Catégorie : A la Une

  • Ebola en RDC : Africa CDC salue la garantie française contre les restrictions de voyage

    Ebola en RDC : Africa CDC salue la garantie française contre les restrictions de voyage

    Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a annoncé avoir eu un entretien « constructif » avec la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, après la détection d’un cas importé de virus Ebola de souche Bundibugyo sur le sol français.

    Jean Kaseya a vivement apprécié l’engagement de la France à ne mettre en place aucune mesure limitant les déplacements en lien avec ce cas.

    Le patient, un médecin humanitaire congolais ayant participé à la lutte contre Ebola en Ituri pour l’ONG ALIMA, a été testé positif à son arrivée en France, où il vit habituellement. Il s’agit du premier cas confirmé de cette souche sur le territoire français.

    Le patron d’Africa CDC a souligné que son institution, l’Organisation mondiale de la santé, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, ainsi que les autorités françaises et congolaises, restent pleinement mobilisées pour endiguer l’épidémie, protéger les populations et renforcer une riposte coordonnée aux niveaux continental et mondial.

  • Un abattoir clandestin fermé à Abéché, dans le quartier Farik Aguek

    Un abattoir clandestin fermé à Abéché, dans le quartier Farik Aguek

    Dans le cadre de la politique municipale visant à améliorer l’hygiène publique et la sécurité alimentaire, les autorités du 1er arrondissement d’Abéché ont procédé, ce jeudi, à la fermeture d’un abattoir illégal situé dans le quartier Farik Aguek.

    L’opération, supervisée par l’assistant de l’administrateur délégué Hissein Hassan Tabit, a mis un terme à des activités d’abattage non conformes aux règles sanitaires en vigueur. Sur place, plusieurs têtes de bétail ont été retrouvées.

    Les responsables de l’arrondissement ont rappelé que tout abattage doit obligatoirement avoir lieu dans des structures agréées, afin de garantir la salubrité des viandes destinées à la consommation humaine. Ils ont également annoncé que d’autres contrôles seront menés pour empêcher toute pratique risquant de nuire à la santé publique.

    Cette intervention confirme la volonté de la commune d’Abéché de faire appliquer strictement les normes d’hygiène, de protéger les consommateurs et de promouvoir un cadre de vie sain pour l’ensemble de la population.

  • N’Djamena : le gouvernement inspecte les infrastructures anti-inondations du projet PILIER

    N’Djamena : le gouvernement inspecte les infrastructures anti-inondations du projet PILIER

    Tchad : inspection ministérielle des infrastructures anti-inondations à N'Djamena

    À quelques semaines de la saison des pluies, le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, a réalisé une tournée d’inspection le 25 juin 2026 sur plusieurs sites du Projet intégré pour la lutte contre les inondations et la résilience urbaine (PILIER) à N’Djamena. L’objectif était de vérifier le degré d’avancement des travaux et la capacité des ouvrages à protéger la capitale des crues.

    Accompagné d’une délégation technique, le ministre a visité la station de pompage de Lamadji (10ᵉ arrondissement), le hangar de Chagoua, le canal de N’Djari, les caniveaux de Toumaï Palace, la station des eaux usées, le site de Pedro ainsi que des tronçons de voirie. Une halte a également été faite au hangar de la mairie du 7ᵉ arrondissement pour examiner les équipements destinés à la lutte contre les inondations.

    Cette inspection s’inscrit dans le suivi des mesures gouvernementales visant à réduire les risques liés aux intempéries. Une réunion d’évaluation avait déjà eu lieu après les dernières précipitations pour juger de l’état des infrastructures réalisées avec le soutien de la Banque mondiale. À la station de Lamadji, Mahamat Assileck Halata a déploré le vol de câbles électriques indispensables au bon fonctionnement de certaines installations, sectionnés et emportés par des inconnus.

    Malgré cet acte de vandalisme, le ministre a assuré que la station reste en service grâce à quatre autres pompes toujours opérationnelles. « Les équipements disponibles permettent de pomper les eaux au moment opportun », a-t-il déclaré. De nouveaux câbles ont été commandés avec l’aide de la Banque mondiale et leur livraison est prévue pour le 1er juillet. Leur installation pourrait prendre un à deux jours, selon les techniciens.

    La tournée s’est poursuivie à la station de pompage de Sabangali puis à l’atelier des générateurs des stations du 10ᵉ arrondissement. Elle s’est achevée dans le quartier Toukra-Mousgoum, où le ministre a rencontré des habitants dont les maisons avaient été démolies par la mairie du 9ᵉ arrondissement. Il les a rassurés sur la reconstruction et la réhabilitation de leurs logements.

