Mali et le Burkina Faso ont choisi de redéfinir leurs partenariats internationaux, la géographie reste une réalité incontournable : la Côte d’Ivoire demeure un partenaire naturel et indispensable.

    Pour le capitaine Ibrahim Traoré, accepter de collaborer avec l’État ivoirien ne serait pas un signe de faiblesse, mais un acte de maturité politique et de responsabilité envers ses concitoyens. Face à un ennemi asymétrique et mobile, la division conduit à l’échec ; seule une réponse concertée permettra de restaurer la paix dans la sous-région.

  • Justice communautaire : les états membres de la CEDEAO en conclave à Cotonou

    Justice communautaire : les états membres de la CEDEAO en conclave à Cotonou

    Cotonou, la capitale économique du Bénin, accueille depuis ce mercredi 17 juin 2026 la deuxième réunion des Autorités Nationales Compétentes (ANC) de la Cour de justice de la CEDEAO. L’enjeu est de taille : transformer les décisions de justice communautaire en actes concrets sur le terrain.

    Comment éviter que les arrêts de cette juridiction régionale ne restent lettre morte ? C’est la question centrale qui mobilise, pendant trois jours, experts juridiques, parlementaires et représentants des quinze États membres. L’objectif affiché est clair : harmoniser les mécanismes nationaux pour garantir l’exécution rigoureuse de chaque verdict rendu par la Cour.

    Le défi de l’application effective

    Si la Cour de justice de la CEDEAO est reconnue pour ses avancées en matière de droits humains et d’intégration régionale, son efficacité se heurte souvent à un frein majeur : la lenteur ou la réticence de certains pays à appliquer ses décisions. La réunion de Cotonou, qui rassemble les ANC — institutions relais entre la Cour et les États — se veut un espace de diagnostic sans tabou pour identifier les blocages juridiques et administratifs.

    Vers des mécanismes plus contraignants

    Les discussions s’articulent autour de plusieurs axes :

    • Standardisation des procédures : établir un protocole uniforme pour la notification et l’exécution des arrêts dans toute la zone.
    • Renforcement du dialogue institutionnel : créer des passerelles solides entre la Cour, la Commission de la CEDEAO et les ministères de la Justice nationaux.
    • Sensibilisation des acteurs locaux : impliquer davantage magistrats et forces de l’ordre dans l’application du droit communautaire.

    « Rendre les arrêts exécutoires dans tout l’espace CEDEAO n’est pas qu’une question juridique ; c’est le fondement même de la crédibilité de notre intégration régionale et de l’État de droit », confie un expert en marge des travaux.

    Un signal fort depuis le Bénin

    En accueillant cette session, le Bénin confirme son rôle moteur dans la diplomatie juridique ouest-africaine. Alors que la région traverse des mutations géopolitiques complexes, consolider les institutions judiciaires apparaît comme un levier essentiel pour la stabilité et la confiance des citoyens comme des partenaires internationaux. Les conclusions de ce forum, attendues vendredi 19 juin, devraient poser les bases d’un nouveau cadre de responsabilité pour les États membres, avec le citoyen ouest-africain au cœur de la justice communautaire.

  • La CEDEAO renforce la concurrence dans l’économie numérique pour sécuriser les marchés ouest-africains

    À Banjul, du 15 au 17 juin 2026, l’Autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO (ARCC) et le Programme d’appui à la concurrence et à la sécurité des produits de consommation en Afrique subsaharienne (PACoSPro) ont organisé un séminaire national sur le droit et la politique de la concurrence. L’objectif : préparer l’Afrique de l’Ouest aux défis croissants du numérique et du commerce régional.

    Les responsables des deux institutions ont insisté sur l’urgence d’une action collective pour contrer les pratiques anticoncurrentielles émergentes liées aux plateformes numériques et aux échanges transfrontaliers. Le directeur exécutif de l’ARCC, Dr Simeon Koffi, a souligné que les transformations économiques actuelles exigent une coopération élargie entre autorités de concurrence, administrations publiques, médias, organisations régionales et partenaires internationaux.

