Catégorie : A la Une

  • À Gaya, des enfants apprennent leurs droits à l’école

    À Gaya, des enfants apprennent leurs droits à l’école

    Des enfants poursuivent leur scolarité malgré les difficultés causées par Boko Haram et Al-Qaïda au Niger

    À peine la cloche a-t-elle retenti que les élèves âgés de 9 à 12 ans continuent de réfléchir au sujet du jour dans les allées de l’école mission de Gaya. Ce thème, les droits de l’enfant, les a profondément marqués :

    « Avant, je pensais que les droits étaient réservés aux adultes : conduire, voter… »
    « Oui, on a le droit d’être soigné quand on est malade, et personne ne peut nous faire de mal. »
    « Les amis, on peut aussi parler, donc les parents et les instituteurs doivent nous écouter. Si on a besoin de quelque chose, on peut l’expliquer sans se faire gronder. »

    L’institutrice Aïssatou a abordé la question des droits de l’enfant pendant le cours de morale, une matière qui dépasse les murs de la classe. Selon elle, les effets sont immédiats : « Effectivement, la discussion continue. Après le cours, j’ai remarqué que les élèves étaient excités à l’idée de savoir qu’ils possèdent eux-mêmes des droits. Vous savez, les enfants apprennent beaucoup lors des leçons de morale. Ils mémorisent et mettent en pratique tout ce qu’on leur apprend. »

    Reportage audio

    Transmettre des valeurs aux jeunes apprenants

    Les droits sont enseignés selon la méthode pédagogique APC (approche par compétences) adaptée à chaque niveau, comme l’explique le conseiller Omar : « Depuis la maternelle, on apprend à l’enfant ses droits à travers des contes et des chants. J’ai droit à l’éducation, à la santé. Progressivement, jusqu’au secondaire, on aborde l’instruction civique et le cours de morale. Au primaire, seul le cours de morale est dispensé. Ainsi, on leur donne les bases des droits humains. »

    Méconnaissance des droits

    Cependant, tous les enfants n’ont pas la chance d’atteindre le secondaire. Certains abandonnent et grandissent sans jamais accéder à ces notions. Dans la rue, un garçon de onze ans qui ramasse des bouteilles en plastique confie, hors micro, qu’il pense que « les droits sont réservés aux adultes ». Cela montre l’urgence de former les enfants au-delà des salles de classe et des tableaux noirs.

  • Le Gabon se porte candidat pour le sommet de l’Union africaine 2027

    Le Gabon se porte candidat pour le sommet de l’Union africaine 2027

    Ecouter l’article

    Le lundi 15 juin 2026, devant les parlementaires réunis en congrès au Palais Léon Mba, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a officiellement annoncé que le Gabon pose sa candidature pour organiser le Sommet de l’Union africaine (UA) en 2027. Cette déclaration marque une nouvelle étape dans la stratégie de repositionnement de Libreville sur la scène continentale.

    Pour le chef de l’État, cette démarche traduit une volonté politique claire : renforcer le rayonnement international du Gabon grâce à une diplomatie dynamique et un engagement renouvelé en faveur du multilatéralisme.

    Le président a également dressé un bilan positif des trois dernières années, soulignant que le Gabon a su porter haut sa voix sur des thématiques mondiales essentielles telles que la paix, la sécurité, le développement durable et la transition écologique.

    Réformes sociales au sein de la diplomatie

    Pour briller à l’extérieur, il faut des bases solides à l’intérieur. Évoquant la situation difficile des missions diplomatiques et consulaires avant le 30 août 2023, Brice Clotaire Oligui Nguema a reconnu les conditions précaires dans lesquelles travaillaient les agents de l’État à l’étranger.

    Afin de redynamiser ces équipes et d’accroître l’efficacité de la représentation gabonaise, l’exécutif a engagé d’importantes réformes structurelles. La plus notable est la revalorisation financière des émoluments des diplomates. « Nous avons augmenté les salaires de nos ambassadeurs et des attachés de défense pour améliorer leurs conditions de vie et leur permettre d’atteindre les objectifs fixés », a déclaré le président.