    À travers cette mission, les autorités veulent s’assurer que toutes les infrastructures du projet PILIER seront pleinement opérationnelles pour minimiser les risques d’inondation et renforcer la résilience urbaine de N’Djamena. Le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur des projets d’infrastructures et de gestion des eaux pluviales, essentiels à la protection des populations et à l’amélioration durable de leurs conditions de vie.

  • Gabon : la SEEG disparaît, deux entreprises spécialisées émergent

    Gabon : la SEEG disparaît, deux entreprises spécialisées émergent

    La page se tourne définitivement pour la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Le gouvernement gabonais a officialisé la dissolution de cet opérateur historique, actif depuis plus de quarante ans dans la fourniture d’eau et d’électricité. Deux nouvelles entités distinctes prendront le relais, chacune concentrée sur un domaine spécifique. Cette décision, adoptée lors d’un conseil des ministres à Libreville, met fin à des mois d’incertitude quant à l’avenir d’un acteur miné par des déficits techniques et financiers.

    Fin d’un pilier du service public gabonais

    La SEEG, confiée au groupe français Veolia jusqu’en 2018 avant son désengagement, avait été reprise par l’État. Malgré cela, l’équilibre n’a jamais été retrouvé, avec des coupures d’eau et des délestages électriques fréquents dans les grandes villes comme Libreville, Port-Gentil et Franceville. Ces interruptions ont provoqué le mécontentement des habitants et des acteurs économiques. Le régime de transition, issu du renversement d’Ali Bongo en août 2023, avait fait de la réforme du secteur une priorité dans son plan national de développement.

    Le constat des autorités est sans appel : infrastructures vieillissantes, sous-investissement chronique, gouvernance opaque et mélange des métiers entre production, transport et distribution. La séparation des activités vise à clarifier les responsabilités et à attirer des investisseurs spécialisés capables d’apporter des capitaux dans chaque filière.

    Deux entités spécialisées pour l’eau et l’électricité

    Concrètement, la réforme crée une société dédiée à l’électricité et une autre à l’eau potable. Cette segmentation, déjà adoptée dans plusieurs pays voisins, permet d’isoler les modèles économiques propres à chaque secteur. La distribution d’électricité repose sur des logiques de production lourde, de réseau haute tension et de mix énergétique, tandis que celle de l’eau suit une logique territoriale et sanitaire, avec des défis de captage, de traitement et de desserte rurale très différents.

    Cette nouvelle architecture devrait aussi faciliter l’arrivée de partenaires techniques et financiers ciblés. Les bailleurs internationaux, comme la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, réclament depuis longtemps une clarification des structures pour débloquer des financements à long terme. La Société financière internationale (SFI) avait déjà exprimé son intérêt pour des projets sectoriels, sous réserve d’une refonte du cadre juridique.

    Défi industriel et social pour la transition

    La mise en œuvre s’annonce toutefois complexe. Le sort des quelque 2 000 employés de la SEEG est un sujet sensible, tout comme la reprise des dettes accumulées et la continuité de la facturation pour les usagers. Le gouvernement devra aussi définir le périmètre exact des concessions, les modalités de fixation des tarifs et le rôle de la future autorité de régulation. Plusieurs syndicats ont déjà réclamé des garanties sur la préservation des acquis sociaux et l’absence de licenciements secs.

    Sur le plan stratégique, cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de souveraineté économique affichée par le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le Gabon veut reprendre la main sur ses actifs stratégiques tout en sécurisant la fourniture des services essentiels. Le pays dispose d’un potentiel hydroélectrique considérable, notamment avec les barrages de Grand Poubara et de Kinguélé Aval, encore largement sous-exploité par rapport à la demande nationale. L’enjeu est désormais de transformer cette dotation naturelle en performance opérationnelle pour les ménages et les industries.

    L’agenda de mise en place des deux entités n’a pas été précisé dans le détail, mais le gouvernement table sur un déploiement progressif dans les prochains mois. Le succès de la réforme dépendra de la qualité de la gouvernance retenue et de la capacité à mobiliser les capitaux nécessaires aux investissements de rattrapage. Le conseil des ministres a formellement entériné cette décision.

  • Pronostic du match Espagne-Uruguay : Lamine Yamal défie la Celeste

    Pronostic du match Espagne-Uruguay : Lamine Yamal défie la Celeste

    Détails du match Espagne – Uruguay

    Élément Détail
    Match Espagne – Uruguay
    Tournoi Coupe du monde 2026
    Horaire 7h00 le 27 juin 2026, heure du Vietnam
    Lieu Stade d’Akron, Mexique
    Phase Groupe H – 2e tour

    Pronostic : Espagne ou Uruguay, qui l’emportera ?

