Catégorie : Actualités

  • Burkina Faso : près d’un millier d’associations suspendues par les autorités

    Burkina Faso : près d’un millier d’associations suspendues par les autorités

    Au Burkina Faso, le paysage associatif fait face à une vaste opération de régularisation. Les autorités ont procédé à la suspension de 811 associations pour défaut de renouvellement de leurs instances de direction. En complément de ces mesures, 118 autres organisations ont été officiellement dissoutes depuis la mi-avril, une décision justifiée par l’application des textes législatifs en vigueur.

    Le président de la transition burkinabè, Ibrahim Traoré. © Présidence du Faso

    Les structures concernées par cette suspension, effective depuis le 12 mai 2026, interviennent dans des domaines essentiels comme l’éducation, la santé, le soutien aux femmes ou encore le secteur religieux. Durant cette phase de gel, ces entités ne sont autorisées qu’à mener des démarches administratives visant à régulariser leur situation juridique.

    Une surveillance accrue de la société civile

    Cette vague de sanctions s’appuie sur une loi promulguée en juillet 2025 par le capitaine Ibrahim Traoré. Ce texte encadre strictement les activités des ONG, des syndicats et des associations. Si la liberté d’association reste formellement reconnue, elle est désormais soumise à des impératifs rigoureux de contrôle administratif et de conformité, sous peine de dissolution immédiate.

    L’exécutif affirme que ces mesures visent à instaurer une plus grande transparence et à établir une cartographie précise des acteurs non gouvernementaux. L’enjeu affiché est également sécuritaire : il s’agit de tarir les sources potentielles de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

    Néanmoins, cette politique suscite des inquiétudes. Les organisations bénéficiant de financements extérieurs font régulièrement l’objet de suspicions de la part du pouvoir, qui évoque parfois des risques d’ingérence ou de liens avec des groupes armés. De son côté, l’organisation Human Rights Watch a exprimé ses craintes, estimant que ce cadre législatif renforce la pression sur la société civile burkinabè.

  • Le Togo renforce sa défense frontalière face aux menaces venues du Burkina Faso

    Le Togo renforce sa défense frontalière face aux menaces venues du Burkina Faso

    Faure Gnassingbé, le 7 mai 2026, à Tchamonga. © DR

    Dans la région des Savanes, au Togo, une mobilisation significative pour la sécurité frontalière a été observée. Une foule en liesse a chaleureusement salué les forces armées. Militaires, gendarmes et policiers, équipés et au pas, ont défilé, suivis de près par des écoliers brandissant fièrement le nom de leurs établissements scolaires. Cet événement s’est déroulé sous le regard attentif des notabilités locales. L’ancien ministre des Transports, Affoh Atcha-Dédji, désormais gouverneur de cette région stratégique, a procédé à la revue des troupes, soulignant l’importance de cette démonstration de force face à la pression jihadiste émanant du Burkina Faso.

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  • Deuil en Côte d’Ivoire : disparition de Koné Gogé, figure emblématique d’Abobo

    Deuil en Côte d’Ivoire : disparition de Koné Gogé, figure emblématique d’Abobo

    La commune d’Abobo est plongée dans la tristesse suite à la disparition de l’une de ses figures les plus respectées. Le Doyen Koné Gogé, qui fut maire de cette importante municipalité d’Abidjan, s’est éteint ce mardi 12 mai 2026. La nouvelle de son décès a été confirmée par son entourage proche ainsi que par des responsables politiques locaux, provoquant une onde de choc au sein de la population.

    Le Doyen Koné Gogé

    Un pilier politique et coutumier s’en va

    Personnalité aux multiples facettes, Koné Gogé cumulait des responsabilités de premier plan. En plus de son passé de magistrat municipal, il officiait en tant que délégué du PDCI-RDA pour la zone d’Abobo 2. Son engagement ne s’arrêtait pas à la sphère politique, puisqu’il portait également la lourde charge de chef du village de Kpafonon, faisant de lui un trait d’union essentiel entre l’administration moderne et les traditions ancestrales.

