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  • Sonko laisse les instances du Pastef trancher sur une éventuelle exclusion de Diomaye Faye

    Sonko laisse les instances du Pastef trancher sur une éventuelle exclusion de Diomaye Faye

    La crise qui oppose le Pastef au président Bassirou Diomaye Faye continue d’animer la scène politique sénégalaise. Alors que des militants du parti au pouvoir réclament l’exclusion du chef de l’État, Ousmane Sonko a déclaré que cette décision reviendra « le moment venu » aux organes compétents du mouvement.

    Le président de l’Assemblée nationale a souligné la structure solide du Pastef, rappelant que toute éventuelle exclusion devra se faire dans le respect des textes : « Cela s’appréciera le moment venu. Le Pastef est un parti très structuré, très organisé. Il a des textes très clairs sur les procédures à suivre et sur les griefs à examiner avant de parler de l’exclusion ou non de quelqu’un. Le parti, ce n’est pas moi. Ce sont les instances qui apprécieront le moment venu. »

    Sonko a toutefois précisé qu’aucune démarche en ce sens n’est actuellement à l’ordre du jour : « Nous n’en sommes pas encore là. »

    Refus d’utiliser le terme « trahison »

    Interrogé sur les accusations de « trahison » visant Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a évité d’employer ce mot, préférant situer le débat sur le plan politique : « Les notions de trahison relèvent davantage de la morale et de l’affectif. Je préfère me situer sur un terrain politique. »

    Selon lui, plusieurs engagements pris devant le peuple sénégalais n’ont pas été tenus et, plus grave, il n’existe pas de réelle volonté de les mettre en œuvre. « Je considère aujourd’hui que certains des engagements que nous avons pris vis-à-vis du peuple sénégalais ne sont pas respectés et qu’il n’y a pas de volonté de les respecter. La trahison, je laisse cela au domaine de la morale », a-t-il ajouté.

    Tensions persistantes au sein du pouvoir

    Ces déclarations surviennent dans un climat de fortes tensions entre les différentes composantes du pouvoir sénégalais. Depuis plusieurs semaines, des cadres et militants du Pastef reprochent au président Bassirou Diomaye Faye de s’éloigner du projet politique qui a porté le parti au sommet de l’État.

    Malgré ces critiques, Ousmane Sonko privilégie pour l’instant les mécanismes internes du parti et écarte toute décision hâtive concernant le chef de l’État.

  • Gabon : le Parlement, nouveau pivot de la vie républicaine

    Gabon : le Parlement, nouveau pivot de la vie républicaine

    Libreville, lundi 15 juin 2026 – Une page se tourne dans l’histoire politique gabonaise. Pour la première fois depuis l’adoption de la Constitution de la Vème République, le président Brice Clotaire Oligui Nguema s’adresse au Parlement réuni en Congrès, conformément à l’article 59 de la Loi fondamentale.

    Ce rendez-vous inédit dépasse le simple exercice de communication. Il dessine une nouvelle architecture du pouvoir où le Parlement devient le centre névralgique de la reddition des comptes et de la vie républicaine.

    Alors que de nombreuses démocraties tentent de restaurer la confiance entre citoyens et gouvernants, le Gabon met en place un mécanisme qui pourrait devenir l’un des symboles les plus forts de sa nouvelle ère. Le palais Léon Mba, siège de l’Assemblée nationale, n’est plus seulement le lieu d’élaboration des lois : il devient l’espace où se rencontrent chaque année l’exécutif, la représentation nationale et, par elle, le peuple souverain.

    Une innovation aux répercussions politiques majeures

    Sous les régimes précédents, les interventions présidentielles devant le Parlement relevaient de l’exception. La Vème République transforme cette possibilité en obligation constitutionnelle annuelle. Désormais, le chef de l’État doit exposer devant les parlementaires réunis en Congrès sa vision, son bilan et ses perspectives.

    Cette évolution, qui peut paraître technique, est en réalité hautement politique. Elle instaure un principe de redevabilité régulière au sommet de l’État. Le président ne tire plus sa seule légitimité de l’élection ; il devient comptable de son action devant la représentation nationale.