    « Seule une approche coordonnée et inclusive nous permettra de bâtir des marchés plus résilients, équitables et intégrés pour les populations ouest-africaines », a-t-il déclaré. Il a réaffirmé la volonté de l’ARCC de renforcer sa collaboration avec les autorités nationales, l’UEMOA, les autres communautés économiques régionales, le Forum africain de la concurrence et ses partenaires internationaux.

    Intervenant au nom du PACoSPro, Mme Mariana Tavares a rappelé que ce programme, soutenu par l’Union européenne, accompagne les institutions régionales et nationales dans l’harmonisation des cadres réglementaires liés à la concurrence et à la protection des consommateurs. « Un de nos objectifs principaux est d’aider les autorités à mettre en place des politiques cohérentes et efficaces face à l’évolution rapide des marchés », a-t-elle précisé.

    La secrétaire permanente adjointe du ministère gambien du Commerce, de l’Industrie, de l’Intégration régionale et de l’Emploi, Mariama Fofana, a réaffirmé l’engagement de la Gambie pour une concurrence loyale et une meilleure protection des consommateurs. Elle a souligné que la concurrence est un levier clé pour l’innovation, la productivité, l’attraction des investissements et le développement économique. « Créer un environnement propice à une concurrence équitable, à la protection des consommateurs et au développement du secteur privé reste une priorité nationale », a-t-elle affirmé.

    Les participants ont noté que les défis de la mondialisation et de l’économie numérique dépassent les capacités d’une seule institution, d’où la nécessité de convergence entre acteurs nationaux, régionaux et internationaux. Selon les organisateurs, la collaboration entre l’ARCC, le PACoSPro et la Commission gambienne de la concurrence et de la protection des consommateurs (GCCPC) constitue une avancée majeure pour la CEDEAO. Elle vise à renforcer la prévisibilité des régulations, améliorer l’attractivité des marchés ouest-africains pour les investisseurs et garantir aux consommateurs les bénéfices de l’intégration régionale.

    Ce partenariat traduit aussi la volonté de la région de s’aligner sur les meilleures pratiques internationales en matière de droit de la concurrence et de protection des consommateurs, dans un contexte où l’économie numérique redessine rapidement les règles du marché.

  • Marc Cucurella au Real Madrid, xabi alonso informé par fabrizio romano

    Marc Cucurella au Real Madrid, xabi alonso informé par fabrizio romano

    Le mercato estival s’ouvre avec une opération retentissante : Marc Cucurella quitte Chelsea pour revenir en Espagne. Le latéral gauche de la Roja s’engage au Real Madrid après la Coupe du monde, pour un transfert estimé à 60 millions d’euros bonus compris. Une transaction dont Xabi Alonso, le nouvel entraîneur des Blues, n’aurait pas été informé.

    Le Real Madrid a officialisé la signature de Marc Cucurella ce lundi 15 juin, jour de l’entrée en lice de l’Espagne à la Coupe du monde face au Cap-Vert. L’ancien joueur de Chelsea n’est pas la seule recrue estivale de la Casa Blanca : un communiqué a également annoncé l’arrivée de Bernardo Silva, quelques heures avant le match entre le Portugal et la République Démocratique du Congo.

    Chelsea a validé le transfert de Cucurella au Real Madrid sans consulter Xabi Alonso ?

    Ce mercredi, le journaliste Matteo Moretto a révélé une information surprenante concernant les coulisses du transfert. Fabrizio Romano a indiqué que l’opération s’élève à 55 millions d’euros plus 5 millions de bonus. Les dirigeants de Chelsea auraient pris seuls la décision de finaliser cet accord, sans en avertir leur nouvel entraîneur Xabi Alonso.

    Xabi Alonso a appris le départ de Cucurella via le célèbre « Here We Go » de Fabrizio Romano

    Selon Matteo Moretto, Xabi Alonso n’a pas été prévenu par ses supérieurs chez les Blues du transfert de Marc Cucurella. C’est le fameux « Here We Go » du journaliste Fabrizio Romano qui l’a informé du départ du latéral gauche de 27 ans, formé au FC Barcelone, vers le Real Madrid. Si cette information se confirme, le début de la collaboration entre Chelsea et Xabi Alonso s’annonce sous de mauvais auspices, marqué par un manque de communication et de confiance.