    Son passage à la tête de la mairie d’Abobo a marqué une étape significative dans le développement de la commune. Homme de consensus et d’expérience, il était perçu par beaucoup comme un guide et un serviteur dévoué de l’État de Côte d’Ivoire. Son influence au sein du PDCI-RDA et son ancrage local faisaient de lui une voix écoutée et respectée de tous.

    Pluie d’hommages pour le patriarche de Kpafonon

    Depuis l’annonce de son rappel à Dieu, les hommages se multiplient pour saluer la mémoire de ce grand homme. Ses collaborateurs et ses administrés retiennent l’image d’un leader charismatique qui a consacré sa vie au service de sa communauté. Sur les plateformes sociales, les messages de condoléances soulignent la perte immense que représente son départ pour la grande famille politique ivoirienne et pour les autorités coutumières.

    Alors que les détails concernant ses funérailles seront communiqués ultérieurement, l’émotion reste vive à Abobo. La disparition du Doyen Koné Gogé laisse un vide difficile à combler pour tous ceux qui ont cheminé à ses côtés durant ses nombreuses années de service public et traditionnel.

  • Dette du Sénégal : les pistes des économistes pour se passer du FMI

    Dette du Sénégal : les pistes des économistes pour se passer du FMI

    À l’occasion d’un sommet crucial organisé à Dakar, des spécialistes de la finance et des chercheurs se sont réunis pour réfléchir à l’avenir économique du pays. Placée sous l’égide du Premier ministre Ousmane Sonko, absent pour des raisons de santé signalées par la ministre de la Justice Yacine Fall, cette rencontre visait à définir une nouvelle trajectoire pour la gestion des finances publiques.

    Ayib Daffé, qui préside le groupe parlementaire de la coalition Pastef au pouvoir, a porté la voix du gouvernement en appelant à une rupture avec la « pensée unique ». Cette position marque une volonté claire de s’écarter des recommandations classiques du Fonds monétaire international (FMI), notamment concernant la restructuration de la dette, une option que les autorités de Dakar refusent d’envisager selon les modalités habituelles.

    L’insoutenabilité du modèle actuel selon les experts

    Le débat a mis en exergue l’urgence de la situation financière. Pour l’économiste Souleymane Bah, le niveau actuel de l’endettement extérieur n’est plus viable. Il explique que les revenus générés par l’État ne parviennent plus à couvrir simultanément le remboursement du principal et le paiement des intérêts. La stratégie consistant à contracter de nouveaux emprunts pour honorer les anciens est jugée dangereuse, particulièrement dans un contexte de hausse globale des taux d’intérêt.

    Le groupe de réflexion Ideas Africa Network, organisateur de l’événement, critique vivement l’approche du FMI. Selon le chercheur Ndongo Samba Sylla, l’institution internationale privilégie une vision comptable favorable aux créanciers, au détriment d’investissements réels destinés à la transformation structurelle de l’économie du Sénégal.

    Vers des réformes monétaires et structurelles

    Parmi les pistes explorées pour regagner une souveraineté financière, les participants ont évoqué plusieurs solutions radicales :

    • Une réforme profonde du système monétaire, incluant un débat sur le maintien ou non du Franc CFA.
    • La demande d’annulation de dettes qualifiées d’« illégitimes », car contractées de manière opaque par l’administration précédente sans transparence budgétaire.

    Cette quête d’indépendance financière s’inscrit toutefois dans un contexte politique nuancé. Tandis que les experts réunis à Dakar cherchent des voies alternatives, le président Bassirou Diomaye Faye s’est rendu à Nairobi, au Kenya, pour s’entretenir avec Kristalina Georgieva, la directrice du FMI. Un dialogue qui souligne la complexité des relations entre les nouvelles autorités sénégalaises et les bailleurs de fonds internationaux.

  • L’avenir financier du Sénégal en débat à Dakar

    L’avenir financier du Sénégal en débat à Dakar

    La capitale sénégalaise, Dakar, est actuellement le théâtre d’une réflexion intense sur la trajectoire économique du pays. La Conférence internationale sur la dette du Sénégal s’est ouverte avec un objectif clair : explorer des voies de sortie de crise qui s’éloignent des schémas d’austérité traditionnellement imposés par les institutions internationales.