    L’Uruguay se présente face à l’Espagne avec une marge de manœuvre très réduite. Après deux nuls consécutifs contre l’Arabie saoudite et le Cap-Vert, les hommes de Marcelo Bielsa comptent deux points de retard sur la Roja dans le groupe H de la Coupe du monde 2026. En théorie, une victoire leur donnerait le contrôle de leur destin pour la qualification. Un match nul obligerait la Celeste à espérer un résultat nul entre le Cap-Vert et l’Arabie saoudite, et à miser sur une meilleure différence de buts. Une défaite réduirait considérablement leurs chances de passer au tour suivant.

  • Gabon : la seeg éclate en deux entités publiques-privées

    Gabon : la seeg éclate en deux entités publiques-privées

    Le Gabon tourne définitivement la page de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Réuni en Conseil des ministres le 25 juin 2026, le gouvernement a approuvé deux projets de loi qui officialisent la disparition de l’opérateur unique au profit de deux sociétés spécialisées. La première, nommée La Gabonaise des Eaux, aura pour mission la production et la distribution de l’eau potable. La seconde, Électricité du Gabon, sera consacrée au secteur électrique, de la production à la commercialisation. Toutes deux seront constituées sous forme de société d’économie mixte, associant l’État à des partenaires privés dans leur capital.

    Une scission qui clôt des décennies d’opérateur intégré

    Fondée en 1997 après une concession confiée pour vingt ans au groupe français Veolia, la SEEG symbolisait jusqu’à présent le modèle de l’opérateur intégré, regroupant l’eau et l’électricité sous une même entité. Ce schéma, répandu en Afrique francophone à la fin des années 1990, montrait ses limites au Gabon depuis quelques années : coupures fréquentes, réseaux vieillissants et difficultés financières persistantes. Le retour de la concession dans le giron public en 2018 n’avait pas suffi à inverser la détérioration de la qualité de service, dénoncée par les abonnés résidentiels comme par les entreprises.

    En séparant les deux activités, Libreville mise sur la spécialisation. La logique économique et technique de l’eau et de l’électricité est très différente. L’électricité nécessite des investissements lourds dans la production thermique et hydroélectrique, des choix sur le mix énergétique et une expertise en gestion de réseau haute tension. L’eau, quant à elle, repose sur des enjeux d’accès à la ressource, de traitement et d’extension du maillage urbain. La coexistence des deux métiers au sein d’une même structure finissait souvent par diluer les priorités d’investissement.

    Le pari de la société d’économie mixte

    Le choix du statut de société d’économie mixte est significatif. Il traduit la volonté des autorités de la Transition de conserver un contrôle public sur des services essentiels tout en ouvrant la voie à des partenaires techniques et financiers capables d’apporter des capitaux et de l’expertise. Ce modèle hybride a déjà été testé ailleurs sur le continent, avec des résultats variés. Au Sénégal, Sen’Eau associe ainsi l’État à Suez depuis 2020 pour la distribution d’eau potable. En Côte d’Ivoire, le système d’affermage avec la CIE et la SODECI demeure une référence régionale.

    Reste à connaître la répartition capitalistique précise de chacune des deux nouvelles entités, ainsi que l’identité des éventuels partenaires stratégiques. Le gouvernement gabonais n’a pas encore communiqué de calendrier détaillé pour la mise en place opérationnelle des deux sociétés, ni précisé le sort des actifs et du personnel de l’ancienne SEEG. La question du transfert des contrats en cours, des dettes accumulées et des engagements pris auprès des bailleurs internationaux sera l’un des chantiers les plus délicats de la transition.

    Un test politique pour la Transition

    Au-delà de l’aspect technique, la réforme a une forte portée politique. Les autorités issues du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) ont fait de l’amélioration des services publics un de leurs axes d’action. La fourniture d’eau et d’électricité est l’un des problèmes les plus visibles pour la population gabonaise, surtout dans les zones périurbaines de Libreville et de Port-Gentil. Une réforme institutionnelle ne suffira pas, à elle seule, à résoudre des décennies de sous-investissement dans les infrastructures.