  • France-Côte d’Ivoire : Téné Birahima Ouattara et Sébastien Lecornu redynamisent leur coopération stratégique à Eurosatory 2026

    France-Côte d’Ivoire : Téné Birahima Ouattara et Sébastien Lecornu redynamisent leur coopération stratégique à Eurosatory 2026

    À l’occasion du salon international de la défense Eurosatory 2026, qui se tient en France, Téné Birahima Ouattara, Vice-Premier ministre et ministre de la Défense ivoirien, a été reçu en audience par son homologue français, Sébastien Lecornu, Premier ministre de la République française, le 17 juin 2026. Cette rencontre de haut niveau marque une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales entre Abidjan et Paris.

    Les discussions ont principalement porté sur la consolidation du partenariat stratégique qui unit la Côte d’Ivoire et la France depuis plusieurs décennies. Les deux personnalités ont réaffirmé leur volonté commune de poursuivre et d’intensifier une coopération fondée sur la confiance, le dialogue et des intérêts mutuellement bénéfiques.

    Lors de cet entretien, les dirigeants ont effectué un large tour d’horizon des grands dossiers bilatéraux, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et du renforcement des capacités. Ils ont également exploré de nouvelles perspectives de collaboration pour répondre aux défis sécuritaires actuels et futurs, tout en contribuant à la stabilité régionale.

    Cette rencontre revêt une portée particulière car il s’agit de la première entre Téné Birahima Ouattara et Sébastien Lecornu depuis leur prise de fonctions respectives. Elle s’inscrit dans la continuité d’une relation de confiance bâtie au fil des années, les deux hommes entretenant d’excellentes relations de travail favorisant un dialogue direct et constructif sur les questions stratégiques.

  • Gabon : Libreville reprend le contrôle de ses ressources maritimes

    Gabon : Libreville reprend le contrôle de ses ressources maritimes

    Libreville, 17 juin 2026 – À quelques jours de la fin de l’accord de pêche avec l’Union européenne, le Gabon marque un tournant décisif dans la gestion de ses richesses océaniques.

    Les autorités gabonaises refusent de reconduire un partenariat jugé « profondément déséquilibré » avec Bruxelles. Derrière cette décision se dessine une ambition plus large : reprendre la maîtrise de la valeur générée par les ressources nationales et s’inscrire dans la dynamique continentale de souveraineté économique et de transparence dans l’exploitation des ressources naturelles.

    Cette annonce survient dans un contexte de débats croissants sur la gouvernance des pêches en Afrique. Lors de récentes rencontres à Mombasa sur l’économie bleue, plusieurs États africains ont réclamé plus de transparence, de traçabilité et de retombées locales. Le Gabon concrétise désormais cette orientation.

    La fin d’un modèle contesté

    Depuis des années, les accords de pêche entre pays africains et l’Union européenne suscitent des critiques. Officiellement destinés à une exploitation durable, ils sont accusés de favoriser les flottes étrangères au détriment des économies locales.

    Libreville estime que la compensation financière de 2,6 millions d’euros par an ne reflète pas la valeur réelle des captures – des dizaines de milliers de tonnes de thon dans l’une des zones les plus poissonneuses du Golfe de Guinée.

    Au-delà du volet financier, le Gabon souligne un autre déséquilibre : les coûts de surveillance et de sécurisation de la zone économique exclusive dépassent largement les compensations perçues. Le pays finance donc le contrôle d’une activité dont les profits s’envolent ailleurs.

    Sur le plan industriel, le poisson pêché est généralement débarqué, transformé et commercialisé hors du territoire. Le Gabon reste exclu des chaînes de valeur de sa propre ressource.

    La bataille de la valeur ajoutée

    L’enjeu central de cette rupture est la transformation locale. Libreville cherche à sortir du schéma d’exportation brute qui prévaut encore dans plusieurs secteurs (bois, minerais, hydrocarbures). La pêche devient un nouveau terrain d’affirmation de cette doctrine économique.

    L’objectif est de créer une filière thonière nationale, génératrice d’emplois, d’investissements industriels et de recettes publiques. Cette orientation rejoint les recommandations d’institutions africaines comme la Banque africaine de développement, qui estime que le continent perd des milliards de dollars faute de transformation locale.

    Avec plus de 800 km de côtes et une zone maritime très vaste, le Gabon possède des atouts considérables pour bâtir une industrie halieutique compétitive.