    Un rôle régional renforcé

    Ces mesures concrètes ne sont pas de simples ajustements techniques ; elles visent à consolider durablement l’influence du Gabon au sein des organisations régionales et internationales.

    En postulant pour le rendez-vous panafricain de 2027, les autorités de la Vème République affichent clairement leur feuille de route : faire du Gabon un carrefour incontournable de la prise de décision en Afrique centrale et sur l’ensemble du continent. Les cartes sont désormais sur la table.

  • Sénégal : les coulisses de l’interview d’Ousmane Sonko dévoilées par un proche

    Sénégal : les coulisses de l’interview d’Ousmane Sonko dévoilées par un proche

    L’entretien accordé par Ousmane Sonko à une radio internationale n’était en rien une improvisation. Un proche collaborateur du Premier ministre sénégalais a livré, ces dernières heures, un éclairage inédit sur la préparation de ce rendez-vous médiatique très attendu depuis près de deux ans. Selon lui, la rencontre entre le chef du gouvernement et ce média francophone résultait d’un calcul réfléchi, mûri au fur et à mesure que la nouvelle équipe au pouvoir consolidait sa position à Dakar.

    Une interview deux ans après l’arrivée au pouvoir

    D’après les confidences de ce proche, le principe d’un entretien avec ce média était sur la table depuis l’installation du tandem Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko à la tête de l’État sénégalais, en mars 2024. Le Premier ministre aurait toutefois choisi d’attendre, refusant de s’exposer à une chaîne internationale tant que la situation politique intérieure n’était pas stabilisée. Cette prudence contraste avec la stratégie offensive adoptée par le Pastef pendant la période d’opposition, où les prises de parole se multipliaient sur toutes les plateformes disponibles.

    Le calendrier retenu n’est pas le fruit du hasard. L’entretien survient au moment où le gouvernement sénégalais affine ses décisions économiques, négocie avec ses partenaires financiers et précise son discours souverainiste. Choisir un média francophone à large audience africaine permet de s’adresser simultanément à l’opinion sénégalaise, aux capitales de la sous-région et aux chancelleries européennes. L’exercice comporte donc une dimension diplomatique implicite, au-delà du seul registre intérieur.

    Une préparation minutieuse du dispositif

    Le collaborateur cité par la presse sénégalaise insiste sur le caractère méthodique de l’échange. Rien, dans le déroulé, n’aurait été laissé au hasard : choix du format, sélection des thématiques susceptibles d’être abordées, anticipation des questions sensibles touchant aux libertés publiques, à la justice et aux relations avec Paris. Cette méthode reflète une évolution du rapport de Pastef aux médias étrangers, longtemps considérés avec méfiance par une partie de la base militante.

    La démarche illustre également la professionnalisation de la communication gouvernementale à Dakar. Depuis son arrivée à la Primature, Ousmane Sonko a structuré son équipe avec des conseillers issus du journalisme, de la communication politique et des réseaux numériques. Cette équipe organise les apparitions publiques selon une logique de séquençage, alternant prises de parole solennelles, interventions sur les plateformes locales et, désormais, ouverture mesurée vers les médias internationaux.

    Un message calibré pour plusieurs auditoires

    Au-delà des révélations sur les coulisses, cet épisode en dit long sur la diplomatie publique sénégalaise. En accordant un entretien à un média français de référence, le Premier ministre adresse un signal mesuré à Paris, dans un contexte régional marqué par la recomposition des relations entre la France et plusieurs États ouest-africains. Le Sénégal entend maintenir un canal de dialogue, tout en assumant un discours d’affirmation souveraine sur les bases militaires, la coopération monétaire et les contrats stratégiques.

    Pour les analystes, cette séquence renseigne sur la maturation politique de l’équipe au pouvoir. Là où l’opposant Sonko cultivait la rupture frontale, le Premier ministre Sonko module désormais son ton en fonction des publics. Cette capacité d’adaptation devient un atout politique dans la perspective des prochaines échéances, notamment législatives, et face aux défis budgétaires qui se profilent pour l’économie sénégalaise.