    Les bailleurs traditionnels du secteur, en tête la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement, suivront avec attention la mise en œuvre concrète de cette nouvelle architecture. La crédibilité du dispositif dépendra largement de la gouvernance instaurée au sein des deux sociétés, de la qualité du cadre tarifaire et de la capacité du régulateur à arbitrer entre soutenabilité financière et accessibilité du service. Pour les industriels gabonais, particulièrement les acteurs miniers et forestiers grands consommateurs d’énergie, la stabilité du nouveau dispositif sera scrutée de près. Les deux projets de loi devront encore être examinés par le Parlement de la Transition avant leur entrée en vigueur.

  • Mission de la Jica au Maroc : évaluation stratégique des ports de Tanger Med et Casablanca

    Mission de la Jica au Maroc : évaluation stratégique des ports de Tanger Med et Casablanca

    Le système portuaire marocain attire toujours l’attention des grands partenaires internationaux. L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a récemment détaillé le calendrier de son futur projet de coopération au Maroc dans son programme prévisionnel des marchés de consultants, publié le 24 juin 2026. D’après ce document officiel, une mission se déroulera du 2 septembre 2026 au 26 février 2027, suite à la publication d’un appel d’offres prévue le 1er juillet 2026. L’objectif : évaluer les perspectives de développement des ports de Tanger Med et de Casablanca, ainsi que l’ensemble du système portuaire national.

    Le document indique que Tanger Med et Casablanca sont les ports majeurs du Maroc, au centre des réseaux logistiques mondiaux, et qu’ils gèrent près de 98% du commerce extérieur du royaume. Cette situation donne aux infrastructures portuaires marocaines un rôle stratégique dans les chaînes d’approvisionnement entre l’Europe, l’Afrique et les autres grands marchés.

    L’engagement de la JICA ne se limite pas à une simple expertise technique. Le cahier des charges reflète la volonté d’accompagner un système portuaire qui devra appuyer les prochaines phases de la croissance économique du Maroc.

    Le document rappelle que la stratégie portuaire marocaine cible une amélioration des infrastructures, leur digitalisation, leur décarbonation, et le renforcement de la position du Maroc en tant que plateforme entre l’Europe et l’Afrique. La mission aura pour tâche d’évaluer les progrès accomplis et de déterminer les ajustements nécessaires pour suivre l’évolution des échanges mondiaux.

    Cette démarche montre que la compétitivité des ports ne dépend plus seulement de leurs capacités physiques. Elle repose aussi sur leur capacité à intégrer les nouvelles normes environnementales, numériques et technologiques qui transforment peu à peu le transport maritime international.

    Anticiper les besoins du commerce de demain

    Une grande partie des travaux se concentrera sur les mutations à venir des flux commerciaux. Les experts devront élaborer des prévisions de trafic de marchandises, étudier les projets d’extension, analyser les plans d’aménagement et évaluer l’organisation de la gestion portuaire.

    Le mandat inclut aussi une analyse des institutions impliquées, des responsabilités de chaque partie prenante, ainsi que des liaisons terrestres et maritimes qui connectent les ports marocains aux grands marchés européens et africains. L’objectif est de s’assurer que les infrastructures existantes correspondent aux besoins futurs de l’économie du pays.

    Cette analyse devra aboutir à une stratégie de développement assortie d’un plan d’exécution pour améliorer la cohérence entre investissements, gouvernance et évolution des échanges commerciaux.

    La transition écologique est au cœur de cette mission. Les consultants devront inventorier les politiques déjà mises en œuvre dans les ports marocains, évaluer les mesures de réduction des émissions de carbone et les actions visant à améliorer l’efficacité énergétique des infrastructures.

    Parallèlement, la JICA exige une analyse détaillée de la numérisation des opérations portuaires. Le document prévoit d’étudier la digitalisation de la gestion portuaire, la synchronisation des arrivées de navires suivant le concept de «Just in Time», les systèmes de cybersécurité et les mesures pour atteindre la neutralité carbone.

    Cette alliance entre digitalisation et optimisation des opérations a pour but de fluidifier les escales, diminuer les temps d’attente des navires et accroître l’efficacité générale des plateformes portuaires.

    Un partenariat technologique renforcé avec le Japon

    Enfin, la mission a une importante dimension prospective. Au-delà du diagnostic, la JICA devra repérer les secteurs où une coopération avec le Japon apporterait une valeur ajoutée.

    Le mandat inclut la création d’une liste de projets pouvant utiliser des équipements, des solutions numériques et des technologies japonaises pour améliorer l’exploitation des ports marocains et accélérer leur décarbonation. Une phase pilote permettra ensuite de tester certaines solutions avant de les présenter aux autorités marocaines lors d’un atelier spécifique.

    Le document indique également que l’étude fera appel à des experts en planification portuaire, transformation numérique, décarbonation et cybersécurité. Avec 6,61 mois-personnes, cette mission reste pour l’instant un projet préparatoire dont le contenu peut encore changer avant la publication finale de l’appel d’offres.

