Catégorie : A la Une

  • Genève : quarante nations réitèrent leur appui à la souveraineté marocaine sur le Sahara

    Genève : quarante nations réitèrent leur appui à la souveraineté marocaine sur le Sahara

    Lors de la 62ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, tenue à Genève, quarante pays ont renouvelé leur soutien à la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. La déclaration commune, lue par l’ambassadeur Omar Zniber, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU à Genève, insiste sur le cadre onusien et le rôle du Conseil de sécurité.

    Le texte souligne que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc est une base sérieuse et réaliste pour parvenir à un règlement politique définitif du différend. Il réaffirme également l’importance de mettre en œuvre la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui vise à relancer le processus politique avec toutes les parties concernées.

    Les pays signataires se félicitent de l’engagement du Maroc à intégrer les populations des camps de Tindouf et à leur garantir les mêmes droits que les autres citoyens. Ils saluent aussi la coopération de Rabat avec les mécanismes onusiens des droits de l’homme, y voyant une preuve de son attachement à la promotion des libertés fondamentales.

    L’ouverture de consulats généraux de plusieurs nations à Laâyoune et Dakhla est présentée comme un indicateur du soutien international croissant, favorable au développement et à l’investissement dans le sud du royaume. En conclusion, les pays estiment qu’un règlement du conflit donnerait un élan décisif à l’intégration économique et à la coopération entre les régions africaine et arabe.

  • Côte d’Ivoire et Ghana : vers une filière cacao durable et solidaire

    Côte d’Ivoire et Ghana : vers une filière cacao durable et solidaire

    Le 16 juin 2026, lors d’un sommet de haut niveau consacré à l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama ont réaffirmé leur volonté commune de bâtir une économie cacaoyère durable.

    « Avec mon homologue ghanéen, John Dramani Mahama, nous réaffirmons notre détermination à poursuivre ensemble la construction d’une économie cacaoyère juste, prospère et durable pour la Côte d’Ivoire, le Ghana et toute l’Afrique », a souligné Alassane Ouattara.

    Selon le chef de l’État ivoirien, l’avenir de la filière cacao représente pour les deux pays un enjeu crucial de souveraineté économique, de stabilité sociale et de prospérité partagée. Le cacao fait vivre plusieurs millions de personnes dans les zones rurales, contribuant significativement aux revenus des populations, à la création d’emplois et à la mobilisation des ressources pour financer les politiques de développement.

    Ouattara s’est félicité des avancées significatives obtenues grâce à cette initiative, tout en rappelant que ces succès ne doivent pas occulter les défis persistants : volatilité des cours mondiaux, impacts du changement climatique, nouvelles exigences réglementaires internationales en matière de durabilité et de traçabilité. Il a également appelé à la création progressive d’une coalition africaine des producteurs de cacao, afin de porter la voix du continent dans la gouvernance mondiale de la filière.

    De son côté, le président ghanéen John Dramani Mahama a insisté sur la nécessité d’investir davantage d’efforts et de ressources dans la filière pour assurer son développement.

    Il a également exprimé le souhait que la Côte d’Ivoire et le Ghana renforcent davantage la synergie entre leurs institutions, afin de consolider les relations bilatérales et de favoriser le développement et la résilience de la filière. « Notre objectif est de fournir aux agriculteurs tous les moyens nécessaires pour continuer à produire les fèves de cacao », a-t-il précisé.

    À eux deux, la Côte d’Ivoire et le Ghana représentent plus de 60 % de la production mondiale de cacao, tandis que l’Afrique en fournit près de 80 %.

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  • Podor : Ibrahima Diam Sow quitte Pastef pour rejoindre la coalition Diomaye-Président

    Podor : Ibrahima Diam Sow quitte Pastef pour rejoindre la coalition Diomaye-Président

    Le départ d’Ibrahima Diam Sow de Pastef marque un tournant dans le paysage politique de Podor. L’ex-coordinateur du parti, désormais engagé aux côtés de la coalition Diomaye-Président, exprime des convictions nouvelles en affirmant que « la patrie passe avant le parti ».

    Le paysage politique dans le département de Podor vient de connaître un nouveau rebondissement avec le départ d’un cadre local du parti Pastef. Ibrahima Diam Sow, premier coordinateur de Pastef dans la commune de Méri et président du Mouvement des patriotes soumis (MPI), a officiellement annoncé sa rupture avec la formation dirigée par Ousmane Sonko.