    Ce dispositif distingue le modèle gabonais des régimes présidentiels classiques. Il institue un rendez-vous républicain permanent et favorise une culture d’évaluation publique de l’action gouvernementale.

    Le choix du palais Léon Mba comme lieu du Congrès est chargé de symbole. Pendant des décennies, le pouvoir était centré autour de l’exécutif. En se déplaçant vers le Parlement, le président reconnaît que la légitimité démocratique ne se résume pas à l’élection présidentielle, mais s’inscrit dans un dialogue continu avec les représentants du peuple.

    Le Parlement, pilier central de la Vème République

    La réforme constitutionnelle issue du Dialogue national inclusif revalorise considérablement le rôle parlementaire. Loin d’être une institution secondaire, le Parlement devient l’un des principaux garants du nouvel équilibre des pouvoirs.

    Cette évolution découle d’un contexte particulier : la transition politique de 2023 a placé la reconstruction de la confiance publique au cœur des débats. La nouvelle Constitution répond à cette exigence en renforçant les mécanismes de contrôle, de transparence et de responsabilité.

    Le Congrès annuel s’inscrit dans cette logique. Même sans vote ou débat direct, sa portée est immense. Il crée un espace de visibilité politique où majorité et opposition partagent un moment institutionnel commun, instaurant un rituel de rassemblement républicain dans un paysage souvent marqué par les tensions.

    À travers ce dispositif, le Parlement devient le miroir de la Nation. Les 215 députés et sénateurs réunis incarnent la diversité politique, géographique et sociale du pays. Le discours présidentiel leur est adressé, mais il s’adresse en réalité à tous les Gabonais.

    La naissance d’une nouvelle culture politique

    Toutes les grandes démocraties reposent sur des rites qui donnent du sens au temps politique et ancrent les institutions dans l’imaginaire collectif. Le Congrès annuel pourrait devenir l’un de ces rendez-vous structurants pour le Gabon.

    Au-delà du protocole, cette rencontre consacre une philosophie de gouvernement fondée sur la transparence et le dialogue institutionnel. Elle participe à l’édification d’une culture politique où l’autorité ne s’exerce plus seulement par la décision, mais aussi par l’explication et la responsabilité.

    Dans un continent africain où les réformes institutionnelles sont souvent scrutées avec prudence par les investisseurs et les partenaires internationaux, ce mécanisme envoie un signal de stabilité. Il traduit la volonté d’inscrire la gouvernance dans un cadre prévisible et durable.

    L’enjeu du Congrès du 15 juin dépasse largement le contenu du discours présidentiel. Ce qui entre dans l’histoire, ce n’est pas seulement la parole d’un chef d’État, mais l’installation d’une tradition républicaine appelée à structurer durablement la vie politique nationale.

    En faisant du Parlement la maison commune où se rencontrent chaque année l’exécutif et la représentation nationale, la Vème République pose l’un des fondements de son identité. Le Gabon inaugure un nouvel équilibre institutionnel où la force de l’État se mesure moins à la concentration du pouvoir qu’à sa capacité à rendre des comptes. C’est peut-être là la transformation la plus profonde depuis l’avènement de la nouvelle République.

  • Bradley barcola : le psg fixe une condition pour son départ

    Bradley barcola : le psg fixe une condition pour son départ

    L’avenir de Bradley Barcola au Paris Saint-Germain est plus que jamais incertain. Si l’ailier de 23 ans demeure un élément important aux yeux de Luis Enrique, il ne ferme pas la porte à un départ lors du prochain mercato estival. L’international français suit avec attention l’intérêt manifesté par Liverpool. De son côté, la direction parisienne aurait déjà posé une condition claire pour autoriser le transfert de l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais.

    « Une chance que le PSG laisse Barcola partir »

    « Sur Barcola, plusieurs des meilleurs clubs mondiaux sont sur les rangs. Arsenal et Liverpool sont intéressés, mais tout dépendra de l’arrivée de Diomandé. Je pense que Barcola pourrait quitter le PSG cet été. Barcola, Chevalier et Kang-In Lee pourraient tous les trois partir. Si le club recrute un attaquant comme Akliouche ou Diomandé, il y a une chance que le PSG laisse filer Barcola », a confié une source proche du dossier.