    Une remise en question radicale du rôle du FMI

    Au cœur des échanges, la responsabilité du Fonds monétaire international est pointée du doigt par plusieurs intervenants. L’économiste Ndongo Samba Sylla, représentant d’International Development Economics Associates (Ideas), n’a pas mâché ses mots. Selon lui, l’institution de Washington entretient un mécanisme de dépendance plutôt que de proposer de réelles solutions.

    Il soutient que l’approche actuelle favorise systématiquement les créanciers et sert les intérêts géopolitiques de puissances comme les États-Unis ou la France. Pour cet expert, le système financier mondial actuel enferme les nations africaines, dont le Sénégal, dans des cycles d’endettement perpétuels.

    La nécessité d’un front commun africain

    Si le diagnostic de la crise fait consensus, les solutions divergent. Alioune Tine, à la tête de l’Afrikajom Center, estime que la réponse ne peut être uniquement monétaire ou technique. Il plaide pour une approche politique et solidaire à l’échelle du continent.

    D’après lui, c’est par une action collective des pays africains endettés qu’un rapport de force pourra être établi face aux bailleurs de fonds. Il appelle à dépasser les replis identitaires pour embrasser une souveraineté adaptée aux réalités de la mondialisation, tout en refusant les politiques qui étouffent la croissance locale.

    Distributeur d'argent rouge en Afrique (illustration)

    Un fardeau financier dépassant 130 % du PIB

    La situation financière du Sénégal est devenue critique suite aux révélations du Premier ministre Ousmane Sonko concernant des irrégularités budgétaires et une « dette cachée » léguée par la précédente administration. Ces chiffres, validés par les instances internationales, placent l’endettement public au-delà de 130 % du Produit Intérieur Brut (PIB).

    Face à ce constat, certains experts militent pour l’annulation pure et simple des créances jugées illégitimes. Ils suggèrent également qu’une gestion plus rigoureuse de la banque centrale pourrait permettre d’honorer les engagements sans sacrifier le budget social de l’État.

    Transparence et dialogue international

    Sur le plan législatif, le parti Pastef-Les Patriotes entend instaurer de nouveaux garde-fous. Ayib Daffé, figure parlementaire du mouvement, insiste sur l’importance de la sincérité budgétaire et d’un contrôle accru de l’Assemblée nationale sur chaque nouvel emprunt pour éviter les dérives passées.

    Parallèlement, le président Bassirou Diomaye Faye a récemment entamé des discussions avec Kristalina Georgieva, directrice du FMI, lors d’un sommet à Nairobi. Cette démarche diplomatique vise à renégocier les termes de la collaboration avec l’institution afin de sortir le pays de l’impasse économique qui dure depuis deux ans.

  • Alassane Ouattara engage une profonde réorganisation interne du RHDP

    Alassane Ouattara engage une profonde réorganisation interne du RHDP

    Le président ivoirien Alassane Ouattara, lors d’un congrès du RHDP à Abidjan, le 26 janvier 2019.

    Le chef de l’État, Alassane Ouattara, s’apprête à opérer des ajustements structurels majeurs au sein de son parti, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

    Cette volonté de changement a été communiquée aux cadres du présidium lors d’un rassemblement organisé le 7 mai à Abidjan. L’objectif affiché est de renforcer la cohésion et la rigueur au sein de la formation politique au pouvoir en Côte d’Ivoire.

    Pour mener à bien cette mission, de nouveaux organes de régulation vont être instaurés. Le projet de restructuration prévoit notamment la création d’un conseil de discipline ainsi que d’une inspection générale du parti, visant à mieux encadrer les activités des membres et à assurer le respect des directives internes.

  • Crise à Adakpamé : la destitution présumée de Togbui Lanklivi 1er secoue le Togo

    Crise à Adakpamé : la destitution présumée de Togbui Lanklivi 1er secoue le Togo

    L’annonce du retrait supposé de l’acte de reconnaissance de Togbui Adjikou Lanklivi 1er provoque un véritable séisme dans les milieux administratifs et coutumiers au Togo. Depuis quelques jours, cette affaire monopolise l’attention, générant des débats passionnés sur les plateformes numériques et au sein des cercles d’opinion, où s’entremêlent des problématiques de droit, de protocole et de pouvoir traditionnel.