    Ancien responsable de la communication du parti dans la zone de Podor, Ibrahima Diam Sow justifie son retrait par des désaccords profonds avec la ligne actuelle du parti. Il évoque notamment ce qu’il qualifie de « nombreuses contradictions » et dénonce un climat interne qu’il assimile à une « dictature de la pensée unique ». Selon lui, ces évolutions ne lui permettent plus de se reconnaître dans le projet politique porté par Pastef.

    Dans sa nouvelle orientation politique, l’ancien cadre affiche désormais son soutien à la coalition Diomaye-Président et affirme sa volonté d’accompagner l’action du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Il revendique un positionnement guidé par une conviction qu’il résume en ces termes : « Nous plaçons la patrie avant le parti. »

    Figure des premières heures de Pastef dans le nord du pays, Ibrahima Diam Sow a joué un rôle notable dans l’implantation du parti dans cette zone stratégique. Il a notamment contribué à l’organisation de la première visite d’Ousmane Sonko dans la région en 2017 et participé à plusieurs campagnes de mobilisation aux côtés de responsables politiques locaux, dont Ibrahima Sy.

  • 24 migrants arrêtés à Kassouala : enquête sur un réseau de trafic

    24 migrants arrêtés à Kassouala : enquête sur un réseau de trafic

    Opération de contrôle au pont Okpara

    Le mardi 16 juin 2026, les policiers béninois ont intercepté un groupe de 24 personnes au pont Okpara, dans l’arrondissement de Kassouala, à l’extrême nord-est du pays. L’opération, menée vers 8h30, a permis de démanteler un convoi soupçonné de migration clandestine.

    Voyage vers les sites d’orpaillage

    Parmi les interpellés, 23 sont des Nigérians de l’ethnie haoussa. Ils ont déclaré avoir quitté Tchaki, au Nigeria, et avoir passé la nuit à Boukouro, un village frontalier béninois. Leur objectif : rejoindre des mines d’or artisanales au Burkina Faso. Tous possédaient des papiers d’identité en règle, mais les forces de l’ordre s’intéressent à un jeune Béninois de 20 ans qui les accompagnait.

    Passeur présumé et enquête en cours

    Ce Béninois, originaire de Bassila mais résidant à Parakou, est suspecté d’avoir organisé le déplacement clandestin. Il a été placé en garde à vue avec les autres migrants. L’ensemble du groupe a été transféré au commissariat de Tchaourou. Une enquête a été ouverte pour déterminer s’il existe un réseau de trafic de migrants derrière cette tentative de passage.

  • Gabon : suspension des exportations de sardine et de poisson « sans nom »

    Gabon : suspension des exportations de sardine et de poisson « sans nom »

    Le gouvernement gabonais renforce le contrôle des ressources halieutiques. Depuis le 26 mars 2026, l’exportation de la sardine (Ethmalosa fimbriata) et du poisson appelé « sans nom » (Heterotis niloticus) est provisoirement prohibée sur tout le territoire. Cette mesure, officialisée par deux arrêtés du ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue publiés au Journal officiel du 16 avril 2026, vise à endiguer la pénurie croissante sur les marchés locaux. Alors que ces espèces continuent d’alimenter les marchés des pays voisins, notamment via les zones frontalières comme Cocobeach, les autorités veulent désormais prioriser la consommation intérieure et freiner les sorties non contrôlées.

    Le 30 mai dernier, la gouverneure de la province de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba, s’est rendue à Cocobeach pour rappeler aux pêcheurs, commerçants et transporteurs l’obligation de respecter cette interdiction. Cette mission de sensibilisation intervient dans un contexte de raréfaction de la sardine sur les étals, ce qui inquiète les consommateurs. Les autorités estiment que les exportations vers les pays limitrophes déséquilibrent l’offre nationale, accentuant la hausse des prix et compliquant l’accès des ménages à ce produit essentiel.

    Préserver les stocks et renforcer la sécurité alimentaire

    Les deux arrêtés précisent que cette interdiction temporaire a pour but de mieux organiser les circuits de production et de distribution, stabiliser l’approvisionnement du marché intérieur et lutter contre la hausse des prix. Les autorités souhaitent aussi renforcer la traçabilité des produits de la pêche, sécuriser les futures exportations et garantir le respect des normes sanitaires. Cette politique s’inscrit dans la lutte contre la vie chère et la consolidation de la souveraineté alimentaire, deux priorités gouvernementales.