    Outre son aspect technique, cette initiative montre l’intérêt que le système portuaire marocain éveille chez des partenaires internationaux de premier rang.

    En décidant d’évaluer à la fois les infrastructures, la gouvernance, les technologies numériques, les exigences environnementales et les perspectives de trafic, la JICA inscrit les ports marocains dans une réflexion à long terme sur leur capacité à suivre les transformations du commerce mondial et à renforcer le rôle du Maroc comme plateforme logistique entre l’Europe et l’Afrique.

  • Pourquoi Donald Trump mise sur le Cameroun en Afrique

    Pourquoi Donald Trump mise sur le Cameroun en Afrique

    Depuis son premier mandat, Donald Trump a profondément remodelé la politique étrangère des États-Unis pour faire face à la Chine, qu’il considère comme le principal rival de l’hégémonie américaine.

    L’administration Trump a fait de la réduction de la dépendance chinoise aux terres rares une priorité stratégique absolue. Pour mener cette offensive, elle s’appuie sur GreenMet, une société dirigée par Drew Horn. Ce dernier s’est rendu à Yaoundé il y a quelques mois pour une rencontre discrète. Ancien conseiller principal auprès du directeur du renseignement national sous Trump, Horn est la figure de proue d’un programme américain qui associe d’anciens proches du président, notamment Georges Sorial et Keith Schiller.

    ​Au cœur de cette stratégie, une délégation américaine de haut niveau a signé des protocoles d’accord (MoU) au Cameroun, dont le contenu n’a jamais été divulgué par le groupe américain. On sait toutefois qu’American Renaissance Minerals (ARM), liée à GreenMet, est désormais en première ligne sur le projet de nickel et de cobalt de Nkamouna. Les terres rares figurent également dans le viseur de Washington.

    ​Donald Trump tient tellement à son projet camerounais qu’il a contourné les restrictions du Congrès américain excluant le Cameroun de l’AGOA. Il s’appuie désormais sur la Chambre de commerce américaine au Cameroun (AmCham) pour les accords commerciaux.

    ​Contrairement à la Chine, présente en RDC sur les minéraux stratégiques, les États-Unis, qui souhaitent investir dans la transformation pour réduire leur empreinte carbone, ont conditionné leur soutien au gouvernement à une transparence accrue dans les secteurs extractifs et juridiques.

    ​Les services de renseignement américains seraient intervenus après les révélations de l’ITIE sur les trafics illicites d’or ; Washington collabore avec Yaoundé pour dénoncer les acteurs de ce pillage.

    ​Et les États-Unis ne comptent pas s’arrêter là. La diplomatie américaine a réduit de plus de moitié le nombre de pays africains autorisés à délivrer des visas américains. Parmi les vingt pays retenus sur cinquante en Afrique figure le Cameroun. Sur le plan sécuritaire, en huit mois, le président Paul Biya a successivement reçu à Yaoundé le général Dagvin Anderson, alors commandant de l’AFRICOM, en septembre 2025, et le lieutenant-général John William Brennan Jr., commandant adjoint de l’AFRICOM, en mai 2026.

    ​L’amélioration du climat des affaires est une priorité pour Washington. « J’aimerais voir davantage d’entreprises américaines investir au Cameroun, nouer des relations commerciales et créer des partenariats, y compris des coentreprises. C’est bénéfique pour les deux pays : cela crée des emplois aux États-Unis, soutient l’industrie américaine et stimule l’économie camerounaise », déclarait Christopher Lamora en début d’année après un entretien avec Paul Biya.

    ​Washington entend relever le défi de la Chine, qui a investi plus de 700 milliards de dollars dans 49 pays africains.

    ​Selon certains observateurs, la stratégie de Trump vise à transformer le Cameroun, le Nigeria et le Kenya à l’image des « dragons d’Asie » (Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong, Singapour).

  • Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire se qualifie, Emerse Faé répond à Schweinsteiger, transfert record à 150 millions

    Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire se qualifie, Emerse Faé répond à Schweinsteiger, transfert record à 150 millions

    La nuit américaine du 26 juin a réservé son lot de surprises et d’émotions lors de la Coupe du monde 2026. La Côte d’Ivoire a confirmé sa montée en puissance, l’Équateur s’est réveillé, et un transfert record a secoué le mercato. Voici les moments forts.