    Transparence, souveraineté et durabilité

    La décision gabonaise n’est pas que économique : elle renforce aussi la transparence et la durabilité de l’exploitation marine. Les autorités pointent les risques de surexploitation liés à des contrôles insuffisants, rejoignant les inquiétudes des organisations environnementales sur l’état des stocks de thon.

    En refusant la reconduction automatique de l’accord qui expire le 28 juin 2026, Libreville entend imposer de nouvelles règles. Les futurs partenariats devront intégrer des exigences élevées en matière de préservation des écosystèmes, de traçabilité et de création de valeur locale.

    Cette position marque un changement dans le rapport de force entre États africains et partenaires traditionnels. Longtemps perçus comme de simples fournisseurs de matières premières, plusieurs pays revendiquent désormais un rôle actif dans la définition des conditions d’exploitation.

    La décision gabonaise pourrait faire jurisprudence. Elle envoie un message clair : l’accès aux ressources africaines ne peut plus être dissocié des impératifs de souveraineté, de transparence et de développement local.

    Alors que l’Afrique cherche à construire une économie plus autonome, le choix de Libreville illustre une tendance de fond : un continent qui ne veut plus seulement exporter ses ressources, mais maîtriser leur destin.

  • Lutte contre les produits dépigmentants au Bénin : une interdiction historique

    Lutte contre les produits dépigmentants au Bénin : une interdiction historique

    Le gouvernement béninois a officiellement interdit la vente de crèmes, lotions et autres substances destinées à éclaircir la peau depuis le 5 mai dernier. Cette mesure radicale cible une pratique très répandue dans le pays, mais dont les répercussions sanitaires inquiètent les autorités.

    Un coup d’arrêt au phénomène du « tchatcho »

    Au Bénin, l’usage de produits éclaircissants, localement appelé « tchatcho », touche une large frange de la population, toutes classes sociales confondues. Ces produits étaient aisément disponibles, des étals du marché Dantokpa aux boutiques en ligne sur les réseaux sociaux.

    La nouvelle réglementation vise à enrayer cette prolifération. Le ministère de la Santé, en partenariat avec les instances de régulation pharmaceutique, a dressé une liste de produits considérés comme dangereux. Des inspections renforcées sont prévues chez les grossistes comme chez les détaillants.

    L’objectif est de démanteler les circuits d’approvisionnement d’un commerce lucratif, souvent alimenté par la contrebande et des préparations artisanales dont la composition échappe à tout contrôle.

    Des risques sanitaires de plus en plus préoccupants

    Ce durcissement fait suite aux nombreuses alertes lancées depuis des années par les professionnels de santé. Les dermatologues mettent en garde contre les effets dévastateurs de la dépigmentation artificielle.

    Ces produits contiennent fréquemment des substances potentiellement nocives telles que l’hydroquinone, des corticoïdes puissants ou du mercure. Utilisés de manière répétée, ils fragilisent la peau et peuvent entraîner des complications irréversibles.

    À court terme, les utilisateurs risquent brûlures, vergetures profondes, amincissement cutané, problèmes de cicatrisation ou infections récurrentes. Mais les conséquences dépassent l’épiderme : ces substances peuvent pénétrer dans l’organisme et favoriser des maladies graves, comme l’insuffisance rénale chronique, l’hypertension artérielle, des troubles métaboliques ou certains cancers de la peau.

    Un défi qui dépasse le cadre de la répression

    Si cette interdiction est saluée par les médecins, son application s’annonce complexe. Les autorités devront gérer la porosité des frontières, la contrebande et l’ingéniosité des vendeurs qui changent régulièrement les emballages pour échapper aux contrôles.

    Au-delà des sanctions, l’enjeu est aussi culturel. L’attrait pour les peaux claires, alimenté par certains standards de beauté et pressions sociales, continue de soutenir la demande.

    Pour des effets durables, cette politique devra s’accompagner de campagnes de sensibilisation importantes afin de promouvoir les teints naturels et déconstruire les stéréotypes liés à la couleur de peau.

    En s’engageant dans cette lutte, le Bénin franchit une étape décisive pour la protection de la santé publique. Reste à savoir si la fermeté des autorités et l’évolution des mentalités permettront de freiner durablement le phénomène du « tchatcho ».