    Le ministère de la Mer évoque une pression croissante sur les stocks de sardines dans les eaux gabonaises et sur les populations de « sans nom » dans les bassins fluviaux et lacustres. En suspendant temporairement les exportations, l’État favorise la reconstitution du capital biologique dans les zones les plus exploitées pour assurer une exploitation durable. Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par le Code des pêches : saisie des cargaisons, retrait des autorisations, voire poursuites judiciaires, sauf autorisation exceptionnelle de l’administration.

  • Côte d’Ivoire et Ghana : un nouveau cap pour un cacao durable

    Côte d’Ivoire et Ghana : un nouveau cap pour un cacao durable

    Les présidents ivoirien Alassane Ouattara et ghanéen John Dramani Mahama ont récemment coprésidé un sommet de haut niveau dédié à l’initiative cacao commune entre leurs deux pays, au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. Cette rencontre stratégique visait à poser les bases d’une économie cacaoyère plus juste, plus robuste et plus respectueuse de l’environnement, au bénéfice des producteurs et des économies nationales.

    À l’issue des discussions, plusieurs décisions structurantes ont été annoncées, notamment l’harmonisation des politiques de prix bord champ, le renforcement de la création de valeur ajoutée locale, et l’élargissement de cette initiative à d’autres nations africaines productrices de cacao. La présidence ivoirienne a indiqué sur les réseaux sociaux que ces mesures visent à bâtir un avenir prospère et durable pour la filière sur le continent.

    Le président Ouattara a salué les liens d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, soulignant que le cacao représente un enjeu majeur pour le développement et la souveraineté des deux pays. Ensemble, ils fournissent 60 % de la production mondiale de cacao et 80 % de la production africaine, faisant vivre des millions de personnes. Il a insisté sur le rôle central du planteur : « C’est lui, par son travail quotidien, qui nourrit l’industrie mondiale du chocolat. Le planteur doit rester au cœur de toutes nos décisions. »

    Depuis la Déclaration d’Abidjan du 26 mars 2018, les deux nations ont mis en place un différentiel de revenus décent, améliorant la rémunération des producteurs et démontrant qu’une action concertée peut influencer favorablement les cours mondiaux. Cependant, des défis persistent : volatilité des prix, changement climatique, vieillissement du verger, maladies du cacao, pression de l’orpaillage illégal sur le foncier, émergence de produits de substitution, et normes internationales, notamment européennes, en matière de durabilité.

    De son côté, le président ghanéen John Dramani Mahama s’est félicité du succès de la coopération bilatérale et a exprimé son espoir de lendemains meilleurs. Il a affirmé la volonté commune de « donner le pouvoir aux planteurs et de leur fournir tous les moyens nécessaires pour continuer à produire ». Les deux parties s’engagent à échanger et à implémenter les bonnes pratiques, à injecter davantage de financements dans la filière, et à entraîner les autres pays producteurs africains dans une politique de présence significative sur le marché global.

  • Frontière Bénin-Niger : une réouverture en vue après deux ans de blocage

    Frontière Bénin-Niger : une réouverture en vue après deux ans de blocage

    La réouverture de la frontière entre le Bénin et le Niger semble imminente après plus de deux ans de fermeture quasi totale. À Cotonou et Niamey, les autorités des deux pays ont engagé des pourparlers techniques pour rétablir la circulation des biens et des personnes sur l’axe stratégique reliant le port de Cotonou aux régions enclavées du Sahel central. Cette perspective émerge dans un contexte de recomposition diplomatique régionale, marqué par le retrait du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et son intégration à la Confédération des États du Sahel (AES) aux côtés du Mali et du Burkina Faso.

    Un verrou commercial qui pèse sur les deux économies

    La fermeture, décrétée après le coup d’État du 26 juillet 2023 contre le président Mohamed Bazoum, s’inscrivait initialement dans le cadre des sanctions de la CEDEAO. Le Bénin avait appliqué ces mesures rigoureusement, gelant la majeure partie du trafic transfrontalier. Le Niger, pays enclavé qui dépend historiquement du corridor béninois pour ses importations, avait riposté en maintenant ses propres restrictions, même après la levée officielle des sanctions régionales en février 2024.