    Les Éléphants confirment, l’Équateur se réveille

    Dans le groupe E, la Côte d’Ivoire a décroché la deuxième place qualificative, devançant l’Équateur et l’Allemagne. Emerse Faé s’est dit fier de ses joueurs : « On savait qu’on pouvait le faire, on savait que ce serait difficile. On l’a fait. En plus, on finit deuxième. On est contents, fiers, mais on voit encore plus loin. »

    L’Équateur, après deux premiers matchs délicats dont un nul contre Curaçao, a retrouvé des couleurs. Gonzalo Plata, artisan de la victoire, a déclaré : « C’est mieux ainsi. C’est une expérience enrichissante pour nous et nous allons aborder le prochain tour avec une soif de victoire encore plus grande. Cette équipe croit fermement en elle-même. »

    Emerse Faé tacle Schweinsteiger

    Le sélectionneur ivoirien a été interrogé sur les propos de Bastian Schweinsteiger, qui avait qualifié le football africain de « parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait aussi tactique » avant le match Côte d’Ivoire-Allemagne. Faé n’a pas mâché ses mots : « J’ai été déçu par l’homme quand j’ai entendu ces commentaires. Quand vous connaissez le foot comme lui, c’est bizarre d’avoir des propos de ce genre, qu’on peut qualifier sans langue de bois de racistes. Chacun a le droit de dire ce qu’il pense, mais je ne suis pas d’accord. Nous pouvons montrer sur le terrain que le foot africain, c’est aussi beaucoup de technique et de tactique. Je ne sais pas trop ce qu’il avait dans la tête… Le foot est comme ça, il y a beaucoup de consultants qui cherchent à faire le buzz. Maintenant qu’il est un peu dans l’anonymat, il essaie de faire parler de lui… »

    La vague orange submerge Kansas

    Les Pays-Bas ont terminé premiers de leur groupe après une victoire contre la Tunisie. L’ambiance était électrique à Kansas, où le maire Quinton Lucas s’est improvisé DJ pour enflammer la foule des supporters néerlandais. Sans mixer, il a parcouru la foule pour faire monter la pression, un grand moment pour un homme politique plus habitué aux discours qu’à la techno flamande.

    Transfert record : Elliot Anderson vers Manchester City

    À 23 ans, le milieu de terrain anglais Elliot Anderson suscite la convoitise des plus grands clubs. Manchester City aurait trouvé un accord avec Nottingham Forest pour un transfert estimé à 150 millions d’euros, un record en Premier League. L’international anglais, titulaire lors des deux premiers matchs du Mondial, devrait rapidement s’entendre avec les Mancuniens.

    Les Sud-Américains dominent les Européens

    Depuis le début de la compétition, les équipes sud-américaines ont remporté leurs quatre confrontations face aux Européennes. Le Paraguay a battu la Turquie (1-0), l’Argentine a dominé l’Autriche (2-0), le Brésil a écrasé l’Écosse (3-0) et l’Équateur a réalisé un exploit en battant l’Allemagne (2-1). L’Espagne et le Portugal tenteront de sauver l’honneur du Vieux Continent face à l’Uruguay et la Colombie.

    Les Bleus veulent rendre Deschamps fier

    À la veille du match contre la Norvège, Aurélien Tchouaméni a exprimé le soutien de toute l’équipe de France à Didier Deschamps, rentré en France pour les obsèques de sa mère. « Au nom de toute l’équipe de France, nous voulons présenter nos condoléances au coach et sa famille. Il nous a donné une mission. Notre objectif est de le rendre fier », a déclaré le milieu du Real Madrid.

    La Belgique prévenue par la Nouvelle-Zélande

    Les Diables Rouges affrontent la Nouvelle-Zélande, dernière du groupe avec un point, qui doit impérativement gagner pour espérer se qualifier. Le sélectionneur néo-zélandais Darren Bazeley a prévenu : « Après le tirage, nous étions contents de jouer la Belgique au dernier match. Nous pensions qu’elle serait déjà qualifiée avec 6 points et ferait tourner son effectif. Cela ne s’est pas passé comme ça. Ils n’ont peut-être pas encore réalisé les performances qu’ils voulaient, mais ils savent qu’ils risquent de rentrer à la maison s’ils ne gagnent pas. Il sera intéressant de voir comment ils réagissent. »

  • Mercato psg : randal kolo muani accepte l’offre de la juventus

    Mercato psg : randal kolo muani accepte l’offre de la juventus

    Le PSG, après son deuxième sacre consécutif en Ligue des champions, souhaite régénérer son effectif. Mais certains joueurs devraient quitter le club, à l’image de Randal Kolo Muani. L’attaquant de 27 ans aurait donné son accord à un grand club européen pour un transfert estimé à 40M€.