    Reste que l’interview elle-même, par son contenu, fera l’objet d’analyses prolongées à Dakar comme à Paris. Les déclarations du Premier ministre sur les dossiers économiques, judiciaires et diplomatiques nourriront le débat politique intérieur, dans un environnement où chaque mot prononcé par le numéro deux du régime est scruté. La révélation des coulisses, par un proche autorisé, participe d’ailleurs de cette mise en scène : elle prolonge l’événement médiatique au-delà de sa diffusion initiale et installe durablement le message dans l’agenda public.

  • Gabon : Oligui Nguema valide la transformation de la SEEG

    Gabon : Oligui Nguema valide la transformation de la SEEG

    Le président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement entériné la refonte de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Cette décision marque une étape clé dans la réorganisation du secteur énergétique et hydraulique du pays. Les modalités précises de cette réforme, qui vise à améliorer les services publics, restent à préciser.

  • Le Mali mise sur 6,5 % de croissance d’ici 2029

    Le Mali mise sur 6,5 % de croissance d’ici 2029

    Le gouvernement malien a adopté le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029, avec un objectif de croissance économique réelle moyenne de 6,5 % sur ces trois années. Cette ambition s’appuie sur une amélioration progressive de la sécurité, la poursuite des réformes internes et un renforcement de la collecte des recettes publiques.

    Le texte prévoit une hausse continue de la pression fiscale, qui passerait de 13,9 % en 2027 à 14,7 % en 2028, puis à 15,1 % en 2029, soit une moyenne de 14,6 % sur la période. Il s’inscrit dans la vision stratégique « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et dans la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, qui visent à transformer les contraintes structurelles en leviers de croissance.

    Le coût annuel moyen de mise en œuvre des actions gouvernementales est estimé à 4 382,9 milliards de FCFA, soit près de 7,7 milliards de dollars. Ce plan intervient dans un contexte de reprise économique : après un ralentissement à 4,9 % en 2025 (contre 5 % en 2024) lié à la baisse de la production aurifère et à des perturbations dans l’approvisionnement en carburant, la croissance devrait retrouver de la vigueur dès 2026.

    Le projet de loi de finances 2026 prévoit des recettes budgétaires de 3 057,8 milliards de FCFA, avec un déficit contenu à 3 % du PIB, conformément aux critères de l’UEMOA, grâce à une meilleure collecte et à une maîtrise des dépenses. Le Fonds monétaire international (FMI) souligne que la hausse des prix de l’or et du lithium pourrait générer des revenus supplémentaires pour l’État. Le rétablissement de l’approvisionnement en carburant, le renforcement de la sécurité, le remboursement des arriérés intérieurs et le règlement du différend minier sont autant de facteurs qui devraient soutenir la croissance dès 2026.

    Pour 2027, le FMI anticipe une progression du PIB de 5,7 %, confirmant les perspectives favorables de l’économie malienne.

  • Prime conditionnelle pour le coton béninois : cap sur 700 000 tonnes

    Prime conditionnelle pour le coton béninois : cap sur 700 000 tonnes

    L’annonce d’une prime exceptionnelle de 10 FCFA par kilogramme pour les producteurs de coton béninois, conditionnée à l’atteinte de 700 000 tonnes de production nationale, a marqué un tournant dans le secteur agricole ouest-africain. Cette mesure, dévoilée pour la campagne 2026-2027, traduit une volonté gouvernementale de lier l’aide publique à des résultats concrets, en rupture avec les subventions inconditionnelles du passé.

    Une nouvelle philosophie des subventions agricoles

    Longtemps, les dispositifs d’aide dans la région ont reposé sur un soutien systématique, sans exigence de contrepartie. Si ceux-ci ont apporté un répit temporaire aux exploitants, leur impact sur la modernisation et la productivité est resté limité. Désormais, le Bénin fait le choix d’un modèle incitatif : la prime devient un levier économique qui aligne les intérêts individuels des producteurs sur les ambitions nationales de souveraineté agricole et de compétitivité exportatrice.