    Le coût économique de ce blocage s’est avéré considérable. Le port autonome de Cotonou, par lequel transitait une part substantielle des marchandises destinées à Niamey, a vu son trafic nigérien chuter drastiquement. Les transporteurs, transitaires et communautés frontalières des départements béninois de l’Alibori et du Borgou ont subi le choc. Côté nigérien, le renchérissement des produits importés a alimenté une inflation déjà soutenue par les difficultés d’approvisionnement.

    Le pétrole nigérien, catalyseur du dégel

    Le dossier énergétique a joué un rôle clé dans le réchauffement progressif des relations. La mise en service du pipeline Niger-Bénin, long de près de 2 000 kilomètres et destiné à acheminer le brut nigérien d’Agadem vers le terminal de Sèmè-Kpodji, a contraint les deux capitales à dialoguer. Les premières cargaisons exportées en 2024 avaient pourtant généré des tensions vives, Cotonou conditionnant temporairement les chargements à la réouverture de la frontière terrestre.

    Depuis, plusieurs canaux de discussion se sont ouverts, parfois sous médiation de partenaires régionaux. Le pragmatisme économique semble l’emporter sur la rhétorique politique. Pour le Bénin, restaurer les flux logistiques constitue un impératif budgétaire et social, le corridor nigérien représentant un débouché majeur pour son port et ses recettes douanières. Pour le Niger, sécuriser une voie d’approvisionnement alternative aux corridors burkinabè et togolais réduirait la vulnérabilité de son commerce extérieur.

    Une réouverture sous conditions sécuritaires

    Les négociations achoppent encore sur plusieurs paramètres. La question sécuritaire occupe une place centrale, les autorités nigériennes ayant accusé Cotonou d’héberger des bases hostiles à leur régime, accusation fermement démentie par le gouvernement de Patrice Talon. Des mécanismes de vérification conjoints et un renforcement de la coopération entre services de renseignement figurent parmi les exigences formulées par Niamey.

    Le calendrier électoral béninois ajoute une dimension supplémentaire. À l’approche de la présidentielle de 2026, l’exécutif béninois a intérêt à afficher un succès diplomatique tangible, notamment auprès des populations du nord du pays directement affectées par la fermeture. Côté nigérien, le général Abdourahamane Tiani cherche à consolider la légitimité économique de son régime, alors que la transition s’inscrit dans la durée.

    La réouverture, si elle se confirme, restera probablement graduelle. Un dispositif pilote, limité à certains postes-frontières et à des catégories ciblées de marchandises, pourrait précéder une normalisation complète. Les opérateurs des deux pays, échaudés par les revirements précédents, attendent désormais des actes concrets et un cadre juridique stabilisé. Les discussions se poursuivent à un rythme soutenu entre représentants des deux gouvernements.

    Pour aller plus loin

    Sommet du G7 d’Évian : 48 milliards de dollars d’aide en moins · Trump annonce l’élimination d’un chef de gang vénézuélien avec Caracas · Ormuz : Washington abat des drones iraniens visant des navires marchands

  • Célébration de la fête russe au Tchad: un partenariat en plein essor

    Célébration de la fête russe au Tchad: un partenariat en plein essor

    L’ambassade de Russie à N’Djaména a organisé, le 16 juin 2026, les festivités de la Journée de la Russie, marquant ainsi la fête nationale de la Fédération de Russie. Lors de son discours, l’ambassadeur Vladimir Sokolenko a mis en avant la progression solide des relations entre les deux pays, fondées sur une amitié historique et une coopération équitable au bénéfice des populations.

    Journée de la Russie au Tchad : Moscou salue le renforcement de la coopération bilatérale

    Le diplomate a salué les efforts du président tchadien en faveur du progrès social et du renforcement de la souveraineté nationale. Un élan favorable a été insufflé au dialogue politique bilatéral. Vladimir Poutine a invité le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno au prochain sommet Russie-Afrique prévu à Moscou en octobre, dans l’espoir d’une deuxième rencontre entre les deux chefs d’État après la visite officielle du dirigeant tchadien dans la capitale russe en janvier 2024.

    En juin 2024, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s’était rendu à N’Djaména pour la première fois en soixante ans de relations diplomatiques. Plus récemment, en marge de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, il a rencontré le ministre d’État tchadien Abdoulaye Sabre Fadoul pour discuter des dossiers clés de la coopération. Les échanges diplomatiques de haut niveau devraient se poursuivre.