    Le mercato s’annonce animé du côté du PSG. Le club de la capitale veut renforcer l’équipe de Luis Enrique après le second titre en Ligue des champions. En parallèle, plusieurs joueurs devraient partir cet été. Gonçalo Ramos et Kang-In Lee ont été mentionnés, mais les dirigeants parisiens comptent surtout se séparer définitivement de Randal Kolo Muani. L’international français revient d’un prêt peu concluant à Tottenham. L’attaquant aurait toutefois donné son feu vert à un grand club européen pour son transfert.

    Kolo Muani a dit oui à la Juventus

    La Juventus serait passée à la vitesse supérieure pour Randal Kolo Muani. Les Bianconeri auraient trouvé un accord avec l’attaquant du PSG après plusieurs semaines de discussions. L’ancien de l’Eintracht Francfort aurait accepté de signer un contrat de cinq ans avec la Vieille Dame. Les dirigeants turinois auraient même reçu l’approbation de leur conseil d’administration pour finaliser cette opération.

    Le PSG a fixé son prix pour le transfert

    Reste à savoir si la Juventus parviendra à s’entendre avec le PSG. Les doubles champions d’Europe réclameraient environ 40M€ pour libérer Randal Kolo Muani. Le club italien semble proche du but pour ce transfert. L’attaquant de 27 ans avait laissé une bonne impression lors de son prêt en 2025. La Juventus souhaitait déjà le conserver, mais n’avait pas trouvé d’accord avec le PSG. Reste à voir si cette fois le deal aboutira. Affaire à suivre…

  • La RDC se constitue partie civile au procès des généraux Tshiwewe et Numbi

    La RDC se constitue partie civile au procès des généraux Tshiwewe et Numbi

    La République démocratique du Congo a officiellement demandé à se constituer partie civile dans le cadre du procès opposant l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) à plusieurs hauts gradés, dont les généraux d’armée John Numbi et Christian Tshiwewe, ainsi qu’à sept autres officiers supérieurs et à Pascal Nyembo.

    L’annonce a été faite par un collectif d’avocats lors de l’audience du jeudi 25 juin 2026 devant la Haute Cour militaire. Cette séance, brève, a également été marquée par l’intégration du lieutenant-général Constant Ndima, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu, dans la composition des juges.

    Interrogé par la presse à l’issue de l’audience, Maître Jean Mupira, avocat au barreau de Kinshasa/Gombe et membre du collectif, n’a pas souhaité entrer dans les détails. Il a toutefois précisé que, le moment venu et selon l’évolution du dossier, l’opinion publique sera informée des motifs ayant poussé la RDC à se constituer partie civile.

    « Il est de bon droit que la République démocratique du Congo se constitue partie civile afin de démontrer l’étendue des préjudices subis et de solliciter la condamnation des prévenus au paiement de dommages-intérêts proportionnels aux dégâts causés », a déclaré l’avocat au nom du collectif devant la Haute Cour militaire.

    Les prévenus doivent répondre de plusieurs chefs d’accusation graves : complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi qu’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

    Cette deuxième audience n’a duré que quelques minutes. Selon le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, le renvoi est motivé par des raisons d’État liées à l’indisponibilité de certains membres de la composition. Ce report doit également permettre aux différents collectifs de la défense de déposer les mémoires relatifs à leurs clients. L’affaire a été renvoyée au 9 juillet 2026 pour la prochaine audience.

    La première audience, présidée par le même magistrat, avait permis à la juridiction militaire d’identifier les prévenus. Plusieurs d’entre eux étaient présents et assistés de leurs avocats : le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, le général d’armée John Numbi Banza Ntambo (en fuite), le général-major Maurice Nyembo Kufi, le général de brigade Chinyabuuma Kamukinde, le général de brigade Ngoy wa Kabila John, le général de brigade Sangwa Muhemedi John, le colonel Mukombozi Zahinda Guy, le colonel Sangwa Lumbu Pathy, le colonel Tshinabo Kenge Christophe (en fuite), et Pascal Nyembo Muyumba (en fuite), ancien directeur général du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC).

    En revanche, le général John Numbi, Pascal Nyembo Muyumba et le colonel Tshinabo Kenge Christophe n’étaient pas présents à l’ouverture et sont considérés comme en fuite. L’auditeur général des FARDC a requis que le défaut soit retenu à leur égard, conformément aux articles 326 et 327 du Code judiciaire militaire congolais.