    De l’assistance à la performance collective

    Ce changement de cap pourrait générer plusieurs retombées positives. L’émulation collective serait favorisée, puisque la réussite de chaque producteur dépendra de la performance globale du secteur. Cette interdépendance pourrait encourager le partage de bonnes pratiques, la solidarité entre pairs et une meilleure lutte contre des fléaux tels que la contrebande d’intrants vers les pays voisins. Par ailleurs, les agriculteurs deviennent des partenaires à part entière de la réussite économique nationale, responsabilisés par un système qui les récompense en fonction des résultats obtenus.

    Objectifs clés de la campagne 2026-2027

    • Prime conditionnelle : 10 FCFA supplémentaires par kilogramme de coton produit.
    • Seuil de déclenchement : une production nationale d’au moins 700 000 tonnes.
    • Impact visé : hausse des revenus des ménages ruraux et consolidation de la place du Bénin parmi les grands producteurs africains de coton.
    • Logique du dispositif : utilisation optimisée des fonds publics, avec un retour sur investissement attendu pour l’État.

    Un modèle à suivre dans la sous-région

    Le coton reste un pilier de l’économie béninoise, contribuant massivement aux exportations et aux moyens de subsistance de millions de personnes. En misant sur la performance, le Bénin envoie un signal fort : le développement agricole peut reposer sur l’efficacité et la création de valeur, plutôt que sur une assistance permanente. Le pari est ambitieux : si l’objectif de 700 000 tonnes est atteint, les producteurs percevront leur prime et l’économie nationale bénéficiera d’un regain d’exportations. Toutefois, la réussite dépendra de facteurs externes comme les conditions climatiques, la disponibilité des intrants et la capacité des acteurs à relever ce défi collectif.

  • Nigeria : le programme de réinsertion des ex-combattants de Boko Haram atteint 9 680 personnes

    Nigeria : le programme de réinsertion des ex-combattants de Boko Haram atteint 9 680 personnes

    Les autorités de l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé que près de 10 000 ex-combattants de Boko Haram ont été réinsérés dans la société grâce à un programme de réhabilitation et de déradicalisation soutenu par le gouvernement fédéral.

    Cette déclaration a été faite alors que 720 anciens insurgés recevaient leur diplôme dans un centre de réinsertion de Maiduguri, la capitale régionale, lors d’une cérémonie officielle en présence de représentants locaux.

    Les responsables de Borno ont précisé que ce dernier groupe porte à 9 680 le nombre total d’anciens combattants réintégrés dans leurs communautés.

    Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large des autorités nigérianes visant à affaiblir les groupes djihadistes actifs autour du lac Tchad, en encourageant les combattants à déposer les armes et à reprendre une vie civile.

    Lors de la cérémonie, des centaines d’anciens combattants rassemblés ont prêté serment avant d’être officiellement libérés du programme.

    L’insurrection de Boko Haram, qui a débuté il y a plus de dix ans dans le nord-est du Nigeria, a causé des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes à travers le Nigeria et les pays voisins. Bien que les capacités du groupe aient été considérablement réduites par les opérations militaires, des factions armées continuent de mener des attaques dans certaines parties de la région.

    Les autorités de l’État de Borno soulignent que les programmes de réhabilitation et de réintégration restent un élément essentiel des efforts pour mettre fin au conflit et promouvoir une stabilité durable dans les communautés touchées par l’insurrection.

  • SIGMA et l’ESA s’associent pour former les ingénieurs agronomes de demain au Togo

    SIGMA et l’ESA s’associent pour former les ingénieurs agronomes de demain au Togo

    Le Groupe Scientifique SIGMA et l’École Supérieure des Agricultures (ESA) de France ont scellé un nouveau chapitre de leur collaboration académique. Ce lundi 15 juin 2026, à Lomé, les deux institutions ont officialisé un partenariat ambitieux visant à dynamiser la formation des futurs ingénieurs agronomes au Togo.

    Cette entente se concrétisera par l’ouverture, dès la rentrée 2026-2027, d’une Classe Préparatoire Scientifique destinée aux titulaires du baccalauréat scientifique.