    Les ministères des Affaires étrangères des deux pays travaillent sur la base d’un protocole de consultations politiques actualisé en 2024 à Sotchi. Sur la scène internationale, Moscou et N’Djaména s’emploient à défendre les intérêts africains dans le cadre de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils ont accueilli favorablement la déclaration du secrétaire général Antonio Guterres en mai dernier, appelant à une refonte profonde du système international pour donner à l’Afrique une place plus juste.

    La Russie reconnaît et soutient le rôle majeur du Tchad dans la gestion des crises régionales et sa contribution aux missions de maintien de la paix. En mai dernier, six policiers tchadiens ont été formés par le ministère russe de l’Intérieur dans le cadre d’un programme onusien. Les deux pays œuvrent également à la mise en place de nouveaux mécanismes de sécurité en Afrique centrale et au Sahel.

    La Russie appuie les initiatives du Tchad au sein de l’Union africaine pour diversifier les systèmes de paiement régionaux et remplacer le franc CFA par une monnaie locale. Le domaine phare de la coopération reste la formation des cadres tchadiens dans les universités russes.

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    La demande pour l’enseignement professionnel secondaire a fortement augmenté ces dernières années. La Russie développe le projet « Professionalisation » pour les étudiants étrangers, avec la création de pôles de formation. Un dialogue est en cours entre les ministères compétents des deux pays. Le Tchad bénéficie de l’un des plus importants quotas de bourses russes, soit 360 places. Les discussions bilatérales portent sur la réforme du recrutement des jeunes Tchadiens pour optimiser les avantages et augmenter le quota. Les relations entre la Russie et le Tchad sont un modèle de respect et de coopération mutuellement bénéfique, avec de belles perspectives d’avenir.

    Rappelons que cette fête nationale russe, instaurée en 1990, symbolise le début de la démocratisation du pays. La cérémonie s’est déroulée dans un hôtel de N’Djaména, en présence du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères tchadien, de diplomates accrédités et d’autorités administratives.

  • Le renforcement de la coopération pétrolière entre le Tchad et l’Algérie

    Le renforcement de la coopération pétrolière entre le Tchad et l’Algérie

    Le directeur général de l’Autorité de régulation du secteur pétrolier aval du Tchad (ARSAT), M. Hassan Adoum Younousmi, a été reçu le 16 juin par le ministre d’État algérien des Hydrocarbures, M. Mohamed Arkab, au siège du ministère à Alger. La réunion s’est déroulée en présence des collaborateurs des deux parties.

    Cette audience s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération bilatérale entre l’Algérie et le Tchad, visant à suivre la mise en œuvre des accords récents. Les échanges ont porté sur les défis du secteur aval : régulation des activités, développement des infrastructures énergétiques, raffinage, stockage et distribution des produits pétroliers.

    La sécurité industrielle, la digitalisation des processus et la gouvernance du secteur ont également été abordées, dans une optique de modernisation et de transparence.

    Cette rencontre fait suite au protocole de coopération signé le 23 avril 2026 à Alger entre l’ARSAT et l’Autorité algérienne de régulation des hydrocarbures (ARH). Ce protocole a pour objectif de renforcer la coopération technique et institutionnelle, via le partage de connaissances, de bonnes pratiques et un soutien au renforcement des capacités nationales.

    À l’issue des discussions, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider les relations fraternelles entre l’Algérie et le Tchad, et de promouvoir l’échange d’expertise au service du développement durable et de l’intégration africaine.

    « L’ARSAT réitère son engagement à travailler avec ses partenaires algériens pour développer le secteur aval pétrolier tchadien et renforcer les compétences nationales », a déclaré le directeur général de l’ARSAT, Hassan Adoum Younousmi.

  • Côte d’Ivoire : les VTC électriques gagnent du terrain à Abidjan

    Côte d’Ivoire : les VTC électriques gagnent du terrain à Abidjan

    En Côte d’Ivoire, plus d’un millier de véhicules électriques sillonnent les routes. Silencieux et sans carburant, ces modèles séduisent particulièrement le secteur des VTC où ils permettent de réduire les coûts d’exploitation. Pourtant, cette montée en puissance se heurte à des obstacles : un prix d’achat encore élevé, un nombre limité de bornes de recharge et une forte dépendance aux importations.