    Ce nouveau procès s’ajoute à la liste des affaires judiciaires impliquant des hauts gradés des FARDC, dans un contexte marqué par la guerre d’agression menée par le Rwanda via la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est de la RDC. Parmi les griefs généralement retenus figurent le complot, la trahison, l’exécution d’ordres illégaux et la violation de la loi dans l’exercice des fonctions.

  • Sénégal : des coupes budgétaires massives pour préserver l’équilibre financier

    Sénégal : des coupes budgétaires massives pour préserver l’équilibre financier

    Le gouvernement sénégalais met en œuvre des réductions budgétaires de plusieurs centaines de milliards de francs CFA afin de maintenir l’équilibre des comptes publics. Cette décision fait suite à la sous-performance du Plan de redressement économique et social (PRES), dont les recettes escomptées n’ont pas été atteintes. L’exécutif dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko cherche ainsi à combler un déficit budgétaire qui menace la trajectoire financière établie en début d’exercice.

    Un PRES en deçà des attentes de recettes

    Présenté comme le pilier de la stratégie de consolidation budgétaire du nouveau pouvoir, le PRES devait mobiliser des ressources supplémentaires pour réduire le déficit hérité et financer les priorités sociales. Cependant, les premières données comptables révèlent un retard significatif dans les rentrées fiscales et non fiscales programmées, fragilisant les hypothèses macroéconomiques de la loi de finances en cours.

    Ce manque à gagner oblige à des arbitrages. Plutôt que d’aggraver le déficit ou de recourir massivement à de nouveaux emprunts dans un contexte de hausse du coût de la dette, les autorités sénégalaises ont opté pour la rigueur. Concrètement, des centaines de milliards de francs CFA d’autorisations de dépenses sont gelées ou supprimées sur plusieurs ministères, afin d’aligner les sorties sur les entrées effectives.

    Un équilibre budgétaire sous tension à Dakar

    L’avertissement interne est clair : sans correction immédiate, l’équilibre budgétaire serait compromis. Cette formule, reprise dans les documents de cadrage, traduit l’urgence d’une réaction. Le Sénégal s’est engagé auprès de ses partenaires multilatéraux, notamment le Fonds monétaire international, à respecter des cibles strictes de déficit dans le cadre du programme en cours. Tout écart compromettrait les décaissements futurs et renchérirait l’accès aux marchés financiers internationaux.

    Le contexte régional pèse également. Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Dakar doit maintenir un déficit public sous la barre des 3 % du produit intérieur brut, une norme de convergence régulièrement rappelée par les institutions communautaires. Les révélations de septembre 2024 par la Cour des comptes sur l’ampleur réelle de la dette publique avaient déjà conduit le pays à renégocier ses relations avec les bailleurs. Les coupes annoncées s’inscrivent dans la continuité de cette mise en cohérence comptable.

    Des arbitrages politiques à fort enjeu pour Sonko

    Pour le tandem exécutif formé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, l’exercice est délicat. Élus sur la promesse d’une rupture économique et d’une amélioration tangible des conditions de vie, ils doivent concilier orthodoxie budgétaire et attentes sociales fortes. Les coupes toucheront mécaniquement les dépenses d’investissement, plus facilement reportables que les dépenses de fonctionnement, mais aussi certains transferts. Plusieurs ministères verraient ainsi leurs enveloppes réduites dans des proportions inédites depuis plusieurs exercices.

    Cette trajectoire comporte un risque politique. Réduire les crédits d’infrastructures ou les subventions sectorielles dans un pays qui sort à peine d’une période d’instabilité institutionnelle peut nourrir le mécontentement. À l’inverse, laisser filer le déficit exposerait le Sénégal à une dégradation accélérée de sa note souveraine, déjà sous surveillance des agences. Moody’s et S&P Global Ratings observent attentivement la capacité du gouvernement à tenir ses engagements budgétaires.

    Reste la question du calendrier. Les coupes annoncées doivent produire leurs effets avant la clôture de l’exercice, ce qui suppose une exécution rapide des circulaires de gel et une discipline ferme des ordonnateurs. Le pilotage incombera notamment au ministère des Finances et du Budget, en lien étroit avec la Primature. La capacité à reconstruire les recettes en 2025, via une réforme fiscale plus efficace et une meilleure mobilisation des ressources internes, déterminera la durée de cette cure d’austérité.

    Au-delà du choc immédiat, ce nouvel épisode illustre l’étroitesse de la marge de manœuvre dont dispose réellement le Sénégal pour financer ses ambitions de transformation économique. Les arbitrages portent sur des centaines de milliards de francs CFA et visent explicitement à préserver l’équilibre budgétaire menacé par les contre-performances du PRES.