    Un programme d’excellence pour les bacheliers scientifiques

    Présentée lors d’une conférence de presse, cette nouvelle formation a pour mission de préparer les étudiants aux cursus d’ingénieur agronome, en répondant aux besoins grandissants du secteur agricole au Togo et dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.

    L’objectif commun des deux établissements est de former des profils capables d’accompagner les mutations agricoles, alimentaires et environnementales auxquelles l’Afrique est confrontée.

    « Connecter l’excellence à la terre »

    Selon le Dr Ingénieur Beaugrain Domongue, directeur du développement et de la prospective du Groupe Scientifique SIGMA, cette initiative s’inscrit dans une vision de modernisation du secteur agricole par la science et l’innovation.

    « Nous souhaitons connecter l’excellence à la terre, renforcer le potentiel d’innovation de nos producteurs et mettre le savoir au service de notre souveraineté alimentaire », a-t-il affirmé.

    Il a qualifié ce partenariat entre SIGMA et l’ESA d’innovation majeure dans l’enseignement supérieur togolais.

    L’expertise pédagogique de l’ESA mobilisée

    Dans le cadre de cette coopération, l’École Supérieure des Agricultures apportera son savoir-faire pédagogique via la mise à disposition de référentiels de formation, le renforcement des compétences des enseignants et la participation aux jurys académiques.

    Le partenariat prévoit aussi l’organisation d’un « Summer Workshop » annuel sur le campus de l’ESA à Angers, en France, offrant ainsi aux étudiants une dimension internationale et une immersion dans un environnement académique de renom.

    Le programme mettra l’accent sur les sciences du vivant, l’agriculture, l’environnement, l’alimentation et l’innovation technologique, en s’appuyant sur des méthodes pédagogiques actives qui font la réputation de l’établissement français.

    Un parcours en cinq ans pour devenir ingénieur agronome

    La formation préparatoire s’étendra sur deux années académiques consacrées au renforcement des connaissances scientifiques et à l’acquisition des fondamentaux liés à l’agriculture, à l’élevage et à l’alimentation.

    À l’issue de cette phase, les étudiants pourront intégrer le cycle ingénieur de l’ESA pour une durée de trois ans. Au terme de leur parcours, ils obtiendront le diplôme d’ingénieur agronome.

    Cette nouvelle filière entend répondre à la demande croissante en experts capables d’accompagner les mutations du secteur agricole et de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire en Afrique.

    SIGMA, un acteur de l’excellence scientifique au Togo

    Créé en 2018, le Groupe Scientifique SIGMA est un établissement d’enseignement scientifique d’excellence qui regroupe un collège, un lycée et des programmes préparatoires.

    L’institution s’est donné pour mission de former une nouvelle génération de scientifiques, d’ingénieurs, de chercheurs et de décideurs capables de relever les défis du XXIe siècle grâce à une pédagogie fondée sur la rigueur, l’innovation, l’ouverture internationale et l’excellence académique.

  • Coupe du monde 2026 : Ousmane Sonko voit l’Afrique gagnante avant France-Sénégal

    Coupe du monde 2026 : Ousmane Sonko voit l’Afrique gagnante avant France-Sénégal

    À la veille du choc entre la France et le Sénégal pour la Coupe du monde 2026, le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a mêlé sport et politique dans une déclaration forte.

    Interrogé avant la rencontre, il a réaffirmé son soutien aux Lions de la Teranga, tout en soulignant la dimension symbolique de l’affiche. « Je pense que le Sénégal va l’emporter. C’est ce que je souhaite, comme tous les Sénégalais. Mais après tout, ce n’est qu’un match de football », a-t-il indiqué.

    Au-delà de l’enjeu sportif, Ousmane Sonko a estimé que cette opposition met en lumière les liens profonds entre l’Afrique et l’Europe, en particulier à travers la composition de l’équipe de France.

    « Quel que soit le vainqueur, ce sera l’Afrique qui aura battu l’Afrique. Rien qu’à voir la configuration de l’équipe nationale française, cela nous ramène à comprendre où se trouve réellement le besoin », a-t-il déclaré.