    Notre correspondant à Abidjan a suivi Mouhamed Kanaté, chauffeur VTC depuis deux ans, au volant de son véhicule électrique. Comptable de formation et passionné par l’environnement, il a choisi l’électrique pour alléger ses dépenses quotidiennes et améliorer sa rentabilité : « Contrairement aux véhicules thermiques, quand vous rechargez, le minimum, c’est 20 000 FCFA. Pour l’électrique, le maximum, c’est 13 000 FCFA. Vous pouvez donc travailler en deçà de 20 000 FCFA et dégager un bénéfice sur l’activité qui vous permet de prendre soin de votre famille. C’est vraiment rentable. »

    Les trois principaux opérateurs de VTC présents sur le marché ivoirien misent désormais sur ce type de véhicule. Selon les acteurs du secteur, près de 300 exemplaires sont actuellement utilisés pour le transport urbain à Abidjan. Mais le développement de cette mobilité verte se heurte encore à plusieurs obstacles : un coût d’acquisition élevé – pas moins de 14 millions de FCFA par véhicule. À cela s’ajoute un nombre encore limité de bornes de recharge – seulement une centaine à travers le pays. Les réparations sont souvent complexes en cas de panne, explique Mouhamed Kanaté : « Les difficultés concernent l’entretien de l’équipement et la rareté des pièces mécaniques. Comme ce sont des véhicules importés, il n’y a pas encore un grand nombre de revendeurs de pièces détachées. »

    Mesures incitatives pour les investisseurs

    Face à cette demande grandissante, plusieurs concessionnaires étoffent leurs offres. C’est le cas de Sinoafrik, représentant des marques chinoises à Abidjan. Dans son showroom à Cocody, SUV et berlines électriques occupent désormais une place de choix. Mais au départ, il a fallu rassurer et convaincre les clients. « On les a incités à mieux connaître le modèle, à savoir que c’est encore plus économique et avantageux pour eux-mêmes, explique Reine Trésor Gosset, commerciale. Maintenant il y a une réelle demande, plus d’intérêt d’achat que de curiosité. Les modèles les plus prisés sont ceux pour le VTC et les petites voitures de 25 places. »

    Le ministère des Transports affirme vouloir accompagner cette transition vers une mobilité plus verte, notamment à travers des mesures incitatives destinées aux investisseurs. « Aujourd’hui, le code des investissements offre beaucoup de facilitations pour promouvoir et faciliter l’installation des investisseurs, explique Jean-Marc Atché, directeur de la planification et des projets. Nous accompagnons plusieurs projets en cours, notamment une grande usine d’assemblage de véhicules électriques qui doit être construite sur place en Côte d’Ivoire. »

    L’État ivoirien souhaite montrer l’exemple : d’ici 2030, 10 % du parc automobile de l’administration devrait être constitué de véhicules électriques.

  • Sonko, le tribun apaisé : les nouvelles stratégies de communication du leader de Pastef

    Sonko, le tribun apaisé : les nouvelles stratégies de communication du leader de Pastef

    Depuis son départ de la Primature, Ousmane Sonko a profondément remodelé son discours. Plus posé, plus nuancé, moins provocateur, le leader de Pastef endosse désormais le costume d’homme de paix et tente d’effacer son image de va-t-en-guerre.

    « Pastef est devenu un parti mature. » C’est par cette déclaration, prononcée il y a quelques jours à Diamniadio lors du congrès du parti, qu’Ousmane Sonko a invité ses militants les plus virulents à modérer leurs interventions sur la place publique. « Il faut revoir notre manière de parler, parce que nous sommes suivis par tout le monde, y compris des chefs religieux, des pères de famille… Les quolibets, les insultes, les injures, tout cela ne nous grandit pas », a-t-il lancé devant une foule acquise à sa cause. Conscient de devoir montrer l’exemple, l’ancien Premier ministre se montre bien plus mesuré dans ses sorties récentes. Sur sa page Facebook, le journaliste Sidy Diop s’interroge sur cette mutation : « L’entretien accordé par Ousmane Sonko à France 24 et RFI amorce-t-il une métamorphose ? »

    Selon l’analyste, l’ex-chef du gouvernement n’a pas simplement défendu son bilan ou commenté sa rupture avec le président Bassirou Diomaye Faye. « Il a surtout dessiné les contours d’un nouveau personnage politique. Un homme qui entend désormais exercer le pouvoir autrement, du perchoir de l’Assemblée nationale, en transformant une destitution en nouvelle rampe de lancement », souligne-t-il.