    D’après des informations circulant localement, le ministère de l’Administration territoriale aurait décidé d’annuler la reconnaissance officielle du chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas, situé dans la commune du Golfe 1 à Lomé. Bien qu’aucune communication officielle n’ait encore formellement confirmé la nouvelle, les spéculations vont bon train quant aux motivations de cette mesure.

    Un incident protocolaire à l’origine de la discorde

    Le point de départ de cet imbroglio remonterait à une cérémonie de présentation des vœux de fin d’année adressés au président Faure Gnassingbé. Des sources concordantes indiquent que la présence de Togbui Lanklivi lors de cet événement officiel aurait créé un malaise au plus haut niveau.

    Il semblerait que seuls certains chefs coutumiers, préalablement sélectionnés sur une liste restreinte, étaient autorisés à participer à cette rencontre. Or, le nom de l’autorité d’Adakpamé Kpota-Colas n’y figurait pas. Cette intrusion a été perçue par les services administratifs comme un manquement grave aux usages protocolaires et un acte de désobéissance vis-à-vis des règles encadrant les apparitions des chefs traditionnels lors des manifestations d’État.

    Une onde de choc dans les communautés traditionnelles

    Au-delà de l’aspect purement administratif, ce dossier revêt une dimension symbolique forte. Pour de nombreuses communautés, la révocation d’un arrêté de reconnaissance est un acte extrêmement sensible qui ébranle la légitimité et l’honneur de la fonction de chef.

    Dans le quartier d’Adakpamé, les partisans de Togbui Lanklivi manifestent leur désaccord face à une sanction qu’ils estiment excessive. Ils mettent en avant son bilan social, rappelant ses multiples interventions en faveur de la médiation communautaire, de l’harmonie sociale et de l’assistance aux plus démunis.

    Ses soutiens insistent également sur son engagement constant pour la jeunesse et la préservation de la paix au sein de sa juridiction locale.

    L’équilibre fragile entre État et coutume

    À l’inverse, certains analystes considèrent que cette mesure vise à réaffirmer l’autorité de l’État et le respect des cadres législatifs régissant la chefferie. Au Togo, la reconnaissance des chefs est soumise à un processus administratif rigoureux, plaçant ces derniers sous la tutelle directe des institutions républicaines.

    Cette affaire met en lumière les frictions latentes entre la légitimité issue de la communauté et l’encadrement institutionnel. Dans un tel système, tout écart par rapport au protocole peut rapidement se transformer en une crise politique majeure.

    Une figure centrale de la vie locale

    Intronisé officiellement en 2024, Togbui Adjikou Lanklivi 1er était devenu une personnalité incontournable à Adakpamé Kpota-Colas. Son implication dans les projets de proximité et la vie du quartier lui avait conféré une visibilité certaine.

    Le silence actuel du ministère de l’Administration territoriale laisse toutefois planer un doute persistant, alimentant les interrogations sur les conséquences réelles de cette décision pour l’avenir de la chefferie dans cette zone.

    Une polémique grandissante

    Alors que la controverse continue d’enfler, de nombreux observateurs préconisent une clarification rapide des autorités afin de dissiper les malentendus. Cette situation rappelle l’importance stratégique de la chefferie traditionnelle dans le tissu social togolais, particulièrement lorsque les rapports de force entre pouvoir administratif et représentativité coutumière sont scrutés de près.

  • Saison des pluies 2026 au Niger : les autorités préviennent des dangers

    Saison des pluies 2026 au Niger : les autorités préviennent des dangers

    À l’approche de la période pluvieuse, le Niger se prépare à affronter les défis climatiques de l’année. Le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC) a récemment émis un avertissement sérieux concernant les menaces pesant sur le cheptel et les infrastructures à travers la zone agropastorale.

    Le 11 mai 2026, l’organisme rattaché au ministère de l’Intérieur a exhorté les citoyens, et plus particulièrement les acteurs du monde pastoral, à faire preuve d’une prudence accrue. Les analyses météorologiques suggèrent que l’hivernage 2026 affichera des précipitations régulières, voire supérieures aux normales saisonnières, accompagnées de rafales violentes capables de causer des dommages importants.