    Le président de l’Assemblée nationale a également lancé un appel aux Africains pour qu’ils prennent conscience de leurs atouts et de leur potentiel. Selon lui, le continent dispose de ressources naturelles abondantes, d’un capital humain considérable et d’une population majoritairement jeune, autant d’éléments qui devraient permettre à l’Afrique de jouer un rôle plus important sur la scène mondiale.

    « Si nous connaissons notre valeur et que nous l’assumons, nous comprendrons que l’échelle des besoins n’est pas forcément là où l’on pense », a-t-il soutenu.

    Pour Ousmane Sonko, cette réflexion rejoint les débats sur l’immigration et les relations entre l’Afrique et les pays occidentaux, qu’il juge nécessaires de repenser à la lumière des réalités démographiques, économiques et humaines du continent.

  • Ousmane Sonko et le match France-Sénégal : une déclaration qui fait débat

    Ousmane Sonko et le match France-Sénégal : une déclaration qui fait débat

    Crédit Photo : AFP

    À quelques heures du choc France–Sénégal en Coupe du monde, une phrase du président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a déclenché une vive controverse. En affirmant que « quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique », il a ravivé un discours identitaire que l’on croyait cantonné aux franges de l’extrême droite. Cette rhétorique, longtemps utilisée par Jean-Marie Le Pen, Éric Zemmour ou certains supporters argentins, consiste à réduire les joueurs noirs de l’équipe de France à leurs origines familiales plutôt qu’à leur nationalité.

    Des joueurs français, nés et formés en France

    L’équipe de France qui affronte le Sénégal est composée de citoyens français, nés pour la plupart sur le territoire. Kylian Mbappé (Paris), Ousmane Dembélé (Vernon), Aurélien Tchouaméni (Rouen), William Saliba (Bondy), Dayot Upamecano (Évreux), Ibrahima Konaté (Paris), Rayan Cherki (Lyon), Bradley Barcola (Villeurbanne), Désiré Doué (Angers) et Warren Zaïre-Emery (Montreuil) ont tous grandi en France, fréquenté les écoles françaises et été formés dans les clubs hexagonaux. Ils sont le fruit d’un système sportif français, financé et développé localement.

    La France ne se résume pas à sa métropole : les territoires ultramarins (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion) ont aussi nourri le football tricolore, avec des joueurs comme Jocelyn Angloma ou Dimitri Payet. Ces régions font partie intégrante de la République, et leurs enfants sont français au même titre que ceux nés à Paris ou Lyon. Dire qu’une victoire des Bleus serait une victoire de l’Afrique, c’est considérer que ces joueurs sont définis par les origines de leurs parents, non par leur citoyenneté ou leur engagement sous le maillot bleu.

    Une rhétorique qui traverse les décennies

    Ce débat n’est pas nouveau. En 1996, Jean-Marie Le Pen s’en prenait déjà à l’équipe de France, dénonçant des « joueurs étrangers naturalisés » qui ne chantaient pas la Marseillaise. Aimé Jacquet avait alors refusé la polémique, tandis que Didier Deschamps et le Premier ministre Alain Juppé avaient défendu les Bleus. Plus tard, Éric Zemmour, condamné pour provocation à la haine, a remis en cause la composition de l’équipe, suggérant que la présence de nombreux joueurs noirs modifiait l’identité nationale. Après la finale 2022 perdue contre l’Argentine, des supporters argentins ont chanté que la France était une équipe africaine, des propos largement condamnés comme racistes.

    C’est précisément là que la déclaration d’Ousmane Sonko pose problème. Quand un militant d’extrême droite affirme que Kylian Mbappé n’est pas vraiment français, l’indignation est légitime. Mais quand un dirigeant politique africain reprend la même logique, même sous une forme panafricaniste, le message reste identique : les joueurs noirs des Bleus seraient d’abord africains avant d’être français.