    Habituellement très combatif, Ousmane Sonko a considérablement adouci son ton depuis son départ de l’Exécutif. Le journaliste du Soleil se demande : « L’homme des meetings serait-il en train de devenir l’homme des équilibres ? Le tribun se muerait-il progressivement en arbitre ? Cette transformation serait-elle une maturation politique ou une simple étape sur le chemin de 2029 ? » Les réponses, comme le dit M. Diop, appartiennent à l’avenir.

    Les contradictions et nuances dans le discours

    Une certitude demeure : le leader de Pastef n’est pas un modèle de constance. Capable de tenir un discours le matin et de se contredire le soir, tout dépend de l’objectif et de l’auditoire. Face aux médias français, il s’est montré particulièrement posé, pesant chaque mot. Là où il était auparavant très tranché sur des sujets comme la restructuration de la dette, il se veut désormais plus nuancé. Interrogé sur sa position si l’exécutif décidait de restructurer la dette, il répond : « Nous ne sommes pas dans des positions, dans l’absolu, figées. Nous examinerons avec lucidité la situation. »

    Le plus important, selon lui, c’est ce qui sera mis sur la table. « Une restructuration sauvage, nous n’en avons pas voulu. En tant que Premier ministre, je m’y suis toujours opposé parce que les conditions ne l’exigeaient pas… En tant que Premier ministre sortant, je sais que nous vivons une tension assez particulière. Nous apprécierons, nous ne sommes pas là pour entraver. Mais si des solutions ne vont pas dans l’intérêt du Sénégal, nous ne les accepterons pas », ajoute-t-il. Et lorsque la journaliste lui rappelle ses déclarations antérieures demandant l’annulation de la dette, Sonko rétropédale d’abord avant de se perdre dans ses explications : « Vous parlez de dette odieuse. Je l’ai utilisé une ou deux fois. C’est toute une procédure. » Il enchaîne de manière confuse : « Je n’avais pas tous les leviers. Quand je parlais à certaines occasions, c’était en tant que chef de parti qui donne son opinion. N’oubliez pas non plus que j’étais simple Premier ministre. Et les pouvoirs du Premier ministre sont extrêmement limités dans ce pays. » À la question de savoir s’il en avait discuté avec le Président, il rétorque : « On n’en a jamais discuté. On a toujours été en phase au sujet de la dette. Jusqu’à notre dernière discussion. Il a réaffirmé que la position n’a pas changé. » Puis il revient en arrière pour assumer sa position sur la dette odieuse : « Cette dette est effectivement pour partie odieuse. Il faut du courage politique pour porter ce débat. En tant qu’homme politique, j’ai eu à le dire à plusieurs reprises. J’espère que l’exécutif actuel prendra ses responsabilités pour aller dans ce sens et discuter pour l’annulation d’une partie de la dette… »

    La journaliste le coupe alors pour lui demander pourquoi il n’a pas agi quand il était Premier ministre. Sonko, laconique : « Ça a été proposé, ça a été proposé. » Notons que la dernière fois qu’il a parlé de dette odieuse, c’était le 22 mai dernier à l’Assemblée nationale, lors des questions d’actualité, en tant que Premier ministre, non en tant que chef de parti.

    Pour une rare fois, le président de l’Assemblée nationale parle de « restructuration sauvage ». Il s’était jusqu’alors limité à rejeter catégoriquement toute idée de restructuration. Qu’a donc changé ? Le leader cache-t-il son jeu ? La question mérite d’être posée.

    Sur l’homosexualité, Ousmane Sonko se montre plus précis. Il assume ses positions, mais rappelle que l’incrimination de ce délit existe depuis l’époque de Senghor et que des arrestations ont eu lieu avant Pastef. Il justifie son action avec des arguments qui semblent contredire sa communication passée. Réagissant aux interrogations des journalistes, il déclare : « Là, les arrestations sont intervenues avant le vote de la loi portant durcissement. C’est parti de deux choses : la pratique de l’homosexualité associée à la transmission volontaire du VIH. La presse occidentale semble vouloir occulter ce deuxième aspect qui est extrêmement important. » Or, quelques jours plus tôt à l’Hémicycle, il rapportait des échanges avec un ministre où il assumait pleinement la traque : « L’autre jour, j’ai discuté avec un de mes ministres. Il disait : oui, l’objectif est de casser la chaîne de transmission du VIH. Je lui ai dit non. L’objectif principal, c’est de mettre un terme à la prolifération du phénomène », fulminait-il. Propos largement repris par ses adversaires.