    Les pistes déjà activées pour la succession de Barcola

    Reste à savoir qui le PSG ciblera pour remplacer Bradley Barcola. Ces dernières semaines, les noms de Maghnes Akliouche (AS Monaco) et de Yan Diomandé (RB Leipzig) ont été évoqués. Julian Alvarez (Atlético de Madrid) figure aussi sur la liste, même si l’international argentin ne semble vouloir rejoindre que le FC Barcelone cet été. Alors que la Coupe du monde bat son plein, les Rouge-et-Bleu accélèrent déjà leurs préparatifs sur le marché des transferts. Le mercato s’annonce particulièrement animé du côté de la capitale.

  • Tchad : les coulisses d’une levée de 20,5 milliards de dollars auprès du privé

    Tchad : les coulisses d’une levée de 20,5 milliards de dollars auprès du privé

    Dans un contexte de fragmentation des financements mondiaux et de baisse de l’aide publique au développement, le Tchad réalise un exploit remarquable. Son Plan national de développement (PND) nécessite un financement total de 30 milliards de dollars, dont 46 % doivent provenir du secteur privé. En novembre 2025, le pays avait déjà mobilisé des engagements de 20,5 milliards de dollars, comprenant 16,4 milliards provenant d’investisseurs privés et internationaux, ainsi que 40 accords et protocoles d’accord représentant 4,1 milliards de dollars supplémentaires. Ce résultat est d’autant plus impressionnant que le Tchad est classé 190e sur 193 à l’Indice de développement humain 2025. Cette capacité de mobilisation mérite une analyse approfondie.

    Le secret de cette réussite réside dans une stratégie de diversification des partenaires rarement déployée avec autant de rigueur dans la zone CEMAC. Une initiative diplomatique a permis de renforcer les liens avec les Émirats arabes unis et la Banque islamique de développement, ouvrant ainsi un canal de financement islamique quasiment absent dans la région. Parallèlement, le Tchad a consolidé ses soutiens multilatéraux traditionnels (FMI, Banque mondiale, Banque islamique de développement) tout en développant des partenariats Sud-Sud avec le Moyen-Orient. Cette triple approche – financements occidentaux, islamiques et Sud-Sud – constitue une architecture inédite en Afrique centrale.

    La crédibilité budgétaire du Tchad a également joué un rôle clé. Malgré les dépenses liées à l’accueil de plus de 1,5 million de réfugiés soudanais, le déficit budgétaire est resté en dessous du seuil de 3 % fixé par la CEMAC en 2025. La dette publique, quant à elle, est maintenue à un niveau modéré de 32 % du PIB, l’un des plus bas de la zone CEMAC. Cette discipline budgétaire, associée à des réformes visant à élargir l’assiette fiscale et à la numérisation du recouvrement des impôts, a envoyé un signal de fiabilité aux investisseurs, que peu d’économies plus riches parviennent à émettre.

    Pour les partenaires de développement, les institutions financières islamiques et les investisseurs privés souhaitant s’implanter en Afrique centrale, l’expérience tchadienne offre une leçon opérationnelle : la mobilisation massive de capitaux privés ne nécessite pas forcément un marché financier développé ni un revenu par habitant élevé. Le Tchad entend désormais se concentrer sur l’attraction de capitaux privés sous forme de fonds propres et sur le renforcement de son cadre réglementaire pour pérenniser cette dynamique. Pour N’Djamena, cette levée de 20,5 milliards de dollars marque le point de départ d’une transformation économique suivie de près par les institutions.

  • Influence africaine : les rivaux du Maroc intensifient leur offensive

    Influence africaine : les rivaux du Maroc intensifient leur offensive

    Il y a quelques années encore, l’influence du Maroc sur le continent africain était sérieusement mise à l’épreuve. Ses concurrents directs – l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et l’Iran – bénéficiaient de moyens financiers considérables et évoluaient dans un contexte favorable. Mais la donne a changé. L’Arabie saoudite, notamment, a connu une véritable révolution dans la place et le pouvoir de son appareil religieux, ce qui redessine les équilibres.