    Un raisonnement à double tranchant

    Si Didier Deschamps annonçait demain vouloir sélectionner plus de joueurs blancs pour représenter une certaine vision de la France, la condemnation serait immédiate. Ousmane Sonko lui-même dénoncerait une sélection ethnique. Pourquoi alors accepter l’inverse ? Le football choisit les meilleurs, pas les couleurs. Mbappé n’est pas sélectionné parce qu’il est noir, mais parce qu’il est français et l’un des meilleurs joueurs du monde. La France n’a jamais demandé à ses sportifs de choisir entre leurs racines et leur nationalité.

    Enfin, rappelons la Coupe du monde 2002 : le Sénégal avait battu la France, avec vingt de ses vingt-trois joueurs évoluant dans des clubs français, plusieurs nés ou formés en France, et dirigé par un entraîneur français, Bruno Metsu. Si l’on suit la logique de Sonko, cette victoire sénégalaise serait aussi une victoire française. Personne ne l’a affirmé, parce que ces joueurs représentaient le Sénégal, tout comme les Bleus représentent la France aujourd’hui. C’est peut-être la principale faiblesse de la formule du président de l’Assemblée nationale sénégalaise.

  • Cameroun : la centralisation fiscale bouscule la décentralisation

    Cameroun : la centralisation fiscale bouscule la décentralisation

    Au Cameroun, l’État a récemment transféré à la Direction générale des impôts la collecte des impôts et taxes locales, qui relevait jusqu’alors des communes. Officiellement, cette mesure vise à réduire la fraude fiscale.

    Présentée comme une rationalisation des finances publiques, cette décision marque un retour en force du pouvoir central sur les affaires locales, à un moment où le pays affiche pourtant son engagement en faveur de la décentralisation.

    Dans les localités de Doumaintang et Betaré-Oya, situées dans la région de l’Est, les habitants espéraient des progrès concrets. Les routes sont en mauvais état, l’accès aux villages reste difficile et les infrastructures publiques font défaut.

    Un encadrement renforcé pour éviter les dérives

    Pour Honoré Koumé, maire de Doumaintang, cette réforme représente une chance de remettre de l’ordre dans la gestion locale. Selon lui, la collecte des impôts par les communes souffrait de nombreuses irrégularités.

    « Personne ne peut nier que l’inflation des comportements déviants, tant chez les agents recenseurs qu’au niveau des procédures, a entraîné un fort taux d’évasion fiscale, explique-t-il. Les tensions récurrentes entre les agents communaux et les commerçants sur les marchés, ou encore avec les motos-taxis, montrent bien la difficulté à maîtriser la matière fiscale. »

    Honoré Koumé estime que la Direction générale des impôts dispose des moyens logistiques, de la formation et de l’expertise nécessaires pour assurer cette mission.

    À Betaré-Oya, le maire Nicolas Baba se montre plus sceptique. Il considère que la décentralisation doit s’appuyer sur les collectivités de base.

    Quel impact sur le développement local ?

    La réforme prive les communes d’une partie importante de leurs recettes, ce qui pourrait freiner leurs projets de développement.

    « Les promesses faites à nos populations sont loin d’être tenues, regrette Nicolas Baba. On nous a vendu la décentralisation comme un levier pour enfin agir à la base. Alors, devons-nous mettre tous les projets dans les tiroirs en attendant que la situation s’éclaircisse ? »

    Cette centralisation répond à la volonté de l’État de mieux contrôler la gestion locale. Plusieurs communes, dont celle de Nkongsamba, ont été éclaboussées ces dernières années par des affaires de détournement de fonds, de mauvaise gouvernance ou d’irrégularités budgétaires.

    Les prochains mois seront décisifs pour évaluer l’impact réel de cette réforme dans les plus de 360 communes du Cameroun, sur leurs finances et leur capacité à répondre aux besoins de la population.

  • Gabon Restructures SEEG Utility to Improve Electricity and Water Services

    Gabon Restructures SEEG Utility to Improve Electricity and Water Services

    Gabon Restructures SEEG Utility to Improve Electricity and Water Services

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    Gabon Restructures SEEG Utility to Improve Electricity and Water Services

    Gabon announces a sweeping restructuring of SEEG, the national water and electricity operator, aiming to separate its activities and address governance failures driving blackouts in Libreville.