    L’apôtre de la paix

    Sur un autre registre, en parlant du président Bassirou Diomaye Faye, le leader de Pastef évite les déclarations incendiaires. Il récuse même le mot « trahison », estimant qu’il appartient à l’affection et à la morale. Sonko veut désormais incarner le « politiquement correct ». Il nie toute querelle avec le chef de l’État, évoquant simplement des divergences politiques.

    Ce changement de stratégie de communication, Ousmane Sonko en avait posé les bases à Diamniadio. Pour lui, Pastef, désormais un parti mature, doit être exemplaire en tout : « Pastef est un parti d’idées, un parti de science, un parti de programme… Montrez que vous êtes une jeunesse bien formée, une jeunesse intellectuelle, une jeunesse intelligente, une jeunesse citoyenne. Ne cédez pas à la provocation. La seule stratégie qui leur reste, c’est de faire en sorte que ce qui s’est passé en 2021-2024 soit réédité… » Selon lui, le camp adverse, manquant de légitimité, veut les pousser dans la rue pour les présenter comme un parti belliqueux. « Ne tombez pas dans ce piège », prévenait-il.

  • Gabon : oligui nguema veut faire de Libreville un pôle sanitaire régional

    Gabon : oligui nguema veut faire de Libreville un pôle sanitaire régional

    Brice Clotaire Oligui Nguema réaffirme sa volonté de transformer le Gabon en un hub médical de référence en Afrique centrale. Entre la construction de nouveaux hôpitaux, le renforcement des plateaux techniques et l’amélioration de l’accès aux soins, le chef de l’État entend moderniser le système de santé national. Un projet ambitieux qui devra surmonter les obstacles structurels persistants.

    Malgré les efforts financiers déployés ces dernières années, de nombreux Gabonais éprouvent toujours des difficultés pour accéder aux soins. Les infrastructures demeurent insuffisantes et les cas complexes exigent souvent une évacuation vers l’étranger. Face à ce constat, le président a présenté devant le Parlement une stratégie visant à faire du Gabon un véritable hub médical régional. Cette feuille de route repose sur la modernisation des établissements de santé, l’acquisition d’équipements de pointe et le déploiement de nouvelles structures sur l’ensemble du territoire.

    Limiter les évacuations sanitaires

    Un des axes majeurs de cette politique est de réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger, qui pèsent lourdement sur les budgets familiaux et nationaux. En renforçant les capacités des hôpitaux locaux, le gouvernement souhaite offrir des soins spécialisés de qualité au pays. Cette approche vise aussi à attirer des patients des pays voisins, dans une optique de compétitivité régionale.

    Depuis le début de la Transition, plusieurs chantiers ont été lancés : réhabilitation d’hôpitaux, achat d’équipements médicaux, amélioration de structures sanitaires. Mais les défis restent considérables. Dans de nombreuses localités, les habitants dénoncent des pénuries de médicaments, un manque de personnel soignant, des délais de prise en charge trop longs ou encore la vétusté des infrastructures. Ces difficultés montrent que la modernisation ne se résume pas à des constructions ou à des acquisitions.

    Le capital humain, clé de voûte

    Au-delà des bâtiments, la réussite de ce projet dépendra de la capacité du Gabon à former, recruter et retenir les professionnels de santé. Médecins spécialistes, chirurgiens, biologistes, infirmiers et techniciens constituent le socle indispensable d’une politique sanitaire efficace. Il faudra aussi assurer une meilleure répartition des ressources entre Libreville et l’intérieur du pays, où les besoins sont criants.

    Si le Gabon veut devenir un hub médical régional, il doit d’abord garantir une couverture sanitaire optimale pour tous ses citoyens. Avec cette vision, Brice Clotaire Oligui Nguema place la santé au cœur de son projet de transformation nationale. Une ambition qui pourrait redessiner le paysage sanitaire gabonais, à condition que les investissements annoncés s’accompagnent de réformes structurelles pour améliorer durablement la qualité des soins.