    Ces pays multiplient les ouvertures de lieux de culte, les programmes de formation de prédicateurs et les actions caritatives à travers l’Afrique. Leur manne financière leur permet de déployer une influence religieuse et politique non négligeable. Cependant, ces investissements massifs ne garantissent pas automatiquement les résultats escomptés. Le Maroc, de son côté, cherche à préserver et renforcer sa propre influence sur le continent.

  • Référendum en RDC : que contient la proposition de loi votée par les députés ?

    Référendum en RDC : que contient la proposition de loi votée par les députés ?

    RDC : que prévoit la loi sur l’organisation du référendum ?

    À une très large majorité, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté la proposition de loi portant sur l’organisation du référendum. Pour l’opposition, ce vote représente la première étape d’un processus qui pourrait aboutir à une révision de la Constitution et, à terme, permettre au président Félix Tshisekedi de se représenter pour un troisième mandat. Mais que contient exactement ce texte ? En quoi pourrait-il conduire à une modification de la loi fondamentale ? Quelles sont les prochaines étapes envisagées pour une éventuelle révision constitutionnelle ?

  • Ousmane Sonko fixe ses lignes rouges sur la dette et le FMI

    Ousmane Sonko fixe ses lignes rouges sur la dette et le FMI

    Interpellé sur la gestion de la dette sénégalaise et l’arrivée prochaine d’une mission du FMI à Dakar, Ousmane Sonko a livré une analyse sans concession de son passage à la primature, tout en posant des garde-fous clairs au gouvernement d’Al Aminou Lo.

    Sur l’éventualité d’une restructuration de la dette, le président de l’Assemblée nationale a d’abord écarté toute position dogmatique. « Nous ne sommes pas dans l’absolu figé. Nous examinerons la situation avec lucidité », a-t-il déclaré. Il a cependant rappelé qu’en tant que Premier ministre, il s’était opposé à une restructuration brutale, estimant que les conditions n’étaient pas réunies, le Sénégal n’étant pas en défaut et parvenant à honorer ses échéances. Une ligne qu’il entend maintenir depuis le perchoir. « Si une décision devait sacrifier nos choix de changement systémique et structurel au profit de ratios à court terme, nous la refuserons », a-t-il averti, promettant de recourir aux prérogatives de l’Assemblée pour dire non.

    Sur son propre bilan en matière d’endettement, Sonko a assumé sans détour. Face aux critiques sur le recours aux bailleurs internationaux malgré ses discours sur la souveraineté économique, il a défendu le choix de la transparence. « Nous avons préféré partir sur des bases saines et ne pas dissimuler les chiffres, car cela nous aurait rattrapés tôt ou tard », a-t-il expliqué, citant la crise grecque en contrepoint. « Dans tous les pays, la dette se refinance, elle se renouvelle », a-t-il ajouté, revendiquant une gestion orthodoxe des échéances.

    Le moment le plus révélateur de l’entretien a été son retour sur la notion de dette odieuse. Pressé de dire pourquoi il n’avait pas exigé l’annulation pure et simple d’une dette qu’il avait lui-même qualifiée d’odieuse, Sonko a reconnu ses limites institutionnelles. « Je n’avais pas tous les leviers. Les pouvoirs du Premier ministre sont très limités dans ce pays », a-t-il concédé, distinguant ses positions de chef de parti de ses marges réelles d’action à la tête du gouvernement. Il a aussi assuré n’avoir jamais été en désaccord avec le président Diomaye Faye sur ce dossier, précisant que lors de leur dernière discussion, ce dernier lui avait « confirmé que la ligne n’avait pas changé ».

    Mais c’est sur l’avenir que Sonko a été le plus attendu. Reconnaissant que cette dette est « pour partie odieuse », il a appelé l’exécutif actuel au courage politique. « Il faut du courage pour poser ce débat », a-t-il lancé, exprimant l’espoir que le gouvernement « prendra ses responsabilités pour discuter de l’annulation d’une partie de cette dette ». Une injonction qui sonne comme un test de cohérence pour un pouvoir dont il fut, jusqu’à récemment, la cheville ouvrière.