    Des prévisions météorologiques sous haute surveillance

    Le Niger s’attend à une saison des pluies intense. Selon les experts de la météo nationale, la bande agropastorale devrait connaître une pluviométrie oscillant entre des niveaux normaux et excédentaires, comparativement aux statistiques enregistrées entre 1991 et 2020.

    Si ces pluies sont essentielles pour les cultures, elles portent en elles des risques non négligeables pour les infrastructures fragiles et la survie des troupeaux.

    Menaces sur le bétail et les bâtiments

    Le COVACC souligne que les premières précipitations sont souvent précédées de vents impétueux. Ces phénomènes climatiques sont particulièrement redoutables pour les animaux dont l’organisme est éprouvé par la fin de la période de soudure. Le bétail, affaibli par le manque de pâturages récents, se retrouve exposé à une mortalité accrue lors de ces tempêtes.

    Parallèlement, la force du vent engendre des destructions matérielles significatives, allant de l’arrachage de toitures à l’effondrement de constructions traditionnelles en banco.

    Bilan des premiers sinistres enregistrés

    Les rapports de la Direction générale de la protection civile font déjà état de dégâts matériels en date du 11 mai 2026. Dans la région de Tahoua, plus précisément à Allakaye dans le département de Bouza, les rafales ont emporté le toit d’un bâtiment scolaire de trois classes et endommagé un Centre de santé intégré (CSI).

    La région de Dosso n’est pas épargnée. À Dankassari, les intempéries ont détruit des salles de classe, un entrepôt ainsi que plusieurs installations électriques, dont des lampadaires et des poteaux de haute tension.

    Directives de sécurité et prévention

    Pour minimiser l’impact de ces aléas, le COVACC préconise une série de mesures préventives :

    • Consulter systématiquement les alertes météo diffusées par les canaux officiels.
    • Mettre les animaux à l’abri dès l’annonce de vents forts.
    • Éviter de stationner ou de conduire des troupeaux dans les koris et les lits de rivières asséchés, qui peuvent se remplir brusquement.
    • S’éloigner des zones de ruissellement et signaler tout incident majeur aux autorités de proximité.

    Un défi crucial pour l’économie pastorale

    Le secteur de l’élevage étant un moteur vital de l’économie du Niger, la réussite de l’hivernage est un enjeu de subsistance pour des millions de personnes. Entre la promesse de nouveaux pâturages et la réalité des risques climatiques, les autorités s’efforcent d’anticiper les crises pour protéger les populations rurales, déjà confrontées à un contexte économique et sécuritaire complexe.

    En cette veille de saison, la vigilance reste le mot d’ordre pour transformer ces pluies en opportunité plutôt qu’en catastrophe.

  • Modernisation des corridors : le Tchad, le Cameroun et la RCA renforcent leur coopération logistique

    Modernisation des corridors : le Tchad, le Cameroun et la RCA renforcent leur coopération logistique

    Une nouvelle dynamique pour le transit des marchandises en Afrique centrale

    Le 11 mai 2026, la capitale du Tchad, N’Djamena, est devenue le centre névralgique des discussions sur le transport régional. La 5e édition du Forum tripartite a rassemblé les principaux acteurs de la logistique du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine. L’objectif majeur de cette rencontre est d’optimiser le passage des produits via les infrastructures portuaires camerounaises.

    Durant deux jours, les experts et les administrations concernées se penchent sur les obstacles qui entravent la fluidité des échanges. Pour le Tchad et la RCA, deux pays dépourvus de façade maritime, l’accès aux ports de Douala et de Kribi est vital pour assurer la pérennité de leur commerce extérieur.

    Des enjeux de sécurité et de simplification administrative

    Sous l’égide de personnalités telles que Fatima Goukouni Weddeye et Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, les débats se focalisent sur plusieurs points critiques :

    • La sécurisation renforcée des axes routiers ;
    • L’éradication des tracasseries administratives durant le trajet ;
    • L’harmonisation des procédures réglementaires entre les trois nations ;
    • La réduction significative des délais d’acheminement.

    Cette initiative dépasse le simple cadre technique pour s’inscrire dans une stratégie d’intégration économique plus vaste en Afrique centrale. En rendant la chaîne logistique plus performante, ces États espèrent stimuler la croissance régionale et attirer de nouveaux partenaires économiques.