  • Ousmane Sonko : une exclusion de Diomaye Faye du Pastef examinée par les instances

    Ousmane Sonko : une exclusion de Diomaye Faye du Pastef examinée par les instances

    Exclusion de Diomaye Faye du Pastef : «Ce sont les instances qui apprécieront le moment venu», prévient Ousmane Sonko

    Au Sénégal, le président Diomaye Faye est au cœur d’une controverse au sein du Pastef, où certains militants l’accusent d’avoir renié les idéaux qui l’ont conduit au pouvoir. Alors que les appels à son exclusion se multiplient, Ousmane Sonko a récemment déclaré que la décision reviendra aux instances du parti, sans précipitation.

    « Cela s’évaluera le moment venu. Le Pastef dispose de textes très clairs concernant les procédures d’exclusion. Ce n’est pas à moi de trancher, ce sont les instances qui apprécieront », a affirmé Ousmane Sonko, ajoutant que « nous n’en sommes pas encore à ce stade ».

    Interrogé sur une éventuelle trahison de la part de Diomaye Faye, Sonko a refusé d’employer ce terme. « La notion de trahison relève de la morale et de l’affectif. Je préfère une analyse politique. Aujourd’hui, certains de nos engagements envers le peuple sénégalais ne sont pas respectés et il n’y a pas de volonté de les respecter. Mais je ne me place pas sur le terrain émotionnel », a-t-il conclu.

  • Sénégal: Cheikh Niang entend approfondir les discussions avec l’Alliance des États du Sahel

    Sénégal: Cheikh Niang entend approfondir les discussions avec l’Alliance des États du Sahel

    Cheikh Niang, ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur à Dakar, le 17 octobre 2025.

    Le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, affiche clairement sa volonté de renforcer le dialogue avec l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce diplomate chevronné, rompu aux arcanes de la négociation régionale, entend ainsi consolider les liens entre Dakar et les pays membres de l’AES, dans un contexte géopolitique ouest-africain en pleine mutation.

  • Gabon : oligui nguema au congrès sous pression budgétaire

    Gabon : oligui nguema au congrès sous pression budgétaire

    Le 15 juin 2026, les 145 députés et 70 sénateurs du Gabon se réunissent en Congrès pour écouter l’allocution du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, comme le prévoit l’article 93 de la Constitution. Cette communication présidentielle, bien que sans vote, revêt une importance institutionnelle de premier plan. Elle intervient près de trois ans après le coup d’État du 30 août 2023 et quelques mois seulement après la mise en place des institutions de la Cinquième République. Dans un climat économique marqué par de fortes incertitudes, ce discours est particulièrement scruté.

    Ce premier Congrès de la Cinquième République gabonaise conjugue enjeux politiques et économiques. Alors que le pays poursuit sa transformation avec plusieurs chantiers d’infrastructures et un intérêt croissant des investisseurs étrangers, la population reste en attente de réponses claires. Les Gabonais espèrent notamment des précisions sur les orientations gouvernementales après l’annonce d’une révision des prévisions budgétaires pour 2026. Alors que les doutes grandissent quant à la capacité de l’État à maintenir son niveau d’investissement, le président est attendu sur des annonces concrètes et des perspectives rassurantes.

    Un exercice d’équilibre entre rigueur budgétaire et attentes sociales

    La baisse des recettes escomptées, le ralentissement de la croissance, la diminution des investissements publics, l’alourdissement du service de la dette et les négociations engagées avec le Fonds monétaire international dessinent un cadre budgétaire très contraint. Face à ces défis, Brice Clotaire Oligui Nguema doit démontrer la capacité de l’État à préserver les grands projets de développement tout en maintenant les équilibres financiers. Il lui faut également apaiser les craintes des populations sur la pérennité des politiques sociales, alors que le pouvoir d’achat et l’accès aux services publics restent des préoccupations majeures.

    À ces difficultés financières s’ajoutent les problèmes persistants de délestages électriques, qui affectent toujours la vie quotidienne des ménages et des entreprises. Cette situation est d’autant plus sensible que l’accès à l’eau et à l’électricité constitue le premier pilier du projet de société présidentiel. L’intervention du chef de l’État sera donc suivie avec attention, tant pour les éventuelles annonces sur le financement des infrastructures énergétiques que pour les garanties concernant la poursuite des réformes, la maîtrise de la dette et la protection des plus vulnérables. Au-delà, cette communication présidentielle devra fixer la trajectoire des mois à venir et renforcer la confiance des acteurs économiques et des citoyens.

  • RDC : félix tshisekedi intensifie la formation militaire avec l’Égypte

    RDC : félix tshisekedi intensifie la formation militaire avec l’Égypte

    Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exposé devant le Conseil des ministres les résultats de son récent séjour officiel en Égypte, qui s’est déroulé les 10 et 11 juin 2026, à l’invitation du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.

    Lors de leurs échanges, les deux dirigeants ont dressé un bilan de la coopération bilatérale entre Kinshasa et Le Caire, ancrée dans une mémoire commune de lutte pour la souveraineté, l’indépendance et la dignité des peuples africains, ainsi que pour la place du continent sur la scène mondiale.

    Selon le compte rendu de la 92ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le 12 juin 2026 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le chef de l’État a réitéré son intention de consolider les partenariats stratégiques de la RDC avec ses voisins africains, dans une logique de coopération tournée vers le développement et les intérêts mutuels.

    Cette visite a abouti à la signature de plusieurs accords dans les domaines de l’investissement, des consultations politiques et diplomatiques, de l’urbanisme et de la santé, reflétant la volonté partagée des deux nations d’orienter leur partenariat vers des résultats tangibles au profit de leurs populations.

    Parmi les orientations majeures issues des entretiens entre Félix Tshisekedi et Abdel Fattah Al-Sissi, le renforcement significatif de la coopération militaire occupe une place centrale. Pour concrétiser cet engagement, le président congolais a chargé le gouvernement de prendre les dispositions nécessaires à une mise en œuvre rapide.

    Dans le domaine de la défense, il a été convenu d’accroître sensiblement la coopération militaire, notamment par la mise en place d’un programme de formation de soldats congolais en Égypte. Le président de la République a demandé au vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale, en collaboration avec le chef d’état-major général des FARDC, de prendre les mesures requises pour exécuter ce programme et de lui soumettre un plan détaillé.

    Cette avancée dans la coopération militaire entre Kinshasa et Le Caire survient alors que la RDC poursuit la modernisation de son armée et le renforcement des capacités opérationnelles de ses forces, face aux défis sécuritaires persistants dans l’est du pays, en particulier l’agression attribuée au Rwanda via la rébellion de l’AFC/M23, qui contrôle de vastes zones dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

  • Paul Kagame en visite de travail à Lomé pour renforcer la coopération

    Paul Kagame en visite de travail à Lomé pour renforcer la coopération

    Le président rwandais, Paul Kagame, est attendu à Lomé ce lundi 15 juin 2026 pour une visite de travail aux enjeux diplomatiques majeurs. Cette rencontre avec le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’inscrit dans une volonté commune d’approfondir les liens entre le Togo et le Rwanda.

    Pendant son séjour, plusieurs thématiques d’intérêt mutuel seront à l’ordre du jour : la coopération bilatérale, les questions de paix et de sécurité sur le continent africain, ainsi que les défis liés à l’intégration régionale. Les deux chefs d’État devraient également échanger sur le rôle médiateur du Togo dans la crise à l’Est de la République démocratique du Congo, sujet déjà abordé lors de précédentes consultations à Kigali.

    Au fil des années, Lomé et Kigali ont consolidé leur partenariat dans de nombreux secteurs, faisant de leurs relations un exemple de coopération Sud-Sud en Afrique. L’arrivée de Paul Kagame dans la capitale togolaise illustre la qualité des liens bilatéraux et la détermination des deux pays à œuvrer ensemble pour le développement et la stabilité du continent.