    À terme, les participants visent une accélération des flux, une diminution des frais de transport et une synergie accrue entre les services de contrôle. Pour le Cameroun, cette collaboration permet de réaffirmer la position stratégique de ses ports comme points d’entrée incontournables pour le commerce sous-régional.

  • N’Djamena : le 5e forum tripartite pour optimiser le corridor transcamerounais

    N’Djamena : le 5e forum tripartite pour optimiser le corridor transcamerounais

    La capitale tchadienne, N’Djamena, est le théâtre, depuis le lundi 11 mai 2026, de la 5ᵉ édition du Forum tripartite. Cette rencontre majeure rassemble des délégations du Tchad, du Cameroun et de la République Centrafricaine (RCA), unies par la volonté d’aborder les défis cruciaux du transit et du commerce sous-régional.

    L’ouverture officielle des travaux a bénéficié de la présence du Général de Division Ousman Brahim Djouma, Directeur Général des Douanes et Droits Indirects du Tchad, accompagné de nombreux experts douaniers, responsables portuaires et opérateurs économiques issus des trois nations.

    C’est Fatimé Goukouni Weddeye, Ministre des Transports, de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale, qui a présidé la cérémonie inaugurale de cet événement stratégique.

    Durant ce forum, les participants s’attacheront à identifier et à analyser les obstacles entravant la fluidité des flux de marchandises le long du corridor transcamerounais. L’objectif commun est clair : mettre en œuvre des solutions concrètes pour optimiser les procédures de transit, consolider la coopération douanière entre les pays membres et, in fine, stimuler l’ensemble des échanges commerciaux au sein de la sous-région.

  • Scandale de l’armement au Sénégal : deux premières incarcérations dans l’affaire des 45 milliards

    Scandale de l’armement au Sénégal : deux premières incarcérations dans l’affaire des 45 milliards

    L’enquête sur le contrat d’équipement militaire de 45 milliards de francs CFA, conclu sous la présidence de Macky Sall, connaît un tournant majeur. À Dakar, deux individus impliqués ont été placés sous mandat de dépôt. Cette décision fait suite à une action judiciaire engagée par l’Agence judiciaire de l’État (AJE), l’organisme en charge de la protection des intérêts financiers du Sénégal. Ce dossier emblématique témoigne de la détermination des nouvelles autorités à passer au crible les engagements financiers majeurs de la précédente administration.

    Le rôle pivot de l’Agence judiciaire de l’État

    L’impulsion de cette procédure émane de l’AJE, dont l’influence s’est accrue depuis l’alternance politique de 2024 portée par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Agissant pour le compte du ministère des Finances, cette structure cherche à recouvrer les deniers publics potentiellement détournés. Le juge d’instruction, saisi de l’affaire, a ordonné l’incarcération des deux prévenus après avoir relevé des indices sérieux de culpabilité.

    Avec un montant avoisinant les 69 millions d’euros, cette affaire se classe parmi les litiges financiers les plus importants du pays. Elle s’inscrit dans une dynamique globale de vérification budgétaire, déclenchée notamment après les révélations de la Cour des comptes sur les gestions passées.

    Un contrat d’armement entouré d’opacité

    Le litige porte sur des commandes de matériel pour les forces de sécurité nationale validées entre 2012 et 2024. Durant cette période, le Sénégal a renforcé ses capacités militaires face à l’instabilité régionale et aux tensions en Casamance. Cependant, de nombreux accords ont été signés sous le sceau du secret-défense, contournant ainsi le contrôle parlementaire habituel.

    Les investigations actuelles visent à vérifier la réalité des fournitures livrées, la justesse des tarifs appliqués par rapport au marché mondial, ainsi que l’existence éventuelle de commissions illicites. L’objectif est de déterminer si une fraction de ces 45 milliards a été soustraite au patrimoine public.

    Rupture politique et complexité internationale

    Cette offensive judiciaire porte un message politique fort. Le gouvernement d’Ousmane Sonko a placé la transparence et la reddition des comptes au sommet de ses priorités. L’arrestation de personnalités liées à des contrats d’envergure renforce cette image de rupture avec les pratiques antérieures, alors que d’autres secteurs comme l’énergie ou le foncier font également l’objet d’audits.

    Néanmoins, le secteur de la défense reste particulièrement délicat. Les partenariats avec des puissances étrangères ou des entreprises internationales, qu’elles soient basées en France, en Turquie ou en Israël, pourraient ralentir les procédures d’entraide judiciaire. L’instruction, qui s’annonce technique et complexe, devra naviguer entre exigences de justice et impératifs diplomatiques.

  • Faure Gnassingbé au cœur de l’opération Koundjoaré pour défier la menace terroriste

    Faure Gnassingbé au cœur de l’opération Koundjoaré pour défier la menace terroriste

    Le jeudi 7 mai 2026, le président du Conseil et chef suprême des armées a marqué les esprits en se rendant sur la ligne de front de l’opération Koundjoaré, située dans l’extrême nord du Togo. Dans un contexte marqué par la montée de l’extrémisme violent dans la région des Savanes, ce déplacement stratégique visait à galvaniser des troupes engagées dans une lutte acharnée contre l’insécurité.

    Dans cette zone frontalière où la chaleur de mai commence à peser, la surveillance est constante. Ici, la menace est souvent invisible, tapie dans les reliefs rocheux ou la brousse. C’est précisément dans ce décor exigeant que Faure Gnassingbé a choisi d’apporter son soutien aux forces de défense aux alentours de 10 heures.

    Accueilli par le colonel Latiémbé Kombaté, commandant de l’opération Koundjoaré, le chef de l’État a immédiatement pris la mesure de la situation. Face à un environnement sécuritaire régional complexe, chaque décision opérationnelle revêt une importance vitale pour la protection du territoire national.

    Ministère Des Armées

    Analyses et stratégies au Poste de Commandement

    La visite a débuté par une séance de travail intensive au sein du Poste de Commandement Opérationnel (PCO). À l’abri des regards, Faure Gnassingbé a examiné les rapports de renseignement et les cartes tactiques pour comprendre l’évolution des groupes armés.

    Les officiers supérieurs ont exposé les réalités d’une guerre asymétrique où les engins explosifs improvisés (IED) et les tentatives d’infiltration depuis le Sahel constituent des défis majeurs. Face à cette porosité des frontières, le président a insisté sur l’impératif d’adapter les dispositifs de sécurité pour accroître la réactivité des unités combattantes et limiter les vulnérabilités.

    Ministère Des Armées

    Immersion à Tchamonga : au plus près des combattants

    Le déplacement s’est poursuivi vers l’Est, au poste opérationnel avancé (POA) de Tchamonga. Sur place, le chef de l’État a assisté à une présentation tactique sur une « caisse à sable », simulant les mouvements ennemis et les protocoles d’intervention en zone critique.

    Ce fut également l’occasion d’un échange direct avec les soldats. Malgré la fatigue et la pression, ces hommes ont affiché une détermination sans faille. Faure Gnassingbé a rendu hommage à leur sacrifice et à leur sens du devoir, rappelant que la nation n’oublie pas ceux qui sont tombés au combat. Il a réitéré son engagement à renforcer les équipements militaires pour assurer une protection optimale des troupes.

    Ministère Des Armées

    Une stratégie globale : sécurité, social et prévention

    Au-delà de la réponse militaire, le Togo prône une approche holistique pour stabiliser la région des Savanes. La lutte contre le terrorisme ne se limite pas aux armes, elle passe aussi par la résilience des communautés locales.

    • Le volet militaire : L’opération Koundjoaré agit comme un bouclier protecteur aux frontières.
    • Le volet social (PURS) : Le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes accélère l’accès aux services de base (eau, électricité, éducation) pour freiner l’enrôlement des jeunes.
    • La prévention (CIPLEV) : Ce comité favorise le dialogue social et la détection précoce des signes de radicalisation.
    Ministère Des Armées

    Enfin, la coopération régionale avec le Bénin et le Burkina Faso reste un pilier essentiel. Face à une menace qui ignore les tracés géographiques, la réponse doit être collective. En se rendant à Tchamonga, Faure Gnassingbé a affirmé la volonté du Togo de protéger chaque mètre carré de son territoire, malgré l’instabilité grandissante en Afrique de l’Ouest.